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(Citations Bibliques: Segond 21, sauf autre mention)

De nouveau ce matin nous avons le magnifique privilège de venir étudier le chapitre 6 d’Ephésiens. Comme vous le savez si vous avez écouté les messages depuis quelques temps, nous nous sommes engagés dans un ministère de type explicatif, développant les vérités de la Parole de Dieu verset par verset. Et de temps en temps nous tombons sur des passages si riches, qui ont tant de vérités si absolues, que nous nous trouvons embarqués dans une sorte d’étude théologique, et nous abordons alors des sujets particuliers, dans un sens, parce que nous plongeons un peu plus profondément dans une pensée ou dans une autre.

Et ceci a été le cas en étudiant Ephésiens ; bien que nous l’ayons traité, en un sens, en l’expliquant, suivant le texte, nous n’avons pas pu avancer très rapidement, parce que jusqu’ici nous avons étudié une pièce de l’armure chaque semaine. Et, croyez-le ou non, aujourd’hui, nous allons en prendre une de plus, mais nous n’allons même pas la terminer ; nous devrons garder le reste pour la prochaine fois.

Mais nous avons passé un temps magnifique à étudier tout ce livre des Ephésiens, et plus récemment l’armure du chrétien. Et comme toile de fond pour aujourd’hui, je voudrais vous lire les versets 13 à 17, Ephésiens 6 :13 à 17 : « C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour et tenir ferme après avoir tout surmonté. Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture ; revêtez la cuirasse de la justice ; mettez pour chaussures à vos pieds les bonnes dispositions que donne l’Evangile de paix ; prenez, en toutes circonstances, le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Malin ; prenez aussi le casque du salut et l’épée de l’Esprit, qui est la Parole de Dieu. » (Colombe)

Donc, dans cet immense passage, nous avons Paul qui nous présente les ressources pour gagner la victoire dans la vie chrétienne, du moins en ce qui concerne la bataille contre Satan et ses démons. Or, nous avons étudié ceci depuis plusieurs semaines, et je voudrais faire une brève introduction, parce que nous l’avons faite tant de fois, puis nous continuerons. Mais je pensais cette semaine qu’il pouvait sembler étrange à certains d’entre vous, qui avez étudié avec nous, qu’une épître comme Ephésiens, qui nous donne la plus grande révélation des privilèges du chrétien, contienne aussi cet impressionnant sujet du conflit chrétien.

Dans une épître où, franchement cinq chapitres durant, nous traitons des gloires grandioses des lieux célestes, tout à coup nous sommesemportés à parler de l’enfer au chapitre 6. Au chapitre 3, nous nous sommes comme glorifiés dans le témoignage des anges, et au chapitre 6, nous tombons en plein sur les démons. Au chapitre 1, nous voyions l’immense majesté et la puissance de Dieu qui dévoile Son plan éternel, et au chapitre 6, nous faisons face à la laideur de la monstruosité de Satan. Ainsi c’est un livre de contrastes absolus ; il débute dans les cieux, et se termine en traitant de l’enfer. Il débute avec les anges, et se termine avec les démons ; il débute avec Dieu, et culmine dans des résultats antagonistes qui sont amenés à avoir, par Satan, une portée sur l’œuvre de Dieu. Il débute par des privilèges élevés, saints et inestimables, et se termine par un conflit contre le péché qui cherche à retirer ces privilèges.

Donc c’est un livre de contrastes, de contrastes absolus. Je suppose que l’on pourrait redire que plus les privilèges sont grands, plus dur est le conflit. Plus la réalité de notre appartenance au Royaume de Dieu est grande, plus évidente sera l’attaque de Satan, qui cherchera à détrôner Christ. Les privilèges spirituels conduisent toujours à un conflit avec l’ennemi, comme nous l’avons vu. Donc après avoir dit tout ce que Paul a dit sur la position du croyant et sa vie pratique, après avoir révélé toutes les bénédictions qui découlent de la bénédiction spirituelle, après nous avoir donné toutes les ressources et toutes les fonctions du croyant jusqu’à la fin du chapitre 5, et au début du chapitre 6, il dit maintenant : « Préparez-vous au combat, parce que cela ne va pas être facile. On vous résistera, on vous poussera dans de mauvais chemins, vous serez attaqués, vous serez contrariés partout où Satan pourra le faire. »

Souvenez-vous aussi de ceci : la Bible parle du conflit de la vie du chrétien en trois dimensions. Dans Galates chapitre 5, par exemple, on voit un conflit dans la vie d’un croyant entre la chair et l’esprit. Dans Jean 15, on voit le conflit dans la vie d’un croyant entre le chrétien et le monde. Vraiment, Paul ne vise ici ni le monde ni la chair, mais il vise le conflit entre le croyant et les armées démoniaques proprement dites.

Or, on ne peut réellement faire abstraction des deux autres conflits, car ils agissent par le monde et la chair ; mais Paul arrive au cœur du problème ici. Comment un croyant vit-il cette vie de victoire avec l’énorme masse d’opposition qu’il recevra de ce que le verset 11 appelle les manœuvres du diable ? Et ce que le verset 12 appelle les principautés, les pouvoirs, les dominateurs des ténèbres d’ici-bas, les esprits du mal dans les lieux célestes ? Comment pouvons-nous réellement gagner la victoire dans cette guerre si sophistiquée ? Eh bien, si vous revenez un peu en arrière, laissez-moi vous donner quelques bases.

Revenant au chapitre 3, verset 20, nous avons une grande vérité. C’est le résumé des trois premiers chapitres. A cause de tout ce que Christ a fait pour nous, à cause de tout ce qu’être en Christ implique, «A celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment plus que tout ce que nous demandons ou pensons. » Voilà le résumé de la position du croyant ; nous avons la puissance et nous avons la ressource nécessaire. « Donc, » chapitre 4 verset 1, parce que la puissance est là pour glorifier Dieu, parce que la puissance est là, il nous faut « nous conduire d’une manière digne. »

Autrement dit, nous avons la ressource et nous devons marcher dignement. La clé pour cela, chapitre 5 verset 18 : comment puiser la puissance de marcher dignement ? « Ne vous enivrez pas de vin, qui mène à la débauche, mais soyez remplis de l’Esprit. » Nous avons la ressource qui nous rend responsables de marcher correctement ; nous puisons la ressource en étant remplis du Saint-Esprit. « Vous recevrez une puissance après que l’Esprit viendra sur vous, » a dit le Seigneur, et lorsque nous puisons cette puissance, nous sommes victorieux.

Donc lorsque vous arrivez au chapitre 6, il n’y a rien à craindre, vous voyez ? La puissance est là, donc l’ordre est là, et la ressource pour puiser cette puissance est dans l’Esprit de Dieu résidant dans la vie de tout chrétien. Ainsi nous pouvons entrer dans l’armée et partir en guerre avec un sentiment d’accomplissement et de victoire à portée de main. Mais cela ne veut pas dire que la bataille sera facile, n’est-ce pas ? Je veux dire que nous luttons tous, la bataille dure continuellement et sans répit ; certains d’entre nous gagnent, et d’autres perdent, et peut-être que certains parmi vous sont un peu en panne en ce moment, et vous ne gagnez ni ne perdez. Mais il va en être ainsi tant que vous vivrez dans ce monde, la bataille durera encore et encore. Et je pense qu’en grandissant en Christ, en vous nourrissant de la Parole, en mûrissant, ce qui arrive c’est que vous vous mettez à gagner plus que vous ne perdez, et le pourcentage de victoires augmente de plus en plus. Mais chacun fait l’expérience des victoires et chacun expérimente les défaites dans le combat.

