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18/11/84, soir

Ce soir, nous revenons à Romains, chapitre 12, pour étudier les versets 9 à 21. Nous avançons dans l’étude de ce merveilleux passage sur les devoirs du christianisme pratique. Nous devons avancer petit à petit car il y a tant de choses liées à ce que l’apôtre Paul a à dire.

De temps en temps, j’aime lire des biographies de chrétiens du passé, je pense que je connais bien le christianisme du présent. Je ne sais vraiment pas comment il sera dans l’avenir. Mais j'aime regarder en arrière et voir les parallèles ou les comparaisons que je peux apprendre chez les autres. Je sors alors certaines de mes anciens volumes qui contiennent soit des illustrations ou des biographies de personnes qui ont vécu dans les années passées afin de voir qui les faisait réagir et comment ils marchaient avec le Seigneur, ce qu'ils ont appris, comment ils vivaient et ainsi de suite. Il m'est arrivé de lire la vie d'un homme de Dieu magnifique, très gracieux et précieux du nom de Robert C. Chapman qui a vécu il y a bien longtemps en Angleterre. Je suppose qu'aujourd'hui, personne ne le connaît plus. Il était ami avec un homme nommé J. N. Darby qui était un des grands précurseurs des frères de Plymouth. En fait, beaucoup d'entre vous qui venez de ce milieu ont lu de nombreux écrits de Darby. Il a grandement influencé C.I. Scofield qui est à l'origine de la Bible Scofield et de beaucoup d'autres choses : la mission d'Amérique du Sud, le séminaire de Dallas et beaucoup d'autres choses viennent de cet homme. Mais Chapman était un homme intéressant, un ami de Darby. Il a écrit à un moment donné que le but de sa vie, voyant que beaucoup prêchaient Christ sans le vivre, était de le vivre. Darby disait de lui : « Il vit ce que j'enseigne. » Quelle recommandation ! « Il vit ce que j'enseigne. » Il y a un autre homme de Dieu dont j'aime lire la vie et les écrits, particulièrement ce qu'il a écrit sur les paraboles. Son nom est William Arnonot A-R-N-O-N-O-T. On disait d'Arnonot : « Son enseignement est bon. Ses écrits sont meilleurs. Sa vie est encore meilleure. » Cela devrait être le cas pour chacun d'entre nous. C'est correct, que nous vivions ce que nous avons appris, et que le meilleur soit ce que nous vivons. Pourquoi ? Parce que plus que toute autre chose, le christianisme est un style de vie. Le christianisme est un style de vie. Le Christianisme est une façon de vivre. C'est un modèle de vie. C'est un principe de vie. Notre relation avec Dieu n'est pas juste si ce principe de vie n'est pas présent. Elle ne peut pas l'être.

Nous arrivons donc à Romains chapitre 12, versets 9 à 21, un passage très pratique sur la façon juste de vivre, sur le mode de vie écrit. Il s'agit d'un passage pratique, plus que tout autre passage dans l'épître aux Romains. C'est très simple. C'est très facile à comprendre. Il y a très peu à faire pour vous aider à mieux comprendre, car ce qui est dit est si évident. Tout ce que je peux faire, c'est essayer d'enrichir, d'agrémenter et d'exhorter. Mais le style de vie auquel Paul nous appelle est anormal. Ce n'est pas naturel. Dans un sens ce n'est pas humain. Ce n'est pas naturel pour les personnes qui ne sont pas régénérées. Ce n'est pas normal pour ceux qui ne sont pas régénérés. Ce n'est pas quelque chose que les êtres humains peuvent faire de leur propre initiative, avoir ce genre de vie. Il s'agit d'un style de vie surnaturel. Ce style de vie ne peut se produire que sous l'impulsion de l'Esprit de Dieu. Seules les personnes qui vivent selon les 11 premiers chapitres de Romains, peuvent vivre comme le chapitre 12 les appelle à vivre. Parce que jusqu'à votre sanctification, jusqu'à ce que vous veniez à connaître Jésus-Christ et Son Esprit enraciné en vous, jusqu'à ce que le principe de vie de Dieu demeure dans votre âme, il est impossible de vivre de cette façon. Ainsi, tout ce que nous avons appris dans les 11 premiers chapitres et dans la première partie du chapitre 12 à propos de notre engagement revient à nous préparer à vivre de cette façon. Et comme nous l'avons souvent dit pendant toutes nos années de ministère ici, à Grace, toute théologie a pour but ultime que vous vivions à la gloire de Dieu. Toute doctrine doit aboutir à un devoir approprié et à un service approprié.

Écoutez le texte de 2 Corinthiens, chapitre 7 et verset 1 et voyez si la vérité qu’il exprime ne vous est pas familière. « Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. » Ce qu’il dit ici est simplement ce que Paul dit de façon très brève. « Ayant donc de telles promesses, bien-aimés. » Autrement dit, à cause de tout ce que Dieu nous a promis, voici ce que nous devons faire en retour. « Purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant » voici la chair et l’esprit, « en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. »

Regardez dans Éphésiens chapitre 2 un instant et vous trouverez la même chose. C’est un passage très connu. Il parle dans le verset 4 de Dieu qui est « riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés. » Dans le verset 5, il nous a « rendus vivants avec Christ » par grâce, Il nous a sauvés. Verset 6 « il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ. » Il a décidé par Sa grâce souveraine de montrer toute la richesse de cette grâce par bonté pour nous au travers de Jésus-Christ. Par grâce, nous sommes sauvés, par la foi. C’est un don de Dieu. Ainsi, tout cela Dieu l’a fait. Le verset 10 dit : « Car nous sommes Son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. » Autrement dit, notre salut est supposé nous amener à vivre dans une certaine justice, un certain style de vie.

Un jeune homme de la marine est venu à notre service ce matin. Il avait entendu parler de notre ministère sur nos cassettes et nos livres, et il avait hâte de venir. Il a dit: « Je veux vous poser une question très importante pour moi : Comment sait-on si on est vraiment chrétien, et que ce n'est pas un état émotionnel passager qui a eu lieu à un moment donné dans le passé ? Comment peut-on vraiment savoir ? » Et j'ai répondu : « Le moyen, tu sais, le seul moyen est de regarder ta vie et de voir ce qui est là. C'est la seule façon de savoir. Et si vous avez connu la justification, c'est à dire de se mettre en règle avec Dieu, alors vient la sanctification. C'est à dire un schéma vivant de justice et de sainteté. Et même si vous ne voyez pas tout ce que vous voudriez voir, vous voyez que c'est là, et c'est l'expression du désir le plus profond de votre cœur. » Donc, nous qui avons reçu toute la grâce de Dieu, nous avons reçu cela afin de pouvoir vivre dans l'obéissance d''une vie sainte afin de montrer le chemin à d'autres qui mène à Lui, et que vous puissions Le louer et ainsi être transformés d'enfants des ténèbres en enfants de lumière, passer de ceux qui servent le diable à ceux qui servent Dieu. Vous voyez, lorsque vous vivez une vie selon Dieu, vous honorez Celui qui vous a transformé et vous attirez d'autres vers Celui qui vous a transformé. Et Il reçoit la gloire. Vous êtes aussi béni par votre obéissance, et vous Le glorifiez pour la bénédiction que vous avez reçue. Le Seigneur vous a donc rachetés pour vivre un certain style de vie, pour vivre un christianisme pratique.

