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Eh bien, je ne sais pas comment vous vous sentez, mais moi, je m’amuse bien dans 2 Corinthiens, chapitre 3. En fait, c’est tellement riche, nous pourrions y demeurer jusqu’à l’enlèvement. Le chapitre 3 de 2 Corinthiens fait l’objet de notre étude ce matin. Je voudrais vous encourager à ouvrir votre Bible, si voulez bien. C’est la quatrième partie d’une série intitulée « La Gloire de la Nouvelle Alliance », du verset 6 au verset 18. Je ne sais pas combien de parties il y aura. Il y en aura plus, bien entendu. C’est une section précieuse de l’Ecriture, une section que nous n’aimerions pas prendre à la légère. Nous voulons, autant que possible, en saisir toute la richesse.

2 Corinthiens 3: 6-18 est presque comme une version réduite du livre d’Hébreux. Il embrasse le livre d’Hébreux, le grand concept de la supériorité de la nouvelle alliance, et le ramène à ce seul petit passage. Et lorsqu’on entre dans le passage, on ne peut pas se limiter à n’aborder que cela ; on est obligé de s’étendre sur le passé et d’embrasser plusieurs choses qui, comme nous l’avons déjà remarqué, se trouvent dans le livre d’Hébreux, ainsi qu’ailleurs dans la Bible.

Du verset 6 à la fin du chapitre, Paul veut qu’il soit très clair que la nouvelle alliance est supérieure à l’ancienne alliance. La raison pour laquelle c’est important, c’est que dans la ville de Corinthe, où il a travaillé si fidèlement et implanté une si grande église, il est arrivé de faux enseignants et de faux apôtres qui voulaient affirmer que l’ancienne alliance est égale à la nouvelle alliance. Ils veulent affirmer que les cérémonies mosaïques est les rituels et rites mosaïques doivent être maintenus, que l’ancienne alliance est aussi permanente que la nouvelle alliance. Elle est aussi éternelle, si vous voulez, que la nouvelle alliance. Elle est aussi importante que la nouvelle alliance ; elle est simplement égale à la nouvelle alliance.

Ainsi donc, à la simplicité qui est en Christ, ils imposent toutes les prescriptions mosaïques, depuis la circoncision, en embrouillant les gens et dénaturant la simplicité de l’évangile. Et nous avons vu à quel point les choses sacramentelles et « sacerdotales » – ce qui est un autre terme pour un ministère sacerdotal – les rituels, les cérémonies et les routines extérieurs tendent à obscurcir la réalité spirituelle.

Bien entendu, Paul se défend dans 2 Corinthiens. Toute l’épître consiste en la défense de son ministère et de son intégrité. Et une des choses qu’il utilise pour sa défense, c’est qu’il est ministre de la nouvelle alliance. Au verset 6, il dit que Dieu nous a rendus capables d’être serviteurs d’une nouvelle alliance. Et c’est en contraste avec les faux enseignants qui demeurent serviteurs de l’ancienne alliance.

Paul soutient que la nouvelle alliance est de loin meilleure, et tout ministre de Dieu rend ministère de l’évangile de la nouvelle alliance, de la vérité de la nouvelle alliance – et non des rituels et du légalisme de l’ancienne alliance. La nouvelle alliance est l’évangile que Paul prêche. La nouvelle alliance est prêchée par tous les prédicateurs fidèles tout au long de l’histoire de la vie de l’Eglise.

Ainsi donc, comme faisant partie de sa défense et de celle de son ministère, il s’occupe de cette question de la nouvelle alliance : « Pourquoi vous détourneriez-vous de moi, fidèle prédicateur de la nouvelle alliance, pour suivre les faux prédicateurs de l’ancienne alliance ? Pourquoi le feriez-vous quand la nouvelle alliance est si supérieure à l’ancienne ? »

Ainsi, tout en se défendant comme un véritable pasteur et un vrai apôtre et un vrai prédicateur et un vrai enseignant, parce qu’il enseigne la nouvelle alliance, il nous donne un aperçu sur la richesse de cette nouvelle alliance. Il va donc au-delà de sa défense pour entrer dans la théologie de la nouvelle alliance, brièvement certes, mais avec une richesse certaine.

Il rejette le salut par les œuvres. Il rejette le salut par la circoncision, par les rituels, par les cérémonies. Il rejette complètement ces choses, et il voudrait que nous les rejetions aussi. Le salut n’est pas une affaire de cérémonies, de quelque sorte qu’elles soient. Ce n’est pas une question de rituel ; ce n’est pas une question de liturgie – quels que soient le rituel ou la liturgie. Le salut est lié à la nouvelle alliance.

