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9 décembre 1984, soir.

Ouvrons nos Bibles à Romains chapitre 12, et faisons ce soir une petite étude pratique de la Parole de Dieu. Je vous remercie d’être avec nous ce soir. Je sais que ces jours sont bien occupés avec toutes les activités des vacances et l’attente de la venue d’amis, les voyages, les visites et ces choses-là, et j’affectionne tant notre moment ensemble dans la Parole de Dieu, parce que je pense que le monde veut nous rendre tellement occupés que nous n’aurons plus le temps pour de telles choses. Et cela me rafraîchit quand vous venez avec un cœur avide d’étudier la Parole de Dieu.

Nous examinons Romains 12 : 9-21, et nous avons pris notre temps dans ce texte parce qu’il est très important. Comme j’ai essayé de vous le faire remarquer, bien que la plupart de ceux qui ont étudié l’Epître aux Romains pensent que c’est la première partie de Romains qui est réellement la plus importante du livre : le grand thème de la justification, l’objectif principal du livre est d’amener le croyant à ce point précis. Tout le reste est un développement. Ce qui ne veut pas dire que c’est moins important. Les doctrines de la justification, de la sanctification et ces grandes vérités concernant Israël et les nations que nous avons apprises aux chapitres 9 à 11 sont des vérités essentielles, gigantestques et glorieuses.

Mais tout cela, dans un sens, est un fondement pour notre manière de vivre, notre manière d’agir, notre manière de parler, notre manière de penser, notre manière de nous comporter dans chaque situation. Et donc ce n’est réellement que lorsque vous entrez dans le chapitre 12 et jusqu’au chapitre 16 que vous atteignez le but réel de l’écriture de cette épître, qui est de mettre en place le fondement de la vie chrétienne.

Maintenant, le fondement étant posé, nous arrivons à ces questions de vie chrétienne pratique.Il nous donne, tout d’abord, la vue générale de cette question de vie chrétienne pratique dans les versets 9 au verset 21. Tout commence, évidemment, par la consécration, aux versets 1 et 2. Nous avons vu cela. C’est suivi par une reconnaissance de notre place spéciale dans le corps de Christ, aux versets 2 à 8. Donc premièrement nous voulons être prêts à nous donner nous-mêmes au Seigneur, puis ensuite, nous donner à l’Eglise. Ensuite, il donne cette instruction pratique sur comment nous devons vivre notre vie chrétienne. Et du verset 9 à 21, c’est comme s’il y avait un cercle, et que ce cercle en quelque sorte enserre un thème, et à certains moments, le cercle s’élargit pour englober un groupe plus large de personnes.

Cela commence d’une manière très personnelle avec le verset 9, ne parlant que du chrétien individuel qui doit avoir un amour sans hypocrisie, qui doit haïr ce qui est mal et s’attacher fortement au bien. La vie chrétienne pratique commence avec quelques priorités dans votre vie : un amour honnête, une haine pour le mal, et un engagement envers ce qui est juste. Ce n’est que de la vérité simple, basique. Puis vous remarquez, au verset 10, que le cercle s’élargit pour aller au-delà du personnel pour inclure la famille chrétienne. Et l’apôtre Paul, aux versets 10 à 13, vous vous souvenez, dit que le chrétien n’est pas seulement appelé à aimer d’un amour pur, à haïr le mal et à s’attacher à ce qui est bien, mais il doit avoir une tendre affection pour les autres croyants, puis rechercher par-dessus tout à honorer les autres chrétiens plus que rechercher lui-même à être honoré.

Ensuite il se met à parler de notre service, au verset 11, disant que notre service pour Christ doit être un service enthousiaste, d’un cœur entier, zélé, obéissant et diligent. En conséquence de quoi, le verset 12 indique que nous aurons des épreuves, et nous devons nous réjouir dans l’espérance, dans ces épreuves, être patients, au cours de ces épreuves, et persévérer diligemment dans la prière au travers de ces épreuves, savourant à l’avance la gloire qui nous attend. Et, étant sensible non seulement à nos propres épreuves, mais au fait que d’autres en ont aussi, le verset 13 dit que nous devons pourvoir aux besoins des saints, que nous devons aimer les étrangers.

Donc ces versets, en quelque sorte, englobent la famille, si vous voulez, s’assurant que nous en prenons soin, manifestons de l’amour pour elle, pourvoyons aux besoins de chacun, les servant comme nous servons le Seigneur, et ainsi de suite. Donc nous avons vu le cercle personnel et le cercle familial. Alors ce soir, je veux venir au troisième puis au quatrième cercle. Le troisième est comme embrassant tout le monde, c’est une sorte de ‘cercle pour tout le monde’, si vous voulez, dans les versets 14, 15 et 16.

Et ici il élargit le cercle pour parler de comment nous devons vivre en rapport avec chacun, sans distinction, qu’ils soient croyants ou incroyants. Et il commence par les personnes les pires que nous pourrions rencontrer. Il dit au verset 14 : « Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas. » Ici il fait une déclaration générale, pas particulièrement liée à la famille de la foi, mais juste en général, quiconque vous persécute, bénissez-les. Bénissez-les et ne les maudissez pas. Or c’est ainsi que nous devons vivre. Nous devons vivre en bénissant ceux qui nous traitent avec de mauvaises intentions.

A propos, ceci n’est pas un nouveau principe. C’est plutôt un ancien principe dans l’Ecriture. On le trouve en revenant à l’enseignement de notre Seigneur Jésus. Vous souvenez-vous dans Matthieu 5 :44, où Jésus disait : « Mais moi je vous dis : Aimez vos » - quoi ? – « ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous détestent et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent. » Ce verset est en fait une combinaison de Mattieu 5 :44 et Luc 6 :27-28, comme qui dirait rassemblés de divers manuscrits et placés dans notre version, mais c’est un enseignement qui était couramment donné par notre Seigneur. Bénissez ceux qui vous persécutent, faites du bien à ceux qui vous font du mal. C’est un principe très important.

Juste pour une minute, nous pourrions regarder le passage de Luc 6 :27, parce que c’est un passage très important. « Mais je vous dis, à vous qui m’écoutez » - dit-il, « Aimez vos ennemis. » Et « aimez » ici, serait quelle sorte d’amour ? Un amour authentique, un amour qui vient du fond du cœur, qui n’est pas hypocrite, pas contrefait, pas un faux amour, pas un amour superficiel, mais un amour authentique. La sorte que chacun de nous devrait avoir, comme Romains 12 :9 nous l’a dit.

« Faites du bien à ceux qui vous détestent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent. Si quelqu’un te frappe sur une joue, présente-lui aussi l’autre. Si quelqu’un prend ton manteau, ne l’empêche pas de prendre encore ta chemise. Donne à toute personne qui t’adresse une demande et ne réclame pas ton bien à celui qui s’en empare. Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le-vous aussi de même pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance en avez-vous ? En effet, les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quelle estime en avez-vous ? En effet les pécheurs aussi agissent de même. »

Autrement dit, le monde répondra à la bonté par la bonté. Le monde répondra à l’amour par l’amour. Pour montrer ce qui distingue les chrétiens, nous devons répondre avec amour à ceux qui nous haïssent, et avec bonté à ceux qui nous font du mal. C’est ce qui nous distingue.

Je me souviens, bien évidemment, qu’il n’y a pas très longtemps notre neveu Tim Ray a été assassiné. C’était un jeune homme merveilleux que beaucoup parmi vous connaissaient ; il aimait le Seigneur de tout son cœur ; il s’était engagé à servir le Seigneur, et il est allé, bien entendu, travailler au marché où il était employé – certains parmi vous se souviennent de l’histoire, - et un homme est arrivé pour voler, parce qu’il était en manque de drogue. Lorsque Tim est arrivé pour essayer d’aider le caissier, l’homme a tiré sur lui et lui a ôté la vie. Je me souviens de la réponse de Duane Ray, son père, mon beau-frère, qui est maintenant pasteur à Washington, et qui était alors avec nous. Dwayne était très préoccupé de voir l’homme qui avait tué son fils arriver à connaître Jésus-Christ, et cela a constamment et toujours été sa prière.

Et lorsqu’il est revenu ici il y a quelques mois pour faire ce qu’il fallait en ce qui concernait l’affaire, qui à ce jour n’est toujours pas élucidé, son grand souci était de trouver une occasion de parler de Jésus Christ au meurtrier de son fils. Cela caractérise un chrétien. Le monde ne répond pas au meurtrier de ses bien-aimés par l’amour. C’est unique, et c’est ce qui est demandé dans la Parole de Dieu.

