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2 décembre 1984, soir.

Ouvrons nos Bibles à Romains, chapitre 12 ce soir, et nous examinerons à nouveau ce passage sur les aspects pratiques de la vie chrétienne. Nous ne sommes pas particulièrement pressés d’avancer, parce que nous voulons prêter une attention particulière à chacune de ces injonctions, ordres et principes que Paul nous donne pour vivre en chrétien, dans les versets 9 à 21. Nous revenons à cette section magnifique. C’est la 3ème partie de l’examen des devoirs du christianisme pratique.

Lénine, qui est responsable du communisme philosophique a dit un jour : « Avec une poignée de personnes engagées qui me donneront leur vie, je contrôlerai le monde. » Il s’est vraiment mis en route pour le réaliser et c’est encore en processus d’accomplissement, du moins du point de vue de nombreux communistes. Ce qu’il disait était ceci : Le monde appartient aux disciplinés. Le monde appartient aux engagés. Il appartient aux personnes dévouées qui renoncent à leur vie pour une cause en laquelle ils croient.

C’est tout à fait vrai. Le monde appartient aux disciplinés. Je suppose que c’est cela qui fait si peur lorsqu’on regarde à la culture américaine contemporaine et à une bonne partie du reste du monde et qu’on réalise que pour la plupart, nous perdons de vue la nécessité d’une discipline personnelle, d’une autodiscipline. Notre société est caractérisée par la relaxation et les loisirs. Nous disons que nous sommes très stressés. Nous disons que nous vivons à un rythme si effréné que beaucoup d’entre nous finissent dans les hôpitaux psychiatriques, se droguent et se suicident, mais c’est réellement l’activité frénétique des indisciplinés.

Une vie correctement disciplinée n’est pas hors de contrôle. Une vie hors de contrôle est une vie indisciplinée. Très souvent, le manque de discipline et le genre désordonné de style de vie est le résultat d’un effort plutôt passionné pour s’améliorer soi-même, s’épanouir, rechercher le succès, l’argent, des choses matérielles, quelque chose de plus que ce que vous avez. Un désir pour les drogues et l’alcool et tout cela s’y mélange, il y a un furieux effort pour se payer du bon temps dans la vie et la discipline part dans le caniveau. En fait, notre société aime jouer. Les sports, dans notre société, ont pris des proportions devenues tout à fait déraisonnables. Lorsque le jeu dépasse sa place équilibrée, il devient la marque d’une société décadente. Ce n’est pas philosopher ; c’est de l’histoire.

Vous voyez, cela demande beaucoup de discipline dans une société, beaucoup de discipline personnelle pour produire de grands penseurs, de grands écrivains, de grands artistes, de grands musiciens, de grands théologiens, de grands techniciens, de grands médecins, de grands avocats, de grands dirigeants. Cela ne demande absolument aucun talent, ne demande absolument aucune discipline de regarder un jeu de ballon, ou de jouer au tennis ou au golf, - à la manière dont la plupart jouent au tennis ou au golf. Il n’y a aucune discipline mentale là-dedans. Ce n’est que de la relaxation.

Richard Shelley Taylor, qui a écrit des choses intéressantes au sujet de la discipline, dit : « Il fut un temps où les débats inter-universités attiraient de grandes foules. Maintenant les débats ont lieu dans des salles retirées pendant que la foule hurle aux jeux de basket. Ce déplacement d’intérêt de l’intellectuel au récréatif a eu lieu même dans les écoles chrétiennes, tant l’accent mis sur le récréatif s’est largement répandu. Il faut affirmer emphatiquement que le basculement d’un intérêt populaire emballé du débat vers le basket est un signe de déclin culturel. » C’est une marque de superficialité, c’est une marque de laisser aller, et la marque d’un manque de profondeur, et le loisir, la relaxation, les jeux et l’amusement ne peuvent jamais redonner à la société dans laquelle nous vivons, ce que nous y investissons. Par aucun moyen ! Il n’a pas ce pouvoir, car « l’exercice physique est utile à » - quoi ? – « peu de chose, » dit l’Ecriture.

La discipline de l’esprit est d’un niveau bien supérieur. Je le vois même dans le ministère lorsque je rencontre des jeunes gens qui ont beaucoup, beaucoup de difficultés à avoir un esprit discipliné et à se concentrer sur la tâche en cours. Teddy Roosevelt a dit un jour, je cite : « Les choses qui détruiront l’Amérique sont la prospérité à tout prix, la paix à tout prix, la sécurité d’abord au lieu du devoir d’abord, l’amour d’une vie molle et la théorie de vie qui dit : ’enrichissez-vous !’ » Il avait raison. Et ce qu’il craignait arrive maintenant. 

Dans le combat pour les idées, dans la bataille pour la vérité, dans la bataille pour la conservation d’une société et d’une culture, la victoire appartient à l’esprit discipliné. L’esprit discipliné a l’avantage, car il peut évaluer, il peut analyser, il peut critiquer, il peut trier, il peut planifier, il peut se concentrer, il peut répondre avec exactitude. Je vois, même dans les milieux chrétiens, la perte de l’esprit discipliné là où tout est accepté, et des chrétiens s’inquiètent même qu’il y ait un genre récréatif d’approche de la vie chrétienne. Je me souviens avoir participé à une très grande conférence pastorale, et cette conférence devait se clore par un important message à la fin, relatif au départ pour travailler et conquérir pour Christ la communauté d’où ces hommes venaient, et l’orateur a donné un message sur comment se relaxer et jouir de ses loisirs. Tout le monde est sorti en disant : « Hé, je ferais mieux de prendre encore quelques jours de congé, » et les organisateurs de la conférence furent très peinés.

Le mouvement dans ce sens est réel, mais c’est triste parce qu’à la longue, nous aurons une génération de personnes sans esprit de discipline, sans capacité de penser analytiquement, en critiquant, pour évaluer, pour comprendre la vérité. Il est aussi vrai que celui qui a un esprit discipliné pourra plus facilement s’exprimer clairement. Il est probable qu’il pourra mieux être persuasif par sa logique et son raisonnement. Mais lorsque les esprits évangéliques deviennent indisciplinés, nous perdons notre capacité persuasive et la puissance de notre message. Un caractère discipliné appartient à celui qui atteint un équilibre dans sa vie, - un équilibre – en maintenant toutes ses facultés et forces et capacités sous contrôle.