Qu’est-ce que la nouvelle alliance ? La nouvelle alliance est simplement une promesse. « Alliance » signifie promesse. La nouvelle alliance c’est la promesse du salut, ce qui veut dire le pardon total de tous vos péchés, rendu possible par la mort et la résurrection de Jésus Christ. Voilà la promesse de Dieu. Dieu a promis d’ôter votre péché, de ne plus se souvenir de vos péchés, de les éloigner autant que l’est est éloigné de l’ouest, de les pardonner complètement et totalement, à cause de ce que Jésus Christ a fait sur la croix. C’est cela la nouvelle promesse ; c’est cela la nouvelle alliance ; c’est cela le nouvel évangile.

La nouvelle alliance et l’évangile sont une et même chose. Paul dit : « Je suis un prédicateur de l’évangile. Je suis un prédicateur de la nouvelle alliance, ainsi que tout fidèle prédicateur ».

Vous vous dites: « Mais quel était donc le but de l’ancienne alliance? » Nous l’avons couvert en trois semaines déjà, et je n’irai pas plus dans cette direction, sauf pour dire que l’ancienne alliance avait trois composantes : une composante civile, une composante cérémoniale et une composante morale. La composante civile avait pour but de prescrire la vie en Israël de manière si unique qu’ils étaient un peuple séparé et isolé des peuples païens, polythéistes de leur époque. Cela leur permettait de vivre une vie si unique, qu’on pourrait aujourd’hui appeler mode de vie « Kocher », qui les maintenait séparés des nations qui les pollueraient et détruiraient leur témoignage.

La partie cérémoniale de la loi, tous les symboles et le système sacrificiel, depuis la circoncision jusqu’au reste, les sabbats et toutes les fêtes et tous les festivals, le tout relatif au dessein rédempteur. Ils étaient toujours destinés à révéler le plan de salut de Dieu – le besoin de salut de l’homme et comment Dieu allait l’accomplir. Ainsi, tout cela était symbolique. Tout cela n’était que des images.

La partie civile qui identifiait Israël comme une nation unique mise à part, parce qu’on a un peuple, Juif et gentil, dans l’église. La partie cérémoniale était mise à part parce que les images se dissipent lorsque la réalité arrive et la réalité ici se trouve en Christ.

La troisième partie de la loi était la partie morale. C’est la partie permanente et éternelle, parce que dans la loi morale Dieu révèle Son caractère et Sa volonté pour l’homme. Mais la loi morale ne peut pas vous sauver, pas plus que ne le pourrait la loi cérémoniale ; ce n’était que des images. La loi civile ne pouvait pas vous sauver ; ce n’était qu’un mode de vie externe.

La loi morale ne peut pas sauver non plus; tout ce qu’elle fait, c’est de vous acculer à un niveau où vous voyez votre péché tel quel et dans votre désespoir, vous courez à Dieu et implorez la miséricorde et la grâce. Et c’est ce qu’un saint de l’Ancien Testament faisait. C’est ce que le reste faisait. C’est ce qu’un vrai Juif faisait. Il regardait la loi, il regardait sa vie et disait : « Je ne peux pas respecter la loi ». Et il implorait la miséricorde.

Le reste des Juifs, malheureusement, tragiquement, regardait la loi morale et disait : « Eh bien, je ne peux pas très bien la respecter. Je sais, le salut se trouve dans la loi cérémoniale. Parce que je ne peux pas respecter la loi morale, je me servirai de la loi cérémoniale comme moyen pour le salut. » Et c’était même pire, parce que non seulement la loi morale les tuait, mais encore, ils prenaient la lettre de la loi cérémoniale, l’imposaient par-dessus la loi morale, comme si elle était une composante salvatrice et ils étaient effectivement tués dès lors. La lettre de la loi était vraiment mortelle. Par « lettre », nous avons souligné que nous voulons dire son aspect cérémonial externe.