J’ai reçu une lettre cette semaine d’un auditeur de notre programme radio à Boston, donc un homme de Boston, et je suis sûr que lorsqu’il l’a écrite, il ne savait pas qu’elle serait une illustration parfaite pour mon message, mais elle l’est. Voici ce qu’il a dit:  «Cher John MacArthur, votre ministère est important pour moi et je voulais saisir cette occasion pour vous remercier personnellement et aussi pour exprimer mon désir de vous apporter mon soutien financier. Que Dieu continue de bénir et de faire fructifier votre croissance spirituelle et votre évangélisation partout, y compris ici dans la région de Boston où nous écoutons la radio. Je suis un jeune homme de 23 ans et je suis venu à Jésus-Christ à l’âge de 19 ans. A partir de ce moment-là, j’ai grandi dans la parole, trébuché, je suis tombé, j’ai été écrasé, j’ai été convaincu par un légaliste névrotique que j’étais possédé d’un démon, j’ai été arrêté pour conduite sous l’effet de l’alcool, j’ai mis enceinte une amie et finalement j’ai commencé à retrouver mon bon sens spirituel. » En un mot, je dirais qu’il était dans la bataille.

« Tout allait bien, comme vous le voyez. » Puis il continue au paragraphe suivant ; J’aime ce passage. « S’il vous plaît, envoyez-moi quelques munitions.  Les lignes de combat ont été tirées, les tranchées ont été creusées et je ne veux pas être de ceux qui seront rouges de honte lorsque notre Commandant en Chef reviendra. Lorsque le rapport sera lu, j’aimerais qu’il soit écrit que le soldat en question, c'est-à-dire moi, après avoir répétitivement désobéi aux ordres, porté manquant à l’appel lors d’alertes en tant de guerre, qu’il s’est représenté devant ce Commandant en Chef, qu’il a combattu courageusement et sans crainte sans sourciller, frappé l’ennemi avec tout ce qu’il pouvait avoir sous la main, et qu’il a infligé de lourds dommages dans des domaines stratégiques, pour l’honneur de son Chef Officier patient et miséricordieux, Amen. » Cela me plaît ! Et Puis il dit à la fin, « Souvenez-vous de moi dans vos prières, s’il vous plaît. Bien à vous, (entre parenthèses : avec le péché pardonné) C. T. »

Dites, il a vraiment combattu, pas vrai ? Il a été dans la bataille. Tout comme vous, et comme moi ! Etre victorieux dans la bataille est l'affaire de mettre l’armure, n’est-ce pas ? Revenons à l’armure aux versets 14 et suivants, et voyons ce que l’Esprit de Dieu veut nous dire aujourd’hui. Et comme je le dis, nous avons débuté une étude explicative. Je me souviens qu’il y a à peu près huit ans, lorsque j’ai enseigné Ephésiens, nous avons fait l’armure en deux semaines, et maintenant cela nous prend de 8 à 10 semaines. Mais ces dernières semaines nous avons passé en revue ces imposantes pièces d’armure, et nous avons découvert un tel trésor de vérité que nous en sommes restés à une pièce à la fois, et nous ferons de même pour la cinquième aujourd’hui et la fois prochaine.

Mais souvenez-vous premièrement, au verset 14 : « Tenez donc ferme, ayez à vos reins la vérité pour ceinture. » (Colombe) Et nous avons dit que ce dont l’apôtre Paul parle ici n’est pas tant le contenu – cela viendra à la dernière pièce, la Parole de Dieu. Ce n’est pas tant le contenu que l’attitude, et il utilise aletheia dans le sens d’une attitude de véracité ou d’engagement, ou absence d’hypocrisie. En d’autres termes, vous ceignez vos reins, l’ancienne expression juive pour dire préparation, anticipation. Un soldat est prêt pour la bataille, il s’est engagé, il a rejoint l’armée, il met sa ceinture, et il va gagner. Nous avions vu combien il est important, si nous voulons obtenir la victoire, de se consacrer pour elle dès le début.

Deuxièmement, nous avions vu au verset 14 la cuirasse de la justice, et nous avons dit qu’une autre chose devait armer le chrétien, c’est la pureté de sa propre vie, la justice, la sainteté, la droiture pratique. Nous avons tous reçu la justice imputée par Christ ; c’est la base de notre justice personnelle. Mais nous devons maintenir une vie pure, sinon Satan nous atteindra aux endroits vitaux. Nous protégeons nos endroits vitaux par la justice, de peur que Satan n’ait l’avantage sur nous. Et troisièmement, nous avons vu que nous devons avoir nos pieds chaussés de la promptitude, ou la préparation de l’Evangile de paix. Et l’idée ici est que l’Evangile de paix est la bonne nouvelle que nous sommes en paix avec Dieu. Nous étions ennemis, nous combattions contre Dieu, nous étions de l’autre côté, mais l’Evangile c’est la paix avec Dieu. Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu et les chaussures nous permettant de tenir ferme contre Satan, consistent simplement dans le fait que Dieu est de notre côté. Nous pouvons résister à tout avec Sa ressource à disposition, ainsi nous tenons ferme, nos pieds chaussés, tout prêts par le fait que Dieu est de notre côté.

Ceci semble être l’espèce d’armure faite pour la durée. Autrement dit c’est ce que vous gardez sur vous tout le temps, et lorsque la bataille devient vraiment intense, vous attrapez le reste et le verbe change au verset 16 vers : « prenez » (Colombe) et au verset 17 : « prenez » le casque. (Colombe) Quand un soldat avait déjà sa cuirasse bien fixée, il avait ses chaussures lacées, il avait sa ceinture accrochée, et lorsque la bataille faisait rage, il empoignait son casque, le mettait, prenait son épée et prenait son bouclier. Ainsi c’est comme si ceux-ci étaient ajoutés comme préparation immédiate pour le moment où les flèches commencent à voler. Donc nous sommes passés au verset 16 la dernière fois, et avons examiné « par-dessus tout » (Segond 1910), vous prenez « le bouclier de la foi avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Malin. » (Colombe) Nous avons dit comment Satan veut tirer ses flèches de tentation et que la seule manière de les éteindre était par la foi.

