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(Citations bibliques : Segond 21 sauf indication contraire)

Pour notre étude d’aujourd’hui, je voudrais que vous alliez à Éphésiens chapitre 6; nous regarderons les versets 13 à 17, sur le thème de l’armure du croyant. Comme arrière-plan de notre leçon d’aujourd’hui, je voudrais lire ces versets 13 à 17 : « C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour et tenir ferme après avoir tout surmonté. Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture ; revêtez la cuirasse de la justice ; mettez pour chaussures à vos pieds les bonnes dispositions que donne l’Evangile de paix ; prenez, en toutes circonstances, le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Malin ; prenez aussi le casque du salut et l’épée de l’Esprit, qui est la Parole de Dieu. » (Colombe)

Il y eut un temps dans la vie de Martin Luther où son conflit avec Satan devint si réel qu’il se manifesta presque physiquement. Le résultat fut que, dans sa colère contre Satan, Martin Luther saisit son encrier et le jeta contre le diable. Il se brisa et projeta de l’encre sur toute la paroi, et les taches subsistèrent bien des années, rappelant à de nombreuses personnes l’intensité très vive du conflit dans sa propre vie. Il n’est pas moins réel dans nos vies, bien que nous n’ayons peut-être pas la même intensité spirituelle qu’un Martin Luther pour le vivre de la même manière. Le croyant et Satan sont engagés dans un combat mortel ; le verset 12 d’Éphésiens 6 dit que « nous luttons », et le verbe décrit un combat à la vie à la mort, au corps à corps.

Or, Dieu a pour le croyant des objectifs si élevés, saints, exaltés, grands et glorieux qu’Il nous appelle à marcher d’une manière qui nous met à part du système. Ce sont des buts qui rendent à Dieu Sa propre gloire. Mais d’un autre côté, Satan fait, et continue de faire tout ce qu’il peut pour nous empêcher d’accomplir les objectifs de Dieu. Par conséquent, il y a la guerre dans la vie d’un croyant. Je crois que la guerre commence réellement dès l’instant du salut, même avant le salut, alors que la Parole arrive avec le message de l’Evangile. Selon les paroles de notre Seigneur, Satan tente de l’arracher, pour que la personne ne puisse pas y répondre. Et quand on devient croyant, quand on n’est qu’un petit enfant dans la foi, il nous envoie un déluge de fausse doctrine pour nous bousculer ici et là, et nous emporter loin de la vérité. Il attaque et assiège, et nous accuse sans relâche tout au long de notre vie. Si vous revenez au moment où vous voyez Jésus entrer dans le monde, Satan fait tout son possible pour que Jésus soit assassiné par Hérode. Il fait tout son possible au cours de la vie même de Christ pour qu’on Le tue, qu’on le pousse en bas d’une falaise, qu’on le crucifie ; Jésus triomphe de ces efforts.

Vous trouverez que dans le Livre des Actes, alors que l’Eglise commence à transmettre le message de Jésus Christ, le diable s’y oppose constamment. Paul commence ses voyages missionnaires pour propager l’Evangile dans le monde, et il rencontre des magiciens et des sorciers, des démoniaques essayant d’étouffer ses efforts. Pierre, le jour de Pentecôte, rencontre de l’hostilité, et depuis là la persécution éclate contre cette Eglise ; le Sanhédrin interroge ces gens et leur disent de se taire. Et au cours de tout le Nouveau Testament, l’Evangile est comme contré par Satan.

Enfin, alors que l’Eglise est née, qu’elle s’enracine, qu’elle a une fondation, elle se met en marche dans les siècles que nous connaissons comme l’ère de notre Seigneur, les trois premiers siècles étant remplis de persécutions de l’Eglise, de la mort de chrétiens, du martyre de ceux qui aiment le Seigneur. Puis nous entrons dans les terreurs des années noires, au cours desquelles tout le témoignage de l’Evangile est presque effacé, à l’exception de quelques étincelles de groupes fidèles qui croyaient à la vérité tout au long de cette période. Finalement, au moment de la Réformation, la lumière se lève à nouveau, et l’on entend haut et fort l’Evangile retentir lorsque l’Eglise Protestante naît ; et puis il y a la guerre à ce sujet entre l’Eglise Romaine et l’Eglise Protestante.

Finalement nous arrivons à nos jours, et le Protestantisme est bien implantée, et l’Evangile est connu, et voilà qu’intervient le modernisme, le libéralisme, la néo-orthodoxie, et la psychologie, et toutes ces autres choses, sans parler des attaques du Communisme, et de l’humanisme, et du matérialisme, et de l’hédonisme, et tout le reste, de manière que l’on peut voir, dès le commencement et tout au long, une terrible bataille entre Satan et l’Evangile de Christ. Et ce n’est pas qu’une bagarre de mouvements, ce n’est pas qu’une bataille d’idéologies – c’est une bataille dans la vie de chaque individu, où Satan attaque l’œuvre que Dieu essaie d’accomplir dans la vie de Ses enfants. Donc il y a guerre, et c’est pour cela que Paul termine Éphésiens comme il le fait. C’est vrai, nous avons des ressources dans les trois premiers chapitres. Oui, nous savons que nous devons marcher d’une manière digne dans les chapitres qui suivent, mais il y aura de la résistance, et c’est pour cela qu’il termine ainsi. Satan s’oppose à tout ce que Dieu fait. Par exemple, Jésus révèle la vérité ; Jean 1 :17 dit : « Il est plein de grâce et de vérité. » Et Satan la cache ; dans Jean 8 :44, il est dit que c’est un menteur et le père du mensonge. Donc Jésus révèle la vérité, et Satan la cache.

De plus, la Bible nous dit dans Jean 5 :24 que Jésus donne la vie. Il dit que le Père Lui a donné la vie, et Il donne la vie à qui Il veut. Et Satan, dans Jean 8 :44, est appelé meurtrier – il prend la vie, et dans Hébreux 2 :14, il est dit de lui qu’il a le pouvoir de la mort. Ainsi Jésus donne la vie, et Satan prend la vie ; Jésus révèle la vérité, et Satan la cache. Jésus produit du fruit spirituel. Selon Galates 5 :22, Jésus produit dans nos vies l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi la douceur la maîtrise de soi, et Satan produit le fruit de la chair, qui est aussi listée dans Galates 5. Le fruit de la chair, c’est l’immoralité sexuelle, l’impureté, la débauche, l’idolâtrie, la magie, les haines, les querelles, la jalousie, les colères, les rivalités, les divisions les sectes, l’envie, les meurtres, l’ivrognerie, les excès de table, etc.

