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Ouvrez votre Bible avec moi au 9e chapitre de Matthieu. Matthieu, chapitre 9. Nous revenons à notre étude de Matthieu. J’ai longtemps attendu ce retour, parce que j’aime tant le récit évangélique. Il y a plus d’un mois nous nous sommes arrêtés sur le verset 17, et nous reprenons aujourd’hui à partir du verset 18. Et les versets 18 à 26 constituent véritablement une unité. Et pour que vous compreniez l’histoire et la reteniez, que je lise les versets 18 à 26. Et nous passerons quelques séances à parcourir ensemble ce merveilleux récit. A partir du verset 18, Matthieu écrit :

« Tandis qu’Il leur adressait ces paroles, un chef arriva, se prosterna devant Lui et dit : Ma fille est morte il y a un instant ; mais viens, pose Ta main sur elle et elle vivra. Jésus Se leva et le suivit avec Ses disciples. C’est alors qu’une femme qui souffrait d’hémorragies depuis 12 ans s’approcha par-derrière et toucha le bord de Son vêtement, car elle se disait : Si je peux seulement toucher Son vêtement, je serai guérie. Jésus Se retourna et dit en la voyant : Prends courage, Ma fille, ta foi t’a sauvée. Et cette femme fut guérie dès ce moment. Lorsque Jésus fut arrivé à la maison du chef, Il vit les joueurs de flûte et la foule bruyante. Il leur dit : Retirez-vous, car la jeune fille n’est pas morte, mais elle dort, et ils se moquaient de Lui. Quand la foule eut été renvoyée, Il entra, prit la main de la jeune fille, et la jeune fille se leva. Cette nouvelle se propagea dans toute la région. »

J’aimerais attribuer un titre très simple à ce passage : « Le Pouvoir de Jésus sur la Mort ». Voilà de quoi il y est question : la résurrection d’une personne ; et chemin faisant, la guérison d’une femme souffrant d’hémorragies. Et si vous lisez les autres évangiles, vous savez que la raison de cet intermède de guérison est de retarder Jésus jusqu’à ce que la petite fille meure, et que les obsèques aient commencé. Car les autres auteurs racontent que lorsqu’il s’est d’abord approché, l’homme a dit à Jésus : « Ma fille est à l’extrémité de la mort », et au moment où Il y est arrivé, elle était déjà morte et les obsèques étaient en cours. Le Seigneur a ainsi introduit ce joli intermède de la femme souffrant d’hémorragies comme partie du retard afin d’opérer la résurrection. Nous voyons donc la victoire de Jésus sur la mort. Je vois ceci comme un message essentiel ayant trait à un thème décisif. Nous vivons dans un monde moribond où nous faisons tous face à la fatalité de la mort. Nous sommes des humains en décrépitude dans un monde en décrépitude. Notre monde est marqué par la tragédie. Notre monde est marqué par le chagrin. Notre monde est marqué par la tristesse. Notre monde est marqué par la mort. Depuis la Chute de l’homme racontée dans Genèse au chapitre 3, une malédiction pèse sur la terre. Et cette malédiction a plongé la terre et tous ses habitants dans un tourbillon de larmes, de désastres, de douleur, de maladie et de mort. En fait nous affrontons ces choses de manière incessante.

Ce seul mois, dans le passé, disons quatre ou cinq semaines, je connais un ami cher à moi qui est mort de cancer, plusieurs autres amis qui sont rongés par le processus mortel douloureux du cancer. Je connais un jeune homme qui, dans son véhicule, a tué un autre petit garçon de huit ans. J’ai entendu parler d’un chrétien qui conduisait une camionnette sur l’autoroute lorsqu’un autre homme s’est précipité devant lui et a été aplati sur le devant de la camionnette. Au cours du mois écoulé je me suis penché sur plusieurs cercueils : le visage âpre d’un père et d’une mère. J’ai entendu les pleurs et le chagrin. J’ai entendu parler d’une jeune femme, mère de deux petits enfants : cette jeune femme est en train de mourir d’une tumeur au poumon. J’ai vu un jeune homme sortir d’une opération chirurgicale et sentir la douleur quand l’effet de l’anesthésie s’est dissipée. J’ai parcouru les salles de plusieurs hôpitaux. J’ai entendu les plaintes et les gémissements de gens submergés par la douleur et la maladie. J’ai vu des enfants souffrant de leucémie. J’ai parlé au téléphone à un ami Pasteur, qui m’a dit: « S’il vous plait, John, voudriez-vous prier pour ma fille de seize ans ? Elle a subi deux opérations chirurgicales à cœur ouvert, et à présent elle fait une crise cardiaque, et nous avons failli la perdre ». Ce mois, je me suis souvenu qu’il y a un an, une bonne femme et mère dans notre église est morte calcinée. Dimanche dernier j’ai rencontré un homme qui devenait progressivement aveugle, et une dame qui devenait progressivement sourde. Au cours du mois dernier j’ai parlé à un enfant de neuf ans qui a perdu sa mère des suites de cancer, et dimanche dernier j’ai prié avec et pour un homme qui est souffre tellement d’une tumeur au cerveau qu’il est dans constamment sous l’emprise de la douleur. Cela n’est qu’une partie, mais c’est ainsi dans cette vie. Voilà ce que le péché a fait à ce monde. Voilà la malédiction en action.

Est-ce étonnant que Jésus ait réagi comme Il l’a fait quand Il est arrivé au tombeau de Lazare ? Et dans le 11e chapitre de Jean, la Bible dit : « En la voyant pleurer [c’est-à-dire Marie, la sœur de Lazare], elle et les Juifs venus avec elle, [et en allant sur le lieu, ce lieu, c’est la scène funéraire] Jésus fut profondément indigné et bouleversé ». Il y avait une douleur profonde. Il y avait une blessure, et ce n’était pas tant à cause de ce qui était arrivé à Lazare, mais dans l’infini de Sa pensée, Il pouvait étendre Sa pensée sur des milliards d’années pour rassembler toutes les conséquences du péché et sentir la douleur que tout cela apporterait à l’homme. Il est dit qu’Il pleura, et les Juifs dirent : « Voyez comme Il l’aimait ! Et quelques-uns d’entre eux dirent : Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-Il pas aussi faire en sorte que cet homme ne meure pas ? Jésus fut de nouveau profondément ému ». C’était une blessure profonde en Christ, parce qu’Il pouvait voir le pouvoir et la douleur du péché. Dieu ne veut pas qu’il en soit ainsi. Ce n’était pas le plan. Toutes choses dans le monde ont été créées pour le bien et la bénédiction de l’homme, mais l’homme a péché. Et les prophètes de l’Ancien Testament affirment que le péché poursuit son train, et Dieu inversera la malédiction. Dieu redressera tout.

