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Prenez votre Bible et regardons à Matthieu chapitre 2. Matthieu chapitre 2. Et nous examinons les versets 13 à 23 dans la suite de notre étude du livre de Matthieu. Et je sais que plusieurs d'entre vous ont déjà été véritablement bénis par tout ce que nous avons partagé jusqu'ici. Permettez-moi de revenir en arrière et de démarrer rapidement sur ce passage. Le thème central de toute la prophétie de l'Ancien Testament est le Roi qui doit venir. Le roi à venir qui règnera dans le Royaume que Dieu a promis.

S'il y a bien quelque chose sur lequel toute la prophétie de l'Ancien Testament met une emphase majeure c'est le fait que Dieu établira Son règne, Dieu aura un royaume semblable à aucun autre avant lui et un personnage très spécial régnera sur ce royaume. Et cet individu n'est bien sûr autre que le Seigneur Jésus-Christ.

C'est le thème de la prophétie de l'Ancien Testament. A maintes reprises, l'Ancien Testament promet que quelqu'un viendra, quelqu'un qui a le caractère, quelqu'un qui a la sagesse, une personne dotée de la puissance nécessaire pour écraser la tête de l'usurpateur, comme il est dit dans Genèse 3:15, quelqu'un qui soit capable de récupérer la domination que l'humanité a perdue pour établir le royaume de Dieu sur terre et à travers l'éternité. Et cette personne, cet individu qui est spécialement oint, le Messie, l'Oint, le Roi. Tel est le message des prophètes de l'Ancien Testament.

En fait, comme je vous l'ai indiqué la dernière fois, il y a probablement 332 prophéties spécifiques que le Seigneur Jésus-Christ a accomplies, ce qui fait que chaque facette de Sa vie est couverte dans les prophéties de l'Ancien Testament. Et les prophètes, bien entendu, selon 1 Pierre chapitre 1 – vous pouvez regarder cela un instant – en écrivant ces choses n'ont pas vraiment saisi toute leur importance. Ils savaient qu'ils écrivaient au sujet de celui qui allait venir mais ils n'étaient pas vraiment sûrs de tous les détails.

Ainsi donc dans 1 Pierre 1:10, il est dit que “Ce salut a fait l'objet des recherches et des investigations des prophètes qui ont annoncé d'avance la grâce qui vous était destinée.” (Semeur) Autrement dit, bien qu'ils aient prophétisé au sujet de ce roi salvateur, ils examinaient leurs prophéties pour pleinement saisir le sens de ce qu'ils signifiaient par ce qu'ils avaient dit.

Verset 11. “Ils cherchaient” littéralement, “à découvrir à quelle époque et à quels événements se rapportaient les indications données par l'Esprit du Christ. Cet Esprit était en eux et annonçait à l'avance les souffrances du Messie et la gloire dont elles seraient suivies.” (Semeur) Ils avaient reçu des prophéties mais avaient besoin de les examiner et de les sonder pour tenter de comprendre qui allait accomplir ces formidables prophéties et à quel moment. Ainsi, l'Ancien Testament nous présente un roi et pas seulement un roi mais un roi humain. Et non seulement un roi humain mais un roi divin, Jéhovah Dieu, le roi incarné.

Et ce qui est merveilleux dans le Nouveau Testament et ce qui émerveille dans les Evangiles en particulier, Matthieu, Marc, Luc et Jean, c'est qu'ils rassemblent la réponse à plusieurs de ces prophéties et ils les focalisent directement sur la personne de Jésus-Christ un peu comme des projecteurs divins et Il devient ainsi le Seul capable d'accomplir ces prophéties. Tous les imposteurs sont démasqués par leur incapacité à se conformer à l'image alors que Jésus-Christ est confirmé comme étant Celui qui avait été annoncé parce qu'Il correspond en tous points à ce que les prophètes ont déclaré.

A partir de Matthieu où commence le Nouveau Testament, dès le tout premier chapitre de Matthieu, dès le tout premier verset de Matthieu, la généalogie royale du roi est présentée. Et en poursuivant jusqu'à l'Apocalypse et lorsque vous parvenez au livre d'Apocalypse, le récit se termine avec le règne du Roi des rois dans Sa gloire. Le Nouveau Testament, depuis le début du livre de Matthieu jusqu'à la fin de l'Apocalypse a pour objectif de nous présenter celui qui a réalisé les prédictions du roi, Celui qui est le roi.

Le terme, par exemple, le terme traduit par royaume dans le Nouveau Testament est le mot grec basileia. Le mot rendu par royaume est employé 144 fois dans le Nouveau Testament pour parler du règne de Jésus-Christ. Le règne de Jéhovah Dieu. Il parle de Son royaume cent quarante quatre fois. Et le mot traduit par roi, basileus, qui bien sûr constitue un dérivé du mot utilisé pour royaume, est employé 115 fois dans le Nouveau Testament et au moins 35 de ces fois en référence directe à Jésus-Christ.

Et la forme verbale, basileuō, un verbe qui signifie “régner” est utilisé en référence à Christ dix fois. Cent quatre-vingt neuf fois au moins dans le Nouveau Testament, Jésus-Christ est associé au royaume que Dieu a promis d'établir dans les livres des prophètes. Et c'est une grande et vaste utilisation terminologique pour le Nouveau Testament qui nous permet de réaliser que le Nouveau Testament met effectivement l'accent sur le fait qu'Il est roi.

Et toute raison d'être de Matthieu 1 et 2 est de justifier ces mots que Jésus a employés en déclarant: “Je suis roi”. Je suis né à cet effet. Et ils, tout au moins les juifs, auraient dû savoir par les événements qui ont entouré Sa naissance qu'Il était effectivement roi. C'était évident depuis le départ. On pouvait le voir dans Sa généalogie au chapitre 1. Cela était visible dans la naissance virginale qui a esquivé la malédiction. C'était évident dans l'adoration des faiseurs de rois perses qui L'ont vu comme le monarque qu'Il était. C'était clairement visible dans l'antagonisme d'Hérode qui en tant que roi ne se serait senti menacé que par un autre roi ce qui fait que par derrière et de manière détournée, Hérode a reconnu Jésus comme roi en craignant qu'Il lui prenne le trône.

