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Nous avons le privilège, depuis plusieurs semaines, et ce sera encore le cas ce matin, d’étudier la deuxième épître aux Corinthiens, chapitre 3, la lettre riche et sincère de Paul adressée à sa chère église de Corinthe. Et comme nous sommes au chapitre 3, du verset 6 au verset 18, nous restons sur le sujet La Gloire de la Nouvelle Alliance, la nouvelle alliance. Les semaines écoulées je vous ai rappelé que la nouvelle alliance, c’est l’alliance dans le sang de Christ. C’est la promesse de salut par la mort et la résurrection de Jésus Christ. La nouvelle alliance est glorieuse. La nouvelle alliance est toute suffisante. La nouvelle alliance sauve. C’est la nouvelle alliance qui est le cœur de l’évangile chrétien, selon lequel Jésus est mort, il est ressuscité pour apporter le pardon du péché, une justice protectrice et la vie éternelle. Nous prêchons la nouvelle alliance. Nous prêchons l’évangile. Paul aussi. Malheureusement cependant, Paul avait sur ses talons certaines personnes qui prêchaient aussi l’ancienne alliance, essayant de semer la confusion sur la question du salut. L’évangile de Jésus Christ suffit pour sauver. Nous disons toujours que le salut s’obtient par la grâce seule, au moyen de la foi seule, en Christ seul. Il n’y a aucun rituel nécessaire qui contribue au salut. Il n’y a pas de cérémonies et il n’y a pas besoin d’œuvres humaines. Un pécheur, brisé et contrit, humilié sur son injustice personnelle, se rendant compte qu’il n’a pas moyen d’échapper au jugement et à l’injustice vient à Dieu, implore la grâce, implore la miséricorde, implore le pardon. Et Dieu, sur la base de ce que Jésus Christ a fait pour satisfaire Sa justice à Lui et pour garantir une expiation pour le pécheur, pardonne, embrasse le pécheur, couvre le pécheur par la justice de Christ, et lui fait la promesse de la vie éternelle. Voilà l'Évangile chrétien.

Il n’y a aucune cérémonie qui en fasse partie. Il n’y a aucun rituel qui en fasse partie. C’est pourquoi, dans une église véritablement Chrétienne où l’évangile est compris dans un environnement véritablement propre à la nouvelle alliance, nous n’avons pas de cérémonies et des symboles, mais plutôt une explication claire de la réalité en Jésus Christ. Nous ne dépendons pas des symboles pour notre salut. Nous dépendons de la réalité de Jésus Christ. Mais toujours, toujours, que ce soit à l’époque de Paul ou à notre époque, il y en a qui veulent venir avec ce que nous appelons religion symbolique, une sorte de religion sacramentelle, de religion sacerdotale, qui met du sens spirituel, une réalité spirituelle, et une grâce salvatrice dans un certain comportement symbolique.

Il y en avait qui faisaient cela à Corinthe. Ils venaient et exigeaient que ceux qui étaient déjà rachetés en Christ observent la loi cérémoniale de Moïse afin de valider leur rédemption et d’assurer leur rédemption. Ces païens devaient êtres circoncis. Ils devaient s’assurer qu’ils continuaient les lavages et les cérémonies et les sacrifices etcetera. Ils exigeaient un retour aux symboles de l’ancienne alliance qui étaient devenus obsolètes depuis que la réalité était venue. Rentrer en arrière et exalter les symboles est absurde. Non seulement cela rejette la réalité de l’évangile, mais ça pervertit aussi le dessein et le sens du symbole. Cela n’était pas destiné à apporter la grâce. Ce n’était pas destiné à donner la vie spirituelle, mais à n’être que des images de ce qui pouvait et allait le faire.

En traitant donc de ce sujet à Corinthe, Paul exprime dans cette section un intérêt à ce que les gens comprennent la différence entre la nouvelle alliance et l’ancienne. Ou mieux encore, à ce que les gens comprennent la transition de l’ancienne alliance à la nouvelle. Ce n’est pas que l’ancienne alliance et la nouvelle alliance soient contraires. Ce n’est pas qu’elles soient opposées l’une à l’autre. C’est que l’une s’efface au profit de l’autre. L’ancienne alliance en elle-même n’était pas complète. Elle ne pouvait pas sauver. Elle ne pouvait pas accorder la justice. Elle devait mourir et être remplacée par la nouvelle. Cependant l’ancienne alliance servait un dessein, un très bon dessein. Et ce dessein a été accompli historiquement et lorsque le temps est arrivé pour que ce dessein s’évanouisse, il s’est évanoui, et la nouvelle a pris sa place. Comme je réfléchis continuellement sur tout ceci, j’essaie de ratisser aussi large que je peux pour vous aider à le saisir ; j’ai pris davantage conscience qu’il y a des gens dans l’évangélisme en général qui ne comprennent pas la relation entre la nouvelle alliance et l’ancienne, entre la loi et l’évangile, entre la loi et la grâce. Mon attention a été attirée sur ceci cette semaine de manière très décevante. Je m’adressais à une personne qui me parlait de son église, qui me parlait de son pasteur. Et elle me disait qu’après des années dans le pastorat et des années dans cette église précise, elle s’était rapprochée de son pasteur dans le cadre de son étude biblique personnelle en tant que profane. Et elle lui avait demandé : « Comment les gens de l’Ancien Testament étaient-ils sauvés ? » Question à laquelle le pasteur avait immédiatement répondu : « En observant la loi. » Et, bien entendu, je ne sais pas jusqu’où s’étend cette idée fausse. Mais lorsqu’on la retrouve au niveau du leadership spirituel, c’est vraiment une chose grave. Personne n’a jamais été sauvé par la loi dans aucune époque, jamais. La loi ne pouvait pas sauver.

Que je parle maintenant un tout petit peu de la loi. Et retournons un peu…nous allons en quelque sorte passer par un entonnoir pour reprendre là où nous en étions. Lorsque nous parlons de la loi dans la Bible, nous parlons de la loi que nous mettons sous la catégorie de la Loi Mosaïque. C’est-à-dire celle que Dieu a révélée à Moïse, qui est inscrite dans l’Ancien Testament, particulièrement, bien sûr, dans la loi, les cinq premiers livres. Cette loi a fondamentalement trois composantes, trois composantes : la loi civile, la loi morale, et la loi cérémoniale.

