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Nous sommes en train d’étudier la grande vérité de ce texte, au sujet du combat du croyant contre les forces de l’enfer, comme Paul l’a décrit pour nous dans le livre des Ephésiens, vérité liée à l’immense puissance et les ressources du chrétien. Il ne veut pas que nous devenions trop confiants. Il ne veut pas que nous restions dans l’illusion que ce serait facile à cause de nos ressources, parce que nous avons été bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes, parce que nous pouvons faire au-delà de tout ce que nous pouvons demander ou penser, parce que nous pouvons être remplis de l’Esprit de Dieu, parce que nous pouvons laisser l’Esprit nous remplir de Sa puissance, parce que toutes ces ressources sont à nous, et parce que nous avons la vérité même de Dieu dans nos mains, et parce que le plan souverain et final de Dieu est d’accomplir des œuvres bonnes, tout cela ne veut pas dire que vivre la vie chrétienne sera facile.

Donc ayant dit tout cela, il a encore ceci à dire, au verset 10 : « Enfin, mes frères et sœurs, fortifiez-vous dans le Seigneur, et dans sa force toute-puissante. Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les manœuvres du diable. En effet ce n’est pas contre l’homme que nous avons à lutter mais contre les puissances, contre les autorités, contre les souverains de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal dans les lieux célestes. »

« C’est pourquoi prenez toute les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le jour mauvais et tenir ferme après avoir tout surmonté. Tenez donc ferme. Ayez autour de votre taille la vérité en guise de centure ; enfilez la cuirasse de la justice ; mettez comme chaussures à vos pieds le zèle pour annoncer l’Evangile de paix ; prenez en toute circonstance le bouclier de la foi, avec lequel vous pourez éteindre toutes les flèches enflammées du mal ; faites aussi bon accueil au casque du salut et à l’épée de l’Esprit, c'est-à-dire la parole de Dieu »

Or, dans ce passage, comme nous l’avons vu au cours de toutes ces dernirères semaines, l’apôtre Paul nous décrit la statégie, le plan, l’ennemi, toute l’étendue de la lutte du croyant, et pour résumer le tout, il faut, comme le dit le verset 11 « revêtir toutes les armes, », ce qui est répété au verset 13 : «  prenez toutes les armes, » si nous voulons être victorieux. 

Donc c’est un passage de nature cruciale dans la vie du chrétien. Peu importe la qualité de notre théologie, peu importe la solidité de la fondation de notre compréhension, peu importe tout ce que vous connaissez de l’Ecriture, ou combien d’informations vous avez sur la vérité de Dieu, vous êtes toujours un perdant potentiel parce que cette guerre est réellement gagnée et combattue sur une base quotidienne.

Ainsi toutes les ressources que vous avez intellectuellement, en plus de toutes les ressources que vous avez spirituellement, et la puissance et la présence de l’Esprit de Dieu, peuvent être mises de côté, même par un croyant, au point que l’on se met à perdre la bataille. C’est pour cela que Paul nous rappelle que nous devons être très consciens que la vie chrétienne est une guerre, et plus nous l’apprendrons tôt, plus tôt nous ferons l’expérience de la victoire que Dieu a pour nous.

Il me vient à l’esprit un verset de Luc, qui parle d’un autre contexte, mais peut-être qu’il pourra alimenter notre réflexion. Luc 14 : « Si un roi part en guerre contre un autre roi, il s’assied d’abord pour examiner s’il peut, avec 10 000 hommes, affronter celui qui vient l’attaquer avec 20 000. » Seulement cette pensée, quel roi partirait à la bataille sans un examen minutieux de ses ressources et une étude de sa stratégie ? C’est essentiellement ce que nous faisons dans Ephésiens chapitre 6. Ayant la donnée que nous sommes en guerre, nous devons aussi ajouter à la connaissance que c’est une guerre, une évaluation sérieuse de la stratégie, du plan de l’ennemi et des ressources à notre disposition pour gagner cette guerre, et rien de moins qu’une consécration totale n’y réussira.

Nous avons vu la dernière fois, si vous regardez au verset 14, la première pièce de l’armure. Paul disait, en imaginant un soldat romain dans tout son attirail de bataille : « Tenez donc ferme, ayez autour de votre taille la ‘altheia’ en guise de ceinture. » Et en premier nous avons dit qu’il avait en tête ici la véracité, ou une attitude de préparation de consécration sans hypocrisie.

L’expression « avoir autour de votre taille la ceinture » est associtée dans la pensée hébraïque à l’idée d’être prêt au départ, préparé. Durant des siècles, littéralement, le peuple juif a manifesté un empressement à aller plus loin par cette phrase : « ayez votre ceinture autour des reins. » Lorsqu’ils ont quitté le pays d’Egyptre au moment de la Pâque, on leur a ordonné de mettre leur ceinture autour de la taille. C’est une phrase très courante dans la pensée juive. L’apôtre Paul appelle à faire de même dans un sens spirituel.

Pierre dit par exemple dans 1 Pierre 1:13: « Ceignez les reins de votre entendement ! » (Segond 1910) Autrement dit, ayez votre pensée prête pour les choses de Dieu, voilà ce que Paul dit. Un Juif se préparant pour un voyage ne partirait pas avec ses vêtements flottant au vent. Il porterait une ceinture à la taille, y passerait son vêtement de manière à être prêt à bouger, prêt à se mouvoir. Il en allait de même pour le soldat romain. Il prenait sa tunique, la passait par sa ceinture bien serrée de manière qu’il ne soit pas gêné par son vêtement au cours de la bataille. Donc ce que notre apôtre Paul nous dit c’est que nous devons être en alerte pour la bataille. Nous devons être prêts et y être consacré. Donc nous vous suggérons que l’idée ici est la consécration.

Vous savez, une des choses qui arrive – et nous en avons parlé en groupe d’Anciens il y a quelques temps – lorsqu’une Eglise se met à croître comme la nôtre, des gens s’ajoutent à une périphérie qui s’éloigne de plus en plus, au fur et à mesure que l’Eglise s’agrandit et devient plus nombreuse. Il semble que c’est comme si, d’une manière générale, il y avait une diminution d’engagement à la périphérie parce que ces gens ne se sentent pas une partie du noyau, et ils deviennent comme des spectateurs. Le niveau d’engagement se met à diminuer, et cela devient notre responsabilité d’interpeller constament les gens à s’engager, parce que plus l'église grandit, plus l’impact potentiel grandit, et plus forte devient la résistance de l’ennemi, plus nécessaire devient le besoin d’engagement, vous voyez ?