Et nous en venons à la fin d’Apocalypse, dans l’avant-dernier chapitre, et nous lisons ceci: « Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car ce qui existait avant a disparu ». Et Jean a cette vision fantastique du jour où la malédiction prendra fin. Qui peut le faire ? Qui peut inverser la malédiction ? Qui peut détruire la maladie, la douleur et le chagrin, les larmes causées par la mort ? Les prophètes ont annoncé qu’il viendrait un Messie, qu’il viendrait un Prince, qu’il viendrait un Roi qui le ferait. Il aurait le pouvoir de ramener la guérison à la vie. Ainsi lorsque Jésus est venu dans le monde, Il a démontré ce pouvoir. Bien que l’accomplissement de ces prophéties reste à venir, Celui qui les accomplira a suffisamment démontré Sa capacité à le faire, si bien que lorsque Jésus est venu dans le monde, Il a quasiment banni la maladie de la Palestine, comme vous l’avez vu. Il a ressuscité des morts. Il a pardonné le péché. Toutes ces choses qui seront une réalité dans le grand et glorieux royaume à venir, Il les a démontrées là, lors de Sa première venue.

Les miracles de Jésus étaient la vérification de Sa capacité à inverser la malédiction ; la vérification de Son pouvoir d’établir le royaume, car Il avait dit dans Jean, chapitre 5, comme vous vous en souvenez, qu’un jour Il ressusciterait des morts tous ceux qui étaient dans les tombes. Et s’Il doit le faire, Il lui faudra démontrer qu’Il en a pouvoir. Il a donc fait miracles sur miracles pour prouver Son pouvoir. S’il vous fallait seulement suivre la pensée de Matthieu, vous verriez comment c’était extrêmement important pour Matthieu de le signaler. Rentrez en arrière, par exemple ; vous n’avez pas besoin d’ouvrir votre Bible à cet endroit ; si vous pouvez juste écouter, vous aurez le fil. En retournant au chapitre 4, Matthieu écrit :

« Jésus parcourait toute la Galilée ; Il enseignait dans les synagogues, proclamait la bonne nouvelle du royaume et guérissait toute maladie et toute infirmité parmi le peuple. Sa réputation gagna toute la Syrie et on Lui amenait tous ceux qui souffraient de maladies et de douleurs de divers genres, des démoniaques, des épileptiques, des paralysés ; et Il les guérissait ».

Vous allez un peu plus loin dans Matthieu, vous arrivez au chapitre 8 ; et certains d’entre vous se souviendront qu’au 8e chapitre, au verset 16, il est dit : « Le soir venu, on amena vers Jésus de nombreux démoniaques. Il chassa les esprits par Sa parole et guérit tous les malades. Ainsi s’accomplit ce que le prophète Esaïe avait annoncé ». Écoutez maintenant : Il ne les a pas guéris seulement pour leur intérêt à eux, mais afin de démontrer Son pouvoir. Et Il n’a pas guéri tous ces gens parce que tous avaient la foi ; pas par un exercice de l’imagination. Il ne les a pas tous guéris parce qu’ils étaient tous dignes. Il les a guéris tous afin de pouvoir montrer qu’Il pouvait guérir toutes les maladies, que Sa capacité n’avait pas de limite. Chapitre 9, verset 35 : « Jésus parcourait toutes les villes et les villages; Il enseignait dans les synagogues, proclamait la bonne nouvelle du royaume et guérissait toute maladie et toute infirmité parmi le peuple». Et au chapitre 11, verset 5 : « Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres ». C’était donc pour qu’Il démontre qu’Il est Dieu, le Messie, le Roi. 

Maintenant, si vous nous avez suivis dans notre étude de Matthieu, vous savez que c’est le centre d’intérêt de Matthieu. C’est ce que Matthieu veut que nous comprenions – qu’Il est le Roi. Ainsi Matthieu nous a parlé de Son ascendance. Il a la lignée d’un roi. Il nous a parlé de Son arrivée. Il a connu une naissance de roi, fils né d’une vierge. Il nous a parlé de Son adoration. D’autres rois se sont prosternés devant Lui. Il nous a parlé de Son anticipation ; les prophéties de l’Ancien Testament se sont accomplies en Sa naissance. Il nous a parlé de Son héraut royal, Son annonceur, Jean Baptiste. Il nous a parlé de Son affirmation, où le Père a parlé à Son baptême. Il nous a parlé de Son avantage lorsqu’Il a vaincu Satan dans la tentation. Il nous a parlé de Son activité de guérison et de prédication. Il nous a parlé de Son autorité dans Son sermon dans les chapitres 5 à 7 ; et maintenant il nous parle de Son authentification, Son pouvoir de faire des miracles. Et dans les chapitres 8 et 9 nous voyons les miracles de Jésus ; et Matthieu nous présente trois groupes de trois miracles. Au chapitre 8, nous voyons que le premier groupe de miracles avait trait à la maladie. Du chapitre 8, verset 23 au chapitre 9, verset 17, le deuxième groupe de miracles était lié au désordre, tant dans le monde physique que dans le monde spirituel et le monde moral. Et le troisième groupe, et celui que nous allons étudier dans les jours à venir, a trait à la mort. La maladie, le désordre et la mort. C’est le climax. Jésus a le pouvoir de ressusciter les morts.