Maintenant regardez dans l'épître aux Philippiens. Je veux vous amener à faire un test pendant un instant. Ce passage est souvent mal compris et a peut-être apporté de la confusion pour certains d'entre vous lorsque vous l'avez lu. Dans Philippiens, chapitre 2, verset 12, nous lisons ceci. « Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, mettez en œuvre votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent. » Maintenant, certaines personnes nous ont dit que cela signifie que nous devons travailler à notre salut. Autrement dit, nous participons à notre salut. Et certaines personnes ont été déroutées par ce que ce verset dit : « mettez en œuvre votre salut », alors que nous venons de lire dans Ephésiens, chapitre 2 : « Ce n’est point par les œuvres » que nous sommes sauvés. Est-ce une contradiction ? Est-il dit à un endroit qu'il ne s'agit pas d'œuvres et à un autre endroit qu'il faut y travailler ? Que dit vraiment ce verset gênant ? Eh bien revenons à Philippiens afin de prendre un bon départ. Retournons au chapitre 1, verset 27. Il dit ceci: « Seulement », et c'est une exhortation unique, la plus importante, « conduisez-vous d’une manière digne de l’Evangile de Christ, » Vous voyez ce qu'il dit ici ? Si vous prétendez avoir été racheté par l'Evangile, alors vous conduite devrait le montrer. « Conduisez-vous », dit-il aux Philippiens, « d’une manière digne de l’Evangile de Christ, afin que, soit que je vienne vous voir, soit que je reste absent, j’entende dire de vous », ou si vous préférez de votre style de vie, « que vous demeurez fermes dans un même esprit, combattant d’une même âme pour la foi de l’Evangile » et ainsi de suite. Autrement dit, « regardez, si vous êtes vraiment sauvé, laissez votre conduite montrer si je suis présent ou pas. » Ou bien, « que ce soit si authentique et si vrai que cela n'a pas besoin d'être confirmé par ma présence. Qu'il en soit ainsi, que je sois présent ou non, que votre conduite soit en accord avec l'Evangile. »

Remarquez le verset 5 du chapitre 2. Paul dit : « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ. » Soyez comme Christ, pensez comme Christ. Ayez l'attitude d'humilité que Christ avait. Puis il décrit cela, n'est-ce pas ? Dans les versets 6 à 11. C'était une attitude d'humilité. Il ne pensait pas qu'il fallait s'attacher à tout prix au verset 6 à être comme Dieu. « Mais il s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et il a paru comme un vrai homme, (2-8) il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. » Il s’est humilié, Il s’est humilié pour nous. Et le verset 9 dit : « C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. » Il dit donc : "Que votre pensée soit celle qui était en Christ. C'était un état d'esprit d'humilité. C'était un état d'esprit de soumission. Que cet état d'esprit soit en vous ! Nous arrivons maintenant au verset 12 qui dit : « Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, mettez en œuvre votre salut avec crainte et tremblement. » Dans le contexte, je pense que ce qu'il veut dire ici est très clair. Écoutez: « puisque vous appartenez à Christ grâce à l'Evangile ». Comme le dit le chapitre 1, verset 27 : « puisque vous appartenez à Christ grâce à l'Evangile », deuxièmement, puisque Christ, par son humble obéissance vous a donné l'exemple de la façon dont vous devez vivre, dans l'obéissance humble à Dieu. Puisque Christ vous a montré la récompense de cette obéissance, versets 9 à 11. Christ est obéissant dans les versets 5 à 8, 6 à 8, et Il est récompensé dans les versets 9 à 11, n'est-ce pas ? Il s'est humilié et Dieu l'a exalté. Puisque vous appartenez à Christ, car Il est votre exemple, puisque vous voyez ce qu’arrive à celui qui obéit, implicitement, que je sois là ou pas. Ils ont été obéissants à Philippes, mais sans doute leur obéissance s'appuyait-elle fortement sur Paul. Lorsqu'il était présent, il donnait le rythme. Quand il était présent, il enseignait. Il exhortait. Il édifiait. Il aidait. Il confrontait. Il répondait à leurs questions. Il résolvait leurs problèmes. Il démêlait leurs dilemmes. Mais qu'est-ce que tu leur dis ?

Et la même chose dans le chapitre 1, verset 27 : Maintenant que je ne suis plus là, ne soyez pas moins obéissants. Vous avez toujours obéi en ma présence. Maintenant, continuez à obéir en mon absence. De la même façon. Pour que cela ne dépende pas de ma surveillance, laissez cela venir de l'intérieur. Et que ce soit, et voici l'une des choses les plus importantes, à la fin du verset 12 « avec crainte et tremblement. » En d'autres termes, parce qu'obéir est une chose si sérieuse, faites-le avec crainte et tremblement. Non pas par crainte de moi ou en tremblant à cause de moi, mais de Dieu, avec révérence, de tout votre cœur, humblement, docilement, vous obéissez. Et voici qu'il dit : Continuez, « Mettez en œuvre votre salut. » Qu'est-ce que cela signifie ? Cela signifie simplement par de grands efforts, par le désir constant de plaire à Dieu, par le dévouement constant à l'Esprit de Dieu et par l'obéissance à la parole de Dieu, vous travaillez sur ce qui est déjà où ? En vous ! Autrement dit, tout ce qu'il voit est que le salut qui est en vous doit être visible à l'extérieur.

C'est la vie chrétienne : vivre à l'extérieur ce qui est déjà à l'intérieur, et c'est une grande parole d'encouragement. Au verset 13, quand il dit : « car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. » Dieu agit à l'intérieur pour faire Sa volonté et accomplir Son bon plaisir et le laisser paraître à l'extérieur. Nous sommes donc supposés vivre à l'extérieur ce que nous sommes à l'intérieur. C'est une autre façon de dire ce que nous avons vu dans 2 Corinthiens 7:1 et Ephésiens chapitre 2, verset 4 à 10. Puisque Dieu a fait toutes ces choses ! Puisque vous avez vu l'exemple de Jésus-Christ, celui qui obéit est exalté. Puisque vous avez obéi en ma présence, continuez à obéir en mon absence et faites-le avec crainte et tremblement car vous considérez la sainteté de Dieu et travaillez sur l'extérieur ce qui est à l'intérieur. C'est la norme de la vie chrétienne. Nous sommes supposés vivre à l'extérieur ce que nous avons à l'intérieur, afin que les gens qui ne l'ont pas le désirent, n'est-ce pas ? Et Dieu sera glorifié. Maintenant, qu'est-ce que cela signifie ? Vous vous dites : D'accord. Je suis prêt à me purifier et à vivre comme je devrais vivre. Je veux travailler à l'extérieur le salut qui est à l'intérieur. Que pensez-vous que je dois faire ?

Eh bien, cela nous ramène aux Romains, chapitre 2, et c'est là que nous allons trouver les tâches pratiques qui constituent la vie chrétienne. Maintenant, souvenez-vous, il nous a déjà donné une base doctrinale. Il nous a déjà appelés à un engagement total dans les versets 1 et 2. Il nous a déjà encouragés à utiliser nos dons spirituels dans les versets 3 à 8. Donc d'abord, nous devons être sauvés. Ensuite, nous devons être totalement engagés. Ensuite nous devons être dans le ministère de nos dons spirituels. A la suite de cela, nous commençons à vivre la vie chrétienne pratique qu'il a décrite, à partir du chapitre 12, verset 9 et jusqu'au chapitre 15. Il a beaucoup de choses à dire sur la vie pratique. Maintenant, il commence avec une liste de courses, juste rapidement à partir du verset 9. C'est comme s'il avait tracé un cercle, comme nous l'avons vu la dernière fois et le cercle s’agrandit de plus en plus pour inclure une autre catégorie ou un autre groupe d’idées. Le premier cercle commence par nous et nous avons regardé cela la semaine dernière avec le verset 9. Il commence avec trois attitudes basiques pour la vie chrétienne. L’amour doit être sans hypocrisie. La caractéristique qui domine doit être quoi ? L’amour ! Mais quel genre d’amour ? Un amour vrai ! C’est la marque d’un chrétien. Jean 13 :35 : « A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres”. Il y a de la foi, de l’espoir. Il y a de l’amour et dans 1 Corinthiens 13 nous lisons que le plus grand des trois, c’est l’amour. Ainsi l’amour est ce qu’il faut chercher en priorité, un vrai amour qui vient de Dieu, sans hypocrisie, sans tromperie.

