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31/12/1978, matin

Regardons à nouveau Éphésiens, chapitre 5, et les versets 18 à 21. Voici notre septième leçon dans ce formidable passage tandis que nous parcourons lentement le livre d'Éphésiens. Éphésiens chapitre 5, versets 18 à 21. Le temps est un peu plus court ce matin et nous voulons y aller directement pour voir ce que le Seigneur a pour nous. Laissez-moi encore vous lire ce texte. En commençant au verset 18 d'Éphésiens 5 : “ Ne vous enivrez pas de vin : c'est de la débauche. Soyez, au contraire, remplis de l'Esprit ; entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre cœur les louanges du Seigneur ; rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, vous soumettant les uns aux autres dans la crainte de Christ.”

Maintenant, comme je le dis, nous avons passé sept leçons, ou alors celle-ci est notre septième leçon, sur ce formidable passage. Vous pourriez vous dire qu'un texte si bref devrait pouvoir être couvert en moins de temps, disons, cinq ou six heures ou quel que soit le temps que cela pourrait prendre. Mais le fait est que nous ne sommes pas encore près d'épuiser le riche contenu qui se trouve ici. Je me rends compte – et je pense que c'est aussi votre cas – que la Parole de Dieu est un peu comme un puits sans fond ; plus vous pompez et plus le flux devient riche, clair et complet. Plus j'étudie la Bible et plus elle devient inépuisable. Plus je creuse en profondeur, plus étendu est le trésor qui s'offre à mes yeux. Elle est inépuisable. C'est l'une des expériences du ministère les plus incroyables que de creuser de plus en plus profondément et de s'apercevoir que plus on avance en profondeur et plus le sujet s'élargit.

Et vous savez, l’ignorance constitue une félicité dans un certain sens. Au départ, vous pensez avoir tout compris et pourtant, plus vous étudiez et plus le sujet s'agrandit. Ainsi, nous n’avons même pas encore commencé à épuiser la formidable profondeur de sens qu'il y a ici, bien que nous ayons passé six, et à présent, sept leçons à examiner ce sujet. Cependant, la vérité majeure du passage est facile à identifier. La principale vérité de ce passage est que toute notre vie chrétienne, toute l’idée de l’expérience chrétienne est basée sur le concept d’être rempli du Saint-Esprit.

A la fin du verset 18, vous avez l’affirmation « Mais soyez remplis de l’Esprit » ou bien “Mais laissez-vous constamment remplir par l'Esprit” et cela devient le cœur de la question de la vie chrétienne. Ce n’est qu’en étant rempli de l’Esprit de Dieu – c’est-à-dire tandis que nous sommes contrôlés par l’Esprit, que nous marchons par l’Esprit, que nous sommes soumis à l’Esprit, dirigés par le Saint-Esprit, et c’est uniquement lorsque nos vies fonctionnent en réponse à l’Esprit de Dieu que nous parvenons véritablement à la connaissance de la puissance de Dieu dans nos vies. Vous ne pouvez expérimenter la puissance de Dieu, ni marcher dans la volonté de Dieu, ni connaître l’accomplissement et la bénédiction de Dieu si vous n'êtes pas remplis par Son Esprit. Dans Galates chapitre 3, l’Apôtre Paul dit aux Galates au verset 3 : “Etes-vous tellement dépourvus de sens ? Après avoir commencé par l'Esprit, voulez-vous maintenant finir par la chair ? »  En d’autres termes, vous savez que vous êtes nés de nouveau par l’Esprit de Dieu, vous savez que vous avez été sauvés par le Saint-Esprit, vous savez que vous êtes devenu membre du Corps par l’Esprit. Pensez-vous qu’après avoir commencé par l’Esprit vous pourriez parvenir à la perfection dans votre chair ? La réponse est bien évidemment non. Nous avons été rachetés par l’Esprit de Dieu. Nous avons été plantés avec une semence éternelle, incorruptible par l’Esprit de Dieu, dit Pierre. Et, après avoir commencé par l’Esprit, nous ne serons rendus parfaits que par l’Esprit.

Autrement dit, tandis que nous montons l’échelle de la maturité, nous ne croissons qu’à la mesure où nous sommes remplis du Saint-Esprit. Lorsque nous ne sommes pas remplis ou contrôlés par l’Esprit, nous nous aplatissons et il n’y a absolument aucun progrès. Les moments de croissance de notre vie sont ces moments pendant lesquels nous sommes remplis du Saint-Esprit. Ce n'est qu'après et seulement après que le flot de la puissance de Dieu peut agir en nous. Maintenant, chaque chrétien a le Saint-Esprit et a besoin à tout moment de la vie de se soumettre à l’Esprit de Dieu. C’est la clé de ce passage et c’est ce que nous examinons. Je pourrais augmenter votre compréhension de ceci en vous montrant que tous les principaux dirigeants du Nouveau Testament sont spécifiquement identifiés comme des personnes ayant été remplies de l’Esprit de Dieu.

Par exemple, il est dit au sujet de Jésus-Christ Lui-même dans Luc chapitre 4 verset 1 : « Jésus, rempli du Saint-Esprit »… et dans Jean3 :34, il est dit que « Dieu ne lui donne pas l'Esprit avec mesure. » En d’autres mots, Il n’a pas mesuré une certaine dose du Saint-Esprit mais Lui a plutôt accordé la plénitude de l’Esprit. Jésus a même déclaré : « Les œuvres que j’accomplis, je les fais par la puissance de l’Esprit de Dieu. » Il était plein du Saint-Esprit. Jean-Baptiste, le précurseur de notre Seigneur Jésus-Christ, le plus grand des hommes qui aient jamais vécu jusqu’ici, il est dit à son sujet dans Luc 1 : « il sera rempli de l'Esprit-Saint dès le sein de sa mère ». Et sa mère Elisabeth, de même que son père Zacharie étaient également tous les deux remplis du Saint-Esprit.

En évoluant dans le Nouveau Testament, vous vous rendez compte, par exemple, dans Actes, chapitre 4, que Pierre, le grand apôtre, est rempli de l’Esprit de Dieu. Nous savons qu’il a été rempli du Saint-Esprit avec tous les autres le jour de la Pentecôte. Cependant, au chapitre 4 et verset 8, il est spécifiquement dit : « Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit… ». Pierre est rempli du Saint-Esprit. Plus loin, nous entrons au chapitre 6 du livre des Actes et nous trouvons les tout premiers ouvriers qui sont choisis pour l’église primitive et il est dit au sujet de ces individus qu’ils doivent être remplis du Saint-Esprit. Et le verset 5 dit : « Ils élurent Etienne, homme plein de foi et d'Esprit-Saint, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas, et Nicolas, prosélyte d'Antioche. » Autrement dit, ceux qui étaient dévoués au leadership de l’église primitive, en dehors des apôtres, ceux qui devaient servir le peuple étaient ceux qui étaient pleins du Saint-Esprit. Etienne, bien sûr, est l’un d’entre eux, plein du Saint-Esprit. Plus tard au chapitre 7 verset 55, lorsque Etienne se faisait lapider, il est écrit : « Mais lui, rempli du Saint-Esprit, leva les yeux au ciel ».

Plus tard, nous rencontrons une autre personne merveilleuse qui s’empare pratiquement de tout le reste du Nouveau Testament, un homme du nom de Saul qui devient Paul, et à lui, Ananias dit qu’il recevra la vue dans Actes 9 :17 : « Sois rempli du Saint-Esprit ». Ainsi, l’apôtre Paul savait ce que c’était que d’être rempli de l’Esprit. Dans Actes 13 :9, il est dit : « Alors Saul, appelé aussi Paul, rempli du Saint-Esprit, fixa les regards sur lui, et dit… » Il y avait un homme merveilleux dans l’entourage de Paul, un homme que nous connaissons comme celui qui console. Son nom est Barnabas et il est dit de Barnabas au verset 24 de Actes 11 : « Car c'était un homme de bien, plein d'Esprit-Saint.»