Maintenant, dans cette section, il y a donc trois miracles. Le premier est en fait un miracle dans un miracle, mais il y a trois miracles distincts. Le premier, la résurrection des morts ; le second, redonner la vie aux aveugles ; le troisième, la parole aux muets. Mais les deux derniers peuvent paraître moins formidables que la résurrection, et vous pourriez poser la question de savoir pourquoi Matthieu inclurait redonner la vue et donner le langage dans une section qui parle de Son pouvoir sur la mort. Et je ne suis pas sûr de pouvoir y apporter une réponse dogmatique, sauf qu’il me semble que ce soit une formidable illustration de la puissance de résurrection de Jésus. Premièrement, Il ressuscite de la mort la personne entière, et ensuite Il montre comment Il peut ressusciter l’ensemble en vous montrant comment Il peut redonner la vie aux parties mortes. Lui qui peut rendre la vue aux yeux morts et redonner le langage à une langue morte est aussi capable de ressusciter les morts, car ce n’est que la somme des parties. Il a donc pouvoir sur ce qui est mort.

Jésus peut-Il vaincre la mort ? Quel message que celui-là ! G. B. Hardy, le scientifique canadien, a une fois dit : « Quand j’ai regardé la religion, j’ai dit que j’ai deux questions. Question N° 1 : Quelqu’un a-t-il jamais vaincu la mort ? Question N° 2 : Si oui, a-t-il frayé un chemin pour que moi aussi, je vainque ? » Il a dit : « J’ai vérifié la tombe de Buddha, et elle était occupée ; et j’ai vérifié la tombe de Confucius, et elle était occupée ; et j’ai vérifié la tombe de Mohammed, et elle était occupée ; et je suis venu à la tombe de Jésus, et elle était [Comment ?] vide. Et j’ai dit : ‘Il y en a un qui a vaincu la mort.’ Et j’ai posé la seconde question : ‘A-t-Il frayé un chemin pour que je le fasse ?’ Et j’ai ouvert la Bible, et Il a dit : ‘Parce que je vis [Quoi ?], vous vivrez aussi.’ » Voilà la question : « Jésus, peux-Tu vaincre la mort ? Est-ce Toi qui peux révoquer la malédiction ? As-Tu, comme c’est écrit dans Apocalypse 1, entre Tes mains les clefs de la mort et de l’enfer ? Si c’est Toi, montre- le nous, démontre-le. » Le même Jésus qui S’est tenu à la tombe de Lazare et a gémi, qui a pleuré avec Marie, était le même Jésus qui a dit à Marthe : « C’est Moi qui suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en Moi vivra, même s’il meurt ; et toute personne qui vit et croit en Moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Oui, Jésus a le pouvoir sur la mort, et vous ne le verrez plus clairement nulle part ailleurs que lorsqu’Il ressuscite cette fille morte dans cette situation.

A présent, prenons quelques notes de base dans notre approche du texte. Il y a un miracle dans un miracle, mais le miracle à l’intérieur du miracle de la résurrection, c’est-à-dire celui relatif à l’hémorragie, fait véritablement partie du miracle de résurrection, car il fournit le retard nécessaire pour que la mort survienne et pour rendre la résurrection aussi dramatique que possible. On a donc vraiment un miracle dans un miracle ; et si je peux en quelque sorte exploiter cette pensée, j’aimerais vous donner un sermon dans un sermon, et j’aimerais que vous compreniez le miracle et la puissance de Christ. Mais en même temps, j’aimerais que vous voyiez, à mesure que nous naviguons dans ces deux choses merveilleuses qui se produisent ici, j’aimerais que vous voyiez, non seulement l’histoire de ce qui s’est passé, mais un sermon à l’intérieur d’un sermon. J’aimerais que vous voyiez comment Jésus traitait avec les gens, parce que nulle part ailleurs qu’ici cela n’est observé si merveilleusement. Toute Sa tendresse, toute Sa sensibilité, toute Sa douceur, toute Son ouverture, toute Sa bonté est ici, toute Sa puissance est ici, toute Sa dynamique est ici, et toute la merveille de Sa majesté est ici. Et on a vraiment un merveilleux aperçu de la façon d’interagir avec les gens, et cela devient un modèle pour nous dans nos rapports avec eux aussi. Retenez le donc pendant que nous progressons.

Je vais à présent utiliser le plan basé sur la façon dont Jésus interagissait avec les gens à travers ce merveilleux récit. Comme je le regarde dès le début même, je vois tout d’abord que dans ses rapports avec les gens, Jésus était accessible. Il était accessible. Verset 18 : «Tandis qu’Il leur adressait ces paroles, un chef arriva. » Arrêtons-nous là. «Tandis qu’Il leur adressait ces paroles ». Quelles paroles ? « Leur ». A qui? Nous devons nous poser ces questions, n’est-ce pas ? A qui parle-t-Il de quoi ? Vous vous souvenez de ce qui se passait ici ? Il avait chassé les démons du fou de Gadara et les avaient envoyés dans un troupeau de porcs. Il avait calmé la mer et la tempête et, croyez-le, cette parole s’est répandue plutôt rapidement. En fait, lorsqu’Il est rentré à Capernaüm, ce petit village à l’extrême Nord da la Mer de Galilée où Pierre vivait – lorsqu’Il est retourné dans ce village après ces incidents incroyables en Gadara, il demeurait dans la maison de Pierre – et les disciples de Jean Baptiste sont arrivés et ont dit : « Pourquoi ne jeûnez-vous pas ? Pourquoi mangez-vous ainsi, vous tous les disciples et le Seigneur ? Pourquoi ne jeûnez-vous pas ? Pourquoi n’observez-vous pas les jeûnes prescrits ? »

Ayant ceci en pensée, nous en venons au verset 8. « Tandis qu’Il leur adressait ces paroles [en réponse aux scribes et aux pharisiens et aux disciples de Jean Baptiste], un chef arriva ». Si je peux stimuler votre réflexion, cela me parle de l’accessibilité de Jésus. Les gens pouvaient L’atteindre. Il était là, je veux dire. Il n’y avait pas de tour d’ivoire. Il n’est pas un guru religieux à six mètres de hauteur entouré de lys. Il n’est pas à un bras de distance. Il ne vit pas dans un monastère. Il n’y a pas de hiérarchie. On n’a pas besoin d’aller chez le troisième vice-président pour qu’il nous mette en ligne. Il se déplaçait parmi le peuple. Il était Dieu dans le monde des hommes. Et, vous pouvez le voir, c’est là l’essence de l’incarnation : « Ce Dieu », comme le dit Jean 1, « a habité parmi [les hommes]. » Il était dans les rues. Il était dans les villages. Il parcourait les routes poussiéreuses. Il était dans les synagogues. Il était dans des maisons, parce que c’était la seule possibilité qu’Il avait de demeurer dans une maison. Il n’en avait pas une à Lui. Il côtoyait les gens dans le temple. Il était accessible.