Dieu a donné la partie cérémoniale de la Loi pour montrer le besoin de rachat de l’homme par des symboles et des images. Dieu a donné la partie civile de la Loi pour isoler Son peuple, pour des buts que j’ai déjà mentionnés, afin qu’il soit un témoignage dans le monde et qu’il ne se pollue pas par des relations faciles avec les autres nations. Dieu a donné la Loi morale pour briser le dos de l’homme, pour montrer Sa volonté, pour montrer Sa volonté pour l’homme, et pour montrer à l’homme qu’il ne pouvait pas être fidèle à cette Loi. Et tout cela le rendrait donc dépendant de la miséricorde de Dieu, et Dieu, dans Sa grâce et Sa miséricorde, lui pardonnerait par l’œuvre de Jésus Christ symbolisée dans le système sacrificiel.

Mais nous avons déjà vu tout cela. Je ne voudrais pas m’attarder davantage dessus. Regardons maintenant notre texte. Paul montre la meilleure alliance, qui est la nouvelle alliance ; l’alliance supérieure, qui est la nouvelle alliance. Et en montrant que la nouvelle alliance est meilleure, il avance huit points pour montrer l’excellence supérieure de la nouvelle alliance et en le faisant, il rejette l’ancienne alliance.

Premièrement, il dit que la nouvelle alliance donne la vie. Et nous avons exploré cela au verset 6. Nous n’allons plus le faire. Il parle « d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’Esprit ; car la lettre tue, mais l’Esprit fait vivre. » La nouvelle alliance est une alliance qui donne la vie. L’ancienne alliance ne pouvait pas le faire. Tout ce que la Loi pouvait faire, c’était de vous tuer ; elle ne pouvait pas vous donner la vie. En fait, au verset 7, il l’appelle le « ministère de la mort ». L’ancienne alliance est meurtrière. La Loi est meurtrière.

Quand vous lisez la Loi de Dieu et vous regardez votre propre vie, vous êtes mort. Mais, que signifie cela ? Eh bien, vous mourez d’une sorte de mort vivante de honte, de culpabilité, de remords, d’incapacité et de frustration parce que vous ne pouvez pas être fidèle à la Loi de Dieu. Selon Galates 3 :10, vous êtes maudit. Galates 3 :13, vous êtes maudit. Cette malédiction signifie la damnation éternelle. La Loi est donc une meurtrière de masse. Elle est la plus grande meurtrière de masse. Elle est la plus grande meurtrière de masse de tous les temps. Elle rend tous les hommes condamnés et damnés, condamnés et jugés. La Loi est meurtrière, mais la nouvelle alliance fait vivre.

Deuxièmement, à partir du verset 7, la nouvelle alliance produit la justice. Que je vous le lise à présent, le verset 7 : « Si le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été glorieux au point que les Israélites ne pouvaient pas fixer les regards sur le visage de Moise à cause de la gloire dont il rayonnait et qui, pourtant, était passagère, combien le ministère de l’Esprit sera plus glorieux ! En effet, si le ministère de la condamnation a été glorieux, le ministère de la justice est bien plus glorieux encore. » Là, il établit un autre contraste très frappant entre la Loi comme ministère de la condamnation et la nouvelle alliance comme ministère de la justice.

La nouvelle alliance apporte la justice. Elle donne la justice, et c’est un point très, très important. Parce que par les actes de la Loi aucune chair n’a été justifiée. N’est-ce pas ? Romains 3, aucune chair n’a été justifiée devant Dieu. On ne peut pas atteindre la justice. On ne peut pas convaincre Dieu qu’on est vertueux, saint et juste par ses actes. Si on enfreint – comme j’ai dit dans Galates 3, si on enfreint une partie de la Loi, on est condamné par la Loi. Il suffit d’une seule violation une seule fois pour être damné. C’était donc un ministère de la mort. C’était, comme il l’appelle au verset 9, un « ministère de la condamnation ». Mais cela contraste avec la nouvelle alliance qui est un ministère de la justice. Un ministère de la justice.

Et pour illustrer la supériorité de la nouvelle alliance, l’apôtre Paul va dans l’Ancien Testament, dans l’un des récits les plus impressionnants et l’un des plus inhabituels et fascinants de tout l’Ancien Testament, qui se trouve dans Exode au chapitre 34. Retournons à Exode au chapitre 34. Et nous allons commencer par considérer le verset 29 en particulier.

C’est l’expérience de Moïse sur le Mont Sinaï, et c’est un récit fascinant. Moïse, comme vous le savez bien, s’était rendu sur le Mont Sinaï sur l’ordre de Dieu pour recevoir la Loi. Il y arriva et il s’entretint avec Dieu, et Dieu lui donna la Loi. Dieu lui donna la prescription qui reflétait Sa nature sainte et qui reflétait Sa volonté pour l’homme. La même Loi contre laquelle l’homme serait brisé et devait revenir à Dieu et implorer la grâce et la miséricorde, que Dieu accorderait sur la base de ce que Jésus Christ accomplirait un jour en faveur de l’âme repentante.

