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Aujourd’hui, nous allons continuer notre étude des problèmes du mouvement charismatique. Je voudrais l’introduire en disant qu’il me semble que les choses que nous partagerons sont réellement vitales, que nous parlons de quelque chose de beaucoup plus vaste que seulement le mouvement charismatique, que nous parlons d’un combat dans lequel l’Église a dû être engagée depuis déjà plusieurs années, et à un certain moment pour sa propre pureté. Je suis très interpellé, plein d’enthousiasme et très encouragé, parce que c’est le message que le Seigneur a pour nous. Il y a des chrétiens dans toute l’Amérique, et dans le monde qui s’inquiètent énormément à ce sujet, et j’ai reçu des appels téléphoniques ces deux dernières semaines, de certains responsables évangéliques qui sont inquiets à propos de ce même problème que rencontre l’Eglise. Donc aujourd’hui, nous allons nous y plonger, en continuant notre étude du mouvement charismatique et particulièrement du sujet de l’expérience. Le problème est l’expérience.

Je désire que vous compreniez que ce n’est pas notre approche habituelle, celle où nous étudions verset par verset, mais que c’est ma préférée et que c’est votre préférée. Mais par la conduite des anciens et de mon propre cœur, j’ai la profonde conviction que c’est ce que Dieu veut que nous fassions pour l’instant, de manière à comprendre où nous devons mettre l’accent et ce pourquoi nous devons tenir ferme et affirmer en ce moment où Satan veut que l’Eglise se déchire et perde son témoignage. Donc c’est une question vitale, et c’est comme mobiliser les troupes pour la bataille, de manière que vous soyez avec nous en esprit, et que vous réfléchissiez à ce que je vous dis aujourd’hui. Ce n’est pas la manière typique d’aborder l’enseignement biblique. Cela se présentera plutôt comme une sorte d’apologétique, ou un discours de défense, mais j’espère que vous comprendrez cette fois, qu’il s’agit de ce qui est le plus nécessaire, et c’est là où l’Esprit de Dieu nous a conduits.

Pour commencer, je voudrais que vous preniez votre Bible et que vous regardiez à 2 Pierre, chapitre 1. 2 Pierre, chapitre 1. Et je vais utiliser ce texte comme point de départ pour illustrer le sujet, puis j’en parlerai plus en détails. Dans 2 Pierre, chapitre 1, l’apôtre Pierre écrit à des croyants, et l’accent principal qu’il met sur la majorité de ce qu’il a dit dans 1 Pierre et 2 Pierre, est sur le retour de Jésus Christ. Dans un cantique chanté par la chorale ce matin, il est dit : « Ce qui est merveilleux, c’est que le Christ va revenir pour moi. » Christ revient, et c’était le sujet d’une partie importante de la prédication de Pierre, que Christ reviendrait, que le Christ viendrait, et il voulait que les gens le croient réellement. Il voulait que les gens soient convaincus que c’était vrai, que ce n’était pas qu’une sorte de lubie, ou un conte de fée quelconque, ni une sorte de fable, mais que Christ reviendrait.

Donc il insiste fortement là-dessus au chapitre 1, verset 16. Notez-le : « En effet, ce n’est pas en suivant des fables habilement conçues que nous vous avons fait connaître la puissante venue de notre Seigneur Jésus Christ, mais c’est après avoir vu sa majesté de nos propres yeux. » Autrement dit, et Pierre dit : « Voyez, lorsque j’ai proclamé la venue de Christ, ce n’est pas une fable. Ce n’est pas une invention futée. Écoutez, j’ai été un témoin oculaire de la majesté de Son Retour. » Et vous pourriez dire : « Attends une minute, Pierre, comment au monde cela serait-il possible ? Tu vis bien loin dans le passé, et Il n’est pas encore revenu. Comment pourrais-tu avoir été un témoin oculaire de la gloire de Sa Seconde Venue, de la majesté de Son Retour ? Continuez la lecture au verset 17 : « Oui, il a reçu de Dieu le Père honneur et gloire, quand la gloire magnifique lui a fait entendre une voix qui disait : ‘Celui-ci est mon Fils bien–aimé, qui a toute mon affection.’ » Donc Pierre dit : « C’est là que j’ai eu un aperçu de la gloire du Retour. C’est lorsque le Père a dit : ’Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute mon affection.’ » « Alors, quand a-t-Il dit cela, Pierre ? » Verset 18 ? « Cette voix, nous l’avons nous-mêmes entendue venir du ciel lorsque nous étions avec Lui sur la sainte montagne. »

Maintenant vous direz : « Quand était-ce, Pierre ? » Vous souvenez-vous dans Matthieu chapitre 16, et Matthieu chapitre 17, comment Jésus avait pris Ses disciples Jacques, Jean et Pierre, qu’ils étaient montés sur une montagne, et que là, Jésus fut transfiguré devant eux. Vous vous souvenez de cela ? La Bible dit qu’Il a mis de côté Sa chair et qu’Il a révélé Sa gloire, et ils L’ont vu dans la gloire de Sa Seconde Venue. Par exemple, Moïse était là, et Moïse est un symbole des rachetés qui sont morts. Et Elie est là, et il est un symbole des rachetés qui ont été glorifiés ou enlevés. Et Pierre, Jacques et Jean étaient présents dans la chair, et ils symbolisent Israël sur la terre lorsque Jésus reviendra. Et la multitude de non régénérés étaient au pied de la montagne. Ils n’étaient pas là-haut, et ils représentent les non sauvés qui n’entreront jamais dans la gloire de Son Retour.

Donc nous avons là tout le tableau. Toute la scène est là, et Jésus donnait à Pierre un aperçu de la gloire de Son Retour. Alors Pierre dit : « Lorsque je parle de la venue de Christ, et lorsque je parle de la gloire de Sa Seconde Venue, ce n’est rien d’imaginaire. J’ai vu cette gloire du Retour. » Vous direz : » Mais Pierre, John MacArthur dit que l’on ne devrait pas baser sa théologie sur l’expérience ! » Et il dit : « Je le sais. » Lisez le verset 19 : « Nous considérons comme d’autant plus certaine la parole … » Une parole plus certaine que quoi ? L’expérience. « Écoutez, mon expérience était fantastique. Mon expérience était géniale, mais nous avons une parole encore plus certaine, et c’est la parole de » – qui? – « des prophètes. » La proclamation. « Car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a été apporté, mais c’est poussés par le Saint Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. »

Pierre dit : « Écoutez, mon expérience est bonne, mais beaucoup plus sûre est la révélation de Dieu, qui a été prononcée par de saints hommes poussés par le Saint-Esprit. » En d’autres termes, la révélation des auteurs de l’Ecriture est plus sûre que l’expérience de quiconque, fût-elle de Pierre. Voilà ce qui est important. Pierre dit : « On ne prêche jamais la vérité d’après l’expérience sauf si l’expérience est validée par l’Écriture. » C’est sa pierre de touche et elle est fondamentale. « Une parole plus certaine. » Elle est définitive. Elle est vitale. C’est un fait essentiel que toute expérience soit attestée par une parole plus certaine qui est la révélation divine de l’Ecriture. Ainsi lorsque nous irons chercher la vérité pour la vie chrétienne, lorsque nous irons chercher la vérité pour la doctrine chrétienne, nous ne voudrons pas seulement que l’expérience de quelqu’un nous dise quelle est cette vérité. Nous voudrons nous assurer que la Parole nous la dit.

Aucune expérience n’est valable à moins qu’elle s’accorde avec la Parole déjà révélée. C’est ce que nous essayons de dire tout au long de cette série.

Or ceci nous amène au cœur d’une faille majeure du mouvement charismatique, et même au-delà. Et je ne vise pas ces gens pour le plaisir ; nombreux sont ceux qui sont nos frères et sœurs bien aimés en Christ. Mais je veux appeler toute l’Eglise à une position d’engagement envers ce qui est la vérité. Et devant Dieu je dois le faire. La faille majeure que je vois dans le mouvement charismatique est qu’on y permet que l’expérience dise la vérité, plutôt que la Parole de Dieu. Dans notre étude précédente, nous avons parlé de ce trait du mouvement Pentecôtiste-Charismatique : le problème de baser la doctrine sur l’expérience personnelle, l’expérience subjective plutôt que sur la révélation objective historique. Et je vous avais suggéré que le mouvement Pentecôtiste Charismatique glissait vers une théologie de l’expérience plutôt que vers une théologie de la Parole. Et, voyez-vous, la raison en est que tout commence par un accent mal placé. La marque d’identification unique pour le mouvement charismatique est que, une fois sauvé, vous devez rechercher l’expérience du baptême du Saint Esprit.

Et lorsque vous obtenez des gens qu’ils pensent que la chose principale à faire c’est de chercher cette expérience, et que vous la leur faites rechercher, alors vous ouvrez les écluses qui font que les gens croient que l’essentiel dans la vie c’est faire la chasse à l’expérience, que la seule manière de vivre la vie chrétienne c’est d’avoir toujours quelque chose de plus, quelque chose de plus grand, quelque chose de mieux, une autre expérience encore. Et ils disent que le baptême de l’Esprit sera accompagné d’expériences physiques, d’émotion, de sensations et de sentiments. Et les gens recherchent cela. Et quand ils ont eu l’expérience, j’en entends même certains me dire : Vous passez le reste de votre vie à essayer de trouver une autre expérience. Et ils sont mal orientés. Ils se mettent à penser que la vie chrétienne est la poursuite de sentiments subjectifs émotionnels, des phénomènes physiques, des miracles, et des expériences au lieu de rechercher la connaissance de la Parole de Dieu, qui seule peut transformer la vie.

Ce qui est triste c’est que ces expériences commencent à former leur doctrine. Par exemple, un homme dit : « J’ai vu Jésus. » Il l’a dit à la télévision. « Je conduisais ma voiture et j’ai regardé, et Jésus était assis sur le siège à côté de moi. Jésus sous forme physique était juste là, aussi réel que vous l’êtes. » Et il a dit : « C’était si merveilleux, je conduisais et j’ai simplement parlé avec Jésus assis à côté de moi. » Et il a dit : « Si vous avez assez de foi, vous tous pouvez parler avec Jésus et Jésus vous apparaîtra. » Ainsi la conclusion est que les chrétiens peuvent avoir une apparition physique de Jésus s’ils ont assez de foi. Voilà la théologie qu’ils en tirent.