Jésus, dit la Bible, nous teste pour que nous puissions être matures. Jacques 1 dit que les épreuves de notre foi servent à nous parfaire, alors que Satan nous tente pour nous détruire. « Il rode » dit Pierre «  comme un lion rugissant cherchant qui dévorer. » Donc d’une part, vous avez Jésus qui révèle la vérité, Satan la cachant ; Jésus produisant la vie, Satan la prenant ; Jésus produisant du fruit spirituel, Satan produisant un fruit charnel vil et mauvais ; Jésus nous testant pour nous faire grandir, et Satan nous dévorant pour nous détruire. Vous avez dans Jean 8 cette déclaration : si vous connaissez le Fils, le Fils vous rendra libre. Vous avez dans 2 Timothée 2 :26 le fait que Satan vous rend esclave. Dans 1 Jean 2 :1, Jésus prend la défense du croyant ; « Si quelqu’un a péché nous avons un défenseur auprès du Père, Jésus Christ le Juste. » mais dans Apocalypse 12 :10, le diable nous accuse. Donc vous avez ce redoutable conflit qui dure tout le temps entre Dieu et Satan dans la vie d’un croyant.

Alors, comment allons-nous gagner ? Comment allons-nous connaître la victoire ? Comment dépasser nos doutes ? Comment dominerons-nous nos péchés ? Comment dépasserons-nous nos indifférences ? Comment atteindrons-nous le niveau de vie spirituelle à laquelle Dieu nous appelle ? Comment marcherons-nous avec la dignité de notre appel élevé, notre appel céleste ? Comment allons-nous terrasser Satan ? Comment aurons-nous la victoire ? La Bible nous donne des solutions ; en fait, le Nouveau Testament nous donne plusieurs réponses clés et je vais vous en parler. C’est une petite théologie de comment un croyant s’occupe de Satan. Et, à propos, c’est ce que la Bible enseigne sur la manière dont vous traitez Satan dans votre propre vie et cela ne va pas plus loin. Il y a des gens actuellement qui veulent être les avocats de l’exorcisme, de certains rituels, et ils ont certaines formules pour traiter Satan, mais voilà ce que la Bible enseigne. Je vais vous donner environ cinq ou six principes. Nous allons les lister tous et je vous parlerai de chacun.

Première chose : Tout d’abord, pour avoir la victoire face à Satan, nous devons reconnaître que Christ a déjà asséné un coup victorieux à Satan, prendre conscience que Christ l’a déjà vaincu. Dans 1 Jean 3 :8, il est dit que « Jésus est venu pour détruire les œuvres du diable. » Dans Hébreux 2 :14, il est dit « qu’Il est venu pour détruire celui qui avait le pouvoir de la mort, ceux qui étaient toute leur vie retenus dans la servitude. » Donc sachez, mes amis, que le Seigneur a déjà asséné un coup destructeur.

Deuxième chose : Le Nouveau Testament dit de reconnaître que la puissance qui a asséné ce coup réside en vous. La puissance qui a vaincu Satan habite en vous. Dans 1 Jean 4, au verset 4, il est dit : « Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. » Lorsqu’un croyant est sauvé, il reçoit l’Esprit de Dieu ; plantée en lui est la puissance qui a vaincu Satan. La ressource, le réservoir est là.

Troisième chose: 1 Pierre 5:8 et 9 dit ceci : « Soyez sobres » – ce qui veut dire connaissez vos priorités, soyez consacrés – « restez vigilants : » - veillez – «votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui dévorer : résistez-lui avec une foi inébranlable. » 

Donc remarquez : principe n° un : reconnaître que Christ a déjà terrassé Satan d’un coup victorieux. Principe n° deux : reconnaître que cette puissance qui a vaincu Satan vous habite par l’Esprit de Dieu ; c’est votre ressource. Principe N° trois : résistez à Satan, résistez-lui, et vous pouvez le faire, parce que vous avez cette puissance à disposition.

Vous direz : « Alors, John, comment lui résister, comme le dit Pierre ?” Eh bien, regardons à Éphésiens 4 :27. Cela nous donnera un autre concept. Éphésiens 4:27 nous dit comment nous résistons à Satan exerçant sa puissance dans nos vies. Éphésiens 4 :27 dit simplement ceci : « Ne laissez aucune place au diable. » Ne lui donnez jamais de place. C’est tout simple, ne lui donnez pas de place. Or, l’implication du verset est que s'il a une place, c’est qu’on la lui a donnée, n’est-ce pas ? C’est–à-dire que votre volonté est la clé.

Récapitulons. Commencez par reconnaître que le coup mortel a déjà été donné. Puis passez, deuxièmement, au fait que la puissance qui a donné la mort réside en vous. Veillez, alors, à résister à ses efforts. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie ne laisser aucune place à Satan dans votre vie. Vous dites : « Très bien ; comment puis-je me garder de cela ? Comment est-ce que je fais pour lui laisser aucune place ? Comment faire pour ne pas, comme 2 Corinthiens 2 :11 le dit, ‘lui laisser un avantage’ ? » La réponse est celle-ci : 2 Corinthiens 2 :11 : « N’ignorons pas ses desseins. » (Colombe) Très bien. Vous ne voulez pas lui laisser de place ? Alors sachez d’où il vient. Bloquez la porte, fermez les fenêtres, fermez tout à clé. Assurez-vous de ne pas ignorer ses desseins. Vous dites : Bon, quels sont ses desseins ? »

1 Jean dit ceci : « En effet, tout » - c’est cela, le mot «tout», « tout ce qui est dans le monde ne vient pas du Père mais vient du monde. » Comment Satan vient à vous ? Par la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie. (Colombe) C’est son dessein. Donc vous ne l’ignorez pas, et là, vous fermez la porte à la convoitise des yeux, vous fermez la porte à la convoitise de la chair, vous fermez la porte à l’orgueil de la vie, vous ne donnerez aucune place à Satan. N’ayant laissé aucune place à Satan, vous résisterez à son entrée dans votre vie.

Voici encore une pensée : si vous n’allez pas donner de place au diable, cela signifiera que vous serez au courant de ses desseins ; vous ne pouvez pas être ignorant. Et deuxièmement, lorsque vous le voyez arriver, fuyez ! 2 Timothée 2 :22 dit : «Fuis les passions de la jeunesse » - fuis la tentation – « et recherche la justice. » est-il dit. 

