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10 juin 1979, matin

(Citations Bibliques, version Segond 21, sauf autre mention)

Aujourd’hui de nouveau nous avons le privilège de venir au 6ème chapitre d’Ephésiens, Ephésiens chapitre 6, et nous continuons avec l’armure du chrétien. Je suis bien conscient maintenant que nous n'avons pas progressé très rapidement, ceci parce qu'il est si riche de grandes et merveilleuses vérités pour nous. Nous considérons que c’est un immense privilège que Dieu nous donne d’avoir l’occasion de le partager avec vous, car il se peut qu’il se passe beaucoup de temps jusqu’à ce que vous reveniez à Ephésiens 6, peut-être même jamais avant le retour du Seigneur, donc nous désirons le faire aussi profondément que possible.

Nous étudions dans Ephésiens 6, les versets 13-17. En terminant le livre des Ephésiens, nous examinons la lutte du croyant et les ressources qu’il a pour la victoire. Comme introduction aujourd’hui, je veux répondre à une question qui surgit toujours lorsqu’on a une discussion comme celle que nous avons eue ces dernières semaines. Nous avons discuté en long et en large le sujet de la consécration. Nous avons parlé de dévouement, d’engagement, de se donner entièrement à l’obéissance, pour accomplir la volonté de Dieu dans notre vie. Nous avons parlé de la question de notre propre discipline, de contrôler nos désirs et de nous conformer aux exigences de Christ. Nous avons parlé de devenir réellement un soldat, un guerrier, et de faire tous nos efforts pour Lui.

Or, ceci nous introduit immédiatement dans une autre perspective qui a souvent cours concernant ce domaine de la vie chrétienne. Il y a des gens qui croient que tout cet exercice, toute cette discipline et toute cette lutte, tous ces efforts, ne sont pas réellement ce que Dieu recherche, pas du tout ! Puisque cette question est posée, j’ai senti que pour quelques instants je devais trouver comment y répondre. Il y a une déclaration dans l’Ancien Testament, en rapport avec le roi Josaphat, qui dit que la bataille n’est pas la vôtre, qu’elle appartient au Seigneur. Cette déclaration est devenue la devise d’un groupe de personnes qui ont été appelées ‘quiétistes’. C’est le mouvement qui dit, fondamentalement, que la manière de vivre la vie chrétienne n’est pas par la discipline personnelle, par l’effort, par de l’engagement, mais plutôt par la soumission. Il se peut que vous ayez été exposé à ce concept de « lâchez prise et laissez Dieu faire» dans votre jeunesse, ou à un autre moment, ou par des lectures ou autre. A la télévision chrétienne américaine, un programme est passé qui s’appelle « Lâchez prise et laissez Dieu faire. » Un chant s’appelle « Lâchez prise et laissez Dieu faire à sa merveilleuse manière. » Nous entendons beaucoup parler de céder, de se reposer, de demeurer en Christ, de tout remettre au Seigneur. Je sais qu’il passe en ce moment un chant qui dit : « Remets tout à Jésus. » et vous entendez des gens dire : « Arrête de lutter, et arrête de t’efforcer, cède et rends-toi, rends-toi totalement, rends-toi complètement. Je me souviens, étant jeune, avoir entendu cela très souvent. Je me souviens être allé à des camps et des conférences, et dans cette université où j’étais, il y avait constamment des appels à venir devant, et des étudiants étaient comme des yoyos, en haut et en bas, essayant de se soumettre.

En fait, j’ai découvert que nombre d’entre nous voulaient bien... on voulait bien s’abandonner. Mais nous ne savions pas au juste comment. Et il semblait qu’on arrivait juste au moment où les larmes commençaient à couler, les genoux heurtaient l’autel, et on se rendait. Trois jours après, on péchait, et on disait : « Eh bien, Seigneur, je me suis rendu. De qui est-ce la faute ? Et cela devenait très difficile. Les personnes qui défendent cette position utilisent une illustration. Ils disent qu’il y a une pièce obscure. Il n’y a aucune lumière dans cette pièce. Il fait tout noir, il y a quelqu’un là-dedans, tâtonnant, heurtant du pied les chaises et trébuchant contre les lampes, et tout le reste, essayant de faire ce qu’il peut. Et la raison pour laquelle il fait noir, c’est qu’il y a des rideaux qui assombrissent la chambre et ils sont fermés. Et dehors, tout est clair, le soleil brille, mais le type trébuche partout dans la pièce sombre, alors que tout ce qu’il a à faire c’est d’ouvrir les rideaux, et le soleil automatiquement inondera la chambre, et il pourra voir où il va. Et ils disent qu’il en va de même dans la vie chrétienne. Le Seigneur ne veut pas que tu trébuches, que tu tâtonnes, et que tu te heurtes partout dans le noir. Ouvre seulement les rideaux. Assieds-toi et repose-toi, et tout s’éclairera. Il y a des gens qui prennent Jean 15, le concept de demeurer en Christ, non pour se référer à cet acte d’être sauvé, mais pour l’idée de se rendre, l’idée de céder. Peut-être que vous-mêmes, lorsque vous étiez enfant, êtes allé à un culte lors d’un camp, et vous avez entendu quelqu’un parler, peut-être qu’il exhortait les gens à se soumettre à Jésus et à se donner tout entier au Seigneur, s’abandonner complètement, et vous chantiez sur ce sujet, et ils provoquaient de l’émotion, et ils continuaient une strophe après l’autre. Je me souviens être allé à une convention de 2000 personnes, où on a chanté au moins 25 strophes d’un cantique, parlant de personnes qui s’abandonnaient. Vous avez fait cette expérience. Je l’ai faite. Je suis allé à un camp, j’ai vu un garçon qui était si frustré à la fin de la semaine. Nous avons entendu tant de messages sur la soumission, et ce pauvre gars était complètement frustré car il essayait de trouver le moyen de se soumettre. Il a décidé que la meilleure façon était de soumettre son temps au Seigneur. Comme symbole d’une vie soumise, on jetait un bâton dans le feu. Donc il y est allé, et il a dit : « Je veux donner mon temps au Seigneur. » Et il a pris sa montre et la jeta dans le feu. Et vous pouviez vraiment voir sa frustration. Vous savez, ce n’est pas très futé. C’est une mauvaise idée que de jeter sa montre dans un feu. Ce n’est pas cela qu’il faut faire pour se soumettre. Mais il en était à un tel point de frustration. Il avait entendu parler de consécration, de re-consécration, de consécration, et de re-consécration, et il y travaillait durement pour y arriver.

