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Regardons ensemble à Ephésiens 5:18, suivez dans votre Bible. « Ne vous enivrez pas de vin, cela mène à la débauche, soyez au contraire remplis de l’Esprit, dites-vous des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels; chantez et célébrez de tout votre coeur les louanges du Seigneur; remerciez constamment Dieu le Père pour tout au nom de notre Seigneur Jésus-Christ ; soumettez-vous les uns aux autres dans la crainte de Dieu ». Prions ensemble :

Père, merci pour cette magnifique Parole. Seigneur, je me sens très peu à la hauteur pour traiter un sujet aussi grandiose que la plénitude de l’Esprit, et pourtant, Seigneur, je sais à quel point elle est concrète et essentielle, qu’être rempli est un commandement ; ainsi, Seigneur donne Ta sagesse alors que je parle et de la sagesse à ceux qui entendent, pour que nous puissions être obéissants et saisir toute la plénitude de ce que Tu nous dis, au nom du Christ. Amen.

Maintenant, vous vous souvenez, si vous êtes avec nous depuis quelque temps, que nous étudions le livre des Ephésiens, verset par verset, depuis assez longtemps et nous avons découvert que nous devons mener une marche digne, nous devons adopter un certain style de vie dont Dieu a défini les paramètres de manière très claire. Nous avons couvert les chapitres 4 et 5 d’Ephésiens, nous allons couvrir le chapitre 6 à l’avenir et nous voyons que tous ces chapitres décrivent comment le chrétien doit vivre. La clé de cette façon de vivre du chrétien est précisément ici, au chapitre 5, verset 18. Vous rendez-vous compte que si 5 :18 n’était pas dans le livre des Ephésiens, le livre des Ephésiens ne pourrait jamais être mis en pratique ? Si ce verset-là était effacé de ce livre, tout ce qui s’y trouve serait légaliste. Si ce livre était absent, vous seriez comme un gros moteur, un grand véhicule décrit aux chapitres 1 à 3, vous auriez encore, comme une carte routière des chapitres 4, 5 et 6, mais vous n’auriez pas de carburant pour aller où que ce soit.

Sans cette déclaration magnifique du chapitre 5, verset 18 : « Soyez remplis de l’Esprit », vous fonctionneriez entièrement par la chair. Il est au cœur de tout. Il est l’énergie d'une marche digne. Il est la clé pour vivre la vie chrétienne. Il est à la base de tout. Vous ne pourrez jamais avancer avec humilité, vous ne pourrez jamais marcher dans l’unité, vous ne pourrez jamais marcher dans la sagesse sans être alimenté par l’Esprit de Dieu. La vie de Dieu dans notre âme est la seule chose qui puisse produire cette sorte de vie, voyez-vous. Si ce n’était pas vrai, alors les personnes non régénérées pourraient vivre ainsi !Donc là se trouve le coeur de la question, au verset 18. Il nous ouvre des horizons de compréhension immenses. Et, en passant, je pense qu’il faut vous dire que si vous n’obéissez pas au chapitre 5, verset 18, vous êtes le plus stupide qui soit ! Au verset 15, il dit : « Faites bien attention à la façon dont vous vous conduisez ; ne vous comportez pas comme des fous mais comme des sages. » Et le plus idiot de tous serait celui qui essayerait de marcher dans une unité humble, une manière de vivre unique, de marcher dans l’amour, de marcher dans la sagesse, d’accomplir la volonté de Dieu, et de le faire dans la chair, voilà le plus sot de tous. Un chrétien doit le faire par la puissance du Saint-Esprit.

Alors, que signifie être rempli de l’Esprit ? Eh bien, de nombreuses personnes sont déconcertées à ce sujet. Certains pensent que l’on reçoit une décharge électrique divine. Certains pensent que c’est ce qui arrive quand on parle en langues, et vous savez, il y a ceux qui disent : « Alors, avez-vous été rempli de l’Esprit ? » C’est comme s’ils vous isolaient. Il y a les chargés et les non chargés. Si vous avez passé par une sorte d’expérience extatique, vous l’avez ; si ce n’est pas le cas, vous ne l’avez pas, et vous savez, il y a beaucoup de variantes et de discussions sur ce concept. D’un côté il y a ceux qui disent que c’est quand vous êtes en transe extatique, et, de l’autre, ceux qui approchent le sujet très stoïquement et le reconnaissent seulement comme étant la présence du Saint-Esprit, etc. – cela n’a que peu d’impact sur quoi que ce soit de concret. Ces deux vues sont fausses. Ce n’est pas quelque chose de stoïque et ce n’est pas une décharge extatique. Ce n’est ni l’un ni l’autre. La plénitude du Saint-Esprit est une réalité très profonde et nous voulons la comprendre du mieux que nous pouvons, alors que nous partageons ces choses ce matin.

Ainsi, examinons trois points, juste pour nous donner un cadre de ce que nous allons dire. Nous allons examiner le contraste, l’ordre, et les conséquences. En fait nous avons déjà vu le contraste, nous verrons les conséquences la prochaine fois, donc aujourd’hui nous allons nous concentrer sur l’ordre lui-même, et c’est : « Soyez remplis de l’Esprit.» Voilà l’ordre. Permettez-moi seulement de mentionner le contraste, pour vous qui auriez oublié ou qui n’étiez pas là.

Premièrement, le contraste du verset 18 : « Ne vous enivrez pas de vin, cela mène à la asotia » – ou la dissipation, la débauche ou une maladie désespérée et incurable – c’est là que ça mène – « mais soyez remplis de l’Esprit. » Il y a le contraste entre l’ivrognerie et la plénitude de l’Esprit. Et nous avions essayé de vous faire remarquer ces dernières semaines que l’ivrognerie était une méthode utilisée dans les religions païennes pour induire une soit disant communion avec les divinités. Autrement dit, il ne parle pas en priorité d’un problème social, bien que c’en soit certainement un. Avant d’être chrétien il vous arrivait de vous enivrer. Depuis que vous êtes devenu chrétien, vous ne devriez plus le faire. C’est vrai dans le cadre social. Mais il se concentre réellement sur un problème théologique. Les païens s’enivraient et pensaient ainsi entrer dans une conscience religieuse de haut niveau et être en communion avec les dieux.

Et quand je veux dire qu’ils s’enivraient, ils étaient vraiment complètement ivres. Même ils vomissaient pour pouvoir boire encore plus et on a même trouvé en archéologie des endroits avec des fosses creusées exprès dans ce but-là. Ils provoquaient une idiotie d’ivrognerie dont ils croyaient qu’elle les élèverait pour communier avec les dieux, et l’apôtre Paul fait un contraste frappant en disant « vous communiez avec Dieu, vous vivez votre culte avec des psaumes et des hymnes et des cantiques spirituels, vous vivez votre vie d’épouses soumises à leur mari, et de maris aimant leur femme, etc. Tout cela vous le faites non parce que c’est provoqué par l’ivresse, mais parce que c’est produit par la plénitude de l’Esprit de Dieu ». Vous voyez, c’est tout à fait différent.

Paul fait remarquer que nous trouvons notre joie et notre allégresse, nous trouvons notre communion avec Dieu, nous trouvons la base de notre adoration, la motivation de notre liturgie, si on veut l’appeler ainsi, parce que nous sommes remplis du Saint Esprit. Leur liturgie débauchée, mauvaise, vile, orgiaque, de musique malsaine, connectée à de la danse malsaine, associée à l’immoralité sexuelle, tout cela était induit par l’ivrognerie. Notre vraie adoration, notre belle musique, notre communion avec Dieu est produite par la puissance du Saint Esprit. C’est ainsi que le flagrant contraste entre l’adoration ivre, et orgiaque des systèmes païens et la beauté inspirée de l’Esprit de l’adoration du vrai Dieu est dans l’esprit de Paul et qu’il dit qu’en tant que chrétien, tu dois abandonner cela et tu dois venir à ce point d’être rempli de l’Esprit.