Un jour plusieurs parents sont venus – dans Matthieu 19 – et ils ont amené plusieurs petits enfants, et ils ont en quelque sorte fait avancer leurs petits enfants pour que Jésus les touche. Les disciples ont dit : « Renvoie ces enfants ». Jésus leur a dit : « Laissez les petits enfants, ne les empêchez pas de venir à Moi, car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent ». Il rassemblait les tout-petits. Il était accessible aux adultes, aux petits enfants. En fait, partout où il allait, il se déplaçait dans une foule. A une occasion, Il a dit : « J’ai compassion de la foule parce que ces gens sont avec Moi depuis trois jours». Vous vous imaginez ? Pensez-vous qu’ils Lui ont posé des questions quand ils sont allés à Lui par la suite? Le feriez-vous ? Pensez-vous qu’ils sont venus à Lui avec tous leurs problèmes ? Le feriez-vous? Je veux dire, si vous saviez qu’il y a Quelqu’un qui avait toutes les réponses. Il conseillait. Il guérissait. Il enseignait. Il était parmi le peuple – Vous imaginez ? – pendant trios bons jours; et Il a dit: « J’ai compassion d’eux ».

Imaginez les conversations, les besoins infinis, les questions interminables. A une occasion, Il avait même dû se retirer sur le Mont des Oliviers pour être seul afin de causer avec le Père ; et il y a eu des moments où Il était même poussé à dire à quelqu’un : « Ne parle de ce miracle à personne », à cause de la pression qui en résulterait. Et Il était là, le Maître du monde, le Créateur de l’univers, le Roi des rois, et le Seigneurs des seigneurs, et Le voilà arpentant la série de collines de la Galilée, les petits enfants courant vers et autour de Lui, et les gens L’interrompant et bavardant. Et Il était là dans les villages, sur le sable, et la rive, et dans une barque sur l’eau, et dans les rues bondées de Jérusalem, et toujours, toujours entouré de gens. Il était accessible. Vous savez ce que j’en apprends ? J’en apprends que Dieu est accessible. N’est-ce pas bon ? Parce que c’est Dieu qui S’affiche ici ; Il était accessible à la foule.

Et à cette occasion précise, il y a deux personnes dans la foule. L’une était un chef, l’autre une femme malade. L’une est aisée et intégrée. L’autre est bannie. L’une était fortunée et l’autre était pauvre. Vous imaginez le mélange qu’il y aurait eu dans une foule comme celle-là ? Les Pharisiens essayaient de Le faire trébucher et de Le duper, Le condamner ; et des gens qui cherchaient seulement à L’analyser et ensuite tous ces gens désagréables, tous les gens qui étaient malades, tous les gens qui étaient anxieux, tous les gens qui étaient des mendiants, qui étaient pauvres, qui étaient des exclus, qui étaient esclaves, qui étaient captifs. Tous les gens désagréables étaient là aussi, cherchant à ce que leurs besoins soient satisfaits. Cela me passionne qu’Il soit accessible aux foules ; qu’on puisse accéder à Lui. Mais que je fasse un deuxième pas. Jésus n’était pas seulement accessible – et si je puis un peu changer le terme –Il était aussi disponible ; et, de ce fait, je ne me préoccupe pas autant de la foule que de l’individu. Il n’était pas seulement accessible en ce que vous pouviez l’atteindre ; Il était disponible en ce qu’Il venait à vous. C’est là une réalité formidable, que Jésus fût sensible à qui se trouvait dans cette foule, et qu’Il se dirigeât vers cette personne dans une véritable disponibilité. Je ne pense pas tant à la foule, comme je l’ai dit. Je pense simplement à l’individu.

Eh bien, regardons encore le verset 18 pour voir ce qui se passe. « Tandis qu’Il leur adressait ces paroles [voici], un chef arriva ». Il est dit, « Voici ». Cela veut dire regardez ça. En fait, c’est une chose saisissante, choquante, incroyable, très remarquable. Qu’est-ce qui est si remarquable ? Eh bien, cet homme était un chef. Marc ajoute: « Il était un des chefs de la synagogue. » Et Luc dit : « Il était rosh ha keneseth », ce qui veut dire qu’il était l’ancien principal de la synagogue ; et il s’appelait Jairus. Vous savez ce que cet homme était. Il était le représentant numéro un de l’institution religieuse à Capernaüm. Il était l’ancien principal, non dans le temple de Jérusalem, mais dans la synagogue à Capernaüm.  

Or les synagogues étaient bien dirigées par les anciens. Ils étaient les dirigeants spirituels. Ils contrôlaient l’administration en place. Ils devaient coordonner et veiller à ce que tout se passait bien, tout le culte public. Ils étaient des hommes d’une grande influence, et il y avait plusieurs anciens dans leur groupe. Ils élisaient quelqu’un pour être le chef, qui devait présider, qui devait superviser, qui devait nommer le prédicateur et celui qui priait et celui qui donnait lecture de la loi ; et ils étaient responsables de l’administration de la synagogue. Et lui, c’est le monsieur numéro un. C’est l’institution religieuse incarnée: et, si vous avez la moindre connaissance sur les évangiles, vous savez que l’institution religieuse était quasiment la mort opposée à Christ. Ils L’ont combattu avec acharnement, et toute Sa vie durant. Et ce monsieur était considéré comme l’incarnation de ce système, et il se peut même qu’il ait été pharisien. On ne sait pas, mais il subissait beaucoup de pression de la part de ses pairs pour être un religieux traditionnel juif fidèle ; et c’est lui qui vient à Jésus. On aurait pu s’attendre à ce qu’il vienne et déclare : « Bien, Monsieur, c’est moi l’ancien principal de la synagogue. J’aimerais Te parler. Pourrions-nous, s’il Te plaît, avoir une conversation en privé ? » Ce n’est pas ce qu’il a fait. Il ne s’est pas du tout protégé. C’est incroyable. Regardez le verset 18. Il « arriva, se prosterna devant Lui ». En grec le terme se prosterner signifie tomber la face contre terre devant quelqu’un et soit baiser ses pieds, baiser le pan de son vêtement, ou baiser le sol devant lui. Or on a ici quelqu’un d’hérétique, ce Jésus ; et les pharisiens en ont après Lui ; et l’institution religieuse en a après Lui ; et ce monsieur fait ce qui ne se faisait dans cette culture qu’à l’endroit de la divinité, quelqu’un qui était divin, quelqu’un qui était inhumainement saint…ou un roi qui avait déclaré être divin en fait. On ne faisait pas cela à des humains à moins qu’ils ne soient d’une certaine façon surnaturels.