Et Taylor, que je citais tout à l’heure, dit encore : « Celui qui est discipliné se lève courageusement, même héroïquement à la rencontre de la vie pour la conquérir. Il fait résolument face à son devoir. Il est mu par un sens des responsabilités. Il a des ressources intérieures et des réserves personnelles qui émerveillent les âmes plus faibles. Il assujettit l’adversité et la force à le servir. Le fort caractère de Madame Guyon l’a rendue capable, bien qu’en prison, d’élever son esprit et de chanter ; elle a écrit ces paroles : ‘Ma cage m’enserre tout autour ; je ne peux m’envoler au dehors. Mais bien que mes ailes soient fortement liées, mon cœur est libre. Les murs de ma prison ne peuvent contrôler le vol, la liberté de mon âme.’ »

Et il y a une puissance dans ce genre de vie, le genre de vie qui est discipliné, fort en caractère. Je suis sûr que vous êtes conscients du fait que ce n’est qu’un caractère discipliné qui peut assumer dans la durée les postes de grandes responsabilités, que l’on parle d’industrie ou d’éducation, ou de business ou de l’Eglise. Bien des gens ont de grandes ambitions de succès dans tous ces domaines, de grandes ambitions et de grands désirs et de grands objectifs et des rêves et des aspirations qu’ils n’atteindront jamais de leur vivant parce qu’ils ne connaissent pas le sens du mot discipline. Cela ne vient pas de leur incapacité mentale ; c’est une affaire de discipline. Le manque n’est pas dans leur dotation naturelle, ou dans leur manque de talents, mais dans leur caractère. Il leur manque la capacité de rester attelé à la charrue, pour le dire familièrement, et de persévérer.

Par exemple, bien des jeunes gens voudraient devenir médecins, aimeraient être chefs d’entreprise, professeurs, enseignants, être quelqu’un dans l’industrie qui monte en grade avec succès, être quelqu’un qui fera une différence dans le monde, être un scientifique ou un ingénieur de premier ordre, mais cela n’arrive jamais parce qu’ils n’apprennent jamais la discipline. Ils n’apprennent jamais comment faire face aux années exigeantes de dures études pour y arriver. Bien des jeunes gens voudraient arriver à un certain niveau dans l’art ou la musique, devenirs très compétents en arts. Ils n’y arrivent jamais parce qu’ils ne veulent pas faire face aux longues heures d’exercice monotone, année après année et des années durant.

Chris Parkening, qui est dans notre Eglise, et qui est probablement le premier guitariste classique du monde, lui et moi sommes amis et nous avons beaucoup parlé sur ce sujet. Lorsqu’il a eu 30 ans, il maîtrisait son instrument. Et cela n’est pas venu facilement. Il m’a dit que toute sa jeunesse il voulait participer à des jeux, il voulait s’amuser, il voulait faire du sport. Mais il devait exercer sa guitare au moins 5 heures par jour. C’est dur, lorsque vous avez 12, 13 ou 14 ans, cet âge-là. Je suis reconnaissant qu’il l’ait fait parce qu’il est maintenant à un niveau de compétence par lequel il peut glorifier Dieu comme personne d’autre sur la face de la terre, avec un instrument que personne d’autre ne peut utiliser comme il peut le faire. Mais il a payé le prix. La douce saveur de l’accomplissement sera le sien pour le reste de ses jours. Il y a une foule de musiciens qui se baladent juste grâce à leurs talents naturels. Il y a peu de grands artistes. Je me demande combien ont été produits dans notre génération.

Je dis tout cela juste pour vous donner un sens de cela, de cette urgence pour la discipline. C’est si nécessaire dans l’Eglise. Je vois tant de gens dans l’Eglise qui manquent de discipline. L’Eglise, si elle autorise une approche non disciplinée de la vie chrétienne, va produire une génération indisciplinée de chrétiens d’où se lèveront ses dirigeants futurs. Ce manque de discipline apportera, ultimement, la médiocrité.

Or, qu’est-ce que l’autodiscipline ? Parlons-en ! A propos, ce passage m’excite ! Prenons la route pittoresque pour bien profiter des détails des paysages. J’ai certaines choses que je voudrais dire et je vais les appliquer au sujet.Qu’est-ce que cette autodiscipline ? Qu’est-ce que c’est ? La meilleure définition que j’ai trouvée pour l’autodiscipline, et peut-être que ce n’est pas la meilleure que vous ayez entendue, mais elle dit ce que je voudrais dire. L’autodiscipline est la capacité de régler sa conduite par un principe et un jugement sain plutôt que par l’impulsion, le désir, une forte pression ou la coutume sociale. Laissez-moi répéter. L’autodiscipline est la capacité de régler sa conduite par un principe – et en fait nous pourrions dire un principe divin dans le cas d’un chrétien, - et un jugement sain plutôt que par l’impulsion, le désir, une forte pression ou la coutume sociale. Vous l’avez ?

La plupart des gens règlent leur conduite soit sur l’impulsion, le désir, ce qu’ils ont envie de faire, une forte pression exercée sur eux, soit sur ce qui est socialement admis dans leur entourage. Ceci n’est pas de la discipline. Pour faire simple, l’autodiscipline est la capacité à se soumettre. C’est la capacité à soumettre le corps et les émotions à ce qui est juste et ce qui est mieux. Et tout le monde n’accepte pas de le faire. La plupart ne sait pas ce que c’est de soumettre son corps, de soumettre ses émotions ; c'est-à-dire de les maîtriser. Ils font tout ce qui leur plaît. Ils font tout ce que la société leur dicte de faire. Ils suivent le courant. L’autodiscipline est la capacité à se soumettre. Or, pour le chrétien, nous pouvons la définir très simplement. L’autodiscipline est l’obéissance à la Parole de Dieu. C’est amener mes désirs, mes émotions et mes sentiments et tout ce qui est dans ma vie suprêmement sous le contrôle de Dieu, de manière à vivre une vie obéissante, dont le but est la gloire de Dieu. Voilà ce qu’est une vie spirituelle sous autodiscipline.

Maintenant, je loue le Seigneur. Je lutte avec ma discipline personnelle tout comme vous, mais je remercie le Seigneur de ce que quelque part au cours de ma vie – je ne me souviens même pas exactement quand – j’ai pris l’engagement d’être une personne disciplinée. Cela fut la base concernant mon ministère au travers des années. Ce n’est pas que je sois particulièrement excellent, ou intelligent, ou brillant. Ce n’est pas que je sois plus futé que d’autres. C’est simplement que, en quelque sorte, par la grâce de Dieu, et rien de moi-même, réellement, un jour le long du chemin, Il a parlé à mon cœur, et j’ai fait le choix de cultiver une vie disciplinée. C’est un des meilleurs choix que je n’aie jamais fait, à part d’avoir choisi Christ, celui de vivre une vie où l’on soumet des choses à la Parole de Dieu, pour voir ce qui est juste et ce qui est le meilleur.

Or, en général, les hommes et les femmes ont besoin qu’on leur impose cela. C’est pour cela que vous devez travailler si fort avec vos enfants. Si vous ne faites jamais rien d’autre dans votre vie, essayez au moins de faire cela avec vos enfants : enseignez-leur l’autodiscipline. Enseignez-leur à soumettre leurs désirs à ce qui est juste. Enseignez-leur à soumettre leurs émotions à ce qui est bon et correct. Ne les laissez pas, sans réagir, faire ce qui est mal, ce qui n’est qu’une impulsion, ce qui n’est qu’une réaction à leurs émotions, ce qu’ils ont envie, que ce soit juste ou faux. Ne les laissez pas vous braver. Ne les laissez pas faire des crises par caprices, ne les admettez pas. Encadrez-les avec amour pour qu’ils prennent de bonnes habitudes de discipline personnelle. Et si vous ne le faites pas, vous allez élever un criminel. Il peut ne pas se faire attraper, mais il sera asocial, elle sera asociale.