Deuxièmement, il dit de haïr le mal, d’avoir une forte aversion pour le péché. Et troisièmement, de s’attacher fortement, ou d’être fixé comme de la colle à ce qui est bien. Or c’est la première phase du cercle, c’est ce qui nous entoure directement. Ce sont trois choses qui devraient être vraies de notre vie. Nous aimons sincèrement. Nous haïssons le mal. Nous nous attachons à ce qui est bien. Mais, en arrivant au verset 10, le cercle s’élargit un petit peu pour entourer une autre dimension, plus seulement moi personnellement, mais la famille de Dieu. Dans cette deuxième section, les versets 10 à 13, une partie de ce qu’il dit s’appliquera directement à la famille. Une partie reviendra pour s’adresser à moi, en tant qu’individu. Lorsque le cercle s’élargit, il n’exclut pas le sujet précédent. Il l’englobe un peu plus largement. Donc en regardant à la phase 2 du cercle nous le voyons s’élargir pour inclure la famille chrétienne, tout en incluant des questions qui concernent directement ma propre vie. Remarquez au verset 10, voyez par quoi il commence : « Par amour fraternel soyez pleins d’affection les uns pour les autres. » C’est la première déclaration concernant le cercle plus large, qui inclut la famille chrétienne. L’amour fraternel les uns pour les autres, ‘pleins d’affection’ parle de nous dans la relation interne au corps de Christ. Or les mots « pleins d’affection » ne sont qu’un seul mot. C’est un mot très intéressant en grec, qui nous aide, si nous comprenons le mot, à comprendre ce qu’il veut dire. C’est la combinaison de deux mots. En fait les deux mots veulent dire amour. On pourrait le rendre par : « soyez affectueusement aimants. » Mais, pour bien saisir la richesse de son sens, les deux mots sont philos ou phileō, ce qui est un amour chaleureux, affectueux. Et le second mot est storgē. Le mot est philostorgē. Le second mot, storgē, à la base est l’amour naturel, familial. C’est le mot, par exemple, utilisé dans 2 Timothée, où Paul dit à Timothée, que dans les derniers jours, les gens seront sans affection naturelle. Ce qu’il veut dire est qu’il y aura une décadence dans les relations d’amour normal à l’intérieur des familles, dans les relations d’amour normales et naturelles. Or philostorgē combine les deux mots, storgē, qui est un amour naturel, pas un amour suscité par le désir, pas un amour suscité par la beauté ou une personnalité attrayante, mais l’amour naturel qui existe dans une famille, un amour normal, naturel, de parenté, opposé à l’amour qui est généré par l’attrait, la personnalité, la beauté, la luxure, le désir, les circonstances ou quoi que ce soit de cet ordre. C’est simplement l’amour familial normal. C’est magnifique qu’il l’utilise ici parce qu’il dit que dans la famille chrétienne, nous devrions avoir un amour familial du genre phileō. Et phileō parle de l’affection chaleureuse de l’amour.

Ainsi, nous devrions nous distinguer par un amour naturel que nous partageons avec tous les croyants. Je pense que vous l’avez vécu. Je sais que je l’ai souvent, très souvent, vécu. Je peux aller dans un environnement où je ne connais personne. Et si on y aime le Seigneur Jésus Christ, il ne faut pas beaucoup de temps pour ressentir un sens réel d’un amour unique. Il y a un lien commun qui transcende la culture, le temps, le lieu, les évènements et les circonstances. Même si nous n’avons pas d’histoire, ni aucune connaissance commune quant à notre style de vie, à nos goûts ou aversions, il existe un sens d’affection immédiate avec quelqu’un qui appartient à la famille de Dieu. L’avez-vous ressenti ? Je suis sûr que oui. Ce doit être une sorte d’amour affectueux démonstratif. Nous devons avoir de l’amour pour ceux de la famille. Je redis que ce n’est pas un amour suscité par de l’attirance. C’est un amour qui est donné à quiconque appartient au même Sauveur, au même Seigneur, au même Père. C’est pourquoi dans Matthieu 18, notre Seigneur dit : « En aucune circonstance vous ne devez regarder de haut, kataphroneō, mépriser, ou estimer quelqu’un appartenant à la famille de Dieu comme inférieur à vous-mêmes. » Parce que nous sommes tous dans la famille. Il devrait y avoir une attirance naturelle, une affinité naturelle. Et bien qu’il puisse y avoir quelques taquineries dans la famille quand il est question de se protéger l’un l’autre, pour leur sécurité ou pour venir au secours de quelqu’un, la manière dont nous le faisons est merveilleuse, n’est-ce pas ? Elle est merveilleuse.

Je n’aime pas utiliser des exemples de chez nous, mais je le ferai ici parce que cela s’applique très bien. Mes enfants me disent de ne pas parler d’eux, donc j’essaie de ne pas le faire. Mais elle n’est pas là ce soir, elle est sortie. Donc ça ira. Ne lui dites rien. L’autre nuit, au milieu de la nuit, à la suite d’un match de football, Marc avait mal, comme c’est souvent le cas après un match de foot. Au milieu de la nuit il s’est précipité hors de son lit avec une crampe, et il faisait beaucoup de bruit, et aïe ! Vous savez. Et je peux m’identifier à cela car j’ai déjà eu quelques crampes dans la nuit. Et il avait vraiment mal. Puis la crampe s’est apaisée. Le jour suivant, j’ai dû aller dans sa chambre alors qu’il était parti à l’école et j’ai trouvé une petite carte sur son bureau. C’était intéressant. Je l’ai ouverte. A l’intérieur un rouleau de bonbons était collé, et il y avait une note de sa petite sœur. Cela commençait à peu près ainsi : « Cher Marc, je sais que parfois je suis un petit monstre et que je t’embête. Mais quand je t’entends crier de douleur, je me sens mal, et je voudrais que tu me pardonnes pour tout le mal que je t’ai fait, et je voudrais que tu saches que je t’aime, et que je suis heureuse que tu sois mon frère. Signé : Mélinda. » Alors, vous voyez, peu importe ce qui se passe sur le siège arrière de la voiture lors de longs voyages, lorsque vous essayer d’analyser ce qu’est une vraie relation et vous voyez que quelqu’un pourrait être blessé, vous avez envie de soulager la douleur, n’est-ce pas ? C’est ce qui devrait exister dans les relations familiales.