C’est une formule assez simple, les amis. Laissez-moi vous le redire, que vous compreniez bien. Comprenez que le coup mortel a déjà été donné par la puissance de Christ. Réalisez que cette puissance habite en vous ; c’est pourquoi résistez au diable, c’est –à-dire, ne lui donnez aucune place dans votre vie. Vous faites cela, premièrement, en n’ignorant pas ses desseins, et deuxièmement, lorsqu’ils arrivent, en les fuyant. Vous direz : Bien, John, comment pouvez-vous être guidé pour faire cela ? » C’est dans 2 Corinthiens 10 :3, 2 Corinthiens 10 :3 : « Si nous marchons dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair. » (Colombe) Ce que Paul dit, c’est que nous sommes humains, mais notre bataille n’est pas une bataille humaine. Nous sommes des créatures physiques, mais notre combat n’est pas un combat physique ; verset 4 de 2 Corinthiens 10 : « Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles. » (Colombe)  Non, nous ne sommes pas dans un combat humain. Les hommes ne sont pas réellement les ennemis. La bataille n’est pas réellement au niveau humain. Nos armes ne sont pas simplement charnelles, « mais elles sont puissantes devant Dieu. Autrement dit, nous avons un combat spirituel qui exige des armes spirituelles.

Alors, comment allons-nous utiliser ces armes ? Comment saurons-nous comment nous pouvons prendre conscience de ses desseins, et que nous pouvons fuir ses tentations, et que nous pouvons résister à ses attaques, et que nous pouvons être sûrs de ne lui laisser aucune place dans notre vie ? Comment nous approprierons-nous la puissance ? La fin du verset 5 dit simplement : « nous faisons toute pensée prisonnière pour qu’elle obéisse à Christ. »

Alors écoutez : c’est la note finale de notre courte petite théologie. Pour savoir que Christ a asséné un coup fatal à Satan, pour savoir que cette même puissance réside en nous, pour que nous puissions résister à Satan, pour ne lui donner aucune porte d’entrée, et pour ne pas être ignorants de ses desseins, pour fuir ses tentations, nous devons faire que chaque pensée soit prisonnière de Christ. En d’autres termes, nous devons avoir notre pensée sous le contrôle de la Parole de Dieu, par la puissance de l’Esprit de Dieu. Il n’y a aucun raccourci, mes amis, pour une vie chrétienne efficace et victorieuse. Si vous voulez avoir une vie chrétienne victorieuse, cela veut dire que votre pensée doit être soumise à la Parole de Dieu, de manière que votre pensée, et vos sentiments soit contrôlés par cette vérité même. Or, ceci est la formule du Nouveau Testament dans un cadre théologique, simplement tiré de quelques passages ; mais laissez-moi aller un peu plus loin.

Tout cela est merveilleusement bien résumé dans un passage. Vous l’avez juste sous vos yeux, c’est dans Éphésiens chapitre 6 versets 13 à 17. Tous les principes que je viens de vous donner, d’une manière ou d’une autre, sont latents dans ce passage. Tous sont là, ils sont tous disponibles, et si bien rassemblés dans ce seul chef d’œuvre disant comment un croyant gagne la guerre contre les forces de l’enfer. Et souvenez-vous, mes amis, que c’est une guerre réelle, et qu’il y a une victoire réelle sur une base quotidienne.

Quelle armure avons-nous déjà examinée ? Regardons au verset 14. Tout d’abord nous avons dit que lorsque Paul regarde le chrétien et son combat contre Satan, il a à l’esprit un soldat romain prêt au combat. Et tout ce que le soldat romain fait pour se préparer suggère à l’esprit de Paul des images qui peuvent être transposées dans la bataille du chrétien contre Satan. Donc il commence à faire la comparaison, et comme un soldat romain porte une ceinture au moyen de laquelle il rassemble les pans flottants de sa tunique, et c’est vraiment ce qu’il fait au moment où il s’engage à combattre. C’est être prêt, paré, c’est l’anticipation, c’est la sincérité ; c’est d’un engagement à la bataille qu’il parle. Paul voit en cela la ceinture de la véracité, « ayez autour de votre taille la ceinture de la vérité, » dit le verset 14. Pour un croyant, il doit y avoir une consécration à la vérité. Il doit y avoir une consécration à se battre, de vivre la vie, d’être consacré avec tout le dévouement nécessaire pour gagner la bataille. Donc nous avons commencé notre étude en regardant le niveau de l’engagement nécessaire pour gagner.

Deuxièmement, dans notre dernière étude, nous avons vu la pièce suivante de l’armure, également au verset 14, « enfilez la cuirasse de la justice. » Nous avons dit que le soldat romain mettait une cuirasse pour couvrir ses endroits vitaux ; il ne voulait pas être frappé là, parce que cela l’aurait tué. Et il y avait deux régions qu’il protégeait : la région de son cœur, et l’autre appelée les entrailles, en terminologie hébraïque. Les Hébreux voyaient le cœur comme indiquant la pensée, primordialement, et les entrailles comme indiquant les sentiments. Ainsi le croyant protège sa pensée et ses émotions, car ce sont les domaines où Satan tente. Il tente vos pensées et vos sentiments. Il veut vous pousser à pécher, vous inciter à pécher, par des mauvaises pensées et de mauvais sentiments. Donc nous devons protéger ces endroits, et l’Ecriture dit que nous devons les protéger par la cuirasse de la justice. En vivant une vie sainte, en vivant une qualité de vie consacrée, séparée, mise à part, juste, ainsi nous protégeons nos régions vitales des attaques terribles et redoutables de Satan.

Et nous l’avons résumé la dernière fois en disant que quotidiennement nous avons à chercher à être saint, chaque jour nous devons être justes. Quotidiennement nous devons vivre une vie où nous confessons notre péché s’il y en a, nous devons nous en repentir et nous en détourner. C’est l’ordre donné par le Nouveau Testament. Dans 1 Pierre  1:16, nous entendons le cri : « Soyez saints car je suis saint ! » dit Dieu. Dans 2 Corinthiens 7 :1 Paul dit : « Purifions-nous de tout ce qui souille notre corps et notre esprit, et poursuivons jusqu’au bout la sainteté dans la crainte de Dieu. » Dans Colossiens chapitre 3, nous entendons Paul dire : « Faites donc mourir votre nature terrestre », puis il fait la liste des choses mauvaises. Dans 1 Thessaloniciens 5, il parle d’éliminer toute forme de mal de nos vies. Mais peut-être que le passage le plus clair et le plus simple de tous pour illustrer la cuirasse est Romains 13 :11.