Vous voyez, depuis Jean-Baptiste et Jésus et les Évangiles et les personnages-clé du livre des Actes jusqu’à ceux qui deviennent, réellement, les auteurs d’une partie du Nouveau Testament, le concept de la plénitude de l’Esprit de Dieu est central. Il n’y a aucun moyen par lequel un quelconque croyant peut opérer dans la puissance de Dieu sans être contrôlé par l’Esprit de Dieu. Ceci devient donc la ligne de base, braves gens. Ceci devient le critère numéro un, la toute première exigence. Nous revenons au niveau où nous soumettons le contrôle de nos vies à l’Esprit de Dieu. Et bien sûr, ce qui est arrivé c’est que les personnes qui étaient remplies de l’Esprit de Dieu étaient capables de fonctionner avec une telle puissance qu’il était dit à leur sujet : « Ces gens, qui ont bouleversé le monde ». La réalité de la soumission au Saint-Esprit relâche la puissance divine qui nous rend capables de faire des choses que seul Dieu peut faire. Si vous devez jamais parvenir à faire de plus grandes choses, comme Jésus l'a dit, si vous allez jamais connaître ce que c’est que « faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au delà de tout ce que nous demandons ou pensons », alors il vous faut être remplis du Saint-Esprit. Et nous avons vu que cela signifie être contrôlé par le Saint-Esprit ou soumis à Son pouvoir. Ce qui veut dire que le moi est mort, la volonté propre est morte, le péché est confessé et ôté de votre vie, et vous êtes obéissants à l’Esprit de Dieu.

Vous savez, cela m’étonne toujours que les gens essaient en quelque sorte de reproduire aujourd’hui l’église primitive. Je suppose que cela fait partie des choses qui sont arrivées au cours de mon existence. Je ne peux pas parler des générations d'avant mais celles qui ont immédiatement précédé mon époque. Je ne suis pas sûr que c’était aussi intense que ça l’est aujourd’hui mais il existe depuis l’époque où j’étais étudiant au séminaire il y a de cela quelques années un formidable effort pour ressaisir le sens de l’église primitive, et je suppose que j’ai moi-même fait partie de cet effort, en essayant de redéfinir comment l’église primitive y est arrivée. Comment y sont-ils parvenus dans le livre des Actes ? Comment se sont-ils organisés ? Quel était leur M.O., vous savez, modus operandi ? Quelles étaient leurs méthodes ? Quels étaient leurs modes de fonctionnement ? Comment étaient-ils structurés sur le plan du leadership ? Comment les laïcs ont-ils répondu ? Comment travaillaient-ils avec les personnes qu’ils ont envoyées sur le champ de mission ? Comment confiaient-ils des missions et comment ordonnaient-ils et comment ont-ils travaillé avec la discipline à l’église et comment ont-ils touché leur monde et comment ont-ils évangélisé et de quelle manière ont-ils construit?

Nous sommes toujours en train de chercher l'église primitive. Et nous entendons beaucoup parler du renouvellement de l'église et de la régénération de l'église du premier siècle. Et, vous savez, je pense qu'à bien des égards, nous avons rendu les choses beaucoup plus compliquées qu'elles ne le sont en réalité. Vous savez quoi, la solution pour reproduire la puissance qui a caractérisé l'église primitive n'est pas le modus operandi de l'église primitive mais plutôt le même Saint-Esprit au milieu d'eux. C'est tout. Et lorsque l'église du XXe siècle est habitée par l'Esprit de Dieu, comme c'est le cas, et lorsqu'elle est remplie du Saint-Esprit de Dieu comme Dieu souhaiterait que cela soit, alors elle deviendra l'église du 20ème siècle selon la définition divine. Il ne s'agit pas de reprise de méthodologie mais il est plutôt question d'être rempli de l'Esprit de Dieu. C'est ainsi que nous pourrons mettre le monde du XXe siècle sens dessus dessous. Nous devons peut-être juste moins nous préoccuper des études d'une église restructurée et nous soucier davantage de l'inspiration d'une vie remplie du Saint-Esprit parce que c'est la ligne de fond.

Paul dit donc ici dans Éphésiens chapitre 5 verset 18 : “Mais laissez-vous constamment remplir par l'Esprit”. (Semeur) En d'autres termes, tout ce que j'ai dit dans le livre d'Éphésiens, tout votre positionnement en Christ aux chapitres 1 à 3, toute votre pratique dans les chapitres 4 à 6, tout cela exige que vous soyez rempli du Saint-Esprit pour les accomplir. Ça ne peut pas fonctionner autrement. A présent, si vous vous rappelez, nous avons abordé trois points dans ce passage : le contraste, le commandement et les conséquences. Le contraste au verset 18 : ne vous enivrez pas de vin, ce qui constitue un excès, ou encore asōtia, la débauche, une maladie susceptible de conduire à la mort. Mais soyez remplis de l'Esprit. Autrement dit, ne faites pas comme les païens, n'essayez pas de produire une espèce de communion avec des dieux païens à travers l'ivresse. Nous communions avec notre Dieu ; nous expérimentons Sa puissance à travers la plénitude du Saint-Esprit. Voilà le contraste.

Le commandement : soyez continuellement remplis du Saint-Esprit. C'est quelque chose de permanent, braves gens. Cela pourrait quelque peu vous choquer mais vous savez quoi, Dieu ne s'intéresse pas à votre futur. Le saviez-vous ? Dans un certain sens. Vous dites : “Attendez une minute, je me préoccupe du futur, je mets de l'emphase sur les prophéties et tout ça.” C'est très bien mais Dieu ne se préoccupe pas spécialement de votre futur pour cette raison que vous n'y vivrez jamais. L'avez-vous remarqué ? Avez-vous remarqué que vous n'avez jamais atteint le futur ? Chaque fois que vous parlez, vous êtes là pour vous entendre parler. C'est vrai. Nous aimons penser au passé, la nostalgie, les vieux meubles et les antiquités. Nous aimons retourner en arrière, nous habiller comme dans les années vingt et tout ça. Nous aimons le passé et puis, d'autre part, nous aimons le futur. Vous savez, les bateaux qui naviguent dans l'espace, et les “Star Wars” et tout ce genre de choses et les créatures bizarres et Ray Bradbury et la science fiction. Nous aimons le futur parce que nous ne l'avons pas encore grillé.

Et nous aimons le passé parce que nous pouvons ne nous souvenir que du bien. C'est du présent que nous essayons de nous échapper bien que nous n'y parvenions jamais. Vous ferez mieux de mettre les choses au point ici. Et je suppose que c'est ainsi que va la vie. Si vous devez être remplis du Saint-Esprit, ce n'est pas quelque chose que vous promettez à Dieu de faire plus tard. C'est quelque chose que vous êtes ou n'êtes pas.

Je le rapporte en quelque sorte à mon mariage. Quand Patricia a décidé de me dire oui après que je lui aie couru après et que je lui aie d'une certaine manière forcé la main et qu'elle a dit : “Très bien, je ne connais pas d'autre alternative, je vais donc t'épouser”, nous avons décidé de nous marier. Je savais ce que mon père m'aurait dit, il m'aurait dit : “Promets-tu d'aimer cette femme jusqu'à ce que la mort vous sépare?” parce qu'il disait toujours ça. Promets-tu d'aimer cette femme jusqu'à ce que la mort vous sépare ? Eh bien, vous savez, je veux dire que c'est une question à laquelle il est difficile de répondre. N'est-ce pas ? Je veux dire que je l'aime vraiment tout de suite mais je ne sais pas de quoi demain sera fait. Cela dépendra un peu de son comportement – vous savez. Je veux dire que je suis jeune. Je ne sais pas à quoi m'attendre mais je l'aime maintenant.

Je me rappelle donc que j'ai en quelque sorte anticipé ceci et, le jour du mariage – je veux être honnête sur cette affaire, je promets de t'aimer jusqu'à ce que la mort nous sépare. Vous savez, c'est difficile de le dire parce qu'on ne sait pas de quoi demain sera fait, alors je fais une alliance dans mon cœur de me contenter de l'aimer maintenant et de ne pas me préoccuper du futur. Et vous savez quoi ? Je suis encore dans ce même “maintenant” et je l'aime encore. Et vous savez quoi, elle ne se préoccupe pas du tout du lendemain. Je veux dire que si elle vient vers moi en disant : “Chéri, est-ce que tu m'aimes?” Elle ne cherche pas à s'entendre répondre : “Reviens dans quelques mois et je te dirai ce que j'éprouve.” Et, elle ne cherche pas non plus à entendre : “Tu sais je suis en train de faire des projets à ce sujet. C'est effectivement prévu, j'ai l'intention de t'aimer. C'est en bas du plan ici et je peux le voir arriver.” Et Dieu ne veut pas non plus être traité de cette manière.