Les deux premiers chapitres de Matthieu visent à confirmer qu'Il est né roi. A présent, le dernier moyen par lequel Matthieu confirme son assertion consiste à citer la parole prophétique, à extraire de l'époque de l'Ancien Testament quatre prophéties au sujet du roi et qui montrent comment Christ accomplit chacune d'entre elles. Le roi accomplit la prophétie. Quatre prophéties qui montrent que Jésus est le roi. Quatre prophéties tirées du passé qui s'accomplissent en Lui.

Et elles sont les plus intéressantes. Chacune d'entre elles est connectée à un lieu géographique. Bethléem, l’Egypte, Rama et Nazareth. Elles constituent une unité littéraire qui apparaît au deuxième chapitre. Il y a une méthode dans ce que Matthieu était en train de dire ici en ramenant ces quatre prophéties ensemble. Et, en étudiant ces quatre prophéties, il m'a toujours paru impressionnant, humainement parlant, que la naissance d'un individu implique Bethléem, l'Egypte, Rama et Nazareth.

Je veux dire cela en lui-même puisqu'un individu naît habituellement à un seul endroit et c'est toujours ainsi. Cependant, avoir dû parcourir quatre localisations/endroits différents en importance, ou avoir vécu au moins des événement significatifs à quatre endroits qui ont tous trait à votre naissance, encadre la situation de manière à éliminer le hasard. “Quiconque est capable d'accomplir ces quatre éléments”, dit Matthieu, “mérite d'être couronné roi.” La prophétie nous indique qu'Il est roi.

La dernière fois, nous avons parlé du numéro un et le premier point se trouvait au chapitre 2, versets 4 à 6, la naissance à Bethléem. Et dans 2 :4, Hérode «Et ayant assemblé tous les principaux Sacrificateurs, et les Scribes du peuple, il s'informa d'eux où le Christ devait naître. Et ils lui dirent: à Bethlehem, ville de Judée; car il est ainsi écrit par un Prophète» (Martin).

Et ensuite, Matthieu ajoute ce que le prophète a dit avec quelques uns de ses mots sous l’inspiration du Saint-Esprit et déclare : «Et toi, Bethlehem, terre de Juda, tu n'es nullement la plus petite entre les Gouverneurs de Juda, car de toi sortira le Conducteur qui paîtra mon peuple d'Israël. »

La première prophétie était celle de Michée 5 :2 d’après laquelle le Messie devait naître à Bethléem. C’est la première qui aurait dû leur indiquer que c’était bien Lui le roi. Nous avons vu la deuxième aux versets 13 à 15, n’est-ce pas ? Et nous l’avons appelée l’exode en Egypte. La naissance à Bethléem, l’exode en Egypte. Et vous vous souvenez de ce qui s’est passé « après qu'ils se furent retirés » - verset 13 – « l'Ange du Seigneur » - c’est après que les Mages soient partis, ayant été avertis par Dieu, l’ange « apparut dans un songe à Joseph, et lui dit: lève-toi, et prends le petit enfant, et sa mère, et enfuis en Egypte, et demeure là, jusqu'à ce que je te le dise; car Hérode cherchera le petit enfant pour le faire mourir. Joseph donc étant réveillé, prit de nuit le petit enfant, et sa mère, et se retira en Egypte.  Et il demeura là jusques à la mort d'Hérode; afin que fût accompli ce dont le Seigneur avait parlé par un Prophète, » - et il s’agissait là d’Osée 11 :1 – « disant:  J'ai appelé mon Fils hors d'Egypte. »

C’est ainsi que Christ accomplit le second élément. Il a été appelé hors d’Egypte, tout comme Il est né à Bethlehem. Et nous avons vu la merveilleuse typologie en comparant Israël en tant que fils de Dieu dans Osée avec le Seigneur Jésus-Christ comme Fils de Dieu dans Matthieu.

Ce qui nous amène à la troisième prophétie et là où nous voulons démarrer notre étude ce soir et nous appelons cela la dévastation de Rama. Le massacre de Rama. La naissance à Bethléem, l’Exode égyptien, la dévastation de Rama. Versets 16-18. Ce n’est pas un passage facile à rattacher à une prophétie, j’aimerais donc que vous réfléchissiez clairement avec moi tandis que nous évoluons.

Rappelez-vous que Jésus est né, assurément, dans une étable, une antre sur la pente d’une colline de Bethléem. A l’arrivée des Mages, Il avait grandi pour être âgé de quelques mois. Ils se sont enfuis en Egypte et y sont restés pendant quelques mois et ensuite, l’ange leur a demandé de rentrer. Très probablement, ils ont perdu très peu de temps après la mort d’Hérode, avant de prendre le chemin du retour.

Mais cela ne devait pas encore se faire parce qu’ici, il y a quelque chose en interlude. Avant leur retour, nous repartons au pays d’Israël et voici ce que nous trouvons en train de se passer. Verset 16. « Alors Hérode voyant que les sages s'étaient moqués de lui, Alors Hérode voyant que les sages s'étaient moqués de lui,» - Au fait, le terme « moqués »,  empaizō en grec signifie « se moquer » habituellement, cependant, à cause de son utilisation dans la Septante dans Jérémie 15 :10, il est employé ici dans le sens de piéger.

Il comporte également l’implication de piéger quelqu’un, non pas seulement se moquer, mais se moquer en piégeant. Et c’est ce que Hérode présume que les Mages lui ont fait. Ils l’avaient piégé en empruntant un autre chemin pour rentrer chez eux.

« Alors Hérode voyant que les sages » - les Mages – « s'étaient moqués de lui,» - ou l’avaient piégé – «fut fort en colère, et il envoya tuer tous les enfants qui étaient à Bethléhem, et dans tout son territoire; depuis l'âge de deux ans, et au-dessous, selon le temps dont il s'était exactement informé des sages.»

Vous vous souvenez que plus tôt dans le récit, au verset 7, Hérode s’était diligemment renseigné auprès des sages sur le moment de la naissance du Christ, à quel moment le roi était né? Non pas parce qu’il avait besoin de cette information pour valider le roi, mais plutôt parce qu’il voulait éliminer le roi et cherchait à déterminer son âge. Il a donc posé cette question. Et ici, il nous est dit qu’après avoir eu cette information, il a décidé  de tuer tous les enfants « depuis l'âge de deux ans, et au-dessous » parce que cela correspondait à la fourchette de temps que les Sages lui avaient indiquée.