Jusqu’au verset 14, Paul dit ceci: « Vous savez quels temps nous vivons : c’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous qu’au moment où nous avons cru ». Autrement dit, nous nous approchons de la venue du Christ. « La nuit est bien avancée, le jour approche. » c'est-à-dire que c’est l’aube du grand jour du Seigneur. « Débarrassons-nous donc des œuvres des ténèbres et revêtons les armes de la lumière. » C’est exactement ce qu’il dit dans Éphésiens ; débarrassez-vous des ténèbres et revêtez-vous de l’armure de la lumière. Et lumière veut dire sainteté, pureté, et les ténèbres signifient le mal. Donc rejeter les œuvres des ténèbres, revêtir l’armure de la lumière, c’est la cuirasse.

Puis il dit : « Conduisez-vous honnêtement, » - c’est la ceinture de la consécration, c’est la ceinture de la vérité, sans hypocrisie, l’engagement pour gagner – « comme en plein jour, » - prêts à être exposés, parce que nous sommes droits et honnêtes, alors que nous combattons pour le Seigneur – « sans orgies ni ivrognerie, sans immoralité ni débauche, » - ce qui signifie vivre sans honte – « sans dispute ni jalousie. Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ et ne vous préoccupez pas de votre nature propre pour satisfaire ses convoitises. » Donc il dit en fait les même choses en Éphésiens, à propos de la cuirasse de la justice ; débarrassez-vous des ordures, des ténèbres, du mal, et vivez dans une relation sainte et juste avec le Seigneur. Cela ne veut pas dire que vous serez parfait. Nous devons nous efforcer de l’être. Nous y manquerons, mais lorsque nous péchons nous devrons le confesser et nous repentir de ce péché.

Et troisièmement, et pour aujourd’hui, je voudrais que vous voyiez les pieds chaussés de l’Evangile de paix. C’est impressionnant. Oh, quel concept immense et merveilleux ! Verset 15 : « mettez pour chaussures à vos pieds les bonnes dispositions que donne l’Evangile de paix. » Il arrive là aux chaussures du soldat. Les chaussures sont devenues un domaine majeur de notre culture. A l’origine, les chaussures étaient faites pour protéger les pieds. Maintenant ce sont des objets de mode. Nos voitures ont des tapis, nos rues ont de beaux revêtements, et nos églises ont des revêtements de sol, nos bureaux ont de la moquette et les lieux qui n’ont pas de moquette ont des sols plutôt propres. La plupart du temps nous ne marchons pas sur de la pierre brute, ni dans de la boue ou piétinant dans la poussière, nous n’avons pas à marcher dans des buissons épineux ou autre. Nous avons dans notre monde des sols recouverts ou tapissés, et les chaussures sont devenues un objet de mode. Donc nous pourrions ne pas nécessairement saisir l’image aussi clairement que nous le devrions, jusqu’à ce que nous comprenions le terrain terrible qu’il y avait alors, à quel point les épines étaient pénétrantes, avec toutes sortes de choses jonchant les chemins, combien il était difficile de marcher sur les pavés, les cailloux et les graviers, et tout ce qu’il pouvait y avoir dans ces endroits du monde. Peut-être que nous pourrions en avoir une petite idée, car nous voyons aujourd’hui un besoin spécial pour des chaussures si nous faisons de la randonnée, ou que nous marchons dans le désert, ou sur une route chaude, ou autre, et c’est la raison des chaussures en ces temps-là.

Aujourd’hui aussi, nous avons des chaussures pour tous les sports possibles, et cela me frappe toujours de voir comment chacune remplit sa fonction. Si vous faites un sport se pratiquant sur du béton, vous avez une espèce de chaussures. Si c’est sur de la terre battue, ce sera une autre sorte de chaussures. Je remarque même que pour le tennis, selon la surface où l’on joue – des courts de gazon à Wimbledon, des courts de terre battue, des courts bétonnés, certains couverts d’un sol caoutchouté – chacun doit avoir une semelle différente. Il existe aussi des chaussures pour des sols de bois, et encore d’autres pour d’autres sols. Il y a des chaussures différentes pour certains chemins, selon que vous courez sur de la cendre, ou sur un sol caoutchouté, et tout à l’avenant.

Et vous allez au centre commercial et là vous voyez un magasin – on pourrait les appeler des Armoires à chaussures. Je sais que mes enfants y courent immédiatement lorsque nous allons dans notre centre commercial, fascinés par toutes sortes de choses. Ils ont les chaussures qu’il faut pour tous les cas. Je vous ai dit que l’autre soir, je me trouvais dans ce magasin particulier, et qu’il y avait là à peu près huit différentes paires de chaussures de baseball. Et j’ai dit : « Vous en avez vraiment beaucoup ! » « Oui, chaque équipe a un parquet différent. Chaque surface exige une chaussure différente ! »

Et je peux comprendre cela. Je me souviens d’une fois à l’université, nous jouions au football, et participions à un tournoi, et il avait plu durant deux semaines avant le match, ce qui était plutôt mauvais. Et évidemment, lorsqu’on joue beaucoup sur un terrain, vers la fin de la saison, l’herbe, d’abord a disparu, et puis il pleut et cela devient problématique. Ce qu’on fait alors, c’est de promener un petit char sur la surface et de la teindre en vert, pour ressembler à de l’herbe, mais sans que cela en soit vraiment. Cela nous paraissait assez bien, mais nous ne savions pas vraiment comment ce serait, donc j’avais pris deux paires de chaussures de foot, une avec des longs crampons pour du mauvais terrain, et une paire avec des crampons plus courts, et j’ai pensé que cela irait. Les longs étaient plutôt lourds, et je n’aimais pas ça. Alors j’ai mis les courts, et c’était une erreur.

J’avais les mauvaises chaussures, mais je ne l’ai découvert qu’au coup d’envoi, et j’étais sur une ligne pour recevoir, puis renvoyer le premier tir. Le ballon est arrivé par en haut, et je l’ai reçu, je l’ai emmené pour quelques pas, et me suis retrouvé sur le postérieur, devant tout le monde, tenant le ballon reposant gentiment sur mes genoux, tandis que vingt et une personnes me fixaient de haut, aucun ne m’ayant même touché. J’étais tombé tout seul, assis sur une ligne à des mètres, bien loin de là où nous avions commencé en équipe au fond de notre propre terrain. Et j’ai réalisé : «  mon gars, j’aurais dû mettre mes autres chaussures, » et j’ai même essayé sur les côtés, d’obtenir de quelqu’un qui ne jouait pas souvent que moi pour permuter, mais je n’ai pas trouvé d’amateur, donc j’ai glissé et patiné partout sur le terrain.