Or, c’est un contraste courant dans l’Ecriture. Regardez Luc 1 :15, par exemple. Il dit dans Luc 1 :15, concernant Jean-Baptiste, et nous avons parlé de cela abondamment dans un message précédent. « Car il sera grand devant le Seigneur, » et voici une des choses qui le caractérisera : « il ne boira ni vin ni boisson alcoolisée, et il sera rempli de l’Esprit Saint dès le sein de sa mère.» Voilà le même contraste. Il ne sera pas un buveur ; il sera plein du Saint Esprit. Ses attitudes religieuses ne seront pas guidées par du vin ou des boissons fortes mais par l’Esprit de Dieu. Il ne sera pas influencé intérieurement par la boisson, mais par l’Esprit de Dieu. Il ne sera pas motivé par ce que l’alcool fait à son cerveau, mais par ce que l’Esprit de Dieu fait à son esprit. Autrement dit, il sera guidé par l’Esprit de Dieu contrairement à ce qui guide tant de gens dans l’ivresse.

Regardez Actes chapitre 2, et vous retrouverez ce même contraste. Le jour de la Pentecôte, vous vous souvenez, il est dit au chapitre 2, verset 4, qu’ils furent tous remplis du Saint Esprit. « Ils furent tous remplis du Saint Esprit et se mirent à parler en d’autres langues comme l’Esprit leur donnait de s’exprimer. » Les disciples se trouvaient là et ils se mirent à parler dans ces langues et au verset 9, il y a même la liste des noms de toutes ces langues variées, de même qu'aux versets 10 et 11 et ils parlaient des merveilleux actes de Dieu dans des langues qu’ils n’avaient pas apprises. Le Seigneur leur a donné cette capacité miraculeusement, et c’est un fait qu’à ce moment-là, quand ils ont été remplis de l’Esprit le jour de la Pentecôte, c’est ce qui est arrivé. Donc, remplis de l’Esprit, ils ont fait cela.

Mais les gens – au verset 12 – « Tous remplis d’étonnement et ne sachant que penser, ils se disaient les uns aux autres : ‘Qu’est-ce que cela veut dire ?’ Mais d’autres se moquaient et disaient : ‘Ils sont pleins de - gleucos - vin doux.’ » C’est tous simplement encore une orgie païenne, tout à fait typique des non Juifs, une sorte d’activité religieuse, vous voyez. Ils voyaient cela et pour un Juif ce serait quelque chose de dégoûtant, des non Juifs qui activaient leur adoration par l’ivrognerie. Ce n’est que ça ! Ils se sont abaissés jusqu’à une sorte d’adoration non juive ; ils se sont abaissés jusqu’au paganisme ; ils ont exprimé leur adoration de Dieu de cette manière inacceptable et c’est une moquerie. Autrement dit : ils ont dû décider de s’enivrer.

Gleucos était du vin nouveau. Ils disent : « Il est encore tôt le matin et ils sont déjà sous l’effet du vin nouveau. » Ils se moquent d’eux. « Voyez-vous ça, ils ont produit cette ivresse, ce sont des actes typiquement païens. » Alors ils se moquent d’eux ! Puis ils disent : « Qui va vouloir écouter ce qu’ils ont à dire ? » Pierre se lève et dit, au verset 15 : « Ces gens ne sont pas ivres comme vous le supposez.» Ce n’est pas de l’ivresse ; c’est qu’ils sont remplis de l’Esprit. Mais le monde dans sa stupidité ne sait parfois pas voir la différence entre l’expression d’un culte païen et ce qui se passe vraiment. Et la comparaison est utilisée plusieurs fois.

Revenons maintenant à Ephésiens 5:18, où nous trouvons de nouveau cette comparaison. « Ne vous enivrez pas de vin, ce qui mène à la débauche, mais soyez remplis de l’Esprit. » Je suis certain que Paul avait à l’esprit le récit de la Pentecôte. Je suis sûr qu’il regarde en arrière et qu’il pense à cette même chose, ce même jour où les apôtres et les disciples ont été remplis de l’Esprit de Dieu. Ils faisaient des choses que les autres ont pris pour de l’ivresse et la pratique d’un style d’adoration païenne. Donc voilà le contraste.

Examinons maintenant l’ordre, sur lequel nous passerons du temps, c’est une vérité formidable. Beaucoup d’entre vous la connaissent et vous l’avez déjà étudiée auparavant, mais beaucoup d’autres ne l’ont pas fait, certains sont nouveaux ici donc nous voulons utiliser notre temps à partager ces choses avec vous. C’est un ordre formidablement riche. Regardez au verset 18 : « Ne vous enivrez pas de vin, ce qui mène à la débauche, mais soyez remplis de l’Esprit. » Ce qu’il dit est ceci : voilà quelque chose que j’exige de vous, c’est un ordre. Dans la langue grecque il existe un mode indicatif qui est la déclaration d’un fait, et un mode impératif, qui est un ordre – ici il s’agit de l’impératif. « Soyez constamment remplis de l’Esprit.» C’est un ordre pour le croyant. Ce n’est pas une option, ce n’est pas une suggestion ; Dieu n’a que très rarement ou même jamais fait de suggestions. Il donne des ordres et Il déclare des faits ; Il ne fonctionne pas par des suggestions. En fait, avec Dieu, il y a très peu d’options. Il n’y en a pas ici, c’est un ordre.

Et vous savez, cela m’inquiète de voir beaucoup de soi-disant chrétiens ne jamais savoir ce que c’est que d’être remplis de l’Esprit. Savez-vous que certains chrétiens n’ont jamais accepté pleinement ce principe ? Tous, nous fautons par moment en ne le mettant pas en pratique, mais cela n’en fait pas moins un ordre. Cela me fait réellement souci parce qu’aujourd’hui, vous savez, beaucoup de matériel d’étude et de littérature sont publiés, beaucoup de discussions ont lieu sur le fait que vous pouvez être chrétien et ne jamais vous embarrasser d’aucune de ces choses. Il émerge une sorte de nouvelle catégorie médiane. D’un côté vous avez l’homme naturel, non sauvé, non régénéré, sur le chemin de l’enfer. De l’autre vous avez le chrétien spirituel, qui aime la Parole, qui aime le Seigneur, Lui obéit, marche dans la vérité, marche dans les commandements, marche dans la lumière. Et au milieu vous avez cette nouvelle boîte où vous pouvez mettre des gens. Ce sont des gens sauvés, mais indifférents, vous savez ? On les a sortis de l’enfer mais on ne les mettra jamais dans la moindre sorte de christianisme. Je dirais qu’ils sont comme non engagés.

Hier je lisais un article d’un théologien en vue qui dit que ces gens sont ceux qui sont sauvés mais ne marchent jamais dans la lumière. - Personnellement je ne comprends pas cela ; je ne peux pas tout à fait le comprendre. Si vous êtes sauvé des ténèbres pour entrer dans le Royaume de Son cher Fils, et si vous marchez dans la lumière comme Il est dans la lumière, je ne sais pas ce que cela est censé signifier. - Mais de toute façon, ce qu’il disait c’est que ces gens viennent, sont sauvés, mais ils ne sortent jamais des ténèbres. Ils sont sauvés mais il ne se passe jamais rien, et on a fait une petite boîte pratique où on a le naturel, le spirituel et le charnel. On entasse tout le monde là-dedans et on peut dire : « Bon, c’est bon pour vous, vous êtes sauvé, vous irez au ciel. Peu importe si vous ne choisissez pas d’avancer dans la vie chrétienne, vous savez, tout ira bien pour vous quand même. Vous n’allez pas perdre votre salut. Vous allez valser au ciel, vous n’aurez pas une place aussi grande que le reste d’entre nous, mais tout ira bien. C’est le ciel, après tout ! » Et voilà cette catégorie confortable mais avec Dieu les choses ne marchent pas comme ça.