L’Ecriture nous dit que nous devons enseigner les principes justes à nos enfants, que nous devons les appuyer par des punitions de sorte que, s’ils sont indisciplinés qu’ils aient un prix à payer. Aucun enfant discipliné n’a eu de prix à payer. Généralement ce qui se passe est qu’ils apprennent la discipline parce que les conséquences d’une vie sans discipline sont trop graves. Je veux dire que si vous faites le mal et que vous êtes frappés assez souvent, vous allez cesser de le faire. C’est basique. Enseignez l’autodiscipline.

Mais vous direz : « Bien, qu’en est-il des adultes ? » Oh, les adultes en ont aussi besoin ! Tous, nous en avons besoin. Il nous faut une discipline imposée. C’est vrai ! Nous devons nous mettre dans une position de responsabilisation dans laquelle nous avons une discipline imposée. Il nous faut des règles. Il nous faut des lois. Il est absurde de penser que l’on peut vivre comme on veut parce qu’on est chrétien, que l’on n’a besoin d’aucune règle, qu’on est libre de vivre n’importe comment. Non, non ! Vous avez besoin, de la part d’un pouvoir extérieur et une autorité externe, que vous soient imposées certaines règles et lois que vous apprendrez à observer, et si vous les transgressez, il y aura des conséquences. Et c’est pour cela que la Bible dit, lorsque vous enfreignez la Parole de Dieu, que vous transgressez la Parole de Dieu, que fera le Seigneur ? Il vous châtiera de manière que les conséquences de votre inconduite seront assez sévères pour vous faire revenir faire ce qui est juste. Dieu veut cultiver une vie d’autodiscipline.

Or Dieu nous a donc donné ces lois imposées, et cela nous amène à Romains 12. Ce que vous avez ici sont les principes qui sont appliqués dans une vie disciplinée. En les regardant et en regardant à votre propre vie, pour voir s’ils y existent ou non, vous pouvez déterminer si vous avez une vie disciplinée ou non – dans la dimension spirituelle. Nous devons soumettre notre émotion, soumettre notre désir, soumettre notre volonté propre à la Parole de Dieu.

C’est humain et naturel d’être parfois hypocrite. C’est humain et naturel d’être méchant. C’est humain et naturel d’être possessif, égocentrique, ou pas gentil envers les autres lorsqu’ils envahissent votre espace. C’est humain et naturel d’être paresseux. C’est humain et naturel de ne pas s’occuper des autres mais de rembourrer son propre lit. C’est humain et naturel d’être furieux envers ceux qui sont mesquins envers vous. C’est humain et très naturel de traiter les gens différemment parce que vous les préférez à d’autres. C’est humain et naturel, lorsqu’on vous fait mal, de vouloir rendre le mal, de vouloir se venger. Lorsque votre ennemi a faim, vous êtes content – et c’est humain et naturel. Mais toutes ces choses sont mauvaises et un chrétien doit cultiver une vie de discipline personnelle dans laquelle il ne fera plus ce qui est humain et naturel, mais il fera ce qui est juste et ce qui est bien selon la norme de Dieu.

Alors il élimine l’hypocrisie de sa vie, et la remplit d’un amour authentique. Il élimine le mal et remplit sa vie de ce qui est bien. Au lieu d’être égoïste, il est généreux et humble, et cherche à être aimable envers les autres. Au lieu d’être paresseux, il est très empressé. Au lieu d’être possessif, égocentrique et ne servant que soi, il donne ce qu’il a à d’autres. Au lieu de haïr ceux qui lui font du mal, il aime ceux qui lui font du mal et les bénit. Au lieu de traiter les gens différemment, il les traite à égalité. Au lieu de rendre coup pour coup, il rend amour pour coup. Au lieu d’être plein de rancœur, il ne veut pas se venger. Vous direz : « Eh bien, quelle sorte de personne est-ce là ? » C’est une personne disciplinée. C’est une personne qui a amené ses désirs naturels sous contrôle, qui les soumet aux principes de contrôle de la Parole de Dieu.

Donc ce dont il parle dans ce passage, mes amis, c’est le fait que c’est ainsi que vit un croyant discipliné. Je crois que tout commence au chapitre 12, versets 1 et 2, où vous présentez vous-même, votre corps, votre âme, votre esprit, votre volonté comme un sacrifice vivant à Dieu. Votre esprit est transformé et vous ne faites plus ce que le monde fait ; vous êtes différent. Vous accomplissez la volonté de Dieu. Vous soumettez votre volonté, vos émotions, vos impulsions, vos désirs, la forte pression, les usages sociaux à l’autorité de la Parole de Dieu. C’est vraiment tout. Et les chrétiens qui vivent selon les principes de Romains 12 sont les chrétiens qui ont appris par la grâce de Dieu à faire preuve d’autodiscipline. A être discipliné dans sa propre vie.

Maintenant quelqu’un pourrait dire : « Bon, John, comment devenez-vous discipliné ? Je veux dire, comment – je ne suis pas très discipliné, comment puis-je commencer à m’y mettre ? » Laissez-moi vous donner quelques idées pratiques, puis nous reviendrons à ce texte. Comment devenez-vous personnellement discipliné ? Vous dites : « Je ne suis pas trop discipliné. Je voudrais savoir comment l’être. » Laissez-moi seulement – ce n’est qu’un conseil pratique, hein ? Ne vous attendez pas à trouver ceci dans un verset biblique. Mais nous essayons juste de réfléchir à cela, vous dites « Je suis peu discipliné, et je lis ces versets des versets 9 à 21, que nous avons étudiés ces dernières semaines, et je me dis : ‘Oh-là, je ne vois pas tout cela dans ma vie. Comment devenir discipliné ?’ »

Premièrement, laissez-moi vous suggérer de commencer petit. Commencez très petit. Voici quelque chose de simple : Commencez par votre chambre. Rangez-la et maintenez-la ainsi, et apprenez, lorsque quelque chose est en désordre, à le remettre en ordre, et si quelque chose est déplacé, remettez-le à sa place. Ramassez, rangez. Puis passez à votre maison. Certains ont un sourire stupide sur le visage! Vous dites : « C’est sans espoir ! »

Laissez-moi vous donner un second principe. Soyez ponctuel. Cela n’a pas l’air très spirituel, mais, oui, c’est une bonne chose. Soyez ponctuel. Si vous êtes censé être quelque part à une heure précise, soyez là à l’heure où vous devez y être. Cultivez la capacité de sublimer vos désirs, vos activités, les choses qui vous attirent, de manière à être à l’heure là où vous devez être. Des petites choses comme nettoyer-derrière-soi, et être-à-l ’heure commenceront à vous faire cultiver une attitude d’autodiscipline.

Troisièmement – et ceci m’a vraiment aidé : Prenez la tâche la plus dure, et faites-la – quoi ? – en premier. Et cela vous forcera à pratiquer l’autodiscipline.