Regardons à présent au verset 16. Je vais lentement pour vous aider à comprendre. Bien sûr, si vous avez été avec nous, vous devriez à présent savoir quel homme horrible, cruel et incroyable Hérode était, lui qui a passé tout son règne en tant que roi édomite sur Israël à assassiner les gens. Cependant, il est dit ici qu’il avait été moqué par les sages, ce qui l’a rendu furieux.

Il s’agit du terme grec thumoō et c’est un terme très fort. Il signifie littéralement « rage violente ». Une rage violente. Il est littéralement entré dans une rage. Il est devenu enragé. Intéressant. Je crois, si j’ai une bonne mémoire qu’il s’agit d’une forme passive. Autrement dit, il a perdu le contrôle. Il n’agissait pas ainsi de son plein gré. Cela lui était imposé. Il avait complètement perdu le contrôle avec sa colère.

Et cela a en fait aveuglé ses sens. Je veux dire que s’il avait eu le moindre sens, il aurait pu comprendre. Il se serait dit, « Eh bien, si les sages, les Mages ont été assez rusés pour ne pas revenir, ils se sont probablement aussi montrés assez intelligents pour prévenir la famille du bébé.” N’est-ce pas ? Et la famille qui avait le bébé se serait enfuie. S’il s'était servi de sa tête, il aurait raisonné de cette manière. S’ils ont réussi à me piéger, c’est qu’ils ont certainement aussi prévenu cette famille. S’ils se sont moqués de moi alors, ils y ont sans doute veillé.

Cependant, puisque la rage l’aveugle et qu’il n’y pense même pas, il ordonne le massacre de tous les bébés de sexe masculin de la région. Et il a envoyé ses soldats les assassiner tous. Et vous pouvez certainement imaginer les groupes de soldats allant d’une maison à une autre, poursuivant les mamans qui courent avec leurs petits accrochés à leurs seins. Vous pouvez voir les soldats arracher les bébés des bras maternels et avec leurs épées percer leur cœur jusqu’à ce qu’ils meurent. C’est ce qui s’est produit à Bethléem à cause de la rage de cet homme.

Toutefois, il est dit, non seulement à Bethlehem mais également dans tout son territoire, les alentours. Et vous remarquerez également que c’était à partir de deux ans et en dessous. Le plus intéressant pour moi c’est le fait qu’Hérode ne se soit pas demandé s’il s’agissait ou non du véritable roi. Il aurait bien sûr pu s’agir du véritable roi s’il s’était posé la question. Il a probablement pensé qu'il s'agissait bien de Lui, et il a même dû se dire que c’était bien Lui puisque les prophètes avaient dit qu’Il naîtrait à Bethlehem et je crois vraiment qu’il réalisait dans son esprit qu'il s'agissait probablement du véritable roi et qu'il fallait qu'il s'en débarrasse. Et il a entrepris d’exécuter le véritable roi d’Israël, le véritable roi Messie.

Et c’est ainsi qu’il est dit qu’il a abattu tous ceux qui avaient deux ans et en dessous. C’est intéressant la raison pour laquelle il l’a fait parce que je suis convaincu que le bébé n’était pas autant âgé – eh bien, il avait tout au plus six mois environ à ce moment. Pourquoi avait-il eu besoin d’étendre cela à deux ans ? Certains commentateurs pensent que tout bébé qui avait passé son premier anniversaire était considéré comme ayant deux ans. Quand un bébé avait 13 mois, on le considérait comme étant âgé de deux ans. Il allait vers sa deuxième année. Ce qui fait qu’il s'est contenté de tout ramener à ce niveau.

D’autres disent non, cela signifie effectivement deux ans et ce qu’il essayait de faire c’était s’assurer d’avoir tous ceux qui étaient dans un quelconque sens et d’une quelconque manière proche/à proximité, au cas où les Mages se seraient trompés, auraient mal calculé ou se seraient quelque peu joué de lui la première fois. Quelle qu’ait été sa raison, il s’est dit qu’en éliminant tous les bébés de sexe masculin qui avaient moins de deux ans, il aurait celui qu’il cherchait à avoir.

Nous n'avons pas besoin de dire combien c'est méchant. C'est évident. Il est inconcevable qu'un homme agisse de cette manière. Cela devient encore plus inconcevable lorsqu'on réalise qu'il s'est dit qu'il s'agissait du Christ, du Messie, du Roi. Quel crime abominable, vile, incroyablement, odieux! Et l'acte méchant, bien entendu, était ce que je pense que nous pourrions appeler le début des chagrins d'Israël puisqu'ils ont rejeté leur roi. Ce n'était que le début. J'ai le sentiment que Matthieu voudrait que nous voyions que dès le début de la vie du Messie, il y a un rejet qui se traduit par la mort, dès le tout début, l'incrédulité, la méchanceté, la calamité, la tragédie.

Et, au fait, bien-aimés, si vous pensez que le massacre de Bethléem était quelque chose, alors écoutez. Cela n'était absolument rien du tout. Ce n'était rien à côté du désastre qui a eu lieu en l'an 70 après J.-C., lorsque 1,100,000 juifs ont été abattus par les armées de Titus. C'était seulement le commencement.

Et je vous dirai autre chose. Ces deux choses ne sont rien par rapport à ce qui se passera pendant la grande tribulation lorsque le faux messie, de loin plus grand que ce que Hérode a jamais rêvé être, viendra et versera beaucoup plus du sang d'Israël qu'il y en a jamais été répandu. Ce n'était que le début. Rien que le commencement.

Vous dites, “Eh bien, qu'est-ce que cela vient faire ici?” C'est l'accomplissement de la prophétie. Regardez le verset 17. A la mort de ces bébés, “Alors s'accomplit ce qui avait été annoncé par Jérémie, le prophète : On a entendu des cris à Rama, des pleurs et de grandes lamentations : Rachel pleure ses enfants, et n'a pas voulu être consolée, parce qu'ils ne sont plus.”

J'aimerais que vous restiez avec moi sur ceci pour pouvoir le comprendre. Matthieu dit que cela a été fait pour que s'accomplisse la prophétie. C'est le seul évangile qui fait référence à cet incident, et c'est intéressant. C'est cohérent avec le thème de Matthieu sur l'accomplissement de la prophétie à la naissance du Christ pour établir qu'Il était bien roi.