Jerry Mitchell m’a fait l’honneur récemment de manger avec lui et son ami le Général Zonich Shaham, qui a parlé un dimanche à un groupe de Bâtisseurs de Foyers, je crois. C’est un général Israélien, qui a à son actif une ribambelle de victoires longue comme le bras, et c’est un homme exceptionnel – non chrétien, d’orientation très Sionniste, quelqu’un qui croit à la souveraineté de l’Etat d’Israël, et qui est très respectueux de la grande tradition de l’histoire de ce grand peuple. J’ai donc eu le privilège de manger avec lui, et le moins que je puisse vous dire, c’est qu’il est une personne vraiment fascinante.

Je lui ai posé beaucoup de questions sur toutes sortes de sujets, puis il m’a dit : « J’ai apprécié votre sermon. Je suis entré et je vous ai entendu prêcher l’autre dimanche. » Il a dit : « J’apprécie ce que vous avez dit de l’engagement, parce que, » a-t-il dit, « l’engagement est tout pour nous. » Il a dit : « Les gens pensent que nous sommes un super peuple, ou que nous avons une super intelligence, ou de la super force, et que c’est pour cela que nous gagnons. Mais c’est réellement la consécration. » Puis il a ajouté : « Et, à propos, »  a-t-il dit  « ce que vous avez dit, que ceindre ses reins signifie consécration, et d’être préparé et prêt, est tout à fait juste. Nous utilisons encore cette expression. » 

Il a dit: « Laissez-moi vous en donner une illustration. » Il a dit : « J’ai un ami dans la Vallée de San Fernando qui est juif, il a un fils et son fils voulait venir vivre en Israël. Donc il est venu pour s’établir, je crois dans un kibboutz. » Et il a dit : « Après plusieurs années là-bas, à peu près deux ans environ, il a atteint l’âge où il devait entrer à l’armée ou retourner aux Etats-Unis. » Et il a dit : «Franchement, se sentant comme d’autres Américains, il allait choisir la vie tranquille et retourner en Amérique, plutôt que de s’engager dans l’armée israélienne. » Il a dit : « J’ai été surpris de voir qu’il a rejoint l’armée. Eh bien, la chose suivante que j’ai vue, c’est que j’ai reçu de lui une lettre demandant un entretien privé avec moi parce que je le connaissais, et j’ai supposé que comme tout autre garçon américain, il dirait :’Regardez, Général, vous me connaissez et je vous connais. Que ce soit aussi facile que possible. Trouvez-moi un poste dans un bureau, que je puisse mettre mes pieds sur la table,’ etcetera, et il me demanderait une faveur. Eh bien, oui, il l’a demandée. » 

Il a dit: « Il s’est présenté au bureau et voici quelle fut sa requête. Il a dit : ‘Général, je souhaite être dans le meilleur régiment, le plus stratégique, le plus assidu, le plus difficile de toute l’armée israélienne. Lequel est-ce et comment puis-je y entrer ?’ » Et le général l’a informé du fait que c’était un commando de parachutistes de frontière qui avait les missions les plus dangereuses, se trouvant sur la ligne de front, faisant face avant tous les autres aux aléas de ce que la guerre peut présenter. »

Il dit: « Voilà le groupe. » Mais il dit : « Ce qu’il faut pour intégrer ce groupe est incroyable. » Il dit : « La formation se conclut par quatre jours entiers de marche forcée, de grimpée sur la montagne qui conduit à Massada, en plein désert, en portant l’équippement complet. C’est ainsi qu’elle se termine. » Et il a répondu : « C’est ce que je veux. » Il a signé, et peu après il a achevé la formation, complètement aplati sur son ventre, incapable de bouger, car plus aucun de ses muscles ne fonctionnait, mais il a réussi. » Le Général Shaham m’a dit : « Voilà pourquoi nous gagnons. Nous gagnons parce que de telles personnes sont consacrées. »

Et c’est essentiellement ce que l’apôtre Paul nous dit dans tout ce concept de la ceinture de la véracité. Mes amis, c’est la guerre. Le monde nous trompe avec une belle vie, mais nous sommes en plein dans une bataille spirituelle, et nous gagnerons lorsqu’on sera sérieux concernant la bataille. L’Eglise de la Grâce est sur le point d’atteindre un potentiel inespéré dans cette ville, et dans ce pays, et dans le monde. Je crois qu’il n’y a aucune limite à ce que Dieu peut faire, si ce n’est notre manque d’engagement. Je pense que réellement c’est là que tout commence, comme Paul l’a indiqué.

Vous remarquerez encore qu’au verset 14 il dit qu’un soldat romain devait aussi avoir une cuirasse, et Paul l’appelle la « cuirasse de la justice. » Aucun soldat romain sensé ne serait parti au combat sans sa cuirasse. Même s’il était capable de dominer l’adversaire personnel qu’il combattait, il pouvait être atteint d’une flèche venant des autres soldats, et être frappé à un endroit vulnérable. Donc il portait toujours une cuirasse. Et certainement que dans un corps à corps, de toute façon il serait vulnérable devant, et bien des coups pouvaient être parés s’il était protégé.

Donc Paul regarde un soldat romain partant au combat, et il dit non seulement qu’il est consacré, et qu’il a bien mis sa ceinture, et qu’il fait attention à ses mouvements, il va y aller avec l’intention de le gagner. Mais il a aussi protégé ce qu’il a de vital en lui. Or, les soldats romains avaient des cuirasses de sortes variées. Certaines étaient faites de toile, un tissu très lourd et assez long, et il était recouvert – ils prenaient des sabots d’animaux, ils les coupaient en tranches plutôt fines, puis ils les suspendaient, accrochées les unes aux autres, ce qui faisait quelque chose presque comme de la corne, comme si on utilisait de la corne d’animal, c’était fait soit de sabots soit de corne.

De plus, ils utilisaient parfois une sorte de cotte de maille. Ils utilisaient parfois la toile, et fixaient de petites pièces de métal par-dessus. Et bien entendu, la plus commune est celle que nous connaissons, la grande cuirasse moulée, une pièce de métal allant de la base du cou jusqu’aux haut des cuisses, recouvrant toute cette surface vitale du corps, celle que l’on voit portant l’aigle ou « SPQR » gravé, ou autre chose, et que l’on associe au soldat romain. Evidemment elle était faite pour recouvrir toute cette région vitale du corps.