Chaque chose que nous avons a une raison, les chaussures remplissent certaines fonctions. Et cela est particulièrement vrai au combat ; si c’est important en athlétisme, vous pouvez imaginer cette importance si vous vous battiez pour votre vie ! Et un soldat romain n’irait pas au combat avec une chaussure de cuir normale avec une semelle lisse. Il glisserait et patinerait partout. Il essaierait de grimper sur un rocher pour combattre un type, et il glisserait en bas du rocher. Il fallait donc qu’il porte une chaussure spéciale, et c’était très important, parce qu’au combat cela pouvait vous sauver la vie, très probablement. Il fallait aussi qu’ils portent la sorte de chaussure qui durerait pour de longues marches, parce qu’ils couvraient d’immenses surfaces de terrain.

Vous vous souvenez de vos lectures sur l’armée romaine. Vous vous souvenez ce que vous avez lu à propos des longues marches de César. Et beaucoup de guerres ont été perdues parce que les soldats ne portaient pas les chaussures adéquates. Vous avez même lu à propos de périodes où, lors de la Guerre d’Indépendance Américaine, on voit les soldats du Général Washington envelopper leurs pieds, parce qu’ils ne pouvaient plus porter de chaussures, tant elles étaient usées. Il y a eu d’autres moments dans l’histoire humaine où des batailles ont été perdues parce qu’on ne pouvait plus protéger les pieds des soldats du gel ni des blessures. Aussi, à l’époque des guerres romaines, on avait une coutume courante. Aujourd’hui on a des champs de mines pour piéger des armées à l’approche. En ces temps-là, sachant qu’une armée arrivait derrière une autre, on plantait des bâtons aiguisés en pointes comme des rasoirs, face à l’armée espérant percer les pieds des soldats qui avançaient. Donc pour se protéger, les soldats romains portaient des bottes qui avaient une semelle épaisse, afin de ne pas être transpercée, parce que si leurs pieds étaient percés, ils ne pouvaient plus marcher, et cela affaiblissait le soldat tout entier. Vous savez, il pouvait être le meilleur des soldats – il pouvait être le plus fort et avoir tout pour lui – mais si ses pieds étaient atteints, la plante des pieds, il était fini.

C’est stupéfiant. Vous pouvez être blessé au bras, aux mains, aux coudes, aux épaules, et vous pouvez encore bouger et fonctionner, mais si vous vous blessez aux pieds, vous êtes vraiment affaibli. Donc ils cherchaient à percer leurs pieds [les pieds des adversaires]. Aussi, dans la bataille vous pourriez être le plus solide soldat vivant, vous pourriez avoir la plus grande épée au monde, mais si vous ne pouvez pas vous tenir debout, vous avez un vrai problème !

C’est pour cela que les chaussures étaient si importantes, et voici ce qu’ils utilisaient. Ils portaient une botte courte à la semelle épaisse et cloutée, qui recouvrait tout le pied, et qui avait des courroies qui la fixaient dans tous les sens, pour que ce soit serré, adhérant bien au pied. Dessous il y avait des clous, de petites pièces de métal qui ressortaient de la semelle, comme le crampon de football ou d’une chaussure de trekking, ou de baseball, pour leur donner de la prise sur le sol. Cela donnait de la fermeté pour marcher de manière à tenir dans la bataille, et c’est ce que Paul voit. Il voit ce soldat romain debout, ses pieds sont fermes, il peut tenir son terrain et faire des mouvements rapides, ses pieds bien solides. Il ne glisse pas, et il ne patine pas, et il ne tombe pas.

Donc il dit que le chrétien doit aussi porter des chaussures. Vous pouvez sortir, vous voyez, avoir votre ceinture bien accrochée – certes, vous êtes consacré. Et vous pouvez porter votre cuirasse, et vous vivez une vie sainte et juste comme le Seigneur le désire, mais à moins de vous tenir sur vos pieds, vous allez tomber. Il vous faut donc une base solide.

Revenons maintenant au verset 15 et voyons les détails. Vos pieds doivent être chaussés des « bonnes dispositions » (Colombe), et le mot pour « disposition » ne doit pas vous troubler. C’est peut-être un peu maladroit comme traduction. Cela veut simplement dire s’être préparé, s’être équipé, et tout ce qu’il dit c’est que vos pieds devraient être prêts en étant chaussés, voilà ce qu’il dit. Ils devraient être équipés, préparés ; c’est l’idée. En fait dans Tite 3 :1 le même terme ‘disposition’ est traduit par prêt, donc c’est cette idée, être prêt, préparé, être équipé. Nos pieds devraient être équipés ; ils devraient être chaussés convenablement pour la bataille.

Or, la plupart des lecteurs de ce passage et bien des commentateurs qui ont écrit là-dessus supposent qu’il fait référence à la prédication continue de l’Evangile de paix. Mon gars, j’ai mes chaussures de l’Evangile aux pieds et je pars prêcher. Et vous savez, ils sortent principalement cela de Romains 10 :15, parce que Romains 10 :15 cite Esaïe 52 :7 : « Comme il est écrit ‘ Qu’ils son beaux sur les montagnes les pieds de ceux qui annoncent la paix, de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles… ‘» Qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui prêchent l’Evangile de paix. Vous avez là la même phrase, l’Evangile de paix. Ainsi dans le message de Paul dans Romains 10 :15, lorsqu’il dit : « Comment entendront-ils parler de lui si personne ne l’annonce, et comment l’annoncera-t-on si personne n’est envoyé ? » C’est pourquoi « qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui vont prêcher l’Evangile de paix. »

L’Evangile de paix – attention – est quelque chose qui doit être prêché, indubitablement. C’est quelque chose qu’il faut apporter et prêcher. C’est ce dont parle Romains 10. Ce n’est pas le propos d’Éphésiens 6. Éphésiens 6 n’a rien à voir avec la prédication. Il ne parle pas d’aller quelque part. Quel est le premier mot du verset 14? Qu’est-ce que c’est ? « Tenez ferme » - ce n’est pas aller, c’est au fait de tenir debout que Paul fait référence. Le but ici n’est pas d’évangéliser les perdus, il ne s’agit pas ici de prêcher l’Evangile, il s’agit de combattre le diable. Ce n’est pas évangéliser l’incroyant, c’est le conflit du chrétien. Il ne parle pas d’aller ailleurs pour prêcher, il parle de tenir ferme là où vous êtes, et de combattre le diable. L’idée est plutôt celle exprimée dans les paroles de 1 Corinthiens 16 :13 : « …tenez ferme dans la foi. » « Tenez ferme dans la foi » - verset 11 [d’Éphésiens 6] : « Pour pouvoir tenir ferme. » C’est de cela qu’il s’agit. Verset 13 : » Afin de pouvoir… tenir ferme après avoir tout surmonté. » Il s’agit de tenir debout non d’aller.