C’est étonnant de voir combien de malentendus il peut y avoir sur ces termes. Je me souviens de l’époque où nous réunissions dans le Centre Familial, avant d’avoir cette salle. La chorale chantait, et je m’étais glissé à l’arrière parce que quelqu’un voulait que j’écoute ce que donnait un nouveau système de micros, quelque chose comme ça. Et je me tenais près de la porte de derrière, et au moment-même du chant de la chorale, une dame entra avec un chien en laisse, ce qui est plutôt rare. Nous n’avons pas de règle là-dessus, c’est trop inhabituel. Mais la personne de l’accueil se tenait là et il allait se passer quelque chose. Et le chien, je l’admets, était bien vêtu, il portait un pull et un collier de faux diamants, et une petite laisse fantaisie, et il passa la porte. J’ai pensé simplement rester là pour voir comment le placeur allait gérer la situation. Eh bien, dès le début il était évident que la dame n’avait pour ainsi dire pas toute sa raison. Vous savez, il lui manquait quelques petites choses plutôt vitales. Mais quoi qu’il en soit, elle arriva avec le chien en laisse, et le placeur y regarda à deux fois, la fixa, et finalement marcha vers elle en disant : « Vous ne pouvez pas laisser entrer votre chien, Madame. » A quoi la dame répliqua d’un ton pincé : «  C’est très bien, Monsieur. C’est parfait. Nous irons dans la salle de prière, parce qu’il vient de re-consacrer sa vie. » Et bien sûr, mon sourire tourna en effarement. Et bien entendu, en tant qu’ancien Baptiste, vous savez, j’ai été élevé dans une Eglise Baptiste, ma première réaction fut : « Comment savez-vous, d’abord, que le chien a été sauvé ? » Mais quoi qu’il en soit, il était clair, je veux dire, il était évident que la dame était un peu spéciale. Mais le fait est que ce mot, « re-consacrer » n’avait pas plus de sens pour cette femme que quelque chose que vous feriez avec votre chien en l'emmenant dans la salle de prière. Je ne sais pas comment cette idée lui est venue mais c’est une illustration, plutôt bizarre, de la mauvaise compréhension du terme.

Peut-être que vous êtes comme quelques unes des personnes que je connais qui s'avancent à chaque appel, au cours de leur enfance ou de leur jeunesse, essayant de se soumettre. Eh bien, cela n’est pas rare, pas rare du tout ! En fait, il y avait un vieux cantique qui disait ceci : « La sainteté par la foi en Jésus, non par mes propres efforts. » Et bien, « Lâchez prise et laissez Dieu faire » signifie un peu relax quoi que tu fasses, comme t’endormir, ne fais rien. C.H.A. Trumbull, qui défendait ce système, disait que « lorsque vous êtes totalement soumis, » - écoutez ça, – « vous n’aurez même pas l’expérience de la tentation parce qu’elle sera vaincue par Christ avant qu’elle ait le temps de vous attirer dans un combat. » Eh bien, si c’est vrai, pourquoi alors, lorsque vous péchez, demandez-vous à qui est la faute ? Cela doit être la faute de Christ, ce qui est plutôt horrible à penser, parce que ce ne serait pas vrai. » La reddition est peut-être justement illustrée dans un livre appelé « Le secret du chrétien pour une vie heureuse, » écrit par Hannah Smith. Dans ce livre, elle dit ceci. « Que peut-on dire sur la part de l’homme dans cette grande œuvre, sinon qu’il doit continuellement se soumettre, continuellement ? Mais, sur cette question, en se mettant du côté de Dieu, que ne pouvons-nous pas dire concernant les manières variées et merveilleuses par lesquelles Il accomplit l’œuvre qui Lui est confiée. C’est là que la croissance vient. » En d’autres termes, ce qu’elle dit, c’est que si vous voulez grandir spirituellement, il suffit de vous soumettre et Il fera tout. Elle l’illustre ainsi : « Le bloc d’argile ne pourrait jamais devenir un magnifique vase s'il restait dans la fosse d’argile pendant des milliers d’années. Mais placé dans les mains d’un potier habile, il devient rapidement, par son modelage, le vase qu’il veut qu’il devienne. Et de la même manière, l’âme abandonnée à l’œuvre du potier céleste devient un récipient immergé, sanctifié, et propre à l’usage du maître. » Tout cela sonne juste. Mais si vous n’êtes qu’un morceau d’argile dans la main d’un potier, et qu’il fait de vous ce qu’il veut, comment pouvez-vous pécher? L’argile dit-il tout à coup : « Tu sais je quitte cette affaire », et il saute de la main du potier, se forme en ce qu’elle veut et fait ce qu’elle veut ? Cela force un peu l’illustration, franchement. A un moment, Hannah Smith fait du chrétien un morceau d’argile mou, et à un autre l’argile a échappé des mains du potier et fait tout ce qu’elle veut. Quelle argile !

Mais le problème est là. La vie chrétienne doit comporter bien plus qu’une approche de « ne rien faire ». La Bible n’enseigne pas du tout cette approche. La Bible n’enseigne pas que tout ce que l’on doit faire un jour ou l’autre est de se soumettre. La Bible n’enseigne pas du tout cela. Il y a énormément de chrétiens qui ont essayé, essayé et encore essayé. Je n’oublierai jamais l’exemple d’un gars qui m’a dit qu’il était dans une Eglise où on appelait les gens à faire cela à répétition. Et il s’est avancé dans l'allée central, il s’est agenouillé à l’avant est s’est mis à prier, prier pour se soumettre, prié pour se soumettre. Et le pasteur l’observait qui tournait en rond dans sa prière. Finalement il lui a dit : « Va jusqu’au bout mon frère, va jusqu’au bout,  va jusqu’au bout ! » Et à tout l’auditoire il dit : « Mes amis, soutenons-le, pour qu’il puisse prier jusqu’au bout. » Finalement, le type s’est levé, s’est retourné en disant à voix haute : « Que diable, je ne peux pas ! » et il est sorti par la porte de derrière. Eh bien, quelle frustration ! Je ne sais pas ce qu’on voulait qu’il finisse, mais c’est cette sorte de frustration qui arrive lorsque vous essayez de vous soumettre, et que vous ne comprenez pas que cela implique autre chose.

Maintenant, je suis d’accord que nous devons dépendre des ressources de Dieu. Je suis d’accord que nous devons dépendre de l’énergie de Dieu et de la puissance de Dieu et de la force de Dieu, mais ce n’est pas biblique de penser que tout ce que nous devons faire c’est de rester assis là. Donc, il se trouve peut-être que certains d’entre vous ont eu un problème avec l’accent que j’ai mis sur l’engagement, sur la discipline personnelle et la vie chrétienne, sur la soumission de notre chair à la puissance de Dieu mais vous ne devriez pas, parce que c’est ce que la Bible enseigne.