La Bible dit: « Vous l’aimez sans l’avoir vu. » Vous voyez ce qui se passe ? Paf ! L’expérience se heurte à l’Ecriture. Ou bien ils disent : « Je suis revenu de la mort. » On en a plusieurs qui disent : « Je suis mort, je suis allé au ciel et j’ai tout vérifié au ciel. » Nous en avons parlé. « Et je suis revenu. Et si vous avez assez de foi, si vous tombez malade, peu importe à quel point vous êtes malade, même si vous mourez, si vous croyez réellement à la puissance de guérison de Dieu, Il vous rétablira. Alors les chrétiens peuvent ressusciter des morts. » Et la Bible dit : « Il est donné à l’homme de mourir une fois. » Vous voyez ? Donc ce qui arrive c’est que, de nouveau, l’Ecriture s’oppose à l’expérience. Mais, voyez-vous, si vous faites de l’expérience le critère, ensuite vous prendrez l’Ecriture. Vous direz : « Voyons, nous pourrons l’ajuster à ceci pour que ça colle. » Et ce n’est pas juste, parce que vous vous embarquez à fixer un système de doctrine basé sur l’expérience de chacun. Et, croyez-moi, cela devient très compliqué. Cela fait beaucoup de monde avec beaucoup d’expériences.

Dans notre étude précédente, j’ai essayé de vous montrer que l’orthodoxie chrétienne historique ne fonctionnait pas de cette manière. Ce n’est pas l’approche chrétienne historique de la vie. Ce n’est pas l’approche historique de la vérité, de la théologie, ni de la Parole de Dieu. Pas du tout ! Nous ne renions pas l’expérience. Ma parole, je vous le dis, je suis comme Pierre. Parfois j’éprouve une joie indicible, je suis plein de gloire, pas vous ? Je n’assomme pas l’expérience. Personne ne sait mieux que moi ce que c’est. J’ai plaisir à ma joie, et j’ai en horreur d’être misérable, mais j’en fais l’expérience et de tout entre les deux. Je ne nie pas une expérience authentique. Le christianisme historique ne renie jamais une vraie expérience mais il l’examine toujours sur l’autorité de la Parole de Dieu. Il ne fera jamais coller la Bible à l’expérience. En fait ce n’est pas le christianisme historique du tout ; c’est l’approche qui a traditionnellement été adoptée par l’Eglise Catholique Romaine, par le libéralisme, par la néo-orthodoxie, et par le mysticisme chrétien. Mais ce n’est jamais la foi chrétienne historique. Jamais !

Vous direz : « Mais, John, quelles sont les racines de cette approche ? » Laissez-moi vous donner une petit cours ici. Accrochez-vous. Ce sera intéressant. Vous allez trouver cela captivant. Les racines de cette méthodologie, ou de cette approche de la vérité, à partir de l’expérience, ne se trouvent pas dans la doctrine chrétienne. Elles ne se trouvent pas dans l’histoire de l’Eglise chrétienne, mais on les trouve dans les fausses religions et les philosophies. Elles viennent tout droit de faux systèmes humains.

Ici je voudrais ajouter une remarque. Je ne nie pas la sincérité des charismatiques. Ils sont sincères. Je pense que la plupart croient vraiment à leur approche. Mais ils sont comme les Juifs dont Paul disait : « Je leur rends ce témoignage : ils ont du zèle pour Dieu, mais pas conformément à » - quoi ? – « la vraie connaissance. » Ils ont du zèle sans connaissance. Ils ont de l’enthousiasme dépourvu de lumière. John Stott le dit dans un jargon plus moderne: « ils sont passionnés mais sans jugeote. » Les chrétiens pentecôtistes qui font de l’expérience le critère majeur pour la vérité révèlent ce que John Stott appelle : un anti-intellectualisme flagrant. » Ils approchent la vie chrétienne sans leur esprit, sans leurs pensées, sans utiliser réellement leur intelligence. Et déjà au temps d’Esaïe, Dieu disait : « Venez et discutons ! » Toute la révélation de Dieu est prêchée pour un homme qui pense, qui la recevra et en discutera.

Certains de ces charismatiques on même dit que Dieu donnait délibérément des manières inintelligibles pour s’exprimer, pour contourner, et ainsi humilier leur intellect orgueilleux. Mais la vérité glorieuse est que Dieu S’est révélé dans une révélation rationnelle qui exige que l’homme réfléchisse. Qui demande que l’homme raisonne ; qui exige que l’homme comprenne la vérité objective historique. La foi chrétienne a toujours été fondée sur un esprit clair qui va vers la Parole révélée, pas à partir d'une expérience émotionnelle, une fantaisie, prétendument la vérité de Dieu.

Le Pasteur décédé Dr Rufus Jones a dit : « Chaque fois que je vais à l’église, j’ai envie de dévisser ma tête et de la placer sous mon siège, parce que je n’ai jamais rien à utiliser de ce qui est plus haut que le bouton de mon col. » Fin de citation. Eh bien, je crains qu’il soit souvent vrai que, même parmi nous autres évangéliques, non charismatiques, non pentecôtistes, nous ayons souvent, dans nos églises, opté pour les choses émotionnelles. Comment l’Eglise a-t-elle pu entrer dans cette mentalité émotionnelle expérimentale ? Harry Blamires, qui a écrit un livre appelé L’Esprit Chrétien, dit ceci : « L’esprit chrétien s’est laissé emporter par le courant séculier avec une faiblesse et un manque de réactivité sans précédent dans l’histoire chrétienne. Il est difficile de trouver les mots adéquats pour décrire la perte totale du sens moral intellectuel dans l’Eglise du 20ème siècle. On ne peut pas le décrire sans recourir à un langage qui paraîtra hystérique et mélodramatique. En tant qu’être pensant, le chrétien moderne est tombé dans la sécularisation. » Fin de citation. Malheureusement, il a raison, il a raison.

Nous avons enfoncé notre intellect dans le sol comme l’autruche proverbiale. Et nous ne faisons qu’essayer de nous émotionner, et de fixer la vérité de Dieu d’après nos sentiments et notre expérience. Écoutez, la vie chrétienne ne s’édifie pas sur l’émotion ; elle se bâtit sur l’esprit, qui acquiert la compréhension de la vérité de Dieu. Laissez-moi illustrer. N’essayez pas de me suivre, mais notez-en quelques unes, si vous voulez. Éphésiens 1 :17 : Ici nous avons la prière de Paul pour vous en tant que chrétiens. Voici ce qu’il dit : « Je prie que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation qui vous le fasse connaître. Je prie qu’il illumine les yeux de votre cœur pour que vous sachiez … » Avez-vous entendu ? Maintenant, écoutez, car je vous répète certains de ces mots. Que vous ayez la sagesse, la révélation, la connaissance, l’éclaircissment, la compréhension, pour que vous sachiez. Voilà la prière de Paul pour le croyant.

Au chapitre 3 d’Ephésiens, au verset 18 : « …pour être capables de comprendre. » Verset 19 : « De connaître. » Voilà le plan de Dieu. Vous devez comprendre. Vous devez savoir ce qu’Il a révélé comme fait historique et comme vérité. Dans Romains, chapitre 12, Paul dit : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés par le renouvellement de » - quoi ? – « l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, agréable, et parfait. » (Colombe) Vous devez savoir. Et dans Éphésiens encore, au chapitre 4, verset 23, il dit : « … vous laisser renouveler par l’Esprit dans votre intelligence. » Et en Colossiens 3 :10 : « Vous avez revêtu l’homme nouveau qui se renouvelle pour parvenir à la vraie connaissance. » Et dans Philippiens 4 :8 : « Que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est digne de louange… » - soit quoi ? « soit l’objet de vos pensées. » (Colombe)

Toute la révélation de Dieu s’adresse à la compréhension. Et évidemment, il y a une condition morale pour que cette compréhension ait lieu, c’est que nous connaissions Dieu et que nous connaissions Christ. Mais nous devons utiliser notre intelligence pour comprendre ce que Dieu a déjà montré comme vérité, ne pas laisser nos émotions courir ni essayer de découvrir des fables et des expériences, pour en extraire artificiellement la vérité. Sinon, nous arriverons à des conclusions qui seront fausses.

James Orr, dans son livre, La perspective chrétienne de Dieu et du monde, dit ceci : « S’il existe une religion au monde qui met en avant la fonction d’enseignement, on peut certainement dire que c’est la religion de Jésus Christ. On a fréquemment noté que dans les religions païennes l’élément doctrinal est minimal. Le principal dans ce cas est l’exécution d’un rite. Mais c’est là précisément que le christianisme se distingue des autres religions. Il contient de la doctrine. Il vient vers les hommes avec un enseignement précis, positif. Il proclame être la vérité. Il fonde la religion sur la connaissance, bien que ce soit une connaissance que l’on ne peut atteindre que sous des conditions morales. Une religion séparée d’une pensée sérieuse et élevée a toujours eu tendance, tout au long de l’histoire de l’Eglise, à s’affaiblir et à devenir malsaine. » Fin de citation.

Cette approche-là n’est pas historique. Dans le christianisme, celui du courant principal de la grande foi chrétienne, nous n’avons jamais essayé de déterminer une théologie par l’expérience des gens. Et pourtant, dans le Mouvement charismatique, nous avons tous ces gens qui ont toutes ces expériences, et qui tirent, comme conclusions sur ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas, de leurs expériences, plutôt qu’en étudiant systématiquement la Parole de Dieu. Vous direz : « Comment cela a-t-il pénétré dans l’Eglise, John ? Comment est-ce arrivé ? » Plusieurs facteurs y ont contribué. Je vais vous en mentionner trois.