Un quatrième : Organisez votre vie. Planifiez un petit peu, ne faites pas que réagir, planifiez. Allez acheter du papier et notez dessus : « Aujourd’hui je fais ceci. » Ne faites pas que réagir. Si vous ne contrôlez pas votre vie, tout le reste vous contrôlera. Tout le reste le fera.

Un cinquième point : Soyez reconnaissant pour la correction. Soyez reconnaissant pour la correction parce que la correction aide à vous discipliner davantage, parce que cela montre ce qu’il vous faut éviter. N’éludez pas la critique ; acceptez-la volontiers.

Encore un – et celui-ci m’a vraiment été d’une grande aide : Exercez l’abnégation et exercez-la d’une manière simple. Vous avez envie d’une belle énorme coupe glacée à la sauce caramel ? Vous la voulez, mais vous commandez un thé glacé light ? Vous dites : « Mais je suis mince. » Ce n’est pas une question de minceur ; c’est une question de cultiver la retenue. Apprenez à dire non à vos sentiments. J’ai fait cela toute ma vie. J’essaie de m’exercer à ne pas toujours accomplir mes désirs. Lorsque j’ai envie d’un énorme beignet ou autre chose du genre, je me dis : ‘Non, je ne le prendrai pas.’ Maintenant je ne suis pas hors de contrôle. Je pourrais avoir un beignet et ce ne serait pas la fin du monde. Mais j’ai besoin de cultiver ma retenue de manière à apprendre à mettre certaines choses sous contrôle. Et cultiver cela va déborder dans la dimension spirituelle, c’est certain.

Et finalement un septième principe, acceptez la responsabilité. Accueillez la responsabilité. Lorsque vous avez une occasion de faire quelque chose qui doit être fait, portez-vous volontaire pour le faire. Acceptez la responsabilité. Cela vous force à vous organiser.

Voilà, ce sont des choses simples. Commencez petit. Nettoyez votre chambre ou votre maison, ou votre voiture. Soyez ponctuel. Prenez la tâche la plus dure et faites-la en premier. Organisez votre vie. Soyez reconnaissant quand on vous corrige. Exercez l’abnégation ou la retenue. Faites bon accueil à la responsabilité. C’est si important parce que ce sont les petites choses qui commencent à cultiver l’autodiscipline dans votre vie. Vous savez, nous travaillons là-dessus avec nos enfants constamment. « Range ta chambre, range ta chambre ! » Pourquoi ? Parce que nous pensons que nous aurons une foule de gens qui vont venir dans cette chambre ? Non, nous n’aurons personne qui viendra voir leur chambre. Nous n’avons pas un panneau disant : « S’il vous plaît, venez voir la chambre de Matt, la chambre de Marcy ! » Nous ne le faisons pas. Mais l’apprentissage de ces choses enseigne comment avoir une vie disciplinée.

La ponctualité est un autre principe. Si vous devez être là, ne soyez pas en retard, soyez à l’heure. Toutes les choses que j’ai apprises dans ma propre vie sont des choses qui passent dans la dimension spirituelle. J’essaie de le rendre aussi pratique que possible de manière à ce que nous ne pensions pas que vivre une vie spirituelle disciplinée est quelque chose de si extra-terrestre, que cela concerne uniquement les super saints. C’est une question d’apprendre à établir certaines habitudes et schémas dans votre vie dont le résultat, finalement, sera une vie disciplinée.

Bon, tout cela nous amène réellement à notre texte, n’est-ce pas ? Et à quelques-uns des principes que nous avons commencé d’examiner ? Revenons-y un instant, et je ne prendrai pas beaucoup de temps ce soir pour tout couvrir, je voudrais juste finir de traiter ce que nous avions en quelque sorte commencé la dernière fois, puis je reprendrai à ce point-là la semaine prochaine pour conclure.

Ici, l’apôtre Paul dit : « Voici, lorsque vous abordez le côté sérieux de la vie disciplinée, voici les principes que vous devez connaître. Voici les devoirs pratiques d’une vie disciplinée. » Or, aux versets 9 à 21, il y a quatre phrases, ou quatre sections de ces principes, et c’est comme un cercle qui va en s’élargissant. Chaque nouvelle phase semble englober également tout le reste. La première phase concerne les choses personnelles. La deuxième phase, la famille chrétienne. La troisième, tout le monde. La quatrième, vos ennemis, ceux qui vous ont fait du mal. Paul étend le cercle de responsabilité pour la vie disciplinée.

Mais vous vous souvenez du verset 9 ? Nous avons vu la première phase, la phase personnelle ? Elle disait que votre amour doit être sans hypocrisie, une sorte d’amour authentique, qu’il faut haïr le mal et s’attacher à ce qui est bien. Ce sont les trois attitudes de base de la vie disciplinée. Aimer sincèrement, haïr ce qui est mal, s’attacher à ce qui est bien. Ces principes sont la base d’une vie disciplinée. Puis nous avons vu le cercle s’élargir un peu aux versets 10 à 13, où Paul dit : « Maintenant laissez-moi élargir ce cercle du devoir chrétien pour inclure la famille chrétienne, les autres croyants. » Verset 10 : « Par amour fraternel soyez pleins d’affection les uns pour les autres. » Et nous avons noté le fait qu’il dit que nous devons aimer les gens parce qu’ils font partie de notre famille. Nous devons les aimer d’un amour familial.

Un autre élément très important de la vie chrétienne, de la vie disciplinée, c’est d’être aimable, d’être affectueux, d’une affection démonstrative envers les autres membres de la famille, de les aimer dans le sens d’un amour biblique qui va jusqu’à répondre à leurs besoins. Puis il dit au verset 10 : « Et rivalisez d’estime réciproque. » Autrement dit, aimez dans l’humilité. Nous devons aimer avec bonté et affection, et nous devons honorer les gens. Nous avions parlé du fait que l’idée de base ici est d’être pressé de donner l’honneur à quelqu’un, sans réticence, de s’empresser de donner l’honneur aux autres plutôt qu’à soi-même.

Ensuite au verset 11, nous avons vu trois autres engagements cruciaux, et c’était à peu près là que nous étions la dernière fois lorsque nous avons conclu. Au verset 11, il dit : « Ne paressez pas dans votre zèle, soyez fervents d’esprit, ou bouillants, et servez le Seigneur. » Trois choses cruciales alors que nous servons la famille de Dieu ! Nous ne devons pas être paresseux, nous devons suivre un rythme soutenu, être vraiment au travail. Et le travail, bien sûr, c’est servir le Seigneur. C’est cela la vie qui est disciplinée. C’est une vie vouée à l’amour, une vie consacrée à haïr le mal, à aimer le bien, à l’attention aux autres, à s’honorer les uns les autres. Une vie qui est donnée, dans le zèle, la passion, le courage pour le service de Christ.