Maintenant, franchement, j’ai essayé au cours des années, en examinant l’armure du chrétien, de chercher s’il y avait une hiérarchie de priorité, s’il y avait des pieces plus importantes que d’autres, et ceci est très difficile à faire, pratiquement impossible, parce que vous devez porter toute l’armure, n’est-ce pas? L’armure entière. Chaque pièce est spécifiquement prévue pour remplir un rôle absolument essentiel. Donc on ne peut pas dire qu’un élément vient spécifiquement en premier, un autre en second, un autre en troisième. Et pourtant, il me semble que la clé de tout cela est la cuirasse de la justice.

S’il n’y a pas de justice dans votre vie, il y a bien des chances que vous n’ayez pas d’engagement. S’il n’y a pas une authentique justice dans votre vie, vous n’aurez pas le bouclier de la foi, les chaussures de la paix. Vous n’aurez pas le casque du salut et vous n’irez manier l’épée que si vous êtes engagé pour la justice dans votre vie. Et cette justice n’est qu’une manière de dire « avoir une relation juste avec Dieu. » Il faut au moins que les choses soient justes entre vous et Dieu, cela me semble être la base minimale. L’engagement en fait naît de là. C’est lorsque vous êtes en ordre avec Dieu que l’engagement a lieu.

Laissez-moi vous parler un instant de ce concept de la cuirasse de la justice. Il est clair que vous savez que dans une bataille, la région que vous devez protéger est le tronc. Le casque protégeait la tête, et dans le type de combat qui était le leur, le corps à corps – ils utilisaient une épée courte, et ce n’était pas la sorte qui vous permettait de trancher la tête de quelqu’un, donc le thorax était la région vitale. Ce qu’ils s’efforçaient de protéger était la région du cœur, et la région plus bas, ce que les Juifs appelaient « les entrailles ». C’était la section médiane où tous les autres organes se trouvent, les organes fonctionnels du corps. Donc la cuirasse couvrait deux endroits vitaux : le cœur et l’abdomen.

Or, pour les Juifs, ceci avait un sens important. Symboliquement, le cœur représentait la pensée, la Bible dit dans Proverbes 23:7, « Comme un homme pense dans son » – quoi ? – « cœur, tel il est. »  Du cœur procèdent de mauvaises pensées. Le cœur est l’aspect de la vie qui pense. En termes ou en symboles hébraïques, le cœur veut dire la pensée. « Le cœur de l’homme est tortueux plus que tout, et il est incurable. » La pensée est associée au cœur.

Les entrailles sont associées aux sentiments et aux émotions. On parle d’entrailles de miséricorde, ou de fermer les entrailles de l’amour, et de ne pas aimer quelqu’un correctement. C’est parce que les émotions nous donnent des sensations à l’estomac, n’est-ce pas ? Les émotions nous atteignent au ventre. Nous avons mal au ventre lors de certaines émotions. Ainsi pour les Hébreux, c’est une bonne manière de le montrer. Le cœur donc parle du processus de la pensée, et les entrailles font référence aux émotions.

Si nous pouvons reporter cela aux images liées à l’armure, c’est ce que nous disons. Satan veut attaquer le croyant principalement dans deux endroits. Un : dans sa pensée, deux, dans ses émotions. L’un est dans sa manière de penser, et sent, l’autre dans sa manière de répondre émotionnellement. Et le croyant doit se protéger, parce que c’est là que Satan attaque. Il nourrit nos pensées de fausses informations. Il nourrit nos émotions de fausses informations. Il veut embrumer notre pensée de fausse doctrine, de mensonges, de contre vérités religieuses, de toute ce qu’il peut, et il veut faire appel aux mauvaises parties de nos émotions. Il veut produire de mauvaises et illicites réactions émotionnelles. Il veut tordre et pervertir nos affections.

Donc en résumé, mes amis, nous avons ceci, écoutez. Si vous protégez vos pensées et vos sentiments des attaques de Satan, vous êtes invincibles. Il essaiera d’embrouiller votre pensée avec de fausses doctrines, ou il essaiera d’embrouiller vos émotions pour vous pousser à l’envie de mauvaises choses, de luxure, de mauvais sentiments et de mauvaises affections.

Or, si vous ne prenez que la pensée et les émotions ensemble, elles englobent tout ce qui nous pousse à agir. Elles englobent le concept de la connaissance. C’est la première clé de la réaction. Vous devez avoir une certaine somme de connaissance. La compréhension, la conscience, la volonté, les désirs, les pulsions, les affections, les sentiments, les émotions, toutes ces choses qui nous poussent à agir sont protégées par la cuirasse de la justice.

Satan s’introduit dans votre vie, et il veut y faire certaines choses. Il veut arracher la Parole de Dieu de votre pensée et la remplir de mensonges, exact ? Il veut la remplir de perversion, remplir votre pensée d’ordures, remplir votre pensée d’une moralité qui n’est pas de Dieu, remplir votre pensée d’une théologie qui n’est pas de Dieu, remplir votre pensée de toutes sortes de contre–vérités et de demi vérités. Ainsi il attaque la pensée. Il veut que vous compreniez les choses de travers. Il ne veut pas que vous interprétiez les choses correctement. Il veut que vous disiez du péché : « Oh, ce n’est pas si grave ! » Alors il vous noie littéralement dans une mer de péché, de manière à vous pousser à le tolérer, et il s’en sert pour vous divertir, au point que vous ne pensiez pas qu’il est aussi mauvais qu’il l’est en réalité.

Il obtient de vous de rire du péché sur votre télévision ou dans les films. Il vous fait l’écouter sur le ton de beaux airs et de belle musique, de façon que cela obscurcit et embrouille la pensée claire de votre esprit. De là il passe à la destruction de votre conscience, pour vous pousser à faire des choses que vous ne devriez pas faire, pour endurcir une conscience qui, auparavant vous avertissait, et qui bientôt ne vous avertira plus. Il veut affaiblir votre volonté en la brisant. Il veut troubler vos émotions en vous donnant des sentiments faussés sur des choses. Il veut corrompre vos désirs. Il veut attirer vos affections vers de mauvaises choses. Et toute cette attaque vient de Satan contre cet endroit vital, et l’apôtre Paul dit simplement qu’il est protégé par la justice, par la justice.