Mais commençons la lecture au verset 29. Et Moïse était resté au sommet de la montagne avec Dieu et, vous le verrez au verset 28, Dieu avait écrit les paroles de l’alliance sur les tables qui constituent les Dix commandements, un résumé de l’ancienne alliance. « Moïse descendit du Mont Sinaï, les deux tables du témoignage à la main. Il ne savait pas que la peau de son visage rayonnait parce qu’il avait parlé avec l’Eternel. » Il était donc resté là haut à s’entretenir avec Dieu. Or Dieu est esprit et vous savez qu’un esprit n’a pas de chair et d’os, il est donc invisible. Mais Dieu S’est rendu visible et Dieu se rendait visible en manifestant la gloire de Sa nature dans la lumière. Nous appelons cela la « Shekinah », qui signifie la présence. La gloire Shekinah de Dieu apparait plusieurs fois dans le livre d’Exode. En fait, je crois que c’est un aspect de la gloire Shekinah de Dieu qui est désignée par la colonne de nuée et la colonne de feu qui conduisaient le peuple d’Israël de jour comme de nuit. Vous vous souvenez que lorsque le tabernacle est achevé à la fin du livre d’Exode, la gloire de Dieu, la nuée de gloire, la nuée d’une lumière grande et éclatante, représentant Dieu, descend et se pose là où il y a le tabernacle.

Ainsi lorsque Dieu Se manifestait, Il manifestait Sa présence spirituelle en réduisant tous Ses attributs à une lumière visible. Dans un miracle, de façon miraculeuse, Dieu est ainsi apparu à Moïse. Ainsi Moïse, vous vous en souvenez, était monté sur la montagne. Souvenez-vous qu’il avait dit au chapitre 33, « fais-moi voir Ta gloire », et que Dieu avait dit : « Je te laisserai voir un peu de Ma gloire » et qu’Il l’avait mis dans un rocher et Sa gloire est passée ? Eh bien, c’était cette lumière rayonnante, éclatante, qui était Dieu rendu visible. Moïse avait été avec Dieu. Il avait été dans la présence de Dieu. Et lorsqu’il est descendu de la montagne, il ne savait pas, parce que bien sûr il ne voyait pas son visage, que la peau de son visage rayonnait parce qu’il s’était entretenu avec Lui. Il est descendu, et il était comme une lampe à incandescence. Il était allumé, tout rayonnant. Et lorsque je parle de « rayonnant », je pèse mes mots.

Verset 30: « Aaron et tous les Israélites regardèrent Moïse et virent que la peau de son visage rayonnait ; ils eurent alors peur de s’approcher de lui ». Ils ont gardé leurs distances parce qu’il rayonnait. Ce n’était pas un faible petit éclat ; c’était un éclat brûlant. Brûlant au point où, verset 31, « Moïse les appela. Aaron et tous les chefs de l’assemblée vinrent vers lui ». En d’autres termes, il les a appelés et a dit : « Venez, venez, venez. N’ayez pas peur. »

« …Et Moïse leur parla. Après cela, tous les Israélites s’approchèrent et il leur donna tous les ordres qu’il avait reçus de l’Eternel sur le mont Sinaï. Lorsque Moïse eut fini de leur parler, il mit un voile sur son visage. Quand Moïse entrait dans la présence de l’Eternel pour parler avec Lui, il retirait le voile jusqu’au moment où il ressortait ; » cela afin qu’il puisse recevoir plus de gloire sur son visage, « et quand il sortait, il transmettait aux Israélites les commandements qu’il avait reçus. Les Israélites regardaient le visage de Moïse et voyaient que la peau de son visage rayonnait ; et Moïse remettait le voile sur son visage jusqu’au moment où il entrait pour parler avec l’Eternel. »

Voici comment il procédait. Il parlait avec Dieu. Il ressortait, son visage était comme un soleil flambant. C’était comme un petit soleil. C’était flambant. En fait, c’était à tel point que les gens ne pouvaient pas le regarder. Ils pouvaient regarder autour et sentir en quelque sorte l’éclat et entendre la voix, mais ils ne pouvaient pas le regarder directement dans les yeux. Et ensuite Moïse arrêtait de déclarer directement les paroles de Dieu, il mettait un voile sur son visage afin qu’il ne continue pas d’éblouir le peuple. Une gloire éblouissante. Ensuite quand il allait à nouveau parler avec Dieu, il pouvait ôter le voile. Et ensuite lorsqu’il ressortait, il parlait sans le voile, et quand il avait fini de parler, il remettait le voile.