Charles Thomas Studd, qui possédait tant des biens du monde et donna tout pour partir comme missionnaire, écrivit : « Certains veulent vivre dans les environs du son d’une cloche d’église ou d’une chapelle. Je veux tenir un magasin de sauvetage à 1 mètre de distance de l’enfer. » J’aime cet esprit. C’est ce qu’il a fait. John Wesley fut un homme zélé. Il disait : « Donnez-moi cent hommes qui aiment Dieu de tout leur cœur et ne craignent rien d’autre que le péché et je déplacerai le monde. » Il l’a fait.

Jim Elliot, martyr en Equateur, était vraiment un jeune homme remarquable. Un jour, il lisait dans Hébreux, chapitre 1 verset 7, et il lit : « Il fait de ses serviteurs une flamme de feu. » Le jour où il a lu cela, il écrivit dans son journal ces mots : « Suis-je inflammable ? Dieu, délivre-moi de l’amiante redoutable des autres choses. » N’est-ce pas magnifique ? « Sature-moi de l’huile de l’Esprit pour que je sois une flamme. Mais une flamme est passagère, et souvent éphémère. Mon âme peux-tu le supporter ? Une vie courte ? En moi demeure l’Esprit du grand Homme à la vie courte dont le zèle pour la maison de Dieu Le consuma. Fais de moi Ton carburant, flamme de Dieu. » C’est une remarquable déclaration.

Il dit : « Une flamme est ce que je voudrais être, mais une flamme ne brûle pas bien longtemps, et s’il faut qu’il en soit ainsi, c’est ce que je souhaite. » Il s’est identifié à un Autre qui a vécu une très courte vie, dont la flamme fut très brève, notre Seigneur Jésus Christ, et la sienne fut très brève. Cette dernière ligne qu’il écrivit dans son journal ce jour-là « Fais de moi Ton carburant, flamme de Dieu, » il l’avait pris d’un poème, et ce poème avait été écrit par Amy Carmichael. C’est un merveilleux poème. Je ne vous le lirai pas en entier, seulement la dernière strophe : « Donne-moi l’amour qui montre le chemin, la foi que rien ne peut consterner, l’espérance que ne lasse aucune déception, la passion qui brûlera tel un feu, ne me laisse pas m’effondrer en une motte, fais de moi Ton carburant, flamme de Dieu. »

Tout disciple, je suppose, voudrait être comme celui que décrit l’Évêque Ryle, ce grand homme de Dieu. Ecoutez ses paroles : « Un homme zélé en religion est avant tout un homme d’une seule chose. Il ne suffit pas de dire qu’il est sérieux, chaleureux, sans compromis, servant à fond et de tout son cœur, fervent d’esprit. Il ne voit qu’une chose, ne s’occupe que d’une chose, ne vit que pour une chose, n’est absorbé que par une chose, et cette chose unique, c’est plaire à Dieu. Qu’il vive ou qu’il meure, qu’il ait une bonne santé ou qu’il soit malade, qu’il soit riche ou pauvre, qu’il plaise aux hommes ou qu’il les froisse, qu’on pense qu’il est sage ou qu’on pense qu’il est insensé, qu’on le blâme ou qu’on le loue, qu’il reçoive l’honneur ou qu’il reçoive l’opprobre, de tout cela l’homme zélé ne se soucie absolument pas. Il ne brûle que pour une chose, et cette chose est de plaire à Dieu, et de faire avancer la gloire de Dieu. S’il est consumé dans le fait-même qu’il brûle, peu lui importe. Il est content. Il sent que, comme une lampe, il est fait pour brûler, et s’il est consumé en brûlant, il n’aura fait que le travail pour lequel Dieu l’a engagé. Un tel homme trouvera toujours un usage pour son zèle. S’il ne peut pas prêcher et travailler et donner de l’argent, il criera, soupirera et priera. » Voilà un homme zélé. C’est un homme qui est fervent d’esprit en servant le Seigneur. Un homme discipliné.

Paul était comme ça. Paul a toujours été mon exemple d’une vie disciplinée. Remarquable ! S’il y avait un principe, il le suivait, c’est tout. S’il y avait un schéma divin, il le suivait. C’était un homme qui ne voulait qu’une chose : plaire à Dieu.

Quelqu’un a tenté de saisir la ferveur de Paul dans une esquisse tout à fait unique. Je ne sais pas si vous l’avez jamais entendue, c’est fascinant. L’auteur dit ceci : «C’est un homme qui ne se soucie pas de se faire des amis, dénué de l’espoir ou du désir des biens de ce monde, sans l’appréhension de perdre des biens de ce monde, sans le souci de la vie, sans crainte de la mort. C’est un homme dénué de rang, de pays, ou de condition ; un homme d’une seule pensée, l’Evangile de Christ. Un homme d’un seul but, la gloire de Dieu ; un insensé et heureux d’être considéré comme fou pour Christ. Qu’on l’appelle enthousiaste, fanatique, causeur, ou tout autre nom exotique quelconque que le monde choisisse de lui donner, mais qu’il reste indescriptible. Dès qu’on l’appelle traître, propriétaire, citoyen, homme riche, homme du monde, homme d’éducation, ou même homme de bon sens, s’en est fini de son caractère. Il doit parler ou mourir, et même s’il doit mourir, il parlera. Il n’a aucun repos mais se hâte sur terre et mer, sur les rochers et dans les déserts sans pistes. Il crie fort, et ne s’économise pas, et ne se laisse empêcher par rien. Dans les prisons il élève sa voix. Dans la tempête de l’océan il n’est pas silencieux. Devant de redoutables conseils et des rois sur leur trône, il témoigne pour la vérité. Rien ne peut étouffer sa voix que la mort, et même à l’article de la mort, avant que le sabre ait séparé sa tête de son corps, il parle, il prie, il témoigne, il confesse. » Quel témoignage, n’est-ce pas ?

Et il a raison. Si vous appelez Paul enthousiaste, fanatique, causeur ou quelque chose comme ça, cela ne le gène aucunement. Mais si on dit de lui : « Oh c’est un citoyen, c’est un homme de bien, c’est un homme du monde, c’est un homme d’éducation » et tout à l’avenant, il est très gêné, parce qu’il ne veut pas être connu en tant que tel. C’est un homme d’une seule chose : un homme fervent.