J’ai remarqué récemment, en lisant le journal, que le Département de la Police Municipale de New York fait une campagne pour recueillir des fonds pour acheter des gilets pare-balles pour tous leurs officiers. Nous pouvons le comprendre. C’est l’endroit vital. C’était vrai pour le soldat romain. C’est l’endroit vital pour lui. C’est vrai pour le croyant, l’endroit vital est le même. Protégez votre pensée et vos sentiments, et vous êtes invicibles face à Satan.

Quelle est donc la justice dont parle Paul ? De quoi parle-t-il exactement ? Il n’y a que trois choses possible à considérer. L’une pourrait être la propre justice, la seconde serait la justice imputée, et la troisième serait la justice pratiquée. Soit il parle de notre justice propre, ou il parle de la justice de Christ qui nous est donnée, ou il parle du fait de vivre la justice que Christ nous a donnée. Nous allons voir de laquelle il s’agit.

Regardons tout d’abord au concept de notre propre justice. Certains pensent qu’ils sont acceptables simplement parce que ce sont des gens bien, vous savez ? Pourquoi ? Qu’est-ce que Satan veut faire finalement avec les gens ? Réfléchissez-y. Quel est le but final de Satan pour les individus? Je vais vous le dire. Le but final de Satan est d’attirer les gens vers l’enfer avec lui, de les empêcher de venir à Dieu. Il ne veut pas peupler le royaume de Dieu. Il ne veut pas que les gens se prosternent devant Jésus Christ. Il ne veut pas de citoyens du ciel. Il veut peupler l’enfer. Donc le but ultime de Satan est de détruire, de mettre en enfer. C’est ce que Satan fera.

Mais certains disent: « Eh bien, ma propre justice suffira à empêcher cela ! » Satan veut perturber votre vie tout le temps, et il se trouve des gens qui pensent qu’ils sont assez bons pour s’en occuper. Au temps de la Bible, les Pharisiens étaient comme cela. Ils pensaient qu’ils étaient assez bons. Ils pensaient qu’ils y arriveraient et c’est pour cela que dans Mattieu 5 :20, Jésus dit : « Si votre justice ne dépasse pas celle des spécialistes de la loi et des Pharisiens, vous n’entrez pas dans le royaume des Cieux. » Ils avaient tort. Ils n’étaient pas assez bons. « En effet c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est pas par » – quoi ? – « par les œuvres.» Vous ne pouvez pas le faire. Pourtant eux, ils pensaient qu’ils le pouvaient.

Dans Luc chapitre 18, nous trouvons l’attitude typique d’un Pharisien, un légaliste, quelqu’un qui pensait qu’il pouvait réussir par sa propre bonté. Nous avons de telles personnez aujourd’hui. En fait, tout système religieux dans le monde, excepté le christianisme, est basé sur le fait qu’un homme peut y arriver seul, qu’il peut être assez bon par lui-même. Donc en Luc 18 :9, le Seigneur dit une certaine parabole : « Deux hommes montèrent au temple pour prier ; l’un était un Pharisien ; l’autre un collecteur d’imôts. Le Pharisien, debout, faisait cette prière en lui-même : ‘ Ô Dieu, je te remercie de ce que je ne suis pas comme les autres hommes, qui sont voleurs, injustes, adultères, ou même comme ce collecteur d’impôts. ’ Autrement dit, je suis si content d’être si bon. Je suis si heureux de moi, pas vous ? J’ai tout réussi moi-même. J’y suis arrivé, je suis juste par moi-même.’ Je jeûne deux fois par semaine,’ et il ne fallait jeûner que quelques fois par an, mais il le faisait très assidument – ‘et je donne la dîme de tout mes revenus.’ Le collecteur d’impôts, lui se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine en disant : ‘Ô Dieu aie pitié de moi qui suis un pécheur.’ » Jésus dit : « Je vous le dis, lorsque ce dernier descendit chez lui, il était considéré comme juste, mais pas le Pharisien. En effet, toute personne qui s’élève sera abaissées et celle qui s’abaisse sera élevée. »

Un autre terme pour “justifié” est “rendu juste”. Qui était vraiment juste ? Celui qui pensait qu’il pouvait tout faire tout seul, ou celui qui savait qu’il ne pouvait pas ? Jésus a dit que c’était celui qui savait qu’il ne pouvait pas. On pourrait appeler l’histoire : « Un homme bien qui finit en enfer, et un mauvais homme qui est entré au ciel. »

Tant que vous pensez que vous pouvez y arriver seul, que vous êtes fixé sur votre propre justice, vous n’avez pas de cuirasse. Vous ne vous défendrez jamais contre Satan. Il vous jettera en enfer pour toujours. Bien que Dieu ait finalement le droit de le faire, Satan est celui qui attire. Tout ce que vous pouvez faire de mieux n’est pas satisfaisant. Esaïe 64 :5b dit : « Tous nos actes de justice sont comme un vêtement souillé. » (Colombe) C’est ce que nous avons de mieux. Si vous espérez arriver au ciel par votre bonté, vous êtes celui qui se fait le plus d’illusions.

Dans Romains 3:10, nous lisons ces paroles très provocatrices: « Il n’y a pas de juste, pas même un seul ; aucun n’est intelligent aucun ne cherche Dieu ; tous ils se sont détournés, ensemble ils se sont pervertis ; il n’y en a aucun qui fasse le bien, pas même un seul. » Le mot « pervertis » veut dire « devenir aigre comme du lait ». Toute la race humaine est devenue aigre. Personne n’est juste, absolument personne dans tout l’ensemble. Il en résulte, comme il est dit à la fin du verset 19 que « toute bouche soit fermée et que le monde entier soit reconnu coupable devant Dieu. » Pourquoi ? Verset 23 : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. »

La propre justice n’est pas la cuirasse de la justice. Vous serez certainement une victime des forces de l’enfer si vous essayez de vous couvrir de votre propre justice. Je pense que peut-être la meilleure image de ceci se trouve dans Philippiens 3 :4, et j’aimerais que vous regardiez comment Paul traite cela.