Alors, prenez – si vous avez votre tête dévissée posée sous votre siège, ressortez-la maintenant. Je vais vous donner ces trois facteurs. Les trois philosophies de notre monde qui ont constitué le terreau dans lequel quelque chose comme la théologie expérimentale a germé sont l’existentialisme, l’humanisme et le paganisme. Pas le christianisme.

Que je prenne le premier, l’existentialisme. Vous direz : « L’existentialisme, qu’est-ce que c’est ? « On dirait une sorte d’omelette, mais ce n’en est pas. L’existentialisme n’est pas une omelette. C’est la définition d’un point de vue théologique, ou une perspective philosophique. Que je vous explique ce que cela signifie. Très simplement, existentiel, du mot existence, veut dire que la seule chose qui existe, c’est vous, mon vieux. C’est tout ! Prenez ce que vous pouvez et partez. Vous ne passez qu’une fois dans la vie. Prenez la meilleure partie. C’est tout ! Mangez, buvez, et réjouissez-vous ! Demain nous mourrons. Vivez à fond, mon ami. Et l’existentialiste dit : « Tiens, ce qui importe n’est pas d’avoir des informations, mais ce qui compte c’est ce que tu ressens. Et la seule façon de connaître la vérité est de trouver la sensation la plus forte, la plus forte expérience. La vérité sur Dieu est ce que tu penses de Dieu, et la vérité sur Dieu est ce que tu ressens de Dieu, et il n’y a aucune autorité biblique du tout. » Voilà l’existentialisme. « Mon ami, tout ce que tu ressens est la vérité. Tout ce que tu veux, tout ce qui te branche, c’est ça. » Or vous voyez cela dans notre société, n’est-ce pas ? Ce genre de philosophie haute et élevée s’est glissée jusque dans notre publicité.

Le célèbre philosophe écossais David Hume, qui, incidemment, n’avait rien à voir avec le Lac Hume, le célèbre philosophe écossais David Hume, qui a vécu de 1711 à 1776, a réellement donné le départ du mouvement en quelque sorte. Cet homme disait que « La raison doit être critiquée, parce que vous ne pouvez jamais connaître la vérité par la raison. La seule façon de trouver la vérité c’est faire l’expérience ultime. Or c’est un homme frustré, voyez-vous. Je veux dire qu’il a passé une grande partie de sa vie à chercher la vérité par sa propre pensée, et il n’y est pas arrivé, alors il a passé par-dessus sa pensée en disant : « Vivez-la simplement. » Et l’existentialisme est né, et Hume a eu une profonde influence sur les générations suivantes. Il a eu un impact sur un homme dont vous vous souvenez peut-être, Aldous Huxley. Huxley a vécu jusqu’en 1963. Et Huxley a dit : « Écoutez, je suis d’accord avec Hume. L’expérience est tout ce qui compte. Mais attention, je vais vous dire comment avoir l’expérience et c’est au moyen des drogues. » Ainsi Huxley, en 1894, a commencé lorsqu’il est né et peu après, au début des années 1900, à plaider en faveur des drogues. Et vous savez quel est l’héritage de Huxley de nos jours, n’est-ce pas ?

Mais vous voyez, tout cela fait partie de la philosophie de la vie du moment présent. Cherche l’expérience, mon pot, et si les drogues exacerbent tes sensations et te donnent une expérience plus forte, c’est génial ! En fait Huxley avait fait promettre à sa femme de lui donner du LSD à l’approche de sa mort, pour qu’il puisse mourir dans un trip existentiel. Or les drogues ont encore cours comme moyen de vivre l’expérience ultime. Et même l’occultisme est basé là-dessus. Les gens qui pratiquent l’occultisme, et cette vie après la mort, et toutes ces choses bizarres, essaient de sortir du monde rationnel et d’avoir des expériences surnaturelles, n’est-ce pas ? Ainsi, vous voyez, l’existentialisme était le bon terreau pour faire germer une théologie de l’expérience. Et malheureusement, l’Eglise a marché ; mais cela n’a jamais été le christianisme historique, jamais !

Le second facteur est l’humanisme. Vous savez ce qu’est l’humanisme ; Ce n’est qu’un frère jumeau de l’existentialisme. L’humanisme dit seulement: « Hé, toi, tu sais, affirme-toi ! Je veux dire, il faut que tu sois quelqu’un. Ne te laisse pas être absorbé par la masse. Tu ne veux pas n’être qu’une part de la glèbe humaine. Fais-toi voir ! Fais ton truc ! Ecris ton graffiti sur les murs de l’humanité! Tu sais, sois quelqu’un ! Signe ton nom quelque part ! » Vous savez, des gens de l’âge de l’ordinateur avec des concepts de masse se battent comme des fous pour être reconnus personnellement. Je veux dire qu’il y a davantage de livres écrits aujourd’hui par des gens qui ne devraient jamais écrire, tout simplement parce qu’ils ont envie de dire quelque chose. Il y a des gens qui publient leurs propres livres. Ils veulent seulement être entendus. Ils veulent être entendus. Et c’est le temps des télé-réalités, où tout le monde a son mot à dire, parce qu’ils ne veulent pas être des ‘déchets flottants non identifiés’. Ils veulent sortir du lot. Vous savez ils veulent être quelqu’un qui compte. Donc ce qui se passe c’est que des gens essaient d’arriver à une image personnelle qui vaut la peine, et ils marquent leur originalité par leur propre truc. Ils arrivent en disant : « Hé, Vous savez ce qu’il m’est arrivé ? J’ai fait mon expérience ! » et subitement ils deviennent quelqu’un hors norme, parce que personne d’autre n’a fait cette expérience-là.

Ainsi donc nous avons tous ces gens faisant ce que Francis Schaeffer appelle « le saut dans la non-raison », en disant : « J’ai eu mon expérience, j’ai eu mon expérience, et ils sautent hors du rationnel. « Oublie tout, mon gars, nous venons d’avoir l’expérience, je me fiche de ce que tu vas dire. » J’ai même entendu certains dire : « Ce que la Bible dit m’est égal, » et comme je vous l’ai dit, cet homme avait écrit dans sa Bible : « Je me moque de ce que la Bible dit, j’ai eu une expérience. » Et vous le voyez dans l’art. Vous étiez habitué à voir un tableau – Francis Scheffer fait remarquer cela – il y avait un arbre, il y avait une montagne, il y avait un cheval, et il y avait une dame. Et maintenant, vous regardez un tableau, et vous dites : « Qu’est-ce que c’est ? Vous voyez ? Et ils disent : « C’est un arbre, et c’est une montagne, c’est un cheval. C’est une dame. » Vous ne pouvez rien voir de cela. En fait vous ne savez pas dans quel sens c’est censé être suspendu. Et vous ne demandez pas, parce que demander déshonorerait le peintre. C’est une expérience. Laisse-le tranquille. C’est de l’irrationnel.

C’est arrivé pour l’art, c’est arrivé pour la musique. Certaines musiques sonnent comme la collision de deux camions d’ordures! Vous ne pouvez pas la discuter. Elle est dissonante, discordante, sans harmonie, et ça passe, mon gars, on ne se bat pas pour ça. C’est l’expérience de quelqu’un. Vous voyez ? On a des gens dans le milieu philosophique qui sautent partout dans une expérience irrationnelle. Et d’une manière ou d’une autre, l’Eglise a renoncé, et adopté l’existentialisme. Vivez pour le moment présent. Soyez quelqu’un. Levez-vous et dites votre truc, et c’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons de la peine actuellement dans l’Eglise à convaincre les gens qu’il faut que l’Eglise soit dirigée par des hommes pieux, parce que chacun veut avoir son mot à dire. C’est l’esprit du temps.

Donc dans l’existentialisme et dans l’humanisme, ces choses se sont infiltrées dans l’Eglise. Elles sont entrées dans la théologie par les écrits de deux hommes en particulier, Soren Kirkegaard et Karl Barth. Ces deux hommes ont comme christianisé l’existentialisme et l’humanisme, et ont ainsi légué le libéralisme et la néo-orthodoxie. Et le libéralisme, aujourd’hui est essentiellement un existentialisme humaniste, de même que la néo-orthodoxie. Ils ne croient pas à la Bible. Ils ne croient pas que la Bible est une autorité. Les Eglises libérales ne croient pas qu’elle a une vérité factuelle, une vérité historique, objective. Ils disent simplement : « Hé, si vous lisez la Bible, et que vous en tirez votre expérience, c’est génial ! C’est ce qui vous convient, et c’est là que la Bible devient vérité pour vous. » Il n’y a pas de contenu historique, objectif, biblique, et vous obtenez un christianisme qui n’a pas de sens. Voilà ce qu’ont légué l’existentialisme et l’humanisme qui viennent au travers du libéralisme et de la néo-orthodoxie. Tout est fondé sur l’expérience, et c’est l’esprit du temps.

Or, dans ce programme à la télévision que certains d’entre vous vont peut-être regarder vendredi soir, vous remarquerez quelque chose d’intéressant. Il y a plusieurs personnes sur ce plateau, et ils parlent de la vie après la mort. Il y a un Monsieur Wheeler, qui a écrit un livre parlant de sa mort et de son retour des morts. Puis il y a quelqu’un de la Scientologie, qui pratique l’occultisme, une sorte d’enseignant métaphysique étrange, de Hollywood. Ensuite il y a un docteur en médecine de Londres. Et puis il y a moi. Et il y a un animateur. Donc l’homme qui est revenu d’entre les morts est comme la clé, parce qu’il a écrit un livre. Lui, comme certains autres ont écrit dans cette veine. Et je ne sais pas ce qu’il y aura au programme. Je ne sais pas quelles parties de la conversation ils auront gardées. Je ne sais pas ce qui sera coupé ou édité. J’imagine déjà quelques points qu’ils vont couper. Ce sera probablement de moi, mais quoi qu’il en soit, je vais vous donner une idée de la tendance.