Or, vivre une vie fervente comme elle est indiquée au verset 11 n’est pas facile, parce qu’il y aura toutes sortes de difficultés. Vous vivez une vie d’autodiscipline, une vie d’amour vrai, une vie qui a horreur du mal et se tient à ce qui est bien, une vie qui tend vers les autres, une vie qui préfère les autres, une vie qui n’est pas paresseuse, une vie qui est fervente, une vie qui sert le Seigneur, et vous allez avoir des difficultés, et donc le verset 12, comme nous l’avons vu la dernière fois, vient réellement à l’aide de celui qui est en difficulté et dit : « Voici quelques autres modèles de cette vie disciplinée : il se réjouit dans l’espérance, il est patient dans la détresse, et il persévère dans la prière. »

Ces choses sont nécessaires pour entretenir la vie disciplinée, parce que souvent vous faites l’effort suprême et le résultat final peut être très déconcertant. Souvent vous traversez tout ce que vous devez traverser pour accomplir ce que vous pensez être juste devant Dieu, et les dividendes sont minimes – minimes ! Et je veux que vous sachiez que, comme vous l’avez appris, cela peut être très décourageant. Il m’arrive aussi d’être découragé. Mais à ces moment-là, j’ai appris, au verset 12, à me réjouir dans l’espérance, que ce sera toujours dur ici-bas, mais vient un jour où ce sera glorieux, oui ? Il vient un jour où nous verrons le Seigneur Jésus Christ et tous nos efforts seront terminés. Cela m’est égal d’être discipliné maintenant, c’est égal de payer le prix maintenant, et je dois le payer plus que je ne le fais, et il faut que je sois plus discipliné que je ne le suis, mais ce petit peu de discipline que je m’impose m’est égal. Il m’est égal parce que je sais qu’il y aura un jour où tout sera terminé et je me reposerai pour toujours dans les gloires de la perfection avec le Sauveur. Et je me réjouis dans cette espérance.

Je deviens fatigué. Nous avons tous un niveau de tolérance, et je ne sais pas ce qui vous concerne, mais il me semble toujours être à la limite la plupart du temps. Et certains me disent : « Alors, pourquoi continuez-vous à accepter plus de projets ? Pourquoi ne prenez-vous pas un peu de recul ? » Eh bien, je ne sais pas ce que vous voulez dire par là. Il n’y a rien que je puisse refuser de faire, à cause de ce que Dieu m’a mis sur le cœur. Et, au milieu de l’activité et de la planification, vous dites : « Eh bien, n’avez-vous pas envie d’être à la retraite ? Je ne la prendrai jamais. De quoi ? De l’Evangile? Vous pouvez me mettre dehors longtemps avant que je ne sois prêt à partir, mais – je veux dire – c’est un engagement à vie. Tant que j’ai toute ma tête. Et la discipline pour ce temps-ci paraît bien peu de chose quand vous pensez à l’espérance de l’éternité, n’est-ce pas ? Cela nous permet d’être patients dans l’affliction. Et, bien entendu, pour nous aider à traverser, il dit de continuer avec diligence, ou littéralement de continuer d’être constants dans la prière. Ces choses entretiennent la vie disciplinée, la vie qui suit les normes de Dieu. Vous n’avez qu’à rester bien en prise avec la prière, en disant seulement : « Seigneur, garde-moi fidèle, garde-moi discipliné, garde-moi en mouvement. »

Dieu voudrait que chacun de nous vive une vie qui soumette tout aux priorités divines : la volonté personnelle, le désir personnel, l’émotion, les impulsions, la forte pression, l’usage social. Et, mes amis, c’est réellement ce que nous nous sommes efforcés de faire dans le ministère de l’Eglise de la Grâce, de voir Dieu édifier un peuple qui connait le sens d’une vie disciplinée, dont le désir est d’obéir à la Parole de Dieu. Et que Son nom soit béni, j’ai eu de la joie tout au long des années à l’Eglise de la Grâce, parce que j’ai vu cela dans vos vies, et je m’en réjouis, vraiment. Et lorsque j’entends, comme je vous le racontais plus tôt, que nos petits enfants partent à un concours de connaissance de la Bible, et revienne gagnants dans tous les secteurs, je me réjouis, parce que cela signifie qu’ils apprennent à soumettre leurs propres désirs et leurs propres idées à l’autorité de la Parole de Dieu. Et cela donne de l’espoir pour la génération suivante. Donc nous nous réjouissons d’être ce que Dieu veut que nous soyons.

Le déroulement du passage est donc plutôt clair, n’est-ce pas ? Un chrétien devrait être quelqu’un qui vit de cette manière, d’un amour pur, haïr le mal, s’attacher à ce qui est bien, être tendrement affectueux envers d’autres croyants, être humble, chercher à honorer plutôt qu’à être honoré. Son service pour Christ est quelque chose de total, d’enthousiaste, d’un cœur entier, zélé, obéissant et diligent. Les épreuves qui en résulteront seront vaincues par une forte espérance dans la promesse que Dieu donne de la gloire future, qui lui permettra d’endurer patiemment tout ce qu’il a à endurer, puisqu’il se remettra en permanence à la volonté du Seigneur et aux soins du Seigneur. Voilà le genre de vie.

Et puis Paul conclut cette petite partie du cercle consacré à la famille de Christ au verset 13 avec encore deux choses. Je suis si heureux qu’il les mentionne : « Pourvoyez aux besoins des saints, et exercez l’hospitalité avec empressement. »Deux des principes élémentaires du devoir chrétien, très simples, et nous n’avons pas besoin d’y consacrer beaucoup de temps. Il dit que nous devons nous engager à pourvoir aux besoins des saints. En d’autres termes – notez cela – le monde tend à accaparer ; les chrétiens tendent à donner. C’est ce qu’il dit. Le courant de notre vie n’est pas vers dedans, mais vers dehors. Il sort. Vous savez quel mot – magnifique – qui rend le mot « pourvoir, » dans cette version, le grec est koinonia, communion, partage, partenariat, communion fraternelle. C’est le mot pour communion fraternelle. Communiant, partageant, étant partenaires dans les besoins des saints. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela veut dire que je suis partenaire avec d’autres saints, et s’ils ont un besoin, nous sommes partenaires.

Nos ressources sont réciproquement pour nous tous, juste ? Je ne possède rien, d’ailleurs. Oh, je veux dire qu’il y a bien quelques choses que je possède au sens de biens terrestres, techniquement, mais spirituellement je ne les possède pas. Je ne fais que les gérer pour le Seigneur, et là où il y a des gens dans le besoin, mes ressources sont leurs à égalité parce que nous partageons comme partenaires. Nous partageons comme partenaires. Et c’est notre devoir chrétien que de le faire. En Actes chapitre 2 et Actes chapitre 4, l’Eglise primitive est décrite. On vendait les choses qu’on avait lorsque quelqu’un était dans le besoin, on prenait l’argent gagné de la vente et on le donnait aux personnes qui en avaient besoin. Il en allait simplement ainsi. On le faisait tout le temps. Si quelqu’un avait un besoin, quelqu’un vendait, et quelqu’un répondait au besoin. Et vous vous souvenez que l’auteur des Hébreux, au chapitre 13, verset 16 dit qu’il y a un sacrifice qui plaît à Dieu : Partager. Partager. Cela me plaît. Prendre les ressources que j’ai et les donner à quelqu’un d’autre.