Eh bien, laissez-moi voir si je ne peux pas vous aider à comprendre les buts de ces composantes. La loi civile était l’instruction donnée par Dieu pour la vie socioéconomique de Son peuple, Israël. Certainement, certaines des choses que Dieu a données dans Sa loi civile pour leur vie les transcendaient. Mais à l’origine, Il avait donné pour leur vie sociale une sorte d’ordre qui les isolerait du monde alentour afin qu’ils ne soient pas trop influencés par le paganisme, et qu’ils puissent se maintenir dans le monde comme un témoignage pur au seul Dieu. Il y a donc dans la loi de Moïse une composante civile qui était destinée à faire d’Israël une nation unique.

Deuxièmement, il y a une composante morale. Il y a une partie de la loi révélée à Moïse qui est éthique, qui est morale. Elle n’a rien à voir avec les comportements sociaux en termes de système socioéconomique propre à distinguer une nation. Elle a trait à la moralité. Elle a trait au comportement envers Dieu et envers l’homme dans le domaine social, mais le comportement qui est moral. C’est la partie morale de la loi. Elle a trait au cœur. Elle a trait à la vertu, à la justice et au péché.

La troisième composante de la loi est la composante cérémoniale. La composante cérémoniale de la loi est une série d’images ou de symboles. D’une façon ou d’une autre, elles sont toutes liées à la rédemption. Elles sont toutes liées au dessein salvateur de Dieu. Elles peuvent prouver le péché de l’homme, qui présente son besoin de salut. Elles peuvent démontrer le sacrifice de la croix, c’est…par exemple les sacrifices d’animaux. Elles peuvent démontrer le besoin de purification dans le sens du lavage. Elles peuvent démontrer l’objectif ou l’avantage du salut qui est le repos, à savoir le Sabbat.

Mais toutes les composantes symboliques de la Loi de Moïse sont bâties autour du dessein rédempteur de Dieu. Si bien que la loi alors, avec ces trois parties, était très complète. Donnée à un peuple spécial, elle définissait comment ce peuple devait vivre dans le monde afin d’être un peuple séparé. On sait qu’ils avaient des lois diététiques et ils avaient des festivals et des fêtes et tout le reste, qui souscrivaient…prescrivaient leur routine quotidienne. Ils avaient des coutumes et des traditions dans leur façon de s’habiller et leur façon de préparer leur nourriture et tout le reste qui les singularisaient. Ensuite il y avait des façons dont ils devaient gérer les choses qu’ils possédaient, leurs cultures et leurs bêtes et tout le reste, qui les structuraient comme une entité autonome, isolée de quelques façons du reste du monde, et cependant devant atteindre le reste du monde avec la vérité sur le seul vrai Dieu. Mais c’était quelque chose de civil.

La loi cérémoniale, comme je l’ai dit, c’était des images et des symboles. Jamais une personne n’était sauvée en faisant un sacrifice d’animal. Jamais une personne n’était sauvée en subissant le lavage cérémonial. Jamais une personne n’a été sauvée en observant le sabbat ou une année jubilaire. Les gens n’étaient pas sauvés en observant la loi cérémoniale. C’était l’image du besoin d’être sauvé. Regardez maintenant, surtout, celle du milieu, la loi morale. Notez bien ceci. Lorsque la nouvelle alliance arrive, la loi civile, celle qui de manière unique identifie la nation comme…la nation d’Israël comme un peuple séparé mis à part. Pourquoi ? Parce que le mur du milieu s’est écroulé. Le Juif et le païen sont rendus un en Christ, n’est-ce pas ? Il n’y a donc plus d’unique …unique code de conduite civil et social pour l’église.

Et il y a des gens qui croient encore aujourd’hui qu’il y en a un. Nous les appelons quelques fois reconstructionnistes ou théonomistes, termes que vous avez peut-être déjà entendus. Si vous ne les avez pas entendus, c’est bien. Et si vous ne savez pas de quoi je parle, tant mieux. Mais ils essaient d’imposer à l’église toute l’identification civile du mode de vie d’Israël, ce qui est quelque chose d’inutile. Tout cela a été mis de côté. Le Nouveau Testament nous fait comprendre ces choses. A présent la loi cérémoniale est mise de côté. Colossiens 2: « Que personne donc ne vous juge à propos d’une fête, d’un nouveau mois ou du sabbat ». Et, bien entendu, le livre d’Hébreux montre qu’on s’est débarrassé de tout le système sacrificiel.

Mais le cœur et l’âme de la loi, c’est la loi morale, la loi morale. La loi cérémoniale était temporaire, elle représentait la nouvelle alliance qui devait arriver. C’est pourquoi je vous ai dit les semaines écoulées qu’un christianisme sacramental, sacerdotal et symbolique cérémonial est une perversion. Parce que cette approche cérémoniale dans le vrai judaïsme n’était qu’une image de la nouvelle alliance. Et une fois la nouvelle alliance arrivée, on n’a plus du tout besoin de tout cela. Je m’étendrai un peu plus dessus dans une minute.

Considérons maintenant la loi morale. Prenons cette partie médiane appelée la loi morale. Et laissez-moi vous dire qu’il y avait trois raisons fondamentales en faveur de la loi morale, trois raisons. Première raison, pour révéler Dieu. On ne verra jamais l’essence de Dieu, c’est-à-dire l’essence de Sa nature morale, Sa sainteté, Son attribut suprême plus clairement que dans Sa loi révélée. C’est Lui. C’est Dieu. L’expression la plus vraie de Dieu se fait par Sa loi. Dieu est révélé comme le Dieu saint, saint, saint comme l’ont déclaré les anges dans Ésaïe 6, lorsqu’on regarde Sa loi. Elle révèle donc Dieu. Deuxièmement, elle révèle la volonté de Dieu au sujet du comportement de l’homme.

Il y a ensuite un troisième but de la loi. Le troisième but de la loi morale est, par conséquent, de rendre l’homme pécheur. Parce que lorsque l’homme pécheur vient à la loi et voit le Dieu saint et la sainte norme de Dieu pour lui et considère sa propre vie, il se rend compte qu’il est défaillant. Ainsi donc, la loi expose son péché. Le but de la loi alors dans l’Ancien Testament, dans un sens, c’était d’identifier un peuple unique qui vivrait séparé du monde comme un témoignage au vrai Dieu.