Par exemple verset 10. Revenons à notre texte. Cherchez si vous trouvez le mot « reddition » ici. Vous êtes dans une bataille contre l’ennemi. «Au reste, fortifiez-vous dans le Seigneur et par sa force souveraine. Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu afin de pouvoir tenir ferme contre les manœuvres du diable. Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les principautés, contres les pouvoirs, contre les dominateurs des ténèbres d’ici-bas contre les esprits du mal dans les lieux célestes. C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour et tenir ferme après avoir tout surmonté. Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture ; revêtez la cuirasse de la justice ; mettez pour chaussures à vos pieds les bonnes dispositions que donne l’Evangile de paix ; prenez, en toutes circonstances, le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Malin ; prenez aussi le casque du salut et l’épée de l’Esprit, qui est la Parole de Dieu. » (Colombe)

Donc on ne lit rien là-dedans sur la reddition. Ce qu’on lit ici parle de discipline. Ce qu’on lit parle d’engagement. C’est l’idée. La vie chrétienne est une guerre, et si vous regardiez à Hébreux chapitre 12, vous trouveriez que la vie chrétienne parle de course. Et si vous alliez dans 1 Corinthiens 9, vous trouveriez que la vie chrétienne est un combat. Nous devons, dit Tite 3 :8 : « Nous appliquer à pratiquer de bonnes œuvres. » Jacques 4 et 1 Pierre 5 : « Nous devons résister au diable. » 1 Corinthiens 9 : « Nous devons traiter durement notre corps pour le discipliner. » Ephésiens chapitre 5 : « Nous devons faire bien attention à la manière dont nous nous conduisons. » Philippiens chapitre 3 : « Nous devons courir vers le but pour remporter le prix de l’appel céleste de Dieu en Jésus Christ. » 2 Corinthiens 7 1 : « Nous devons nous purifier de tout ce qui souille notre corps et notre esprit et poursuivre la sainteté dans la crainte de Dieu. »

Ecoutez bien, c’est un peu simpliste de dire que tout ce qu’il faut dans la vie chrétienne c’est de se laisser aller, se laisser tomber évanoui ou mort, et dire : « Voilà, Dieu, Tu fais tout. » C’est beaucoup trop simpliste. D’un côté c’est ce que les quiétistes disaient. Ils étaient contrés par un groupe qu’on appelait les piétistes, qui étaient les légalistes, disant que tu dois tout faire dans la chair, et l’équilibre est au milieu. Oui, nous dépendons de la force de Dieu. Oui nous nous reposons dans Sa puissance. Oui, nous demeurons dans le cep. Oui, nous comptons sur la ressource divine. Oui, ce n’est pas moi mais Christ. Mais, d’un autre côté, il faut tenir compte, dans la vie chrétienne, d’un très haut niveau d’engagement, d’un très haut niveau de maîtrise de soi, de discipline personnelle. Il doit y avoir dans la vie chrétienne une consécration de notre vie à la base de chaque jour pour combattre Satan de toute notre énergie. C’est bien trop simple de ne dire que soumets-toi et ça y est.

Laissez-moi vous montrer l’équilibre, en regardant avec moi 2 Pierre 1. Dans 2 Pierre 1, au verset 3, nous lisons ceci : « Sa divine puissance nous a donné tout ce qui est nécessaire à la vie et à la piété en nous faisant connaître celui qui nous a appelés par sa gloire et par sa force. » Maintenant écoutez : Dieu nous a appelés à la gloire et à la vertu. Et en vue de nous équiper pour cela, Sa divine puissance nous a donné tout ce qui s’attache à la vie et à la piété. Où l’avez-vous eu ? En nous Le faisant connaître. Lorsque vous êtes venus à Lui dans le salut, Dieu vous a donné tout ce dont vous aviez besoin. Donc la ressource divine est là. Il l’appelle divine puissance au verset 3. Nous avons la puissance divine. Elle est disponible. Or, par cette divine puissance, le verset 4 dit : «Celles-ci nous assurent les plus grandes et les plus précieuses promesses », d’immenses promesses, une immense puissance. Ensuite nous devenons participants. Nous avons la puissance, la promesse et une participation à la nature divine elle-même. Voilà donc la part de Dieu. Dieu dit : « Voici ma puissance, voici ma promesse. Prenez part à ma propre nature. » C’est une ressource immense, généreuse, pour vivre la vie chrétienne. Disons-nous seulement : « Amen, et maintenant je ne vais que me soumettre à cela, je vais lâcher prise et laisser Dieu faire, tout remettre à Jésus, et ne rien faire ? » Non ! Parce que vous arrivez immédiatement au verset 5, et le verset 5 dit : « Et pour cette raison même, faites tous vos efforts,» comprenez-ceci les amis. Enregistrez cela : « Faites tous vos efforts, - soyez disciplinés - afin d’ajouter à votre foi donnée par Dieu la qualité morale, à la qualité morale la connaissance, à la connaissance la maîtrise de soi, à la maîtrise de soi la persévérance, à la persévérance la piété, à la piété l’amitié fraternelle, à l’amitié fraternelle l’amour. » En d’autres termes, vous vous mettez au travail. Et mes amis, ce n’est pas aussi simple que de s’avancer et faire un acte de reddition. Cela fait partie de votre vie. Il doit y avoir une consécration à la Seigneurie de Christ. Il doit y avoir une reconnaissance de Sa puissance et de Sa ressource dans votre vie. Mais cela ne s’arrête pas là. C’est là que ça commence.

Dans Romains 6, il y a aussi le renoncement à soi-même, oui. Il y a un renoncement à soi-même dans Romains 6, mais il y a aussi une mortification, ou le fait de faire mourir les actions de la chair. Donc ce n’est pas aussi simple que cela, et c’est pour cela que nous n’hésitons pas à proclamer les vérités d’Ephésiens 6. Voilà l’équilibre. Revenez, si vous le voulez bien, à Philippiens chapitre 2, et vous retrouverez cet équilibre. En Philippiens chapitre 2 verset 12 : « Ainsi, mes bien-aimés, vous qui avez toujours obéi, non seulement quand j’étais présent, mais bien plus encore maintenant que je suis absent, mettez en œuvre votre salut avec crainte et profond respect. » Et le mot « obéi » est le mot clé dans le verset. Vous mettez en œuvre votre salut, c’est une vie d’obéissance. Car le verset 13 dit : « En effet, c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire pour son projet bienveillant. » Vous avez Dieu produisant en vous Sa volonté, et vous le mettez en œuvre dans votre obéissance. C’est là l’idée. Dieu agit en vous avec Sa volonté, vous le mettez en œuvre par l’obéissance. C’est l’équilibre. Dieu agit et vous agissez. Regardez à Colossiens chapitre1, verset 29, peut-être le verset le plus décisif de tous, Colossiens 1 :29, montre magnifiquement l’équilibre parfait. « C’est à cela que je travaille, » - dit Paul, je travaille dur - « en combattant avec sa force qui agit puissamment en moi. » Vous voyez ? Je travaille et Dieu travaille. C’est pour cela que je dis qu’il est beaucoup trop simpliste de battre le tambour du concept de reddition. Il doit y avoir dans ma vie une consécration à la discipline personnelle, à une obéissance assidue. En fait, voyez-vous, si vous adoptez la vue qu’il suffit de « lâcher prise et laisser Dieu faire », qu’allez-vous faire de toutes les exhortations du Nouveau Testament ? Que font-elles là ? Si tout est seulement du Seigneur, alors elles devraient Lui être adressées, pas à moi !