Je trouve formidable que Matthieu choisisse d’employer le terme se prosterner. Il l’emploi treize fois, parce qu’il convient à un roi, n’est-ce pas ? L’homme s’est prosterné. Mais qu’est-ce qui a poussé cet homme à le faire ? Comment pourrait-on faire faire une telle chose à quelqu’un comme lui ? Je vous le dis. Très facile. Verset 18. Vous savez ce qu’il Lui a dit? « Ma fille est morte. Ma fille est morte. » Mais le récit de Matthieu est bref. Celui de Luc est plus long, et celui de Marc est plus long ; et les autres auteurs de l’évangile nous racontent que la première fois que l’homme a parlé à Jésus, il a dit : « Ma petite fille est sur le point de mourir. ». Et plus tard, il a été informé qu’elle était morte, et il a dit à Jésus qu’elle était morte. Matthieu se contente de tout condenser, laissant de côté certains préliminaires ; et, à ce niveau, Matthieu dit simplement: « Ma fille est morte il y a un instant ». Et les autres évangélistes nous disent que la petite fille avait douze ans ; et dans la culture juive douze ans un jour signifiait qu’on était une femme. Pour un homme, c’était treize ans un jour, et c’est pourquoi on a bar-mitsvah. Nous avons toujours su que les femmes nous devançaient, n’est-ce pas ? Douze ans un jour. Elle venait d’atteindre l’entrée dans la féminité. Elle venait de fleurir. Douze années de soleil étaient devenues l’ombre de la mort. Vous savez pourquoi il est venu ? Il ne s’est pas soucié de la pression sociale. Il ne s’est pas soucié du prestige. Il ne s’est pas soucié de l’institution religieuse. Sa fille était morte, et il n’y avait pas en lui de ressources pour s’occuper de cela ; et je crois que Dieu avait œuvré déjà dans son cœur, parce que sa foi est incroyable. Il dit : « Viens, pose Ta main sur elle et elle vivra ». Il n’y a pas l’ombre d’un doute là-dessus, n’est-ce pas ? Il a ravalé sa fierté. Il a tourné le dos à la pression sociale. Il a dit au-revoir à l’institution religieuse, et il est venu à Jésus, et il est tombé la face contre terre et a probablement baisé Ses pieds.  

Que je vous dise maintenant deux choses au sujet de cet homme. Numéro un : Il avait un besoin profond ; et voilà pourquoi les gens viennent à Christ. Vous n’avez pas de besoin, vous n’allez pas venir. Récemment un homme m’a dit : « Je n’ai pas besoin de Christ ». Eh bien, si vous n’avez pas besoin de Christ, vous n’allez pas venir ; et nous devrions prier pour que vous ayez besoin de Lui. Nous devrions prier que vous ayez un besoin profond, que vous connaissiez la douleur, que vous connaissiez le désespoir, que vous connaissiez la perte de toutes vos ressources ; cela vous amènerait à Christ. Il me parait que dans sa tête il croyait déjà en la puissance de Christ. Il était probablement intimidé par Christ ; mais peut-être était-il resté hésitant jusque-là ; mais maintenant que sa fille était mourante et finalement morte, il est venu en désespoir de cause. Son motif n’était pas totalement pur. Il n’est pas venu juste à cause de la merveille que Jésus Christ représentait. Il n’est pas venu juste parce qu’il éprouvait quelque grand amour pour Christ. Il est venu parce qu’il souffrait, et il souffrait profondément, et il connaissait une douleur qu’il n’avait jamais connue dans sa vie. Il y avait une souffrance qui était comme – pas semblable à autre chose, et il n’y avait pas de soulagement. C’était si définitif. Il avait le cœur littéralement brisé. C’est les gens qui ont des besoins qui viennent, et c’est pourquoi l’évangile est prêché avec succès aux pauvres, aux malades, aux faibles, aux humbles, aux captifs et aux prisonniers. Il est donc venu et – quoique sa foi fût faible, son motif était un tout petit peu égoïste – Jésus était disponible.

J’ai parlé de son besoin. Permettez que je prenne une minute pour parler de sa foi. C’est la deuxième chose qui l’a fait venir. Il croyait vraiment que Jésus avait le pouvoir de faire cela; et c’est une foi formidable. Savez-vous que si vous retournez au chapitre 8 par exemple, il y avait un centenier qui avait dit que son serviteur était malade de paralysie à la maison ? Vous vous en souvenez ? Et le centenier a dit : « Dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. » Et Jésus a dit : « Même en Israël Je n’ai pas trouvé une aussi grande foi. » Cet homme avait une foi assez grande pour croire que Jésus pouvait guérir son serviteur par une parole. Si c’était la plus grande foi qu’Il avait vue en Israël, quel genre de foi est-ce que de croire que Jésus pouvait imposer la main à un mort et le ressusciter des morts alors que cela ne s’était jamais fait ? Ceci surpasse cela. Cet homme a une foi formidable. Elle est même meilleure que la foi de Marthe. Marthe a dit à Jésus: «Oh, si seulement Tu avais été ici lorsqu’il était malade, Tu aurais pu faire quelque chose ; et maintenant il est mort, c’est trop tard. » Elle ne croyait même pas en la puissance de la résurrection. Je crois que cet homme avait la foi pour être racheté. Et je crois qu’avant que le jour ne s’achève, il est entré dans le royaume de Dieu.