Paul commence par présenter une vue de la propre justice, et dit au verset 4: « Pourtant moi-même j’aurais sujet de mettre ma confiance dans la chair. » (Colombe) Donc autrement dit, si la propre justice était possible, si je pouvais entrer dans le royaume de Dieu en étant assez bon, si je pouvias le faire, alors j’aurais tous les droits d’invoquer cela, plus que quiconque. Je pourrais avoir confiance dans la chair. Je pourrais dire : « J’ai été plutôt un très bon type.” « Si d’autres » - dit-il « croient pouvoir se confier en la chair, à plus forte raison moi. » (Colombe)

En d’autres termes, si vous le prenez en termes de justice humaine, je peux probablement dépasser la plupart des gens. Je suis probablement meilleur que les bons. Pourquoi? Verset 5 « Circoncis le 8ème jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin » - et, à propos, il n’y avait pas de tribu plus juive que celle de Benjamin. Si vous étudiez Benjamin dans l’Ancien Testament, vous verrez sa place tout au long du plan de Dieu, et commenet Dieu s’en occupe comme d’une tribu très spéciale.

Benjamain, par exemple, selon Genèse 35, n’était pas seulement un fils d’Israël, mais le fils de la femme préférée d’Israël, Rachel. De ses deux fils préférés, Benjamin et Joseph, c’est Benjamin seul, avec Juda, qui ont formé l’Israël reconstitué de 1 Rois chapitre 12. Ce fut Benjamin qui restaura Israël après la captivité, Esdras 4 :1. C’est Benjamin qui fut l’agent principal de Dieu, au temps d’Esther, pour la déliverance d’Israël de la méchanceté de Haman. Donc Benjamin était une tribu très spéciale, très spéciale. Donc il dit : « J’ai un vrai pedigree. Je suis « Hébreu né d’Hébreux» - si vous avez jamais vu un Juif, j’en suis un. J’en suis un. Il dit ceci : « Quant à la loi, Pharisien. » - Non seulement je suis un Hébreu, un vrai Hébreu, de la tribu de Benjamin, mais j’appartiens à la secte la plus stricte, la plus religieuse, la plus légaliste de tout le système. Je suis un Pharisien. « Quant au zèle, » - vous n’avez jamais rencontré de Juif plus zélé. J’ai été « persécueur de l’Eglise, quant à la justice légale, irréprochable. » (Colombe)

C’est surprenant. Il dit : « Si vous voulez compter sur la propre justice, regardez l’homme qui a plus à son actif que n’importe qui d’autre. Si la propre justice était le moyen d’entrer, je pourrais la faire valoir pour mon droit. » Le verset 7 commence par un mot clé, Philippiens 3 :7. Lequel ? « Mais! » «Ces choses qui étaient pour moi des gains » « Mais ces choses qui étaient pour moi des gains», humainement, de moi-même – « je les ai considérés comme une perte à cause de Christ. Et même je considère tout comme une perte, » - tout cela ne signifie rien, c’est inutile « à cause de l’excellence de la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur. A cause de Lui, j’a accepté de tout perdre, et je considère tout comme des ordures afin de gagner Christ » et voici la clé au verset 9 « et d’être trouvé en lui, non avec une justice qui serait la mienne et qui viendrait de la loi, mais avec la justice qui est obtenue par la foi en Christ, une justice provenant de Dieu et fondée sur la foi. » (Colombe)

En d’autres termes, Paul dit: « Ma propre justice est inutile. Je dois avoir la justice de Dieu, qui est par la foi en Christ. » Et lorsque vous devenez croyant, lorsque vous devenez chrétien, vous tendez la main de la foi, vous prenez la main de Dieu au travers de Jésus Christ. A ce moment-là, la justice de Christ vous est imputée. Dieu vous revêt de la justice de Christ. Dieu met sur vous en quelque sorte, un dais de la sainteté absolue de Jésus Christ.

Et dès ce moment jusqu’au bout de l’éternité, lorsque Dieu vous regarde, Il voit la justice de Jésus Christ. Celui qui ne connaissait aucun péché a été fait péché pour nous pour que nous puissions être faits justice de Dieu en Lui. Dieu met un voile sur vous, et chaque fois qu’Il vous voit, Il vous voit justes en Christ. C’est ce que les théologiens appellent « la justice imputée ». La vôtre ne sert à rien. Paul dit qu’il « ne la  considère que comme du fumier. »

Augustus Toplady a écrit: « Redevable à la miséricorde seule, je chante la miséricorde de l’alliance, et je ne crains pas ta justice sur ma personne, ni d’apporter des offrandes, les terreurs de la loi et de Dieu ne peuvent pas avoir d’effet sur moi, l’obéissance de mon Sauveur et son sang cachant toutes mes transgressions. » Dieu ne les voit pas puisque nous sommes vêtus de la justice de Christ.

Mais il y a une autre étape. Vous savez quoi ? Vous ne pouvez pas être couvert et protégé par la justice de votre propre vie. Et vous voulez entendre ceci ? Même la justice que Dieu vous accorde par le salut n’est que la base de votre cuirasse. Il vous faut la mener plus loin. Nous sommes dans Philippiens 3. Regardez au verset 10. Paul reconnaît qu’il a la justice imputée, que la justice de Dieu en Christ est à lui, mais ça ne se termine pas là.

Il dit ensuite: « Afin de connaître Christ » - c’est une proposition de but, pour que je le connaisse – « et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort. » (Segond 1910)

Verset 12 : « Ce n’est pas que j’ai déjà remporté le prix, ou que j’ai déjà atteint la perfection : mais je cours. » Verset 13 : « Je ne pense pas l’avoir saisi » - «  je cours vers le but », verset 14. (Segond 1910) En résumé, ce que je dis c’est ceci : Il dit : « J’ai la justice de Christ qui m’est imputée, mais je cours en avant. J’apprends encore. J’avance encore. J’ai encore faim pour quelque chose. 

Et ce qu’il dit réellement est ceci: la justice imputée n’est que ce qui rend la justice pratique possible, ce n’est pas nécessairement une réalité. Nous allons y venir, les amis. J’espère que vous suivez.

Ecoutez : Lorsque vous avez été sauvé, vous avez reçu la justice de Jésus Christ. Cette justice vous couvre pour toute l’éternité. Mais pour pouvoir vivre la sorte de vie qui aura la victoire dans la bataille contre Satan, vous devez appliquer les principes de justice disponibles dans Sa justice aux affaires de votre vie de tous les jours. Il y a des chrétiens, vous savez, qui pensent que du moment qu’ils ont la justice imputée par Christ, peu importe ce qu’ils font.