Quelles étaient à présent les circonstances dans lesquelles cette prophétie a été faite? Pour cela, vous devez ouvrir à Jérémie 31:15. C'est passionnant. Jérémie 31:15. Et nous avons déjà appris dans les deux premières prophéties qu'il arrive que les auteurs du Nouveau Testament nous surprennent vraiment par la manière dont ils font usage de l'Ancien Testament.

Quelques fois, nous ne comprenons tout simplement pas ce genre d'utilisation et devons un tout petit peu élargir notre pensée. Et je voudrais que vous voyiez ce qui se passe ici. La prophétie se trouve dans Jérémie 31:15 et ce qui est intéressant c'est qu'elle n'apparaît pas ici comme une prophétie. Il s'agit d'une prophétie – observez à présent – parce que Matthieu dit que ça en est une, et non parce que cela est inhérent à ce texte.

Jérémie 31:15. “Ainsi parle l'Eternel : On entend des cris à Rama, des lamentations, des larmes amères; Rachel pleure ses enfants; elle refuse d'être consolée sur ses enfants, car ils ne sont plus.” Voici donc le texte. C'est la prophétie. Parlons à présent du cadre ainsi nous la comprendrons et saurons comment elle s'applique.

Jérémie avait peut-être le style prophétique le plus tragique de toute l'histoire d'Israël parce qu'il annonçait le malheur d'une nation en proie à la mort. C'était comme le chant du cygne et il l'exprimait avec des larmes. Et il savait que personne n'écouterait et que personne ne se repentirait et que la déportation/captivité était vraiment inévitable. Jérémie annonce donc le malheur.

Et plus tard, il allait venir quelqu'un de plus grand que Jérémie qui une fois encore allait annoncer le même châtiment pour la même nation, et il allait lui aussi le faire avec des larmes. Un jour, Il s'est assis à Jérusalem et la Bible déclare qu'Il a dit: “Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu !” Toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés.

Et la Bible nous dit qu'Il a pleuré. Jérémie se trouve donc en présence d'un peuple condamné et il pleure. Et Jésus se trouve en présence d'un peuple condamné et pleure. Maintenant – restez avec moi et nous verrons comment tout cela se rejoint. Ne me quittez pas maintenant. Même dans la prophétie de Jérémie, il y a une grande espérance, que vous le croyiez ou non.

En fait, c'est le plus intéressant. De Jérémie chapitre 30 à Jérémie chapitre 35 – ou plutôt 33 – 30 à 33 – il y a quatre chapitres au coeur de ce livre qui sont pleins d'espoir, de joie et de consolation. Jérémie parle de malheur et la captivité babylonienne est survenue peu de temps après cela et les a tous entraînés ailleurs, et c'était une terrible tragédie. Au milieu de ce malheur cependant, il y a une grande consolation et une grande espérance aux chapitres 30 à 33.

Remarquez donc ceci. Cette déclaration au sujet des pleurs, des lamentations, et des enfants et tout le reste, se trouve au beau milieu de l'espérance, au beau milieu de la consolation, au beau milieu de la section sur la joie. Pourquoi? Parce qu'en dépit des pleurs et en dépit des lamentations, en dépit des cris, ces chapitres annoncent la venue du Messie. Ces chapitres se tournent vers le Messie à venir. Ces chapitres se tournent vers Celui qui doit venir et restaurer toutes choses. Il y aura un changement.

En fait, regardez à Jérémie 31:16, le verset qui suit directement la prophétie. “Ainsi parle l'Eternel : Retiens tes pleurs, retiens les larmes de tes yeux; car il y aura un salaire pour tes oeuvres, dit l'Eternel; Ils reviendront du pays de l'ennemi. Il y a de l'espérance pour ton avenir, dit l'Eternel; tes enfants reviendront dans leur territoire.”

Autrement dit, Dieu déclare à Jérémie: “C'est un jour triste, il y a le malheur et tu as raison de pleurer. Sèche tes larmes cependant parce que je les rachèterai.” Et Il l'a fait, n'est-ce pas? 70 ans après, 70 ans plus tard. Et la même chose est vraie dans l'usage que Matthieu fait de la prophétie. Il y avait des pleurs. Rachel pleurait ses enfants. Il y avait des gémissements. Il y avait des lamentations.

A cause de la tragédie, la destruction, le malheur qui est tombé sur une nation qui a rejeté son Messie. Mais, en même temps, il y avait l'espoir car même alors, il y avait un reste et un jour, d'après Romains 11, Dieu rassemblera à nouveau toute cette nation, n'est-ce pas? Il les ramènera et ils verront leur Messie.

Et comme l'a dit Zacharie, “Et ils tourneront les regards vers moi, celui qu'ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né.” Et le salut reviendra sur la nation d'Israël. Et Paul déclare, “Et ainsi tout Israël sera sauvé”. Vous voyez donc qu'il existe un parallèle général et c'est tout ce dont je parle maintenant. Il existe un parallèle général.

Jérémie a parlé de malheur. Et les gens d'Israël ont pleuré au sujet de ce châtiment. Mais Jérémie a dit: “Ne continuez pas de pleurer parce que la situation va se retourner. Il y aura le salut.” Et la même chose est vraie avec le Christ. Lorsque le Christ est arrivé, il y avait des pleurs parce que le rejet a entraîné le malheur. Ne continuez cependant pas de pleurer parce que tout cela va se retourner et il y aura le salut pour Israël. C'est ça le parallèle.

Il y avait des pleurs. Lorsque la captivité est survenue et que les gens ont été dispersés, il y a eu des pleurs. Lorsque la mort est arrivée à Jérusalem au tout début, un signe du rejet haineux et vindicatif d'Hérode et une preuve du rejet par l'indifférence des principaux sacrificateurs et des scribes et du peuple qu'il y aurait un prix à payer.

Mais la Parole du Seigneur est la justice. Il aurait dû y avoir de l'espérance dans les coeurs des mamans de l'époque de Jérémie. Il devait y avoir de l'espérance dans les coeurs des mamans du temps de Jésus parce qu'un retournement de situation était prévu. Il y a encore de l'espoir. Il y a encore le salut.

Maintenant, nous nous apercevons que toute cette histoire est reliée à Rama et à Rachel. Et c'est là la question. Revenez avec moi regarder dans Matthieu et parlons-en. Rama et Rachel. C'est passionnant. Quel est le lien avec Rama et qu'est-ce que Rachel vient faire ici?