Autrement dit, chaque fois que vous péchez, c’est que vous avez cru le mensonge du diable, correct ? Vous vous êtes fait rouler ! Vous vous êtes laissé duper. Mais tant que vous croyez la Parole de Dieu, vous ne croirez pas Satan. Donc le bouclier, c’est la foi. Tant que je crois Dieu, Dieu dit : « Ne fais pas cela et tu seras béni ! » Dieu dit : « Fais ce que je te dis et tu seras béni, fais ce que je te dis, et tu seras heureux, fais ce que je te dis et tout ira bien pour toi, fais ce que je te dis et tu seras épanoui ! » Satan arrive en disant : Fais ceci, et ça te plaira. Dieu s’en moque. Il ne te punira pas. Allez, vas-y, fais-le : c’est marrant. » Qui croyez-vous? Vous croyez Satan, vous péchez. Vous croyez Dieu, vous ne le faites pas. C’est si simple, le bouclier de la foi.

Donc pour aujourd’hui, nous allons passer à la cinquième pièce de l’armure – une vérité immense, immense ! au verset 17 : « Prenez aussi le casque du salut. » (Colombe). C’est tout ce qu’il en dit, et pourtant je ne peux pas finir d’en parler aujourd’hui ; je vais devoir en garder pour la prochaine fois. Vous direz : « Qu’y a-t-il de si important là-dedans ? Le casque du salut, c’est facile, être sauvé. » Non, ce n’est pas ça.

Parlons d’un casque. Un soldat romain n’allait jamais au combat sans casque ; ce serait très stupide. Un soldat romain veillerait à mettre son casque. Or, les casques étaient faits, à la base, de deux choses : de cuir, avec quelques pièces de métal, des morceaux de métal, ou bien ils étaient moulés en de solides casques coulés, comme vous les avez vus, avec des plumets, indiquant dans quel régiment, à quelle fonction, ou à quelle période on était en fonction. Mais le casque était très important pour protéger la tête – de quoi ? Eh bien, peut-être des flèches volant alentour, c’est une chose, mais principalement de ce qui était connu comme un glaive. Il n’y avait pas seulement la machaira, la petite épée qu’il utilise au verset 17, mais il y avait au milieu d’une bataille ceux qui portaient le glaive, qui faisait autour d’un mètre de long, plus long que le mètre étalon, et qui avait un manche massif, qu’il fallait tenir à deux mains comme une batte de baseball.

Et on le soulevait au dessus de sa tête, et on fonçait en essayant principalement de couper les gens en deux. C’était l’idée. On arrivait à dos de cheval en battant l’air vers un fantassin, plus bas, et le reste. Le glaive était une arme redoutable et croyez-moi, il fallait porter le casque pour dévier un coup de ce glaive, parce qu’il pouvait donner un coup écrasant et coupant au crâne. J’ai été intéressé de lire récemment dans un journal que l’on a découvert quelque part dans une fouille un squelette qui présentait une fente à travers tout le crâne, qu’on suppose avoir été produite par quelqu’un qui avait asséné un coup de glaive jusque dans le crâne. Donc le casque était très nécessaire.

Or ici, le casque est celui du salut. Mais laissez-moi vous dire que cela ne fait pas référence à être sauvé. Il ne dit pas que maintenant que vous êtes dans l’armée, maintenant que vous combattez Satan, que vous avez sur vous la cuirasse de la justice, que vous avez maintenant le bouclier de la foi, et que vos pieds sont chaussés de la disposition de l’Evangile de Paix, alors vous êtes sauvé. Non, non ! Ceci a déjà eu lieu. En fait vous êtes dans l’armée si vous êtes croyant, n’est-ce pas ? Si vous combattez Satan, c’est que vous devez être du côté de Dieu ; si vous n’êtes pas avec Lui, vous êtes contre Lui, donc si vous êtes dans la bataille contre Satan vous êtes déjà sauvé. Il ne parle pas de cela ici.

Le casque du salut ce n’est pas être sauvé. Il ne dit pas : « A propos, cinquièmement, soyez sauvé. » Oh non ! Vous avez été sauvé au chapitre 2, pas vrai ? « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est pas par les œuvres, afin que personne ne puisse se vanter. » Vous avez déjà été sauvé ; porter le casque du salut n’est pas venir au salut. Vous ne seriez même pas dans l’armée si vous n’étiez pas croyant. Satan ne vous attaquerait pas si vous n’étiez pas croyant, n’est-ce pas ? Il vous laisserait tranquille ; vous seriez déjà à Lui. Vous combattriez Dieu. Donc si vous êtes dans l’armée et que la bataille a lieu, vous êtes déjà croyant ; cela a déjà eu lieu. Le casque du salut ne dit pas que vous devez être sauvé. Vous dites : « Alors de quoi s’agit-il ? » Je vais vous donner un petit peu de théologie maintenant, alors mettez-vous à l’aise, prenez vos crayons ou stylos et prenez quelques notes, et voyons ce que nous pouvons voir à ce sujet.

Tout d’abord, il faut que vous compreniez ceci, sinon vous ne comprendrez pas la suite. Certains sont troublés au sujet de la sécurité éternelle, et ils me demandent constamment : « Croyez-vous que, une fois sauvé, on est sauvé pour toujours ? Qu’en est-il de ma Tante Marthe, elle a vécu si longtemps, et tout à coup, hop, elle était partie, et est-ce qu’elle est sauvée ou non, » et ainsi de suite. Et les gens se font du souci, et même dans leur propre vie, ils commettent quelques péchés, ils se sentent coupables, « Bref, je ne sais plus si je suis sauvé ! » Et en ce qui concerne les jeunes ; vous leur demandez : « Avez-vous donné votre vie à Christ ? » Et ils répondent : « Ouais, 24 fois, à répétition, et juste pour être sûr, je l’ai encore fait aujourd’hui, » ...ce genre de chose.

Comment pouvons-nous vraiment comprendre la sécurité du croyant ? Eh bien, tout d’abord en comprenant le sens du salut. Et pour aujourd’hui et la prochaine fois, je voudrais que vous compreniez cela clairement.

Je commencerai par dire combien cela débute simplement. Il y a trois aspects au salut ; trois aspects : passé, présent, futur, et ces trois ont été définis ainsi : l’aspect passé nous libère de la pénalité du péché – l’aspect passé nous libère de la pénalité du péché ! En d’autre termes, si vous me dites : « Etes-vous chrétien, avez-vous été sauvé ? » et que je vous réponde : « Oui. » Quand cela s’est-il passé ? Il y a tant d’années et à ce moment-là, lorsque j’ai confessé Jésus Christ, que je L’ai invité dans ma vie, alors mes péchés ont été comme placés sur Lui sur la croix, et Il a « payé la pénalité pour mon péché – c’est le passé. La pénalité a été payée. Je suis mort. « J’ai été crucifié avec Christ, pourtant je vis » - n’est-ce pas ? Je suis mort.