Dieu n'est pas intéressé par vos engagements futurs et Dieu ne recherche pas l'amour que vous aurez dans l'avenir. Dieu s'intéresse seulement votre soumission à l'Esprit de Dieu maintenant parce que c'est le seul moment dans lequel vous vivrez jamais. “Mais laissez-vous constamment remplir”, c'est le commandement. Ensuite les conséquences en troisième position. Vous vous rappelez ? Et nous avons dit qu'il y avait trois catégories de conséquences : premièrement vis-à-vis de nous-mêmes, chanter. Vis-à-vis de Dieu : dire merci. Et à l'égard des autres – quoi ? Se soumettre. Et il y en avait même une quatrième : le service. Nous pourrons en parler si nous avons du temps ce matin. Mais la chose à retenir est celle-ci : quand vous vivez dans la plénitude du Saint-Esprit, la conséquence globale est la bénédiction. Une bénédiction divisée en compartiments : il y a d'abord une conséquence personnelle : chanter. Et qu'est-ce que cela dit ? Une personne remplie du Saint-Esprit a le cœur rempli de joie. D'accord ? Nous en parlons depuis quelques semaines maintenant. Le cœur d'une personne remplie du Saint-Esprit déborde littéralement d'un cantique. C'est ce qui se passe au dedans de nous et il va dans les détails de cette merveilleuse réalité.

Mais passons à la seconde catégorie de conséquences, vis-à-vis de Dieu. Une personne remplie du Saint-Esprit a une bonne relation avec elle-même. C'est quelqu'un qui est sain dans son être tout entier, c'est une personne qui est bien dans sa peau. Je veux dire qu'elle peut chanter et se réjouir et son coeur est rempli d'un chant qui jaillit en elle. Pourquoi ? Parce qu'elle est contrôlée par l'Esprit de Dieu et perd toutes ces choses qui déchirent sa personnalité humaine. Elle se porte bien. Elle est accomplie. Elle a réussi. Elle est en paix avec Dieu et cela veut dire qu'elle se porte bien au-dedans d'elle-même. Mais il y a un second élément et c'est à l'égard de Dieu. Il n'y a pas seulement cette formidable sensation de joie, de paix avec soi-même mais une personne remplie du Saint-Esprit se tourne vers Dieu et inévitablement, ce qui arrive c'est qu'elle dit merci – verset 20. C'est la deuxième conséquence “à tout moment et pour toute chose, vous remercierez Dieu le Père au nom de notre Seigneur Jésus-Christ”. (Semeur)

Écoutez, bien-aimés, un chrétien rempli du Saint-Esprit, conscient de Christ, rempli de la Parole de Dieu, obéissant et fidèle, rend grâces à Dieu pour toutes choses. Nous avons commencé notre service ce matin, je vous ai lu le psaume 100 : “Entrez dans ses portes avec - quoi ? - des louanges” Pourquoi ? Parce que c'est de cette manière qu'on entre dans la présence de Dieu. C'est ainsi qu'on entre habituellement dans la présence de Dieu, avec des actions de grâce. William Hendriksen déclare : “Une personne qui prie sans action de grâces a coupé les ailes de la prière pour l'empêcher de décoller. Nous entrons dans Ses portes avec des actions de grâces, nous entrons dans Ses parvis avec des louanges. Oh, soyez reconnaissants envers Lui et bénissez Son nom.” Écoutez, je crois qu'une personne remplie du Saint-Esprit sera celle qui dit merci à Dieu.

A présent, laissez-moi dire quelque chose que peut-être vous n'avez jamais perçu de cette manière: je suis convaincu que l'unique et plus grand acte d'adoration personnelle/(de culte personnel) que vous puissiez rendre à Dieu consiste à Lui rendre grâce. C'est vrai. C'est cela qui pour moi constitue la véritable adoration et non pas les vitraux et la musique d'orgue, aussi agréables/beaux soient-ils. Il ne s'agit pas de s'asseoir dans une église et de chanter de grands hymnes. Mais le seul et plus magnanime, le mode d'adoration le plus élevé, le meilleur et l'ultime consiste à avoir un cœur reconnaissant. C'est ça la clé. Parce que l'action de grâce crucifie forcément le moi. L'action de grâce reconnaît forcément Dieu comme étant la source de toutes choses. L'action de grâce est toujours capable de dire au milieu de n'importe quoi, bonne ou même difficile, “Dieu soit loué, Dieu soit loué.” La reconnaissance voit le plan de Dieu au-delà des circonstances. Elle voit la souveraineté de Dieu au-delà de la douleur. Elle voit Romains 8:28, elle voit que “toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.” Elle voit la main de Dieu en toute chose, aussi bien bonne que difficile.

Et la reconnaissance est l'ultime acte de louange parce qu'elle dit: “Seigneur je Te remercie même pour les moments difficiles. Je Te remercie même pour ceux qui meurent. Je Te dis merci même pour un mariage difficile. Je Te remercie aussi pour un travail qui ne procure aucun sens d'accomplissement. Je Te remercie pour toute chose parce que je sais que cela peut être utilisé pour mon bien et servir pour m'aider à ressembler à Christ.” Job a dit : “Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre.” Et tout va bien parce que “L'Eternel a donné, et l'Eternel a ôté”. Et qu'est-ce qu'il a dit ensuite? “Que le nom de l'Eternel soit béni !” “Seigneur, je Te remercie quand Tu donnes et je Te remercie quand Tu reprends.” Vous voyez ?

C'est la maturité. C'est l'attitude d'une personne remplie du Saint-Esprit. Dans 2 Corinthiens chapitre 4 et verset 15, Paul dit ceci : “Car tout cela arrive à cause de vous”. En d'autres termes, tout ce que Dieu fait c'est à cause de vous. Parfois, c'est une bénédiction et d'autres fois, il s'agit d'une épreuve qui bénit. Cependant, tout est pour vous. Pourquoi? “Afin que la grâce en se multipliant, fasse abonder, à la gloire de Dieu, les actions de grâces d'un plus grand nombre”. Autrement dit – observez ceci à présent – le but ultime est la gloire de Dieu. Le moyen de parvenir à la gloire de Dieu est la reconnaissance/l'action de grâce et le moyen d'arriver à l'action de grâce c'est toutes les choses que Dieu accomplit dans votre vie. Car tout est fait pour vous afin que vous vous montriez reconnaissants envers Dieu et qu'Il soit glorifié. Vous glorifiez Dieu en vous montrant reconnaissants. Vous dites, “Seigneur, voici Ta gloire, peut importe combien cela me fait souffrir, peu importe la douleur et peu importe le problème.” Et plus tard dans 2 Corinthiens chapitre 9 et verset 11: “Vous serez de la sorte enrichis à tous égards pour toute espèce de libéralités” - pourquoi? Pour quelle raison est-ce que Dieu nous enrichit ? Pourquoi Dieu se montre-t-Il généreux envers nous? Pourquoi? “Qui, par notre moyen, feront offrir à Dieu des actions de grâces.” Voilà le pourquoi.

Vous voyez, l'expression ultime de la réponse à ce que Dieu a accompli est l'action de grâce. Si vous ne savez pas dire merci alors vous êtes passés à côté de la cible. Toute notre vie chrétienne vise à nous amener en position de rendre grâce. Au verset 12, il appelle même cela “une source abondante de nombreuses actions de grâces envers Dieu”. Et il termine le chapitre en disant : “Grâces soient rendues à Dieu pour Son don ineffable!” Écoutez, Dieu a fait tout ce qu'Il a fait pour que nous nous montrions reconnaissants envers Lui. En effet, lorsque nous remercions Dieu, cela Lui donne la gloire puisqu'il est par là identifié comme source et souverain de toutes choses. Et quand vous le faites, vous Lui donnez effectivement la gloire parce que c'est bien ce qu'Il est.

Examinons à présent notre passage et voyons certaines des questions auxquelles nous pouvons répondre à partir de ce verset. Quel genre d'actions de grâces est-ce que Paul recherche ? Premièrement, quand sommes-nous supposés rendre grâce ? Verset 20, “Rendant grâce” - quel est le mot qui suit ? - “en tout temps”. A quel moment sommes-nous donc supposés rendre grâces ? En tout temps ! Vous dites : “Vous ne connaissez pas mon problème”. Il dit quand même “en tout temps”. “Vous ne connaissez pas ma femme”. Il dit quand même “en tout temps”. “Vous ne connaissez pas les ados qui sont chez-moi.” Il dit encore “en tout temps”. “Vous ne connaissez pas le sale boulot que je fais.” “Vous n'avez aucune idée des piètres affaires que je conclue”. “Vous ne savez pas ce qu'ils m'ont fait là-bas”. “En tout temps” “En tout temps”, “En tout temps”, “En tout temps” ! Pourquoi ? Parce qu'en le faisant, vous reconnaissez que Dieu est au contrôle de votre vie et qu'Il essaie de vous conformer à l'image de Christ avec tout ce qui arrive et à travers toutes ces circonstances, vous contribuez à la gloire de Dieu en rendant grâce. Et il est donc dit, regardez, dans un Thessaloniciens 5:18 – une puissante déclaration. “Rendez grâces en toutes choses, car c'est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ.” Si vous ne connaissez pas la volonté de Dieu, commencez par là pour un départ. Rendez grâces, rendez grâces, rendez grâces ! C'est cela la volonté de Dieu.