Le Seigneur ne dit pas : « Maintenant, si tu veux être parmi les engagés, alors fais ceci. Si tu veux seulement être dans la boîte des charnels, c’est un choix possible. » Dieu n’agit pas ainsi. Il y a une règle que Dieu a établie et je ne pense pas que la Seigneurie de Christ est optionnelle. Je crois qu’elle est essentielle à la foi qui sauve. Et je ne veux pas empiler des gens dans une petite boîte confortable qui dit que vous pouvez être chrétien et ne rien faire. Ecoutez, le Seigneur nous a commandé d’être remplis de Son Esprit. Tout ce qui est moins que ça ne vaut rien, c’est de la désobéissance pure, et si votre vie est caractérisée par cette sorte de désobéissance, 1 Jean dit que vous n’êtes pas chrétien, quoi que vous en pensiez. Donc mes amis, c’est crucial ! Les vrais chrétiens dont la foi est réelle ne seront pas heureux de nier la Seigneurie de Christ. Les vrais chrétiens dont la foi est réelle ne seront pas heureux de nier la plénitude de l’Esprit de Dieu. Ils ne se contenteront pas de vivre confortablement dans une boîte pour gens charnels où ils ne pourraient dire que « Eh bien, je suis de ceux qui ne choisissent pas de passer au stade deux. » Non ! Je crois que c’est un ordre, et je crois que c’est un ordre parce que Dieu dit qu’il est lié à chaque croyant, et que la seule chose à faire avec un ordre de Dieu est de lui obéir.

Maintenant, parlons plus précisément du sens de « être rempli ». Qu’est-ce que cela signifie ? D’accord ? Qu’est-ce que cela signifie ? Je vais vous donner quelques pensées ici que vous trouverez, je l'espère, fascinantes. J’aimerais vous donner des bases claires, d’accord ? Alors commençons à la base. Premier point : tout chrétien possède le Saint-Esprit dans Sa plénitude, vous avez compris ? Tout chrétien possède le Saint-Esprit.

Récemment, j’ai entendu un chrétien dire : « Oh, vous savez, cela fait longtemps que je suis chrétien et je viens de découvrir que je n’avais pas le Saint-Esprit. Et, depuis que j’ai demandé à Dieu, Il m’a donné le Saint-Esprit, et tout a changé. » C’est ça, vous êtes chrétien depuis longtemps mais vous n’aviez pas le Saint-Esprit... Eh bien, vous savez, que cette personne soit bénie, j’ai entendu ce qu’ils disaient, et je comprends qu'ils ont découvert dans leur vie ce que l'obéissance peut faire.

Le fait est que tout chrétien, du moment où il croit, possède le Saint-Esprit. Il n’existe pas de chrétien dépourvu du Saint Esprit. Voyez-vous, c’est la vie de Dieu en vous qui est la réalité qui sauve. Lorsque vous devenez un enfant de Dieu, Dieu vient résider en vous par Son Saint-Esprit. Il n’existe rien de tel qu’un chrétien sans l’Esprit de Dieu.

Laissez-moi vous montrer cela. Regardez à Romains 8 :9. Je vais essayer de l’approcher sous un angle un peu différent, mais Romains 8 :9 est un verset de l’Ecriture fascinant. En passant, le plus souvent, le mot « charnel » ou « de la chair » est utilisé dans la Bible, pour parler des personnes non sauvées, des non chrétiens. Et ici il y a une bonne illustration. Il dit au verset 7 que «l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas. Or, ceux qui vivent selon la chair » – ou charnellement- « ne sauraient plaire à Dieu. » (Louis Segond 1910) Ici, charnel veut dire non sauvé ; il dit ici que si vous êtes charnel, vous n’êtes pas sauvé. Des gens disent : « Bon, je ne suis qu’un chrétien charnel. » Vous pourriez être en réalité un chrétien charnel à la 1 Corinthiens 3, ou vous pourriez être charnel, point barre, à la Romains 8, et même ne pas être sauvé du tout. Donc si vous êtes à l’aise avec votre manière d’être charnel, vous feriez bien de vous examiner vous-même pour voir si vous êtes réellement sauvé, car il est tout aussi possible que vous soyez charnel, Romains 8, plutôt que charnel, 1 Corinthiens 3.

Il peut exister des chrétiens qui agissent charnellement, mais la vie selon la chair est en général caractéristique des non croyants. Ils sont en rébellion contre Dieu, ils ne se soumettent pas à la loi de Dieu, ils ne peuvent pas plaire à Dieu. Mais – verset 9 – « Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’Esprit. » (Segond 1910) Si vous êtes chrétien, vous êtes dans l’Esprit. Si vous êtes chrétien vous ne vivez pas dans la chair.

Maintenant regardez à la fin – il dit : « Si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. » (Louis Segond 1910) Autrement dit, vous êtes, - si vous êtes un chrétien – vous êtes dans l’Esprit, parce que l’Esprit de Dieu demeure en vous, et puis tout à la fin du verset, « Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne Lui appartient pas. » Vous voyez ? Si vous n’avez pas le Saint-Esprit, ce n’est pas que vous soyez charnel, ce n’est pas que vous ne L’avez pas encore ; vous n’êtes pas sauvé. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il n’appartient pas à Christ. A l’inverse, si quelqu’un appartient à Christ, il a l’Esprit de Christ, vous voyez ? C’est une simple affirmation. La fin du verset 9 :« Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne Lui appartient pas.» « Et si Christ est en vous » - verset 10, vous voyez ? Autrement dit, si vous êtes chrétien, avec Christ en vous, vous avez le Saint-Esprit.

J’aimerais que vous compreniez cela dès le début. Certains parmi vous sont de jeunes chrétiens et vous pourriez ne pas le comprendre. En tant que chrétien, vous possédez le Saint-Esprit et Il est là dans Sa plénitude, Il est là en totalité. Il n’y a pas de doses. Vous ne le recevez pas par petits morceaux. Vous n’avez pas besoin de dire : « Oh Dieu » – j’ai entendu des gens dire cela – « donne moi davantage de Ton Esprit.” Il n’y a rien de plus à recevoir. Il ne vient pas par unités. Il est là entièrement. Chaque croyant possède le Saint Esprit.

Maintenant regardez à 1 Corinthiens 12:13, un autre verset important traitant de la même réalité. Première lettre aux Corinthiens chapitre 12, verset 13. Nous avons ici la même insistance, et je trouve très intéressant de savoir que les Corinthiens étaient des chrétiens charnels. Ce qu’ils avaient de charnel, ils l’avaient en tant que chrétiens. C’étaient des chrétiens qui vivaient comme s’ils ne l’étaient pas, dans bien des cas, et je suis sûr que certains d’entre eux n’étaient pas chrétiens du tout, ils faisaient semblant. Mais il dit à ceux-là, bien qu’ils soient des pécheurs, même des pécheurs chrétiens, il dit : « Nous avons tous, en effet été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit. » (Second 1910) Il faut mieux laisser le mot « dans ». Nous « avons tous été abreuvés d’un seul Esprit. » Tous les chrétiens sont inclus dans l’Esprit. Tous les croyants ont été baptisés dans le corps de Christ.

Mes amis, que je vous dise tout de suite que le baptême de l’Esprit n’est pas une expérience. Le baptême de l’Esprit n’est pas expérimental. Vous ne le sentez pas, vous ne savez pas qu’Il arrive, vous ne pouvez pas l’expérimenter. Rien ne vous arrive, au sens physique, quand cela se passe, parce que, ici, il nous est dit que nous avons été baptisés par un seul Esprit dans le corps de Christ. Le baptême de l’Esprit de Dieu est l’acte par lequel le Saint Esprit vous met dans le corps de Christ lorsque vous croyez. C’est une réalité théologique, ce n’est pas une expérience. C’est un acte par lequel Christ, le baptisant, par le moyen du Saint Esprit, vous place dans le corps. Ainsi quand vous êtes sauvé, vous êtes placé dans le corps de Christ, puis la fin du verset dit : « et vous buvez l’Esprit. » C'est-à-dire que vous prenez le Saint Esprit en vous. Chaque chrétien, est-il dit ici, a été baptisé, et a été abreuvé d’un seul esprit. Aucun chrétien ne vit sans le Saint Esprit. Aucun ! Nous possédons tous le Saint Esprit.