Parlons de Rama. Rama était une ville – remarquez à présent – située à cinq miles (8 km) au nord de Jérusalem. D'accord? Cinq – pas vraiment une ville, plutôt un village. J'aimerais à présent que vous remarquiez quelque chose. Observez. Il y avait deux royaumes en Israël: le royaume du Nord et celui du Sud. D'accord? La frontière – observez ceci – la limite entre les deux passait exactement à Rama. D'accord? Rama était donc la ville qui servait de frontière entre le royaume du Nord et celui du Sud. Vous pouvez le vérifier dans 1 Rois 15:17. Elle se trouvait à cinq miles/(8 Km) au nord de Jérusalem.

Rama était le lieu où les conquérants étrangers ordonnaient à la multitude vaincue de se rassembler pour être déportés vers des destinations éloignées. Lorsque les conquérants sont venus déporter les enfants d'Israël, Rama a servi de ville de déportation. Et à cause de sa situation géographique, elle est devenue symbolique pour les deux royaumes du Nord et du Sud.

C'était un peu comme si Rama était le seul endroit où Israël se réunissait. Rama touchait en quelque sorte les deux royaumes. Rama faisait toujours référence aux lamentations parce que c'est à Rama que la déportation vers la captivité a eu lieu. Ce qui fait que Rama était un lieu de lamentations.

Cependant, pourquoi Jérémie parle-t-il de Rachel? Eh bien, Jérémie fait en faite une illustration. Ce n'est pas que Rachel se soit vraiment et forcément rendue à Rama et qu'elle ait pleuré. Rachel est un symbole des mamans d'Israël. Et Rama constitue un symbole de la déportation des fils et filles d'Israël. Et les mamans d'Israël pleurent parce qu'elles voient leurs enfants emportés au loin. C'est ça l'idée.

Et le plus intéressant c'est que Rachel était l'épouse préférée de Jacob. Et Rachel avait donné naissance à Joseph. Et Joseph était le père d'Ephraim et Manassé. Et ils représentent le royaume du Nord. En fait, le royaume du Nord est souvent appelé “Ephraim”. Ainsi et si nous adoptons ce concept, le royaume du Nord est vu comme Ephraim qui était le fils de Joseph qui lui-même était fils de Rachel. Ce qui fait que Rachel de son sein, a conçu le royaume du Nord. D'accord? Elle a porté le royaume du Nord.

Par ailleurs, Rachel a porté Benjamin. Rachel a également porté Benjamin. Et Benjamin est allé dans le Sud et est associé au royaume du Sud. Vous voyez donc ici que Rachel constitue une image et dans Jérémie 31, Jérémie agit comme si Rachel était vivante et qu'il la voyait debout à Rama tandis que le royaume du Nord était en train d'être déporté en captivité par l'Assyrie, tandis que le royaume du Sud est emmené dans la servitude par Babylone.

Et le royaume du Nord tout comme celui du Sud sont sortis des reins de Rachel. Ainsi Rachel pleure en voyant les deux côtés de sa famille être menés en captivité. Elle est le symbole des mamans qui pleurent dans l'histoire du peuple de Dieu au moment où leurs fils et filles sont déportés. Elle entend leurs pleurs et se met elle aussi à pleurer. Elle se lamente amèrement.

D'abord, elle est privée d'Israël et d'Ephraim et ensuite de Juda et de Benjamin. C'est elle, Rachel qui dans Genèse 30:1 a dit: “Donne-moi des enfants, ou je meurs !” C'est elle qui de toutes les mères, voulait désespérément devenir maman. Et là, elle se tient, pour ainsi dire, entre ces deux nations, avec sa semence d'un côté et sa semence de l'autre et les deux sont emmenés en captivité à des endroits différents et cela la déchire complètement.

Ainsi, Jérémie par le symbole de Rachel se tenant à Rama dit: “Israël pleure à cause de la captivité de ses enfants.” Lorsque la population du pays a été emmenée, cela aurait pu paraître comme si Dieu avait abandonné Ses enfants, les enfants de Rachel, comme si Dieu avait abandonné Son peuple.

Mais Jérémie avait à peine présenté l'image de Rachel en train de pleurer qu'il est tout de suite revenu en arrière et a dit: “Arrêtez de pleurer parce que la restauration arrive.” Il vient un message de salut. Ils reviendront. Et ils sont effectivement revenus. Et ils sont revenus.

En fait, plus loin au chapitre 33, il parle même de la branche juste, le Seigneur Jésus-Christ, qui devait être l'agent qui allait les ramener. Et à la fin, la tristesse se changera en joie dans l'accomplissement du salut du reste après la captivité.

Ecoutez à présent, Matthieu – voici comment Matthieu entre en scène – Matthieu nous montre que le Saint-Esprit a voulu cette image, cette illustration pour révéler le moment de la naissance du Christ. Et quand Matthieu voit le massacre des bébés de Bethléem, c'est comme “s'il voyait Rachel recommencer à pleurer” et il saisit donc cette fantastique analogie de Jérémie. Et il voit Rachel pleurer pour ses enfants. Et pourquoi Rachel? Parce que Rachel était comme une mère pour Israël. Et la tombe de Rachel – notez-le – était juste à l'extérieur de la ville de Bethléem. Elle vous est d'ailleurs montrée aujourd'hui quand vous prenez un taxi pour vous y rendre.

Et certains commentateurs bibliques nous disent, très intéressant, le mot “Rama” signifie “altitude/hauteur”. Et tout endroit en Israël qui se trouve en altitude constitue un rama. Et Bethléem est en altitude. Et certains pensent que Bethléem en ces jours était considéré comme Rama. Il y avait d'ailleurs plusieurs Ramas dans l'histoire d'Israël. Plusieurs endroits appelés “hauteurs”.

Et certains croient que les pleurs de Rachel à Rama, tels que Matthieu s'en sert, sont liés à la proximité de la tombe de Rachel à Bethléem et parce que Bethléem s'est fait connaître comme une rama, une altitude/hauteur, un haut lieu, ce qui fait que ce que Jérémie emploie comme illustration dans son livre n'est rien de plus que l'image de ce qui devait encore se produire à l'arrivée du Messie.