Récemment, nous avons fait l’expérience peu enviable d’être cambriolés à la maison. Un des enfants avait oublié de mettre l’alarme - nous n’oublierons plus jamais l’alarme maintenant. C’était il y a à peu près deux semaines – Patricia venait à peine d’entrer dans la maison, mais à peine fut-elle entrée qu’elle réalisa que quelque chose n’allait pas, car il y avait des objets éparpillés partout.

Elle alla à la cuisine et vit que la fenêtre avait été forcée et des objets avaient été jetés n’importe où. Alors elle dit à Marcy : « Ressortons tout de suite par derrière. Il y a quelqu’un dans la maison ! » Elles sont sorties, on a appelé la police, et nous avons découvert que la maison avait été cambriolée. Dans leur hâte à se précipiter par la fenêtre, se demandant peut-être s’ils déclencheraient l’alarme en sortant par la porte, ne connaissant pas le système, ils sortirent par la fenêtre, et en route ils laissèrent tomber un couteau de boucher qu’ils avaient emporté au cas où ils rencontreraient un des enfants.

Il n’y a pas bien longtemps, en fait le jour précédent, à la même heure, Melinda avait été seule à la maison pour un court instant, et ils s’étaient préparés si cela était arrivé. Par la grâce de Dieu, cela a eu lieu le jour d’après. Et bien sûr, notre première réaction est très humaine, n’est-ce pas ? Vous allez dans votre chambre et votre intimité a été envahie ; tout ce à quoi vous tenez est jeté partout ; bien des choses irremplaçables ont été prises. Nous n’avons rien comme valeurs terrestres, mais nous avons certaines choses qui ont une valeur sentimentale pour nous et beaucoup de ces choses-là avaient disparu.

Puis tout à coup, quelque chose dans notre cœur dit : « Mais, c’est exactement là que notre christianisme est testé, n’est-ce pas ? Pouvez-vous manifester de l’amour pour ceux qui ont envahi votre espace privé, qui ont pris ce qui ne leur appartenait pas, qui vous ont fait du mal ?

C’est essentiellement ce qui est derrière la pensée du verset 14. Ceux qui viennent contre vous, que ce soit une persécution spirituelle ou autre, l’idée ici est le mot diōkō. C’est le vrai diōkō, et au fond cela signifie « poursuivre quelqu’un dans l’intention de lui faire du mal. » Et nous devons répondre à ceux qui nous poursuivent avec l’intention de nous faire du mal par la bénédiction, c’est-à-dire leur souhaiter le meilleur. Leur souhaiter le meilleur ! Les bénir, désirer que Dieu déverse sur eux Sa bonté, Sa grâce, Sa miséricorde.

C’est ce que Jésus a fait sur la crox lorsqu’Il a dit : « Père » – quoi ? – « pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Et, avec magnanimité, Il voulait que la grâce soit donnée à ceux qui ôtaient Sa vie. C’est l’esprit d’Etienne dans Actes 7 :60, qui, étendu sous les pierres ensanglantées par lesquelles il mourait écrasé, regarde le ciel et dit : « Ne les charge pas de ce péché. » Ne leur tiens pas compte pour cela, Dieu.

Vous remarquerez qu’il est dit : « Vous bénissez. » C’est au présent. C’est l’idée de bénir constamment. « Bénir » veut dire « célébrer avec des louanges, souhaiter du bien sur… » C’est magnifique de voir l’exemple de Christ en cela, parce que c’est une réaction qui n’est pas du tout humaine ni naturelle.

Pierre écrit à ce propos dans 1 Pierre 2 :21 : « De fait c’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple afin que vous suiviez ses traces, » - et en plus - : « lui qui n’a pas commis de péché et dans la bouche duquel on n’a pas trouvé de tromperie, lui qui, insulté ne rendait pas l’insulte, maltraité ne faisait pas de menaces mais s’en remettait à celui qui juge justement. »

En d’autres termes, lorsqu’on est venu contre Lui, Il n’a jamais exercé de représailles. Puis il ne doit pas y avoir de mélange. Il dit : « Bénissez ceux qui vous poursuivent pour vous faire du mal », puis il dit : « Bénissez, et ne maudissez pas. » Autrement dit, aucun mélange de bénédictions et de malédictions ne sera toléré. Ce n’est pas : les bénir en plus de les maudire. C’est les bénir et ne pas les maudire du tout. C’est un caractère particulier d’une vie chrétienne.

La semaine dernière j’ai lu un article intéressant que ma femme m’a passé, qui vient chez nous du Berkeley – c’est une sorte de magazine de Berkeley, de l’Université de Californie. C’est rempli des dernières découvertes de tous les départements de l’Université de Californie, de la science, et des études qu’ils font sur la personnalité, la psychologie, la sociologie etcetera. C’était très intéressant pour moi de remarquer là-dedans un article relatif au fait que les gens, actuellement, ont de l’hypertension, ils ont toutes sortes de maladies liées à l’anxiété. L’étude a montré que la plupart du temps, ces problèmes comme l’hypertension, et la majorité de cette anxiété qui découle du stress – et ils utilisent souvent le terme de « stress » - n’a rien à voir avec les emplois à long terme.

Autrement dit, ce n’est pas parce que vous travaillez trop dans votre job. Ce n’est pas parce que vous avez beaucoup à faire et beaucoup de choses à l’esprit. Le stress grave qu’ont la plupart des gens est lié à des petites choses comme de ne pas trouver ses clés de voiture, quelqu’un vous prend la place que vouliez au parking du supermarché, vous devez faire la queue pour acheter quelque chose, quelqu’un vous fauche la priorité dans la rue. Voilà les choses qui font grimper le stress, qui précipitent la maladie physique grave. Ce n’est pas une tâche longue et difficile. C’est cette réaction soupe au lait.

C’est tout ce qui se rapporte, je crois, à un égoïsme en augmentation, où les gens sont littéralement mangés par leurs droits, ils sont arrivés au point où, si vous vous mettez en travers de leur route, ils sont capables de vous tuer plutôt que de vous regarder.

Je conduisais vers la maison, je pense que je vous l’ai déjà raconté, et un homme a essayé de casser la vitre de ma voiture d’un coup de poing. Vous l’avais-je dit ? Oh ! Il a pensé que je prenais sa place sur la route, alors il m’a fait me déplacer, j’avais toute la famille dans la voiture, et c’était après le culte du dimanche matin il y a trois semaines. Nous ne faisions que parler, et il a pensé que j’envahissais son espace sur la route. Alors il s’est avancé et a tourné devant moi, alors, j’ai pensé : « Bon, je vais m’arrêter. Je ne sais pas ce qu’il va faire, mais je ne vais pas discuter avec lui, j’essaierai d’être un artisan de paix. »

Il a marché vers la voiture. Il n’avait pas de chemise. Je pense qu’il avait quelque chose à prouver par son image macho. Il est revenu vers la voiture en disant : « Baissez la vitre ! » Alors je l’ai baissée un petit peu. Il était violent et je pouvais le voir. Il s’est mis à proférer des insanités qui vous faisaient dresser les cheveux sur la tête ! Je l’ai seulement regardé dans les yeux, et quand il a fini, j’ai dit : « Vous vous sentez mieux ? » J’ai dit : « Je ne sais pas du tout de quoi il s’agit, mais si j’ai fait quelque chose qui vous a offensé, je le regrette. »

Puis il a pris son élan avec son poing et avec toute la force de son poing il a frappé aussi fort qu’il a pu et a laissé un lambeau de peau sur la vitre. Bien sûr, il a dit : « Ouille ! » et s’est pris la main. Je veux dire, il était complètement incontrôlé parce qu’il pensait que quelqu’un avait envahi son espace. Je l’ai en quelque sorte béni en disant : « Je regrette beaucoup, je n’aurais jamais voulu vous gêner d’une quelconque façon, » et j’en suis resté là. J’ai dit : « Peut-être que vous devriez juste retourner à votre voiture et rentrer chez vous, » ce qu’il a fait avec une main très douloureuse.

C’est la réaction du monde. Je vous dis, les amis, c’est effrayant de vivre dans ce monde aujourd’hui parce que vous ne savez pas ce que les gens vont faire. L’égoïsme en arrive au point où vous ne pouvez pas envahir le territoire de qui que ce soit sans faire éclater les hostilités. Est-ce étonnant que les mariages ne survivent pas, ou même n’importe quelle autre relation d’ailleurs ?