Lorsque j’ai rencontré pour la première fois Monsieur Wheeler dans la salle de maquillage, il m’a demandé qui j’étais, et je lui ai dit que j’étais pasteur, et il a dit : « Bon, vous savez, a-t-il dit, « je voudrais que vous compreniez dès le début que je suis chrétien et que je suis un homme très religieux. » Alors j’ai dit : « Eh, bien, voilà qui est bon à savoir ! » Puis il a continué en donnant son témoignage, comment il était supposé d’être mort et revenu de la mort. Et il a raconté son expérience, et c’était une expérience comme toutes les autres expériences qui se trouvent dans le livre La Vie après la Mort, ou les écrits de Kubler-Ross. L’animateur lui a dit : « Alors, lorsque vous êtes mort, quelqu’un vous a-t-il déclaré cliniquement mort à l’hôpital ? » Il a dit : « Non, non, on ne m’a pas déclaré cliniquement mort. » « Eh bien, » a-t-il dit, « comment savons-nous que vous étiez mort ? » Il a dit : « Oh, je sais que j’étais mort. La seule manière dont je le sais c’est parce que je l’ai expérimenté. C’est comme l’amour. Vous ne pouvez pas le prouver, vous pouvez seulement l’expérimenter, donc je sais que j’étais mort. » Oui, c’était intéressant !

La réponse de l’animateur fut la suivante, et je ne sais pas si c’était lors d’une interruption ou à un autre moment, parce que nous continuions tout le temps, nous discutions de différentes choses. Mais il a dit : « Vous savez, c’est merveilleux. » Il avait une connaissance du christianisme assez correcte, cet animateur. Il a dit : « Vous savez, c’est merveilleux parce que vous vous rendez compte de la grande espérance que cela donne au monde. Parce que lorsque vous êtes mort, voyez-vous, » - et, je dois vous dire que l’homme qui est mort ne savait rien de l’Évangile ni de quoi que ce soit le concernant… Donc son idée du christianisme était la vue libérale. Il n’avait vraiment aucune autorité biblique. Mais il a dit : «  Vous savez, avez-vous conscience que du fait que vous êtes mort, que toutes ces personnes sont mortes, que dans chaque cas, elles ont eu une bonne expérience avec de sentiments chaleureux, la paix, l’amour, qu’elles ont vu une grande lumière, et que cet homme dit dans le livre, qu’il a rencontré l’image du Christ et que cette forme de Christ était si chaleureuse et magnifique, et quelqu’un avait mentionné quelque chose à propos du péché, et la forme de Christ avait seulement ri et dit : ‘Oh, nous ne nous soucions pas de cette sorte de chose ici. C’est sans importance.’ Il n’y avait pas de jugement. Tout était bonheur et lumière et tout était merveilleux et magnifique. » Et l’homme dit : « Vous rendez-vous compte de la grande espérance que vous venez de nous donner à tous ? Parce que maintenant, nous n’avons pas besoin de craindre quoi que ce soit de cette grande menace chrétienne du jugement, parce que vous autres êtes allés là-bas, et êtes revenus, et vous savez ce qu’il y a là. » Vous voyez ? Peu importe ce qui est dit ici. Vous voyez, tout est dans l’expérience.

Bon, le médecin ensuite a répondu et a tout démonté d’un point de vue médical. Il a dit : « Pour commencer, un pour cent de la population américaine est paranoïaque.  Donc, » dit-il, « je pense que toute cette hystérie à propos de tous ces gens qui reviennent de la mort peut s’expliquer par ceci : si un homme pensait avoir vu une soucoupe volante verte, qu’il appelait le journal, racontait son histoire et que c’était dans le journal le lendemain, ils auraient une centaine d’autres appels de gens qui auraient vu la même soucoupe volante verte, même s’il n’y en avait pas eu. Parce que c’est ainsi que fonctionne la suggestion ; et certaines personnes n’ont pas la constitution psychologique qui leur permet d’agir autrement que de penser qu’ils l’ont vue. » Il a dit aussi : « Il ne s’agit que d’une tendance actuelle, » et tout à l’avenant, « et il s’agit de vendre des livres, vous savez. » Il proposait aussi que le fait que tous ces gens traversaient toujours un tunnel sombre et voyaient cette forme blanche ne suggérait pas nécessairement qu’elle était là, mais plutôt que c’est ce qui arrive lors de la mise en route du système nerveux lorsque le corps subit un traumatisme qui est proche de la mort.

Et j’ai suggéré que l’on pourrait probablement obtenir le même effet en frappant un type à l’arrière de la tête avec une batte de baseball. Et le docteur acquiesça, et continua en disant aussi que : « La plus profonde angoisse humaine vient de la mort, et il n’est que naturel que les gens cherchent à imaginer que la vie après la mort est une expérience heureuse et positive, et une fois que quelqu’un fait cette proposition, il y aura des masses et des masses de gens qui monteront dans ce train-là. » Et j’ai suggéré au médecin qu’il avait raison dans ce qu’il avait dit jusque là, mais qu’il n’était pas allé assez loin. Et que ce qu’il manquait là où il s’est arrêté était ceci : que tout cela était un complot satanique pour convaincre les gens qu’ils n’ont pas besoin de croire l’Evangile de Jésus Christ, et qu’il anesthésie toute la société contre les conséquences du péché. Et le président m’a dit : « Vous savez, si vous avez raison, c’est la réponse à tout le sujet. » Et j’ai dit : « J’ai raison, et c’est le cas. »

Maintenant vous voyez ce qui arrive : vous avez un type qui n’attend que le moment de dire : « N’est-ce pas une bonne nouvelle ? » Et tout est basé sur le fait que le type a eu une expérience. Or, vous voyez le danger là-dedans ? Satan raffolerait de voir chacun se hâter de tirer sa théologie de l’expérience. Voyez-vous pourquoi ? Parce qu’il peut si facilement imiter l’expérience. Mais il y a une chose que Satan ne peut pas imiter, C’est la Bible.

C’est ici que nous devons tenir, les amis. Nous ne pouvons céder à l’esprit du temps. L’attitude d’une théologie expérimentale que vous voyez dans le mouvement charismatique n’est pas l’héritage du christianisme historique ; c’est l’héritage de l’existentialisme et de l’humanisme. Clark Pinnock dit et je cite : « Le simple fait qu’un évènement psychologique ait eu lieu dans un cerveau ne peut pas établir la véracité de l’Evangile. Le sensationnel religieux, en lui-même, ne peut prouver que lui-même. » Et il continue en disant : « La raison pour laquelle certains théologiens recommandent l’utilisation de drogues pour accentuer la perception religieuse est évidente. Chaque fois que la charrue de l’existentiel est mise avant les bœufs historiques, la théologie devient une synthèse de superstitions humaines et mettre du LSD dans le vin de communion est fair-play. » Fin de citation. Pourquoi pas, après tout ? Si tout n’est qu’expérience, ayons réellement quelques expériences. Fréquemment dans les rencontres charismatiques, il y a une émotion exacerbée, des gens excités, rendus extatiques par la musique, ou des rythmes, ou quelque autre moyen utilisé pour produire une expérience comparable à la drogue, et générer des sensations et de l’émotion, puis certaines choses se produisent dans leur esprit, et ils en tirent des conclusions théologiques qui sont inappropriées, parce qu’elles ne correspondent pas à l’Ecriture. Et on est devenu la proie du sécularisme du temps : l’humanisme et l’existentialisme.

Et vous savez quoi, mes amis ? Chaque fois que cela arrive, la doctrine biblique s’estompe à l’arrière-plan. C’est vrai, et c’est pour cela que les charismatiques peuvent s’entendre avec tous ceux de l’aile extrême du Catholicisme Romain jusqu’à l’autre extrême du Protestantisme, les ultras, et tout le monde entre deux, parce que la doctrine n’est pas le problème, vous voyez ? L’autorité de la Parole de Dieu n’est pas le problème. C’est l’expérience, et si vous ne l’avez pas faite, ça va, et c’est pour cela que vous entendez certains de ces charismatiques dire : « Vous savez, depuis que j’ai eu ces expériences merveilleuses, je prie Marie avec plus de dévotion. » Est-ce le Saint-Esprit qui a produit cela ? Le Saint-Esprit désire-t-il que nous ayons une dévotion plus profonde envers Marie ? Eh bien vous voyez, la doctrine n’est pas le problème. La Parole de Dieu cesse de diriger dans l’Eglise, et l’expérience devient reine, et l’émotion est princesse. Walter Chantry dit dans le livre Les Signes des Apôtres et je cite : « Au fur et à mesure que les dons augmentent, l’exposition de la Parole de Dieu diminue. Les rencontres se remplissent de partages d’expériences, mais n’incluent que des références occasionnelles à la Sainte Parole de Dieu. De nombreuses personnes qui ont été attirées par ce mouvement manquent misérablement d’enseignement des bases de la foi, par négligence de la Parole. Elles vivent sur des expériences visibles, émotionnelles, et non selon la vérité. Même certains, qui passent des heures à explorer la Bible le font, non pour comprendre la vérité, mais dans l’espoir de produire une nouvelle excitation dans leur âme assoiffée de vérité. » Fin de citation. Il dit aussi que « La pratique pentecôtiste est de facto un refus de la suffisance de l’Ecriture. »

J’ai lu cette semaine un écrivain qui disait : « Nous n’aimons pas penser que l’Ecriture est suffisante. » Or ceci refuse le témoignage de la Parole de Dieu. Et je dis aux charismatiques, qu’ils soient bénis, et beaucoup d’entre eux sont de la famille de Dieu, mais je leur dis qu’ils ont une opinion très pauvre de l’Ecriture, et qu’ils ont une vue tronquée de la doctrine, et c’est sur elle que tout le christianisme est basé. Et plus d’excitation est produite dans leurs rencontres par une prophétie, ou un parler en langue ou par un message extatique de Dieu, ou par un prédicateur qui fait un appel par une manipulation émotionnelle rusée, plutôt que par une instruction de la Parole de Dieu pensée, claire et raisonnable. Et les soi-disant révélations, souvent données sur fond de pulsations rythmées de l’orgue, sont plus enthousiasmantes que les paroles vraiment révélées de Christ transmises par les apôtres.