La deuxième composante de la loi, la composante cérémoniale, c’était de donner à ce peuple des images graphiques, symboliques d’une rédemption dont ils avaient désespérément besoin, qui devait venir plus tard dans la promesse de la nouvelle alliance qui leur était faite. Et la portion médiane, la portion morale, était destinée à révéler Dieu, révéler la volonté de Dieu pour l’homme, et donner aux hommes une grande conscience de ce qu’ils étaient défaillants et pécheurs. Cela n’a jamais été dans l’intention de Dieu que la partie cérémoniale de la loi s’applique continuellement et continuellement et continuellement et continuellement, et pourtant c’est cela que les Juifs voulaient en faire.

Ces gens appelés Judaïsants ou faux enseignants ou faux apôtres, ou le parti de la circoncision si vous le voulez bien, ils allaient çà et là et suivaient Paul et, bien sûr, partout où il y avait une église, et ils embrouillaient la scène en disant : « Nous devons respecter les cérémonies, nous devons respecter les cérémonies, nous devons respecter les cérémonies », parce qu’ils avaient été confus à un moment donné et poussés à l’erreur de croire que ces cérémonies jouaient un rôle dans le salut. Et ils ne l’ont jamais fait, jamais. Ils exigeaient un retour aux symboles de l’ancienne alliance, qui étaient obsolètes depuis que la réalité était arrivée.

Pourquoi avez-vous besoin du symbole ? Ils voulaient rentrer en arrière et exalter les symboles et cela est absolument absurde. Comme je l’ai dit, cela ne rejette pas seulement la réalité de l’évangile, mais ça rejette aussi le sens du symbole. Cela se détourne de l’évangile de la réalité en Christ et de l’évangile de la grâce pour le sacramentalisme vide des symboles, des ombres et des images. Et c’est ce qui avait cours à Corinthe, et c’est ce que Paul devait affronter pour les amener à réaliser que l’ancienne alliance était bonne. Elle a fait son temps ; elle a eu ses heures de gloire. Mais la nouvelle alliance est venue et l’ancienne s’en est allée. Et c’est fondamentalement ce qu’il dit dans ce chapitre, comme nous le verrons.

Je n’ai cessé de vous dire qu’il y a un parallèle aujourd’hui. Aujourd’hui nous avons une situation très semblable. Nous avons des adeptes du christianisme évangélique, orthodoxe, fondamental qui se déplacent comme nous, prêchant l’évangile de Christ, le salut par la grâce au moyen de la foi seule, en Christ seul, ce grand témoignage de la réformation. Nous nous déplaçons en prêchant l’évangile mais aussi en semant la confusion sur la scène. Il y a à notre suite l’Eglise Catholique Romaine, l’Eglise Orthodoxe Grecque et certaines formes sacramentelles, sacerdotales d’un Protestantisme liturgique de la grande église, qui prônent des symboles et des images comme s’ils étaient…comme s’ils étaient la réalité.

C’est exactement de ce genre de choses que l’Apôtre Paul traite. Sauf que dans certains cas c’est pire. Les Judaïsants avaient, eux au moins, un ensemble de symboles ordonnés par Dieu et institués par Dieu. Au moins ils pouvaient dire : « Eh bien, ils sont dans la Bible. Ils sont dans l’Ancien Testament ». Au moins les légalistes Juifs pouvaient retourner dans le système qui, quoique obsolète maintenant, avait initialement été institué et prescrit par Dieu Lui-même dans l’Ancien Testament.

Mais le Catholicisme Romain, d’autre part, a introduit des symboles qui n’étaient pas dans la Bible et les a inventés. Et ce sont des symboles, croyez-moi, qui prennent la place de la réalité. Le Catholicisme, au fil des années, et des formes d’orthodoxie grecque et d’orthodoxie orientale, et même des formes de protestantisme, ont inventé leur système non-scriptural d’œuvres et de cérémonies. Le système romain, par exemple, a le chapelet, des prières adressées à des saints et à Marie, des formules de prières, la pénitence, la vénération des saints et des anges, et cetera, et cetera. Rien de cela n’est biblique. Rien de cela n’est l’Ancien Testament. Rien de cela n’est le Nouveau Testament. Ils ont purement et simplement tout inventé. Tout cela est né de leurs propres singeries, traditions, conseils et édits.

Ce genre de choses s’est même manifesté, par exemple, dans le luthéranisme, où on croit que la grâce est accordée dans la véritable présence de Christ pendant l’Eucharistie elle-même, où le rituel devient une réalité. Ils prétendent de manière blasphématoire, ces adepte du sacramentalismes, que Christ est effectivement présent dans les éléments. Il est dans le pain et Il est dans le vin, et pendant que la communion se déroule et qu’on vous l’offre pendant la messe, Il est en train d’être sacrifié réellement, littéralement, encore et encore et encore et encore.

Et même la pire forme du ritualisme juif n’est jamais allée jusqu’au point d’inventer tout ce genre d’histoires. Il ne s’agit donc pas de quelque chose que nous ne vivons pas aujourd’hui. Le salut vrai, simple, pure, comme on l’entend dans la nouvelle alliance, est toujours encombré par les ritualistes. Il l’était à ce moment-là. Il l’est encore maintenant. Paul voudrait que nous comprenions que l’ancienne alliance avait une gloire, mais que c’était une gloire temporaire. Elle a bien joué son rôle. Elle avait sa place. Elle a servi son but. Mais maintenant la nouvelle alliance est venue, et la nouvelle alliance est l’alliance qui sauve.

Retournons à notre texte; on peut dire tant de choses à ce sujet. L’ancienne alliance, au vu de la loi morale, était alors conçue pour produire une conscience du péché. Elle était conçue pour pousser une personne au péché. Si on était Juif vivant dans l’Ancien Testament, comme je vous l’ai dit la fois dernière, et on était exposé à la loi de Dieu, comme les Juifs l’étaient, et elle était lue chaque…chaque sabbat. Ils l’enseignaient à leurs enfants, de jour comme de nuit, quand ils étaient assis, quand ils étaient debout, quand ils marchaient. Et comme ils étaient exposés à la loi de Dieu, elle révélait Dieu, elle révélait la norme sainte de Dieu pour leur vie. Et, par conséquent, elle exposait leur péché parce qu’ils ne pouvaient jamais respecter la norme, jamais, jamais. Elle réveillait ainsi la réalité du péché.