Rachel pleure donc à nouveau. Et cette fois-ci, elle pleure non pas parce que Babylone et l'Assyrie ont détruit son peuple mais parce qu'Hérode l'a fait. Hérode l'a fait. Dans ce cas, ce n'est pas à cause d'une puissance politique étrangère. C'est le roi de la nation d'Israël lui-même qui est en cause. La consolation suit immédiatement car bien que le roi se soit exilé et que le massacre suive son cours, le roi reviendra, n'est-ce pas? D'Egypte. Et Son évangile sera prêché et le reste sera sauvé.

Ainsi donc, Rachel, tu n'as plus besoin de pleurer. Tu peux sécher tes larmes. La tristesse des mamans endeuillées de Bethléem, les bébés assassinés par Hérode constituaient assurément un signe du malheur futur. Il s'agissait bien sûr d'un signe de la terrible captivité spirituelle d'Israël qui se poursuit encore aujourd'hui. Mais en fin de compte, il y avait une destinée et la destinée c'était la bénédiction et le salut pour le reste qui croit.

Ces petits bébés, ils ne le savaient pas. Ces précieux petits bébés de Bethléem de cette époque étaient les premières victimes de la guerre entre les royaumes de ce monde et les royaumes de Son Christ. Ils constituaient les premières pertes. Pourtant et en fin de compte, la victoire serait remportée.

Certainement, si je lis ma Bible correctement, les bébés dès la minute où ils sont morts sont instantanément allés dans la présence de Dieu qui rassemble les tout petits dans Ses bras et dit: “ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent.” Et les mamans pouvaient arrêter de pleurer parce que celui qui s'était exilé en Egypte allait revenir pour leur offrir le salut qui allait leur permettre de retrouver leurs bébés.

Comme c'est intéressant. Le prophète nous a donné une image. Nous n'avons pas compris l'image. Voyez-vous, bien-aimés, nous ne comprenons pas vraiment toutes les prophéties de l'Ancien Testament. Pour certaines d'entre elles, nous sommes obligés d'attendre la révélation du Nouveau Testament car, souvenez-vous de ceci, la venue du Christ est considérée à plusieurs reprises par l'apôtre Paul comme quoi? Un mystère. Et il est caché. Et c'est l'auteur du Nouveau Testament qui, sous la magnifique et identique inspiration du Saint-Esprit, brise le mystère.

Et nous nous rendons compte que ce que Jérémie était en train de dire alors qu'il ne le comprenait pas, lorsqu'il aurait voulu l'examiner et le sonder et le dévoiler à sa propre pensée, et qu'il n'a jamais réussi à le faire jusqu'à ce que Dieu envoie Matthieu et l'inspire à travers le Saint-Esprit pour donner du sens et l'interprétation de ce verset qui se trouve là-bas en arrière, l'enrichir d'une manière extraordinaire et l'appliquer à Christ.

Donc, le roi est venu à Bethléem comme l'avait dit Michée. Il s'est rendu en Egypte conformément à la déclaration d'Osée. Et Il a occasionné les pleurs de Rachel, les mamans d'Israël, à Rama exactement comme Jérémie l'avait annoncé. Finalement, finalement, dans la superbe présentation que fait Matthieu des images du roi qui devait venir à partir des prophètes, il inclut une autre. Le nom de Nazareth.

Verset 19. “Quand Hérode fut mort,” - et à propos, Josèphe dans ses antiquités – je me suis dit que cela allait peut-être vous intéresser – dit qu'Hérode est mort de ceci: "Les entrailles ulcéreuses, les organes en putréfaction et pleins d'asticots, les convulsions constantes, une haleine fétide et ni les médecins ni les bains chauds n'ont pu le conduire à la guérison. » Je dirai une fin plutôt adéquate pour ce genre d'homme.

Matthieu 2:19, “Quand Hérode fut mort, voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, en Egypte,” et vous vous souvenez que l'ange lui avait demandé d'attendre jusqu'à ce qu'il revienne. Verset 13. Il a dit: “Va en Egypte, et restes-y.” Et je ne pense pas que la famille y soit restée longtemps avant qu'Hérode ne meurt. Il était à présent mort. Le prochain déplacement, l'ange est arrivé et a dit, le prochain endroit dans l'accomplissement de la parole prophétique est Nazareth.

Verset 20: “et dit : Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère,” - et je fais à nouveau remarquer que chaque fois qu'on a ces deux ensemble, l'enfant est mentionné en premier - “et va dans le pays d'Israël, car ceux qui en voulaient à la vie du petit enfant sont morts.” Hérode n'était apparemment pas le seul. D'autres personnes étaient impliquées et le Seigneur les avait également mis de côté. Nous n'avons pas le moindre mot à ce sujet mais c'est au pluriel ici. “Vous pouvez à présent rentrer. Ils sont morts.”

Verset 21: “Joseph se leva, prit le petit enfant et sa mère, et alla dans le pays d'Israël.” Vous remarquerez qu'aucun endroit précis n'est indiqué. Ils se sont contentés de revenir en Israël, certainement en revenant d'Egypte, ils ont probablement traversé le sud et ils sont passés par Bethléem et Jérusalem. Peut-être bien que dans leur esprit, ces endroits auraient été des lieux de résidence indiqués.

Après tout, ils savaient que l'enfant était Emmanuel, Dieu avec nous. Ils savaient qu'il était appelé à être le Sauveur, Jésus, puisque Son nom signifiait Il sauvera Son peuple. Ils savaient qu'Il était le Messie de Dieu. Ils le savaient parce que les anges de Dieu le leur avaient dit et ils se sont probablement dit que Jérusalem serait le lieu idéal ou peut-être Bethléem, Sa ville natale à proximité puisqu'Il est roi, il vaut mieux rester dans les parages. Cependant, ils ont très vite changé d'avis.

Verset 22. Et Joseph, est-il dit, “ayant appris qu'Archélaüs régnait sur la Judée à la place d'Hérode, son père, il craignit de s'y rendre; et, divinement averti en songe, il se retira dans le territoire de la Galilée.”

J'aimerais à présent que vous sachiez pourquoi ils ont eu peur. Lorsque Hérode est mort, Hérode avait très bien dirigé toutes choses. Mais lorsqu'il est mort, le royaume s'est étendu partout. Un homme du nom d'Hérode Antipas a repris la région de la Galilée jusque dans le nord. Archélaüs a récupéré la région de la judée.