Mais les chrétiens ne sont clairement pas d’ici-bas. Nous ne rétorquons pas de cette manière. Nous réagissons tout différemment. Lorsque l’on nous poursuit dans l’intention de nous faire du mal, nous ne nous vengeons pas. Quelqu’un aurait pu me dire : « Pourquoi n’êtes-vous pas sorti de la voiture pour flanquer le type parterre ? » Ou bien : « Pourquoi ne faites-vous pas comme dans les films policiers, attendre qu’il soit près de la porte, l’ouvrir à la volée contre lui en pleine figure, le mettre parterre, faire tout le numéro, quoi !? »

Je ne suis pas entraîné à cela réellement – mais je voulais être sûr, puisque j’étudiais Romains 12, que je le mette en pratique dès qu’une occasion me serait donnée. Le Seigneur a eu Sa manière, récemment, de me donner l’occasion de vivre selon ce passage. Je serai très content lorsque je serai sorti de ce passage ! Je me réjouis d’être au verset 15, si cela ne vous dérange pas ! Au verset 15 il dit : « Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent, » et c’est une autre caractéristique chrétienne, c’est de prendre plaisir à la joie de quelqu’un d’autre. C’est l’absence de toute jalousie, n’est-ce pas ? Je veux dire, c’est une caractéristique spécifiquement chrétienne que de se réjouir de la prospérité d’autrui.

En fait, dans Proverbes 17 :5, les impies sont décrits comme ceux qui sont contents du malheur des autres. Voyez le contraste avec ce que Paul dit, je crois que c’est dans 2 Corinthiens 2 :3, où il dit : « … ma joie est aussi la vôtre à vous tous. » C’est spécifiquement chrétien d’être béni par la joie des autres, d’être capable de se réjouir avec quelqu’un d’autre. Quelle belle caractéristique que celle-là !

Je crois que Paul a ceci à l’esprit – un autre passage que je pourrais aussi juste vous mentionner, je crois que c’est le bon, 1 Corinthiens 12:26, c’est ça : « Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui, si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui. Vous êtes le corps de Christ et vous êtez ses membres, chacun pour sa part. »

Et il est donc particulièrement chrétien de se réjouir lorsque quelqu’un est honoré, de se réjouir à la joie d’un autre. Puis il dit au verset 15 : « Pleurez avec ceux qui pleurent. » C’est aussi une caractéristique qui distingue le chrétien d’être compatissant et non indifférent. Le monde devient de plus en plus dur, de plus en plus indifférent. A propos, le mot « pleurer » est un mot intéressant en grec. C’est le mot klaiō, et il signifie « verser des larmes. » Verser des larmes – c’est un mot fort. C’est la preuve de la sympathie chrétienne.

Donc nous devons porter la marque de ceux qui sont très attentifs à ceux qui nous entourent. Lorsqu’ils ont des raisons de se réjouir, nous entrons complètement et de tout cœur dans leur joie, et c’est parce que nous les aimons tant, nous faisons attention, et parce que nous sommes si heureux qu’ils soient si bénis, que nous ne pouvons contenir notre joie. Ce n’est pas que nous rions parce qu’il le faut, ce n’est pas que nous soyons artificiellement heureux, c’est parce que nous sommes vraiment chrétiens, et que les vrais chrétiens respectent tant la bénédiction qui arrive aux autres, et ils sont si reconnaissants qu’ils soient bénis, c’est pour cela que nous aussi nous nous réjouissons par procuration de cette même émotion.

Les chrétiens aussi sont ceux qui, dans la sympathie, comprennent ce que c’est que partager les larmes d’un ami, les larmes d’un membre du corps de Christ qui a du chagrin. Ceci aussi, est spécifiquement chrétien, dans un monde de plus en plus indifférent, terne et insensible. Je pense à cet homme, Jérémie, dans l’Ancien Testament, qui a réellement vécu toute une vie de pleurs, qui n’avait que très peu de rapport avec quoi que ce soit qui lui arrivait, à lui. Vous connaissez cela, n’est-ce pas ?

Je veux dire que Jérémie était béni, et Jérémie était un homme rempli de joie. Il disait : « Tes paroles se sont présentées à moi, et je les ai dévorées. Ta parole a provoqué mon allégresse, elle a fait la joie de mon cœur. » Vous souvenez-vous de cela dans Jérémie 15 :16 ? Donc quant à lui, il était joyeux, mais il ne pouvait pas vraiment vivre extérieurement cette joie totalement, parce qu’il était si sensible aux problèmes de son peuple. Et dans Jérémie 9 :1, il dit quelque chose qui exprime tout à fait le fond de son cœur.

« Si seulement ma tête était remplie d’eau et mes yeux une source de larmes ! Je pourrais pleurer jour et nuit les morts de la fille de mon peuple. » Il avait un tel fardeau pour le salut d’Israël qu’il souhaitait lui-même être littéralement une fontaine d’eau pour pouvoir nuit et jour déverser l’angoisse de son cœur pour ces gens qui périssaient sans relation juste avec Dieu. C’est une expression d’amour pur et sensible.

Donc lorsque nous sommes pourchassés par quelqu’un qui veut nous faire du mal, et nous devons tous y faire face, que ce soit dans un cas mineur d’une circonstance terrestre, ou que nous soyons persécutés pour la cause de Jésus-Christ, et peut-être pour certains d’entre nous, dans un ministère plus public, nous sentons davantage cette persécution, mais à votre niveau, vous pouvez l’éprouver aussi. Vous pouvez en être l’objet parce que vous essayez de tenir pour ce que vous savez être la vérité de Dieu. Répondez par de la bénédiction.

Puis un autre principe général dans les deux cas : « Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent, pleurez avec ceux qui pleurent. » Maintenant Paul a encore une chose essentielle à l’esprit, dans notre manière de traiter les autres, et ceci concerne à la base trois choses mentionnées au verset 16. Et c’est ici une autre partie de ce comportement général envers tout le monde. Le verset 16 dit : « Vivez en plein accord les uns avec les autres. » Vivez en plein accord les uns avec les autres. C’est une pensée très simple. Cela veut simplement dire : penser de tout le monde la même chose. Ne faites pas de distinction de personnes. N’essayez pas de vous faire bien voir de certaines personnes. N’organisez pas votre stratégie pour atteindre le niveau de l’élite. Estimez chacun de manière égale. Traitez tout le monde à égalité.

Dans Romains 15 :5, nous y arriverons par la suite, « Que le Dieu de la persévérance et du réconfort vous donne de vivre en plein accord les uns avec les autres comme le veut Jésus Christ. » La même idée. Nous ne devons pas avoir de préférences parmi nous. Philippiens 2 est le passage clé. Vous le connaissez. Il dit : « S’il y a de la consolation en Christ, s’il y a une réelle communion fraternelle en Christ, s’il y a une vraie participation commune et si nous sommes partenaires, alors nous devons nous traiter réciproquement à égalité, en ayant le même amour les uns pour les autres. » Pour arriver à cela, il dit dans Philippiens 2 : « Nous ne devons pas nous occuper de nos propres affaires, mais de celles des autres, et considérer les autres comme supérieurs à nous-mêmes. » Meilleurs que nous-mêmes !

Dans Jacques 2:1-9, Jacques dit que nous ne devons pas favoriser des personnes. Vous voulez aimer chacun de la même façon. Et si un homme entre dans votre assemblée, et qu’il porte un anneau d’or, et il est très riche, ne lui donnez pas le meilleur siège en disant à celui qui est pauvre, « Assieds-toi par terre à mes pieds, et à part, c’est ta place ! » Ce n’est pas ainsi que le chrétien réagit. Le style de vie chrétien se distingue en traitant chacun de la même manière, et c’est un modèle important pour la vie.

C’est facile pour nous de devenir des varapeurs sociaux. C’est facile pour nous de vouloir nous trouver toujours en compagnie des riches, des célèbres, des puissants ou autres. Ce n’est pas une caractéristique chrétienne. La caractéristique chrétienne désire traiter chacun à égalité. Dans Philippiens 1 :27, Paul dit : « Je veux que vous teniez ferme dans un même esprit, combattant d’un même cœur pour la foi de l’évangile. » Dans 1 Corinthiens 1 :10 : « Je veux que vous soyez unis ensemble d’une telle manière » – et les mots ici sont magnifiques – « que vous teniez tous le même langage. Qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous, » - pas de clans, pas de castes sociales – « mais soyez parfaitement unis dans le même état d’esprit et dans la même pensée. » 

Si vous ne l’avez pas remarqué, tout cela découle de l’amour. Tout ceci découle de l’humilité. C’est essentiel. Maintenant il passe à une seconde déclaration, au verset 16. Il dit que puisque vous devez traiter chacun à égalité, il y a deux choses qui vont vous y aider. Le numéro 1 est celui-ci : « N’aspirez pas à ce qui est élevé, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. » Ne pensez pas aux choses élevées, hupsēla, « élevé, haut », ou ne vous concentrez pas sur elles. Ne recherchez pas les places élevées et les personnes en vue, et les postes élevés, ce qui est hautement estimé.