Non, non, il y a un équilibre entre la soumission à la Seigneurie de Christ, et une discipline complète, et un engagement dans ma propre vie à poursuivre dans l’obéissance. Et en 2 Corinthiens, encore un mot pour vous le montrer, chapitre 6 verset 4 : « Nous nous recommandons nous-mêmes à tous points de vue comme serviteurs de Dieu, » tout ce que nous voulons faire c’est nous recommander nous-mêmes, ou manifester que nous sommes serviteurs de Dieu. Nous voulons que le monde le sache, « par une grande persévérance dans les souffrances, les détresses, les angoisses, sous les coups, dans les prisons, les émeutes, les travaux pénibles, les privations de sommeil et de nourriture. Nous nous recommandons aussi par la pureté, la connaissance, la patience, la bonté, par l’Esprit Saint, par un amour sincère, par la parole de vérité, par la puissance de Dieu, par les armes offensives et défensives de la justice. » Et remarquez-vous quelque chose de merveilleux là-dedans ? Il y a un mélange phénoménal. La patience, c’est une attitude personnelle. Les souffrances, les détresses, les angoisses, les coups, les emprisonnements, les émeutes, les travaux pénibles, les veilles, les jeûnes, la pureté, la connaissance, la patience, la bonté, toutes ces choses sont ce que je dois produire dans ma vie, mais je dois les voir. Et où est leur source ? Par le Saint-Esprit, par l’amour divin sincère, par la parole de vérité, qui est la Bible, et par la puissance de Dieu et par l’armure de la justice. Toutes sont des choses que Dieu nous donne. Le mélange parfait des deux. Ainsi nous dépendons de Dieu et nous donnons tout ce que nous avons. Voilà l’idée.

Revenons maintenant à Ephésiens 6, avec cela à l’esprit. Je que j’essaie de dire, mes amis, c’est que Ephésiens 6 ne contredit aucun autre passage de la Bible. Et les personnes qui, dans votre environnement, vous ont peut-être enseigné que tout ce que vous aviez à faire était de vous rendre, on raté la cible. Il y a bien davantage que cela dans cette vie chrétienne. Vous savez, on disait en fait que la seule manière de grandir, au cours de notre vie chrétienne, était par ce renoncement total où on s’affalait sans rien faire, alors que la Bible dit que vous croissez en agissant dans l’obéissance, dans un engagement discipliné à Jésus Christ, qui est un effort de tous les jours. On ne grandit pas sans effort. On grandit dans un effort maximum.

Regardons donc de nouveau à l’armure. Nous n’hésitons donc pas à la revêtir. J’espère que ce sujet est maintenant clair. Nous sommes dans une bataille, et une bataille que l’on veut gagner demande tout notre investissement et notre plus grand effort. Donc nous devons avoir la ceinture de la véracité, puis la cuirasse de la justice, les chaussures de l’Evangile de paix, puis le bouclier de la foi. Ensuite, au verset 17, Nous devons aussi prendre le casque du salut. » (Colombe) Et c’est ici que nous nous sommes arrêtés la dernière fois.

Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’est le casque du salut ? Nous vous avons dit la dernière fois qu’il ne veut pas dire venir au salut. Ecoutez, vous n’auriez pas la ceinture de la vérité, et vous n’auriez pas la cuirasse du salut, et vous n’auriez pas les chaussures de l’Evangile de paix, et vous n’auriez pas le bouclier de la foi, si vous n’étiez pas sauvé. J’ai entendu quelqu’un parler à la télévision à ce sujet, un jour. Et il a dit : « Le casque du salut, c’est être sauvé. » Mais ce n’est pas ce que cela signifie. Ce n’est pas: cinquièmement, soyez sauvé ! Vous êtes sauvé en premier. Et comme je vous l’ai dis la dernière fois, nous avons été sauvés au chapitre 2. Ici c’est le chapitre 6. Il y a quatre chapitres que nous avons été sauvés. Le casque du salut est quelque chose d’autre que le simple acte de grâce qui sauve. Nous sommes déjà dans l’armée. Cela suppose que nous sommes sauvés. Qu’est-ce que c’est alors? Je vous ai dit, que le salut a trois dimensions, le passé, le présent, le futur. Ecoutez moi bien. C’est la seule définition du salut que la Bible comprenne. Il n’y a pas d’autre salut qu’un salut tri dimensionnel, passé, présent futur. La Bible ne sait rien d’un salut valable seulement dans le passé. La Bible ne sait rien d’un salut valable uniquement au présent. La Bible ne sait rien d’un salut que vous devez attendre, pour savoir si vous l’aurez à l’avenir. La Bible ne connaît qu’un salut à trois dimensions, passé, présent, futur. Nous avons été sauvés, nous sommes en train d’être sauvés et nous serons sauvés. Le passé, la justification, qui résulte en sanctification et promet la glorification. Le salut, bibliquement, n’est vu que dans ces trois termes, rassemblés en un. Le passé, nous sommes sauvés de la culpabilité du péché; le présent, nous sommes sauvés du pouvoir du péché; à l’avenir, nous serons sauvés de la présence du péché. Ainsi il vous faut voir le salut dans ces trois dimensions.

Or la dimension à laquelle Paul fait spécifiquement allusion ici est la future. Le casque du salut n’est pas quelque chose qui parle du passé. Ce n’est pas quelque chose même qui parle du présent, dans un sens. C’est quelque chose qui traite du futur, et c’est ce qu’il dit. Vous pouvez être sûr de votre salut dans l’avenir. Cela devient la protection contre le glaive que Satan brandit.

Et je vous ai dit la dernière fois qu’il avait une grosse et large épée, une rhomphaia, le terme grec, et qu’il était à deux tranchants. L’un est le découragement, et l’autre le doute, et Satan veut vous démolir par le découragement et le doute. Et la protection que vous avez est le casque du salut. Lorsque vous êtes découragé, souvenez-vous qu’arrive un jour grand et glorieux. Lorsque vous vous découragez, souvenez-vous qu’une célébration de victoire arrive. Lorsque vous vous découragez et que vous vous fatiguez à bien faire, souvenez-vous que vous allez récolter si vous ne lâchez pas. Souvenez-vous qu’un jour, il y aura une récompense. Un jour il y aura un couronnement. Un jour Jésus sera face à vous et dira : « Très bien, bon et fidèle serviteur. » Et souvenez-vous que ce jour approche. Et lorsque Sant veut vous abattre avec du découragement parce que la bataille devient rude, parce que vous êtes fatigué, parce que la lutte difficile, souvenez-vous que le jour de victoire arrive. Il y a une ligne d’arrivée. Il y a un dernier tour. Un dernier coup va sonner, et nous nous tiendrons face à Jésus Christ dans ce moment glorieux.