Et dans Matthieu chapitre 18, Jésus dit aussi : « … celui qui accueille en mon nom un petit enfant comme celui-ci » - quoi ? « m’accueille moi-même. » Moi-même ! Nous avons une famille vraiment merveilleuse que nous devons aimer d’une affection chaleureuse. C’est pourquoi, comme nous l’avons vu il y a quelques semaines, le Nouveau Testament nous exhorte à cinq occasions différentes, à nous saluer mutuellement par un saint baiser, ou un baiser d’amour, parce que nous devons nous identifier de manière démonstrative par l’affection qui appartient à ceux qui ont une affinité familiale, un lien de parenté, dans la communion du Seigneur. J’ai été si ému ce matin – je crois que Dennis McBride me parlait de quelques handicapés qui sont venus dans la classe spécialisée – certains d’entre vous étaient là – et un jeune homme aveugle est arrivé ; il racontait qu’il avait besoin d’un duplicateur pour le Braille. C’est comme un photocopieur, mais il copie en Braille afin qu’on puisse donner la Parole à plus de monde, et il faisait part de ce besoin. Et ils ont répondu : « Si vous voulez donner quelque chose pour ce projet quand l’école du dimanche sera terminée, arrêtez-vous simplement à la porte. » Quand ils ont compté les dons, il y avait 2 100 dollars. Eh bien, je ne sais pas si un seul individu dans cette classe connaissait personnellement cette personne aveugle qui partageait ce besoin, ou peut-être s’il connaissait d’autres aveugles, mais ils avaient un sens étonnant d’affinité, de souci et de sympathie pour les besoins des autres. Et il faut que ce soit le cas. C’est la sorte d’amour que notre Seigneur demande. Ensuite, également, remarquez-le, non seulement le mot philostorgē ou le mot d’affection aimante est utilisé, mais il est dit : soyez ainsi l’un envers l’autre, avec de l’amour fraternel, ce qui est étonnant. C’est phila-delphia. Donc ce qu’il dit c’est soyez affectueusement aimants les uns vis-à-vis des autres avec un amour aimant. Je veux dire, c’est juste un pléonasme. C’est, de nouveau, phila, de nouveau l’affection et adelphos, frère, de nouveau la même idée. Aimez-les comme s’ils étaient intimement associés à vous comme à de la parenté. Donc il utilise deux mots qui expriment l’amour familial dans la même phrase, ce qui en fait une déclaration très forte. Aimez-vous réciproquement comme de la parenté, et aimez-vous réciproquement comme de la parenté, deux fois de suite. Ce n’est pas qu’un amour théologique. C’est une affection, une affection tendre, bonne, attentionnée, compatissante. L’amour pur de ceux qui appartiennent à Jésus Christ.

C’est ce dont Jean parle dans 1 Jean 5, dans cette belle déclaration : « Quiconque croit que Jésus est le Messie est né de Dieu, et si quelqu’un aime un père, il aime aussi son enfant. » Merveilleuse déclaration ! Si vous aimez Dieu, vous aimez ceux qui Lui appartiennent, et il y a une chaleureuse affection pour les frères et sœurs en Christ. C’est pour cela que dans Ephésiens, Paul dit : « Soyez bons et pleins de compassion les uns envers les autres, pardonnez-vous réciproquement comme Dieu nous a pardonné en Christ. » Nous devons être bons, identifiés comme ceux qui aiment. L’apôtre Paul disait aux Corinthiens dans 2 Corinthiens 12 :15 : « …je vous aimerais plus même si vous m’aimez moins. ». C’est l’amour qui doit nous caractériser tous. Lorsqu’il écrit 1 Corinthiens, au 4ème chapitre, il dit : « Voici je vous aime. Vous êtes mes enfants bien-aimés, et en tant que mes enfants bien-aimés, je veux prendre soin de vous. Mais si vous continuez à désobéir, je viendrai avec le bâton. Ensuite, si vous vous ressaisissez, je viendrai dans la douceur. » Vous choisissez. « Mais mon amour viendra à vous, soit chaleureusement dans l’affection et la gratitude pour votre obéissance, ou dans la discipline parce que je souhaite que vous soyez tout ce que Dieu veut que vous soyez. » Voilà la sorte d’amour dont nous parlons. C’est un amour qui confronte. C’est un amour qui prend soin, un amour attentif. Vous direz : « Eh bien, avons-nous réellement cet amour à donner ? » Oui ! Romains 5, nous nous souvenons que l’amour du Christ est quoi ? « L’amour du Christ est déversé dans notre cœur. » Paul écrit aux Thessaloniciens au chapitre 4 et au verset 9, il me semble : « Vous n’avez pas besoin qu’on vous écrive au sujet de l’amour fraternel, car vous avez-vous-même appris de Dieu à vous aimer les uns les autres. » Dieu vous a appris à le faire. Bien entendu il prie que cet amour abonde de plus en plus. Ils savent comment aimer. Cet amour devrait abonder toujours plus. C’est dans Philippiens 1 :9. Donc nous devons aimer d’une affection tendre et gracieuse qui appartient uniquement aux membres de la famille de Dieu.

Ensuite remarquez la seconde partie du verset 10 de Romains 12 : « Par honneur, usez de prévenances réciproques. » Nous allons un pas plus loin. L’amour est le cadre général, et c’est comme s’il frayait son chemin vers une seconde réflexion, qui est de préférer les autres à soi-même, ce qui nous présente un autre ingrédient essentiel dans la vie de famille de l’Eglise, qui est l’humilité. Si nous devons nous aimer également les uns les autres, si nous devons faire cela, si nous devons avoir le genre de compassion nécessaire, Philippiens 2 :1-4 dit : « Si nous devons montrer de la miséricorde envers les gens, nous devons considérer les intérêts des autres comme au-dessus des nôtres. Nous devons préférer les autres. » Cette idée de préférer est une idée magnifique. Elle a le sens de montrer le chemin. Avez-vous compris ? Elle a le sens de montrer le chemin. C’est-à-dire que c’est un exemple. Pour le dire différemment, à la tête du cortège, si vous voulez, être tout devant, en faveur des autres. Autrement dit, nous ne devons pas rester assis et attendre qu’un autre s’occupe de quelqu’un, qu’un autre marque sa préférence à autrui, qu’un autre réponde au besoin de quelqu’un, qu’un autre réponde à la demande de quelqu’un. Nous ne devons pas attendre qu’un autre honore celui à qui l’honneur est dû, qu’il aime celui à qui l’amour est dû. Nous ne devons pas attendre que quelqu’un d’autre s’occupe de quelque chose qui doit être fait au sacrifice de son propre temps, son talent et ses ressources. Mais nous devons conduire le cortège. En d’autres termes, nous devons être les premiers à faire ces choses. C’est l’essence du terme. Nous n’attendons pas mais ouvrons la voie en honorant les autres. C’est ce que signifie préférer les autres, leur apporter l’honneur que nous donnerions à celui que nous estimons supérieur à nous-mêmes. Quelle profonde pensée, quelle profonde pensée! Prompt à honorer, prompt à récompenser, prompt à respecter, prompt à donner de l’amour, prompt à répondre à un besoin. C’est le test le plus véridique que je connaisse. Certains, en revanche, se fâche ou sont jaloux lorsque quelqu’un est honoré, pas vrai ? Ils sont envieux. Mais c’est le contraire qui devrait caractériser un croyant. Nous préférons les autres, nous sommes devant dans le cortège pour apporter de l’honneur aux autres, en répondant aux besoins des autres. Ceci nous amène donc dans un cercle un petit peu plus large, n’est-ce pas ? Cela englobe des attitudes envers la famille de Dieu. Nous pourrions en dire beaucoup plus à ce sujet, mais avançons.