Tous les deux, par ailleurs, étaient des fils d'Hérode qui n'avaient pas été tués, bien sûr. Ils étaient moins puissants que leur père et ils n'étaient pas vraiment rois. Ils étaient davantage comme des gouverneurs ou princes territoriaux. Et il y avait donc Antipas dans la région de la Galilée, le Nord. Et il y avait Archélaüs dans le Sud. Et lorsque Joseph a appris qu'Archélaüs était en Judée, il a eu peur de s'y installer, et voici pourquoi.

Archélaüs a gagné sa réputation du vivant d'Hérode. Hérode avait décidé de prendre un énorme et grand aigle doré – qui était le symbole que les romains aimaient – un immense aigle doré pour l'ériger au-dessus du portail du temple juif. D'accord? Cette idée n'a pas été bien accueillie, et c'est peu dire. Pour les juifs, il s'agissait d'une abomination.

En fait, pour eux, c'était la violation d'Exode 20:4 parce que cela revenait à avoir d'autres dieux. Et la raison pour laquelle ils croyaient cela c'est parce que les romains – notez-le – assimilaient l'aigle à Zeus et Jupiter. Ainsi, l'aigle représentait l'un de leurs dieux ou deux de leurs dieux. Et ils étaient littéralement en train de placer une idole sur le temple.

Eh bien, il y avait deux célèbres enseignants juifs à cette époque des noms de Judas et Matthias, à ne pas confondre avec les personnages bibliques. Ce sont des noms très communs. Judas et Matthias, ces deux célèbres enseignants juifs, spécialistes de la loi de Dieu, ont rassemblé leurs étudiants et ont dit: “Comptez-vous accepter cela? Allez-vous permettre cela? Comptez-vous laisser ce gars mettre l'aigle là haut dans le temple?” Et ils ont réussi à stimuler les étudiants. Et bien sûr, les étudiants sont doués pour ce genre de choses. On arrive à bien les stimuler.

Je me souviens toujours du livre de William Wilberforce, Revolution for the Hell of it (L'Enfer de la Révolution) où il raconte comment certains étudiants sont venus le voir et lui ont demandé, et il a dit: “Nous avons un groupe qui souhaite se révolter. Auriez-vous une bonne cause à nous proposer?” Il arrive que des étudiants agissent de cette manière. C'est ainsi que ces étudiants ont été stimulés et ils avaient vraiment une bonne cause, pour le coup. Il s'agissait de leur patrie, leur religion.

Il les a donc stimulés et ils sont montés sur le toit du temple et se sont mis à réduire l'aigle en pièces avec leurs haches. Ils étaient là-haut en train de découper ce machin en morceaux. Eh bien, ils se sont faits arrêtés et amenés devant Hérode. Pour éviter une insurrection massive, il les a envoyés à Jéricho pour leur procès. Ils ont écopé/(reçu) d'une faible peine. Les deux enseignants, quant à eux, ont été exécutés.

Cependant, Hérode est mort et lors de la Pâque qui a suivi, une rébellion a éclaté à Jérusalem suite à l'assassinat de ces deux enseignants. C'était tout de suite après, juste avant le moment où Jésus est revenu d'Egypte. Une immense insurrection à cause du meurtre des deux célèbres enseignants. Et Archélaüs, qui était désormais au pouvoir a réprimé la révolution en abattant 3000 juifs. Il les a tout simplement alignés et les a abattus. La plupart d'entre eux, bon, pas la plupart d'entre eux, plusieurs d'entre eux étaient des pèlerins qui participaient à la Pâque. C'était donc un moment incroyable, pendant que la conscience religieuse d'Israël était si élevée, que de monter sur scène et de créer une effusion de sang en abattant 3000 personnes.

Ils ont détesté le type et éprouvé de la crainte pour cet Archélaüs. En fait, il était tellement pourri qu'il surpassait son père dans la pourriture, comme certains de ces rois dont parle l'Ancien Testament. Les Romains l'ont d'ailleurs révoqué. Et vous savez, l'un de ceux qui l'ont remplacé était un type du nom de Ponce Pilate.

C'est donc pour cette raison que Joseph a réfléchi à deux fois à l'idée de s'installer en Judée et ses pensées se sont confirmées puisqu'il a été “divinement averti en songe” - dit le verset 22 - “il se retira dans le territoire de la Galilée”. Ensuite, le verset 23. Voici la raison. Il “vint demeurer dans une ville appelée Nazareth, afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen.”

C'est donc le quatrième élément dans les prophéties qui entourent Sa naissance pour prouver qu'Il est né roi. Il devait retourner à Nazareth. A propos, c'était la résidence initiale de Joseph et Marie, n'est-ce pas? Selon Luc 2:4, ils étaient de Nazareth. Ils devaient retourner expérimenter la prédiction des prophètes qui avaient annoncé qu'Il serait un Nazaréen.

Le terme “Nazaréen” - observez à présent ceci – cette assertion, “Il sera appelé Nazaréen.” n'apparaît nulle part dans l'Ancien Testament, d'accord? Observez encore. “Afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par les prophètes:” - au pluriel - “Il sera appelé Nazaréen” Eh bien, si vous cherchez les prophètes qui ont dit cela, vous ne les trouverez pas dans l'Ancien Testament. Vous dites: “Que voulez-vous dire par là?” Ils n'y sont pas. Nous n'avons aucune trace de cela dans l'Ancien Testament. Il n'est marqué nulle part qu'un quelconque prophète ait jamais dit cela.

Certains tentent de connecter cela à Esaïe 11:1 où Christ est dit être une branche netser, ce qui en hébreu, et ils disent netser et Nazareth – il s'agit d'une mauvaise connexion. Ça ne le fait vraiment pas pour moi. Ce n'est pas une bonne étymologie. Par ailleurs, la question des prophètes, au pluriel, reste à régler. Cela ne peut pas être uniquement Esaïe 11:1. Cela me semble si obscur que ça ne pourrait jamais constituer une connexion.

Cependant, Matthieu déclare “les prophètes”. Vous dites, “Eh bien, comment expliquez-vous cela?” Très simple. C'est très simple à expliquer. Les prophètes l'ont dit. C'est juste que cela n'avait jamais été écrit dans l'Ancien Testament avant et ce n'est que Matthieu qui en fin de compte l'a mis par écrit. “Eh bien,” dites-vous, “mais il dit que les prophètes de l'Ancien Testament l'ont dit. Ont-ils dit des choses qui n'ont pas été écrites?” J'espère que cela ne vous bouscule pas trop. Oui. Au fait, il y a beaucoup de choses qui ont été énoncées de manière significatives et qui n'ont pas été écrites dans l'Ancien Testament.