C’est ainsi donc que le casque du salut est la confiance en l’avenir. Comme Paul l’appelle dans 1 Thessaloniciens 5, « le casque de l’espérance du salut. » Mais le casque à l’avenir nous donne la force d’avancer dans le présent. Il nous donne la force de continuer dans le présent même lorsque c’est difficile. Il y a une ligne d’arrivée. Il y a une récompense glorieuse. Il y a une fin en vue. Un jour de couronnement arrive. Il y aura ce moment où nous laisserons ce voile de larmes et entrerons dans la présence de Jésus Christ, et notre chair disparaît, plus de péché, plus de lutte et plus de combat et plus de bataille. Nous vivrons dans un nouvel univers glorieux. Il arrive, et on en jouira pleinement selon le plein engagement de maintenant. Alors dites, lorsque Satan veut vous frapper de découragement dans la bataille, « prends conscience qu’il arrive un jour de victoire ! » et ne renoncez pas. Après avoir tout surmonté, tenez ferme.

Et j’ai essayé de vous dire aussi la dernière fois que s’il n’y a pas d’élément futur au salut, les deux autres éléments n’ont pas de sens. Si j’ai été sauvé et que je suis entrain d’être sauvé, mais qu’il n’y a pas d’avenir, pourquoi devrais-je continuer à faire tout cela ? Pourquoi devrais-je combattre si durement s’il n’y a pas d’avenir ? S’il n’y a pas l’espérance d’une plénitude et un élément final au salut, pourquoi tous ces efforts ? Laissez-moi vous donner l’illustration de 1 Corinthiens 15 : 32 : C’est très à propos de l’expérience de Paul. Paul dit dans 1 Corinthiens 15 : 32 : « Si c’est dans une perspective purement humaine que j’ai combattu contre les bêtes à Ephèse, quel avantage m’en revient-il ? Si les morts ne ressuscitent pas, alors mangeons et buvons, puisque demain nous mourrons. » Ecoutez-moi, les amis, s’il n’y a aucun avenir là-dedans, oubliez tout ! Si je dois aller à Ephèse, tout va mal là-bas, et la persécution est si rude que je dois combattre des animaux sauvages, en quoi cela me profite-t-il, s’il n’y a pas de résurrection ? Quelle espèce de salut est-ce s’il ne va nulle part ? Vous pensez que je vais donner ma vie pour un paquet de bêtes sauvages ? Vous pensez que je vais confronter une masse de païens hostiles avec l’Evangile s’il n’y a pas de résurrection, s’il n’y a pas d’élément futur au salut ? Je renoncerais tout de suite, je lâcherais tout, je jetterais le gant, je tournerais les talons en disant c’est fini! C’est l’idée ici. C’est dire : quelle sorte de salut serait-ce, qui n’aurait rien pour l’avenir ? Il n’aurait aucune puissance pour me pousser à combattre dans une bataille aujourd’hui.

Regardez à 2 Corinthiens, chapitre 4 verset 6: « Dieu, qui a ordonné que la lumière brille du sein des ténèbres a aussi fait briller sa lumière dans notre cœur pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu dans la personne de Jésus Christ. » Or, ce que ce verset veut dire, c’est que Dieu a fait de nous les lumières du monde. Dieu a mis Christ dans notre cœur pour Le faire briller dans le monde. C’est pourquoi, le verset 7 dit : « Nous portons ce trésor. » Quel est ce trésor ? C’est la lumière de Dieu, la lumière de Christ dans nos vies. Nous le portons dans ces vases de terre, ces corps. Et cette puissance extraordinaire vient de Dieu, pas de nous. Nous avons la puissance divine par le Christ nous habitant. Et qu’arrive-t-il ? C’est cela, nous amenons Christ au monde. Nous avons la puissance et la lumière est là. Nous sortons, quel est le résultat ? Verset 8 : « Nous sommes pressés de toutes parts, mais non écrasés ; inquiets, mais non désespérés ; persécutés, mais non abandonnés ; abattus mais non anéantis. Nous portons toujours avec nous dans notre cops l’agonie du Seigneur Jésus. »

Regardez au verset 11 : « Nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus. » Considérez cela. Il dit : « Voici en quoi consiste le ministère pour Christ. » Quelle magnifique carrière à embrasser, n’est-ce pas? Partout où nous allons, de la détresse, de la persécution, de l’abattement, nous portons dans notre corps l’agonie du Seigneur, toujours tout près de la mort, toujours quelqu’un qui veut nous prendre la vie. C’est ainsi que nous vivons. Un jour après l’autre, faisant face à un monde hostile impie. Vous pourriez dire : « Eh bien, pourquoi le fais-tu, frère Paul ? Pourquoi y retournes-tu ? Le verset 14 vous dit pourquoi, mes frères : «Nous savons en effet que celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera aussi par Jésus. » Alors écoutez, ce qui soutenait Paul, au niveau d’engagement qu’il avait, c’était qu’un jour il serait ressuscité dans la gloire avec Christ, voyez-vous. Ainsi la dimension future du salut devient une force puissante dans la vie de maintenant. Hé, vous savez, je me tiendrai face à Jésus Christ un jour ! Je me tiendrai face au rapport de ce que j’ai fait pour Le servir. Et je l’aime assez, et j’ai un désir suffisant de connaître la plénitude de la vie éternelle, et de tout ce qu’elle peut donner pour vouloir donner tout ce que je peux tant que Dieu me donne le souffle dans cette petite vie de larmes, cette petite vie qui n’est qu’une vapeur qui paraît temporairement et s’évanouit. J’aimerais tirer le maximum de ces quelques courtes années pour pouvoir vivre la plénitude de la glorification dans l’éternité avec Christ pour toujours. Et la raison pour laquelle je ne veux pas me lasser de faire le bien, c’est parce que je sais que je récolterai une récompense glorieuse si je ne faiblis pas ici-bas. Voilà le casque du salut. Donc lorsque Satan vient contre moi en voulant me décourager en disant : « Pourquoi ne lâches-tu pas la prédication pour un temps pour te reposer ? Prend un peu de congé. Oh, n’y investis pas autant d’étude. Tu sais, penses une ou deux choses, raconte-leur des anecdotes. Ils ne verront pas la différence ! Facilite-toi seulement le travail ! » Parfois je suis angoissé par des choses, même si j’y travaille dur, et Satan, souffle : « Oh, c’est vraiment décourageant, le ministère. Les gens ne t’apprécient pas. Tu sais, l’Eglise ne va pas comme tu le voudrais, ou bien elle ne fait pas ce que tu voudrais qu’elle fasse. Laisse-la tomber, tu sais ! » Et vous vous cramponnez, parce que vous savez que le jour du couronnement arrive. Vous savez que le jour où il faut rendre compte arrive. Vous savez, ce jour où vous serez comme Jésus Christ, et vous voulez faire le maximum pour tout ce qui est certain. C’est ce qui poussait Paul à avancer. C’est ce qui devrait nous pousser. Il dit: « J’ai combattu le bon combat. J’ai terminé la course, j’ai gardé la foi. » Pourquoi Paul? « Désormais la couronne de justice m’est réservée. Le Seigneur, le juste juge, me la remettra ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront attendu avec amour sa venue. » Je le fais parce que je sais ce qui vient. Et lorsque Satan arrive avec son épée de découragement, avec sa lame de découragement contre notre vie, nous tenons ferme, et nous sommes protégés par la confiance que le salut que Dieu a promis va s’accomplir.