Or dans ce second cercle, qui inclut la famille, nous avons également cette identification. Nous y sommes encore. Donc il insiste plusieurs fois là-dessus pour nous. Et ici, cela devient beaucoup plus personnel. Trois éléments essentiels qui se rapportent à vous et à moi sont donnés au verset 11, et ils sont très, très importants. Le premier, dans la version anglaise King James dit « ne soyez pas fainéants en affaire. » Ce n’est pas une très bonne traduction en termes modernes. Cela aurait pu passer dans la vieille traduction de la Bible utilisée autrefois. Mais actuellement cela ne fait pas passer l’idée. C’est comme s’il parlait des affaires et que le terme avait été utilisé par erreur dans ce contexte. Le terme grec en fait serait mieux traduit ainsi : « Pas paresseux dans le zèle. » Le mot n’est pas « affaires ». Le mot est spoudē, qui veut dire littéralement se dépêcher, en hâte. Je me souviens qu’un des sermons classiques que j’ai entendu un jour d’un prédicateur noir était un sermon sur la hâte. C’était tout son message. Nous devons nous hâter, et il en a parlé longuement, environ 35 minutes, puis il a dit, « Maintenant, que nous nous hâtons, vers quoi nous hâtons-nous ? C’est mon deuxième point. » Et dès le moment où nous avons fini, nous nous sommes bousculés pour sortir. Nous étions si pressés. Je ne sais pas si nous savions tous ce que nous étions si pressés de faire, mais certainement nous étions pressés. Et c’est l’idée ici. Ne soyez pas paresseux dans votre hâte. Vous êtes pressés. Ce point-là de son message fut bien compris. Dans l’ensemble, ce qu’il disait était : « Nous avons à faire le travail du Roi, et l’œuvre du Roi doit être faite pendant que nous pouvons la faire.  Alors qu’il fait jour, nous devons travailler, » comme Jésus disait, « car la nuit vient où l’homme ne peut travailler. »  Il faut faire ce qui doit être fait, et il faut le faire maintenant. Donc ce qu’il dit est : « Ne perds pas ton zèle en te dépêchant. Ne deviens pas paresseux au travail. » La question ici est une question spirituelle. Concernant le zèle spirituel, ne sois pas paresseux. Concernant la hâte et la nécessité d’un engagement rapide et total et la persévérance, ne recule pas. Pour le dire autrement, deux fois dans le Nouveau Testament, Galates 6 :9, et je crois que c’est aussi dans 2 Thessaloniciens 3, autour du verset 13. Tous les deux disent : « Ne nous décourageons pas à » - quoi ? – « faire le bien. » Il faut qu’il y ait de la hâte. Il doit y avoir de l’intensité dans la vie chrétienne. Il n’y a pas de place pour la paresse. Nous pourrions passer beaucoup de temps et revenir au livre des Proverbes faire une étude entière sur la paresse et combien Dieu l’a en horreur. Il suffit de dire à ce stade qu’il n’y a aucune place pour la paresse dans l’œuvre de Dieu. Il n’y a pas de place pour l’indolence. Elle requiert de la hâte, de se dépêcher, un esprit qui avance vite.

Dans Ecclésiaste 9:10, Salomon a donné un conseil très sage. Il dit : « Tout ce que tu trouves à faire, fais-le avec la force que tu as. Car il n’y a pas d’activité … dans le séjour des morts où tu vas. » « Tout ce que tu trouves à faire, fais-le avec la force que tu as. » Dans Matthieu 25 et verset 26, lorsque nous l’avons étudié, il y a longtemps, nous avons rencontré un servant indolent qui avait reçu un talent, et qui était trop paresseux pour en faire quelque chose, il l’avait enterré, et cela lui a coûté l’éternité.

Dans Esaïe, je lisais cette semaine et suis arrivé au verset 10, et dans ce verset, Esaïe attaque les dirigeants d’Israël par ces mots : « Ses guetteurs sont tous aveugles, incompétents. Ils ne sont tous que des chiens muets, incapables d’aboyer, tant ils aiment sommeiller. » Autrement dit, ceux qui étaient censés être les veilleurs spirituels en Israël partaient dormir et devenaient des chiens muets qui n’aboyaient pas quand ils auraient dû aboyer, inutiles comme chiens de garde, aveugles et ignorants, dormant, affalés et aimant sommeiller. Ce que Paul dit ici est que, nous qui sommes dans le ministère de Christ, devons être occupés en tout temps dans un effort maximum pour faire le travail du Seigneur tant que le travail peut être fait. En fait, dans Proverbes 18 :9, il est dit : « Celui qui se relâche dans son travail est frère de celui qui détruit. » Celui qui détruit le plus que je connaisse est celui qui gaspille, non de l’argent, mais quoi ? Du temps. Celui qui gaspille du temps ! Nous devons ne pas être des gaspilleurs de temps.

Dans Ephésiens chapitre 5, Paul dit : « Nous devons racheter le temps. » Dans Hébreux 6 :12, il est dit : « Vous ne vous relâcherez pas. » Ne vous relâchez pas. C’est encore l’idée de paresse et je crains que bien des chrétiens se rouillent alors qu’ils devraient s’épuiser. Je n’ai pas rencontré tellement de chrétiens qui s’épuisent. C’est l’humeur de notre temps. J’ai eu une occasion intéressante de voir un sondage. Le but de ce sondage était de démontrer à quel point des gens travaillaient dur. Ils avaient choisi la classe moyenne travaillant dans l’administration, ou la classe supérieure travaillant dans le monde du business. Le sondage visait à déterminer combien d’heures ils travaillaient en un jour de travail, combien d’heures étaient vraiment productives dans une journée moyenne d’une personne, dans le monde du business, ayant quelques responsabilités en gestion, en supervision. Ce qui veut dire qu’ils ont une certaine liberté de faire ce qu’ils veulent de leur temps. Si vous êtes sur une chaîne d’assemblage, c’est un peu difficile d’imposer combien de temps vous êtes censé travailler et combien de temps vous travaillez réellement sur un jour de huit heures. Mais si vous êtes dans la gestion ou dans les affaires et que vous contrôlez votre propre temps, ils voulaient savoir combien de temps les gens travaillaient réellement et combien était vraiment du temps productif. Et la moyenne au travers des Etats-Unis, sur un jour de huit heures, indiquait deux heures de temps productif. Deux heures de vraie production ! Si vous ne pensez pas que nous vivons dans une société orientée vers les loisirs, vous vous trompez ! Mais vous direz, « Ouais, mais dans ces deux heures, mon vieux, je produis ! » C’est très bien. Et peut-être que vous le faites, et peut-être que c’est suffisant pour maintenir le reste de votre effectif qui travaille huit heures. Je ne dis pas que c’est nécessairement mauvais. Je dis simplement que c’est un état de fait. Et parfois je pense que notre attitude face à cela est transmise dans le christianisme. Je l’ai remarqué même chez les jeunes gens de la faculté, que le mouvement qui prend dans les facultés de nos jours est un allongement du processus de l’éducation. Mais il y a une multitude de raisons pour cela, et je ne veux accuser personne de prendre plus de temps pour terminer ses études en théologie. Parfois il a une épouse et plusieurs enfants, ou la nécessité de travailler à côté pour provoquer cela. Mais il fut un temps où vous entriez au séminaire et trois ou quatre ans plus tard, vous sortiez en ayant fini, et vous faisiez le tout d’un seul coup. L’avantage était l’exercice de la diligence et de la discipline. Je sais que ce fut le cas pour moi. Je suis allé à l’université, ayant passé mon bac à 17 ans, j’ai obtenu ma licence à 21 ans, et mon diplôme de séminaire à 24 ans, juste paf, paf, paf, tout terminé. Je crois réellement que ce fut la meilleure éducation en discipline personnelle. Ce fut le meilleur enseignement pratique pour apprendre la discipline pour toute ma vie, pour apprendre comment agir, persévérer, m’accrocher. Ce qui arrive actuellement est que c’est plus long. Alors, très souvent, des jeunes qui entrent dans le ministère travaillent un petit peu, vont à l’école pour un temps, font la cour à leur fiancée, jouent un peu au tennis, ont un petit peu de temps libre. Ensuite ils vont au séminaire et finissent dans une église, où ils doivent être discipliné et faire la même chose tout le temps. Et ils ne peuvent pas le faire. C’est presque impossible. Donc il n’est pas inhabituel de les voir supprimer le culte du dimanche soir parce qu’ils ne savant pas se discipliner pour la préparation. Et comme je vous l’ai mentionné il y a quelques temps, lorsque des gens me demandent quelle est la clé pour le ministère, et que je leur réponds, « c’est rester assis sur ta chaise jusqu’à ce que ton travail soit terminé, » ils pensent que ce n’est pas spirituel. Mais, dans un certain sens, c’est vrai. Il est nécessaire d’avoir un réel zèle enthousiaste dans l’œuvre du Seigneur.