Et la loi amenait ce contemporain de l’Ancien Testament, ce Juif de l’Ancien Testament, à un point de désespoir, à un point de brisement ou de contrition…dans le sens qu’a ce terme ici…à un point où il se disait : « Je ne peux pas être fidèle à la loi de Dieu. Je suis maudit ». « Maudit quiconque ne se conforme pas à toutes les choses inscrites dans ce livre de la loi », dit Deutéronome. Il savait donc que si jamais il enfreignait la loi de quelque façon, il était damné. Ici il a la révélation du dessein parfait de Dieu, la pensée parfaite de Dieu, la nature parfaite de Dieu et la volonté parfaite de Dieu pour l’homme. Personne ne peut s’y conformer. Il est un misérable pécheur. Il n’a pas d’espoir. Il ne peut pas se sauver. Que va-t-Il faire?

Le mensonge c’est d’observer les sacrifices. Et si on se contente de faire les sacrifices et on se présente au temple aux moments indiqués et on observe le sabbat et on fait les lavages et on adopte un régime alimentaire cachère et on prend en considération toute la loi du sabbat, si vous vous contentez de faire toutes ces choses, cela vous sauvera. Cela vous sauvera. Et c’est le genre de faux judaïsme qui s’est développé et a trompé toute la nation, à tel point qu’au moment où Jésus arrive, tout le leadership de toute la nation d’Israël croit que c’est en maintenant les cérémonies que l’on résout le problème du péché.

Et c’est leurs génuflexions quotidiennes dans le but …dans le but de prier à la bonne heure. C’est le fait pour eux de se soumettre à toute la myriade de choses qu’ils font cérémonieusement qui les délivre de la conséquence de leurs péchés. Au lieu donc de voir le côté cérémonial de la loi comme une image de la rédemption, ils le voyaient comme un moyen de rédemption, exactement comme le fait le Catholicisme aujourd’hui. On pourrait regarder les symboles du Catholicisme et dire : « Eh bien, ils sont certainement symboliques de la réalité », s’ils pouvaient voir la vérité. Mais le symbole obscurcit la réalité, et la tromperie c’est de faire croire qu’on est sauvé en suivant les symboles. C’est la même tromperie.

Ainsi la loi qui pousse les hommes à pécher n’était pas destinée à leur donner une solution à leur problème de péché en observant les cérémonies ; au contraire cela est devenu une perversion du judaïsme. Et aujourd’hui, c’est la perversion de toute religion sacramentelle et sacerdotale. Ce n’est pas une relation ; c’est une réalité. Ce n’est qu’un tas de symboles. Mais la tromperie est mortelle, parce que vous pensez que la tromperie est la solution au problème alors qu’elle ne l’est pas. Il y a donc tous ces gens qui sont religieux, très religieux. Et si vous allez en Israël, je vous assure que vous trouverez des Juifs religieux. Je dis bien très religieux. Et ils observent toutes les cérémonies, et ils passent par tout cela. Je dis bien qu’ils sont fervents et ils sont orthodoxes, et ils se soumettent à tout cela.

Je suis entré dans le temple…la synagogue plutôt, à l’ancien site du temple. J’y suis allé, j’y ai passé des heures, et j’ai regardé ces gens étudier la lettre de la loi, les menus détails de la loi. Je les ai observés avec des petits garçons à leurs pieds pendant qu’ils leur enseignaient le Coran, et qu’ils passaient par toutes ces choses. Et ils le font pendant des heures et des heures, jour après jour, après jour, après jour. Et leur conclusion est qu’ils ne peuvent pas être fidèles à la loi, et afin de compenser cette incapacité, ils observent certaines cérémonies et certains rituels et font des œuvres en outre, et c’est là le moyen de salut.

Et ils ne sont jamais poussés au point où, dans le désespoir total et l’horreur lamentable au sujet de leur incapacité, et voyant l’inutilité de la religion cérémoniale, ils vont vers Dieu en s’écriant et en se tapant la poitrine : « Seigneur, aie miséricorde de moi, pauvre pécheur, et sauve-moi par la grâce ». Ils ne parviennent jamais à ce point-là. Ils adoptent les cérémonies en remplacement du salut que Dieu offre en Son Fils. Et, je le dis encore, il y a la même chose ici. On trouve cela chez les Catholiques qui se contentent d’aller à la cérémonie semaine après semaine, après semaine, après semaine et croient dans leur cœur qu’elle se charge de leur péché. Et elle ne le fait pas.

Je ne dis pas ceci parce que je n’aime pas les Catholiques. Je le dis parce que je les aime. Quel insensé va les abandonner dans leur erreur ? L’Apôtre Paul veut donc nous ramener et dire : « Ecoutez, vous devez comprendre le but de la loi dans toutes ses composantes : sa composante morale pour vous pousser au désespoir ; sa composante cérémoniale pour vous montrer combien vous avez désespérément besoin d’un Sauveur. Vous ne devez pas voir la loi dans sa forme cérémoniale comme votre salut ». Circoncire les gens ne les sauvera pas. Les soumettre à la cérémonie mosaïque ne les sauvera pas, pas plus qu’un effort personnel de respecter la loi pourrait vous sauver. Cela ne peut pas se faire parce que dès lors qu’on transgresse une chose, on est condamné. Voilà pourquoi Paul dit au verset 6 que « tout vrai prédicateur, tout vrai ministre, tout vrai serviteur de Dieu est serviteur d’une nouvelle alliance, d’une nouvelle alliance ».

On voit que tout ce que la loi était supposée faire était de rendre votre péché visible à vos yeux. J’en dirai davantage dans un instant. En décrivant la nouvelle alliance qui est meilleure et qu’il introduit au verset 6, Paul fait huit remarques. La semaine passée il en a abordé sept, mais j’en ai trouvé une autre. Cette semaine donc il va en faire huit, mais en fait il ne va faire aucune d’elles parce qu’il n’y parviendra pas. Mais j’ai trouvé ici au moins huit façons dont il montre la supériorité de la nouvelle alliance – huit façons.

Elle donne la vie, elle produit la justice, elle est permanente, elle apporte l’espoir, elle est claire, elle est centrée sur Christ, elle est libératrice, et transformatrice. Ne vous faites pas de souci pour cela. Nous en viendrons à ces façons. Huit éléments supérieurs de la nouvelle alliance qui nous pousseraient à prendre la nouvelle alliance et à la mettre à sa place. Elle a été remplacée. Formidable, formidable distinction, saisissante distinction. Et permettez-moi de vous rappeler la première chose. La semaine dernière nous l’avons explorée. La nouvelle alliance donne la vie, verset 6. Regardez ça ici. « La nouvelle alliance n’est pas de la lettre mais de l’Esprit ; car la lettre tue, mais l’Esprit fait vivre. » Vous vous souvenez que nous en avons parlé, que la nouvelle alliance donne la vie parce qu’elle est spirituelle. Le Saint Esprit la remplit de puissance. Elle est intérieure. Elle n’est pas extérieure.