Revenons maintenant au chapitre 6, verset 19. 1 Corinthiens 6 :19. Ici, il parle aux Corinthiens de leur immoralité. Ils commettaient la fornication, ils couchaient avec des prostituées, ils commettaient toutes sortes de mauvaises et viles choses, et Paul leur dit : « Quoi ?» Et on pourrait s’attendre à ce qu’il dise « Pourquoi ne recevez-vous pas le Saint Esprit pour que vous puissiez nettoyer vos vies ? » Mais il ne dit pas cela. Ils ne dit pas : « Vous, chrétiens, ce dont vous avez besoin c’est du Saint Esprit. Car si vous receviez juste le Saint Esprit, vous n’auriez pas ce problème. » Non, il ne dit pas ça. Au contraire, il dit ceci : « regardez – il ne dit pas « si vous obteniez juste le Saint Esprit vous n’agiriez pas ainsi. » Il dit : «  Vous feriez mieux d’arrêter d’agir ainsi parce que vous profanez le Saint Esprit qui est déjà là. » Vous voyez ? « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit ? Ne savez-vous pas que vous profanez l’Esprit de Dieu qui est en vous ? » Vous voyez, même lorsqu’un chrétien vit dans le péché, le Saint Esprit est encore là. Voyez-vous de quoi il s’agit ? Il est encore là, mais Il est simplement souillé là. Ou bien, si vous voulez Ephésiens 4 :30, il est dit : « N’attristez pas l’Esprit de Dieu. » Ou 1 Thessaloniciens 5 :19 : « N’éteignez pas l’Esprit. » Vous pouvez éteindre l’Esprit. Vous pouvez verser l’eau de votre péché sur Son feu de sainteté. Vous pouvez attrister l’Esprit.

A propos, l’Esprit, c’est Lui, ce n’est pas un mot neutre. C’est une personne, et Il peut être chagriné, Il est triste, et Il est en agonie à cause de notre péché, et Il est profané lorsque le temple qui est notre corps est sali.

Donc vous voyez, chaque croyant possède l’Esprit, « Si quelqu’un n’a pas l’Esprit, il ne lui appartient pas. » Tout croyant est baptisé dans le corps et boit de l’Esprit. Tout croyant est le temple de l’Esprit de Dieu. Galates 2 :20 le dit autrement. Il dit « J’ai été crucifié avec Christ, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit » – où ? – « en moi. » Vous voyez ? « L’Esprit de Christ vit en moi. » Regardez à Jean chapitre 7.

Vous savez, lorsque j’ai compris pour la première fois cette doctrine, elle a été pour moi la plus époustouflante vérité imaginable : que le Dieu de l’univers, Dieu le vrai Dieu, Dieu Lui-même, souverain, tout puissant et majestueux, puisse venir résider dans mon corps, c’était une vérité inconcevable pour moi. Quelle pensée ! Et c’est exactement la vérité du Nouveau Testament. Dans Jean 7: 37 « Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, debout, s’écria : ‘Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de lui, comme l’a dit l’Ecriture.’ » Or qui reçoit les fleuves d’eau vive ? Celui qui croit, quiconque croit, quiconque vient et dit « J’ai soif et je veux boire, » et reçoit Christ, reçoit les fleuves d'eau vive. Et quels sont ces fleuves d’eau vive ? Verset 39 : « Il dit cela à propos de l’Esprit que devait recevoir ceux qui croiraient en lui. »

Arrêtons-nous ici. Qui reçoit l’Esprit ? Ceux qui quoi ? Croient. Vous voyez, c’est l’acte tout simple de la foi qui sauve, qui vous donne le Saint Esprit. Il devient le fleuve d’eau vive, et Il prend résidence permanente dans nos vies. Et vous ne pouvez jamais perdre cela. L’Esprit a une résidence permanente dans la vie du croyant. C'est pour cela – écoutez bien - c’est pour cela que parmi tous les ordres du Nouveau Testament – et il y en a une foule – parmi tous les ordres du Nouveau Testament – écoutez cela – il n’y en a jamais un qui ordonne d’être baptisé de l’Esprit. Jamais, jamais ! Il y a sept références au baptême de l’Esprit dans le Nouveau Testament. Aucune n’est au mode impératif, aucune n’est un ordre. Il ne vous est jamais ordonné d’être baptisé de l’Esprit parce que le baptême par l’Esprit se fait quand vous êtes placé dans le corps de Christ, et cela arrive au moment où vous êtes sauvé.

Deuxièmement, nulle part dans le Nouveau Testament il ne vous est ordonné d’être habité par l’Esprit. Jamais. C’est aussi une promesse déjà garantie. Il ne vous est jamais ordonné d’être scellé par l’Esprit ou gardé ; cela aussi est un don de Dieu. Ephésiens 1, vous avez déjà été scellé, vous avez déjà été baptisé, vous avez déjà été habité. Ces choses ne sont jamais données sous forme d’ordres. L’ordre est celui-ci, Ephésiens 5 :18 : « Soyez » - Quoi ? “remplis de l’Esprit.” C’est différent ! Pas habités, baptisés ou scellés, mais remplis. Vous direz : « Alors, qu’est-ce que cela veut dire? »

Eh bien, tout d’abord, c’est tout à l’opposé de l’activité païenne, et de l’extase païenne, mais le verbe veut dire ceci – laissez-moi vous donner la forme verbale dans son sens littéral, puis je vous montrerai ce que cela indique. Cela veut dire – le temps présent dit « soyez » - c’est un passif – « soyez en train d’être maintenus remplis par l’Esprit. » Et l’idée d’être maintenu indique la constance, « soyez en train d’être constamment remplis. » Vous ne dites pas, « oh, je suis rempli de l’Esprit. C’est fait, je suis fourni pour le reste de ma vie. » Soyez toujours en train d’être remplis, moment par moment, à tout moment. Vous voyez ? Jour après jour après jour après jour après jour. Ce n’est pas une fois pour toutes, on ne zappe pas pour l’avoir ici et là, aujourd’hui, ou l’année prochaine; c’est constant, moment par moment par moment par moment, vous voyez ? Soyez continuellement en train d’être remplis. C’est un passif ; c’est que quelque chose vous remplit, vous ne vous remplissez pas vous-même, vous recevez l’action, et c’est l’Esprit de Dieu, l’Esprit de Dieu qui vous remplit. C’est au temps présent, soyez constamment, temps présent, en train d’être continuellement remplis par l’Esprit de Dieu.

Vous pouvez être baptisé dans le corps, vous pouvez être habité par l’Esprit, vous pouvez être scellé par l’Esprit pour le jour de la rédemption, mais vous savez quoi ? Vous pouvez vivre votre vie chrétienne dans la défaite si vous ne savez pas ce que signifie vivre l’expérience d’être-à-tout-moment-en-train-d’être-continuellement-remplis-par-l’Esprit-de-Dieu. Cela exprime l’idée d’une œuvre continuelle et constante. Ce n’est pas une deuxième expérience qui suffit pour le reste de votre vie. Que j’aie été rempli de l’Esprit il y a cinq minutes ne vaut pas pour maintenant. Non ! Que je sois rempli de l’Esprit demain ne vaut pas pour aujourd’hui. C’est tout le temps, continuellement.

Or, quand on parle de remplir quelque chose, on pense à un verre, vous savez, on le remplit, ou bien à une boîte où l’on met quelque chose, ou à un container dans lequel on jette quelque chose. Mais ici ce n’est pas cette idée-là. Laissez-moi vous donner trois concepts où vous raccrocher. Le mot est utilisé pour du vent qui rempli une voile, la gonfle et fait avancer un bateau. Vous savez, quand on dit que les voiles sont pleines de vent ; et ceci est dans l’esprit de Paul comme première pensée, d’être poussé. Etre poussé – pensée magnifique. Etre emmené, avoir la poussée de votre vie et l’énergie de votre vie, et la pression de votre vie venir de la puissance de l’Esprit de Dieu. Autrement dit, vous n’avancez pas par votre propre énergie, vous n’avancez pas par votre propre chair, vous n’avancez pas avec vos propres idées, vous n’allez pas vers vos propres idéaux, vous ne produisez pas votre propre volonté, vous êtes poussé en avant sous le souffle de l’Esprit de Dieu. Vous êtes emmené le long du chemin qu’Il veut que vous preniez. C’est, dans un sens très réel, presque comme pour ceux qui ont écrit la Bible, qui ont été poussés à le faire par l’Esprit de Dieu.