Paul dans Romains 6 dit essentiellement ceci ; il dit que vous êtes mort une fois – vous n’avez pas besoin de mourir encore. Quand êtes-vous mort ? Vous êtes mort lorsque vous avez mis votre foi en Christ, vous avez été crucifié avec Lui, le prix a été payé, le péché a été traité, il n’y a plus jamais d’autre pénalité à payer. Romains 8 :1 dit : « Il n’y a donc maintenant aucune » –quoi ? – « condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ. » C’est réglé. Ainsi l’aspect passé du salut est la libération de la pénalité du péché. Il y a un aspect présent : la libération de la puissance du péché, le péché n’a plus – quoi ? – de domination sur vous. Le péché ne peut plus dominer sur vous. Comme un titre de livre le dit : Il ne règnera plus.  Le péché n’a plus le pouvoir de régner ; le péché de domine plus – pourquoi ? Parce que « [Dieu] il est fidèle et juste pour nous purifier de tout péché. »

Savez-vous que même pas un seul péché ne peut vous être compté à charge ? Romains 8 dit : « Qui accusera ceux que Dieu a choisis ? » Personne ! Pas de condamnation ! Il a pardonné toutes vos iniquités à cause de Son nom. Il continue de purifier, Il continue d’épurer. Comme Jésus l’a dit à Pierre, il suffit de se baigner une seule fois, puis le reste de ta vie tu n’auras plus qu’à te laver les pieds. Le Seigneur te baigne, en quelque sorte, lors du salut, et ôte la poussière de tes pieds par Sa purification jour après jour. Ainsi il y a un aspect présent. J’ai été sauvé, je suis en train d’être sauvé. Si j’ai été sauvé, Romains 5 dit plutôt : « J’ai été sauvé par Sa mort ; je suis en train d’être sauvé par Sa vie. »

Autrement dit, Il vit éternellement pour faire quoi? – Il intercède pour moi ; donc il y a un salut qui continue. J’ai été sauvé de la pénalité. Je suis en train d’être sauvé de la puissance du péché. Romains 5 :10 et 11 : « Si nous avons été réconciliés avec Dieu grâce à la mort de son Fils lorsque nous étions ses ennemis, nous serons à bien plus forte raison sauvés par sa vie maintenant que nous sommes réconciliés ». Maintenant nous sommes continuellement sauvés alors qu’Il nous purifie en permanence. Il y a donc cet élément.

Il y a aussi une partie future. Dans le passé nous avons été sauvés de la pénalité du péché, dans le présent de la puissance du péché, à l’avenir de la présence du péché. Savez-vous qu’il vient un jour où il n’y aura plus du tout de péché ? C’est exact ! Savez-vous comment je le sais ? C’est parce que le livre de l’Apocalypse dit qu’il n’y aura plus de mort et le salaire du péché c’est – quoi ? la mort – pas de mort, pas de péché. Et nous serons comme Lui. 1 Jean 3 dit : « Nous serons tel qu’il est ; car nous le verrons tel qu’il est. » Et Il est sans péché, sans tache, sans défaut, et sans imperfection. Il viendra un jour où nous serons sauvés de la présence du péché.

Maintenant écoutez mes amis, le salut a eu lieu, il se passe, et il se passera. A eu lieu : c’est la justification. Maintenant, c’est la sanctification. Au futur, ce sera la glorification. Comme Romains 8 le dit: « Celui qu’il justifie, Il le sanctifie et le glorifie. » Vous voyez ? Ainsi lorsque vous pensez au salut, vous ne pensez pas au salut en termes de quelque chose du passé, et vous ne pensez pas au salut comme certaines sectes y pensent, ni même comme certains dans l’Eglise Catholique, comme quelque chose qu’il faut attendre dans l’avenir. Il est passé, présent et futur. Or s’il est passé, c’est fait. Si c’est aussi présent, alors vous ne pouvez pas le perdre, parce qu’il continue constamment. Et s’il est garanti pour le futur, alors vous êtes absolument en sécurité.

Or, c’est là le cœur et l’âme du sens du salut : l’aspect passé, présent et futur. Que je vous illustre ceci en regardant à Romains 8 :23, vous montrant plusieurs passages de l’Ecriture qui, je pense, vous aideront réellement à comprendre cela. Dans Romains 8 :23, nous lisons ceci : - en fait commençons au verset 22. Paul parle ici de la malédiction, il dit comment le péché a affecté la création et l’a rendue sujette à la vanité, mais qu’il y a encore de l’espérance pour quelque chose de différent. Vous savez que le monde va devenir meilleur ? Saviez-vous cela ? Il va devenir meilleur ; en fait le monde va être parfait. Il deviendra parfait mais ce ne sera que lorsque Jésus viendra. Il ne deviendra pas parfait par des efforts humains. Ainsi l’’espérance est une partie importante de l’expérience chrétienne. Au verset 22 il dit : « Nous savons que, jusqu’à maintenant, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’accouchement. »

En d’autres termes, le monde tout entier sait qu’il est détraqué. La création toute entière sait que quelque chose va désespérément mal. Même l’ordre créé est chaotique. « Et ce n’est pas elle seule qui soupire, » - verset 23 – « mais nous aussi. » Nous savons que les choses vont mal, nous savons que ce n’est pas ainsi que le voulait Dieu, nous savons que ce n’est pas ainsi que Dieu a fait la vie. « Nous qui avons pourtant dans l’Esprit un avant-goût de cet avenir, nous soupirons en nous-mêmes en attendant l’adoption, la libération de notre corps. »

Ecoutez, nos âmes ont été sauvées, et sont en train d’être sauvées, et un jour nos corps, ensemble avec ces âmes, seront sauvés, de manière qu’il y aura une absolue sainteté. Et c’est ce que signifie le verset 24 : « C’est en espérance que nous avons été sauvés. » « En » est une meilleure traduction que « par ». « Nous sommes sauvés en espérance. » Ainsi, oui, nous avons été sauvés, mais ce n’est pas tout. Ecoutez, vous savez, si quelqu’un me disait : « Oh, le salut que vous avez reçu, c’est pour toujours. Vous l’avez maintenant, et il n’y a rien à y ajouter », je dirais : « Vous voulez dire que je dois combattre la chair pour le restant de ma vie et pour toute l’éternité ? Vous voulez dire que je dois combattre le diable comme ceci, et que je dois vivre avec toutes ces faiblesses humaines ? Vous voulez dire que je vais rester dans Romains 7, criant dans une certaine mesure : ‘Oh, malheureux être humain que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ?’ Quand vais-je décharger toute cette misère ? Vous voulez dire que c’est pour toujours, c’est ça ? » Alors, je vous dirais : « Le salut est incomplet. » Si tout ce que le Seigneur fait c’est de m’aider dans la lutte, alors cela ne portera jamais de fruit. Mais ce n’est pas que cela ; il y a un élément futur du salut qui signifie que nous atteindrons un point où il n’y aura plus de péché du tout. Et sans cela, il n’y a pas d’espérance pour maintenant.