Ainsi ce n’est pas la bonne interprétation. C’est vrai que l’Evangile de paix peut être prêché. Il doit être prêché, et que les pieds de ceux qui vont le prêcher sont beaux, mais ce n’est pas le propos ici. Ce n’est pas l’évangélisation. C’est le croyant en conflit avec Satan. Et il dit que parce que nos pieds sont chaussés de la Bonne Nouvelle de la paix, nous tenons notre terrain ; nous ne glissons pas, nous ne patinons pas, nous ne tombons pas lorsque nous sommes attaqués.

Examinons maintenant l’expression l’Evangile de paix. Qu’est-ce que c’est ? Que signifie Evangile ? Bonne Nouvelles. Et la paix signifie quoi? La paix. C’est la Bonne Nouvelle de la paix. Et la Bonne Nouvelle de la paix, qu’est-ce ? Romains chapitre 5 – regardez-le car c’est un passage très important. Romains chapitre 5 – voilà l’Evangile de la paix. Je voudrais vous faire remarquer au verset 6, Romains 5 :6, il y a là l’image fondamentale de l’homme. « Alors que nous étions encore sans force, » - c’est vrai, l’homme est faible, il est faible. Verset 7 : « A peine mourrait-on pour un juste. » - ce qui veut dire que pour un injuste, personne ne mourrait jamais. Donc l’implication est au verset 6, nous sommes faibles, au verset 7 nous sommes injustes. Au verset 8, « Alors que nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous » - donc nous sommes pécheurs. Verset 9 : « Puisque nous sommes maintenant considérés comme justes grâce à son sang, nous serons à bien plus forte raison sauvés par lui de la colère de Dieu » - cela indique que nous étions impies, perdus et les objets de la colère de Dieu.

Alors, il y a là une définition de l’homme : verset 6, faible, verset 7, injuste, verset 8, pécheur, verset 9, non justifié, perdu et objet de la colère de Dieu. En résumé, cette sorte d’homme, verset 10 : «Si, lorsque nous étions ennemis… », voilà le résumé. Vous prenez un homme faible, impie, pécheur, injuste, perdu, et qu’est-ce que cela donne ? Un ennemi de Dieu, quelqu’un qui est l’objet du jugement de Dieu.

Dieu et l’homme, prenez note, mes amis, sont de deux côté différents. Ne laissez personne vous faire croire que Dieu est le Père de tous, qu’Il aime et tolère tout le monde ; que tout le monde est dans la famille de Dieu. Au début de cette rencontre nous avons lu en introduction Nahum, chapitre 1, qui dit : « Il ne laisse pas impuni [le méchant] ». Dieu est un Dieu de vengeance et un Dieu de justice, et si un homme et une femme sont ennemis de Dieu, ils sentiront passer le jugement de Dieu. Mais qu’est-ce que Dieu a fait pour changer cela ? Verset 6 encore : «  Alors que nous étions encore sans force, Christ est mort … au moment fixé ». Verset 7 : Nous étions pécheurs, et « A peine mourrait-on pour un juste, peut-être accepterait-on de mourir pour quelqu’un de bien. Mais voici comment Dieu prouve son amour envers nous : alors que nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. » Dieu dit : « Vous êtes ennemis, mais je vais essayer de remédier à cela par la mort de Christ. » « Et puisque nous sommes maintenant considérés comme justes » - verset 9 – « grâce à son sang, nous sommes sauvés par lui de la colère de Dieu. Lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu grâce la mort de Son Fils. » Vous voyez ?

Ainsi maintenant écoutez-moi, qu’est-ce que l’Evangile ? L’Evangile, c’est que l’homme était en guerre avec Dieu, mais Christ a fait la paix, n’est-ce pas ? Christ a fait la paix. C’est l’Evangile de paix. Maintenant revenez au verset 1 du chapitre 5 de Romains : « Ainsi donc, déclarés justes sur la base de la foi, » - à cause de ce que Christ a fait – « nous avons la paix avec Dieu par l’intermédiaire de notre Seigneur Jésus Christ. » C’est l’Evangile. L’Evangile c’est que l’homme et Dieu étaient en guerre, et Dieu était du côté opposé à celui de l’homme – comme Jésus l’avait dit : « Si vous n’êtes pas avec moi, vous êtes » - quoi ? – « contre moi. »

Dans le livre de l’Apocalypse, le Seigneur dit : « Je viendrai à toi et je les [te] combattrai avec l’épée de ma bouche. » Donc l’homme est un ennemi de Dieu et pourtant Christ vient, et fait de la paix une réalité. C’est la Bonne Nouvelle. La Bonne Nouvelle c’est que vous êtes en paix avec Dieu. Dieu et vous n’êtes plus de deux côtés différents. Vous êtes du même côté, n’est-ce pas ? Dieu est de mon côté. C’est l’Evangile de paix. Nous sommes réconciliés.

Deux Corinthiens 5: 19 dit: « Il nous a réconciliés. » Colossiens, un grand passage, chapitre 1 verset 20 : « Il a voulu par Christ tout réconcilier avec lui-même …, en faisant la paix à travers lui, par son sang versé à la croix. » Vous voyez, l’Evangile c’est que nous sommes un avec Dieu, Il est de notre côté. Alors vous savez ce que cela signifie? Cela signifie qu’un chrétien qui tient bon dit : « Satan, tu peux tant que tu veux venir contre moi. J’ai des chaussures qui me tiennent inébranlable, ancré au sol, parce que Dieu est de mon côté. » Vous voyez ? C’est ce qui nous aide à tenir debout.

Si je devais me tenir là à combattre les armées de l’enfer tout seul, par mes propres forces, je perdrais. Exemple : Pierre dans le jardin, Jean 18 ; Il est là avec les disciples alors que les soldats approchent pour arrêter Christ, et ils sont probablement 500 marchant de la Forteresse Antonia, ils tiennent des torches pour éclairer la nuit, afin de trouver Jésus. Ils supposent qu’Il se cache dans une caverne quelque part, et ils arrivent dans ce jardin. Et ils ont des bâtons et des piquets prêts à Le soumettre par des coups, et prêts à combattre Ses disciples Et Jésus s’avance et leur fait face, en disant : « Qui cherchez-vous ? » Et ils répondent : « Jésus de Nazareth. » Et ils tombent en arrière comme une poignée de dominos, étendus par terre – tous les 500 en tous cas, quelque soit leur nombre exact, sont tombés comme des dominos. Ils rampent tous pour se relever, s’époussètent, et Il dit de nouveau : « Qui cherchez-vous ? », et ils disent : « Jésus de Nazareth. » Ils sont tombés à plat par terre.