C’est comme si vous n’étiez qu’un bâton dans un petit ruisseau. Avez-vous jamais observé un bâton? Quand vous étiez petit, vous jetiez un bâton dans un ruisseau et puis vous courriez pour le voir arriver plus bas. Vous êtes emporté par l’Esprit de Dieu. Vous êtes poussé comme un bateau à voile dans le vent. C’est une des idées. Etre rempli de l’Esprit, c’est être poussé jour après jour, moment par moment, d’une entreprise à l’autre, d’une pensée à l’autre, d’un mot à l’autre, d’une action à l’autre, par la puissance de l’énergie de l’Esprit de Dieu. Donc il y a l’idée d’une pression, une pression qui vous emporte dans la volonté de Dieu.

La seconde idée est celle d’imprégnation. Pleroo est parfois utilisé pour quelque chose qui imprègne, et je crois qu’une bonne illustration de cela est le sel. Le sel imprègne. En fait, il imprègne si bien que si vous en mettez assez sur quelque chose, il va le conserver, n’est-ce pas ? Mais si vous voulez manger quelque chose et que vous mettez du sel dessus, il donnera du goût. Il pénètre dans tout le morceau, et le tout a du goût. J’ai aussi utilisé l’illustration d’une pastille effervescente, si vous avez lu mon petit livre intitulé Trouvé : La volonté de Dieu, vous aurez vu ce principe de la pastille effervescente Fizzie. Les Fizzies étaient une sorte d’Alka-Seltzer aromatisé, d’à peu près la taille d’un Alka-Seltzer, sauf qu’ils étaient faits au raisin, à l’orange, aux extraits végétaux, à la cerise etc., et c’était aromatisé, vous savez. Vous en preniez quelque uns, vous les mettiez dans un verre d’eau, ça faisait « pschitt », comme un Alka-Seltzer, et toute l’eau était imprégnée du goût. Si vous aviez un Fizzie au raisin, tout votre verre d’eau avait le goût de raisin, c’était de l’eau aromatisée. Pleroo est utilisé dans ce sens-là.

C’est dans ce sens que l’Esprit de Dieu donne du goût à votre vie, de manière que vous ayez le goût de l’Esprit de Dieu, ainsi quand des gens vous approchent, le goût de votre vie est celui de Dieu, quand quelqu’un est avec vous c’est comme être avec Dieu, vous voyez ? Donc il y a l’idée de la poussée qui vous fait avancer, et il y a l’idée d’imprégnation, de manière que quand quelqu’un est avec vous, il peut penser avoir été avec Jésus. Parce qu’Il aromatise votre vie. Troisièmement, la pensée dominante pour moi, particulièrement en comparant avec le récit de l’évangile, l’idée dominante de l’usage de pleroo est qu’il parle de contrôle, de contrôle total. C’est cette idée-là. On a l’idée d’avancer, on a l’idée d’imprégnation, mais l’idée de contrôle est la clé.

Voyons si je peux vous illustrer cela. Dans le récit de l’évangile, chaque fois que l’auteur veut parler de quelqu’un qui est simplement dominé par une émotion, il utilise le mot pleroo, qui est utilisé ici. Ainsi, dans Jean 16 :6, il est dit qu’ils ont été « remplis de tristesse.» Autrement dit, leur chagrin est tel qu’il ne peut pas être compensé par du bonheur et ils étaient simplement et totalement remplis de tristesse.

Laissez-moi vous donner une illustration pour vous aider à comprendre cela. La plupart du temps, on peut équilibrer les choses dans notre vie, n’est-ce pas ? Prenez le concept du chagrin. Par exemple on peut avoir une échelle pour le chagrin et à côté, une échelle pour le bonheur, d’accord ? Et on avance dans la vie, avec un petit chagrin par ici, puis on pense à quelque chose d’heureux, vous voyez. Ou bien : « Oh, cela ne va pas trop bien à la maison, je crois que je vais aller au bureau, j’y serai mieux. » « Non, ça ne va pas trop bien au bureau, je crois que je vais retourner à la maison. » On essaie d’équilibrer les choses. Vous savez, on parle de choses tristes. Nous ne voulons plus en parler, « Parlons de choses plus joyeuses, » Mais de temps en temps, nous ne pouvons pas maintenir cet équilibre, vous savez ? La personne que nous aimons le plus au monde meurt, comme ça, tout à coup, vous voyez ? Et d’un coup l’échelle est au plus bas pour le chagrin, et rien de ce que quiconque dira, ou fera, ne peut ôter cette tristesse. On en est rempli – et c’est là qu’on utiliserait ce mot. Le chagrin domine tout.

De l’autre côté, vous avancez dans la vie, du bonheur par ci et de la tristesse par là. Tante Martha meurt et vous laisse cinquante mille euros. Ça monte en flèche du côté joie, et peu importe ! « Tout peut s’écrouler – j’ai $50,000, youpi ! » Vous voyez, vous ne vous y attendiez pas du tout, et tout à coup vous êtes rempli de joie, et c’est le concept de ce mot. Vous êtes totalement dominé par la joie et vous n’avez pas besoin d’équilibre. Les choses plus tristes autour de vous ne vous intéressent pas du tout ; vous êtes heureux. Et c’est comme ça avec la vie, vous savez ? Beaucoup de choses qui nous sécurisent et des choses qui nous effraient, nous font peur, et nous supportons un moment – oh ! vous savez, un mari a une augmentation et on achète une nouvelle maison, et les enfants vont bien, et nous nous sentons si … – nous nous sentons complètement en sécurité.

De l’autre côté, un désastre survient, terrible, nous sommes effrayés à mort. Vous savez, c’est le milieu de la nuit, et quelqu’un gratte près de la fenêtre –ho là, vous voyez ? Vous savez, ça c’est pleroo. C’est être contrôlé à tel point par cette émotion que vous ne pouvez plus garder l’équilibre. Vous en êtes sorti, vous êtes hors de contrôle ; vous êtes contrôlé par ce qui influence votre pensée et vos émotions.

Or il en va de même avec notre façon de vivre la vie chrétienne. Voilà comment la plupart d’entre nous avançons : Il y a un peu de soi ici, et le Saint Esprit là. Nous disons : un peu pour soi, un peu pour le Saint Esprit – oh, juste un petit peu pour moi, et puis peu à peu … tout à coup, à un moment donné, nous nous soumettons à l’Esprit de Dieu, et totalement le moi disparaît et nous sommes remplis de l’Esprit. Tout est contrôlé par Lui, toutes nos émotions, tous nos actes volontaires, tous nos mécanismes de pensée. Voilà ce que veut dire être rempli de l’Esprit, vous voyez. C’est le cœur de l’affaire. C’est l’idée d’être poussé pour avancer, c’est l’idée d’être imprégné pour avoir le goût de Jésus-Christ, mais c’est aussi l’idée d’être contrôlé par Lui, par une ferme main de contrôle.

Laissez-moi encore vous donner une illustration. Regardez dans Matthieu 4 :1. « Puis Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert pour être tenté par le diable. » Ici, c’est le Saint Esprit qui agit dans la vie de Jésus, et le Saint Esprit, est-il dit, emmena Jésus. Il emmena Jésus, correct ? Maintenant allons à Luc 4 :1. Il emmena Jésus, dans Matthieu 4:1 vers la tentation, en Luc 4:1 nous avons le même incident, la tentation, la même situation, mais ici il dit – attention – « Jésus, rempli du Saint Esprit, revint du Jourdain. Il fut conduit par l’Esprit dans le désert. » Mais quelle était la condition par laquelle l’Esprit l’a conduit ? Comment était-il ? « Rempli du Saint Esprit. » Vous voyez ce qu’être rempli du Saint Esprit veut dire? Cela signifie être conduit par l’Esprit, être contrôlé par l’Esprit.