Je veux dire que ce serait comme courir une course sans avoir de ligne d’arrivée – quelqu’un dirait : « Commencez à courir, et courez le reste de votre vie. » Quoi ? Où ? Il n’y a pas d’arrivée ! » « C’est vrai. Et donnez votre maximum tout le long de la course. » Vous plaisantez ? Pouvez-vous vous imaginer Dieu disant : « C’est tout, alors combattez pour toujours. » Oh, arrêtez ! Même Apocalypse dit que lorsqu’on meurt on se repose de ses travaux, n’est-ce pas ? Je règle mon pas sur ce qui est maintenant. Si je devais le régler pour l’éternité, la plupart du temps je ne ferais rien. Mais il y a un élément futur. Regardez Galates 5, verset 5 : « Nous, c’est de la foi que nous attendons, par l’Esprit  - de nouveau nous devons parler de croyants, parce que c’est l’Esprit de Dieu qui crée la capacité - l’espérance de la justice. » (Colombe)

Or, il ne parle pas d’éléments passés du salut, ni de cas présent, mais il parle de sa plénitude. Nous attendons dans l’espérance, nous nous accrochons à l’espérance qu’un jour la bataille sera terminée, et qu’un jour nous n’aurons plus à lutter contre le péché, ni la chair, ni le diable, ni le monde, ni les démons. Un jour nous connaîtrons l’espérance d’une pleine justice. Regardez à 1 Pierre, chapitre 1, verset 3, et il y a une grande bénédiction. Pierre dit : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ ! Conformément à sa grande bonté, il nous a fait naître de nouveau à travers la résurrection de Jésus Christ pour une espérance vivante. » Autrement dit : « Nous avons été sauvés pour une espérance. » - sauvés pour une espérance, pour espérer en quelque chose. Qui est « pour un héritage qui ne peut ni se détruire, ni se souiller ni perdre son éclat. Il vous est réservé dans le ciel. » Notre espérance est au ciel. « A vous qui êtes gardés par la puissance de Dieu, au moyen de la foi pour le salut » - Quel salut ? - Un salut « prêt à être révélé dans les derniers temps. »

Il y a un autre élément du salut, un dernier élément qui est la consommation de l’espérance vivante, lorsque nous allons au ciel recevoir la récompense et l’héritage qu’Il a planifié pour nous. Et à cause de cela, peu importe pour nous, verset 6, « d’être pour un peu de temps attristés par diverses épreuves. » Vous voyez ? Cela nous est égal d’avoir quelques douleurs – il y a une ligne d’arrivée. Nous ne craignons pas un peu d’effort – il y a un but à atteindre. J’ai couru assez de courses dans ma vie, lors de rencontres d’athlétisme au lycée et à l’université pour savoir comment c’est lorsque tu atteins la ligne droite et que tout va au mieux, tu fais ce dernier tour et arrives au but, et tout à coup il t’arrive ce qu’on appelle cogner le mur, et quelque chose ne va plus. Ton cerveau dit « vas-y ! », et tes jambes disent « non ! » et il se passe ce terrible retournement.

Tu combats encore ce dernier instant, et ce qui te pousse c’est la sensation de la victoire et de l’honneur, du respect de soi et ce que tu sais t’attendre à l’arrivée. Ainsi Dieu ne nous a pas seulement donné un salut passé, même pas seulement un maintien du salut présent, mais Il nous a donné une espérance formidable et c’est pour cela que les disciples, lorsque Jésus est parti, dans Actes 1, assez confus jusque là, ont maintenant qu’Il est absent, besoin d’un peu d’élan. Donc c’est pour cela qu’Il leur dit, en envoyant deux anges : « Ce Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous reviendra de la même manière que vous l’avez vu aller au ciel. »

Autrement dit, au cas où vous seriez découragé, vous penseriez que peut-être il n'y aura pas de fin, Il reviendra, il reviendra ! Il y aura une fin, il y aura un but, il y a une ligne d’arrivée. Et c’est exactement ce qu’est le casque du salut ; c’est l’espérance du salut final. Laissez-moi vous montrer 1 Thessaloniciens chapitre 5, verset 8 : « Mais nous qui sommes du jour » - c’est-à-dire nous ne sommes pas de la nuit ; c’est le royaume de Satan. Nous sommes du jour ; ceux qui sont les fils de la lumière dans le Royaume de Dieu – « nous qui sommes du jour, soyons sobres, enfilons la cuirasse de la foi et de l’amour » - attention ! - « et ayons pour casque l’espérance du salut. En effet Dieu ne nous a pas destinés à la colère » - nous ne serons pas continuellement dans ce combat, nous ne passerons pas par le jugement – « mais nous posséderons le salut. » Il y a encore un élément du salut à obtenir ; Dieu nous a destinés à l’obtenir à la fin et c’est le casque du salut. L’auteur des Hébreux dit que cette espérance est l’ancre de l’âme. Alors qu’est-ce que le casque?

Ecoutez, pour résumer, le casque du salut est la confiance en un salut final, total, à venir ; c’est la confiance qu’un jour la bataille sera finie. Je ne pourrais pas combattre si je ne pensais pas qu’il y ait une arrivée quelque part, le pourriez-vous ? Il doit y avoir une fin. Vous direz : « Bon, comment ceci fait-il partie de notre armure ? » Ecoutez : Vous connaissez ce gros glaive que le soldat romain devait contrer ? Savez-vous ce qu’est le glaive de Satan ? Il a deux côtés. Un côté est le découragement, et l’autre est le doute. Nous parlerons du doute la prochaine fois, mais cette fois-ci du découragement. Savez-vous ce que Satan veut faire ? Il veut vous bourrer le crâne avec le découragement et le doute, il veut que vous vous découragiez : « Holà, mon gars, tu donnes tant et ne reçois rien en retour. Tu vis cette vie chrétienne, te séparant du monde – oui, tu la vis, et qu’arrive-t-il ? Tu viens de perdre ton travail ; tu parles d’une bénédiction, hein ? Tu lis ta Bible chaque jour, et ta femme est aussi revêche qu’avant que tu aies même acheté une Bible ; cela n’a pas eu le moindre effet sur elle. »

Qu’est-ce que Dieu fait dans ta vie ? Tu vas à l’église depuis tant d’années, regarde tes enfants, ils ne te respectent pas plus maintenant qu’avant. Et tu te mets à te décourager. « J’ai enseigné une classe si longtemps et je me demande si quelqu’un y reçoit quelque chose. » dites-vous. Et vous êtes vraiment découragé, c’est une chose. L’autre chose que Satan veut mettre dans ta tête est le doute. Comment sais-tu que tu es vraiment chrétien ? Es-tu sûr d’être réellement sauvé ? Tu ne le mérites pas – regarde ce que tu viens de faire. Penses-tu que c’est une démonstration de ton appartenance chrétienne ? Et des gens souffrent de doute et de découragement, c’est ce qu’il utilise. Et le casque du salut est une protection

Parlons du domaine du découragement. Laissez-moi l’illustrer en regardant à 1 Rois 19, 1 Rois 19, la fameuse histoire d’Elie. Elie est un peu le Pierre de l’Ancien Testament ; il a bien des hauts et des bas. Mais Elie, venait de remporter une grande victoire – je veux dire une victoire comme aucun autre prophète de Dieu n’en avait jamais remportée. Il venait justement de prendre une épée et de massacrer quatre cent cinquante prêtres de Baal. Là, je dirais qu’il fut vraiment un gagnant ce jour-là. Et vous vous souvenez que Dieu envoya un feu du ciel, qui brûla le sacrifice, consuma l’autel, et absorba même l’eau qu’on avait versée tout autour ? Et Elie dominait, oh oui ; il était vraiment au sommet. « L’Eternel est Dieu, l’Eternel est Dieu. » Baal ne l’est pas. Baal a perdu. Et, mon vieux, Il [Elie] a eu la victoire.