Mais qu’est-ce qui s’est donc passé ici ? Eh bien, l’analogie que Paul voudrait établir ici, l’illustration que Paul voit ici est une illustration de la gloire de la Loi. Retournons à notre texte.

Verset 7, « Or, si le ministère de la mort », l’ancienne alliance, la Loi, « gravé sur des pierres », ces tables « a été glorieux au point que les Israélites ne pouvaient pas fixer les regards sur le visage de Moïse à cause de la gloire dont il rayonnait… » Pausons là un instant. Il y a ce fait. Lorsque Moïse descendait de la montagne où il avait rencontré Dieu et reçu la Loi, il portait sur son visage l’éclat même de Dieu, la gloire même de Dieu, la Shekinah. La chose la plus proche qu’on trouve dans la Bible pour établir un parallèle avec ceci, c’est dans Matthieu 17. Vous vous souvenez que le Seigneur a été transfiguré ? Seulement quand le Seigneur a été transfiguré et brillait d’un grand éclat, il a effrayé les gens qui étaient présents. Vous vous souvenez que les disciples qui étaient là se sont pratiquement évanouis ? La différence était que le Seigneur Jésus a restreint la chair, et la gloire est venue de l’intérieur. Dans le cas de Moïse, la gloire se reflétait sur l’extérieur. Dans ce sens, Moïse était comme la lune; il reflétait la gloire.

Mais vous remarquerez au verset 7 que la Loi était glorieuse. La gloire de Dieu était sur le visage de Moïse lorsqu’il transmettait la Loi. Ce qu’il dit, c’est que la Loi est glorieuse, elle est le reflet de Dieu. Vous voyez, l’apôtre Paul avait été accusé par les Judaïques et les partisans de la circoncision d’être contre la Loi, de parler contre la Loi, de dénigrer la Loi, de déprécier la Loi, d’ignorer la Loi, d’écarter la Loi ou de rabaisser la Loi. Il ne le faisait pas. Il réalisait que la Loi, l’ancienne alliance, avait été glorieuse. Elle était venue avec la gloire.

Quand Dieu a donné la Loi, Moïse est descendu en la portant et elle était glorieuse. En fait, tant de gloire que les enfants d’Israël ne pouvaient pas regarder le visage de Moïse attentivement à cause de la gloire sur ce visage. Il rayonnait d’un tel éclat et la Shekinah était si grande qu’ils ne pouvaient pas fixer du regard. Cet adverbe signifie fixer sur, regarder fixement.

Or, vous pouvez sortir en un jour comme celui-ci, un jour chaud, où lorsque le soleil point à l’horizon et brille, vous savez qu’il est là, vous pouvez le sentir et son éclat vous apparait très clairement. Et si quelqu’un vient chez vous cet après-midi et dit : « Je voudrais vous prendre en photo », vous vous tenez là, et vous plissez les yeux, et vous comprenez tout cela. Et pourtant vous ne regardez pas le soleil parce que si vous regardez le soleil, vous serez aveuglé. Alors vous regardez tout autour de lui, en-dessous, à côté, mais vous sentez cet éclat.

C’est exactement ce qui se passait ici ; ils ne pouvaient pas fixer le visage de Moïse. Et voici Moïse ; ils connaissaient ce type et savaient qu’il n’avait jamais eu cette apparence avant. Quelque chose de très glorieux s’était produit. Quelque chose de très transcendant s’était produit, notamment la transmission de la Loi dans la présence de Dieu. La gloire était si rayonnante, si éclatante, si grande que ce serait comme fixer le soleil, et ils ne pouvaient même pas regarder son visage. C’est pourquoi lorsqu’il avait fini de dire les paroles de l’Eternel et voulait ensuite communier normalement avec le peuple, il plaçait un voile sur son visage, parce qu’autrement il les aurait aveuglés.