En fait récemment, quelques personnes m’ont dit qu’ils avaient quitté l’Eglise de la Grâce, et ils voulaient que je comprenne qu’ils avaient compris que l’enseignement était meilleur à la Grâce, mais qu’ils aimaient ce qu’on ressentait à l’autre église. Bon, qu’ils soient bénis, c’est précisément la différence. J’espérerais que le vrai enseignement apporte de vraies sensations, une vraie émotion, une vraie excitation, mais certains tombent dans l’esprit du temps. C’est la sensation qu’ils veulent ? Parce qu’ils ont une expérience, ils sont satisfaits.

Donc c’est de l’existentialisme, de l’humanisme. Troisièmement, c’est du paganisme. Saviez-vous que les fausses religions du monde sont basées sur les sensations, et sur l’émotion, et l’expérience et le rituel ? Non sur l’enseignement de doctrine ? Les religions de mystères étaient les fausses religions proliférant à Babylone. Elles avaient atteint d’énormes proportions à l’époque de Christ, au point que dans tout le monde grec et romain, les gens adoraient de nombreux dieux, toutes sortes de dieux qui constituaient les religions de mystère, ces choses fausses, mauvaises, orgiaques et portées vers le sexe, idolâtres. Et quelques-uns des historiens qui ont écrit sur ces religions mystères nous ont dit qu’il était surprenant que ceux qui s’y adonnaient avaient la paix, la joie, le bonheur, des expériences, se sentaient satisfaits, et avaient des extases. Toutes ces choses faisaient partie des religions de mystère.

Laissez-moi vous lire seulement une citation de Angus, de son livre Les religions de Mystère. « Les religions de mystère produisaient des saints, des ascètes et des martyrs. » Des gens mourraient littéralement pour ces choses, malgré le fait que c’étaient des mensonges de Satan. « De plus, » dit-il, « dans ces sectes individuelles, les vrais adorateurs étaient unis par des liens de communion avec la divinité de leur choix, par l’obligation de vœux collectifs, par le devoir d’une propagande personnelle, et par un enthousiasme revivaliste. »

Mais, je vais m’arrêter ici un instant. Il dit, écoutez, qu’ils avaient une communion formidable. Ils avaient un objectif commun. Ils allaient et faisaient de la propagande, ou évangélisaient. Ils avaient un enthousiasme revivaliste fantastique pour se booster, pour raviver cet engagement. Ils le faisaient en accomplissant tout ce dont ils avaient besoin comme émotions. « De plus, » dit Angus, « le dévot pouvait, en transes, se sentir élevé au-delà de ses limites habituelles pour contempler la vision bénie, qui est un terme pour Dieu, ou dans l’enthousiasme, se croire être inspiré de Dieu ou rempli de Dieu. Des phénomènes apparentés à certains égards aux expériences des premiers chrétiens lors de l’effusion de l’Esprit. » Fin de citation. Vous voyez ? Satan peut fausser les mêmes sentiments qui étaient les vrais sentiments venant d’une compréhension correcte de la doctrine de Dieu. Vous ne pouvez pas aller de l’expérience à la Parole, et essayer de faire coller la Bible à votre expérience. C’est la manière païenne. Satan s’emploie toujours à fournir une fausse expérience, essayant de conduire les gens à des conclusions non bibliques, ou les amener à diminuer l’importance de la Parole pour mettre l’accent sur les sentiments, et Satan peut ensuite imiter leurs sentiments et les conduire vers le chemin fleuri de l’erreur.

Vous savez, la Méditation Transcendantale, les Musulmans, les Roy Masters, la Scientologie, tous ceux-là ; tout est sensation, émotion, expérience. Écoutez ceci de La Méditation Transcendantale de David Haddon. C’est un petit livre. Il dit ceci : « La raison est abandonnée en faveur d’un paradoxe mystique, non seulement en tant que question de principe abstrait, mais à cause de l’effet subjectif de la perception du processus de conditionnement de la TM. » Autrement dit, si vous voulez faire de la TM, vous devez effacer votre cerveau. « A ce stade, » ici, cela devient bon « l’intrusion de la méditation dans la pensée logique est absolue, dans le sens que la raison est rejetée à l’avantage de l’expérience mystique comme moyen de discerner la vérité ultime. »

Avez-vous compris cela ? En d’autres termes, la Méditation Transcendantale dit : « Vous arrivez à la vérité ultime grâce à l’expérience. Mettez de côté votre pensée, et malheureusement, c’est l’héritage du paganisme, et il a trouvé comment entrer dans le christianisme.

Nous sommes devenus victimes de l’esprit du temps. L’esprit du temps est l’existentialisme, l’humanisme, le paganisme. Comparez ceci avec les paroles de Jésus. Jésus a dit : « Père, sanctifie-les par Ta vérité, » puis Il a dit : « Ta Parole est la vérité. » Vous voyez ? C’est ça ! Je ne sais pas pour vous, mais je ne cherche pas une expérience. Pinnock dit : « Une expérience subjective, centrée sur l’homme, n’est pas différente d’un embarras gastrique. » Une expérience peut être psychologique. Elle peut être physiologique. Elle peut être théologique, ou elle peut être démoniaque, mais ce n’est pas un moyen d’évaluer la vérité. Une expérience religieuse, si elle n’est pas soumise à une série d’examens tirés de la Parole de Dieu, va être utilisée pour prouver toutes sortes de systèmes erronés. Nous ne pouvons pas prendre ce chemin-là. Mes amis, nous allons devoir tenir ce Livre bien haut, n’est-ce pas ? Lindsell disait juste. Il n’a pas seulement nommé un livre; il a nommé un temps, « La Bataille pour la Bible. » Alors prions.

Un des problèmes que le mouvement charismatique nous a présenté est le problème de l’expérience. Nous avons parlé aujourd’hui de leur manière de vouloir former leur théologie sur la base de leurs expériences, et nous vous avons suggéré que ce n’est pas l’approche chrétienne historique normale de la vérité, que l’Eglise a toujours tiré sa vérité de la Parole révélée de Dieu. Non de l’expérience humaine, non en ayant extrapolé une théologie à partir de sentiments, d’une émotion ou de la subjectivité. Et je vous ai suggéré que l’endroit d’où ses racines viennent, ou la méthodologie que ce mouvement particulier utilise aujourd’hui, trouve ses racines dans l’existentialisme et dans l’humanisme et dans le paganisme.

Pour vous donner un exemple de cela, laissez-moi vous lire un extrait d’un article qui met en contraste le Baalamisme et le culte de Yahweh. Je pense que c’est très intéressant. « Le Baalamisme était le culte des Cananéens lorsque Israël a occupé le pays sous Josué. Il a continué d’être une menace en compétition avec le culte d’Israël jusqu’au moment de l’exil. » Et vous connaissez tous, si vous connaissez l’Ancien Testament, quelque chose du culte de Baal. « L’accent du Baalamisme était mis sur la relation entre le psycho-physique et l’expérience subjective. La transcendance de la divinité était compensée par un sentiment d’extase. La participation sensorielle était mise en avant ; des images étaient nécessaires. Plus il y avait d’audace et de couleur, plus c’était sensationnel, mieux cela valait. La musique et la danse devinrent les moyens de sortir les gens de leurs diversités privées, et de les fondre dans une réponse active de masse. L’activité sexuelle dans le culte était fréquente, du moment qu’elle accomplissait le but principal du culte de Baal : la plongée extatique de la personne sensorielle dans la passion du moment religieux. La prostitution sacrée devint ainsi l’expression suprême du Baalamisme. » Et c’est évidemment vrai, puisque ce devait être une grande expérience pour ceux qui participaient.

Il dit encore : « Le Baalamisme est une adoration réduite à la taille spirituelle de l’adorateur. Ses normes ou ses règles sont d’être intéressantes, pertinentes et excitantes. Le Yahwisme, ou l’adoration de Yahweh, instituait une forme d’adoration qui était centrée sur la proclamation de la Parole du Dieu de l’Alliance. Il faisait appel à la volonté, et l’intelligence rationnelle de l’homme était éveillé pour prêter attention, alors qu’il était appelé à répondre en tant qu’individu, à la volonté de Dieu. Dans le Yahwisme, ou culte de Yahweh, quelque chose était dit, des paroles qui appelaient les hommes à server, à aimer, à obéir, à agir de manière responsable, à décider. Au contraire du Baalamisme, le Yahwisme exerçait une pression continuelle pour élever l’adoration vers la sphère d’une intelligence consciente, et des concepts clairement définis. Israël, dans sa maturité, avait une adoration dominée par la Parole prophétique de Dieu. Rien n’était fait uniquement dans un but d’expérience sensorielle. La différence entre l’adoration de Baal et l’adoration de Yahweh est une distinction entre l’approche de la volonté du Dieu de l’alliance, qui pouvait être comprise et connue et obéie, et la force de vie aveugle de la nature qui ne pouvait qu’être sentie. De nos jours, nous avons un Néo-Baalamisme », dit cet auteur, « et les phrases sont : ‘Ayons une expérience d’adoration,’ ou, ‘Je n’en reçois rien.’ La phrase : ‘Ayons une expérience d’adoration’ est le substitut récent pour l’ancien ‘Adorons Dieu.’ La différence est entre l’entretien de quelque chose qui fait sens pour un individu, et l’action en réponse à ce qui fait sens pour Dieu. Dans une expérience d’adoration, une personne voit quelque chose qui excite son intérêt et essaie de mettre autour un emballage religieux. La subjectivité est encouragée. Le Baalamisme est une adoration réduite à l’émotionnel et aux spécifications spirituelle de l’adorateur. »

C’est un peu ce que nous voyons de nos jours, n’est-ce pas ? Je pense qu’il a raison. Il dit : « Au temps de l’Ancien Testament, un lieu où nous savons que l’expérience de l’adoration était encouragée était dans le Baalamisme. Israël et l’Eglise chrétienne insistaient sur le fait que l’adoration était la proclamation de la volonté de Dieu, et sur la réponse humaine à cette proclamation. L’adoration était le fait de faire attention à cette révélation et l’engagement à lui obéir. » Fin de citation.