Mais condescendez – mais « condescendez », ici [laissez-vous attirer, ou soyez attirés dans la version française], n’est pas utilisé dans un sens de « traiter de haut », comme on peut le comprendre dans la langue courante, avec condescendance. Vous daignez, vous vous abaissez à faire quelque chose pour quelqu’un, vous montrez de la condescendance. Mais ici cela veut dire simplement « descendre ». Littéralement cela signifie « se laisser emporter avec ». En d’autres termes, ne recherchez pas ce qui est élevé, mais soyez emportés avec des personnes de statut modeste, [ce qui est humble, dans le français]. Et le mot rendu par « ce qui est humble » est vraiment bas, tapeinos, « ne s’élève pas au-dessus du sol, abaissez-vous vers le bas avec les personnes modestes. » Cela ne veut pas dire que vous ignorez ceux qui sont élevés, mais signifie que vous ne recherchez pas cela, vous ne courrez pas après, vous ne vous concentrez pas là-dessus.

Je loue le Seigneur pour ceux de notre communauté et pour ceux de mes amis qui sont des personnes de statut élevé, ayant des postes importants, ou qui ont de grands domaines, importants dans le monde des hommes, significatifs dans le royaume de Dieu. Je loue aussi le Seigneur pour ceux de mes amis qui sont tout en bas sur l’échelle, au raz du sol, qui sont tout aussi riches, qui enrichissent ma vie, et qui sont aussi importants pour moi que n’importe qui d’autre, et ceci est spécifiquement chrétien, et c’est ce que Paul veut dire.

Nos sentiments doivent correspondre de si près à ce qui est humble, que nous serons parfaitement à l’aise avec des gens qui ne s’élèveront pas au-dessus du sol. Le fait est qu’il n’y a pas de place pour l’artistocratie dans l’Eglise. Il n’y a pas de place pour l’élite. Nous devons être à l’aise avec les humbles comme avec les autres.

Je crois que c’est si magnifiquement illustré dans Luc. Voulez-vous regarder à Luc 14 un instant ? Luc 14 :12. « Il dit aussi à celui qui l’avait invité : ‘Lorsque tu organises un dîner ou un souper, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, » - ta parenté- « ni des voisins riches, de peur qu’ils ne t’invitent à leur tour pour te rendre la pareille.’ » Vous savez comment c’est. Après, ils doivent t’inviter. Si vous leur dites de venir chez vous, ils doivent vous inviter chez eux. « Mais lorsque tu organises un festin, invite au contraire des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles, et tu seras heureux, car ils ne peuvent pas te rendre la pareille. » Voulez-vous savoir quelque chose ? Vous invitez le riche, le riche vous le rendra. Vous invitez le pauvre, devinez qui vous le rendra ? Le Seigneur vous le rendra, car vous serez récompensé à la résurrection des justes.

Ainsi, de qui voulez-vous recevoir, du riche ou de Dieu. Les riches sont les plus riches. C’est sympatique, vous savez, lorsque vous avez invité du monde et qu’ils répondent en vous invitant ou en vous donnant un cadeau. Mais leur cadeau ne vaut pas ce que le Seigneur donnera. Donc la prochaine fois que vous avez un dîner, appelez le pauvre, et l’handicapé, et l’estropié, et l’aveugle, qui ne pourraient jamais vous inviter, qui ne pourraient jamais vous le rendre, et apprenez à être à l’aise, à être entraîné par ces gens qui sont de condition humble selon les critères du monde.

La vérité de l’affaire est l’idée que la condition humble n’a rien à voir avec la spiritualité. Cela ne veut pas dire qu’ils ont un niveau spirituel bas, cela veut dire qu’à l’échelle sociale, ils sont à l’échelon du bas. J’ai constaté très souvent que certaines de ces personnes qui sont au bas de l’échelle sociale sont très haut, très haut sur l’échelle spirituelle, pas vous ?

Puis il dit en outre que si vous devez vivre une vie d’humilité où chacun a une place égale, qui traite tout le monde à égalité, non seulement vous ne devez pas vous concentrer sur ce qui est élevé, mais descendre et être emporté avec les plus humbles. Mais deuxièmement, « ne vous prenez pas pour des sages. » Autrement dit, ne devenez pas sage avec vous-même, pensant que vous savez tout. Dit autrement encore, ne soyez pas convaincu que tout commence et finit avec vous. « Ne vous appuyez pas sur votre propre » - quoi ? – « sagesse. »

Alors que dit-il ? Si vous devez traiter chacun à égalité, il y a deux choses dont vous devrez avoir conscience. Dans l’Eglise, il n’y a pas d’aristocratie sociale, et il n’y a pas d’aristocratie intellectuelle. Ne vous dites pas : « Je suis si sage que je ne voudrais pas avoir une foule d’imbéciles chez moi. Qu’est-ce que je pourrais leur dire? » Pas vrai ? C’est ce qu’il veut dire. Je dois inviter des gens de mon niveau. Il n’y a pas d’aristocratie sociale. Il n’y a pas d’aristocratie intellectuelle. Il n’y a pas de castes dans le corps de Christ. Il devrait en être ainsi.

Il rode une théorie, dans les milieux appelés « croissance de l’Eglise », beaucoup de théories dans ce domaine de croissance de l’Eglise, des théories philosophiques sur pourquoi les Eglises grandissent. Une des théories est appelée « unités homogènes », et l’idée est que les Eglises croissent selon les lignes d’unités homogènes. Autrement dit, si vous avez une Eglise où tout le monde est blond aux yeux bleus, travaille au même niveau social, c’est un atout qui contribue à votre croissance parce que ces gens attirent des égaux, et cela grandit de cette manière. Si vous avez une Eglise, où tout le monde est noir et vient d’une sorte d’expérience de ghetto, cette Eglise aura tendance à grandir parce que tout le monde a des espèces de liens communs ou homogènes. Et une des menaces visant la croissance de l’Eglise est un assemblage non homogène, hétérogène. Les théoriciens nous disent qu’une telle Eglise ne grandira probablement pas.

Eh bien, plusieurs années durant, ceux qui enseignaient cela ont amené des groupes de leurs étudiants à l’Eglise de la Grâce. Pendant trois ou quatre ans, ils ont fait cela lorsqu’ils venaient dans cette ville pour des séminaires. Puis ils cessèrent, et nous nous sommes renseignés pour savoir pourquoi ils avaient cessé. Ils ont dit : « Nous ne les amenons plus ici, parce que votre Eglise ne correspond pas à la théorie. » C’est ce qu’ils ont dit. Ils ne semblent pas être gênés par le fait que cela devrait faire sauter leur théorie. Mais ils ne font que supprimer le problème en ne laissant plus les étudiants voir une Eglise qui transgresse la théorie.

Mais je remercie le Seigneur que notre Eglise, peut-être jusqu’à un certain point, est homogène. Nous parlons tous anglais, vous savez, nous vivons dans un certain paramètre de la société ici au sud de la Californie, mais, de bien nombreuses manières, notre Eglise représente une grande, très grande variété de couches sociales et intellectuelles.

Un journaliste de US News and World Report qui est, bien sûr, un magazine national bien connu, m’a appelé jeudi – vous pouvez prêter attention. Il a dit : « Nous écrivons un article spécial sur les grandes Eglises indépendantes d’Amérique, et votre Eglise est l’une de celles que nous avons choisies. »

Je n’ai pas la moindre idé de la raison qui les pousse à écrire un article sur les Eglises indépendantes dans le US News and World Report, mais je pense que c’est génial, et je ne pense pas qu’il savait même que nous étions poursuivis en justice, ce qui est bien, parce que tous ceux qui ont écrit quelque chose sur nous ont écrit à propos de la poursuite judiciaire. Il voulait des renseignements sur notre Eglise et voulait savoir si nous avions un ministère auprès des Espagnols, si nous avions des Noirs dans l’Eglise, si nous avions des Asiatiques. J’ai commencé à lui parler de tous ces ministères.