Par exemple, Jude verset 14: “C'est aussi pour eux qu'Enoch, le septième depuis Adam, a prophétisé en ces termes : Voici, le Seigneur est venu avec ses saintes myriades”. Enoch l'a dit. Vous voulez savoir quelque chose? Il ne l'a pas dit dans l'Ancien Testament. Cela ne s'y trouve pas. Comment sait-on qu'il l'a dit? Parce que Jude l'a dit. Comment est-ce que Jude savait? C'est parce que Jude était quoi? Inspiré par le Saint-Esprit de Dieu.

Vous savez qui a dit qu'Il serait un Nazaréen? Les prophètes l'ont dit. Cela n'a juste pas été écrit avant ici. Mais vous voulez savoir ce qui est beau? Matthieu ne donne même pas un brin d'explication. Il se contente de déclarer: “les prophètes ont dit, Il serait appelé le Nazaréen” ce qui me fait penser que cela devait être quelque chose que tout le monde savait que les prophètes avaient annoncé au sujet du Messie. Tout le monde le savait, je crois.

Notre Seigneur, Sa naissance, Bethléem, l'exode en Egypte, le massacre à Rama et un nom de Nazareth. L'endroit était si méprisé – écoutez maintenant – le lieu était si dédaigné que Nazareth et Nazaréen sont devenus synonymes de mépris. Quand quelqu'un vous disait, “Hé, Nazaréen!” c'était un terme de dérision. En fait quand l'église primitive a été établie, les gens avaient l'habitude de s'adresser ainsi aux chrétiens comme une sorte de raillerie ou de moquerie.

Dans Actes 24:5, “Nous avons trouvé cet homme” - disent-il, Paul - “qui est une peste, qui excite des divisions parmi tous les Juifs du monde, qui est chef de la secte des Nazaréens”. C'est employé comme une forme de dérision. Et je pense que c'est une des raisons pour lesquelles la prophétie existe. Bien aimés, l'Ancien Testament a dit et redit que Jésus serait méprisé. Il allait être méprisé. Il allait être dédaigné. Il serait rejeté. Il serait détesté. On allait Le négliger.

C'est ce que dit Psaume 22. C'est ce que dit le psaume 69. C'est ce que dit Esaïe 49. C'est ce que déclare Esaïe 53. C'est ce qu'affirme Daniel 9:26. Le Talmud, les écrits rabbiniques juifs, appellent Jésus: Yeshu Ha-Notzri, ce qui signifie “Le Nazaréen”. Ils ne L'ont jamais appelé le Bethléemite, jamais, bien qu'Il y soit né. On ne L'a jamais appelé comme ça. Ils L'appelaient le Nazaréen, parce que c'était moqueur.

Jérôme rapporte la prière de la synagogue dans laquelle les chrétiens sont maudits comme Nazaréens. Ils disent: "Qu’ils soient effacés du Livre de la vie et ne figurent pas avec les justes, ces Nazaréens". Si Jésus avait été élevé à Bethléem, s'Il avait grandi à Jérusalem, Il n'aurait pas été méprisé de la même façon. Mais Dieu a dit qu'Il serait méprisé, et être de Nazareth vient intensifier cela. Il fallait que ce soit Nazareth. Nazareth devait Lui fournir le nom de "Jésus de Nazareth" et cela allait Lui octroyer un titre de reproche que Dieu avait prévu d’avance. Il a été méprisé, rejeté et finalement tué. Le Nazaréen.

 

Voyez-vous, chaque lieu est vital pour le personnage de Jésus-Christ. Matthieu peint une image qui constitue un véritable chef d’œuvre. Michée a dit que le roi viendrait à Bethléem et Il est effectivement venu à Bethléem. Osée a annoncé que le roi passerait par l’Egypte. Il est passé par l’Egypte. Jérémie a déclaré qu’il y aurait des lamentations comme ce fut le cas pour Rachel à Rama autrefois et l'image que Jérémie montre et cela s’est passé ainsi tandis que les mamans pleuraient leurs bébés on loin de la tombe de Rachel à Rama de Bethléem. Et les prophètes d’autrefois ont dit que Son nom serait le Nazaréen et qu’Il serait de Nazareth. Et ce fut ainsi.

 

A chaque niveau, Il a accompli la prophétie qui consolide Son droit à régner. Et c’est ce que dit Matthieu. Voici le roi. Par généalogie, par naissance, par l’adoration, par la jalousie occasionnée par la haine et par l’accomplissement de la prophétie, cet homme est né roi. C’est pour cette raison qu’Il est venu dans le monde. Prions.

 

Père, nous savons que la majesté de Jésus ne constitue pas une majesté peinte. Il ne s'agit pas d'une domination dorée. Il ne s’agit pas d’une comète qu’on pourrait assimiler à une flamme d’une splendeur éphémère. Il s’agit d’une monarchie éternelle. Jésus règne et Il règnera pour toujours et à jamais. Non pas par la force de Son armée, pas au moyen de la multitude de Ses soldats, non pas par la grandeur de Son état terrestre mais en vertu de qu'Il est. Et Père, nous réalisons que rien ne peut L’empêcher d’enfiler sur Sa tête, une couronne après une autre en comparaison avec tous les autres petits monarques qui sont venus et partis.

Seigneur, nous voyons dans l’histoire, trois réactions. La réaction de ceux qui étaient indifférents, qui ont fait comme si de rien n'était : les principaux sacrificateurs et les scribes. La réaction d’Hérode et de ceux qui Lui en voulaient, haïssaient et recherchaient la mort de cet enfant, les antagonistes. Et la réaction des sages, les Mages, qui ont adoré.

 

Et nous savons que ce que Matthieu appelle Israël à faire, en écrivant il y a de cela plusieurs années, et ce qu’il appelle les humains des couloirs de l’histoire à faire c’est reconnaître Jésus comme roi, et non éprouver de l’amertume ou se montrer indifférent.

Et ainsi Père, nous prions pour pouvoir Le voir à nouveau comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs et pour que nous prosternions nos vies à Ses pieds et L’adorions. Nous prions dans Son nom merveilleux et glorieux. Amen.   

FIN

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