J’ai entendu parler l’autre jour d’une dame de notre Eglise qui a enseigné une classe d’école du dimanche de petites filles pendant 18 ans, pas les mêmes petites filles, en passant. Il en vient de nouvelles constamment, vous savez. Mais dans le même groupe, je ne sais pas si c’était des fillettes de 8 ou 9 ans, peu importe, pendant 18 ans. C’est magnifique. Y rester attaché et ne pas se relâcher à bien faire. C’est donc ce qu’il veut dire lorsqu’il dit : « Ayez du zèle et non de la paresse. » Avancez, continuez à la tâche. L’un des secrets est d’être responsable. Quelqu’un me dit si souvent : « Comment vous forcez-vous à étudier ? » Et je réponds : « Je ne me force pas à étudier. Ceux qui viennent le dimanche font cela. » Je veux dire, de quoi cela aurait-il l’air si je venais ici en disant : « Voilà, les amis, je n’ai pas terminé mais je pense que mon sermon sera prêt d’ici mardi. Pourriez-vous revenir ? Non, non, non ! En fait lorsque j’enseignais un cours à la faculté, une fois je leur ai dit, un peu en passant, vous devrez rendre votre copie vendredi. Je leur avais donné à peu près trois semaines pour écrire un texte. J’avais dit : « ce sera pour vendredi. Je voudrais l’avoir vendredi. Donc vendredi est arrive, et à peu près la moitié de la classe a rendu sa copie, et l’autre moitié a dit : « Nous l’aurons lundi. » J’ai dit : « Non, vous obtiendrez un 3. » Ils ont dit : « Oh, nous n’avons pas pensé que vous seriez aussi sévère que ça ! » J’ai dit : « Je ne suis pas sévère, j’ai juste dit, pour vendredi. C’est tout. » « Mais j’ai eu ceci, et cela, et … » « C’est tout ce que j’ai dit, vendredi. » Ils ont dit : « Mais pourquoi ? » J’ai répondu : « Parce que vous ne pouvez pas arriver dans votre église le dimanche en disant : « Je pourrais prêcher si vous me donnez encore quelques jours ! Mieux vaut que vous l’appreniez maintenant ! » Comme l’un de mes professeurs me disait, je ne pourrais jamais être pasteur, parce que je n’arrive pas à décider quel passage traiter avant le dimanche de chaque semaine. Il y a certain grain de vérité là-dedans qui est bien utile. Mais lorsque vous avez une classe ou une responsabilité, c’est là que c’est utile de l’avoir. Vous pouvez avoir une sorte de ministère flottant, vous savez, faire les choses quand vous en avez envie. Mais plus vous vous attachez à un ministère quelque peu exigeant sur votre temps, plus vous êtes poussé au zèle et à la diligence dans la préparation. Donc c’est un principe très important.

Maintenant, lié à cela, au verset 11, se trouve le principe d’être « fervent d’esprit. » Or, c’est très bien car vous pouvez ne pas être paresseux, mais vous pouvez avoir une mauvaise attitude. Vous pouvez dire : « Ok, je vais le faire parce que ça doit être fait, mais c’est clair que je n’aime pas ça. J’aimerais sortir de toute cette affaire. » Non ! C’est – j’aime ça. Le mot « fervent » signifie bouillir de chaleur, bouillir. Et l’esprit est l’esprit humain, votre propre personne intérieure. Et ce qui est dit est : « Soyez un croyant en ébullition. » Je veux dire, être constamment bouillant, brûlant d’envie d’y aller, tout sauf tiède ou froid. La vie chrétienne devrait être remplie d’enthousiasme, de zèle, d’excitation, de joie, d’effort absolu.

Je me souviens avoir lu un article, en fait je l’ai pris avec moi pour partager quelques extraits. Son titre était : « Devenez enthousiastes. » Et il disait, au début, « Je viens de parler avec Lorraine et quand elle est partie, je me sentais comme le nid d’oiseau de l’an dernier, tout creux et embrouillé. » Vous avez rencontré des gens comme ça, n’est-ce pas ? Je suis sûr que oui. Des millions et des millions ! C’est si fréquent. En fait ils menacent de devenir une épidémie nationale. Qu’est-ce qui leur arrive ? Ont-ils de gros problèmes ? Pas plus que le citoyen moyen. Malades ? Non ! Ecrasés par le chagrin, le remords, ou la peine ? A peine ! Alors qu’ont-ils ? La plaie la plus ancienne au monde, ils manquent d’enthousiasme. Je crois que tout a commencé là. Je pense que ce peut être vrai. Nous pouvons nous décourager à bien faire. Nous pouvons perdre notre zèle et notre excitation et notre enthousiasme et c’est bien dommage. La vie chrétienne a besoin d’être remplie de cette énergie, cette émotion, cette verve, cette dynamique qui avance, non seulement engagée à faire sa tâche et à ne pas paresser, mais bouillante dans l’esprit pour agir, enflammé !

Il y en avait beaucoup de ce genre dans les Ecritures, mais il y en a un qui vient à l’esprit, et il est décrit par la même phrase. C’est au 18ème chapitre des Actes. Ne cherchez pas, je ne vais que le lire. On parle d’Apollos, un certain Juif qui était éloquent, et versé dans les Ecritures, l’Ancien Testament. Il était instruit quant à la voie du Seigneur et, plein de ferveur, la même chose. Il était fervent d’esprit. C’était un homme dont l’esprit ne cessait jamais, il ne ralentissait jamais, était agressif, enthousiaste, avait un esprit enflammé, une ferveur spirituelle. Henry Martyne, le fameux missionnaire qui alla en Inde, disait : « Mais laissez-moi me consumer pour Dieu. » L’apôtre Paul disait qu’il n’arrêtait jamais. Il disait : « Je cours pour gagner la course. Je frappe pour atteindre mon adversaire. » Il disait : « Je fais tout ce que je peux, soumettant mon corps, » 1 Corinthiens 9. Il dit : « Je prêche et j’enseigne et j’avertis tout homme pour que je puisse présenter tout homme parfait en Christ, » Colossiens, chapitre 1. Je veux dire, il était tout simplement un ouvrier infatigable et zélé. Il était poussé à cet effort non seulement extérieurement, mais pour tout il avait un esprit fervent. C’est ce que j’aime voir, des chrétiens enthousiastes, enflammés.