Retournez à présent à Éphésiens 5:17. “C'est pourquoi ne soyez pas inconsidérés, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur.” Verset 20, “rendez continuellement grâces”. Il s'agit de la même idée. La volonté de Dieu c'est que nous nous montrions reconnaissants. Shakespeare a dit : “Qu'il est plus aigu que la dent d'un serpent d'avoir un enfant ingrat”. “Ingratitude, toi le monstre au coeur de marbre.” Même Shakespeare a identifié ce que c'était que d'avoir de l'ingratitude. Imaginez comment Dieu pourrait se sentir. Quand Dieu fait venir des difficultés dans nos vies, quand Dieu introduit des épreuves dans notre vie et que nous supplions et nous plaignons et ne comprenons pas la signification de Jean 1 qui dit : “regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l'épreuve de votre foi produit la patience.” L'épreuve de votre foi produit la perfection et la maturité. Vous voyez ? Nous essayons de remettre en cause Dieu et cherchons à nous plaindre et nous grognons en quelque sorte. Tout ce que la Bible nous demande, c'est de nous montrer reconnaissants pour que Dieu puisse parfaire Son oeuvre. C'est cela la volonté de Dieu.

Maintenant, il y a trois catégories de personnes reconnaissantes et nous verrons laquelle vous intégrez, d'accord ? Premièrement, et voici la partie simple : il y a ceux qui disent merci après avoir reçu une bénédiction, exact ? Vous dites : “Je suis l'un d'eux”. C'est la partie facile, n'est-ce pas ? Bien sûr. Tout de suite après que Dieu vous ait béni, vous êtes reconnaissants. “Oh, vous savez, j'étais malade et le Seigneur a touché mon corps. Maintenant, je vais bien et je suis tellement reconnaissant.” Ou bien, “Vous savez, nous ne savions vraiment plus ce que nous allions faire lorsque le Seigneur nous a donné une nouvelle maison.” Ou encore, “Eh bien, nous avons perdu un emploi et le Seigneur nous a donné un autre.” Après la bénédiction ! Il y a toujours des gens reconnaissants après une bénédiction. C'est la partie facile, n'est-ce pas ? Dieu vient juste de vous faire une livraison) et vous dites : “Oh, merci Seigneur.” La partie simple.

C'est biblique cependant. Regardez dans Exode chapitre 14. C'est bien. Dieu s'attend à ce que vous vous montriez reconnaissants après une bénédiction – ce serait terrible autrement. Vous vous souvenez que les enfants d'Israël parviennent à la Mer Rouge et Moïse lève son bâton et va ainsi au-dessus de la Mer Rouge et les eaux se séparent et ils marchent jusqu'à l'autre bord. Le pharaon dit : “Eh bien, s'ils peuvent traverser c'est que nous le pouvons aussi.” Sauf qu'ils ne pouvaient pas y arriver. Pharaon fait marcher l'armée égyptienne toute entière dans l'eau et les murailles se referment, les noyant tous. Le verset 28 d'Exode 14 : “Les eaux revinrent, et couvrirent les chars, les cavaliers et toute l'armée de Pharaon, qui étaient entrés dans la mer après les enfants d'Israël; et il n'en échappa pas un seul. Mais les enfants d'Israël marchèrent à sec au milieu de la mer, et les eaux formaient comme une muraille à leur droite et à leur gauche. En ce jour, l'Eternel délivra Israël de la main des Egyptiens ; et Israël vit sur le rivage de la mer les Egyptiens qui étaient morts.” Tous les corps échoués sur les plages. “Israël vit la main puissante que l'Eternel avait dirigée contre les Egyptiens. Et le peuple craignit l'Eternel, et il crut en l'Eternel et en Moïse, son serviteur.”

Et vous savez ce qu'ils ont fait ? Pour commencer, ils ont expérimenté une formidable joie éternelle et il est dit au verset 1 du chapitre 15 qu'ils “chantèrent” Exact ? Ils chantèrent, “Moïse et les enfants d'Israël” - et voici le cantique - “Je chanterai à l'Eternel, car il a fait éclater sa gloire; Il a précipité dans la mer le cheval et son cavalier. L'Eternel est ma force et le sujet de mes louanges; C'est lui qui m'a sauvé. Il est mon Dieu : je le célèbrerai; Il est le Dieu de mon père : je l'exalterai. L'Eternel est un vaillant guerrier; L'Eternel est son nom. Il a lancé dans la mer les chars de Pharaon et son armée.” Et le chant continue encore et encore jusqu'au verset 19. C'est cela chanter après la bénédiction. “Oh, merci à Toi, Seigneur. Merci pour ce que Tu as accompli.” Verset 11: “Qui est comme toi parmi les dieux, ô Eternel ? Qui est comme toi magnifique en sainteté, Digne de louanges, Opérant des prodiges ?” Verset 18 : “L'Eternel régnera éternellement et à toujours.”

Vous voyez, ce sont des actions de grâces subséquentes à une bénédiction. Vous les trouvez dans Apocalypse, chapitre 15, et c'est une merveilleuse image de la manière dont Dieu vient dans un puissant jugement sur la terre qui a été lavé dans un bain de sang connu sous le nom de la tribulation et les sept plaies sont vomies sur la terre. Il y a des gens au verset 2 qui triomphent de la bête. Il y aura des gens que l'antéchrist ne détruira pas, “Et ils chantent le cantique de Moïse, le serviteur de Dieu, et le cantique de l'agneau, en disant : Tes oeuvres sont grandes et admirables, Seigneur Dieu tout-puissant ! Tes voies sont justes et véritables, roi des nations !” Vous voyez ? Ils chantent lorsque la victoire est remportée, quand le combat est terminé, lorsque la conquête arrive à son terme.

Maintenant, écoutez, braves gens, c'est un temps approprié pour rendre grâces. Il y a toujours des victoires remportées. Il y a toujours des guerres terminées. Il y a toujours des conquêtes achevées. Il y a toujours quelque chose que Dieu a accompli et nous nous devons de dire merci après la bénédiction. Mais c'est facile dans ce cas, n'est-ce pas ?

Passons à la deuxième étape. Il s'agit de la capacité à rendre grâces pour la victoire que vous savez qui va arriver avant le début de la bataille. D'accord ? Premièrement après le fait et deuxièmement en anticipation du fait. C'est ici que les personnes de foi entrent en scène. Ce sont des gens qui croient en Dieu avant que quoi que ce soit ne se soit produit. Ce sont des gens qui célèbrent avant la guerre. Ce sont les personnes qui disent : “Seigneur, je vois venir un problème, comme c'est merveilleux. Je vais croire en Toi pour une victoire dans cette situation, avant même qu'elle ne se présente.” C'est le cas de Jésus. Voici Jésus dans Jean chapitre 11 tandis qu'Il se tient près de la tombe de Lazare. Toutes les personnes qui L'entourent pleurent. Elles se lamentent toutes. Il dit : “Otez la pierre.” Et Marthe se fâche à l'idée de le faire. Verset 41 : “Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut, et dit : Père, je te rends grâces de ce que tu m'as exaucé.” Merci à Toi Seigneur pour ce que Tu vas faire. C'est cela la foi, n'est-ce pas ?

Et ensuite Il dit : “Lazare, sors !” Et il sortit. Des remerciements anticipés ! Braves gens, il s'agit d'un autre niveau de maturité spirituelle. C'est la capacité à rendre grâces avant que la chose ne se produise vraiment. Etes-vous de ceux qui disent merci en avance ? Vous voyez arriver quelque chose et vous êtes en mesure de croire en Dieu pour la victoire avant même que cela ne se produise ? Etes-vous capables de dire merci de manière anticipative comme l'a fait Jésus devant la mort ? Etes-vous en mesure de dire : “Je vois un mort dans ma famille, je vois la mort d'une personne qui m'est chère. Merci Seigneur, merci parce que je sais ce qui va se passer, il va revenir à la vie à travers la résurrection.” Etes-vous capables de vous montrer reconnaissants face à la mort ? Je vais vous donner un autre exemple. Regardez ceci, c'est fabuleux. 2 Chroniques chapitre 20, il s'agit de l'Ancien Testament. 2 Chroniques chapitre 20. C'est vraiment génial ! A présent, peuple de Dieu, Juda est sur le point de faire la guerre contre des ennemis vraiment puissants : Ammon et Moab, les Ammonites et les Moabites. Et ils se préparent pour une grande guerre ici mais Josaphat est plutôt un fidèle homme de prière. Il va donc vers l’Éternel et se contente de tout Lui dire. Il déclare : “Seigneur, ce combat va être le Tien, je veux dire que je ne suis tout simplement pas capable de gérer cette histoire, nous ne pouvons pas y arriver de nous-mêmes.” Il s'agenouille devant Dieu et déverse Son coeur et il dit : “Seigneur, Tu vas devoir faire avec ces gens exactement ce que Tu as fait lorsque Tu as noyé les égyptiens. Tu vas devoir opérer un miracle merveilleux. Tu vas devoir Te charger de cette affaire, Seigneur. Je ne peux pas gérer ce problème. Je vois cela venir et je suis incapable de régler problème.”