Il y a une deuxième chose. C’est que Satan a un second tranchant à son épée. Ce n’est pas le découragement, c’est le doute. Et peut-être que le doute est le découragement ultime. Savez-vous que Satan veut que vous doutiez de votre salut ? Eh bien, il y excelle. La plupart des gens en souffrent à un moment ou l’autre de leur vie chrétienne, au début. Or vous croissez dans le Seigneur et arrivez à un point où peut-être vous ne le faites plus, bien que personne ne soit totalement invulnérable aux tentations sur ce sujet. Mais Satan veut arriver juste après que vous avez fait quelque péché et vous dit : « Tu n’est pas chrétien. Tu ne peux pas être chrétien. Pourquoi le Seigneur voudrait-Il jamais te sauver ? Tu n’es pas assez bon. ? Tu ne mérites pas d’être sauvé. Comment sais-tu que tu étais sincère lorsque tu l’as fait ? Tu ferais bien de réessayer, pour voir si ça marche mieux. » Satan attaque vraiment des gens sur ce plan. Et il y a ceux, vous savez, qui vont dans certaines Eglises qui enseignent que l’on peut perdre son salut. Constamment, des gens disent « Vivez-vous en sécurité éternelle ? » En un sens, c’est ce que la Bible dit ici. De un, je ne crois pas en l’insécurité éternelle. Mais il existe des gens qui vivent là-dedans tout le temps. Ils ne vivent que dans un état permanent d’insécurité. Et on dit à certains : « Vous ne pouvez jamais savoir que vous y êtes jusqu’au moment où vous rencontrerez le Seigneur. » Oh, pouvez-vous vous imaginer vivre ainsi ? Toute votre vie, oh, est-ce que j’y arriverai ? Oh, le moment approche: vais-je y être? Quelle existence horrible ! Ce serait contraire à: « ces choses ont été écrites afin que votre joie soit complète. » Vous seriez obligé de dire que le Nouveau Testament dirait : « Ces choses vous ont été écrites afin que vous soyez misérables. » Vous ne pourriez jamais être heureux sachant que tout cela n’est qu’un jeu de devinettes. Ensuite il y a d’autres gens qui pensent que chaque fois que vous péchez, vous perdez votre salut. Je n’oublierai jamais le type de la télévision, à qui on posait des questions. Quelqu’un a appelé en disant : «  Si vous commettez un péché, que vous êtes chrétien, et que vous oubliez de le confesser avant l’Enlèvement, vous péchez, l’Enlèvement a lieu, vous n’avez pas eu le temps de le confesser, que se passe-t-il ? » Et il a dit : « Vous allez en enfer. » Pouvez-vous vous imaginer vivre dans cette sorte de peur ? Satan veut que nous ayons peur de ne pas avoir le salut. Il veut que nous doutions du salut. Vous savez pourquoi ? Parce qu’il veut que nous doutions de la promesse de Dieu. Il veut que nous croyions que Dieu ne garde pas Sa parole. Il veut que nous croyions que le salut n’est pas pour toujours. Que Dieu ne peut pas nous garder. Il veut que nous niions la puissance de Dieu, que nous niions la ressource de Dieu, que nous niions que Dieu peut nous tenir, que nous niions que Dieu dit la vérité. Et toutes ces choses sont simplement un déni. Ainsi Satan vient à nous et nous fait douter. Comment réagissons-nous ? Le casque du salut est ce que vous avez si vous avez le salut passé, mon frère, ma sœur, si vous avez un salut passé, vous en avez aussi un futur, n’est-ce pas ? Parce qu’il n’y a aucune autre sorte de salut dans la Bible. Aucune autre. Sauf la plénitude de ce qui est impliqué dans la justification, la sanctification, la glorification. Ceux qu’Il a appelés, Il les a justifiés. Ceux qu’Il a justifiés, il les a aussi glorifiés. Personne n’est laissé dans le vide.

Maintenant, laissez-moi vous montrer ceci, en revenant en arrière dans notre Bible à Jean, chapitre 6. Je ne vais que vous montrer ce point-là, puis je vous laisserai partir. Et nous parlerons de l’épée la prochaine fois. Mais en Jean chapitre 6, un passage très important est le verset 37. « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi. » Or ce que le Seigneur dit, c’est que si vous venez à Lui, Il ne vous jettera pas dehors. Il ne le fera d’aucune manière, en aucune circonstance. Il n’y a aucune circonstance dans l’existence, dans l’univers, dans laquelle Christ jetterait dehors quelqu’un qui viendrait à Lui. C’est ce qu’Il dit ici. Vous venez à Lui, dans aucune circonstance, à aucune condition, en aucun cas, ni d’aucune manière il ne vous jetterait dehors. Pourquoi ? Parce que les seuls qui viennent sont ceux que le Père donne, voyez-vous. Et si Dieu vous donne à Christ, alors vous avez le décret de Dieu pour le salut éternel, et vous avez la réponse de Christ pour le salut éternel, aucune perte n’est possible. Le Père, pour vous donner une simple illustration de ce qu’Il dit, « le Père, pour ainsi dire, récompense le Fils. Le Fils a bien agi en allant à la croix et en accomplissant la rédemption. Donc le Père Lui donne des dons, et les dons sont très beaux. Ce sont les âmes des hommes. Vous et moi qui connaissons Christ sommes les dons du Père au Fils, des preuves de l’amour du Père. Et le Père aime tant le Fils qu’Il donne ces sortes de dons-là. Et réciproquement, le Fils aime tant le Père qu’Il considère ces précieux dons comme des titres de gloire. » Tous ceux que le Père donne viendront, et lorsqu’ils viennent, en aucun cas je ne les renverrai. Pourquoi ? Ce n’est pas à cause de vous. Ce n’est pas du tout à cause de vous. Vous n’êtes même pas dans ce tableau. C’est parce que le Fils aime trop le Père, pour perdre ne serait-ce qu’une personne qui était un don d’amour du Père au Fils. Vous voyez ? Tout cela est inclus dans la Trinité, les amis.

Maintenant regardez au verset suivant, le 38 : « En effet, je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais celle de celui qui m’a envoyé. » C’était le plan du Père depuis toujours, disait-Il. Le plan entier du Père était de racheter des gens, de les donner au Fils et que le Fils les garde. C’est le plan complet. Et c’est la volonté du Père qui M’a envoyé. Quelle est Sa volonté ? « C’est que je ne perde aucun de tous ceux qu’il m’a donnés, mais que je le ressuscite au dernier jour. » Combien Jésus en perd-Il ? Aucun. Aucun. Aucun. Il n’y a aucune perte entre le décret du Père, le don au Fils et la résurrection du dernier jour. De sorte que vous avez la justification, la sanctification, la glorification; passé présent futur, sans perte. Ainsi la Bible enseigne que Dieu a un projet qui ne peut changer, un appel qui ne peut être révoqué, un héritage qui ne peut se corrompre, un fondement qui ne peut être brisé, un sceau inébranlable, une vie qui ne peut disparaître.