Et le Seigneur ajoute même un autre petit miracle qui est vraiment formidable dans une certaine mesure. Jésus dans la grande foule, et un autre miracle se produit, et Jésus n’est même pas impliqué dans ce miracle. C’est involontaire. Il dit : « J’ai senti une force sortir de Moi. » Et Il regarde tout autour et dit : « Qui est-ce ? » Dieu a fait cela pour retarder le déplacement vers la maison, pour s’assurer que la fille serait morte. Comment Jésus a-t-Il répondu à son besoin et à sa foi ? Verset 19. J’aime ça. Le Grec dit que Jésus S’est levé tout d’un coup et l’a suivi. S’est levé tout d’un coup et l’a suivi. Il n’a pas dit : « Bon, tu sais, J’ai telle réunion très importante ici avec toute cette multitude, et Je ne sais pas du tout comment Je vais pouvoir partir discrètement. En fait, il y a beaucoup de malades ». Il S’est levé tout d’un coup et l’a suivi.

Quelquefois le Seigneur veut bien que nous satisfassions le besoin individuel. Philippe tenait ces grandes réunions, des foules de personnes venaient, vous savez. Un grand réveil, des gens sauvés, et Philippe prêchait partout. Là, je ne sais pas si le Seigneur l’a juste choisi contre son gré ou non, mais la Bible dit dans Actes, que « le Seigneur choisit Philippe », wshhhh-pbpbt, et l’amena à Gaza : « J’ai une personne que Je veux que tu rencontres », dit-Il, et voici arriver un eunuque sur son char, et il le conduit à Christ. Et ensuite lorsque tout était fini, le Seigneur le reprit et le renvoya par le Saint Esprit là où il était avant de venir. Il y a des moments où un besoin énorme se pose dans la vie d’un individu. Jésus : toujours était toujours sensible à cela. Que dit Jean 6 :37? « Je ne mettrai pas dehors [Qui ?] celui qui vient à Moi. » Il est accessible à la foule. Il est disponible pour l’individu. Puis-je céder à votre pensée une fois de plus, ce matin du moins, et dire que Jésus était aussi touchable ? Non seulement accessible et disponible, mais nous nous rapprochons à présent.

Regardez le verset 20 : Jésus est cette fois allé chez Jaïrus, ainsi que les disciples : verset 19. Et Marc et Luc nous disent que la multitude a fait pareil. Cette masse humaine commence ainsi à se déplacer en direction de la maison Jaïrus, et il y a une grande bousculade et une grande foule qui se pressait autour de Lui. Des questions fusaient, et tout ce qui suivaient toujours. « C’est alors, [encore, encore, saisissant, choquant, étonnant] qu’une femme qui souffrait d’hémorragies depuis 12 ans s’approcha par derrière et [Vous n’allez pas le croire] toucha le bord de Son vêtement. » Vous vous demandez : « Cela est-il mauvais ? »

Et bien, en principe les femmes ne touchaient pas les hommes en public ; et le terme « toucha » ne signifie pas toucher simplement. Il signifie saisir. C’est le même terme qui est employé dans Jean 20, vous vous en souvenez, où Marie voulait toucher Jésus. Il est écrit qu’elle a touché Jésus, et Il a dit : « Ne Me retiens pas, car Je ne suis pas encore monté vers Mon Père. » Ce qu’elle a fait, c’était de s’accrocher à Lui ; et Il a dit : « Tu ne peux pas t’accrocher à Moi. Je dois retourner au Ciel et envoyer le Saint Esprit. Tu ne peux pas Me retenir ici. » Et cette femme a touché, a saisi et a tenu fermement.

Vous vous dites : « Mais était-ce mauvais ? » Eh bien, elle avait un problème, vous voyez. Elle « souffrait d’hémorragies depuis 12 ans. » Une fille âgée de douze ans et une femme souffrant d’hémorragie depuis douze ans. Jaïrus avait une petite fille. Elle lui avait procuré douze ans de bonheur. Cette femme avait connu douze ans d’ombre. Douze années de rire. Douze années de larmes. Une interruption qui devient une opportunité. Maintenant, qu’est-ce que c’est que de souffrir d’hémorragies ? Eh bien, en somme, pendant douze ans, cette femme n’arrêtait pas de saigner, peut-être du fait d’un fibrome dans son utérus, quelque chose qu’on traiterait facilement aujourd’hui par la chirurgie. Mais elle était perpétuellement impure, incapable d’y faire face. Luc déclare que « Personne n’avait pu la guérir. » Incurable. Marc dit : « Entre les mains de plusieurs médecins, elle avait dépensé tout ce qu’elle possédait … mais était allée empirant. » Luc n’aurait pas dit cela parce qu’il était médecin. Du point de vue juif, on ne pouvait rien imaginer de pire que d’être une femme souffrant d’une perte de sang. C’était humiliant, plus que tout, sauf peut-être la lèpre. Par exemple, cette perte de sang survenait très communément en Palestine ; et le Talmud, codification juive de la loi, a prescrit onze traitements différents à essayer pour ce problème. Certains étaient comme des tonics et des choses à base de plantes et des astringents et je ne sais s’ils étaient efficaces ou non ; mais il fallait passer par tout cela, et puis, plusieurs d’entre eux étaient superstitieux. Par exemple, je vais vous donner une ou deux illustrations dans cet ensemble. L’un était qu’on devait porter les cendres d’un œuf d’autruche dans un sac en lin pendant l’été et les transvaser dans un sac en coton en hiver. Un autre, qui est bien pire, était qu’il fallait porter sur soi un grain d’orge qui avait été retrouvé dans les excréments d’une ânesse blanche. Et là, c’est vraiment étrange. Or, c’était ce genre de choses superstitieuses qui se faisaient pour essayer de résoudre ce genre de problème. Mais l’horreur de la maladie était due à ce qui avait été dit dans Lévitique 15 :25-28. Suivez la lecture. C’est la loi de Dieu communiquée à Israël :