Première lettre à Timothée 6 :17 : « Aux riches de ce monde, ordonne … » Ce doit être nous, certainement, la plupart d’entre nous. Nous avons tellement plus que la plupart du reste du monde.« Ordonne-leur, » - verset 18 – « de faire le bien, d’être riches en belles œuvres, de se montrer généreux, prêts à partager. » N’est-ce pas bien ? Cela fait partie du devoir chrétien, de faire des autres votre partenaire. Faire des autres vos co-partenaires de manière que tout ce que vous avez soit à eux s’ils en ont besoin. Vous direz : « Hé, attendez une minute ! Comment savoir à qui je dois donner ? » C’est très simple. On demandait à Jésus : « Qui est mon prochain ? » et Jésus a raconté une histoire, vous vous souvenez, à propos d’un type étendu à terre sur le chemin de Jéricho. Et la leçon de l’histoire était : Votre prochain est le type couché sur votre chemin et qui a besoin d’aide. Il ne dit pas : « Emballez tout votre argent dans une enveloppe et envoyez-le outre-mer et que quelqu’un le distribue. » Il dit : « Gardez ce que vous avez et lorsque Dieu met quelqu’un sur votre chemin avec un besoin, répondez à ce besoin-là. » 

J’ai pris le lunch avec un pasteur il y a quelques jours, et il m’a dit : « Que croyez-vous à propos de cette affaire de pourvoir pour les saints ? » Et j’ai dit : « Je crois ceci : Je ne crois pas que c’est écrire un chèque de temps en temps et l’envoyer à une organisation de secours. » Je crois qu’il y a de la place pour cela. Et chacun de nous prenons à cœur des régions du monde où il y a de la famine, et l’Eglise de la Grâce s’en soucie aussi. Nous soutenons tous ce genre de projets. Mais pourvoir aux besoins des saints, ce sont des croyants. Ce que nous disons réellement est ceci : Lorsque quelqu’un sur votre chemin a un besoin vous y répondez. Ce qui m’étonne parfois c’est de recevoir un coup de téléphone : « A propos, John, saviez-vous que tel et tel et tel et tel sont vraiment dans le besoin ? Est-ce que l’Eglise pourrait leur donner un peu d’argent ? Et j’ai une réponse-standard : « Connaissiez-vous ce besoin ? » « Oui. » « Pensez-vous que peut-être le Seigneur a amené ce besoin devant vous pour que vous puissiez répondre à ce besoin-là ? » « Non. Vraiment ? » « C’est cela. »

Il n’y a pas une Eglise de la Grâce, vous l’êtes. C’est vous ! Vous nous dites que quelqu’un est dans le besoin, que nous devons leur donner quelque chose. Nous devrons aller trouver quelqu’un d’autre à part vous pour l’obtenir. L’un de nous. Mais je pense – et chacun de nous le pense volontiers, le fait est que je pense que nous devons apprendre qu’une partie de la vie chrétienne consiste à être simplement partenaires, n’est-ce pas ? Faire face aux besoins ! Je vais vous dire quelque chose. Peu importe à quel point je comprends cela, j’ai toujours l’impression de ne jamais faire ce que je dois faire. Je suis toujours comme sous la pression d’une culpabilité, de manquer de sensibilité quant aux besoins pour lesquels je devrais être sensible. Mais nous devons cultiver cela. Faire des autres vos partenaires. C’est la meilleure façon de comprendre le concept. Pensez aux autres comme à des partenaires.

Puis, à la fin du verset 13, le dernier que nous examinerons aujourd’hui, il dit: « Exercez l’hospitalité avec empressement. » Littéralement, et c’est une injonction très forte : « Recherchez l’amour des étrangers. » Recherchez l’amour des étrangers, sans réticence, pas en disant : « Oh, non, pas encore quelqu’un à héberger !  Encore un qui vient manger ici ? On n’arrive pas à suivre ! » Non ! Recherchez cela, continuez-le. Ne le faites pas avec réticence. Recherchez l’hospitalité, l’amour des étrangers. Bien sûr, en ces temps-là, vous savez, si vous ne logiez pas chez quelqu’un, vous deviez loger dans l’une de ces auberges minables, et croyez-moi, en ces temps-là vous y risquiez votre vie. Il y avait grand besoin de cela et quand des chrétiens se déplaçaient, ils ouvraient leurs maisons. Les gens, en différents endroits, ouvraient leur maison aux chrétiens qui voyageaient, aux prédicateurs itinérants parce que c’était le meilleur endroit pour se loger. Donc le Nouveau Testament est littéralement rempli de choses de ce genre.

Il nous dit dans Tite, chapitre 1, qu’un ancien doit être quelqu’un qui aime l’hospitalité, non pas quelqu’un qui aime les étrangers avec réticence, mais qui aime les étrangers aimants, il doit aimer les accueillir, le désirer, partager tout ce qu’il a. 1 Pierre 4 :9, il dit : « Exercez l’hospitalité les uns envers les autres sans murmurer. » Vous voyez, cela suppose que ce ne sera pas toujours facile pour nous. Alors il dit de le faire sans murmurer, d’être empressé de le faire, le rechercher, et l’ancien doit être quelqu’un qui aime cela. Vous savez, nous pouvons le faire parce que nous n’avons pas le choix, mais nous devrions aimer le faire, nous devrions nous empresser de le faire. Nous devrions être généreux vis-à-vis des hôtes, leur donner le meilleur de ce que nous avons, partager notre amour avec eux.

2 Timothée 1 :16-19, Paul dit : «Que le Seigneur accorde sa compassion à la famille d’Onésiphore, car il m’a souvent réconforté et n’a pas eu honte de ma situation de prisonnier. Au contraire, lorsqu’il est venu à Rome, il m’a cherché avec beaucoup d’empressement et m’a trouvé. Que le Seigneur lui donne d’obtenir grâce auprès du Seigneur ce jour-là. Tu sais mieux que personne combien de services il a rendu à Ephèse. » Quelle chère personne ! Sa maison a pourvu aux besoins de Paul. Généreuse, gracieuse hospitalité ! Cela fait partie du devoir chrétien. C’est quelque chose de très pratique.

Vous vous souvenez de Luc 14, où Jésus dit que si vous devez avoir une fête, n’invitez pas vos amis ? Invitez les handicapés, et les laissés pour compte, et invitez-les parce que tous les autres sont constamment invités. Vous inviterez ceux qui ne le sont pas ordinairement. C’est bien d’y penser, n’est-ce pas, en période de vacances ? Chacun de nous. Apprenons à cultiver dans notre vie le fait que tous ceux à qui vous appartenez dans la famille de Christ, sont, en un sens, des partenaires. Et s’ils ont un besoin, vous avez un partenariat à partager avec eux. Ce qui est à vous n’est pas à vous ; c’est à nous dans ce sens. Et apprenez à cultiver un esprit d’amour envers ceux qui ne font pas partie de votre cercle proche, famille et amis, et tournez-vous vers eux avec empressement, et impatience, sans murmurer et en aimant le faire. C’est cela, faire votre devoir de chrétien. Mais, pour vous engager à ces choses, vous devez être discipliné pour faire les choses dont vous savez que Dieu veut que vous les fassiez. Que Dieu nous aide à avoir cette sorte de vie disciplinée où nous nous soumettons avec impatience et empressement aux normes de l’Ecriture, et les vivons avec joie et gratitude.