Et cela nous amène à un troisième principe personnel ici au verset 11. Non seulement ne devons-nous pas être paresseux dans notre zèle, mais nous devons être bouillants dans notre esprit, prêts à partir, enflammés, bouillants à déborder. Mais tout ceci en » servant le Seigneur ». C’est presque comme si ces phrases modifiaient ‘servant le Seigneur’. Nous devons ne pas être paresseux dans notre zèle. Nous devons être fervents d’esprit, alors que nous servons le Seigneur. Je vois des gens qui peuvent s’enthousiasmer pour beaucoup de choses. Je vois des gens s’exciter pour les choses qu’on vend au marché. Ils s’excitent pour de nouvelles maisons, de nouvelles voitures, de nouveaux vêtements. Je vois des gens être tout feux tout flammes lors de matchs de football, de baseball, de basket, et agir comme de parfaits idiots, enthousiastes pour beaucoup, beaucoup de choses. Je vois des gens tomber amoureux, vous savez, et vous voyez sonner toutes les cloches. Vous observez ces gens, et vous savez, ils ont tous les signes, ils sont tous pris là-dedans. Cela contrôle absolument chaque instant de leurs heures de veille, et en dormant, ils rêvent de celle qu’ils aiment. Et ils sont enthousiastes à ce sujet. Et nous sommes tous tombés amoureux, et fait cette expérience. Nous savons comment c’est. Je suis encore amoureux et je le comprends. Cela s’est un peu calmé. Je ne suis plus aussi gaga que je l’étais, pour le dire en langage familier. Je suppose que c’est parce que c’est installé en un amour profond, riche et magnifique. Mais nous savons tous ce que c’est, lorsque les étincelles et les cloches et toutes ces choses surviennent, et que nous sommes si enthousiastes à propos de cette sorte de relation, au point que tout le reste du monde disparaît. Et je me demande si nous n’avons qu’une fois expérimenté cela en termes de service du Seigneur Jésus Christ. Quelle émotion, que c’est excitant! C’est difficile à étouffer. Ça devrait l’être. Il faudrait que ça déborde tout simplement. Et c’est pour server le Seigneur que nous sommes ici-bas.

Lorsque Paul a écrit toute cette épitre, n’a-t-il pas dit cela ? Chapitre 1, verset 8 : « Tout d’abord je dis à mon Dieu par Jésus Christ toute ma reconnaissance au sujet de vous tous, parce que dans le monde entier on parle de votre foi. Dieu, que je sers de tout mon cœur en annonçant l’Evangile de son Fils, m’est témoin que je fais sans cesse mention de vous dans mes prières. » Il aimait l’idée de servir le Seigneur. J’aime cette idée également. J’ai peine à croire que Dieu m’ait donné ce privilège. Je dois me pincer de temps à autres pour être sûr que c’est réel. Je ne sais pas pourquoi Dieu permet ce privilège merveilleux, émouvant et glorieux. Le sens de satisfaction dans le service de Christ dépasse toute autre satisfaction que le monde peut offrir. Nous sommes appelés à servir le Seigneur et à Le servir avec hâte, avec zèle, Le servir avec un esprit fervent, enthousiaste, plein de joie et d’excitation. Et si vous ne pouvez pas Le servir ainsi, le problème ne vient pas du lieu où vous servez. Le problème est dans votre propre cœur. Le problème ne vient pas d’un logement inadéquat, ni d’autre chose. Le problème est en vous. Il est en vous ! Servir le Seigneur est si magnifique. Permettez que j’enrichisse votre compréhension à ce propos. Dans ce chapitre, il y a trois mots différents pour ‘service’. Le premier est au verset 1 : « …votre culte raisonnable, » la fin du verset 1, le mot est service. C’est le mot latreuō, qui en est la forme verbale. Latreuō signifie un service d’adoration respectueux. C’est le genre de culte d’adoration, le service d’une crainte respectueuse, l’offrande de nous-mêmes à Dieu comme un prêtre apporterait un animal. Puis vous remarquerez au verset 7, il parle de service, de se consacrer à son service et c’est le mot diakoneō. Celui-ci se rapporte au service pratique, le service aux tables. Nous servons le Seigneur comme des prêtres qui apportent une offrande en un service révérencieux. Nous servons le Seigneur comme des serviteurs servant à table, faisant des tâches basiques, simples qui sont des tests, tout ce qui doit être fait. Mais ici au verset 11, le mot est douleuō, qui est un troisième terme dans ce chapitre à pouvoir être traduit par service. C’est le service intense de l’esclavage. C’est un service d’esclave. L’accent mis ici est que nous nous considérons comme esclaves de Christ, étant totalement à Son service, n’ayant aucun autre maître, et accomplissant ce service avec enthousiasme, excitation, empressement et zèle. Paul sait que ce niveau de vie ne sera pas facile. Il n’est pas facile parce que vous aurez de l’opposition. Lorsque vous allez servir le Seigneur avec enthousiasme, que vous servez le Seigneur avec zèle, que vous servez le Seigneur d’un cœur tout entier consacré à cela, que vous voulez réellement donner tout ce que vous avez, vous aurez quelques problèmes, n’est-ce pas ? Parce que vous irez à contrecourant d’un système impie, alors ce sera difficile.