Et puis, chapitre 19 – il ne laisse pas beaucoup de temps passer, « Achab rapporta à Jézabel tout ce qu’avait fait Elie, et la manière dont il avait tué par l’épée tous les prophètes. Jézabel envoya alors un messager à Elie pour lui dire : ’Que les dieux me traitent avec la plus grande sévérité, si demain, à la même heure, je ne te fais pas ce que tu leur as fait.’ » Elle dit: “Elie, pour avoir fait cela” – et, en passant, elle était une adoratrice de Baal – “pour avoir fait cela, je te tuerai d’ici demain, quitte à y laisser ma vie. » Mais vous savez, si c’était moi, je dirais : « Seigneur, regarde, je viens de te rendre un grand service, quatre cent cinquante prêtres de Baal éliminés, donne moi un jour de congé, veux-Tu ? Tu as envoyé Jézabel à mes trousses le lendemain, que penses-Tu d’un petit repos ? » Pas le temps de s’asseoir pour être honoré par la Société Juive des Honneurs, pas le temps d’être assis pour recevoir des lauriers ou des médailles ! Il est de nouveau en route.

S’il peut faire face à quatre cent cinquante prêtres de Baal, on ne devrait pas être trop secoué par une seule femme, mais l’histoire ne retient pas cet argument, parce qu’il y en a eu beaucoup qui ont été secoués par une seule femme, et qui pouvaient faire face à de nombreux hommes. Mais quoi qu’il en soit, Elie a décidé qu’il n’y avait qu’une chose à faire, c’était de fuir. Et Elie ne devait pas avoir loin de 80 ans, et Dieu n’avait jamais voulu qu’un vieux prophète de 80 ans courre jusqu’à Beer-Shéba. Mais il détala, je veux dire qu’il est parti à fond de train sur la route, soulevant un nuage de poussière, courant pour sauver sa vie, dit le verset 3 – arriva à Beer-Shéba, y laissa son serviteur. De là, il continua une journée de marche dans le désert. En fait il courut – Beer-Shéba est une ville, et de là il poursuivit sa route un jour de plus dans le désert. A une distance d’un jour de Beer-Shéba dans le désert, il s’assied sous un genêt, et demande à mourir. Il dit : « C’est assez ! Maintenant, Eternel, prends-moi la vie, je n’en peux plus ! »

Voilà ce que j’appelle du découragement. Il veut mourir. « Seigneur, sors-moi de là, veux-tu ? Prends-moi. Ça suffit. » « Il se coucha et il s’endormit sous un genêt. Et voici qu’un ange le toucha et lui dit : ‘Lève-toi et mange.’ » L’ange n’a même pas voulu le laisser dormir. Il l’a réveillé et l’a nourri. « Elie regarda, et il vit à son chevet un gâteau cuit sur des pierres chauffées ainsi qu’une cruche d’eau.’ Il mangea et il but, puis se recoucha. L’ange de l’Eternel vint une deuxième fois, le toucha » – il l’a à nouveau réveillé – « et dit :’ Lève-toi et mange, car le chemin est trop long pour toi.’ » Tu dois manger.

Or, je ne sais pas ce qu’est la nourriture d’un ange, mais quoi qu’il en soit, ça marche. Au verset 8 : « Il se leva, mangea et but. Puis, avec la force que lui donna cette nourriture, il marcha 40 jours et 40 nuits » - donc comme je dis, ça marche – « jusqu’à la montagne de Dieu, jusqu’à Horeb. » Savez-vous pourquoi ? Dieu dit : « Elie, tu n’as pas à être découragé. Maintenant, tu te lèves et pars vers le Mont Horeb !  Je dois avoir une petite conversation avec toi.» Donc il y est monté, et le Seigneur lui a parlé dans une douce, petite voix, et Elie Lui a sorti un chant et une danse du genre : « Je suis le seul qui reste, Seigneur. Oh ! C’est si misérable et si décourageant. Je reste tout seul ; je suis le seul fidèle qui Te reste. » Et l’Eternel dit au chapitre 19, verset 18 : « Oui, j’en ai 7000 autres à part toi. Ce n’est pas qu’un seul, c’est 7001, Elie. Maintenant retourne là-bas et mets-toi au travail. » C’est si facile de se décourager, et vous savez que je peux vous le garantir. Même au moment de quelques uns de vos plus grands triomphes, vous revenez à la réalité, et c’est frappant, comme – choquant, vous savez ? Je peux comprendre cela. C’est facile d’être découragé.

Passant à Ephésiens chapitre 3, verset 3, ou plutôt au verset 13, Paul dit : « Aussi, je vous demande de ne pas perdre courage à cause de mes souffrances. » Vous savez, certaines de ces personnes pouvaient même être découragées à propos des difficultés d’autres, pas nécessairement les leurs. Galates 6 :9 dit : « Ne nous lassons pas de faire le bien ; car nous moissonnerons au temps convenable si nous ne nous relâchons pas. » (Colombe) Vous savez qu’il est si facile de se fatiguer et de se lasser, et “oh Seigneur, je dois prêcher encore un dimanche, je dois donner un autre message, étudier encore un jour. Oh, Seigneur, je dois rendre encore visite à une personne, je dois de nouveau rencontrer cette même personne pour le discipulat. Seigneur, ne puis-je pas avoir quelques jours de congé dans mes lectures bibliques ? Seigneur, je ne peux pas supporter cette classe d’école du dimanche un dimanche de plus ! Seigneur, penses-Tu réellement que je dois revenir parler avec ce voisin encore une fois ? Seigneur, Tu sais que je combats cette même vieille tentation depuis si longtemps, j’en ai assez. » Vous savez bien que se décourager est si facile.

Arthur Cluff l’a exprimé en ces mots : « Ne dites pas que la lutte ne sert à rien, que le travail et les paroles sont vaines, que l’ennemi ne se relâche pas ni n’échoue, et que les choses restent comme elles ont toujours été. » Autrement dit : “Je ne fais que combattre et rien ne se passe. Je me fatigue, mais pas l’ennemi, » avez-vous remarqué ? Vous vous lassez réellement, et Satan ne s’arrête jamais. Matthew Arnold a écrit : « Car ma jeunesse s’est passée dans le sang et la bataille, et mon âge mûr est plein de sang et de batailles, et je finirai cette vie dans la bataille. » Cela ne s’arrêtera-t-il jamais ? Eh bien, nous combattons l’ennemi toute notre vie. L’apôtre Paul, arrivant à la fin de sa vie, écrivait, 2 Timothée 4:7 : « J’ai combattu le bon combat, j’ai terminé la course, j’ai gardé la foi. » Dans Actes chapitre 20, on lui a dit: “Paul, si tu vas à Jérusalem, tu seras emprisonné et enchaîné ; » Il a dit : « C’est très bien. Je n’accorde pas d’importance à ces choses, et je ne considère pas ma vie comme précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course et le ministère que Christ m’a confié. » Il ne voulait jamais fléchir, il n’abandonnait jamais.