Et le terme « lettre » employé ici n’est pas tant l’idée de la loi elle-même, mais d’une déformation dans la formalité ou la cérémonie. Littéralement « lettre » signifie la mauvaise compréhension de la loi. En passant, cela est décrit dans Romains 2 :27-29 où il est question de celui qui est circoncis physiquement et celui qui ne l’est pas. Il dit par exemple au verset 27 : « Ainsi, l’homme qui accomplit la loi sans être circoncis physiquement ne te condamnera-t-il pas, toi qui la transgresses tout en ayant la loi écrite et la circoncision ? » Et là il fait une distinction entre la lettre et la loi écrite. Et, une fois de plus, au verset 29, il dit : « Non par la loi écrite…et la louange que reçoit ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu ». Ainsi la loi écrite est distincte de la loi ici. Et je l’ai fait remarquer la semaine passée, alors je ne vais pas m’attarder dessus en détail.

La loi écrite est une mauvaise compréhension de la loi. La loi écrite, c’est ce que je vous ai dit. Il s’agit de regarder la loi morale et de se dire : « Oh, le remède, c’est d’observer la cérémonie ». Ainsi on crée un moyen extérieur, mécanique d’observance de ces codes et de ces cérémonies, et par là un système de salut supposé. C’est cela la loi écrite (la lettre). Et cela est particulièrement accablant. La loi est suffisante pour vous tuer. La loi vous tue dans un sens positif parce qu’elle vous pousse au désespoir et, avec un peu de chance, elle vous mène à Christ. La loi écrite vous tue dans un sens négatif. A coup sûr, la loi écrite vous tue pour toujours parce que la loi écrite apparaît comme la réponse à votre dilemme. C’est la tromperie d’une religion fausse et sacramentelle.

La lettre est vraiment tueuse. Paul dit donc : « Ecoutez, quand vous verrez ces gens arriver, vous imposer ce genre de pratiques extérieures, cet usage impropre, cette mauvaise compréhension, ce malentendu de la loi, cela vous tuera. L’Esprit seul peut donner la vie. Nous prêchons Christ et la puissance de l’Esprit dans l’évangile de la nouvelle alliance ». Le système sacramental pousse les gens à rechercher le salut par la lettre, le rituel religieux, une déformation accablante du véritable christianisme.

Regardons à présent le second point. C’est le seul que nous couvrirons. Ici encore, comme je l’ai dit, je ne vais pas le traiter à la hâte parce que j’aimerais vraiment que vous le saisissiez. La deuxième remarque c’est que la nouvelle alliance produit la justice. La nouvelle alliance produit la justice. Regardons le verset 7, et nous entrerons dans celle-ci. « Si »… traduisons cela différemment. « Puisque le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été glorieux… ». Arrêtons là. Eh bien, Paul avait sûrement été accusé de déprécier la loi de Dieu. Il avait été accusé d’être contre la loi de Dieu. En fait, on l’a arrêté à Jérusalem pour cela et on a dit : « Il parle contre la loi ».

Les Juifs l’appelaient antinomien, quelqu’un qui est contre la loi, le terme grec pour loi étant nomos. Il était toujours pourfendu avec l’accusation selon laquelle il était contre la loi et les coutumes et les cérémonies du judaïsme. Ici il voudrait que nous sachions qu’il ne l’est pas. Il voit l’ancienne alliance et il voit la loi dans ses véritables proportions. Mais sa véritable mesure c’est de la voir, à la lumière du verset 7, comme un ministère de la mort. « Puisque le ministère de la mort », dit-il. « Le ministère de la mort. »

La loi est tueuse. Etes-vous prêts pour ça ? La loi est la plus grande meurtrière en masse de l’histoire du monde. C’est vrai. La loi est une tueuse qui dépasse tous les tueurs. Elle a un ministère de la mort. La loi de Dieu a un ministère de la mort. Elle fait simplement périr quiconque se place devant elle. Que j’illustre cela en vous invitant à aller dans Romains au chapitre 7. Suivez cette pensée de Paul. « Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? » Voici la réponse: « Certainement pas, mē genoito. Non, non, non, non, non, non, et dans aucun sens. Jamais, elle ne peut l’être. »

La loi n’est pas péché. Rien de mauvais avec la loi, entièrement juste et bonne. La loi n’est pas péché. Mais en revanche, regardez le verset 7. C’est tellement fort. « Mais je n’ai connu le péché que par l’intermédiaire de la loi. Et comment aurais-je su que je péchais s’il n’y avait pas eu de loi pour définir mon péché ? » Et il donne une illustration. « Je n’aurais pas su ce qu’est la convoitise si la loi n’avait pas dit : ‘Tu ne convoiteras pas’. Je ne l’aurais pas su. Or s’il n’y a pas de loi, alors il n’y a aucun moyen de définir le péché. » Paul dit donc : « La loi est venue pour définir le péché. Sans cela je n’aurais pas su que j’étais pécheur. Si vous ne me dites pas que la convoitise est un péché, je ne saurai pas que c’est mauvais de la pratiquer. » Ainsi la loi est venue…remarquez bien ceci. La loi est venue pour définir le péché, pour le définir. Et là où il y a la loi, on sait qu’il y a le péché.

Vous savez comment l’être humain fonctionne. Vous savez comment nous sommes ? Permettez-moi de prendre une illustration contemporaine aujourd’hui. Enlevez de la société la loi de Dieu. Prenez simplement la loi de Dieu et enlevez-la de la société. Dès lors, comment décider de ce qui est bon et de ce qui est mauvais ? Nous ne pouvons pas vraiment. Donc la dame qui est chef d’un service à l’UCLA (l’Université de Californie Los Angeles) se rend sur les antennes de la radio et déclare : « Nous avons été très mal compris à l’UCLA. Quelqu’un nous accuse de discrimination contre les homosexuels et les lesbiennes parce que nous avons un programme ROTC ; par conséquent l’UCLA fait une discrimination contre les homosexuels », et s’engage dans un long discours sur « Il ne nous viendrait pas en pensée de faire cela. Nous ne voulons pas le faire. L’UCLA a une politique, et notre politique c’est que nous voulons accepter tout le monde, de toute orientation sexuelle », et cetera, et cetera.