Pierre a sans doute pensé : « Mince alors, quelle puissance ! – juste Son nom et toute l’armée romaine s’écroule ! » Et il a une idée – s’Il est aussi puissant, c’est une ineptie qu’Il se fasse prendre, n’est-ce pas ? Donc la Bible dit qu’il saisit son épée, et il arrache l’oreille du serviteur du Souverain Sacrificateur. Il n’essayait pas de sectionner l’oreille de Malchus. Je suis convaincu qu’il voulait sa tête, et Malchus esquiva. Je sais cela. C’est simple – Malchus avait de bon réflexes. Cela n’aurait pas suffi d’arracher une oreille. Mais ce n’était pas tout; il voulait en fait combattre toute l’armée romaine.

Vous direz: « Où trouve-t-il cette force? Qu’est-ce qui lui donne cette confiance ? » Il venait de voir toute cette troupe tomber à plat dans la poussière au nom même de Jésus, et il se dit : « Bon, si je tombe dans un mauvais pas, je dirai simplement :’ Allez, Jésus’ ! Hop ! Et les voilà par terre. » C’est une sorte d’invincibilité, vous voyez ; il a l’impression que rien ne pourra jamais le vaincre, parce qu’il a déjà vu une démonstration de la puissance. Et il prend l’épée et se met à défendre le Seigneur. Ah ! Il savait qui était de son côté, vous voyez ? Il savait qui était de son côté, et c’est de là que la ressource venait.

Je pense à l’armée de Madian, l’armée de Madian arrive pour assaillir et attaquer les enfants d’Israël. Et Dieu travaille dans les cœurs d’Israël pour qu’ils se battent contre les Madianites, et le peuple d’Israël décide de rassembler l’armée, et ils arrivent à trente-deux mille soldats, les troupes d’élite, vous savez, pour aller combattre Madian. Et l’Eternel dit : « Attendez, je n’ai pas besoin de trente-deux mille soldats pour faire cela. Débarrassez-vous de tous ceux qui ne sont pas sérieux. » Alors Il dit à Gédéon de mettre au point un petit système, et quand Gédéon l’a fait, finalement ils se retrouvent avec 300 hommes.

Et l’Eternel dit : « Bien, vous autres les trois cents allez vaincre l’armée de Madian – que chacun reçoive une cruche, une torche et un cor. » Ouais, et si j’avais été là je me serais dit : « C’est plutôt bizarre ! » « Vous allez sur une montagne, et vous encerclez l’armée de Madian en la poussant vers la vallée, et lorsque je sonnerai du cor cassez la cruche et brandissez la torche et nous gagnerons la bataille. » Et vous connaissez la suite : ils l’ont fait, et les troupes de Madian se sont levées puis entretuées.

Ecoutez, Gédéon savait qui était de son côté. Vous voyez, il savait qui était de son côté. Pierre et Jean sont entrés dans le Sanhédrin en disant : « Peu importe ce que vous nous dites ; nous allons servir Dieu. » Ils n’avaient aucune crainte ; ils savaient qui était de leur côté. L’apôtre Paul a fait la même chose, il a prêché courageusement Jésus Christ, parce qu’il connaissait ses ressources. Il était en paix avec Dieu. Dieu était de son côté, vous voyez ? C’est ainsi que nous tenons, et je peux dire à Satan : « Amène-moi tout ce que tu veux. » Je peux dire : « Quoi que tu aies à lancer contre moi, je ne crains rien, ‘parce que Dieu est de mon côté.’ »

Vous savez quoi ? Sachant ce que je sais, si je n’étais pas chrétien, et si je n’avais pas Dieu de mon côté, je serais terrifié tout le temps, j’aurais une peur bleue. Ecoutez : vous pouvez tenir, avec une confiance absolue. Il y a à peu près huit ans, lorsque j’enseignais le livre des Éphésiens pour la première fois, je vous ai raconté une histoire ; je vais vous la répéter. Lorsque j’étais en 2ème année de collège, j’avais un bon copain du nom de Roger. Roger était un petit gars. Nous étions tous deux en 5ème, et Roger avait juste la taille d’un CM 1 ! Il ne s’était tout simplement pas beaucoup développé. Il était plutôt rondelet, et ressemblait à une sorte de mascotte de publicité. Il était potelé et mignon, avec un visage de chérubin. Et Roger était mon bon copain parce qu’il était le fils du pasteur, et venait aussi à l’église, et nous étions ensemble à l’école du dimanche, et, vous nous voyez faire partie de ce collège plutôt brutal.

C’est vrai que c’était un collège plutôt difficile. Il y avait constamment des bagarres au couteau, et au vestiaire des garçons il y avait une boîte à fusibles, et les garçons ouvraient le dessus de la boîte, et y laissaient brûler des joints de marijuana, et tout le monde venait y tirer un coup. C’était en 1950 ou peut-être dans les années 50, je ne sais pas. Nous pensons que la drogue est quelque chose de très moderne, mais non, pas du tout, il y en avait tout le temps à ce moment là. Les jeunes étaient dan un état second tout le temps. Il y avait un parking pour les garçons, qui conduisait vers le collège, parce qu’ils étaient assez âgés. Herbie avait 18 ans et avait sa propre voiture ; il était dans notre classe. C’était vraiment une école difficile, et des bagarres avaient lieu à tout moment, constamment. C’est arrivé au point que pour une raison quelconque, ils se sont mis à aimer taquiner Roger. Rien que par son allure, il invitait ce genre de réaction. Donc nous marchions ensemble, et les autres criaient toujours des bêtises contre Roger, et le taquinaient, et je me souviens que cela arrivait couramment. Ces types avaient toujours des problèmes parce qu’ils portaient leurs pantalons trop bas pour l’époque, vous savez ? Et lorsqu’il les attrapait, le sous-directeur leur remontait toujours les pantalons et les attachait avec une grosse ceinture, ou leur faisait porter des bretelles pour les mettre dans l’embarras. Cela les excitait d’autant plus, donc ils étaient toujours vexés, et un jour – comme souvent – nous étions en train de descendre. Et ils arrivèrent, nous frappèrent dans le dos, et firent tomber tous les bouquins que nous tenions sous le bras, et leur donnèrent des coups de pieds. Ils étaient autour de six, et ils continuaient à shooter les livres le long du trottoir, et dans les buissons, et aucun de nous ne pouvions nous défendre contre ce genre de chose. Alors, nous n’avons pu que ramasser nos livres et essayer de retrouver nos papiers.