« La femme qui aura un écoulement de sang pendant plusieurs jours en dehors de ses règles, ou dont les règles dureront plus que d’habitude, sera impure pendant toute la période de son écoulement, comme pendant ses règles. Tout lit sur lequel elle couchera pendant la durée de cet écoulement sera comme le lit de ses règles et tout objet sur lequel elle s’assiéra sera impur comme lors de ses règles. Si quelqu’un les touche, il sera impur. Il lavera ses vêtements, se lavera dans l’eau et sera impur jusqu’au soir. »

Ce que Lévitique a dit, c’était que : « C’est une femme impure qui a un écoulement de sang. Tout lit qu’elle touche est impur. Tout objet sur lequel elle s’assiéra sera impur. Tout vêtement qu’elle portera sera impur, et quiconque la touchera sera impur. » Elle était par conséquent excommuniée de la synagogue. Elle était répudiée par son mari. Elle était isolée de toutes relations humaines. Pendant douze ans cette bonne femme a vécu dans un isolement total, pour ne pas parler des histoires religieuses compliquées par ce problème. Jamais autorisée à aller au temple. Jamais autorisée à aller à la synagogue. Elle n’était plus capable de passer du temps avec son mari ou sa famille. Triste femme et elle a touché Jésus. Pourquoi ? Les mêmes deux raisons : elle avait un besoin profond et elle croyait. Elle avait un besoin profond. En fait, elle avait perdu tout sens de la propriété. Il y avait là un désespoir. Les gens disent souvent : « Tu sais, j’aimerais bien venir à Christ, mais je ne vais certainement pas me rabaisser et entrer dans cette sale là-bas. » Très bien. C’est simplement que vous n’êtes pas assez désespéré. Lorsque vous serez désespéré, si la porte n’est pas ouverte, vous la renverserez à force de frapper. Il y a un certain désespoir. Cette femme était là, et il est dit qu’elle a touché le bord de Son vêtement.

Dans l’Ancien Testament, dans Nombres 15 :37-41 et Deutéronome 22 :12, il était demandé aux juifs de marquer leurs vêtements avec des zizith. C’est un terme hébreu. En fait, cela se traduit dans l’Ancien Testament par frange. Kraspedon est le terme grec, et il signifie en vérité un gland. Et ils faisaient ceci : ils tissaient du fil bleu sur leur vêtement ; et ils avaient quatre glands de couleur bleue, un bleu clair, sur leur vêtement ; et ces glands étaient tissés selon une certaine configuration, avec des fils d’un certain genre, sept fois tout autour et huit fois, et il y avait ces différents chiffres qui revêtaient une importance. Mais l’essentiel, sans entrer dans les détails, c’était que les fils étaient joints pour représenter la Parole de Dieu, la fidélité, la loyauté à la Parole de Dieu et la sainteté envers l’Eternel. Cela afin que chaque fois qu’un juif se rendait quelque part, le monde sût qu’il appartenait à Dieu. Chaque fois qu’il retirait ses vêtements ou les portait, il voyait ces choses et elles lui servaient de rappel. On trouve encore un peu de cela aujourd’hui. Certaines personnes ont une petite croix, par exemple, qu’elles arborent, ou un signe de poisson ; et chaque fois qu’on portait ou on regardait cela, c’était en quelque sorte un rappel de celui à qui on appartenait. Voilà ce que cela représentait pour eux.

Evidemment, c’était à l’époque le signe de la sainteté envers l’Eternel. Et dans Matthieu 23 :5, il est dit que « les pharisiens allongeaient les leurs. » En fait, ils pensaient que plus votre gland était long, plus vous étiez saint. Il est intéressant de savoir qu’au moment où les juifs étaient persécutés en Europe, ils les portaient toujours, mais ils les portaient sur leurs sous-vêtements ; et dans l’ère contemporaine, on les voit encore sur le châle de prière d’une église orthodoxe juive ; de petits glands bleus.

Probablement dans le dos du Seigneur, ils se bousculaient un tout petit peu pendant qu’Il avançait dans la foule ; et il est dit que cette femme, et c’est vraiment intéressant, au verset 21 – regardez ça – il est dit : «Elle se disait [en grec, elle ne cessait de se dire] : ‘Si je peux seulement toucher Son vêtement, je serai guérie.’ » Elle a continué à dire sans cesse en se frayant un chemin et a finalement saisi ce gland. Vous savez ce qui s’est passé lorsqu’elle l’a saisi ? Elle a été guérie instantanément. Et il est dit: « Le Seigneur sentit la force sortir de Lui. » C’était involontaire, parce que tout ce qu’Il faisait, Il le faisait selon la volonté et la puissance du Père, n’est-ce pas ? Il n’y était même pas impliqué. Il a ensuite dit: « Qui M’a touché ? » Avant qu’Il ne le sache en tant qu’homme, elle était guérie.

Si on reconstitue tout le récit, c’est la guérison qui est d’abord survenue, immédiatement quand elle s’est agrippée ; et vous savez ce qui s’est passé ? Cette foule et ce mouvement vers la maison de Jaïrus, et subitement, lorsque cette femme a empoigné le gland, Il y a eu comme un arrêt sur image, et tout se dérègle ; et on ne voit que deux personnes : cette femme-là et Jésus. Et les autres évangiles nous racontent qu’Il a dit : « Qui M’a touché ? » Et les disciples ont réagi : « Tu rigoles ou quoi ? Qui T’a touché ? Les gens essaient de s’agripper à Toi partout. Regarde-les partout… ». « Non », a-t-Il dit, « il y avait quelqu’un de spécial. J’ai senti la force sortir de Moi. Qui était-ce ? »