Voilà, la prochaine fois nous examinerons les troisièmes et quatrièmes phases du cercle de ce passage. Inclinons-nous dans la prière. Passez un instant en prière silencieuse, voulez-vous, ce soir ? Et demandez à l’Esprit de Dieu de juste confirmer certaines choses dans votre cœur. Je sais que le Seigneur m’a parlé comme Il le fait toujours au cours de l’enseignement de la Parole, peut-être d’une manière toute spéciale, Il vous a également parlé à propos de certains points dans votre vie que vous voudriez voir changer, certaines attitudes, certains domaines qui ne sont pas sous contrôle, et vous voudriez être cette sorte de chrétien discipliné qui vit réellement à l’honneur du Seigneur. Passez seulement un instant en prière en vous engageant à cela.

Père, nous Te remercions pour la communion fraternelle dont nous avons joui ce soir. Quelle soirée merveilleuse nous avons passée, et nous avons vu cette nouvelle vie, dans ces petits. Oh Seigneur, comme nous prions qu’ils puissent être élevés pour connaître la discipline du Seigneur. Que chacun de nous puisse commencer à amener sous contrôle les domaines fragmentés de notre vie. Que nous puissions vivre de manière à Te rendre gloire. Que nous puissions être des personnes d’un seul but, non contrôlées par les caprices du monde qui nous entoure, par les usages sociaux, les fortes pressions, les désirs, les émotions, mais faire ce qui est juste parce que nous avons appris la discipline. Pas seulement en créant nos propres habitudes humaines, mais en nous soumettant au Saint Esprit. C’est notre désir. Nous prions au nom de Christ. Amen.

Je voudrais partager quelque chose avec vous avant que vous partiez. Je voudrais que vous écoutiez très attentivement, parce que cela rassemblera tous les éléments de ce message et je veux que cela soit intégré à l’enregistrement parce que je pense que c’est important. Je sais que nous tous avons un désir d’être discipliné, et je vous ai donné quelques principes que nous pouvons utiliser pour nous discipliner. Mais j’ai lu cette semaine quelque chose que j’ai pensé pourrait être si utile d’Oswald Sanders, un petit livre sur La Jouissance de l’intimité avec Dieu. Et il donne un conseil qui doit vraiment être donné, pour maintenir l’équilibre, parce que je vous ai donné quelques conseils pratiques, mais nous devons comprendre une chose : Si nous allons avoir une vie disciplinée, ce ne sera pas seulement une question de cultiver de bonnes habitudes ; c’est une question de dépendance de l’Esprit de Dieu, n’est-ce pas ?

Écoutez ce qu’il dit : « Lorsque Ulysse et ses hommes partirent pour leur voyage de conquête, ils furent avertis par Circé d’éviter les sirènes à tout prix. » C’est de la mythologie grecque. « Elle leur a dit que les voix des sirènes étaient séduisantes mais fatales à tous ceux qui s’arrêtaient pour écouter. Les malheureux auditeurs étaient enracinés comme des arbres et ne pouvaient s’en libérer, au point de mourir de faim. ‘Remplis de cire les oreilles de tes compagnons,’ dit-elle à Ulysse,’ et si toi-même tu veux écouter leur chant, demande d’abord à tes hommes de t’attacher solidement au mât.’ Ulysse écouta son conseil. ‘Si la mélodie m’ensorcèle,’ ordonna-t-il à ses hommes, ‘je vous l’ordonne, désobéissez à ma parole et penchez-vous encore plus fort sur vos rames.’ A la fin, Ulysse entendit les beaux airs qui se glissaient dans son esprit, dominaient son corps, et vainquaient sa volonté. Et comme la musique devenait de plus en plus douce, l’amour d’Ulysse pour son foyer s’affaiblit. Il luttait avec sa honte, mais finalement, les voix ensorcelantes des sirènes eurent le dessus. ‘Déliez-moi et laissez-moi rester avec les sirènes,’ hurla-t-il. Il menaça et supplia. Il promit à ses hommes des montagnes d’or par des signes et mouvement désespérés, car ils ne pouvaient l’entendre avec la cire dans leurs oreilles. Ses hommes l’attachèrent encore plus solidement. Il devint enragé et tirait sur ses liens. C’était une agonie pour lui de quitter l’endroit, et ce n’est que lorsque le dernier son de musique s’évanouit qu’ils le délièrent. Il avait traversé le passage de la tentation. Jason et les Argonautes se mirent à la recherche de la Toison d’Or. Médée avertit Jason et ses hommes de la menace des mêmes sirènes lorsqu’ils commencèrent à entendre leurs airs ensorcelants. Tout autour ils pouvaient voir la rive jonchée des os de ceux qui avaient succombé aux charmes des sirènes. Sur le bateau se trouvait Orphée, le roi des ménestrels. ‘Qu’elles harmonisent leurs chants avec les miens,’ défia-t-il les trois jeunes filles qu’ils pouvaient voir et dont les voix argentines planaient sur les eaux éclairées par la lune, attirant les marins. Il y avait de longs vols de mouettes et des bancs de poissons qui vinrent écouter. Les rames des héros de Jason tombèrent de leurs mains hypnotisées. Leur tête s’affaissa, et leurs paupières lourdes se fermèrent. Puis Médée cria à Orphée, ’ chante plus fort, réveille ces paresseux !’ Et Orphée frappa de ses mains habiles sur les cordes de sa lyre, et sa musique s’éleva comme une trompette. La musique pénétra l’âme des hommes étourdis et leurs âmes tressaillirent. Orphée continuait à chanter, et à chanter jusqu’à ce que sa voix noie complètement la voix des sirènes. Une fois encore, les Argonautes saisirent leurs rames, et Jason et ses hommes firent voile vers la victoire. ‘Rechante le chant, Orphée,’ crièrent-ils, ‘rechante le chant. »

Puis Sanders dit ceci : « Ces histoires illustrent de manière frappante les deux façons possibles de gagner la victoire sur les désirs de la chair. L’une est la manière de la négation et de la prohibition. Elles sont d’une certaine aide, et ont leur place. Ulysse était lié ; autrement il aurait cédé aux désirs de son cœur. Ses hommes avaient de la cire dans les oreilles, sinon, eux aussi auraient cédé. Mais c’est un fait incontournable que concentrer son esprit sur les désirs de la chair, ne serait-ce que pour les vaincre, semble intensifier le désir. Combien meilleure est la musique d’Orphée que la cire d’Ulysse ? Avec l’Orphée céleste à bord en écoutant Sa musique céleste, les voix des sirènes perdent leur pouvoir d’attraction et nos esprits sont libérés. » N’est-ce pas une illustration aux traits clairs ?

Nous sommes très avantagés avec la puissance de l’Esprit de Dieu par rapport à une simple liste d’interdits. Juste ? Les prohibitions aident, mais si nous passons tout notre temps à nous concentrer sur ce que nous sommes censés ne pas faire, cela ne fera qu’intensifier nos désirs. J’espère que ce sera utile. Levons-nous pour une prière finale.

Notre Père, nous Te remercions pour la merveilleuse journée dont nous avons joui. Nous Te bénissons. Fais de nous les personnes que Tu veux que nous soyons pour l’amour de Christ. Et chacun dit : Amen.

FIN

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