Voici la seule plus grande institution académique en…Californie du Sud, qui apparemment, forme la prochaine génération de ceux qui dirigeront le monde. Et ils n’ont aucune idée du tout de ce qui est bon ou de ce qui est mauvais. Ils n’en ont aucune. Et ils veulent courir aussi rapidement qu’ils peuvent vers le studio de diffusion le plus récent pour s’assurer que personne ne pense qu’ils ont une norme qui est aussi archaïque que celle de la Bible. Ainsi il n’y a aucun moyen de définir ce qui est bon ou ce qui est mauvais. Or, quel message véhiculent-ils pour leurs étudiants ? Fondamentalement, « Faites tout ce que vous voulez. Tout ce que vous voulez faire, faites-le simplement ». Alors ce que vos actes disent c’est : « Vivez simplement votre humanité ».

C’est ce que Hugh Hefner a dit dans les années 60. Je n’oublierai jamais quand j’étais étudiant au séminaire. J’ai lu un article dans Christianisme Aujourd'hui, qui comportait une interview qu’il avait accordée et dans laquelle il avait dit : « Quel mal y a-t-il dans…quel mal y a-t-il dans le sexe explicite ? » Il lançait le magazine Playboy et tout ce qui va avec, et toute cette mentalité. « Après tout, en fait, quel mal y a-t-il dedans ? C’est un désir naturel, n’est-ce pas ? Et nous avons un désir naturel de manger. Nous avons un désir naturel de boire et de dormir, et nous éprouvons un désir naturel de le faire. » Et « C’est simplement être humain, et nous avons ce désir aussi fréquemment que nous désirons manger. Quel mal y a-t-il à le faire simplement ? Ce n’est que le comportement humain. Et vous savez quoi ? L’esprit dépravé et déchu dit seulement : « Oui, oui ». Et il s’en va seulement faire cela. Et pensez-vous qu’ils sont là dehors à dire « Oh, culpabilité, culpabilité, culpabilité » ? Non, mais ils ne connaissent pas les règles.

Voilà pourquoi j’ai écrit le livre The Vanishing Conscience (La Conscience en Voie de Disparition). Parce qu’il n’y a pas de système pour informer le système d’avertissement. Pourquoi donc sentiraient-ils quelque compulsion à ce sujet ? Ce n’est que lorsque survient une loi autoritaire qu’ils disent : « Attends un peu. C’est mal de faire cela ! Ça veut dire que si je fais ça je suis pécheur, et les pécheurs vont en enfer. » Retirez simplement la loi et vous ne pourrez…vous ne pourrez passer aucun message. Paul dit : « J’étais bien jusqu’à ce que j’entre dans la loi. Et quand je suis entré dans la loi, j’ai dit : ‘Convoiter, convoiter. Tu ne peux pas faire cela. Je pensais que c’était un comportement humain normal, convoiter, convoiter, convoiter, convoiter. Je convoitais presque tout ce que je voyais.’ » Elle définit donc le péché.

Maintenant je vais vous donner la deuxième pensée. Non seulement elle définit le péché…regardez le verset 8. « Saisissant l’occasion offerte par ce commandement, le péché a produit en moi toutes sortes de désirs. » J’aime ça. C’est comme dire à quelqu’un : « Ne pense pas à un éléphant rose. N’ose pas penser à un éléphant rose. » Dès que vous dites à quelqu’un : « Ne convoite pas », qu’est-ce qu’il fait ? Il convoite. Lorsque vous lui martelez continuellement la loi, cela excite tout en lui. Et c’est une façon de dire… « C’est mauvais » et « Oh, je peux… » Et tout d’un coup, on commence à voir la convoitise se produire dans votre vie à tous les niveaux, n’est-ce pas ? C’est partout. C’est partout.

C’était là tout le temps. Cela n’a pas été défini pour vous. Et lorsque la loi est alors venue, votre état de déchu a dit « Je n’aime pas cette loi » et quelque chose en vous a commencé à vous pousser à en faire davantage. C’est comme ce petit enfant qui marche dans le magasin. Et il y a un petit panneau sur le comptoir qui dit « Interdiction de toucher ». Et vous êtes là debout et vous l’observez. Sa maman a le regard tourné de l’autre coté, et il va, « Euh ». « Ne pas entrer dans le bac à fleurs, » et il regarde tout autour et met son pied dedans, juste pour qu’il puisse dire qu’il l’a fait.

C’est juste la façon dont la loi est faite. Et lorsqu’elle affronte la déchéance de l’homme, elle définit son péché et elle exacerbe son péché. Souvenez-vous de Pilgrim’s Progress, (le Voyage du Pèlerin) où la loi fait son entrée dans la salle et est comme un serviteur, et elle commence à épousseter et la suie et la poussière tourbillonnantes…vous n’avez pas idée de combien c’est sale et vous continuez de toucher…jusqu’à ce que vous commenciez à épousseter quand les rayons de soleil entrent par la fenêtre. Et vous dites seulement « Waouh ! C’est vraiment… », et c’est comme cela que la loi… Elle remue la poussière partout. Voilà ce qu’elle fait.

Elle ne peut pas produire la justice. Elle n’est qu’une tueuse. Elle est une meurtrière. Elle a le ministère de la mort. Au verset 9…bon, à la fin du verset 8, il dit : « Sans la loi le péché est mort. Pour ma part, je vivais sans la loi autrefois ; mais quand le commandement est venu, le péché a repris vie et moi, je suis mort. » Que voulait-il dire ? Eh bien, il est mort de mort spirituelle. Il s’est rendu compte que sa condition était la mort spirituelle. Il s’est rendu compte qu’il était séparé de la vie de Dieu, qu’il était pécheur. Il était condamné. « Le commandement que Dieu destinait à avoir pour résultat la vie était la mort pour moi. La mort pour moi. » Et au verset 11, « Il m’a donné la mort. Ainsi donc, la loi est sainte, et le commandement est saint, juste et bon ».