Dans Apocalypse chapitre 2, le Seigneur louait l’Eglise d’Ephèse en disant : « Tu as supporté, tu as eu de la persévérance, tu as souffert et tu ne t’es pas lassée. » C’est une recommandation. En Lévitique chapitre 26, Dieu, - et Il l’a fait aussi dans Deutéronome 11, - Dieu a établi Israël, et Il dit : « Très bien, Israël, si vous tenez bon en gardant Mes statuts, et obéissez à mes commandements, et que vous faites ce que je dis, je bénirai votre vie, je bénirai votre pays, je ferai prospérer votre descendance, et vous donnerai toutes sortes de bénédictions, » et Il continue tout au long du chapitre 26 du Lévitique, les listant l’une après l’autre. Finalement, au verset 14, Il dit : « Mais si vous ne mettez pas tous ces commandements en pratique, si vous méprisez mes prescriptions…. Alors j’enverrai la terreur contre vous, et j’amènerai la douleur et j’amènerai la peine sur vous. » Vous voyez ?

Donc le but ultime de tout cela c’est : tenez bon, soyez obéissants, soyez attentifs. Peut-être que vous vous découragez parce que vous avez un époux non croyant, et rien ne semble changer ; rien ne se passe, et vous vous découragez terriblement ; ou peut-être que vous avez un ami à qui vous avez essayé de témoigner, ou peut-être que vous avez un ministère pour lequel vous ne recevez pas la gratitude que vous devriez recevoir. Ou peut-être que vous avez une infirmité physique, une maladie physique, un handicap physique quelconque, et vous vous fatiguez tant dans cette situation, il semble que cela vous limite, et vous perdez de vue le fait que le salut a une troisième dimension à venir. Et j’aime ce qui est dit dans Romains 13 :11 : Souvenez-vous que «maintenant  le salut est plus près de nous qu’au moment où nous avons cru. » Nous sommes sur la dernière ligne droite ; ne lâchez pas maintenant.

Vous savez qu’il y avait, dans le livre des Hébreux, ceux à qui l’auteur s’adresse, qui avaient fait tout le chemin jusqu’à croire en Christ, ils étaient arrivés jusqu’à reconnaître que c’était la vérité, et maintenant, ils allaient revenir en arrière. Et l’auteur dit : « Non, ne faites pas cela ! Ne soyez pas de ceux qui font demi tour et retombent dans la perdition. » Il dit : « Avançons vers la perfection. » N’abandonnez pas.

Je pense à Jérémie, l’Eternel dit à Jérémie : « Tu es mon prophète, Jérémie. Je veux que tu passes ta vie à prêcher pour Moi, et voici Mon message, Jérémie. Prêche-le avec toute ta force, et prêche–le jusqu’à en perdre le souffle, et : personne n’écoutera. Personne n’écoutera un mot de ce que tu dis. » Et ce bon vieux Jérémie l’a prêché tout seul, l’a écouté tout seul, tout seul il a dit : «Tes paroles se sont présentées à moi, et je les ai dévorées. Ta Parole a provoqué mon allégresse, et elle a fait la joie de mon cœur. Et puis il y avait Job, et le Seigneur avait dépouillé Job comme personne n’avait jamais été dépouillé ; Il a pris tout ce qu’il possédait, tout ce qui était sien, tout ce qu’il aimait, et pourtant il a dit : « Même s’Il me tuait, je continuerais à espérer en Lui. » Et il a tenu bon là-dedans, et en fin de compte il a dit : « Oh Dieu, Mon oreille avait entendu parler de toi, mais maintenant mon œil t’a vu. C’est pourquoi je me condamne et je reconnais mes torts sur la poussière et sur la cendre. » Autrement dit : « J’avais entendu comment Tu étais, mais dans l’adversité, en étant fidèle, je T’ai vu. » Tenez bon ; ne laissez pas Satan vous frapper de découragement. Jésus notre Seigneur a dit dans Luc 18 :1 : « …ils devaient toujours prier, sans » - quoi ? – « sans se décourager. » Quand vous voyez que vous vous découragez, mettez-vous à prier.

Oh là là ! Satan veut me décourager tout le temps! Il y travaille comme un fou. Cette semaine j’ai lu quelque chose sur un petit homme d’Angleterre ; il s’appelait Docteur Révérend William Davie. Au cours de sa vie, vers la fin, bien qu’il ne l’ait pas su à l’époque, il a décidé d’écrire une théologie systématique sur la Bible tout entière. Il a passé 12 bonnes années à le faire. Quand il a fini, elle faisait 26 volumes. C’était un petit homme inconnu. Il n’existe aucune copie de sa théologie, pour autant que je sache. Lorsqu’il a terminée, il n’a trouvé personne pour la préparer à l’impression, alors il l’a fait lui-même – c’était il y a deux cents ans ! – Puis il a imprimé 40 exemplaires des 300 premières pages, et 14 exemplaires du reste des 26 volumes ; 14 exemplaires de ses 12 ans de travail. Il est mort pauvre et inconnu. Mais vous savez quoi – je parie qu’il est mort dans la connaissance de Dieu. Un petit homme a écrit 26 volumes de théologie, dont probablement personne n’a jamais entendu un mot, ni même lu, mais il a recherché la connaissance de Dieu et la connaissance de la Parole de Dieu. Il y est resté encré.

Il y avait à Londres une petite fille. Elle se tenait sur un trottoir lorsque le camion de charbon est passé, et il déversa une tonne de charbon devant la maison de la petite fille. Elle a pris une petite pelle à la cave, ouvrit la porte de la cave – elle n’avait que 5 ans. Elle sortit et enfonça sa petite pelle dans le charbon, passa sur le trottoir, descendit les escaliers de la cave, retourna sa pelle au sous-sol, et un voisin se tenait là à l’observer. Après la troisième pelletée, il lui dit : « Ma chérie, tu ne rentreras jamais le tout ! » à quoi elle rétorqua joyeusement : « Oh, mais si, Monsieur, si je travaille assez longtemps. » Si je travaille assez longtemps – je suppose que le test du caractère des gens tient dans ce qui les fait s’arrêter, n’est-ce pas ? Bien des gens rencontrent la première ligne de défense et s’en vont. Bien des gens sont absents à l’appel dès qu’ils entendent un coup de feu. Mais il y a ceux qui font une différence dans le monde, parce qu’ils foncent une ligne après l’autre dans le camp adverse. Hé, vous pouvez y arriver si vous travaillez assez longtemps. Ne vous découragez pas.