Puis il a dit : « Pourquoi viennent-ils à votre Eglise ? » J’ai dit : « Parce que nous nous en tenons à la Parole de Dieu, que c’est notre terrain commun, et c’est là que nous sommes un en Christ, autour du Sauveur et autour de Sa Parole. » J’ai continué en décrivant cela, et j’ai dit que nous ne faisons que croire la Bible. Et on a parlé, puis il a dit : « Ouais. » Ensuite il a dit : « Et quelle est la caractéristique de votre indépendance ? » J’ai dit : « Nous ne sommes pas … » - Et il a coupé : « Pourquoi ne faites-vous pas partie d’une grande dénomination ? » Et j’ai dit : « Parce que tant de grandes dénominations sont mêlées à toutes sortes de choses qui ne sont pas bibliques, à notre avis. »

Mais j’étais vraiment très heureux de pouvoir lui dire que notre Eglise comprend une large palette de personnes, parce que je pense que c’est ainsi que l’Eglise devrait être, pas vous ? Parce que notre ministère n’est pas axé sur le rang social. Il n’est pas axé sur l’intellectuel. Il est orienté spirituellement et bibliquement, et chacun peut se mettre à l’écoute de la Parole de Dieu. Ainsi il n’y a pas d’aristocratie. Il s’étend même au-delà, jusqu’à l’extérieur de l’Eglise. Je pense que nous devons atteindre, en bas, les gens humbles et en haut, les gens qui sont élevés, et ne pas rechercher l’un ou l’autre, mais être à disposition des deux.

Maintenant, une dernière fois, le cercle s’élargit, au verset 17. D’abord c’était personnel au verset 9, puis la famille aux versets 10 à 13, et tout le monde était inclus aux versets 14, 15 et 16, tout en incluant aussi la famille chrétienne. Comme je l’ai dit, le cercle s’élargit pour tout inclure. Et finalement il y a encore un élément, qui était introduit au verset 14, et c’est la phase quatre du cercle, ce sont les ennemis personnels. Là, il parle d’ennemis personnels, et je voudrais que vous écoutiez attentivement ceci puis je l’illustrerai, et je le terminerai parce que la semaine prochaine il y aura des concerts, puis la période de Noël, puis du Nouvel An, et nous ne pourrions revenir sur ce thème avant bien longtemps. Donc accrochez vos ceintures, et allons-y !

Gardez à l’esprit que ces cercles s’élargissent, et ici il s’élargit pour inclure nos ennemis personnels dans un sens très direct. Le verset 17 dit : « Ne rendez à personne le mal pour le mal. » Et cela nous ramène exactement à ce que nous avons vu au verset 14, sauf que le verset 14 était positif. « Bénissez ceux qui vous persécutent, » qui vous poursuivent pour vous faire du mal. Ici il dit : « Ne rendez à personne le mal pour le mal. » C’est très naturel de le faire.

Vous direz : « Attendez une minute, John. Que faites-vous de l’Ancien Testament qui dit dans Exode 21, Lévitique 24, Deutéronome 19 ‘œil pour œil, dent pour dent’ ? » Ceci parle de loi publique. Ce précepte mosaïque était en rapport avec la nation. Une nation doit avoir un système de justice qui réponde au mal, correct ? De sorte que s’il y avait meurtre, il devait y avoir l’exécution du meurtrier. Où il y a un vol, il devrait y avoir une punition pour le voleur. Il y a œil pour œil et dent pour dent dans une société dirigée par des hommes, dans un gouvernement qui est réglé par des lois. Mais ce n’est pas fait pour la vengeance personnelle, c’est là l’important.

Le plan de Dieu pour la société n’est pas d’exercer l’autojustice. Nous savons selon Romains 13, que nous étudierons bientôt, que la police et les soldats d’une nation ne portent pas l’épée en vain. « Car le magistrat est serviteur de Dieu » - est-il dit au verset 4 – « pour manifester sa colère en punissant ceux qui font le mal. » Donc la rétribution fait partie de la société. Et je vous le dis, quand la société ne le fait pas, je crois qu’elle se met sous le jugement de Dieu.

Quand vous lisez l’Ancien Testament, vous trouverez que Dieu redemande sang pour sang. Mais dans notre société nous laissons le crime sans châtiment. Nous le permettons constamment. Il y a des assassins se baladant partout impunément, des lacunes dans la loi, et autres choses. Je crois que notre société en porte la responsabilité parce que nous ne luttons pas contre le mal par le processus judiciaire, la loi de Dieu, qui est prescrit pour la société. Ainsi notre société porte la culpabilité de manquement à la punition de coupables du mal. Et je crois que cela nous met dans une position où Dieu doit nous juger.

Mais pour ce qui est de la vengeance personnelle, il n’y a pas de place pour elle, aucune place. Donc il dit : « Ne rendez pas le mal pour le mal. » Ce n’est pas notre place. Nous ne nous vengeons pas. Nous n’avons pas ce genre d’esprit. Dans 1 Thessaloniciens 5:15 Paul le redit : « Veillez à ce que personne ne rende à autrui le mal pour le mal. » Ne rendez jamais le mal pour le mal à quiconque. « Mais recherchez toujours le bien, soit entre vous, soit envers tous les hommes. »

Et 1 Pierre 3 :9 en gros suit la même idée. « Ne rendez point mal pour mal, ou injure pour injure ; recherchez les choses honnêtes devant tous les hommes. » Littéralement « ce qui est bon. » C’est la même chose que dans 1 Thessaloniciens 5 :15. C’en est presque la citation exacte. Au lieu de rendre le mal pour le mal, rendez quoi ? Du bien ! Rendez du bien ! « Rechercher » est un mot intéressant. Recherchez de bonnes choses. Le terme veut dire, « penser à l’avance, planifier de le faire, préméditez votre bonté de façon à ne pas être pris au dépourvu. »

Laissez-moi vous donner le scénario. Lorsque quelqu’un vous fait quelque chose de mal, si vous réagissez sur le coup, vous agirez en rendant mal pour mal, n’est-ce pas ? C’est votre réaction naturelle. Donc vous devez préméditer et vous disposer à l’avance pour faire le bien lorsque le mal viendra. C’est un processus de préparation. Nous sommes revenus exactement là où nous étions la dernière fois. De quoi parlions-nous la dernière fois ? De l’auto-quoi ? De l’autodiscipline. Une vie disciplinée est un esprit ordonné où toutes les reactions sont réfléchies à l’avance pour que, lorsque quelque chose arrive, je ne réagis pas pas par rapport à ma reaction à chaud, à mes emotions nues et crues humainement parlant, et si le mal arrive, que je sois prêt à répondre par la bonté. C’est une vie préméditée, ordonnée, disciplinée.

Paul dit, préméditez votre bonté. Ne soyez pas pris par surprise. Et quand il dit : « Recherchez ce qui est bon, honnête, » le mot « honnête » est kalos, « visiblement bon, extérieurement bon, de manière évidente, tangiblement bon. » En d’autres termes, lorsque quelqu’un vous fait vraiment du mal, faites-lui du bien d’une manière qu’on puisse le voir, que ce soit visible. Ce n’est pas qu’une pensée. Ce n’est pas qu’une émotion privée. C’est un acte de bonté qui fait que nous lui rendons quelque chose de bon, quelque chose de gentil et quelque chose de gracieux.

J’ai essayé de le faire au cours des années, et je reçois beaucoup de courrier intéressant où les gens sont réellement fâchés contre moi. J’ai entendu aujourd’hui que quelqu’un disait que j’étais un hérétique. Je reçois beaucoup de courrier, et je ne sais pas pourquoi, mais bien des gens en ont après moi. J’ai appris, au cours des années, j’espère, à préméditer tout ce que j’ai dit, de manière que lorsque cela arrive, j’ai une réponse standard. C’est une réponse qui, je l’espère, est gentille, qui puisse atteindre son but, et elle dit : « Merci. Merci pour le souci que vous avez. Priez pour moi. Si j’ai fait quelque chose qui vous a offensé, pardonnez-moi. Je souhaite être tout ce que Dieu voudrait que je sois, et je voudrais que vous continuiez de prier pour moi, pour que je sois l’homme qu’Il veut que je sois. » Voilà la manière de répondre au mal, et si c’est possible, donner quelque chose à la personne, quelque chose qui exprime tangiblement votre bonté envers elle.

Ainsi, notre comportement devrait nous recommander auprès de ceux qui nous font du mal. C’est un principe vraiment basique. Le chrétien, donc, doit réfléchir à ses réponses, afin que, lorsqu’il est confronté à une situation de mal, il ait prémédité une réponse appropriée de manière à représenter correctement le Dieu auquel il appartient, de manière à, comme il est dit dans Tite 2 :10 : « honorer pleinement la doctrine de Dieu. »

Maintenant, Paul ajoute une autre pensée ici, incluant nos ennemis personnels au verset 18 : « Si cela est possible, dans la mesure où cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. » J’aime cette déclaration. Elle est concrète. Il dit : « Je veux que vous viviez en paix, mais je vois quelques difficultés. Faites-le si c’est possible. » Vous avez découvert cela ? Vous n’y arrivez pas. Vous ne pouvez le faire. Je veux dire, parfois vous ne savez plus que faire. Vous avez essayé mais vous n’y arrivez pas. Vous êtes réconforté en lisant ceci : « Si c’est possible, » et même le Saint Esprit savait que cela n’était pas toujours possible. « Dans la mesure où cela dépend de vous. » Pourquoi ? Parce qu’il faut être deux pour faire la paix, n’est-ce pas ? Donc si c’est possible, pour ce qui est de votre côté, ne laissez jamais un conflit venir de vous. Jamais ! Faites toujours la paix. Peu m’importe qu’ils aient raison ou tort à propos de leur condamnation, faites la paix. De votre côté, faites la paix. Ne choisissez jamais le conflit.