Elle avait la foi, n’est-ce pas ? Elle a dit : « Si je peux seulement toucher cette chose-là. » Vous vous dites : « Mais ce n’est pas quelque chose de vraiment mature. » Non, c’est presque de la superstition, n’est-ce pas ? C’est presque magique. Vous vous dites: « Eh bien, le Seigneur ne va certainement pas réagir à ça. » Ecoutez, une foi semblable à un grain de sénevé déplacerait une montagne. Le Seigneur peut prendre, le Seigneur peut prendre une foi inadéquate comme celle de cet homme, qui est plutôt égoïste, et Il peut prendre une foi inadéquate comme celle de la femme qui est plutôt superstitieuse, et Il la déplace de là pour en faire une foi qui sauve. Il ne pouvait pas laisser partir cette femme, sinon tout ce dont elle se serait souvenue aurait peut-être été la superstition. Il fallait qu’Il la tire dans la richesse d’une relation. Je ne crois pas qu’elle ait vraiment été guérie par sa foi. Je crois qu’elle a été guérie par la souveraineté de Dieu. Dieu a choisi de la guérir. Jésus a seulement dit qu’Il avait senti la force Le quitter. Jésus a guéri des foules de personnes qui n’avaient pas de foi. Vous vous dites : « Eh bien, on dit ici que sa foi l’a guérie. » Oh ! C’est différent. Vous dites: « Qu’entendez-vous par différent ? » Vous êtes prêts pour cela ? Il est dit que « Sa foi l’a guérie », et le terme qui exprime la guérison, iaomai, qui est le bon terme pour guérison. Vous savez ce qui est employé ? Sodzo : ce terme signifie être sauvé. Sa foi l’a quoi ? Sauvée.  

Jésus a fait des miracles partout, guéri tout le monde et toute chose, mais Il n’a sauvé que ceux qui avaient la foi. Il a guéri ceux qui n’avaient pas de foi. Le serviteur du centenier n’avait certainement pas de foi, comme nous l’avons vu antérieurement. Non, ce que je vois ici, c’est l’emploi d’un terme unique ; et en passant Matthieu, Marc et Luc emploient tous ce terme sodzo, qui signifie être sauvé. Je pense qu’il y a un élément rédempteur dans sa foi. Oh ! Elle voulait seulement s’accrocher ; et c’était, c’était quelque chose de superstitieux en quelque sorte. Jésus ne voulait pas en rester là. Il l’a sortie et Il l’a sauvée. Le chef avait un motif déplacé; c’était égoïste. Et quant à elle, elle avait une foi déplacée; c’était la superstition. Et Jésus les a cependant rachetés les deux. C’est comme l’homme qui a dit: « Je crois [Seigneur], viens au secours de mon [Quoi ? mon] incrédulité. » Retire-moi de là où je suis avec mon peu de foi et déplace-moi vers la foi qui sauve. Vous voyez que Jésus connaissait toujours la différence entre la bousculade de la foule imprévisible et l’empoignade de l’âme pleine de foi. Il connaissait la différence ; et Il a perçu cela lorsqu’elle L’a touché. Jésus est accessible. N’est-ce pas formidable ? Il est disponible. Il est touchable. Je n’ai cessé de le dire ce matin :

Toute ton anxiété, tous tes soucis,

Amène-les devant le propitiatoire – dépose-les là-bas.

Aucun fardeau qu’Il ne peut porter.

N’est-ce pas vrai ? Il te prend de là où tu es. Il y a encore beaucoup plus à dire au sujet de cette histoire. J’ai à peine commencé. Mais je ne saurais envisager une meilleure fin pour aujourd’hui que de vous rappeler que Jésus est accessible et disponible et touchable. Mais il y a deux choses – écoutez bien – qui vous amèneront à Lui : l’une, c’est un besoin profond, un sens du désespoir par rapport à votre situation ; et la deuxième c’est une grande foi. Croyez-vous ? Avez-vous regardé votre vie, et vous avez vu qu’elle est en deçà de ce qu’elle devrait être, et vous voulez étendre le bras ? Regardez quelqu’un la transformer. Ecoutez ces paroles :

Comme elle, cher Seigneur, moi aussi, je veux venir,

Malade, taché par le péché, seul au milieu de la foule,

Je n’ose pas dire dans toutes leurs oreilles

Les désirs qui sont connus de Toi.

Au secours, au secours, Eternel miséricordieux, seul Ton œil

Peut érafler les collines des années passées.

Tout secours humain est vain, mais Toi, Tu

Peux guérir mes blessures et essuyer mes larmes.

Oh, Dieu, si seulement je peux toucher

Ta vertu salvatrice âme à âme,

Ensuite, advienne que pourra, que tous les hommes sachent

Que Jésus Christ m’a guéri.

On pouvait Le toucher. Il est disponible. Il est accessible. Il est Dieu agissant dans ce monde, vivant, pour toucher votre vie. Baissons la tête en prière.

Oh, notre Père, que nous sommes reconnaissants que Tu sois venu dans le monde ; que Tu aies dressé ta tente parmi les hommes ; que Tu ne sois pas le dieu des déistes qui ont plié bagages et sont partis, laissant tout se désintégrer ; qu’un jour la malédiction soit inversée. Un jour il n’y aura plus de douleur et de chagrin et de maladie et de larmes et de mort. Et, Seigneur, merci de le démontrer. Merci pour Ta puissance pour nous ressusciter, et merci pour tout ce que nous avons appris sur Ta façon d’œuvrer avec les gens. Merci d’être un Dieu à qui nous pouvons venir, un Dieu qui vient à nous, un Dieu qu’on peut toucher avec les sentiments de nos infirmités, qui Se fait du souci, qui est sensible, qui aime, qui a compassion. Ceux d’entre nous qui ont perçu leur besoin profond sont venus à Toi avec foi et ont été rachetés ; et nous prions pour ceux qui sont rassemblés en ces lieux et qui ont encore ces besoins à satisfaire, qui ressentent la douleur, la blessure, et qui ne sont pas encore venus vers Toi. Qu’il y ait un tel sens de désespoir qu’il n’y ait plus où se tourner. Puisses-Tu prendre leur foi simple et l’amener à la floraison d’une foi qui sauve. Seigneur, rends-nous reconnaissants. Comme nous l’avons tantôt entendu dans la chanson, nous savons que Tu es mort, et nous savons que Tu es ressuscité. Puissions-nous dire aux autres, qui doivent le savoir, que Tu es disponible pour eux, pour leur donner la vie abondante et éternelle. Nous prions pour ces choses au nom de Jésus. Amen.

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