Maintenant si nous allions à Marc chapitre 1, le même sujet est traité, la tentation de Jésus, et dans Marc 1 :12 il est dit : « Aussitôt l’Esprit » - et il utilise le mot ekballo –  «poussa Jésus dans le désert. » Et c’est vraiment un mot très fort. Il L’a conduit dans le désert ; Il L’a poussé dans le désert. Autrement dit, Jésus Lui-même était sous la puissance de l’Esprit de Dieu de sorte que l’Esprit de Dieu L’a emmené là où Il voulait qu’Il aille. Il était contrôlé par l’Esprit de Dieu, et c’est pourquoi plus tard, quand des gens sont venus vers Jésus en disant : « Ce que tu fais, tu le fais par la puissance de Satan, » Il a dit : « Vous blasphémez non contre moi, mais contre » - Qui ? – « le Saint Esprit. » Pourquoi ? Parce qu’Il avait soumis le contrôle de Sa vie à la puissance de l’Esprit de Dieu. Il était rempli de l’Esprit, et c’est pourquoi Il a été conduit par l’Esprit.

Ecoutez : Etre rempli de l’Esprit, mes amis, c’est la même chose. C’est l’idée d’être conduit par l’Esprit de Dieu, d’être poussé par l’Esprit de Dieu, d’être imprégné de l’Esprit de Dieu, d’être contrôlé par l’Esprit de Dieu. C’est toute la question. Et c’est ce dont nous parlons. Nous parlons de vivre notre vie sous le contrôle de l’Esprit de Dieu. Il est là, et si vous ne vivez pas ainsi, vous l’attristez d’une part, et vous l’éteignez de l’autre. Vous l’attristez – c’est ainsi qu’Il se sent triste personnellement, – vous L’éteignez, c’est ainsi que vous limitez ce qu’Il voudrait faire. Ainsi vous agissez vraiment négativement avec Sa personne, et négativement avec Ses objectifs. Et, en passant, à moins d’être rempli de l’Esprit de Dieu, vous ne servez à rien.

J’avais l’habitude d’utiliser l’illustration d’un gant. Si j’ai un gant là sur la table, et que je dis : « Gant, va jouer du piano. » Qu’est-ce que le gant va faire ? Un gant ne joue pas du piano, il reste là. Si je mets ma main dans ce gant et que je joue du piano, que se passe-t-il ? Une cacophonie !! Quel qu’ait été le morceau, j’ai laissé tomber après ma première audition, et j’ai fait du baseball. Mais vous savez, le gant, si vous y mettez la main le gant bouge. Le gant ne devient pas pieux pour dire : « Oh, doigts, montrez-moi où aller. » Il ne fait pas cela. Un gant ne se bat pas non plus contre vous en disant : « Main, réponds s’il te plaît » Non ! Le gant ne fait que bouger.

Eh bien, en tant que chrétien, vous êtes un gant et vous pouvez rester sur la table et marmonner jusqu’à votre mort, mais nous n’allez jamais faire quoi que ce soit pour Dieu jusqu’à ce que vous soyez rempli de Son Esprit. Parce qu’un gant ne peut rien faire sans une main, vous ne pouvez rien faire sans l’énergie de la plénitude de l’Esprit. Tout ce que vous essayez de tirer de vous-même seul est fait dans la chair et ne sert à rien ; au mieux c’est de la paille. Pas de l’or, ni de l’argent ni des pierres précieuses. Donc ce que l’Ecriture dit ici est que vous avez besoin d’être rempli de l’Esprit de Dieu pour être efficace. Pour accomplir la marche digne, la marche dans l’amour, la marche dans la lumière, la marche sage, pour tout faire pour Dieu, pour marcher dans la sagesse, vous devez être rempli de l’Esprit de Dieu, vous devez être imprégné par Sa personne, vous devez être porté par Sa puissance, et vous devez être contrôlé par Sa Présence.

Maintenant permettez-moi de vous montrer quelque chose. Vous savez, à moins d’être comme cela, vous êtes inutile au Seigneur. Je veux dire qu’Il ne peut rien faire de vous ; c’est une perte de temps. Fonctionner dans la chair ne rapporte absolument rien. Quand le Seigneur veut qu’un travail soit fait, Il utilise toujours quelqu’un qui est rempli de l’Esprit. Dans Actes chapitre 6 et verset 5, ils ont eu besoin d’hommes pour une tâche spéciale, et quelles étaient les qualifications ? Actes 6 :5, « Cette proposition plut à toute l’assemblée. Ils choisirent Etienne, un homme plein de foi et d’Esprit Saint. » Ils l’ont choisi parce qu’il était plein de foi et plein du Saint Esprit. Il est dit en Actes 7 :55 : « Mais Etienne, rempli du Saint Esprit, fixa les regards vers le ciel et vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu. »

Eh bien, je vous le dis, être rempli de l’Esprit vous transporte jusque au-delà de ce monde, n’est-ce pas ? Etre rempli de l’Esprit vous donne une vue de Dieu. Être rempli de l’Esprit vous détache de ce système. Être rempli de l’Esprit veut dire que je peux moins me préoccuper de ce qui m’arrive pourvu qu’Il soit glorifié. Il n’a fait que lever les yeux et il a vu la gloire de Dieu. C’est quelque chose de transcendant, une réalité transcendante. Vous sortez tout à fait de ce monde, de vos circonstances, de vos vicissitudes, vous sortez de toutes vos épreuves, pour voir Dieu, vous voyez ? Chaque fois que Dieu veut quelqu’un pour un travail, Il veut quelqu’un rempli de l’Esprit parce que cela peut redonner du souffle à l’homme qui est lapidé, et s’il n’était pas rempli de l’Esprit il ne serait pas capable de faire face.

Plus tard au chapitre 9, Il avait besoin d’un homme. Il avait besoin d’un homme appelé Saul, qui était un dur à cuire, franchement ! C’était un persécuteur de l’Eglise, mais le Seigneur l’a saisi et le Seigneur avait une condition de base pour lui au chapitre 9, verset 17. « Ananias partit. Une fois entré dans la maison, il posa les mains sur Saul en disant : ‘Saul mon frère, le Seigneur Jésus, qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais, m’a envoyé pour que tu retrouves la vue, et que tu sois » - Quoi ? « rempli du Saint Esprit. » « Saul, avant que tu commences ton travail, tu dois être rempli de l’Esprit, sinon il sera fait dans la chair. » Etre rempli de l’Esprit, mes amis, ce n’est que vivre chaque moment à la fois sous le contrôle du Saint Esprit, c’est tout. C’est une soumission ; c’est une soumission. C’est une vidange de moi-même pour que Lui puisse remplir, vous voyez ?

Plus loin vous trouvez, en allant au chapitre 11, verset 22, que le Seigneur avait besoin d’un homme appelé Barnabas pour aider un homme appelé Paul, et lorsque le Seigneur voulut choisir un homme appelé Barnabas, Il avait quelques conditions. Verset 22 : « Ils envoyèrent Barnabas. » Pourquoi lui ? Verset 24: « Car c’était un homme de bien » et quoi ? « plein d’Esprit Saint et de foi. » Je pense qu’il fallait qu’il en soit ainsi. Qu’est-ce que Dieu pouvait exiger d’autre ? Et plus loin, au chapitre 13 verset 9, vous trouvez : « Et Saul, appelé aussi Paul, rempli du Saint Esprit, fixa les yeux sur lui. » Ici, un peu plus tard, il est toujours rempli du Saint Esprit. Chapitre 13, verset 52 – j’aime ça – « Quant aux disciples, ils étaient remplis de joie et du Saint Esprit. » Et que s’est-il passé ? « A Iconium de même, Paul et Barnabas entrèrent dans la synagogue des Juifs, et ils parlèrent de telle manière qu’une grande foule de Juifs et de non Juifs » - quoi ? - « crurent. »

N’est-ce pas sublime ? Lorsque Dieu veut quelqu’un dans un ministère pour Son Eglise, lorsque Dieu veut quelqu’un pour un travail de missionnaire pionnier, quand Dieu veut quelqu’un pour gagner des gens à Christ, Il trouve quelqu’un – comment ? rempli de l’Esprit. Quelqu’un qui est porté dans la volonté de Dieu par la poussée de l’Esprit de Dieu, imprégné du parfum de Jésus Lui-même, et quelqu’un qui est complètement contrôlé par cette puissance. Voilà la règle que Dieu a établie, mes amis.