Je n’oublierai jamais l’histoire que mon père racontait à propos d’un homme qui était dans le ministère pastoral, et il se trouvait un jour avec lui, et l’a entendu sortir une série de jurons. Choqué, il lui a dit : « Qu’est-ce qui vous a pris de dire ça ! Il a dit : « Oh peu importe, je suis couvert par la justice de Christ. Ce n’est que ma vieille nature. Qu’allez-vous faire de votre vieille nature, de toute façon? »

A une autre occasion, l’homme a dit qu’il avait décidé d’aller voir un bar de nudistes, à quoi une personne qui l’accompagnait lui a répliqué : « Qu’est ce que tu veux dire ? Tu dis vraiment que tu veux y aller ? » « Eh bien, » a-t-il dit, « cela n’a pas vraiment d’importance. Vous voyez, je suis couvert de la justice de Christ. C’est seulement ma vieille nature. »

On ne peut pas faire cette sorte de dichotomie. On ne peut pas isoler ces choses. Le fait que nous soyons couvert par la justice de Jésus Christ ne garantit pas que nous vivrons à chaque instant comme nous devrions le faire. Cela garantit seulement que nous le pouvons, n’est-ce pas ? Que nous le pouvons. C’est la différence qu’il y a entre le statut et la pratique. Votre statut est sûr pour toujours, mais votre pratique n’est pas toujours à la hauteur. C’est là le vrai problème. C’est pour cela que Paul dit : « Pour sûr, j’ai reçu la justice de Dieu, mais cela ne veut pas dire que j’ai atteint le but. Cela ne veut pas dire que j’ai saisi le prix. Cela ne veut pas dire que je suis arrivé au bout. Maintenant je dois » - comme il le dit au chapitre 2 - « travailler à mon salut pour que je puisse accomplir ce que Dieu veut faire dans ma vie. »

C’est là, mes amis, que vous avez la cuirasse. La cuirasse est mise lorsque nous vivons une vie de justice et de sainteté. Bien entendu, la fondation vient de Christ, absolument. Le Comte Zinzendorf a écrit ce bel hymne traduit par John Wesley. J’aime le chanter, et vous l’avez aussi chanté. Il dit ceci : « Jésus, ton sang et ta justice sont ma beauté et mon vêtement glorieux. Vêtu de celui-ci au milieu des mondes enflammés, je lèverai la tête avec joie. Je me tiendrai courageusement ce grand jour-là. Car qui pourra m’accuser, puisque je suis complètement absous par toi de tout péché et crainte, de culpabilité et de honte. Oh, que les morts alors entendent ta voix. Ordonne alors à tes exilés de se réjouir. Cette beauté qui est la leur, leur vêtement glorieux, Jésus, c’est ton sang et ta justice. »

Il a raison. La norme, c’est Sa justice. Celle qui nous couvre est Sa justice. La justice de Christ nous est imputée. Romains 3 répète qu’il n’y a pas de juste, personne n’est juste, aucun n’est juste ; puis au verset 22 il est dit : « mais la justice de Christ nous est donnée. » La perfection de Christ devient la nôtre, et notre statut devant Dieu est parfait.

Nous ne pouvons jamais atteindre la justice absolue de Dieu par nous-mêmes, c’est pourquoi elle nous vient comme un don de Jésus Christ. Oh, quelle pensée fantastique !! Mais le sujet principal de Paul ici n’est pas la justice imputée. Ce n’est pas la pensée principale. C’est ce que les anciens Puritains appelaient « la justice communiquée. » Il vous faut la mettre en pratique.

Vous pouvez vivre une vie de justice. C’est une affaire de choix de chaque instant. La justice pratique revêt l’armure. Paul dit : «Oh, comme je la veux ! » Philippiens 3:10: “Oh, je veux voir ça! Je veux gagner le prix. » Et le prix c’est ressembler à Christ. Je veux – faites attention à cela – que ma justice pratique corresponde à mon statut de justice.

Mes amis, la vie sainte est la cuirasse. Vous savez ce que je crois ? Je crois que quelque part le long du chemin, c’est une denrée que l’on a oubliée, dans l’Eglise. Vous savez, c’est le problème de base. Si vous ne vivez pas une vie sainte, vous perdez. Vous direz : « Très bien, qu’est-ce que l’on perd ? » En premier, vous allez perdre votre joie. Je vous le promets. Si vous ne vivez pas une vie de justice, Dieu vous retire sa bénédiction. 1 Jean 1 :4 dit : « Nous vous écrivons cela afin que votre joie soit complète. » Mais l’idée est que ces choses sont écrites pour qu’en y obéissant votre joie soit complète. Sans obéissance pas de joie.

Je vous le dis, la raison pour laquelle les chrétiens sont si souvent tristes, la raison pour laquelle ils ont du chagrin dans leur vie n’est pas parce qu’ils ont besoin de conseil psychologique, ou qu’ils ont un quelconque problème relationnel, mais cela vient de l’absence de sainteté personnelle. Je pense vraiment que c’est à la base. Et l’Eglise aujourd’hui a pratiquement ignoré cela, et nous l’avons remplacé par des programmes, des séminaires, de la relation d’aide. Ecoutez, si vous avez des problèmes dans votre vie, le premier lieu à examiner est votre propre sainteté. Si vous avez des problèmes dans votre mariage, c’est le premier endroit où regarder. Et je vous garantis tout de suite que si vous ne vivez pas une vie sainte vous aurez des problèmes, parce que Dieu retire sa bénédiction.

David le savait. Lorsque David a péché, et qu’il a dit au Seigneur: « Rends-moi la joie de ton salut. » J’ai le salut, j’ai seulement perdu la joie. J’ai seulement perdu la joie. Et c’est une affaire de justice. Comme je le vois dans le christianisme, nous courrons partout en nous habillant avec des armures de papier. Vous savez, lorsque vous allez au restaurant et que vous avez vos petits avec vous, on vient attacher ce truc autour de leur cou ? Je le vois comme la cuirasse typique du chrétien moderne. C’est absolument inutile. Il consiste en un système, ou une méthode, ou un programme. Vous savez, ma vie a des problèmes, notre famille a des problèmes. Eh bien, ce qu’il vous faut c’est entre 10 et 12 séances avec un conseiller. C’est ainsi qu’on met une cuirasse de papier. Ce n’est pas cela dont vous avez besoin! Ce qu’il vous faut c’est 10 à à 12 heures dans la présence de Dieu jusqu’à ce que vous fassiez de l’ordre dans toutes les caractéristiques profanes de votre vie et que vous vous mettiez en ordre avec Lui. Voilà ce qu’il vous faut!