Allons maintenant à Jean 10 pour un instant, verset 27. Ici, nous avons sept brins de la corde qui nous lie éternellement à Christ. Sept grandes raisons pour lesquelles vous maintenez le salut. Sept immenses vérités. Numéro 1, verset 27 : « Mes brebis. » Mes brebis. Arrêtez-vous là. De qui êtes-vous la brebis? Vous êtes la brebis de Christ. Ecoutez, si vous êtes la brebis de Christ, c’est Son devoir, en tant que berger, de prendre soin de vous et de vous protéger. S’Il vous perd, en fait c’est une tache sur sa compétence de berger. Vous saisissez ? Si vous êtes sa brebis, et que le berger doit veiller sur ses brebis, alors si quelqu’un se perd, cela se reflète sur le caractère et la qualité du Berger. Il y a un second brin qui nous lie à Christ. « Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent. » Ecoutez, elles suivent Christ, Ses brebis le font, sans exception. Elles n’écouteront pas un étranger. Elles n’écoutent que Lui. Les vrais chrétiens sont donc gardés par la puissance du grand Berger, c’est le premier brin. Deuxièmement, elles suivront. C’est ce qu’Il dit : « Elles suivent. » Elles peuvent trébucher dans le péché, mais elles seront là. Troisièmement, verset 38, « Je leur donne la vie éternelle. » Or, la vie éternelle dure combien de temps ? Toujours. C’est une vie éternelle. Parler d’elle comme se terminant est une contradiction dans les termes. La vie éternelle est éternelle. Donc nous sommes liés par le caractère du Berger. Nous sommes liés par le caractère des brebis qui suivent. Nous sommes liés par la définition même du don de la vie éternelle. C’est pour toujours. De plus, c’est un don. « Je leur donne la vie éternelle. » Vous n’avez rien fait pour la gagner. Vous ne pouvez rien faire pour la garder. C’est un don. Cinquièmement, un autre brin qui nous lie à Christ c’est, dit-Il: « Elles ne périront jamais. » Si un chrétien a jamais péri, c’est qu’on n’a pas dit la vérité, ni Christ. Si Christ n’a pas dit la vérité, jetez votre Bible, oubliez le christianisme. Tout est faux. De plus il est dit : « Personne ne peut les arracher de la main de mon Père. » Aucune puissance dans l’univers n’est plus forte que Dieu. Et si Dieu veut tenir, il en sera ainsi. Personne ne peut nous arracher de la main du Père. Et il ajoute, en plus, verset 29 : « Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous, » et personne ne peut les arracher à la main de mon Père. »

Remarquez au verset 28, Il dit : « Mes mains », au verset 29 : « la main de mon Père. » Une double protection. Donc, ce que j’essaie de vous montrer dans ces deux passages de Jean, c’est que Jésus Lui-même, par ses propres paroles, confirme le fait qu’un salut passé en inclut un futur pour moi. Que la vie éternelle n’est que cela. Elles ne périront jamais. Elles ne manqueront jamais, Il n’en perdra aucune. C’est ainsi que Jésus en a parlé. Pas étonnant donc qu’en arrivant à Romains 8, et au verset 38, l’apôtre Paul dise : « J’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni le présent ni l’avenir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, nui aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur. » Paul dit que rien dans l’univers, maintenant ou à l’avenir, ne pourrait jamais séparer un croyant de Christ.

Dans Philippiens, chapitre 1, verset 6, il est dit : « Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous une bonne œuvre » - c’est la partie passée du salut. Il l’a commencée. –«  en poursuivra l’achèvement » -  c’est le présent, - « jusqu’au jour du Christ Jésus. » (Colombe) - C’est le futur. Tous les trois éléments du salut sont liés dans le même verset.

Et je voudrais conclure notre étude d’aujourd’hui en vous faisant regarder au livre de Jude, l’avant-dernier livre du Nouveau Testament. J’aimerais partager avec vous seulement deux versets qui sont immensément puissants. Que je dise simplement ceci comme survol du livre de Jude. Le livre de Jude est écrit pour parler de l’apostasie, ou départ de la foi. Son souci premier est le caractère vil de faux prophètes, et de faux enseignants. Il parle, au verset 4 de « certains hommes qui se sont glissés parmi vous, dont la condamnation est écrite depuis longtemps. Ces impies transforment la grâce de notre Dieu en débauche… » Il parle de rêveurs qui souillent leur corps, au verset 8. Il parle de prophètes qui prophétisent pour un salaire. « Les souillures » (Colombe, note bas de page) – ils sont appelés souillures au verset 12 – sont des « sources sans eau, des nuées sans eau – plutôt -, des arbres d’automne sans fruits, deux fois morts, déracinés, vagues sauvages de la mer, astres errants, auxquels l’obscurité des ténèbres est réservée pour l’éternité, … ce sont des gens qui murmurent, des mécontents. » Ce ne sont que des êtres horribles, sensuels, impies, et débauchés. Ce sont là les apostats, et il y a comme qui dirait un petit groupe de chrétiens, comme au milieu d’un temps apostat, pas très différent du nôtre aujourd’hui. En fait, précisément ces temps-ci je travaille à un livre sur « Comment survivre dans les jours d’apostasie. » Et il est basé sur Jude. Mais le concept ici est que au beau milieu d’enseignement vil, mauvais, faux, de la corruption de l’Eglise, la pourriture des fondations, comme qui dirait, il y a un petit groupe de croyants qui pourraient se dire : « Mon vieux, vous savez, on va probablement se faire emporter dans tout ça. Que va-t-il nous arriver ? On voit tout s’en aller à vau-l’eau comme dans notre société, le libéralisme, la néo-orthodoxie, et toutes les bêtises qui arrivent au nom du christianisme, tout cela semble se vendre en aval. Et nous disons : « Eh bien, qu’en est-il de nous ? Serons-nous mis de côté avec les autres ? » Donc au début de Jude, au verset 1, à la fin de Jude, verset 24 et 25, Jude répète le fait que nous n’avons rien à craindre. Peu importe à quel point les choses s’aggravent, peu importe que le monde soir vil autour de nous, nous sommes en sécurité. « Jude, le serviteur de Jésus Christ, et frère de Jacques, à ceux qui ont été appelés, qui sont saints en Dieu le Père et gardés pour Jésus Christ. » Il vaut mieux traduire « gardés par Jésus Christ » au datif. Il dit « Au milieu de toute la pourriture autour de vous, vous serez mis à part par Dieu et gardés par Jésus Christ. Tereo est le verbe grec. Il signifie veiller, garder, conserver et préserver. C’est même utilisé, en dehors de la Bible, pour parler de quelque chose de garanti. Lorsque vous avez été sauvés, vous avez reçu une garantie en or. La Bible parle du fait que les arrhes de l’Esprit nous ont été données, Dieu vous a donné le Saint-Esprit comme garantie qu’un jour vous seriez glorifié dans la présence de Dieu, même dans les temps les plus durs. Vous savez, Jésus a prié : « Père, je prie que tu gardes ceux que je t’ai donnés, que tu les préserves du mal. » Jean 17 :11 et 15, et la prière de Jésus sera exaucée. Le Père gardera le croyant. Et c’est ce qu’il dit ici. Vous n’êtes pas seulement sanctifié. Vous êtes gardé par Jésus Christ. C’est le casque du salut. Vous n’avez pas besoin d’écouter les doutes de Satan. « Oh, tu ferais bien de t’assurer que tu es bien chrétien, pour commencer. » Si vous êtes branlant à ce sujet, vous ne pouvez pas avoir confiance. Si vous n’avez pas confiance, numéro 1, il se peut que vous ne soyez pas du tout chrétien. Mais, numéro 2, vous pouvez être un chrétien qui est très fortement tabassé par Satan, et vous feriez bien de mettre votre casque du salut.