Or j’ai pris quelques minutes pour vous lire cela parce que je voulais que vous compreniez que ce que j’ai dit aujourd’hui est vrai. Les racines de la méthodologie utilisée dans le mouvement charismatique pour établir une théologie expérimentale sont dans l’existentialisme, l’humanisme et le paganisme qui remonte aussi loin que le culte de Baal. C’est exactement ainsi qu’ils abordaient l’adoration. C’est exactement la manière par laquelle ils abordaient leur système religieux. Au lieu de recevoir des données valables de la Bible et de décider sur cette base-là, ils voulaient décider sur la base d’un sentiment et d’une expérience et la foi est le mot qu’ils utilisent. Ils disent, « oui, nous avons la foi, » et leur absence de raison, ou leur saut dans l’expérimental est « foi » et la foi n’est plus quelque chose basé sur la vérité de la Parole, mais elle est devenue une sorte de baguette magique existentielle.

Mais si vous revenez à la Bible, par exemple, et que vous étudiez Abraham, il est dit qu’Abraham était réellement le père des croyants, qu’Abraham était celui qui a commencé d’approcher Dieu par la foi, réellement, en terme d’engagement national. Il était le père d’une nation de gens fidèles. Et nous, en tant qu’Eglise, nous sommes la descendance d’Abraham dans le sens que nous aussi, sommes des gens ayant foi en Dieu. Mais la foi d’Abraham n’était pas une baguette magique, et ce n’était pas une expérience mystique ; la foi d’Abraham était fondée dans la Parole de Dieu. Lorsque Dieu vint vers Abraham en disant : « Il se passera ceci, et ce sera ainsi, et encore comme cela, » Abraham a cru Dieu, ça, c’était de la foi ! Abraham, le père des croyants, a agi sur des promesses divines spécifiques.

Prenez, par exemple, une autre illustration du Nouveau Testament, l’apôtre Paul. Sur la route de Damas, Paul a eu une stupéfiante expérience. Cela ne fait aucun doute. Il a entendu une voix du ciel. Il a vu une lumière du ciel, qui était brillante à quel point ? Qu’elle l’a aveuglé. Ananias a eu une vision du ciel. Donc, vous avez une vision, et une lumière aveuglante, et une voix du ciel, et des phénomènes physiques. Paul a été jeté par terre. Mais lorsque Paul est allé prêcher, lorsque Paul est allé déclarer la vérité à propos de Jésus Christ, ce n’était pas son expérience qui était au cœur de sa prédication. Il n’a jamais appuyé son raisonnement sur son expérience.

Au chapitre 9 des Actes, nous avons l’expérience de Paul, l’évènement étonnant de la route de Damas. Mais ce n’était que le commencement, parce que lorsqu’il se mit à prêcher, immédiatement après cela, le verset 20 dit : « Il prêcha Christ » Et qu’a-t-il dit ? « Écoutez, je sais que Christ est Celui qu’Il prétendait être, parce que je L’ai vu sur la route de Damas, et ceci est arrivé, et cela est arrivé et encore cela. » Non, ce n’est pas ça. Verset 22 : « Cependant Saul se fortifiait de plus en plus, et il confondait » - ou prouvait l’erreur, ou réfutait, ou gagnait un argument contre - les Juifs qui habitaient à Damas, en démontrant que Jésus est le Messie. » Vous voyez ? Autrement dit, il ne suffisait pas de raconter l’expérience. Quelque part entre l’expérience du chapitre 9 et la prédication du chapitre 9, Paul a fait ses devoirs dans la Parole de Dieu et il était capable de prouver que Jésus était le Messie.

Plus tard, au chapitre 17 du livre des Actes, verset 2 : « Paul entra dans la Synagogue conformément à son habitude. Pendant trois sabbats il discuta avec eux à partir des Ecritures, en expliquant et en démontrant que le Messie devait souffrir et ressusciter. « Ce Jésus que je vous annonce,’ disait-il, ‘c’est lui qui est le Messie. » Et la manière par laquelle il prouvait que ce Jésus était leur Messie était en ouvrant les Écritures. De nouveau, nous voyons que l’apôtre Paul ne dépendait pas de son expérience pour valider la vérité.

Dans Actes 28 :23, lorsque Paul est arrivé à Rome, des Juifs sont venus à lui dans son logement, et il est dit que : « Paul leur a fait un exposé ; il a rendu témoignage au Royaume de Dieu. » Maintenant écoutez : « Il a cherché, à partir de la loi de Moïse et les prophètes, à les persuader de ce qui concerne Jésus. L’entretien a duré depuis le matin jusqu’au soir. » Où Paul a-t-il cherché ses preuves ? Dans la Parole de Dieu ! Il n’a jamais prêché à partir de son expérience. Et il nous dit, en fait, de faire exactement la même chose, dans 1 Corinthiens 10 :15 ; où il dit ce que l’on peut littéralement paraphraser par : « Utilisez votre cerveau ! »

Or je crains bien que ceci soit l’approche biblique, mais pas ce que nous voyons aujourd’hui si souvent dans le mouvement charismatique. Et bien que les charismatiques suivent la voie créée par les libéraux, et les néo-orthodoxes et les existentialistes philosophiques, et les humanistes et les païens, ils veulent que ça corresponde à la Bible. Croyez moi ils le veulent, parce que c’est leur héritage, et parce qu’ils diront, si vous leur demandez : « Nous croyons à la Bible, et nous ne voulons pas contredire la Bible. » Donc ils veulent suivre la Bible. Mais, voyez-vous, il y a une terrible, terrible expérience de tiraillement, deux directions, lorsque vous essayez de garder celle-ci [la Bible] comme seule autorité, tout en laissant votre expérience être votre autorité.

Charles Farah, qui est professeur à l’Université Oral Roberts, a écrit un article dans Christian Life Magazine dans lequel il essaie d’harmoniser ces deux choses ainsi. Il dit : « Il y a une tension entre la révélation de Dieu et ce qui vous branche, » et il le dit ainsi. Il dit : « Le logos » – et il utilise le mot grec pour mot ici, le nom commun – « le logos est le mot objectif, historique. » « Mais, » dit-il, « le rhema » - qui est un autre mot grec – « est le mot personnel, subjectif. » Autrement dit, le logos ou l’Écriture, est un fait objectif, historique ; mais le rhema est subjectif. Maintenant écoutez, il dit : « Ce que vous voulez, c’est que le logos devienne rhema lorsqu’il vous parle. » Laissez-moi vous le dire autrement. Il dit : « Le logos est légal, mais le rhema est expérimental. » En d’autres termes, il y a une parole historique, le logos, mais il ne fait rien réellement avant de vous frapper, alors il devient le rhema, ou une parole qui vous est personnellement adressée par Dieu.

Et vous savez quoi ? C’est une approche effrayante. Savez-vous pourquoi? Parce qu’elle dit que la Parole de Dieu, pour vous, est quelque chose de différent que la Parole de Dieu, point. Écoutez, la Parole de Dieu pour vous n’est en rien différente de la Parole de Dieu point, et c’est exactement ce que les néo-orthodoxes ont toujours dit. Cela ne résout pas du tout le problème. Je n’ai pas besoin de lire la Bible jusqu’à provoquer une expérience. Je n’ai pas besoin de lire la Bible jusqu’à ce que j’aie une sensation ou une extase. Écoutez, si je la prends et que je lis un seul mot, il s’applique à moi parce que Dieu dit qu’il s’applique à moi ; je n’ai pas besoin d’attendre d’être foudroyé.

Dans 2 Timothée chapitre 3, au verset 15, il y a une déclaration que j’estime digne de notre réflexion. 2 Timothée 3 : 15 dit, c’est Paul qui écrit à Timothée, il dit : « Depuis ton enfance, Timothée, depuis ton enfance tu connais les Saintes Écritures, » ; écoutez la suite, « qui peuvent te rendre sage en vue du salut. » Écoutez, Paul dit : « Ce livre peut te rendre sage en vue du salut. Tu n’as besoin de rien d’autre. Tu n’as aucun besoin qu’elle devienne quelque chose d’autre. Tu n’as pas besoin d’avoir une sorte d’annexe extatique. La Parole est suffisante pour te sauver. » Ensuite au verset 16, il dit : « Toute l’Écriture est inspirée de Dieu et utile. » Toute l’Écriture est utile ! Tout est utile en elle. Tu n’as pas besoin d’attendre qu’elle devienne utile. Elle est utile. « Pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit formé et équipé pour toute œuvre bonne. » Ecoutez, cette Parole peut vous rendre sage en vue du salut, et elle peut vous rendre mature, en vue de toute œuvre bonne. C’est tout ce qu’il vous faut, et vous n’avez pas besoin d’attendre une expérience subjective.

Donc c’est notre combat. Nous devons nous battre pour la vérité, l’autorité et la suffisance de l’Ecriture, et ne pas tomber dans l’esprit de notre temps qui veut que nous attendions une quelconque sensation extatique ou expérimentale. Écoutez, si la Parole de Dieu parle à ma vie, je n’ai nul besoin d’attendre jusqu’à ce que je sente quelque chose à son sujet. Je dois Lui obéir. C’est un combat. Ceux qui ont vécu deux générations avant nous ont combattu ce même combat sur un front différent. Certains d’entre vous se souviennent de l’Institut Biblique de Los Angeles. Certains d’entre vous se souviennent des premiers jours où un ensemble de livres furent publiés qui s’appelaient : « Les Fondamentaux. » Certaines de ces personnes essayaient de combattre le libéralisme.

Et la première attaque est arrive à ce moment-là, qui était une attaque de front, d’en face, en plein devant. Ils sont arrivés par la porte d’entrée, et ont fait exploser l’authenticité de la Bible. Et vous savez qui ils étaient ? C’étaient les libéraux théologiques ; ils sont carrément entrés dans l’Eglise et ils se sont mis à couper et à hacher l’authenticité de la Bible, et c’était dirigé contre ceux qui mettaient l’accent sur l’intellect. Ils sont entrés dans les instituts, et ils ont attaqué les théologiens, et ils sont allés vers les dirigeants des dénominations, et ils sont allés dans toutes les écoles de ces dénominations, et comme résultat, nous avons vu les dénominations s’écrouler, n’est-ce pas ?