Ce n’est pas la loi qui fait problème. Le problème, c’est quoi ? C’est moi, c’est moi. Verset 14: « La loi est spirituelle; mais moi, je suis marqué par ma nature, vendu au péché. » La loi, la loi morale a été donnée par Dieu pour vous tuer. C’est pourquoi nous devons la prêcher. C’est pourquoi il faut seulement avoir la loi morale. Il faut la présenter et maintenir la barre si haute qu’elle tue les gens.

Regardez dans Galates au chapitre 3. Je crois que je vais m’étendre dessus une minute, et nous allons conclure. La loi est donc conçue pour amener les pécheurs à la reconnaissance de leur péché, non pour les sauver. Elle ne peut pas produire la justice. Elle ne génère que la mort. La loi est inférieure. Elle ne peut pas sauver. Son but, c’est de révéler le péché, conduire le pécheur repentant à la foi en Dieu, en plaidant pour le pardon miséricordieux de Dieu rendu possible dans le sacrifice de Christ.

Regardez le verset 21 ici. « La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? [Et encore, je le crie encore, ‘Non, non, non, non, non’.] Si une loi qui puisse procurer la vie avait été donnée, la justice viendrait réellement de la loi. » La loi n’est pas contraire aux promesses de Dieu, c’est-à-dire la promesse de Dieu au sujet de la vie éternelle et du salut. La loi n’est pas contre cela. Seulement elle ne peut pas la produire. Seulement elle ne peut l’amener à se produire. Si elle le pouvait, alors la justice serait par la loi. Mais elle ne peut pas. La loi ne peut pas générer la justice. L’ancienne alliance ne peut pas produire la justice.

Ecoutez-moi maintenant. Personne ne pouvait observer la loi morale; donc observer la loi ne sauvait pas. Et se soumettre aux cérémonies et aux symboles et aux images ne vous sauvait pas, parce que cela ne pouvait pas vous sauver non plus. Et le seul fait d’être Juif dans une communauté identifiée comme civile ne vous sauvait pas. Rien de tout cela ne vous sauvait. Il n’y a rien d’inhérent à la loi qui puisse vous sauver. En fait, retour au verset 10 : « Maudit soit tout homme qui ne reste pas fidèle à tout ce qui est écrit dans le livre de la loi pour le mettre en pratique ». Si une fois vous en enfreignez une, la loi vous maudira. La loi ne vous sauvera donc pas.

Retour au verset 19, qui dit que « La loi avait été ajoutée à cause de la transgression ». En d’autres termes, la loi est venue…historiquement, Dieu a introduit la loi pour définir le péché, pour exacerber le péché, et pour acculer le pécheur au désespoir. Et le verset 22 dit que « l’Ecriture », ce qui est synonyme de loi, « a rendu tous les hommes captifs du péché afin que la promesse de la foi en Jésus Christ soit faite à ceux qui croient ». Toute l’idée de la loi était d’enfermer le pécheur dans son péché et de le pousser à se tourner vers un Sauveur. Au verset 23, « Avant que la foi vînt, nous étions tenus prisonniers sous la loi, enfermés jusqu’à la foi qui devait être révélée plus tard. La loi est donc devenue notre paidagōgos, notre pédagogue, pour nous conduire à Christ ». Et il ne s’agit pas d’un enseignant qui s’assoit dans une sale de classe pour dispenser un cours. Il s’agit d’un gardien moral. C’était souvent un homme qui était serviteur, qui ne divulguait pas les informations pendant qu’il portait l’interrupteur et marchait après l’enfant, en le disciplinant et en conformant son comportement à la norme. La loi est notre pédagogue pour nous amener à Christ afin que nous soyons justifiés par la foi. C’est le seul moyen par lequel on puisse être justifié. C’est de cette façon qu’Abraham a été justifié quand il était face à la loi, et c’est de cette façon que tout le monde est justifié, tout le monde. Et tous ceux qui croient, qui suivent la foi d’Abraham, sont les enfants d’Abraham parce qu’ils sont de la foi.

La foi sera toujours le seul moyen par lequel on puisse être sauvé à toute époque, toujours. La loi, c’est juste pour vous pousser vers Dieu. Et ensuite il dit ceci au verset 25 : « Maintenant que cette foi est arrivée, nous ne sommes plus sous un pédagogue ». On peut mettre cela de côté, son but est accompli. Mettez-la de côté. Elle nous a conduits à Christ. Et maintenant la loi est inscrite dans nos cœurs, et maintenant nous pouvons l’accomplir…Romains 8 …par la puissance du Saint Esprit en nous. Tout ce que la loi fait, c’est de tuer. Voila pourquoi dans Romains 3 il dit: « Personne ne sera considéré comme juste devant Lui sur la base des œuvres de la loi ». La loi n’apporte que la connaissance du péché. Voilà tout ce qu’elle peut faire. Elle est alors un ministère de la mort.

Retournons à Deux Corinthiens 3, et un dernier commentaire ici. Il dit : « Si le ministère de la mort… », et nous savons qu’il parle de la loi à cause de la déclaration suivante… « gravé avec des lettres sur des pierres ». De quoi parle-t-il ici ? Des Dix Commandements. Exode 32, versets 15 et 16. Vous vous souvenez que Moïse était sur la montagne. Dieu lui donnait la loi. Il lui a donné les Dix Commandements écrits sur de la roche. Il est dit dans ces versets, Exode 32 :15 et 16 : « Moïse repartit et descendit de la montagne, les deux tables du témoignage dans la main. Les tables étaient écrites des deux cotés ; elles étaient écrites de chaque côté. Elles étaient l’œuvre de Dieu et l’écriture était celle de Dieu, gravée sur les tables. » En écrivant ici au sujet de la loi gravée sur des pierres, voilà à quoi Paul pense, cette écriture-même, sans aucun doute, gravée sur les pierres.

Mais, qu'étaient les Dix Commandements ? Ecoutez attentivement. C’était simplement le résumé de la loi morale. C’était le résumé de la loi morale fait en Dix Commandements. Mais, en vérité, toute la loi est comprise dans ces dix, tout comme tous les dix sont compris dans les deux suivants : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même. » Ainsi Dieu a écrit Sa loi morale sur de la pierre. Et Son objectif était de détruire.