Donc il ajoute trois exhortations supplémentaires au verset 12, et nous allons les voir puis nous arrêterons là. Tout d’abord, il dit : « Réjouissez-vous dans l’espérance. » Écoutez, personne n’a jamais pleinement servi le Seigneur, personne n’a jamais servi le Seigneur de tout son cœur sans avoir été constamment conscient d’une espérance pour l’avenir. Parce que lorsque vous servez le Seigneur de tout votre cœur, des choses commencent à arriver qui vous font espérer en l’avenir, pas vrai ? Cela en fait partie. Cela nous maintient en marche. Nous investissons tout ce qu’il y a dans cette vie et nous rencontrons de l’opposition, nous rencontrons de l’indifférence, nous rencontrons de l’apathie, nous voyons nos propres faiblesses et nos propres échecs. Parfois nous faisons des erreurs et nous devons ramasser les morceaux. Ainsi tout au long de notre service pour le Seigneur, peu importe à quel point nous sommes enthousiastes ou que nous sommes consacrés, il y a toujours dans notre cœur l’espérance du jour où tout notre service sera achevé et tout sera fait de la manière qu’il faudra. L’espérance de choses meilleures est l’inspiration de joie dans le chrétien qui sert. Je sers parce qu’un jour je veux me présenter devant le Seigneur et entendre : « C’est bien, bon et fidèle serviteur. » Je sers parce que le jour viendra - vous vous souvenez de 1 Corinthiens 15 ? Il est dit : « La trompette sonnera, … et nous serons changés en un clin d’oeil, » et nous dirons : « O mort, où est ta victoire, o mort, où est ton aiguillon ? » (Colombe) On parlera de la victoire et de la résurrection. Il est dit au verset 58, après tout cela après la résurrection future, « Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, progressez toujours » - en quoi ? – « dans l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur. » (Colombe) Autrement dit, nous servons comme nous le faisons parce que nous savons ce qui va arriver à l’avenir. Nous servons de tout notre cœur ici-bas parce que nous savons qu’il y aura une récompense éternelle et un dividende éternel et nous aspirons à cela. Nous l’espérons. Nous tendons à cela. Comme dans Romains 8, nous attendons la rédemption du corps. Nous attendons la manifestation des enfants de Dieu. Peu importe que le monde soit sombre, peu importe que la tâche soit dure, et parfois elle peut-être très dure, nous attendons la gloire future. Nous attendons le moment où le Roi viendra pour prendre les Siens avec Lui et les récompenser, et tout leur travail est fait et ils se reposent de leurs œuvres. Et notre ancre est que ce jour vient, que le travail est fait. Vous savez, si nous n’avions aucune espérance de cela, ce serait vraiment un monde lugubre, de devoir servir encore et toujours, et constamment sembler perdre, et ne jamais réussir à faire tout ce que vous devriez faire à cause de votre propre faiblesse, et ne jamais voir les résultats que vous escompteriez recevoir, et ne pas pouvoir regarder au loin en disant : « Mais un jour tout sera comme c’est censé être. Un jour la lumière se lèvera sur le Royaume du Seigneur Jésus Christ. Un jour le travail sera terminé et nous nous reposerons de notre travail, et nous jouirons d’un repos éternel en présence de Christ. » Ecoutez, nous devons regarder vers l’avant, nous devons savoir que ce jour va venir. Et parce que nous le voyons, nous nous réjouissons dans cette espérance. Nous nous réjouissons dans cette espérance. Nous ne pouvons pas toujours nous réjouir dans le service ici-bas, parce que nous sommes bouleversés par la défaite, c’est vrai. Pour tout ce que je vois qui est bon, je peux aussi voir beaucoup de choses qui ne le sont pas. Pour tout ce qui arrive, cela m’émeut qu’il y ait des choses qui ne sont pas arrivées encore ; cela me pèse. Mais je me réjouis dans l’espérance future. A cause de cela, le verset 12 dit que nous pouvons « être patients dans nos détresses. » Le mot patient veut dire endurer, supporter. Nous pouvons endurer sous la pression. Nous pouvons rester fermes sous le test, parce que nous savons ce qui vient. Nous pouvons endurer les problèmes, thlipsis, la pression, c’est le mot pression. Nous pouvons supporter la pression, en servant le Seigneur, et tendant vers l’espérance. Parce que nous voyons ce qui arrivera à l’avenir, nous nous réjouissons. Nous nous réjouissons ! Nous devons traverser des moments durs. Nous devons endurer la douleur. Nous devons endurer le rejet. Nous devons supporter l’animosité. Nous devons endurer la lutte contre Satan et ses démons et toutes ces choses qui défient ce que nous voulons faire pour la gloire de Dieu. Mais ce n’est pas la fin, car un jour il y aura une victoire éternelle. C’est là qu’est notre espérance. C’est ce qui nous donne de la joie et qui nous permet de tenir sous la pression. Et alors que nous sommes là-dessous, le verset 12 dit : « Nous persévérons » - en quoi ? – « dans la prière. » Nous persévérons dans la prière ! Je crois que l’une des raisons pour lesquelles le Seigneur maintient la pression est afin de nous garder en communion avec Lui. Le croyez-vous ? Si vous ne passez pas du temps à communier avec le Seigneur, cela peut être parce que vous n’êtes pas sous pression et vous n’êtes pas sous pression parce que vous n’êtes pas dans le service. Si vous êtes quand même dans le service, peut-être que vous ne le faites pas dans un grand zèle et un esprit fervent. Je vous le promets. Si vous êtes dans le service du Seigneur Jésus-Christ, comme Son esclave, et que vous le faites de tout votre cœur, et que vous le faites enflammé et enthousiaste, vous serez au milieu de tribulations et de pression. Au milieu de tout ça, vous pourrez l’endurer et vous réjouir et espérer à cause de ce qui vient. Et je vous le dis, là au milieu, vous allez passer du temps à apporter ces choses au Seigneur, et vous serez soutenu par Lui. L’idée incluse dans la phrase « persévérez dans la prière », est de continuer en permanence ou, littéralement, de continuer à prier à chaque instant, constamment. La vie devient comme une communion ouverte avec Dieu. C’est ouvert tout le temps. On me dit quelque chose, et, immédiatement, en réponse une prière est offerte à Dieu. Cela doit devenir un style de vie pour moi. Comme j’étais assis là durant le moment de chants, des choses me sont venues à l’esprit. Des gens me sont venus à l’esprit. Plusieurs fois, mes propres enfants me sont venus à l’esprit. Et comme résultat de ces pensées, j’ai offert à Dieu une prière les concernant. Le ministère vient à l’esprit ; la pensée de me lever pour vous enseigner. Je demande à Dieu de me fortifier, de me donner de la sagesse et les mots à dire. La vie devient une communion ouverte, où vous êtes entièrement dépendants de Dieu, c’est une respiration spirituelle. C’est ainsi dans le service du Seigneur. Donc un chrétien qui aime purement, verset 9, qui hait le mal, qui s’attache à ce qui est bien, est un chrétien qui aura une tendre affection pour les autres croyants, qui cherchera humblement à honorer les autres, plutôt qu’être honoré. Comme chrétien dont le service pour Jésus Christ sera total, ce sera un service enthousiaste d’un cœur entier, zélé, obéissant, et diligent. Comme résultats, viendront des épreuves et des tribulations, de la pression, mais elles seront vaincues par une puissante espérance de gloire future, et la récompense, fondée sur les promesses de Dieu, qui permettra à ce genre de chrétiens de tout endurer et d’être constamment en train de se remettre eux-mêmes en question et tout ce qu’ils font aux bons soins du Seigneur. Voilà la manière de vivre la vie chrétienne. C’est résumé juste là, dans ces quatre premiers versets. Mais il y a plus, et ce sera pour la prochaine fois. Inclinons-nous pour quelques mots de prière.

Au lieu de m’entendre prier pour vous, voulez-vous passer un instant avec le Seigneur dans la prière ? Je ne veux pas simplement que ces choses soient dites, qu’elles frappent vos oreilles et c’est tout. Je voudrais qu’elles pénètrent dans chacun de nos cœurs. Donc voulez-vous, dans votre propre cœur, demander à l’Esprit de Dieu de sceller ces choses dans vos cœurs ? De les mettre en avant dans votre mémoire pour vous aider à les vivre dans votre vie, pour être la sorte de chrétien qu’Il voudrait que vous soyez. Passez un instant dans la prière.

Notre Père, nous Te remercions pour ces moments et nous prions qu’il puisse y avoir une consécration authentique de nos cœurs, pour vivre pratiquement la vie qui est en nous, pour mettre en œuvre notre propre salut avec respect pour Celui qui nous a sauvés, pour être obéissants à ces modèles de vie, pour que Christ soit exalté en nous, que d’autres puissent Le voir et Lui donner gloire. Nous prions, Seigneur, pour chaque vie individuelle ici, non seulement collectivement pour notre Eglise, mais pour chaque individu, que chacun d’eux puisse connaître la plénitude de bénédiction qui vient sur celui qui vit la vie de Christ et que nous connaissions cette bénédiction en marchant dans l’obéissance. S’il y en a quelques uns ici ce soir qui ne connaissent pas le Sauveur, oh, Dieu, qu’ils puissent être attirés à Lui aujourd’hui. Qu’ils trouvent en Lui leur tout en tout, le pardon des péchés, la vie éternelle, pleines de bénédictions… Ouvre des cœurs par Ton Esprit. Nous prions au nom du Christ. Amen.

FIN.

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