Un jour, j’étais à l’atelier et je ponçais un petit objet, et voilà que ce gars, qui était le leader et s’appelait Johnny, a pris une pièce de 5 centimètres sur 10, l’a lancée vers moi et m’a blessé à la tête, j’ai du être suturé et tout le reste. Et vous savez, c’était vraiment quelque chose ; je ne sais pas ce que nous avions fait mais nous étions constamment à encaisser. Et cela durait, avec ce type qui s’appelait Johnny et qui était le chef. Eh bien, un jour, nous étions dans le vestiaire, et nous nous préparions à partir après la classe de gym, et le gang est arrivé. C’était les cagoules, les durs, comme nous les appelions, et ils sont arrivés en pensant qu’ils se feraient plaisir. Ils s’approchèrent en jouant des coudes contre nous, nous chassant vers le banc, dans les casiers, et frappant l’arrière de nos têtes l’une contre l’autre – c’était comme une comédie – bang, bong, vous voyez ça, Laurel et Hardy, quoi ! Et nous voilà étalés par terre, et à la fin Roger a dit : « Ca suffit. » On ne peut guère en supporter davantage, n’est-ce pas ?

Alors j’ai dit : « Roger, que vas-tu faire ? Et il a dit, qu’il allait le dire à son frère. Et j’ai dit : « Bon, c’est bien. » Son frère s’appelait Steve. Je n’oublierai jamais cette famille. Steve jouait arrière centre dans un club de Long Beach. Steve faisait 1 mètre 95, et pesait 110 kilos, faisait 76 cm de tour de taille. Je n’oublierai jamais Steve, parce que je me souviens de la première fois où je l’ai entendu donner son témoignage. Il conduisait un camion de pains, il a heurté un mur de béton à 60 à l’heure, et il est reparti à pied. C’est le genre de type qu’il était ; un spécimen immensément physique !

Quoi qu’il en soit, Roger a dit qu’il allait tout dire à son frère, alors j’ai dit, « bien Roger. » En revenant le lendemain, il a dit : « Steve viendra à l’école demain, et il va faire quelque chose. » Donc ces gars avait un endroit près du gymnase où l’herbe était usée – ils venaient tous les matins tôt pour fumer, faire des choses louches, ou autre. Ils se tenaient là, usant l’herbe et poursuivant leurs conversations ; ils étaient six ou sept, se rassemblant toujours au même endroit. Donc ce jour-là, Steve était là, mais il se tenait derrière un bâtiment où eux ne pouvaient le voir. C’était à peu près 15 minutes avant les cours, et Roger et moi traînions par là, attendant de voir ce qui allait se passer. Alors Roger a crié en disant, « hé toi ! » à ce Johnny, « viens ici ! » Et oh ! Qu’ils riaient fort; ils allaient lui en mettre une dose. Donc ce Johnny arrive d’un air fanfaron. Il avait un casier judiciaire. En fait plus tard – c’est plutôt triste, vous savez – il a été tué lors d’un cambriolage ou quelque chose de semblable.

Bref, il arriva tout fanfaron en riant et se moquant de Roger. Pile au même instant, Steve sortit de son coin de bâtiment, et s’avança vers ce type – je ne l’oublierai jamais – c’est vraiment ce qui s’est passé. Il n’a fait qu’attraper le gars par sa chemise, l’a soulevé, et du poing lui a d’un coup décroché quatre dents. Il lui a écrasé le nez, ses deux dents de devant et je ne sais quoi d’autre. Puis il l’a ramassé – et bien sûr l’autre était K.O. – il l’a ramassé, et il y avait une grande haie devant le mur du gymnase. Il l’a lancé par-dessus la haie, vers le mur, où il est tombé derrière un buisson. Puis il a dit au reste du gang : « Ne vous en prenez plus jamais à Roger ! » et il est parti. Vous voulez savoir ce qui est arrivé à notre collège ? Roger était le maître. Aucune question là-dessus. Roger a régné sur notre collège. Vous savez pourquoi? Parce que Roger avait des ressources.

Vous savez, c’est impressionnant de savoir que Jésus Christ a dit: « Je n’ai pas honte de les appeler mes frères. » C’est magnifique de savoir qu’Il est de notre côté, amen ? Et lorsque Satan vient attaquer, nos pieds sont bien enracinés dans le solide sol de l’Evangile de paix, qui dit : « La bonne nouvelle, mon peuple, c’est que je ne suis pas un ennemi. Je ne suis pas de l’autre côté. Dieu est de mon côté à cause de Jésus Christ. » Donc peu importe ce que Satan apporte, je peux, comme le verset 10 le dit : « être fort dans le Seigneur et dans sa force toute puissante. » Et c’est cela la confiance d’avoir ses pieds chaussés avec la disposition de l’Evangile de paix.

Ecoutez, la victoire est à disposition dans votre vie de chrétien ; répondez simplement à ces trois questions, et je conclus. Numéro 1 : Est-ce que je désire vraiment gagner ? Est-ce que je veux réellement gagner ? Est-ce que je porte une ceinture de consécration ? Question numéro 2 : Est-ce que je cherche à vivre une vie sainte ? Est-ce que je porte la cuirasse de la justice ? Et numéro 3 : Suis-je courageux dans la bataille, parce que mes pieds sont fermement enracinés dans ma confiance en Dieu ? Si vous vous baladez doutant du Seigneur et de Sa force, vous allez perdre. Mais si vous pouvez répondre « oui » à ces trois questions, vous êtes gagnant, et Dieu fera des choses exaltantes et révolutionnaires dans votre vie pour Sa gloire. Prions :

Père, nous Te remercions ce matin pour la confiance que Ta Parole nous donne. Merci de ce que Jésus Christ est mort pour nous, pour que nous ne soyons plus ennemis mais amis, pour que nous ne soyons plus éloignés, mais introduits dans la famille ; pour que nous ne soyons pas étrangers, mais rendus participants de la nature divine. Oh Dieu, merci pour Jésus Christ, qui a payé notre condamnation, qui a porté notre jugement, qui a pris Ta vengeance et Ta justice, pour que nous puissions connaître ta grâce stupéfiante. Oh Seigneur, merci de nous donner les ressources, merci de planter en nous la puissance fatale qui a terrassé Satan. Merci de nous donner, en cette puissance de l’Esprit de Dieu, la force de résister au diable, de ne jamais lui laisser de place, de ne jamais ignorer ses desseins, et de toujours fuir ses tentations, parce que nos pensées sont rendues captives de Jésus Christ. Oh Dieu, rends-nous obéissants à Ta Parole, et nous Te remercions pour ce privilège, au nom de Christ, amen.

FIN

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