Il a fait tout ce qu'il avait à faire dans sa prière et a ensuite décidé que le moment était venu de remercier le Seigneur. Et quelqu'un aurait pu dire : “Eh bien, Josaphat, ce n'est vraiment pas l'humilité qui t'étouffe, puisque nous n'avons même pas encore remporté la victoire.” ou ”Tu te montres plutôt prétentieux, Josaphat, vu que la bataille est loin d'être remportée. Tu veux commencer par remercier l'Eternel ?” “Oui, nous allons d'abord louer l'Eternel.” En fait, la toute première chose que nous allons faire se trouve au verset 20 : “Le lendemain, ils se mirent en marche de grand matin pour le désert de Tekoa. A leur départ, Josaphat se présenta et dit : Écoutez-moi, Juda et habitants de Jérusalem ! Confiez-vous en l'Eternel, votre Dieu.” Très bien, mettons notre confiance en Dieu dès le départ. “et vous serez affermis ; confiez-vous en ses prophètes, et vous réussirez.” D'accord ? Nous allons croire en Dieu pour une victoire que nous n'avons même pas encore vue. A présent, voici la première chose : “Il s'était concerté avec le peuple et avait placé en tête l'armée des musiciens pour louer l'Eternel et la majesté de sa sainte personne. Ils se mirent en route devant les soldats en armes en chantant : Louez l'Eternel, car son amour dure à toujours.” (Semeur).

Écoutez, en Israël, ce n'est pas la marine qui a posé pied au sol en premier mais plutôt la chorale. La chorale est arrivée en premier parce que la louange a précédé l'armée, le voyez-vous ? “Seigneur, Tu es tellement merveilleux, Tu vas remporter la victoire.” Je veux dire, pouvez-vous imaginer ces gars qui ont passé leur vie à apprendre la musique et quand le moment arrive de mener une grande bataille, la première chose qu'ils entendent c'est : “Chorale, débarquez ! Vous prenez les devants !” Incroyable ! C'est exactement ce qui s'est passé. Et ils se sont mis à chanter, peut-être de manière vacillante au départ. Cependant, ils ont continué. “Au moment où l'on commençait les chants et les louanges, l'Eternel plaça une embuscade contre les fils d'Ammon et de Moab et ceux de la montagne de Séir, qui étaient venus contre Juda. Et ils furent battus. Les fils d'Ammon et de Moab se jetèrent sur les habitants de la montagne de Séir pour les dévouer par interdit et les exterminer ; et quand ils en eurent fini avec les habitants de Séir, ils s'aidèrent les uns les autres à se détruire.”

Vous voulez savoir quelque chose ? C'est Jonestown. Ils se sont entretués. Incroyable ! “Lorsque les Judéens parvinrent au promontoire d'où l'on apercevait le désert, – c'est-à-dire ce qui devait être leur camp - ils regardèrent du côté de leurs ennemis et ils ne virent que des cadavres jonchant le sol : il n'y avait aucun rescapé.” Ils se sont retrouvés devant toute une pile de cadavres. “Josaphat et son armée allèrent s'emparer du butin ; ils trouvèrent en abondance toutes sortes de biens, des vêtements et des objets précieux. Ils en ramassèrent une telle quantité qu'ils ne purent tout emporter. Ils restèrent trois jours à piller le butin tant il était abondant.” Et Dieu leur avait promis le butin du pays, ce qui fait qu'il leur revenait de droit. Mais ne voyez-vous pas ce qui s'est passé ? Ils n'ont même pas eu besoin de livrer bataille. Ils ont cru en Dieu et Lui ont rendu grâces et avant même que le combat ait démarré, la bataille leur est revenue. Vous voyez ?

C'est vrai que c'est plus difficile à faire que de remercier Dieu après coup. Et pourtant, Dieu le veut aussi. Dieu désire vos remerciements avant même que le combat ait commencé, et ça c'est difficile – il s'agit d'une mise à l'épreuve de votre maturité spirituelle. Si vous craquez et vous effondrez avant même que le problème ne se soit posé c'est que vous n'avez pas encore atteint ce niveau. C'est facile de remercier Dieu après la bénédiction. Remercier Dieu avant le début du combat est plus difficile. Mais le plus dur de tous – êtes-vous prêts pour le troisième ? Le plus difficile consiste à remercier Dieu quand la bataille fait rage et qu'on a l'impression de perdre. Ça, c'est dur. Vous pouvez le faire après le fait et vous pouvez le faire en anticipation mais pouvez-vous le faire dans le feu de l'épreuve ? Eh bien, les personnes de choix du Seigneur y sont parvenues. Le roi a signé un décret pendant les jours de Daniel selon lequel l'on ne devait adorer ou adresser des prières à personne d'autre que lui. Cela n'a pas dérangé Daniel. Il est dit dans Daniel chapitre 6 et verset 10 que Daniel “se retira dans sa maison, où les fenêtres de la chambre supérieure étaient ouvertes dans la direction de Jérusalem; et trois fois le jour il se mettait à genoux, il priait, et il louait son Dieu, comme il le faisait auparavant.” Et il savait ce que cela allait lui coûter. Ils l'ont arrêté et l'ont jeté dans la fosse aux lions mais tout allait bien. Il allait rendre grâces à Dieu au milieu de la difficulté.

Vous savez, il est dit au sujet de Jonas – quelle chose fantastique ! – pouvez-vous vous imaginer dans la situation de Jonas ? Je veux dire que vous l'écoutez comme une histoire de la Bible mais essayez d'imaginer concrètement ce que cela peut faire que d'être avalé par un énorme poisson, de flotter dans l'acidité de son estomac. Et le pire, être en vie et se réveiller en train de flotter là. Et Jonas - au chapitre 2 – tente de se ressaisir et voici ce qu'il dit – c'est impressionnant : “Quand mon âme était abattue au dedans de moi, Je me suis souvenu de l'Eternel, et ma prière est parvenue jusqu'à toi, dans ton saint temple.” Et quelle était donc ta prière, Jonas ? “Je t'offrirai des sacrifices avec un cri d'actions de grâces, j'accomplirai les vœux que j'ai faits : Le salut vient de l'Eternel.” Voici Jonas au milieu de l'estomac plein d'acide d'un monstre marin géant en train de dire : “Merci à Toi, Seigneur.”

Vous dites : Ce n'est pas la foi ça, c'est de la folie ! Non ! Merci Seigneur, merci !. Et vous savez quelque chose ? Dieu a tellement aimé cette prière qu'Il a parlé au poisson géant qui a vomi Jonas. Et le poisson ne s'est pas contenté de vomir Jonas. Il l'a vomi là où il devait être. Voici un homme qui a remercié Dieu de l'intérieur du ventre d'un énorme monstre marin – c'est incroyable ! Dieu a honoré cela. Les choses ne se sont jamais passées de cette manière pour vous, n'est-ce pas ? Vous lisez Hébreux 11 qui parle de toutes ces personnes qui ont rendu grâces à Dieu au milieu de terribles épreuves et vous entendez ensuite l'auteur d'Hébreux dire : “Les choses n'ont pas encore été à ce point terribles pour vous. Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang, n'est-ce pas?”

Dans Actes, chapitre 5, l'église primitive est terriblement persécutée et il est dit dans Actes 5:40 : “ils rappelèrent les apôtres, les firent battre, et leur défendirent de parler au nom de Jésus. Après quoi, ils les relâchèrent. Les apôtres quittèrent la salle du Conseil tout joyeux de ce que Dieu les avait jugés dignes de souffrir l'humiliation pour Jésus.” (Semeur) Ils se sont montrés reconnaissants pendant qu'ils étaient en train d'être frappés. Et vous retrouvez ensuite Paul et Silas au 16ème chapitre des Actes et leurs pieds sont étirés autant qu'il est possible et enfermés dans des blocs de bois, les muscles sont tendus et ils expérimentent une douleur épouvantable et que font-ils ? Ils chantent des louanges et des actions de grâces à Dieu. Vous parvenez à Philippiens 1 et les gens persécutent Paul pendant qu'il est en prison et il regarde au moment où il va mourir et son coeur est tout simplement plein de reconnaissance.