Tout au long de mes années dans le ministère, j’ai collectionné des tas de souvenirs. J’ai voyagé partout dans le monde, comme vous savez, dans plusieurs endroits, et j’en ai ramené toutes sortes de choses que des gens me donnent, qui font partie de ma vie, et une myriade de souvenirs qui m’entourent dans mes différents bureaux. Un trésor très précieux m’a été donné par un ami il y a quelques années. C’est une toute petite chose obscure. Mais je ne la regarde jamais sans avoir des larmes si non dans mes yeux, du moins dans mon cœur. C’est un dessin au crayon, encadrée, de quelqu’un qui est supposé être Moïse. Et au dessus de sa tête il tient les tables de pierre. Sur son visage il a un regard farouche, et il est prêt à descendre avec elles sur la tête de sa personne dépenaillée, désespérée, faible, blême, littéralement prêt à ôter leur vie avec la loi. Autour de cette pauvre âme, dépenaillée, frêle, il n’y a que Christ, et Il a Ses bras autour de Sa poitrine et Ses épaules au dessus de Sa tête, et il est complètement enveloppé par l’étreinte de Christ, de sorte qu’il ne peut pas être touché. La loi ne touchait que Christ et, bien entendu, Il la fracassait en un million de morceaux.

Et je regarde cela, et je pense que cela dépeint magnifiquement ce que la loi a l’intention de faire et ce que Christ seul peut l’empêcher de faire. « Parce que Christ », dit Galates 3, « a porté la malédiction ». La loi est donc descendue ; et la seule vie de qui a-t-elle prise ? Sa vie. Elle a écrasé Sa vie. Et en écrasant Sa vie, elle-même a été anéantie dans sa capacité à tuer celui qu’Il protège. Formidable.

Les lettres gravées sur des pierres constituent une meurtrière. Mon vieux, quiconque se pavane en croyant entrer au ciel par l’observance de la loi morale, en étant une personne moralement bonne doit se détromper. Elle vous réduira en poudre à moins que vous ne soyez protégé par Christ. Et lorsqu’elle Le frappe, elle ne vous touche pas. En fait, Il mourra à votre place. Vérité formidable. Paul dit : « Cette loi, ne me comprenez pas mal, est venue avec la gloire. Elle a apporté la gloire ». Il y avait la gloire sur la montagne. La nuée était là, l’éclair, le tonnerre était là. Les anges étaient là, parce que la loi était négociée par des anges. Dieu était là, écrivant dans un feu…avec un doigt brûlant sur des tables de pierre. La gloire envahissait les lieux. Il ne faut pas penser que la loi est dépréciée.

Ne pensez pas que Moïse…Moïse a élevé ce que Paul méprise. Non, Paul ne méprisait pas la loi de Dieu comme le suggéraient ses ennemis. Il dit: « Elle est venue avec gloire ». Elle avait sa place. Elle était sainte, glorieuse, juste et bonne. Ce que Paul méprise, ce n’est pas la loi mais le mauvais usage de la loi, la déformation de la loi. La loi est venue avec la gloire mais…mais à la fin du verset 7, il est dit que la gloire de la loi était quelle sorte de gloire ? Une gloire passagère. Une gloire passagère.

Elle avait une gloire, mais une gloire qui s’effaçait et était remplacée par la gloire de la nouvelle alliance. La nouvelle alliance donne la vie. La nouvelle alliance produit la justice. La loi ne pouvait pas faire vivre. Elle tue seulement. Elle ne pouvait produire la justice. Tout ce qu’elle faisait était d’exciter le péché. Elle produisait la mort et le péché. La nouvelle alliance, la vie et la justice. Et c’est cela la fondation du reste du passage. Le reste n’est qu’une illustration.

Et vous savez comment il illustre cela ? Il l’illustre de manière très remarquable et étonnante en nous ramenant à un incident qui s’est produit avec Moïse sur la montagne lorsqu’il y est allé pour prendre la loi de Dieu. Il a vu Dieu face à face et en est descendu avec la gloire de Dieu qui couvrait tout son visage. Paul choisit cet événement merveilleux, fantastique dans l’histoire rédemptrice comme son illustration de la gloire passagère de l’ancienne alliance qui doit être remplacée par la gloire permanente de la nouvelle alliance. La semaine prochaine donc, nous retournons à Exode. Nous vivrons avec Moïse l’incident qui devient une fondation pour le reste du passage. Prions ensemble.

Nous sommes tellement bénis, notre Seigneur, d’avoir une compréhension, une simple compréhension de Ta grande, profonde vérité, de Ta provision en Jésus pour nous. Nous sommes si reconnaissants que Tu nous aies ouvert une bonne compréhension de la loi et de l’évangile, de l’ancienne alliance, de la nouvelle alliance. Père, nous savons que le salut s’est toujours obtenu par la grâce au moyen de la simple foi du pécheur repentant, produite dans son cœur par le Saint Esprit. Seigneur, nous prions pour toute personne qui est ici ce matin et qui vit sous la tromperie terrible, terrifiante selon laquelle elle peut suffisamment respecter la loi morale et être assez bonne pour gagner le ciel. Oh, Seigneur, sauve-les de cette tromperie accablante.

Et, Seigneur, sauve cette personne qui pense qu’en faisant assez de cérémonies et en allant assez à l’église et en allumant assez de bougies et en récitant le chapelet assez et en faisant assez de prières et en passant par le bon baptême ou en faisant la bonne messe ou en prenant part à une Sainte Cène, cela va d’une façon ou d’une autre la sauver. Délivre-la de cette tromperie tout aussi accablante. Et enferme chaque pécheur dans son péché. Qu’il puisse réaliser son péché. Que son péché soit excité dans chaque domaine de sa vie et…de sorte qu’il en voit toute l’ampleur. Et qu’il vienne alors, en plaidant et en se repentant, à Christ qui va encaisser le coup à la place du cœur repentant. Nous Te remercions de ce que la nouvelle alliance en Christ donne la vie, la vie en abondance, la vie éternelle, et produit la justice, la même justice de Christ offerte pour nous couvrir. Père, nous T’en remercions.

Délivre-nous afin que nous ne retombions pas dans les attributs, les choses extérieures, alors que la réalité est Jésus Christ. Et puissions-nous, avec Paul, témoigner du fait que nous faisions tout cela jusqu’à ce que nous voyions la valeur exceptionnelle de la connaissance de Christ et que tout autre chose soit devenue des déchets. Puissions-nous, avec Paul, chercher à connaître Christ, la puissance de Sa résurrection, la communion de Sa souffrance et puissions-nous nous conformer à Sa mort. Donne-nous une vie centrée sur Christ, qui sera pour Sa louange et Sa gloire, car nous le demandons en Son nom. Amen.

FIN

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