Ecoutez, vous souvenez-vous du Seigneur Jésus ? « Vous n’avez pas encore souffert jusqu’au sang. » Personne ne vous a encore crucifié. Tenez-bon, tenez bon. Le problème est de ne pas fléchir, mais de s’accrocher ; Satan vous découragera de toutes les manières qu’il pourra. Il vous dira que vous n’avez aucun résultat pour tous vos efforts, ‘Ouah, personne ne t’écoute : Regarde, tu as travaillé fidèlement, personne ne te donne de lauriers, personne ne te dit un mot. C’est tellement caché, qui saura si tu tombes dans le péché ? Non, ne te soucie pas de la bataille, cède un peu, relax ! » Le casque du salut me protège du relâchement, du renoncement, de la lassitude – pourquoi ? Parce que j’ai une espérance, et mon espérance est qu’il y a une lumière à la fin de ce tunnel, et un jour je vais surgir dans cette lumière glorieuse dans la présence de Jésus Christ. Et comme ce type qui m’a écrit une lettre, disant ‘je ne veux pas me tenir devant mon Commandant avec la honte au visage parce que j’aurai abandonné en pleine bataille, n’est-ce pas ? Je veux être là à dire : « Hé, Seigneur, je peux être meurtri et sanglant, mais je suis là, et j’ai combattu tout au long, jusqu’au bout. »

Mon grand-père, le cher homme, est mort d’un cancer, dans son lit. Cela lui avait rongé le corps. Il leva les yeux vers mon père en disant : « Je ne demande qu’une chose, Jack – oh, si je pouvais encore juste prêcher un sermon » - vous voyez ? Scrupuleux jusqu’au bout. Alors mon père a pris le sermon qu’il avait préparé mais jamais prêché, l’imprima, le passa à l’Eglise, ainsi il a encore prêché une fois. Scrupuleux jusqu’au bout. Tenir bon. Apocalypse 2 et 3 disent: « A celui qui vaincra, à celui qui vaincra,   à celui qui vaincra, à celui qui vaincra, je donnerai, je donnerai, je donnerai. » Autrement dit Dieu réserve des choses spéciales au vainqueur, de grandes choses.

Vous vous souvenez de Timothée ? Timothée a dérapé, il s’est découragé. Qu’est-ce qui l’a découragé ? Bien des choses. Un, il était jeune, il était tenté par des convoitises de la jeunesse, et il s’est fatigué. Autre chose encore, il était jeune et les gens disaient : « Oh, tu es trop jeune pour savoir quoi que ce soit, Timothée ! » Ils méprisaient sa jeunesse. De plus, il avait des problèmes d’estomac, et Paul dit : « Il faut que tu prennes un petit peu de vin pour ton estomac. » Il était secoué. Ensuite il était embarrassé par Paul, parce qu’il était pour toujours en prison et il était perturbé de ce que les gens disaient : « Ouais, Ouais, tu es l’un des disciples de ce prisonnier ! » « Il a eu honte de moi, » dit Paul.

Et pas seulement ça, quelques faux enseignants étaient arrivés à Ephèse, enseignant des erreurs très sophistiquées, et Timothée ne savait pas s’il pouvait y faire face. Puis il y avait de la philosophie, des désaccords, et des tromperies vaines, des généalogies, et Timothée se noyait dans une mer de choses qui le décourageaient. Et l’apôtre Paul lui écrit dans 2 Timothée, lui disant : « Timothée, ranime la flamme du don de Dieu qui est en toi. En effet ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse. Sois fort dans la grâce qui est en Christ Jésus. » Allez, Timothée, raccroche-toi, serre les poings ! Timothée était découragé.

Pierre dit la même chose aux saints à qui il écrivait, qui subissaient la persécution. Il dit : « Oh, écoutez, tenez bon en faisant le bien, et si vous souffrez en faisant le bien, vous êtes bénis et heureux. » Vous direz : « Mais parfois on se lasse ! » C’est juste, parfois vos jambes sont en caoutchouc comme au dernier tour de piste. Lorsque cela m’arrive, très souvent je pense à un passage de l’Ecriture auquel vous avez souvent pensé, j’en suis sûr. C’est Esaïe chapitre 40, et je conclurai notre réflexion là-dessus. Ecoutez ceci : Esaïe 40 :29 : « Il donne de la force à celui qui est fatigué et il multiplie les ressources de celui qui est à bout. » Oh, n’est-ce pas magnifique? 

Précisément là où vous êtes près de lâcher, Il vous donne de la puissance ; là où vous dites : « Seigneur, ne n’ai plus de force, » c’est là qu’Il vous infuse Sa force. « Les adolescents se fatiguent et s’épuisent, les jeunes gens se mettent à trébucher, mais ceux qui comptent sur l’Eternel renouvellent leur force. Ils prennent leur envol comme les aigles. Ils courent sans s’épuiser, ils marchent sans se fatiguer. » Quelle splendide déclaration. L’aigle qui s’élève si haut, plus haut que la plupart des autres oiseaux, est un exemple de ce qui arrive à un croyant dans sa faiblesse lorsqu’il est rempli de la force de Dieu ; il s’élève au dessus des autres.

Ecoutez, il n’y a aucune raison d’être découragés, mes amis. Le casque du salut dit que vient un grand jour, un grand jour de victoire. Si vous êtes fidèles tout au long du chemin, il y à là une merveilleuse récompense. Un jour de gloire arrive. Le salut est passé, oui, il est présent, oui, mais, oh ! il est futur. Et ne laissez pas Satan vous décourager, ne le laissez pas vous voler l’anticipation de ce frisson ; ne le laissez pas vous prendre l’espérance qui vous rend consacrés. Ecoutez, Jean dit dans 1 Jean 3 : « Toute personne qui possède cette espérance en lui se purifie. » Lorsque vous savez que Jésus vient, lorsque vous savez que ce grand jour arrive, le salut sera finalement accompli, il a une manière d’épurer et de purifier votre vie, parce que vous savez que vous Le verrez face à face. Alors, prions.

Père, nous sommes très conscients que Satan et ses démons sont sans répit. Ils ne renoncent jamais ; ils nous poussent sans arrêt. Mais nous savons aussi, que notre salut est plus proche que lorsque nous avons cru, et oh, Dieu, nous Te remercions pour l’espérance de victoire que nous avons. Nous entendons l’écho des paroles d’Hébreux 6 :11 et 12, et « nous désirons  que chacun de vous fasse preuve du même zèle pour conserver jusqu’à la fin une pleine espérance. Ainsi, vous ne vous relâcherez pas, mais vous imiterez ceux qui, par la foi et la patience, reçoivent l’héritage promis. » Oh Dieu, aide-nous, comme ceux qui furent fidèles, ceux qui furent patients, ceux qui furent les héritiers de la promesse, à montrer le même zèle jusqu’au bout, de conserver l’espérance jusqu’à la fin, de vivre ainsi à Ta gloire. Père, puissions-nous être dans la liste des fidèles de Hébreux 11, parce que nous persévérons jusqu’à la fin. Aide-nous à ne pas nous décourager. De quoi pourrions-nous nous décourager lorsque nous savons que nous attend un héritage incorruptible et pur, un héritage qui ne peut être décrit en termes humains, un merveilleux Royaume qui dépasse en description même ce qui en est révélé ? Une relation avec Toi pour toute l’éternité qui ne peut être décrite que par : être comme Jésus Christ. Oh Dieu, avec cette vue de l’avenir, nous ne pouvons être découragés par le moment présent, quoi qu’il nous apporte. Aide-nous à être fidèles pour porter le casque, pour Ta gloire au nom de Jésus, Amen.

FIN

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