Écoutez, votre manière de rendre grâces à Dieu renseigne sur votre caractère parce qu'on adore Dieu selon l'état de son coeur. Et si le seul moment où vous pouvez adorer et remercier Dieu est après une bénédiction, c'est que vous vous situez tout en bas, au premier niveau. Si, vous êtes cependant capables d'évoluer un peu plus vers le haut et que vous êtes en mesure de remercier Dieu avant même que la bataille ne commence, en anticipation de la victoire qu'Il va vous donner, c'est mieux. Mais, si vous êtes capables de vous montrer reconnaissants envers Dieu au milieu de la souffrance, dans le feu de l'épreuve, c'est que vous avez atteint un niveau de maturité que très peu de chrétiens connaissent véritablement.

Joni Eareckson, qui vient à notre église depuis à peu près les huit derniers mois et qui a écrit un merveilleux livre qui parle de sa vie et de l'accident qui a paralysé son corps, affirme ceci : “Dire merci n'a rien à avoir avec le fait de se sentir reconnaissant ; c'est une question d'obéissance.” Vous voyez ? Vous n'avez pas besoin de toujours vous sentir reconnaissants mais c'est une question d'actions de grâces. (Il s'agit de reconnaître que ma vie et mes circonstances et ma destinée sont dans la main souveraine de Dieu, vous voyez ? Et que tout ce qui arrive participe au but de me conformer à Jésus-Christ. Et cela aura une profonde influence sur votre attitude. Vous voulez savoir quelque chose ? Cela aura un profond effet sur votre attitude.

Ainsi donc, quand rendez-vous grâces ? En tout temps ! Pour quoi, rendre grâces en tout temps, pour quoi ? Pour toutes choses ! Vous dites : “Pour toutes choses, vous voulez dire pour tout ? Y compris les choses qui causent problèmes et qui sont difficiles ?” Certainement ! Considérez cela comme un sujet de joie lorsque vous passez par tout genre d'épreuves. Pourquoi ? Parce que c'est de cette manière que Dieu vous rend parfaits. Je ne vais pas vous donner une grosse et longue liste. J'en ai une toute prête ici. Je ne vais pas prendre le temps de l'établir mais j'ai cité environ 40 choses pour lesquelles la Bible dit que vous devez spécifiquement rendre grâces. Et il ne s'agit pas seulement de choses individuelles. Ce sont des catégories au sein desquelles vous pourriez vous montrer reconnaissants pour une centaine de choses qui composent la catégorie concernée. Nous sommes supposés être reconnaissants pour toutes choses, pour toutes choses, pour toutes choses. Il n'y a aucune limite à cela. Tout simplement la totalité des choses que Dieu a faites pour nous. Tous Ses attributs sont listés, toutes les choses qu'Il a faites. Nous sommes invités à nous montrer reconnaissants. Saviez-vous que la Bible nous demande de rendre grâces à Dieu pour tous les êtres humains ? Pour tout le monde ! Il nous est demandé de dire merci pour toutes choses, d'être reconnaissants à Dieu pour Christ, pour notre salut, pour le Saint-Esprit, pour tout ce que nous avons, d'être reconnaissants au milieu des difficultés tout autant qu'au milieu de la prospérité. Être reconnaissant pour toutes choses.

Laissez-moi à présent vous dire quelque chose. Il n'existe qu'un type de personnes susceptible d'être reconnaissantes pour toutes choses et il s'agit de personnes humbles. C'est bien cela, il s'agit d'une personne humble. Vous dites : “Que veux-tu dire par là ?” Tout simplement ceci, écoutez. Une personne humble sait qu'elle ne mérite rien, n'est-ce pas ? Ainsi, la moindre chose qu'on lui fait la pousse à dire merci. Si vous avez du mal à dire merci, alors sachez qu'il ne s'agit pas d'un problème d'ingratitude. Le manque de reconnaissance n'est qu'un symptôme. Le problème véritable est l'orgueil. Vous dites en fait, “Dieu, je ne peux pas dire merci parce que je crois que je ne suis pas en train de recevoir ce que je mérite.” Vous voyez ? Cependant, si vous savez que vous ne méritez rien, si vous vous voyez comme un pécheur à qui rien n'est dû alors tout ce que Dieu pourra vous offrir ne produira rien d'autre en vous que de la reconnaissance. Voyez-vous, il s'agit en réalité d'un problème d'orgueil. Une personne reconnaissante a toujours un coeur humble.

Et, en passant, braves gens, voyez-vous, l'humilité découle de la plénitude du Saint-Esprit parce que vous ne vous remplissez de l'Esprit de Dieu que lorsque vous renoncez à vous-même, n'est-ce pas ? Lorsque vous mourrez à vous-même, lorsque vous vous crucifiez, lorsque vous mettez votre moi de côté et répondez à l'Esprit de Dieu, cela constitue un acte d'humilité qui vous permet d'être rempli par le Saint-Esprit. C'est donc un acte d'humilité qui produit la reconnaissance qui découle de cette plénitude. Ceci nous ramène au premier péché de tous les péchés qui a corrompu tout le système et il s'agit du péché d'orgueil, n'est-ce pas ? C'est avec cela que Satan a démarré, n'est-ce pas ? Il a jeté un regard circulaire dans le ciel et a dit : “Euh, Dieu ne devrait pas avoir tout ceci. C'est à moi que cela devrait revenir.” Et puis, il a dit : “Je vais faire ceci et m'exalterai et je serai” - ainsi de suite, et ainsi de suite – et c'était : “Je, je, je, je.” Et même Eve dans le jardin, elle a su qu'elle pouvait être comme Dieu. “Je, je, je”, c'est toujours ainsi. L'orgueil ouvre la porte au péché.

Ainsi, si vous n'êtes pas reconnaissants, ce n'est pas vraiment que vous ayez besoin de stimuler en quelque sorte votre capacité à rendre grâces. C'est plutôt que vous avez besoin d'expérimenter l'humilité et l'humilité vous soutient dans le concept d'être rempli du Saint-Esprit car ce n'est qu'en crucifiant votre "moi", en renonçant à vous-mêmes et en vous soumettant à l'Esprit de Dieu que l'humilité peut devenir une réalité pour vous. Cependant, si vous êtes une personne humble alors vous vous montrerez reconnaissante pour tout. Toute chose ! Vous dites, eh bien, certains disent : “Eh bien, mince alors, mon mari n'est pas parfait. Comment ai-je fait pour me retrouver coincée avec lui ?” Et le mari de dire : “Ma femme est – elle ne fait pas -, elle est... –, on devrait pouvoir trouver une autre femme sur terre avec qui on puisse être heureux. Comment ai-je fait pour me retrouver dans cette histoire ?” Les gens disent : “Eh bien, mon travail n'est pas vraiment ce qu'il devrait être. Ils ne me traitent pas comme ils devraient. Ma famille ne se comporte pas comme il faut avec moi. Les gens ne me comprennent pas. Ils sont méchants avec moi.” Et ils deviennent amers, aigris ; ils adoptent une approche plutôt lourde de la vie. Et vous savez pourquoi ? Parce qu'ils pensent mériter mieux, exact ? “ Je devrais avoir une personne parfaite.” “Je devrais avoir un emploi parfait.” “Tout le monde devrait me traiter juste comme il faut.” Vous voyez, tout cela, c'est de l'orgueil. On ne peut pas être reconnaissant tant qu'on est plein d'orgueil. Cependant, si vous cassez le dos à votre fierté et qu'il s'écroule dans la poussière, alors vous serez en mesure d'expérimenter ce que c'est que de rendre grâces pour toutes choses. Toutes choses !

Quand donc devons-nous nous montrer reconnaissants ? Continuellement ! Pour quoi devons-nous rendre grâces ? Pour toutes choses. Comment ? Regardez ceci – une déclaration fabuleuse ! De quelle manière devons-nous rendre grâces ? Regardez encore cela au verset 20. Il est dit : “rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père” - et ensuite - “au nom de notre Seigneur Jésus-Christ”. Oh, c'est tellement fantastique!

Écoutez ! "Au nom du Seigneur Jésus-Christ" signifie de manière cohérente avec qui Il est, en harmonie avec ce qu'Il a accompli. Autrement dit, peu importe ce qui m'arrive, je peux rendre grâces à cause de qui Christ est et de ce qu'Il a fait. Peu importe ce qui peut se produire dans ma vie, cela va contribuer à mon bien et à Sa gloire, d'accord ? C'est la fabuleuse vérité qui ressort de tout cela. Vous vous souvenez de ce que je vous ai dit auparavant ? Lorsque nous chantons, c'est Christ qui chante à travers nous. Vous vous en rappelez ? Et lorsque nous disons merci, eh bien, c'est Christ qui, à travers nous, remercie le Père.