Vous direz : Bon, voilà ce que veut dire être rempli, mais quel est le moyen ? Comment suis-je rempli ? Donnez-le moi vite, et ce sera fait. Comment puis-je obtenir ce remplissage de l’Esprit, comment puis-je le savoir puisque c’est un ordre ? Eh bien, vous savez, c’est surprenant, j’entends des gens prier pour demander d’être remplis de l’Esprit. Mais vous n’avez pas besoin de prier pour cela. Ce n’est pas un sujet de prière, c’est un ordre. On ne dit pas, « Seigneur, oh, je voudrais être rempli. » Il est là, disant : « Je veux que tu sois rempli, je veux que tu sois rempli, et vous dites : « Je veux être rempli, je veux être rempli. » Il y a comme une impasse. S'Il vous a donné un ordre, alors vous avez la ressource, correct ? Et la ressource est de vous vider de vous-même, c’est une affaire de confession de péché. Mais laissez-moi vous donner une manière simple de considérer cela. Cela implique une soumission de votre volonté, de votre intellect, votre corps, votre temps, votre talent, votre trésor, tout, à Son contrôle. C’est la mort à soi-même. C’est la crucifixion de soi. C’est la mort à vous-même. Lorsque vous mourez Il vous remplit. Quand vous vous videz de vous-même, Il remplit ‘ce vous-même’, Il le remplit.

Que je vous donne une image de cela. Regardons maintenant à Ephésiens, chapitre 5 très rapidement. Dans Ephésiens chapitre 5, verset 18 cette déclaration : « Ne vous enivrez pas de vin, cela mène à la débauche, mais soyez remplis de l’Esprit. » Or que se passe-t-il quand vous êtes rempli de l’Esprit ? Il arrive ceci. Vous vous « dites des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels », verset 19. Au verset 20, vous serez reconnaissants - « remerciez constamment Dieu le Père pour tout. » Verset 21, vous vous soumettrez les uns aux autres. Verset 22, les femmes remplies de l’Esprit se soumettront à leur mari. Verset 25, les maris remplis de l’Esprit aimeront leur femme. Chapitre 6, verset 1, les enfants remplis de l’Esprit obéiront à leurs parents. Chapitre 6, verset 4, les pères remplis de l’Esprit « n’irriteront pas leurs enfants. » 6 :5, les serviteurs remplis de l’Esprit seront obéissants, et 6 :7, les maîtres remplis de l’Esprit traiteront correctement leurs serviteurs.

Alors, vous avez remarqué ? N’est-ce pas surprenant ? Toute cette plénitude de l’Esprit ne produit jamais quoi que ce soit d’extatique ; cela produit des chants, des remerciements, de la soumission et toutes sortes de relations humaines correctes. Personne n’est survolté ni ne déraille c’est étonnant. Personne ne tombe à plat sur son dos ; personne ne tombe dans une sorte de transe extatique. Qu’arrive-t-il ? C’est tout simple. Toutes les relations s’arrangent. Votre relation avec Dieu est juste parce que vous chantez et vous Le remerciez. Votre relation avec d’autres personnes est juste, parce que vous vous soumettez, que ce soit dans le mariage, ou dans la famille ou dans un emploi. Tout cela est très concret ; c’est très clair. Être rempli de l’Esprit affecte toutes ces relations avec Dieu, avec nos familles, avec les autres.

Maintenant je vais vous montrer quelque chose. Regardez à Colossiens, chapitre 3. C’est un passage parallèle. C’est un passage fabuleux. Colossiens 3, regardez, au verset 16, il dit au milieu du verset, « Instruisez-vous et avertissez-vous les uns les autres en toute sagesse. » Et ici, tout comme dans Ephésiens 5, « par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels. » Et encore, au verset 17 : « Et quoi que vous fassiez, en parole ou en acte, faites tout au nom du Seigneur Jésus, exprimez votre reconnaissance… » Donc on a de nouveau la même séquence. Elle est condensée mais tout y est, femmes soumettez-vous à votre mari, maris aimez vos femmes, enfants obéissez à vos parents, pères n’irritez pas vos enfants, serviteurs obéissez à vos maîtres. Puis au chapitre 4, verset 1, « Maîtres accordez à vos esclaves ce qui est juste et équitable. »

Maintenant vous voyez cela ? La même séquence, vous l’avez là sous les yeux. Vous avez les chants, les remerciements, la soumission, les épouses, les maris, les enfants, le père, le serviteur, le maître - tout identique. Or nous savons ce qui produit cela en Ephésiens 5, la plénitude de l’Esprit. Qu’est-ce qui le produit ici ? Ah, mais ici c’est différent. Regardez au verset 16, « Que la Parole de Christ habite en vous dans toute sa richesse… en toute sagesse. » Eh bien les amis, accrochez-vous, que je vous dise quelque chose. Être rempli de l’Esprit est la même chose que laisser la Parole de Christ habiter en vous richement, vous voyez ? Cela doit être la même chose, car cela produit les mêmes résultats.

Des gens disent : « Oh être rempli de l’Esprit, c’est mystique, très mystique. » Non, être rempli de l’Esprit c’est prendre la Parole que Christ nous a donnée et la laisser demeurer dans vos cœurs. Vous voulez être rempli de l’Esprit, n’allez pas vous asseoir dans un coin supplier Dieu. Si vous voulez être rempli de l’Esprit, nourrissez-vous de la Parole de Christ. Et en étant nourri et rempli de la Parole, il en résultera qu’en demeurant en vous - plousios – « abondamment, richement dans sa plénitude », vous découvrirez que vous vous trouvez sous Son contrôle. Qui est l’auteur de la Parole du Christ ? L’Esprit. Et quand vous versez la Parole à l’intérieur, Il devient ce qui vous contrôle. Comme l’a dit Spurgeon « Votre sang devient Bibline. » [NdT : On pourrait dire : ‘vous transpirez la Bible’, tant vous en êtes imprégné] ; Il a raison. C’est quelque chose de simple et il n’y a aucune raison de le rendre déconcertant. Être rempli de l’Esprit c’est simplement laisser la Parole dominer ma vie. Si vous voulez savoir ce que c’est d’être rempli de l’Esprit, alors nourrissez-vous de la Parole de Dieu, car quand la Parole pénètre, l’Esprit a la vérité avec laquelle Il vous donnera la direction et la conduite, vous comprenez.

Dernière illustration – et je l’ai utilisée bien des fois. Pierre – Pierre voulait être là où Jésus était. Je raconte cette histoire dans mon petit livre sur la volonté de Dieu. Il voulait toujours être là où était Jésus. Je suis vraiment sûr que si Jésus marchait le long du chemin et s’arrêtait, Pierre lui tombait dessus ! Pierre le suivait à la trace partout. Le Seigneur montait sur une montagne, Pierre y montait aussi. Le Seigneur disait : « Veux-tu partir ? », il disait : « Où irais-je ? » Pierre était toujours tout près. Ainsi, je sais pourquoi il était là. Parce que quand il était près de Jésus, trois choses ressortent, dans la Bible : il faisait des choses miraculeuses, il disait des mots miraculeux et il avait un courage miraculeux.

La première chose, la première fois que vous voyez Pierre, il est dans un bateau sur la mer et whaou, le moment est critique, non ? La tempête, et ils sont tout seuls, et ils sont ballottés là au milieu de la Mer de Galilée. Et tout à coup ils regardent au loin et voilà Jésus qui vient, marchant sur l’eau. Et quand Pierre se dit : « je suis ici, Il est là-bas, ça ne va pas, je dois réduire l’espace, » vous voyez ça. Et il va aller pour être avec Jésus. Or, il a été pêcheur toute sa vie, il vivait sur la rive de la Mer de Galilée et n’a jamais encore marché dessus. Chaque fois qu’il y a mis le pied, il est parti au fond. Il sait cela. Cela n’a jamais été autrement, et pourtant il saute du bateau et avance sur l’eau, fait une petite distance et dit « Ah ! Ah ! Ah ! Eh bien vous voyez, il était inconscient de ce qu’il faisait parce que la force de son désir d’être avec Jésus dominait absolument tout. Il voulait simplement être là où Jésus était. Et bien sûr, il a rencontré Jésus et en un instant il s’est mis à s’enfoncer, le Seigneur lui a tendu la main, l’a relevé et ils sont retournés au bateau en marchant. Je peux tout à fait l’imaginer marchant avec Jésus jusqu’au bateau, ne se sentant pas peu fier : « Regardez-nous les copains ! » Vous voyez ça?