Eh bien vous savez, nous sommes encore dans le même combat. Nous combattons encore contre le libéralisme. Mais une seconde attaque est venue contre la Bible, et elle ne vient pas par la porte principale. Elle entre par la porte de derrière. Elle n’est pas aussi visible. Elle est très subtile. Elle arrive par la porte de derrière et attaque l’autorité et la suffisance des Écritures. Je crains que les charismatiques dirigent cette attaque et elle est dirigée contre les personnes qui mettent l’accent sur l’expérience, elle arrive même par l’évangélicalisme, et ils minent l’autorité de la Bible en essayant de mettre l’expérience à la place de l’autorité, en attaquant insidieusement la valeur de la Bible. Donc nous essayons de combattre sur le front, et nous essayons de combattre à l’arrière en même temps. Tous les deux suivent l’esprit du temps, qui est d’attaquer l’autorité de la révélation de Dieu.

Écoutez, l’Écriture est suffisante et l’Écriture exige que toute expérience soit éprouvée par elle. Aucune doctrine ne peut être établie hors de la Parole révélée. Vous entendez des gens dire : « Bon, mais la Parole n’est que la Parole, et l’Esprit, l’expérience spirituelle est ce que nous recherchons. » Voulez-vous savoir une chose ? Dans la Bible, la Parole et l’Esprit sont synonymes. Jean 6 :63, ne cherchez pas, je vais seulement vous le lire. Jean 6 :63 : « C’est l’Esprit qui fait vivre. » « C’est l’Esprit qui fait vivre. » et les gens disent : Oh oui, bien sûr, nous devons avoir l’Esprit, l’expérience spirituelle. » « La chair ne sert de rien. » Mais ensuite, écoutez ce que Jésus dit : « Les paroles que je vous dis sont Esprit et vie. » Vous voyez ? Jésus n’a jamais vu de séparation entre l’Esprit, l’expérience spirituelle, et les paroles qu’Il a prononcées. Elles suffisent. 

Dans Jean 4 :24, Jésus dit : « Il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en » - quoi ? – « vérité. » Vous ne pouvez adorer Dieu dans une expérience qui transgresse la vérité de Dieu. Maintenant laissez-moi vous montrer 1 Samuel 15. 1 Samuel 15. J’ai partagé ceci avec vous il y a longtemps, au sujet de Saül, mais je voudrais le souligner parce que c’est une histoire si fascinante. Premier livre de Samuel 15. Voilà un homme qui a essayé d’adorer Dieu en Esprit mais pas en vérité, et nous voyons ce qui est arrivé. Au verset 3 de 1 Samuel 15 : « Va maintenant » dit le Seigneur à Saül, roi d’Israël, « va frapper les Amalécites. Vouez à la destruction tout ce qui leur appartient. Tu ne les épargneras pas et tu feras mourir hommes et femmes, enfants et bébés, bœufs et brebis, chameaux et ânes. » Efface complètement toute cette influence impie, païenne et corrompue. Verset 7 : « Saül porta des coups à Amalek depuis Havila jusqu’à Shur, qui fait face à l’Egypte. » Il a simplement balayé toute la nation. Mais, verset 8, « Il captura Agag, roi d’Amalek vivant et il voua à la destruction tout le peuple en le passant au fil de l’épée. » La raison pour laquelle il prit le roi était : c’était un acte d’orgueil. Il voulait montrer clairement à ce roi qu’il était le vainqueur. Mais Dieu avait dit de tout détruire. « Mais Saül et le peuple épargnèrent Agag, » et, écoutez, « ainsi que les meilleures brebis, les meilleurs bœufs, les meilleures bêtes de la seconde portée, les agneaux gras et tout ce qu’il y avait de bon ; ils ne voulurent pas le vouer à la destruction. En revanche, ils exterminèrent tout ce qui était sans valeur et chétif. » Ils n’ont détruit que ce qu’ils ne voulaient pas. Ils gardèrent ce qu’ils voulaient. Ils ont désobéi à Dieu. Or voyez ce qui arriva. « L’Eternel adressa la parole à Samuel : ‘Je regrette d’avoir établi Saül pour roi, car il se détourne de moi et n’accomplit pas mes paroles.’ Samuel fut irrité et il cria à l’Eternel toute la nuit. »

Vous savez ce que le Seigneur a fait ? Il a retiré le trône de la famille de Saül. « Samuel se rendit vers Saül, » verset 13, « et Saül lui dit :’Sois béni de l’Eternel ! Jai accompli la parole de l’Eternel.’ » - ce qui est un gros mensonge. - « Et Samuel dit :’ Qu’est-ce donc que ce bêlement de brebis qui parvient à mes oreilles et ce mugissement de bœufs que j’entends ?’ Et Saül répondit :’Ils les ont amenés de chez les Amalécites, parce que le peuple a épargné les meilleures brebis et les meilleurs bœufs afin de les offrir en sacrifice à l’Eternel, ton Dieu.’ » Tu vois je voulais seulement adorer Dieu. C’est seulement ma manière d’adorer Dieu. Au verset 17 : « Samuel dit :’Alors que tu étais petit à tes propres yeux, n’es-tu pas devenu le chef des tribus d’Israël et l’Eternel ne t’a-t-il pas désigné par onction pour que tu sois roi sur Israël ? L’Eternel t’avait envoyé en disant : ’Va vouer à la destruction ces pécheurs que sont les Amalécites. Tu leur feras la guerre jusqu’à ce que tu les aies exterminés.’ Pourquoi n’as-tu pas écouté l’Eternel ? Pourquoi t’es-tu jeté sur le butin et as-tu fait ce qu’Il désapprouve?’ Saül répondit à Samuel : ‘J’ai écouté l’Eternel et j’ai suivi la voie où Il m’envoyait.’ »

Puis au verset 21 : « Mais le peuple a pris sur le butin. » Il veut ensuite blâmer le peuple. D’abord il dit qu’il allait adorer Dieu, mais regardez au verset 22 : « Samuel dit : ‘L’Eternel trouve-t-il autant de plaisir dans les holocaustes et les sacrifices que dans l’obéissance à Sa voix ? Non, l’obéissance vaux mieux que les sacrifices et l’écoute attentive vaut mieux que la graisse des béliers. Oui, la révolte est aussi coupable que la divination et la résistance au Seigneur est aussi fautive que le recours aux théraphim. Puisque tu as rejeté la parole de l’Eternel, Il te rejette Lui aussi comme roi.’ »

Écoutez, vous ne pouvez jamais adorer Dieu selon vos propres conditions. Vous devez L’adorer en Esprit et en – quoi ? – « vérité ». Et ceux qui disent : « Eh bien, c’est ma manière à moi d’adorer, c’est mon expérience, oui, je recherche mes propres sensations, » violent une vérité biblique fondamentale. 2 Samuel chapitre 6 ; 2 Samuel chapitre 6. Je voudrais vous montrer un autre exemple très rapidement. Dans 2 Samuel chapitre 6, on apporte l’arche. Le verset 3 dit : « Ils mirent ce coffre de Dieu sur un char neuf. » Sautons au verset 5 : « David et toute la communauté d’Israël jouaient devant l’Eternel de toutes sortes d’instruments en bois de cyprès, de la harpe, du luth, du tambourin, du sistre et des cymbales. » Donc les voilà qui amènent l’arche. Or Dieu avait prescrit une règle à propos de l’arche et cette règle était : Un, que l’arche devait être transportée comment ? – Pas sur un char, mais sur les épaules des Lévites, avec des barres. Et Dieu avait une autre règle pour l’arche, c’était que personne ne la touche en aucune circonstance. « Lorsqu’ils furent arrivés à l’aire de battage de Nacon, Uzza tendit la main vers l’arche de Dieu et la retint, parce que les bœufs la faisaient pencher. »

Ce cher Uzza, ce devait être un type sympa. Il avançait. Peut-être qu’il faisait partie du comité de transport. Et vous savez, l’arche de Dieu est très importante pour Uzza, parce que c’est un objet si sacré. Les bœufs ont heurté une bosse, et oups, cette arche commence à tomber. Et Uzza tend la main, et c’était là un acte d’adoration. Quelle action honorable ! Pourquoi Dieu, ce qui symbolise Dieu, devrait-il tomber dans la poussière et la saleté de la route ? Alors il l’arrête de sa main, et la Bible dit, au verset 7 : « La colère de l’Eternel s’enflamma contre lui et Dieu le frappa sur place à cause de sa faute. Uzza mourut là, près de l’arche de Dieu. » Mais attends une minute ! Où est le problème ? C’était de sa part un acte d’adoration. On n’adore pas Dieu en violant les normes de Dieu, vous voyez ? Il n’y a qu’une manière d’adorer Dieu, c’est en Esprit et en vérité. Il en a toujours été ainsi et c’est ainsi qu’il en sera toujours ; alors vous ne pouvez pas dire que vous avez votre propre approche ou votre propre manière, et que vous sentez que vous devriez agir ainsi, ou sentir que c’est bien. L’adoration de Baal était : « Qu’est-ce que vous en retirez ? » L’expérience ! Mais l’adoration de Dieu a toujours été: « Comment puis-je répondre à la vérité de Dieu ? » John Stott dit et je cite : « Toute adoration chrétienne, publique et privée, devrait être une réponse intelligente à la révélation que Dieu donne de Lui-même dans Sa parole et Ses œuvres rapportées dans l’Écriture. » Il n’y a pas de différence entre l’adoration en Esprit et dans la Parole.