Or il dit : « dans la mesure où cela dépend de vous. » C’est une déclaration qui est très importante pour moi, parce que parfois c’est très difficile de savoir jusqu’où aller. Vous direz : « Eh bien, si je veux réellement faire la paix ici, je vais devoir faire un compromis avec la vérité. Je vais devoir lâcher du lest quant à la vérité. Ce type sera furieux envers moi à moins de changer ma doctrine, ou de dire que j’ai tort, qu’il a raison... » Donc il vous faut revenir à cette petite phrase « dans la mesure où cela dépend de vous. »

Et il y a en moi certains points qui sont une ligne de base et qui ne sont pas négociables. Nous voulons la paix. Je ferai tout mon possible pour avoir la paix, excepté compromettre ce que je crois être la vérité. Correct ? Je ne le ferai pas. Je ne le ferai pas. Si c’est ce que vous me demandez de faire, je dirai non. « Dans la mesure où cela dépend de moi », je ferai tout ce que je peux – mais la seule chose que je ne peux pas faire c’est de violer là Parole de Dieu – mais « dans la mesure où cela dépend de moi », je ferai tout ce que je peux.

Même Jésus a dit, « Voici, je suis venu » - Lui, le Prince de la Paix – « non pour apporter la paix, mais l’épée. Je sais qu’alors que j’apporte la paix à certains, j’apporte une épée à d’autres. » Puis Il dit : « Je suis venu mettre la discorde entre un homme et sa famille : Mère, sœur, père, fils… » Vous connaissez ce passage, Matthieu 10 :34-36. Jésus dit : « Je sais qu’il y aura des moments où, bien que je sois venu dans la paix, je ne peux pas apporter la paix et je ne ferai pas de compromis avec la vérité. » Donc « dans la mesure où cela dépend de vous » - « tant qu’il n’y a pas de compromis » - et « si c’est possible, » et voici la pensée principale, - « soyez en paix avec tous les hommes. » Vivez en paix avec tous les hommes. Cherchez à être un artisan de paix.

Le monde est rempli de fauteurs de troubles, n’est-ce pas ? De purs perturbateurs, des gens irritants, vraiment, seulement irritants ! Mais « la sagesse d’en haut, » dit Jacques 3 :17, « La sagesse qui vient d’en haut est tout d’abord pure, ensuite pacifique. » (Colombe) J’aime cela. Juste à côté de la pureté, qu’y a-t-il ? La paix ! Êtes-vous un artisan de paix, ou un perturbateur? Recherchez la paix, recherchez la paix.

Je veux vous donner un exemple. Tournez dans votre Bible à Juges 14. Cela va vous plaire. J’espère que vous avez eu du plaisir jusqu’ici, mais ce passage devrait vous plaire. Je vous raconte l’histoire de Samson dans Juges 14. Genèse, Exode Lévitique, Nombres, Deutéronome, Josué, Juges.

Je ne vais vous donner qu’un aperçu d‘un homme qui ne savait pas ce que c’était d’être un artisan de paix et de ce qui s’est passé. Il rendait le mal pour le mal. C’est une histoire incroyable. Il y avait un bourg dans le pays d’Israël, juste à la frontière de Dan et de Juda, un bourg nommé Tsorea, T-S-O-R-E-A. Tsorea était à peu près à 24 km de Jérusalem, localisé dans la plaine de la Chephéla. Et dans ce petit bourg habitait un homme appelé Manoach. Un fils fut donné à la femme stérile de Manoach, un fils du nom de Samson, qui devait devenir un naziréen, c’est-à-dire un nazir, un « séparé » pour être mis à part toute sa vie. Il ne devait pas couper ses cheveux. Il ne devait boire ni vin ni boisson forte. Il devait vivre très prudemment. Il ne devait toucher aucun corps mort, toutes ces choses faisaient partie du vœu de séparation de ce naziréen. Il devait délivrer Israël des Philistins.

Or les Philistins avaient vraiment envahi Israël. Tsorea était un village Israélite. A une heure de marche se trouvait un village philistin appelé Thimna, à peu près à 6,5 kilomètres. Donc les Philistins avaient envahi le pays au point qu’ils étaient à environ 6,5 km de ce village, et – à peu près – à moins de 32 km de Jérusalem, ils occupaient le pays. Ils représentaient une grande menace pour Israël. Bien qu’il y ait une certaine paix à ce moment-là, leur menace était réelle, alors Dieu a suscité cet homme Samson pour juger les Philistins.

Maintenant remarquez 14 :1 : « Samson descendit à Thimna. » Ce fut sa première erreur. Il n’aurait pas dû aller traîner dans ce village philistin. Mais il avait un problème. Il aimait regarder les femmes. Il vit à Thimna une femme parmi les filles des Philistins. Il a vu cette fille là-bas, et d’après ce que je comprends de la manière dont les gens se vêtent là-bas, vous ne pouviez pas voir grand’chose. Mais quoi qu’il ait vu, cela lui a plu. Et il est rentré et il l’a raconté à son père et à sa mère, en disant : « J’ai vu une femme à Thimna. » Ce gars a un problème. Il va là-bas, voit une femme, en est tout bouleversé, rentre chez lui, fait un rapport en disant : « Je veux que vous alliez me la chercher pour qu’elle devienne ma femme. »

C’est plutôt fort, non ? Mais peut-être que si votre fils est un Samson, vous ne l’’embêtez pas ? « N’y a-t-il donc pas de femme dans notre tribu et dans notre peuple tout entier, pour que tu ailles prendre une femme chez les Philistins, ces incirconcis ? » Je veux dire, tu ne peux pas trouver une gentille fille juive, il faut que tu ailles épouser une Philistine ? Tu dois passer par dessus la tradition? Tu dois semer la pagaille dans la famille? Comment allons-nous nous entendre avec les beaux-parents? Quelle sorte d’affaire est-ce là ?!

Eh bien, c’est un gars entêté. « Samson répéta à son père : ‘Prends-la pour moi, car elle me plaît.’ » Donc Samson a vu une femme philistine. Il la voulait. Le verset 4 dit : « Son père et sa mère ne savaient pas que cela venait de l’Eternel. Samson cherchait en effet une occasion de dispute avec les Philistins. A cette époque-là, les Philistins dominaient sur Israël. » Mais l’histoire prend une tournure réellement unique.

Que Samson convoite une femme philistine ne venait pas du Seigneur. Ce qui venait du Seigneur, c’est qu’Il allait agir souverainement sur la convoitise de Samson pour Son propre objectif. De la convoitise de Samson et du chaos qui s’ensuivit, Dieu allait finalement amener la destruction des Philistins, ce qui revient à dire que, par la justice ou par l’injustice, Dieu accomplira Son œuvre. Il aurait mieux valu, et de beaucoup, que Samson ait agi avec droiture, et qu’il ait jugé les Philistins de la part de Dieu, qu’il ait été béni, plutôt que d’avoir mal agi, pour mourir ensuite écrasé, devenu aveugle. Mais il avait fait son choix.