Et c’est ce que je demande dans mes prières pour l’Eglise de la Grâce [pour nos Eglises]. Nous n’avons pas besoin de programmes supplémentaires. Nous n’avons pas besoin de nouvelles méthodes. Ce qu’il nous faut, c’est davantage de sainteté dans nos vies. C’est la base. Et nous sommes dans une société qui se noie dans un océan d’immoralité, de matérialisme, et d’un humanisme qui nous envahit à tel point que nous en sommes tellement victimes que nous passons à côté du domaine de la sainteté personnelle, et même au nom de Jésus Christ, sous le drapeau des ministères, nous mettons à la place une armure de papier : des programmes, des techniques, des méthodes. J’appelle cela « des trucs chrétiens », ce ne sont que des trucs qui n’ont aucun effet sur le vrai problème.

Regardez à votre propre vie. Avez-vous des problèmes dans votre famille ? Vérifiez votre sainteté personnelle. Etes-vous fidèle dans la lecture de la Parole de Dieu? Votre vie de prière est-elle ce qu’elle devrait être ? Aimez-vous votre famille comme il le faudrait ? Parlez-vous de Jésus Christ sans honte dans votre société et votre culture, où que vous soyez ? Donnez-vous au Seigneur ce que vous devriez donner en vous privant, et gérez-vous avec soin tout ce qui vous reste à garder ? Vivez-vous une vie juste dans des domaines de votre vie comme vous avez décidé de faire et comme Dieu en montre les lignes dans Sa Parole ?

Parce que si vous ne le faites pas, comment pouvez-vous vous attendre à ce que votre vie marche bien? Car si c’était le cas, alors Dieu renoncerait à Ses propres buts, n’est-ce pas ? C’est là que nous devons aller. Mais vous savez, les gens veulent trouver une réponse minimale. Ils préfèrent porter une cuirasse en papier plutôt que de traiter le vrai problème. S’il y a de la désobéissance dans votre vie, s’il y a du péché dans votre vie, qu’il n’est pas confessé et que vous ne vous en êtes pas repenti, et que vous ne faites que continuer à le commettre, que vous avez de mauvaises attitudes, que vous ruminez de la rancune, qu’il y a des problèmes que vous ne réglez jamais, si vous cultivez de mauvaises pensées, que vous dites des choses qu’il ne faudrait pas dire, si vous faites des choses inadmissibles, et que vous persévérez dans cette voie, je vous promets et vous garantis que vous allez avoir de graves problèmes. Vous allez perdre votre joie.

Encore une chose qui va arriver c’est que vous perdrez votre productivité. Vous ne produirez plus rien. Vous allez vous flétrir, tout comme un sarment sur le cep. Et je vais vous dire une troisième chose : vous allez aussi perdre votre récompense. Jean dit : «Prenez garde à vous-mêmes, afin de ne pas perdre le fruit de votre travail mais de recevoir une pleine récompense. » (Colombe) Certains parmi vous vont diminuer leur capacité de service pour Dieu pour toute l’éternité au ciel.

Et j’ajouterai encore une chose. Vous allez jeter du discrédit sur la gloire de Dieu. Pourquoi voudriez-vous vivre ainsi ? Etes-vous ingrat envers Dieu au point, tout d’abord, de vivre une vie de péché, une vie injuste, et perdre la joie qu’Il veut vous donner ? Diriez-vous « non » à Ses dons ? Etes-vous si ingrat envers le potentiel de Dieu en vous, au point de vivre une vie injuste et de dire « non » à tout ce qu’Il veut produire par votre vie ? Diriez-vous « non » à Dieu pour ce dont Il veut que vous jouissiez pour toute l’éternité dans Son royaume céleste en vous en privant ? Diriez-vous « non » à Dieu, qui cherche la gloire parmi les hommes, en vivant une vie injuste qui discrédite Son nom ?

Voyez-vous à quel point cela est insensé ? Et c’est un affront envers Lui. Dieu se tient comme au bout du ciel, comme au bord du ciel. Ses mains sont remplies de bénédictions. Ces bénédictions incluent la joie, la production de fruit, les récompenses finales, et la gloire pour Lui-même. Et voudriez-vous Lui tourner le dos et poursuivre votre propre état de péché ? Ecoutez, mes amis. Comme je l’ai indiqué plus tôt, nous n’avons même pas commencé de voir ce que Dieu pourrait faire avec cette Eglise, en ce lieu, dans ce pays, et partout au monde, si nous nous mettions à harmoniser réellement nos vies avec les principes de justice de la Parole de Dieu. Et je m’adresse à moi tout autant qu’à n’importe qui d’autre.

C’est la base. Si vous avez des problèmes, ceux-ci sont directement liés à ce domaine de votre vie. Je vous le dis, si les choses sont correctes dans votre vie, et que vous êtes justes devant Dieu, probablement que vous n’auriez même pas trop d’épreuves, parce qu’il n’y aurait pas grand’chose à affiner. Ainsi Dieu nous présente la simplicité dans Sa Parole. Cela m’effare toujours de voir comment les chrétiens veulent toujours ignorer la base toute simple, et remplacent une solution biblique claire par une réponse superficielle.

Bon, ce que j’essaie de dire c’est de mettre votre armure, mes amis ! C’est la guerre, et je ne serai jamais satisfait. Je continuerai de dire jusqu’à mon dernier souffle : « Seigneur je veux gagner cette dernière bataille. » Je crois que Dieu veut que nous accomplissions tout ce que nous pouvons avec le potentiel qu’Il nous a donné, et je pense que cela implique que chacun de nous s’y consacre.

Ecoutez, je voudrais que vous réfléchissiez encore avec moi une ou deux minutes. Dans 1 Pierre 2 :11, Pierre dit ceci : « Bien-aimés, je vous exhorte » - il est là à genoux et les supplie – « en tant qu’étrangers et voyageurs, à vous abstenir des désirs charnels qui font la guerre à l’âme. » (Colombe)

Pierre dit: « C’est la guerre, et à moins que vous ne soyez engagés pour la justice » – et par cela je ne veux pas dire que vous ne péchez plus jamais. Je veux dire que ce sera de moins en moins fréquent, et quand cela arrive, vous le confessez, vous vous en repentez, et vous vous en détournez. Vous traitez cela devant Dieu. Vous êtez assez honnête pour évaluer votre vie. Il dit : « Je vous en supplie, abstenez-vous des désirs charnels, car ils font la guerre à votre âme. » Lorsque vous y cédez, vous perdez, et la joie s’en va, votre vie ne produit plus de fruit, et la récompense s’en va, et finalement s’en va l’honneur de Dieu face au monde.