Et je ris toujours parce que quelqu’un a écrit qu’il y avait un banc de sable, qu’ils marchaient sur un banc de sable. Mais c’est le même écrivain qui a dit que ce n’était pas non plus un grand poisson qui avait avalé Jonas. C’était juste le nom du canot attaché à l’arrière du navire. Evidemment, ma question fut : Qui a jamais entendu dire qu’un canot vomissait ? Mais bon, c’est autre chose.

Quoi qu’il en soit, Pierre et Jésus marchaient vers le bateau. Vous devez admettre que lorsque Pierre était près de Jésus, il pouvait faire des choses miraculeuses. Je veux dire qu’il ne pouvait pas marcher sur de l’eau en temps normal, mais il pouvait le faire quand il était près de Jésus, pas vrai ? La fois suivante où on le voit, dans notre petit exemple, il était avec les disciples rassemblés, et Jésus dit : « Qui les gens disent-ils que je suis ? » - Matthieu 16 – et ils dirent « Oh, certains disent que tu es Elie, ou Jérémie, ou l’un des prophètes, » et Il dit « Eh bien, vous, qui dites-vous que je suis ? » et voilà Pierre qui dit « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Et je suis sûr qu’il a pensé : « D’où est-ce que cela est venu ? » Vous voyez, la bouche de Pierre était disponible. Un instant plus tard dans ce chapitre, Satan s’en est servi, vous vous souvenez ? Et Jésus a dû dire « Arrière de moi, Satan ! » Sa bouche était disponible, et quand Dieu l’a utilisée « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Quel choc ! Et Jésus le regarda et dit :« Ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux. » (Colombe) « Mon Père s’est simplement servi de ta bouche à cet instant. » Eh bien, pas étonnant qu’il ait voulu être là où Jésus se trouvait ; il pouvait faire ce qui est miraculeux et deuxièmement dire ce qui est miraculeux.

La troisième chose : Il pouvait avoir un courage miraculeux. Dans le jardin, vous le savez, tous les soldats sont venus pour attraper Jésus, l’arrêter, l’emmener au tribunal, et Jésus dit : « Qui cherchez-vous ? » et toute l’armée romaine est tombée en arrière, comme des dominos, à plat par terre. Et Pierre s’est dit, «  Ça sera facile, je pense – un, et ils sont déjà tous tombés. » Et le voilà debout à côté de Jésus et il est de plus en plus en colère, et peu après il décide de se lâcher. Alors il sort son épée et commence avec le type tout devant. Il allait abattre tout le tas. Ils étaient peut-être 500 de la Forteresse Antonia. Il arrache seulement l’oreille de Malchus, et il allait le frapper à la tête, mais Malchus a esquivé, cela ne fait aucun doute pour moi. Pierre n’allait pas se limiter à « j’ai eu ton oreille », vous savez ; ce n’était pas du tout son idée. Il allait s’occuper de tous et il a commencé avec le premier devant, et allait abattre toute la troupe. Nous disons : « Où as-tu trouvé ce courage, mon gars ? D’où as-tu eu ce courage ? » Eh bien, il savait qu’il suffisait qu’il regarde Jésus, et Jésus referait ce qu’il venait de faire, et ils tomberaient tous. Donc, vous voyez, il n’avait aucun souci à se faire.

Il pouvait faire ce qui est miraculeux, dire ce qui est miraculeux, avoir un courage miraculeux quand il était près de Jésus. Pas étonnant que ce soit là qu’il voulait être. Pas étonnant que lorsque Jésus a dit, « Veux-tu partir ? » il ait dit « Où irais-je, Seigneur ? » Et pourtant, vous savez ce qui est arrivé la fois suivante où nous le trouvons ? Il est séparé de Jésus. Jésus est à l’intérieur, en train d’être jugé ; lui, il est dehors, se lavant les mains – ou plutôt, il se chauffe les mains – et la Bible dit que trois fois il L’a renié. N’est-ce pas affreux ? Vous savez, il a suffi à Pierre d’être séparé de Jésus pour qu’il échoue. C’est un grand principe, n’est-ce pas ? Vous dites : « C’était un lâche quand Jésus n’était qu’à une trentaine de mètres. » Ouais ! L’épisode suivant, quand Jésus est monté au ciel, vous allez dire : « Oh, c’est la fin pour Pierre. » C’est un lâche à 30 mètres, que va-t-il faire maintenant ? Le Seigneur est retourné au ciel ; on pourrait aussi bien enterrer le type. Eh bien non !

Vous savez ce qu’il fait ? Il se lève, le jour de la Pentecôte, et dit : « Hommes de Judée, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, comprenez ce qui se passe et prêtez l’oreille à mes paroles. » Il continue de prêcher au sujet de « Jésus, que vous avez crucifié, qui est le Seigneur et le Christ,  » et il prêche un chef d’œuvre fantastique, et Dieu utilise de nouveau sa bouche, qui agit sous l’inspiration divine. Quand il termine, «ils ont le cœur vivement touché, et s’écrient, que ferons-nous ? » et il dit : « Repentez-vous, et soyez baptisés pour le pardon de vos péchés, et vous recevrez le Saint-Esprit. » Et ils étaient 3000. Savez-vous ce que vous le voyez faire ? Il dit à nouveau 'le miraculeux'. Il ouvre sa bouche et Dieu parle.

La fois suivante où on le voit, il est avec Jean, et ils vont au temple pour adorer, et là se trouve un homme couché, un mendiant de longue date, il le regarde et dit, « Je n’ai ni argent ni or, mais ce que j’ai je te le donne. Au nom de Jésus de Nazareth, lève-toi et marche. » Et l’homme saute debout, saute ça et là et danse en sautant partout dans le temple. Il ne pouvait pas que dire ce qui est miraculeux, il pouvait faire 'le miraculeux', et comme on n’a pas aimé ce qu’il faisait, on l’a traîné devant le Sanhédrin en disant : « Cessez de prêcher, » et il leur a dit, « Dites-moi s’il faut vous obéir plutôt qu’à Dieu, » et on l’a laissé partir, et en sortant il a de suite commencé une réunion de prière, et ils ont prié que Dieu leur donne plus d’audace, puis ils sont sorti est ont prêché d’autant plus.

Ecoutez, cela m’émerveille que lorsque Pierre était avec Jésus, il ait pu faire ce qui est miraculeux, dire ce qui est miraculeux, avoir un courage miraculeux. Plus tard, quand Jésus est parti au ciel, il pouvait faire ce qui est miraculeux, dire ce qui est miraculeux, avoir un courage miraculeux. Vous direz : « Quel est le rapport ? » Avant qu’il ne se lève à Pentecôte, la Bible dit dans Actes 2 : « Ils furent tous remplis  »  du Saint-Esprit.» Maintenant écoutez, c’est la conclusion. Etre rempli de l’Esprit est la même chose que vivre comme si vous vous teniez près de Jésus-Christ. Etre rempli de l’Esprit est la même chose que de laisser la présence de Christ dominer votre vie. Mes amis, il n’y a rien de mystique. C’est me remplir de la Parole de Dieu de façon que la vérité de Christ domine mes pensées, et l’Esprit de Dieu, alors que je me soumets à la vérité de Christ en moi, me conduira à faire, dire et être ce que Dieu veut que je sois. Nous verrons plus de cela la prochaine fois. Prions.

Père je prie que Tu amènes dans le lieu de prière et le lieu de conseil ceux que tu voudras y voir venir. Ramène-nous la prochaine fois, Père, pour Te rencontrer d’une manière toute spéciale. Merci pour le Saint Esprit qui vit en nous et qui veut nous remplir à chaque instant alors que nous nous soumettons à la présence de Jésus Christ. Aide-nous à pratiquer Sa présence, à penser Jésus du matin au soir en nous nourrissant de Sa Parole, afin que l’Esprit puisse conduire, pour que nous puissions T’être utile dans Tes plans, pour Ta gloire. Au nom de Jésus, Amen.

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