Alors le verset 5 dit : « Samson descendit avec son père et sa mère à Thimna. Lorsqu’ils arrivèrent aux vignes de Thimna, un jeune lion rugissant vint à sa rencontre. L’Esprit de l’Eternel vint sur Samson et, sans rien à la main, il déchira le lion comme s’il s’agissait d’un chevreau. » Il n’a fait qu’attraper ce lion en l’air pour le déchirer, mais il ne dit rien à ses parents. Ils devaient être ailleurs ; alors il continua le trajet de son côté, et il vit ce lion qu’il mit en pièces. « Une fois descendu, il parla à la femme et elle lui plut. »

Puis au verset 8 : « Quelques temps après, il se rendit de nouveau à Thimna pour l’épouser, et il fit un détour pour voir le cadavre du lion. » Il retourna par le même chemin, les six kilomètres et demi vers le petit village de Thimna où la fille philistine se trouvait. Il alla pour l’épouser, et il vit que la carcasse était toujours là, « il constata qu’il y avait un essaim d’abeilles et du miel dans le corps du lion. » Ces abeilles s’y étaient installées. Bien-sûr il en prit dans ses mains, violant son vœu de naziréen, touchant un corps mort, et se mit à manger tout le miel. « Arrivé près de son père et de sa mère, il leur en donna et ils en mangèrent, mais il ne leur dit pas qu’il avait pris ce miel dans le corps du lion. Le père de Samson descendit chez la femme » - j’espère qu’il descendait aussi dans l’idée de faire capoter la chose. Mais lorsqu’il fut arrivé là « il fit un festin, car c’était la coutume chez les jeunes hommes. Dès qu’on le vit, on invita 30 compagnons qui restèrent avec lui. »

Ils amenèrent 30 hommes. Je suppose qu’ils ont pensé qu’il devait être gardé. Il est possible qu’il était de stature imposante. « Dès qu’on le vit, on invita 30 compagnons qui restèrent avec lui. » C’était peut-être des gardes pour s’assurer que Samson ne démolirait pas la maison. Il devait être assez massif. « Je vais vous proposer une énigme. « - les énigmes avaient une part importante dans les distractions de l’époque. Qu’y avait-il d’autre à faire ? Pas de TV, rien, donc on disait des devinettes, comme des blagues, puisque les gens se parlaient, vous savez, et on se posait des devinettes.

Et « Samson leur dit : ‘Si vous réussissez à m’en donner l’explication au cours des 7 jours du festin, si vous la découvrez, je vous donnerai 30 chemises et 30 vêtements de rechange.’ » Or cela veut dire un vêtement de dessous et un vêtement de dessus, et les termes utilisés indiquent que c’était vraiment du haut de gamme, des vêtements chics, quelque chose de cher. Il dit : « Je vous donnerai, les amis, toute une garde-robe si vous trouvez la réponse à l’énigme. » Il risque très gros. « Mais si vous ne pouvez pas m’en donner l’explication, » ce sera vous qui me donnerez toute la garde-robe ; les 30 ensembles. « Ils lui dirent : ’ Propose ton énigme et nous l’écouterons. ‘ » « Nous pouvons la trouver. » Ils se disaient qu’ils avaient toute une semaine pour y travailler.

Et l’énigme était : « De celui qui mange est sorti ce qui se mange, et du fort est sorti le doux. » Ils essayèrent pendant 3 jours et ne purent l’expliquer. Mais il arriva que le septième jour, après que toute la semaine fut passée – car les mariages duraient plusieurs jours - souvenez-vous, nous avions dit que souvent, le dernier jour, tout se terminait, tout le monde partait et le mariage était consommé - « Ils dirent à la femme de Samson : Flatte ton mari pour qu’il nous donne l’explication de l’énigme. Sinon, nous te brûlerons, toi et ta famille. » Nous allons te brûler si tu n’obtiens pas de lui cette réponse. Cela fait beaucoup de pression sur une jeune femme. Elle est terrifiée. Nous ne savons pas, probablement qu’ils lui ont dit cela le septième jour mais ils ont pu aussi bien l’avoir dit toute la semaine. Le texte semble indiquer qu’ils le lui disaient sans cesse, et que finalement le septième jour ils ont dit : « Nous allons te brûler. » C’est la partie qu’ils ont ajoutée. Fais-le répondre, et le septième jour ils ont dit : « Nous te brûlerons si tu ne le fais pas. »

Alors elle alla vers lui et pleura tout le temps. « Tu as pour moi de la haine, tu ne m’aimes pas. » Vous pouvez entendre ces gémissements prolongés, comme un robinet qui coule. Samson va épouser la fille. Il voudrait avoir une joyeuse lune de miel. Il n’a pas envie de tous ces larmoiements. « Tu ne m’aimes pas, sinon tu me dirais la réponse à ta devinette. Tu as proposé une énigme et tu ne veux pas me l’expliquer. » Et il dit : Je ne l’ai même pas expliquée à mes propres père et mère. Personne ne sait. Pourquoi devrais-je te la dire ? » Mais cela ne fait qu’empirer les choses. Et elle pleurait, pleurait constamment. Pouvez-vous imaginer le boulet !

C’est alors qu’à la fin du verset 17, elle leur dit la réponse. Sinon, ils allaient la brûler, elle et son père. Parce pour finir, Samson céda. Il lui dit la réponse. Elle leur dit. Samson lui avait dit. Pourquoi ? Il ne pouvait plus supporter ses larmes. Une femme gémissant devant lui est pire que l’assaut d’une armée. Les hommes de la ville dirent : « Nous savons, » et ils lui donnèrent la réponse. Mon vieux, il devint vraiment furieux. Il fut si furieux que le verset 19 dit : « Il descendit à Askalon, » - et il vint sur lui cette force qu’il avait – « Il y tua 30 hommes, prit leurs vêtements. »

Askalon est à 45 kilomètres. Il s’en alla et fit les 45 kilomètres. Pourquoi ? Parce qu’il ne voulait pas faire ça sur place. On savait qui il était. Alors il est allé dans une autre ville, y tua 30 types, prit tous leurs vêtements et les rapporta pour les donner. Savez-vous ce qui est arrivé pendant son absence ? Voilà sa pauvre future épouse en larmes debout devant l’autel, et lui, il est parti tuer trente hommes. Il est parti à 45 kilomètres. Je ne sais pas combien de temps il a été absent, longtemps.

Donc elle est devant l’autel, et son père est gêné, alors il la marie à l’ami de noce. C’est cela. Le verset 20 dit : « Sa femme fut donnée en mariage à l’un de ses compagnons, avec lequel il était lié d’amitié. » Elle ne peut pas rester là à geindre devant l’autel. Ils ont toutes les festivités. On ne peut pas tout refaire, c’est trop cher, alors on la marie. Et ils la marient au meilleur ami.

Il est revenu. Il revient au moment de la moisson des blés, et il dit : « Ah ! » Il apportait un chevreau, vous savez. Et il dit : « Je veux entrer vers ma femme, dans sa chambre. » - La lune de miel, enfin ! Le père de la fille dit : « Non, tu ne peux pas entrer. J’ai pensé que tu la haissais et je l’ai donnée à ton compagnon. Voici, prends sa jeune sœur. »

Pourquoi dit-il cela ? Vous oubliez qui il était. C’est Samson ! Vous ne voulez pas qu’il soit fâché avec vous, alors si vous avez une autre fille, « voici prends-là. » Il venait de massacrer 30 hommes et l’autre dit : « Prends celle-là. Prends-la ! Eh bien maintenant il est enragé. Il n’est pas seulement enragé à cause des gars avec l’énigme, il l’est maintenant envers les Philistins à cause de la pression qu’ils ont exercée sur la fille et son père. Alors il est si furieux qu’il va attraper 300 renards, verset 4, les attache tous ensemble et fixe des torches entre leurs queues. Vous parlez de cruauté envers les animaux ! Puis il allume toutes les torches et envoie les renards à travers champs.

A propos, c’était quelque chose plutôt courante que les gens faisaient à cette époque-là. Si on voulait faire quelque chose à ses ennemis, on brûlait ses blés sur pied, ou on brûlait ses grains, et on se vengeait. Et ici la vengeance était vraiment féroce. Il s’est vengé pour l’énigme en ôtant la vie à 30 Philistins. On a donné sa femme à un autre, alors maintenant il brûle les champs des Philistins. Ce type est dans un parcours de vengeance. On peut à peine penser à ce que ces pauvres renards ont subi.

Plus bas au verset 6, les Philistins demandèrent : « Qui a fait cela ? On répondit : ‘C’est Samson, le beau-fils du Thimnien,’ » - ce qu’en fait il n’a jamais réellement été – « ‘parce que ce dernier lui a pris sa femme et l’a donnée à son compagnon.’ »  Alors les Philistins furent si furieux de ce qu’il leur avait fait, qu’ils montèrent brûler le père et la fille. Ceci n’a aucun sens. Pourquoi n’ont-ils pas attrapé Samson ? Ne soyez pas stupides ! Ils ont essayé d’atteindre Samson en brûlant cette femme et son père, donc ils les ont brûlés. Samson leur dit : « Vous avez fait cela, pourtant je me vengerai de vous, puis je m’arrêterai. » et il les frappa hanche et cuisse. C’est une ancienne expression hébraIque signifiant, « massacre total, du haut en bas. »

Lorsqu’il eut fini de les exécuter, il alla dans une grotte. Pourquoi ? Parce qu’il fallait de nouveau qu’il se cache. Ensuite les Philistins vinrent contre lui. Oh là, c’est l’escalade de la vengeance. Et vous savez ce qui arriva. Il était au rocher, 3000 hommes vinrent à la grotte où il était, verset 11, et il est sorti, et ils dirent, verset 13 « Nous voulons seulement t’attacher et te livrer entre leurs mains, mais nous ne te ferons pas mourir. Et ils l’attachèrent avec deux cordes neuves et le firent sortir de la grotte. Lorsqu’il arriva à Léchi, les Philistins poussèrent des cris en le voyant. Alors l’Esprit de l’Eternel vint sur lui. Les cordes qu’il avait aux bras devinrent pareilles à du lin brûlé par le feu et ses liens tombèrent de ses mains. Il trouva une mâchoire d’âne fraîche » - humide, qui ne serait pas friable, je suppose d’un âne mort récemment, - tendit la main pour la prendre et tua 1000 hommes avec elle.» Puis il chanta une chansonnette : « Avec une mâchoire d’âne, j’ai fait un tas, deux tas. Avec une mâchoire d’âne j’ai tué 1000 hommes. » Une jolie chansonnette pour un massacre.