Écoutez, je ne pourrais pas rendre grâces pour toutes choses si ce n'était pour Christ. Mais à cause du Christ, les bonnes choses et même les mauvaises choses de ma vie contribuent toutes à me rendre conforme à l'image que Dieu veut que je revête, l'image de Son Fils. Vous voyez, je ne peux pas me contenter de dire: “Rendre grâces pour toute chose. Point final.” Si vous n'êtes pas chrétien, si vous n'êtes pas en Christ et que Christ n'intercède pas en votre faveur à partir de la droite du Père et que Christ ne demeure pas dans votre vie et que vous n'avez pas le statut de fils et celui de cohéritier qu'Il a promis, si vous n'avez pas tout cela, alors vous n'avez pas besoin de rendre grâces pour ce que vous allez avoir. D'un autre côté, si ma vie est sous le contrôle du Christ et que je suis Son fils et Son enfant et cohéritier avec Lui dans Son Royaume et qu'Il intercède pour moi à la droite du Père et qu'Il ne cesse de me purifier de tout péché et s'Il me rend conforme à Sa propre image, si tout cela se produit continuellement, alors j'ai des raisons de me montrer reconnaissant envers Dieu pour toutes choses.

Vous savez, de par notre nature, nous avons tendance à rechercher notre propre intérêt parce que nous avons une haute opinion de nous-mêmes, et quand les choses ne se passent pas selon notre désir, nous nous mettons en colère et nous montrons ingrats. Mais Christ n'était pas comme ça. Oh, écoutez, nous devons, nous aussi, rendre grâces, d'après ce verset, comme Christ a rendu grâces. Si c'est Lui qui, à travers nous, rend grâces alors cela se fera de la manière dont Ses actions de grâces étaient données. Saviez-vous qu'Il était reconnaissant à Dieu ? Dans Matthieu 11:25, Il déclare : “Je te loue, ô Père”. Jean 6:11, Jésus “rendit grâces”. Jean 6:23 : "Je Te rends grâces". Jean 11:41, “Père, je te rends grâces”. Il S'est montré reconnaissant tout au long de Sa vie. Et pourtant, en examinant Sa vie, on se demande bien pour quelle raison. N'est-ce pas? Je veux dire que Lui qui avait toutes choses dans la gloire est venu sur cette terre et S'est humilié, Il s'est fait serviteur. On Lui a craché dessus, on s'est moqué de Lui, on L'a méprisé, rejeté et crucifié, Il ne méritait rien de tout cela et cependant, Il S'est montré reconnaissant. Reconnaissant !

Écoutez ceci : bien qu'Il ait mérité la gloire, Il a reçu l'humilité. Bien qu'Il ait mérité l'amour, Il a reçu la haine et bien qu'Il ait été digne d'adoration, Il a eu le rejet. Bien qu'Il ait mérité la louange, Il a reçu les moqueries. Bien qu'Il ait mérité les richesses, Il a été pauvre et bien qu'Il ait mérité la sainteté, Il a eu le péché. Et c'est ainsi que les choses ont évolué et au milieu de tout cela Il n'a jamais oublié de rendre grâces à Dieu. Parce qu'Il était en mesure de voir la fin prévue. C'est la joie qui a été mise devant Lui, qui Lui a permis d'endurer la croix. Mais regardez nous, euh ? Nous méritons l'humilité mais recevons la gloire. Nous méritons la haine et pourtant nous recevons l'amour de Dieu. Nous méritons le rejet, cependant, Dieu nous accorde le statut de fils. Nous méritons des moqueries mais recevons l'affection. Nous méritons la pauvreté et Il nous accorde des richesses et nous méritons la malédiction du péché et Il nous accorde Sa justice. Et puis, quand tout ne se passe pas comme nous le voudrions dans nos vies, nous nous plaignons. Vous voyez ? Cela n'a vraiment aucun sens, n'est-ce pas ?

D'après une légende médiévale, deux anges avaient été envoyés sur terre. L'un avait reçu du Seigneur la responsabilité de rassembler toutes les pétitions, tous les sujets de prière tandis que l'autre devait collecter les actions de grâces. L'ange qui est allé recueillir les sujets de prière n'a pas été capable de transporter sa charge au retour. L'ange chargé de récupérer les remerciements est rentré avec quelques-unes dans sa main. Eh bien, il s'agit d'une légende et les légendes peuvent être farfelues et fantastiques mais j'ai bien peur que celle-là ne soit pas si folle que ça. Nous nous attardons beaucoup sur les requêtes, n'est-ce pas ? Ce qui est un peu comme apposer votre signature : “Votre serviteur, John”. Et pour ce qui est des remerciements, nous nous montrons expéditifs. C'est peut-être le péché qu'on rencontre le plus souvent parmi les saints. Quand devons-nous rendre grâces ? Continuellement ! Pour quoi remercions-nous ? Toutes choses ! Comment rendons-nous grâces ? Au nom du Christ. Et pour terminer, à qui rendons-nous grâces ? A Dieu le Père. Verset 20 encore : “à Dieu le Père ”.

Et j'aime le fait qu'il utilise le mot “Père” parce que c'est l'attitude bénévole de Dieu qu'on voit ici. C'est Dieu qui, dans Sa paternité, tandis qu'Il nous accorde le don de Son amour, Dieu le Père met l'emphase sur l'amour bienfaisant de Dieu en faveur de Ses enfants. Il est constamment en train de nous accorder des dons. “Toute grâce excellente et tout don parfait descendent d'en haut, du Père des lumières, chez lequel il n'y a ni changement ni ombre de variation.” Tout vient de Lui, même les choses qui vous parviennent à travers d'autres personnes proviennent de Lui qui oeuvre à travers les gens. C'est Christ qui chante à travers nous, Christ qui rend grâces à Dieu à travers nous et Christ qui donne à travers nous.

J'ai eu l'occasion, récemment, d'offrir quelque chose à quelqu'un. Ils avaient un besoin et j'avais la merveilleuse joie de donner quelque chose pour satisfaire ce besoin et je prends toujours plaisir à voir la réaction des gens quand on le fait. Et j'ai reçu un merveilleux petit mot en retour. Et le plus intéressant pour moi était de constater que la note toute entière remerciait Dieu tout simplement. C'était rafraîchissant ! Du début à la fin de la lettre, ils remerciaient Dieu. Pas un seul mot sur moi ! Ils se sont contentés de remercier Dieu. Et vous voyez, voilà une personne qui reconnaît Dieu comme étant la source de toutes choses. Lorsque nous nous mettons à nous remercier les uns les autres, cela effleure quelque peu la flatterie. Mais quand nous voyons Dieu comme la source de tout, nous avons la perspective d'Éphésiens 5:20.

Écoutez, si vous êtes remplis du Saint-Esprit, vous chanterez par rapport à vous-même et rendrez grâces à Dieu. Oh, écoutez ! L'Ancien Testament appelle à cela à plusieurs reprises. Psaume 30, Psaume 50, Psaume 69, Psaume 92, 95, 100, 105, 116 et plus... Il nous est tout simplement demandé de remercier Dieu, remercier Dieu et remercier Dieu. Romains 1:21 dit que ceci caractérise les païens : “Puisque ayant connu Dieu, ils ne l'ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces”. Voyez-vous cela ? Voici la caractéristique d'un monde non régénéré : l'ingratitude. Dieu désire que Son peuple se montre reconnaissant. Paul dit aux Philippiens : “Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces.” Avec des actions de grâces ! Colossiens 2:7 nous demande d'être reconnaissants à Dieu. Hébreux 13:15 déclare : “Par Christ, offrons [donc] sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c'est-à-dire le fruit de lèvres qui reconnaissent publiquement lui appartenir.” (Segond 21) Dans l'Ancien Testament, certains ordres des prêtres lévites n'avaient d'autre rôle que d'amener le peuple à rendre grâces à Dieu.

Saviez-vous que toutes les fêtes et festivals d'Israël étaient destinés aux actions de grâces ? L'unique objectif de chaque fête commémorative, la Fête des Semaines et des Tabernacles et des Trompettes et de Pentecôte et de la Pâque, elles constituaient toutes de grands actes nationaux de remerciement à Dieu qui avait servi Son peuple avec tant d'amour et de manière si gracieuse.