Allez au verset 24 de Jude. Ici, il y a de nouveau la même chose, mais en plus long : « A celui qui peut vous garder de toute chute. » N’est-ce pas magnifique ? Le mot « peut » est dynamite, puissance. Il est assez puissant pour vous garder de tomber. Ce n’est pas seulement que Christ ne veut pas que tu tombes, mais c’est qu’Il peut l’éviter, vous voyez. Il peut l’éviter. Et Il peut « vous faire paraître devant sa gloire amomos irréprochables » sans tache, ni imperfection ni défaut. Et, à propos, amomos est utilisé dans 1 Pierre 1 :18 et 19, pour se référer à Christ. Il peut te garder de trébucher, te garder de tomber, et te présenter aussi pur que Christ est pur, un jour dans la présence de Dieu le Père. C’est la puissance de garde de Christ. Une immense sécurité. Et le mot ici, parlant de te garder, n’est pas tereo, le même mot que nous avions plus tôt pour veiller, garder, conserver. Mais c’est phulasso, qui veut dire protéger au sein d’une attaque. Donc peu importe tout ce que les armées de l’enfer peuvent jeter contre toi, Christ est assez puissant pour te garder de tomber et pour te présenter amomos, aussi irréprochable que Jésus Christ dans la présence de Dieu. Pas étonnant que le Psalmiste dise, assuré et confiant : « Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie. » Il le savait. Et à la fin, « j’habiterai » – où ? – « dans la maison de l’Eternel jusqu’à la fin de mes jours. » Segond 1910).)

Vous voyez, il savait que le salut que Dieu vous donne est un salut passé, présent et futur. « Oui, » disait-il, « le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie, et finalement, je demeurerai dans la maison de l’Eternel pour toujours. » Dans 1 Thessaloniciens, chapitre 5, verset 23, Paul dit, dans une glorieuse bénédiction : « Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers ; que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé sans reproche à l’avènement de notre Seigneur Jésus Christ. » Et j’aime ceci : « Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est lui qui le fera. » (Colombe) Que c’est magnifique. Paul dit cette grande bénédiction: « conservé sans reproche, » et « celui qui vous a appelé le fera. » Non: Nous n’acceptons pas les coups de doutes que Satan jette contre nous. Notre armure est la confiance que le salut est futur, comme il est présent et passé. Et Christ nous tient dans la puissance de Sa propre main.

Dans Hébreux 6:16-19, la Bible dit qu’il y a deux choses immuables, deux choses qui ne changent pas. La promesse de Christ et le serment de Christ, cette ancre de l’âme du croyant pour toujours, Hébreux 6:16-19, donc c’est cette confiance qui nous permet de nous défendre contre les coups de Satan. Mes amis, lorsqu’il arrive avec le découragement, lorsqu’il vient avec le doute, soyez assurés qu’un jour glorieux arrive. Un jour de victoire arrive. Combattez le bon combat, ayez confiance dans le salut que Dieu vous a donné, et sachez que vous serez là pour ce jour de couronnement. Un cantique merveilleux [en anglais : The Church is One Foundation] « Le fondement unique de l’Eglise » dit : « au milieu du travail, de la tribulation et du tumulte de ses guerres, elle attend l’accomplissement de la paix pour toujours, jusqu’à ce que ses yeux languissants soient bénis par la glorieuse vision, et que la grande Eglise victorieuse devienne l’Eglise au repos. » Un jour viendra un repos. Pas maintenant. Nous sommes dans la bataille. Nous devons combattre dans la bataille. Le repos viendra plus tard, lorsque nous aurons eu la victoire. Un autre cantique dit, vous le connaissez bien: « Debout, debout encore ! Luttez jusqu’au matin. Déjà brille l’aurore à l’horizon lointain. Bientôt jetant nos armes aux pieds du Roi des rois, les chants après les larmes, le trône après la croix. » Et je terminerai avec les paroles de John Bunyan, « Ni Hobgoblin, ni autre ennemi ne peut abattre son esprit. Il sait qu’à la fin il héritera la vie. Alors, vanités fuyez ! Il ne craint pas ce que disent les hommes. Il travaillera jour et nuit pour être un soldat. » Ce cher John Bunyan a été jeté dans la prison de Bedford, et c’est là qu’il a décidé de combattre sans jamais se lasser. Il ne voulait pas sentir les coups du découragement ni du doute. Et pendant ce temps en prison, il regardait au jour où il serait avec Jésus Christ. Dans les pires circonstances, il a produit la plus grande œuvre de toute sa vie, Le Voyage du Pèlerin. Ne renoncez pas. Ne laissez pas Satan vous rendre victimes de découragement et de doute, parce qu’à la fin vous gagnerez. Gardez maintenant le casque sur vous.

Prions : Père, nous Te remercions pour ces instants aujourd’hui. Parle au cœur de nous tous.

Tandis que vos têtes sont inclinées pour un moment, nous avons notre salle de prière. Et alors que vous méditez, peut-être que Dieu vous appelle à un engagement particulier. Peut-être que vous ne connaissez pas Christ, peut-être que oui, mais vous ne vivez pas pour Lui. Peut-être que vous cherchez une Eglise. Peut-être que cous avez des questions qui ont besoin de réponses. Au lieu de partir après que nous aurons prié dans quelques secondes, venez et un conseiller pourra prier avec vous. Il y a de la littérature gratuite aussi, quelqu’un à qui parler, ou avec qui prier. Votre vie peut être transformée aujourd’hui. Nous vous attendons et vous encourageons à venir.

Père, nous prions que Tu attires ceux que Tu veux voir venir à Toi aujourd’hui, et Seigneur, ramène une prochaine fois ceux qui ont besoin d’entendre Ta parole sur le sujet du divorce également. Merci pour cette journée merveilleuse. Oh, Seigneur, aide-nous à combattre dans la bataille fidèlement, pour que la victoire soit la Tienne, comme la gloire et l’honneur, au nom de Jésus, Amen.

Que Dieu vous bénisse.

FIN

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