Toute cette histoire pour une vengeance ! Toute cette histoire n’est que représailles. « Quand il eut fini de parler, il jeta la mâchoire » - il l’a simplement jetée. « Et on appela cet endroit Ramath-Lech, » la colline de la mâchoire. Il eut très soif – et dit : « Je vais mourir de soif ! » Vous avez soif si vous tuez 1000 personnes ! C’est un gros travail. Et le Seigneur lui donna de l’eau. « Et il fut juge en Israël à l’époque des Philistins, pendant 20 ans. »

Savez-vous ce qui s’est passé après ? Il a vu une autre femme. Connaissez-vous le reste de l’histoire ? Il l’aima aussi, et les Philistins voulaient tant qu’il meure. Ils savaient qu’ils l’auraient, parce que sa faiblesse, c’était les femmes. Donc ils sont allés vers Dalila et dirent : « Découvre d’où vient sa force. » Et finalement il l’avoua, n’est-ce pas ? Vous connaissez l’histoire.

Mais avant cela il a vraiment fait des choses incroyables. Je n’ai pas le temps de tout vous raconter. Il emporta les battants de la porte d’une ville et partit avec eux dans ses bras, d’immenses portes massives. Elles étaient faites d’énormes poutres de bois, recouvertes de métal, et il marcha 60 kilomètres au sommet d’une montagne avec ça. C’est au chapitre 16.

Mais cette femme arriva à lui faire avouer, et les Philistins vinrent, en disant : « Cette fois nous l’avons ! » Ils lui crevèrent les yeux, le rendant aveugle, coupèrent ses cheveux et lui firent tourner la meule d’un moulin. Finalement ses cheveux repoussèrent. Vous vous souvenez qu’il est retourné au temple des Philistins en disant : « Mettez mes mains sur les piliers pour que je puisse m’appuyer. » Il poussa les piliers jusqu’à ce qu’ils tombent. Probablement 20 000 Philistins, y compris lui, furent écrasés et moururent dans cet épisode. Le fait est que la vengeance ne s’arrête jamais, sauf quand tous les acteurs impliqués sont morts. C’est la seule et la plus marquante illustration de l’idiotie de la vengeance rapportée dans les pages des Saintes Ecritures.

Maintenant, avec cela à l’esprit, revenons à Romains. Dans Romains 12 :19, Paul dit : « Ne vous vengez pas vous-mêmes, bien aimés ! » C’est un cri sensible et soucieux. Ne faites pas cela. Ne le faites pas. Ne vous faites pas justice. Le mot signifie littéralement : « punir » ekdikeō. N’allez pas partout punir des gens pour le mal qu’ils font. Vous n’êtes pas appelés à le faire. Mais regardez ceci : « Mais laissez agir la colère. » (Colombe) Qu’est-ce que cela veut dire ? La colère de Dieu ! « Mais laissez agir la colère de Dieu, car il est écrit » - Deutéronome 32 :35 -: « C’est à moi qu’appartient la vengeance, c’est moi qui donne à chacun ce qu’il mérite, dit » - qui ? – « le Seigneur. » Laissez le Seigneur le faire. Ne le faites pas.

Ne rendez pas le mal pour le mal. Ne vous vengez pas. Ne punissez personne. Vous laissez faire la colère de Dieu, car il est écrit : « A moi la vengeance ; à moi la rétribution, dit le Seigneur. » Laissez le Seigneur le faire. C’est une promesse de Dieu. Il s’occupe du péché. Aucun pécheur, croyez-moi, n’échappera à sa juste rétribution, n’est pas ? Je ne ressens aucun besoin de me venger. Je ne ressens aucun besoin de punir quelqu’un. Je n’ai pas besoin d’exercer des représailles. Dieu le fait. Dieu s’en occupe. Dieu est un Dieu juste, lisez Nahum chapitre 1, Habakuk chapitre 1, Psaume 37, Psaume 94. Dieu rétribuera le mal.

Mais plutôt, verset 20: « Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger, s’il a soif, donne-lui à boire. » Ne cherchez pas la vengeance. Donnez-lui de l’aide. Donnez-lui de l’aide. Vous direz : « Pourquoi ? » « Car en agissant ainsi, tu amasseras des charbons ardents sur sa tête. » C’est une phrase fascinante. Voulez-vous savoir d’où elle vient? C’est un peu obscur. J’ai eu un peu de peine à la trouver. Peu de commentateurs en parlent, mais c’est un ancient ritual égyptien qui était connu dans le monde ancien. Lorsqu’un homme, dans la culture égyptienne, voulait manifester sa honte publique, sa culpabilité publique, quand il voulait montrer son esprit de repentance, il portait sur sa tête une poêle de charbons ardents, qui étaient censés représenter la douleur brûlante de la honte, la douleur brûlante de la culpabilité. Et Paul dit que lorsque l’on traite un ennemi par de l’amour, et qu’on le nourrit, qu’on étanche sa soif, on met sur sa tête une honte brûlante pour le mal commis. Vous comprenez ? Vous lui faites sentir sa honte, une honte brûlante. Donc le verset 21 : « Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par » - quoi ? – « par le bien » ! C’est spécifiquement chrétien ! C’est spécifiquement chrétien. Le mot « vainqueur » est traduit par nikaō. Nous avons Nike, le Missile Nike, les chaussures Nike, ce qui veut dire « victoire ». Sois vainqueur, sois conquérant, conquièrs le mal en faisant le bien. Ne sois pas victime. Sois vainqueur. C’est assez concret, n’est-ce pas ?

Laissez-moi résumer, et vous avez été très patients aujourd’hui. Je résumerai simplement par une revue rapide. Écoutez attentivement et observez le déroulement. Qu’est-ce qu’un chrétien et comment devons-nous vivre spécifiquement ? Voilà : Nous commençons par un amour pur, une haine du mal, restant attachés à ce qui est bien ; étant humblement, affectueusement attentifs aux autres ; en servant le Seigneur avec enthousiasme, d’un cœur fervent, et dans un effort maximum. Et lorsque l’inévitable résistance à ce service survient, nous y faisons face avec espérance et joie, et dans une prière pleine de foi. Et losque nous en voyons d’autres qui passent par le même genre d’épreuves, nous allons vers eux et partageons nos biens et nos foyers avec tous ceux qui en ont besoin.

Lorsque l’on s’oppose à nous, lorque l’on nous persécute dans notre service pour Christ, nous les bénissons. Et nous nous ouvrons pour nous réjouir de la joie d’autrui et pour partager la douleur d’autrui. Nous n’avons aucun désir de prestige personnel. Nous ne recherchons ni position ni fonction. Nous ne respectons pas seulement ceux qui sont élevés, mais nous aimons la communion fraternelle à égalité avec ceux qui sont au bas de l’échelle, et une humilité qui ne connaît aucune aristocratie sociale ou intellectuelle nous caractérise. Même à ceux qui nous font personnellement du mal, nous ne rendons pas le mal, mais nous désirons les inonder de bien, quoi qu’ils aient fait ; et nous laissons toute vengeance, et tout jugement et tout châtiment à Dieu.

A la fin, nous serons les vainqueurs. Nous serons gagnants. C’est ainsi que Paul dit que la justification touche la vie. Inclinons-nous dans la prière.

Oh, Père, merci pour ce moment rafraîchissant dans la Parole ce soir. Merci pour ces personnes précieuses qui viennent entendre et apprendre d’un cœur avide. Bénis-les ! Et nous prions, oh Dieu, que d’une manière toute spéciale, ces choses puissent être appliquées pour chacun de nous, pour que nous puissions les vivre à Ta louange et à Ta gloire, pour l’amour du Christ, amen.

FIN

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