Voilà pour le négatif. « Abstenez-vous des désirs charnels. » Le positif vient au verset 12: « Au milieu des païens ayez une bonne conduite. » (Colombe) Soyez consacrés. Vivez une vie juste. Vivez de manière irréprochable. Ecoutez : Dans Hébreux 11 :13 il est dit qu’ils « ont reconnu qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. » Eh oui, nous le sommes ! Nous sommes étrangers et voyageurs sur la terre, et nous ne le comprenons pas suffisamment. Vous savez, nous nous sommes tellement enfoncés dans cette terre, nous sommes enfermés dans du béton ici-bas. Nous sommes imprégnés des caprices de la terre et des choses du monde, et nous nous sommes pris à aimer le monde et les choses du monde, comme le dit Jean. Contrairement à cela, il est dit des gens du livre des Hébreux qu’ils « cherchaient une cité dont Dieu est l’architecte et le constructeur. » Aussi Paul dit aux Philippiens que « notre cité est dans les cieux. » Jésus dit : «  Le monde n’est pas notre demeure. Le monde nous hait. Nous ne sommes pas du monde. Nous n’avons aucune part avec le monde. » Et pourtant nous sommes retranchés et nous perdons nos perspectives. Nous ne nous voyons pas dans les cieux, combattant une guerre spirituelle, menant une vie juste avec toute notre énergie et dépendant de Ses ressources.

Ecoutez, la stipidité ultime et absolue pour un chrétien c’est de devenir complètement englobé dans le système du monde. Dans 2 Timothée 2 :3, Paul dit : « Souffre comme un bon soldat de Jésus Christ » - endure, lorsque c’est difficile. Le verset 4 dit ensuite, écoutez ça : « Aucun soldat en service ne s’embarrasse des affaires de la vie courante. » Ce qu’il dit est ceci : Vous ne pouvez être à la fois dans l’armée et dans la vie civile. Vous ne pouvez faire les deux, et si vous êtes venu pour combattre pour le chef et pour servir le Seigneur, alors sortez du système.

Il y a dans cette Eglise assez de ressources spirituelles, intellectuelles, en dons spirituels, dans les actions de communion fraternelle et de ministère, en finances, pour accomplir bien plus que nous pourrions concevoir - au-delà de ce que nous pourrions même concevoir – si nous avions l’engagement et si nous étions justes. Je ne veux pas que vous fassiez des choses parce que vous vous sentiriez forcés. Je voudrais que vous les fassiez parce qu’elles découlent d’une vie sainte, vous voyez ? Vous savez ce que je dis ? Si les croyants, tout d’abord portent la ceinture, et sont engagés quoi qu’il en coûte, et deuxièmement s’ils vivent une vie sainte, il n’y a pas besoin de dire grand-chose, parce que de cette sainteté viendront toutes les réponses qui sont suscitées par l’Esprit de Dieu. C’est pour cela que je résiste à toutes les tactiques de fortes pressions utilisées dans le christianisme. Elles passent à côté du sujet principal, qui est un engagement authentique et une vraie sainteté.

Donc nous devrions présenter nos corps comme sacrifice vivant, saint et acceptable devant Dieu. Saints. Nous devrions, comme Paul disait dans Colossiens 3, nous attacher aux réalités d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Mes amis, nous devons porter la cuirasse. Nous devons faire ce que Paul dit dans 1 Corinthiens 15 :34, il dit : «Revenez à votre bon sens et ne péchez pas. »

Et vous savez, il suffit de la plus petite chose. Lorsqu’un commandant commence à combattre dans une bataille contre une autre armée, la première chose qu’il fait est d’envoyer un groupe avancé qui constitue une tête de pont, et de cette tête de pont l’infiltration se met en place. Ce que Satan veut trouver dans votre vie est juste une petite fissure dans la digue, c’est tout ce dont il a besoin pour faire exploser toute la digue. Ce sont les petits renards qui abîment les vignes. Pensez-y et souvenez-vous de ceci, aussi, c’est qu’à la fin vous allez gagner. A la fin, vous serez victorieux. C’est insensé de laisser perdre toutes les grandes choses que Dieu a en réserve pour vous maintenant.

Je prie que vous soyez rempli de joie. Je prie que cette Eglise soit remplie de joie. Je prie que cette Eglise soit remplie des fruits de son travail. Je prie que cette Eglise soit remplie d’un ministère fructueux et soit récompensée dans la gloire. Je prie que Dieu soit élevé, et je sais que cela arrivera quand nous serons vraiment consacrés à une justice réelle. Car la ressource est là, dans la justice de Jésus Christ.

Pour conclure, des paroles de John Newton. Voici ce qu’il a écrit : « Bien que de nombreux ennemis t’assaillent, et que ton bras soit faible, ta vie est cachée avec Christ en Dieu, hors d’atteinte du royaume du mal. Aussi faible que tu sois tu ne disparaîtras pas, ni défaillant ne mourras. Jésus, la force de chaque saint, t’aidera d’en haut. Bien que non perçu par les sens des mortels, la foi Le voit toujours proche. Un guide, une gloire, une défense, alors qu’aurais-tu à craindre ? Aussi sûr qu’Il a vaincu et triomphé un jour pour toi, aussi sûrement, toi qui aimes Son nom, triompheras-tu aussi en Lui. » Prions.

Père, nous avons cette confiance ultime que nous triompherons. Mais nous savons que cette confiance finale ne peut pas nous protéger maintenant, si nous sommes impies. Alors nous demandons que Tu nous entoures, que Tu nous couvres avec la cuirasse de la justice qui vient de cœurs obéissants. Oh Dieu, rends-nous obéissants à Ta Parole, pour voir que nous pouvons vivre saintement, dans la justice, irréprochables au milieu d’un monde corrompu et pervers. Et nous Te remercierons pour ce privilège, au nom de Christ, amen.

FIN

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