Écoutez à présent, je vais conclure ce point en disant ceci : vous avez trois possibilités de réponse. Il y a trois différents types de personnes quand il est question de remerciement. Nous pouvons examiner cela en clôturant et j'aimerais que vous regardiez le livre de Luc, au chapitre 12, pour les voir. Luc chapitre 12. Premièrement, il y a des gens qui ne disent jamais merci. C'est la catégorie de personnes qui ne rendent jamais grâces à Dieu pour quoi que ce soit. Ils pensent avoir réussi par leur propre force. Ils pensent y être arrivés seuls. Luc 12:16 : “Il leur dit cette parabole : «Les terres d'un homme riche avaient beaucoup rapporté. Il raisonnait en lui-même, disant : 'Que vais-je faire ? En effet, je n'ai pas de place pour rentrer ma récolte. Voici ce que je vais faire, se dit-il : j'abattrai mes greniers, j'en construirai de plus grands, j'y amasserai toute ma récolte et tous mes biens”. Mince alors, regardez ce que j'ai accompli. J'ai réussi à avoir cette formidable récolte, n'est-ce pas merveilleux ? Je vais tout simplement faire rentrer tout cela “et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour de nombreuses années ; repose-toi, mange, bois et réjouis-toi.” Il allait passer tout simplement le restant de ses jours à consommer tout ce qu'on avait mis de côté. “Mais Dieu lui dit : "Homme dépourvu de bon sens ! Cette nuit même, ton âme te sera redemandée, et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il ?" Voilà quelle est la situation de celui qui amasse des trésors pour lui-même et qui n'est pas riche pour Dieu.»

Vous dites, “Où veux-tu en venir?” Voici ce que je veux dire. Il n'a pas pensé devoir quoique ce soit à Dieu parce qu'il n'a pas considéré Dieu comme la source de quoi que ce soit. Vous voyez ? Il pensait y être arrivé de lui-même. Regardez ce que j'ai accompli. Je vais passer le restant de mes jours à consommer le produit de mes efforts. Et Dieu lui dit : “tu vas mourir ce soir”. Tu mourras ce soir parce que tu as manqué de reconnaître que rien ne pousse nulle part à moins que Dieu le fasse croître. Il n'y a de terre et de grain que ceux que Dieu a créés. Et tu n'as pas été riche pour Dieu, tu n'as pas reconnu Dieu comme étant la source de toutes choses, par conséquent tu perds tout. Voyez-vous ? Ce sont des gens qui ne sont reconnaissants pour rien du tout. Ils s'imaginent tout simplement l'avoir accompli d'eux-mêmes. Ils pensent avoir gagné leur propre fortune, ils s'imaginent avoir frayé leur propre chemin dans la vie. Ils ont saisi leur chance, ils ont fait leur truc et Dieu n'a rien à y voir. Voilà une option. Vous pouvez choisir d'être une de ces personnes qui ne dit jamais merci.

Ensuite, il y a ceux qui disent merci mais de manière hypocrite. Regardez le chapitre 18 de Luc. Ce sont des actions de grâces hypocrites. Luc 18, verset 9 et voici une autre parabole qui s'adresse à ceux qui étaient convaincus d'être justes ; il s'agit des personnes qui sont justes à leurs propres yeux. “«Deux hommes montèrent au temple pour prier ; l'un était un pharisien, l'autre un collecteur d'impôts. Le pharisien, debout, faisait cette prière en lui-même” - remarquez qu'il s'adresse à lui-même et il dit - “O Dieu” - il s'adore donc il s'identifie lui-même en réalité - “je te remercie” - maintenant, écoutez, ce type n'a pas une seule once de reconnaissance dans son cœur. Il ne remercie personne d'autre que lui-même. Il dit, je suis si reconnaissant envers moi-même de ce que j'ai accompli. Voyez-vous ? Mais il essaie, en quelque sorte, de faire apparaître cela comme s'il s'agissait d'une adoration à Dieu. “Je te remercie de ce que je ne suis pas comme les autres hommes, qui sont voleurs, injustes, adultères, ou même comme ce collecteur d'impôts.” Oh, je suis tellement reconnaissant de ce que je suis si merveilleux. Vous voyez ?

L'autre type, “Le collecteur d'impôts, lui, se tenait à distance et n'osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine en disant : "O Dieu, aie pitié de moi, qui suis un pécheur.” Jésus a dit : “Je vous le dis, lorsque ce dernier descendit chez lui, il était considéré comme juste, mais pas le pharisien. En effet, toute personne qui s'élève sera abaissée, et celle qui s'abaisse sera élevée.» Vous voyez, il y a des gens qui ne rendent jamais grâces du tout et puis il y a ceux qui vont par ci par là, se remerciant eux-mêmes en faisant comme s'ils rendaient grâces à Dieu. Ils sont justes à leurs propres yeux, c'est de l'hypocrisie. Il y a une troisième catégorie dans Luc 17, ceux qui sont véritablement reconnaissants. Voici une belle histoire. Je vais la lire très rapidement.

Verset 11 de Luc 17 : “Alors qu'il se rendait à Jérusalem, Jésus passa entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils se tinrent à distance et se mirent à lui dire : «Jésus, maître, aie pitié de nous !» Lorsqu'il les vit, Jésus leur dit : «Allez vous montrer aux prêtres.» Pendant qu'ils y allaient, ils furent guéris. L'un d'eux” – combien d'entre eux ? L'un d'entre eux ! Un seul d'entre eux - “se voyant guéri, revint sur ses pas en rendant gloire à Dieu à haute voix. Il tomba le visage contre terre aux pieds de Jésus et Le remercia.” Je veux dire qu'un seul parmi dix se montre reconnaissant. Et il s'agissait d'un Samaritain. Quelqu'un qui avait un sang mélangé, un métis, un paria. “Jésus prit la parole et dit : «Les dix n'ont-ils pas été guéris ? Et les neuf autres, où sont-ils ? Ne s'est-il trouvé que cet étranger pour revenir et rendre gloire à Dieu?» Puis il lui dit : «Lève-toi, vas-y, ta foi t'a sauvé.»” Je pense qu'il est dit, en d'autres termes, que les dix personnes ont reçu la guérison mais qu'une seule a obtenu le salut.

Écoutez, voilà de véritables actions de grâces. Il s'agit d'une reconnaissance authentique. Les autres ont eu ce qu'ils voulaient et ce qu'ils désiraient c'était de satisfaire leur égoïsme. Ils voulaient se débarrasser de leur maladie qui faisait d'eux des marginaux sociaux. L'autre, la magnifique minorité, a donné à Christ ce qu'Il recherchait : la gloire. Voyez-vous la différence ? Certains d'entre nous sommes satisfaits d'obtenir ce que nous recherchons et nous ne pensons même pas à Christ. D'autres se préoccupent de la gloire qu'Il recherche et mérite. Bien-aimés, la gratitude, c'est l'homme dans son état le plus favorable tandis que l'ingratitude caractérise l'homme dans sa situation la plus minable.

David a dit : “Pour éclater en actions de grâces et raconter toutes tes merveilles.” Nous, plus que tous les autres, devons être reconnaissants, vous savez. Quand bien même nous n'aurions rien de plus que Jésus-Christ, nous devrions nous montrer reconnaissants. D'accord ? Parce qu'en ayant Christ, nous avons tout pour l'éternité.

Un missionnaire de la ville de Londres a été appelé à un vieil immeuble. Une dame était en train de mourir et se trouvait aux derniers stades de sa maladie. La pièce était petite et froide et la femme était couchée à même le sol. Le missionnaire a essayé d'aider cette dame et a demandé s'il y avait quelque chose qu'elle voulait et voici ce qu'elle a dit : “J'ai tout ce dont j'ai vraiment besoin. J'ai Jésus-Christ.” Eh bien, l'homme n'a jamais oublié cela. Il est sorti de là et a écrit ces mots : “Au coeur de la ville de Londres, parmi les habitations des pauvres, ces éclatantes paroles dorées ont été prononcées : “J'ai le Christ, de quoi puis-je encore avoir besoin ?” par une femme solitaire qui était en train de mourir sur un plancher, sans le moindre confort terrestre. “J'ai le Christ, de quoi puis-je encore avoir besoin ?” Celui qui a entendu cela a couru lui chercher quelque chose dans le grand magasin du monde. C'était inutile. Elle est morte en disant : “J'ai le Christ, de quoi puis-je encore avoir besoin ?” Oh, très cher, mon cher pécheur, grand ou petit, riche ou pauvre, es-tu capable de déclarer avec une profonde gratitude : “J'ai le Christ, de quoi puis-je encore avoir besoin ?” Courbons-nous dans la prière.

Père, merci parce que nous avons le Christ et la plupart d'entre nous avons beaucoup, beaucoup plus reçu de Ta main gracieuse. Rends-nous à jamais reconnaissants, à jamais reconnaissants tandis que cela jaillit de nos coeurs qui sont humbles, rendus humbles du fait que Ton Esprit nous remplit. Au nom de Jésus, Amen.

FIN

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