En Éphésiens 5 :18, il est dit : « Soyez remplis de l’Esprit » n’est-ce pas ? Et en Colossiens 3 :16, le passage parallèle dit : « Que la parole de Christ habite en vous dans toutes sa richesse. » Etre rempli de l’Esprit et laisser la Parole de Christ demeurer richement en soi sont synonymes. C’est équivalent. Il n’y a pas d’Esprit sans la Parole, parce que vous n’êtes pas dans l’obéissance à Dieu et l’Esprit de Dieu n’est mis en œuvre qu’en ceux qui obéissent. Dans le Psaume 32, et je vais vous montrer un passage intéressant, au verset 8. Psaume 32 :8 dit : « Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre ; je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi. » Quelle grande promesse ! Dieu dit : « Voici, je te conduirai là où tu dois aller. Je t’enseignerai, et je t’instruirai, et je te guiderai. » Maintenant attention à ce qu’il dit au verset 9 : « Ne soyez pas comme un cheval ou un mulet sans intelligence ; on les freine avec un mors et une bride, dont on les orne afin qu’ils ne te bousculent pas. » Alors, que dit-il ? Je veux te conduire, je veux te guider, je veux te diriger dans la vérité, et je veux te conduire dans une adoration correcte, je veux te diriger dans ma volonté, et je ne peux le faire que si tu as de l’intelligence.

Vous voyez ? Ne soyez pas comme le cheval et la mule qui n’ont pas d’intelligence. Alors comment Dieu nous dirige–t-il? Par notre intelligence, par notre raison. Et c’est Son plan, c’est Son dessein, et c’est pour cela que Paul disait à Timothée de veiller à la doctrine.

Dans le livre Guérisons Miraculeuses, écrit par Henry Frost, il dit ceci, et j’y ai fait allusion précédemment. Il écrit, et je cite : « On peut s’attendre avec confiance, alors que l’apostasie actuelle augmente, que Christ manifeste Sa divinité et Sa Seigneurie par une augmentation de signes miraculeux. Nous ne devons pas dire, par conséquent, que la Parole est suffisante. » Fin de citation. C’est la déclaration d’un charismatique. La Parole n’est-elle pas suffisante ?

Venez avec moi à Jean, chapitre 14. Vous vous souvenez de ce magnifique, magnifique chapitre. Jean, chapitre 14, verset 6. Jésus est avec Ses disciples dans la chambre haute. Il dit ceci : « C’est moi qui suis le chemin, la vérité et la vie. On ne vient au Père qu’en passant par moi. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous Le connaissez et vous L’avez vu. » Oh, c’est splendide ! Jésus a déjà fixé clairement dans leur esprit qu’Il allait les quitter. Et pour les consoler, Il dit : « Hé, les amis, vous ne devez vraiment pas vous inquiéter parce que vous avez vu le Père en Moi, et vous connaissez Dieu, par Moi, et tout va bien. Mais Philippe n’était pas satisfait. Ce n’était pas assez d’avoir entendu les paroles de Jésus. Ce n’était pas assez d’avoir eu ce qu’il avait eu. Il lui fallait davantage. Il voulait une autre expérience, et c’est pour cela qu’au verset 8 : « Philippe lui dit : ’Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit.’ » Autrement dit : « Ce que tu as fait pour nous ne suffit pas. Fais encore une chose. Donne-nous seulement une vision de Dieu. Donne-nous un miracle, une expérience. » Il plaidait pour un aperçu glorieux du Père, une extase, une expérience.

Et Jésus a été blessé. Au verset 9 : « Il y a si longtemps que je suis avec vous et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : ’Montre-nous le Père ?’ » C’est déchirant. Il dit : « Hé, Philippe, Je ne suffis pas ? Je … Je ne suffis pas ? Tu m’as vu, tu as vu mes œuvres, entendu mes paroles, il te faut plus ? » Peut-être voulait-il voir la gloire de Dieu comme Moïse, mais je vous dis une chose, Moïse aurait volontiers échangé ce bref aperçu de la gloire de Dieu pour trois ans avec Dieu en chair humaine, ne pensez-vous pas ? Mais Philippe voulait quelque chose de plus, et c’était réellement une insulte envers le Fils de Dieu et je crains que bien des gens aujourd’hui fassent la même chose. Ils insultent Dieu, ils insultent Jésus Christ – qui s’est révélé Lui-même dans ce livre – en voulant toujours davantage. Philippe pensait-il qu’une sorte de grande expérience valait plus qu’entendre les paroles de Dieu dans la bouche de Son Fils ?

Nous ne cherchons aucune expérience. Nous cherchons à connaître Dieu, et nous cherchons à connaître Sa Parole. Et écoutez-moi, lorsque nous avons trouvé ces deux choses, Dieu et Sa Parole comme vrais, l’inondation de merveilleuses expériences suit, n’est-ce pas ? Je ne dis pas que nous n’avons pas d’expériences du tout. Écoutez, sur le chemin d’Emmaüs se trouvaient deux disciples isolés, dans Luc 24 ; le cœur brisé. Je pense qu’ils pleuraient, et tout à coup, en marchant sur la route d’Emmaüs, pleurant parce que leur Messie était mort, leur Sauveur parti, Jésus marche à leur côté. Ils ne L’ont pas reconnu. Ils marchent un petit moment. Et soudain, Il se met à ouvrir les Écritures, et commençant par Moïse et les prophètes, Il leur enseigne les choses qui Le concernent. Vous vous souvenez de cela ? C’est la vérité. C’est la révélation. C’est la Parole. Et plus tard, Jésus disparut, et ils se dirent l’un à l’autre, « Nos cœurs ne brûlait-il pas en nous lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les Ecritures ? » Hé, écoutez, ils ont eu une expérience. Leur cœur a été réchauffé. Il y avait de la joie, de l’enthousiasme et de l’excitation. Pierre a dit que « parfois le croyant aura une joie indicible, dépassant les mots. » C’est exact.

Romains 14:17 dit: « Le royaume de Dieu ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. » Et chaque chrétien qui a vraiment vécu la vérité connaît cette joie et cette paix qui entre dans son expérience. Dans Matthieu 22 :37 : « Nous devons aimer Dieu et nous devons aimer Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme, et de toute notre pensée, avec la volonté, l’intellect et l’émotion. » Le Psalmiste disait dans Psaume 34 :9 : « Goûtez et voyez combien l’Eternel est bon. » Expérimentez Dieu. Malachie disait : « Mettez-moi ainsi à l’épreuve, et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les fenêtres du ciel, si je ne déverse pas la bénédiction en abondance. » Tant de lieux où il y a une telle joie et une telle expérience. Elle vient en réponse à l’étude de la Parole de Dieu et à l’obéissance à cette Parole.

Mes amis, je ne nie pas l’expérience. Je dis simplement que l’expérience suit lorsque nous connaissons la vérité. Mais si nous poursuivons l’expérience, alors l’Adversaire faussera l’expérience, et nous tirerons de mauvaises conclusions sur ce qui est vrai, nous passerons à côté de la vérité de Dieu. Tant de nos frères charismatiques disent : « Ces expériences sont ce que chacun de nous doit avoir, » mais elles ne sont pas vraiment dans la Bible. Ils ratent la cible.

1 Corinthiens 15 :14 est paraphrasé ainsi par Clark Pinnock, et je pense que c’est une bonne paraphrase. Il dit : « Ne claironnez pas à propos de résurrections spirituelles, et ne vous vantez pas d’expériences religieuses à moins que Christ soit vraiment ressuscité dans l’espace-temps historique. » Autrement dit, s’il n’y a pas de christianisme historique, il n’y a aucune expérience valide. Et s’il y a un christianisme historique, c’est celui auquel nous devons adhérer.

Voici comment je voudrais que vous soyez. Regardez à Actes 17. Ce sera ma conclusion. Verset 10 d’Actes 17: « Aussitôt les frères firent partir de nuit Paul et Silas pour Bérée. Dès leur arrivée, ils entrèrent dans la synagogue des Juifs. » Ils ont dû fuir de Thessalonique, parce qu’on cherchait à les tuer. Donc les frères font filer Paul et Silas de Thessalonique, et ils se hâtent vers Bérée. « Ces derniers avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique. Ils accueillirent la parole » - attention, c’est si bien. Ces gens sont des Juifs, alors, non des chrétiens. « Ils reçurent la parole avec » - quoi ? – « beaucoup d’empressement, et ils examinaient » - à quelle fréquence ? – « chaque jour » - quoi ? – « les Écritures pour voir si ce qu’on leur disait était exact.  Beaucoup d’entre eux » - quoi ? – « crurent donc. » Holà, c’est génial, je vous le dis. C’est le genre de gens que vous voudriez être, n’est-ce pas ? Écoutez, Dieu ne s’attend pas à ce que vous cherchiez ce qui n’est pas écrit dans la Bible. Tout ce que vous avez à faire c’est de vous consacrer à examiner les Écritures quotidiennement pour voir si ces choses sont exactes. Je peux vous le promettre, parce que c’est vrai, comme la Parole de Dieu le dit et le redit, si vous vous en nourrissez, vous expérimenterez la plus grande joie et une bénédiction inimaginable et elles seront enracinées et fondées dans la vérité divine.

Cher Père, nous Te remercions pour Ta Parole. Merci pour la famille de notre communauté à Grâce. Cela nous dépasse tellement que Tu fasses ceci ici, édifier une famille. Je te remercie pour tous ceux qui sont ici aujourd’hui, qui en sont à différents stades de maturité dans leur vie. Père, pour toute cette famille, je ne prie qu’une prière. Fais de nous des gens aussi nobles que ces Béréens, qui examinaient l’Écriture pour voir si les choses étaient exactes. Et aide-nous à nous attacher à nos convictions avec amour et tendresse. Pour instruire les autres avec douceur, non en débattant, et fais de nous un peuple qui tiendra ferme dans cette partie de la Vallée, et dans le monde entier comme une lumière dont on peut dire : « Ils sont un peuple du Livre. » Que nous soyons obéissants et que nous T’adorions en Esprit et en vérité, sachant que les paroles que Tu prononces sont Esprit, et elles sont vie. Vivre vraiment, c’est écouter Tes Paroles. C’est donc notre prière. C’est notre engagement. Et tout le peuple de Dieu dit Amen.

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