L’argument de Paul c’est que la Loi venait de Dieu avec la gloire, et cette gloire était visible pour toute personne qui voyait Moïse descendre de la montagne, et pour toute autre personne qui lisait le récit. Le ministère de la mort était glorieux parce qu’il reflétait la volonté de Dieu, la nature de Dieu, le caractère de Dieu, la gloire de Dieu. Mais quoiqu’elle eût la gloire, elle avait une gloire limitée, parce qu’elle venait de Dieu, certes, mais elle était meurtrière. Elle venait de Dieu – remarquez le verset 9 s’il vous plaît – comme un ministère de la condamnation, non un ministère du salut. Elle était tueuse. Elle était conçue pour pousser le pécheur à la connaissance de son péché. Elle était une pédagogue pour nous conduire à Christ. Elle était un esclavage qui nous enfermait – dit Paul dans Galates 3.

L’ancienne alliance, avec ses Lois civile, morale et cérémoniale, ne pouvait que donner des commandements ; elle ne pouvait qu’illustrer ; elle ne pouvait que symboliser. Elle ne pouvait pas donner la vie et elle ne pouvait pas produire la justice. Elle était mortelle, particulièrement lorsqu’elle était réduite à la loi écrite, qui est différente ; elle n’est pas synonyme de Loi. Vous pouvez le voir dans Romains 2 :27-29. Elle était meurtrière, mais elle avait effectivement une gloire. Elle était conçue par Dieu ; elle venait du Ciel. Elle était la volonté de Dieu.

Or, si cela était vrai, que l’ancienne alliance était glorieuse, regardez le verset 8 : « Combien le ministère de l’Esprit sera plus glorieux ». L’expression « ministère de l’Esprit » est ce que Paul emploie pour décrire la nouvelle alliance. Il appelle la nouvelle alliance « ministère de l’Esprit ». La Loi, écrite sur des pierres, était tueuse ; mais écrite dans le cœur par le Saint Esprit, elle fait vivre et produit la justice. La Loi écrite sur des pierres condamne. La Loi écrite sur le cœur par le Saint Esprit sauve.

Ainsi, cette alliance est beaucoup meilleure que l’ancienne alliance. « Combien », dit-il, « manquera-t-elle d’être plus glorieuse ? » C’est une conclusion évidente. Et comme je n’ai cessé de le dire tout ce temps, et je ne voudrais pas que vous passiez à côté de ça – et plusieurs ont posé cette question – comme je l’ai dit tout ce temps, le saint de l’Ancien Testament, cet individu véritablement sauvé dans l’Ancien Testament, était sauvé parce qu’il était brisé au sujet de la Loi et savait qu’il ne pouvait pas respecter la Loi, savait qu’il était pécheur, venait à Dieu, implorait la miséricorde, la grâce et le pardon de Dieu. Il venait en pénitent, affamé et assoiffé de justice, humble et se lamentant pour son iniquité, exactement comme l’attitude des Béatitudes de Matthieu chapitre 5, et suppliait Dieu d’avoir miséricorde de lui, pécheur, juste comme le publicain qui se frappait la poitrine, parce qu’il savait que Dieu est miséricordieux. Et Dieu faisait miséricorde et grâce à un pécheur pénitent et lui pardonnait tous ses péchés sur la base de ce que Christ accomplirait dans l’avenir en faveur de ce pécheur.

Et voilà comment fonctionnait le salut. Ça n’a jamais été différent ; ça a toujours été par la grâce au moyen de la foi, sur la base de l’œuvre de Christ, avant ou après l’œuvre de Christ. Lorsque le Juif de l’Ancien Testament était sauvé par la grâce au moyen de la foi, du coup cette Loi, cette Loi morale qui jadis était pour lui une meurtrière, devenait un chemin de la bénédiction, et il avait une attitude comme celle de David dans le Psaume 119, où il dit : « Combien j’aime Ta Loi ! Je la médite toute la journée ». Du coup, au lieu que la Loi soit meurtrière, la Loi était un chemin de la vie et de la bénédiction, plus sucré pour lui que le miel dans le rayon et plus précieuse que l’or. Ce n’est pas que son attitude à l’égard de la Loi le sauvait ; c’était que son salut changeait son attitude à l’égard de la Loi.

Ensuite le verset 9, l’argument de l’inférieur au supérieur, « en effet, si le ministère de la condamnation a été glorieux, » si la Loi qui damne et tue est glorieuse, « le ministère de la justice est bien plus glorieux encore ». Ici le ministère de la mort est désigné par un autre nom : le ministère du jugement, le ministère de la perte, le ministère de la damnation, le ministère de la condamnation. L’ancienne alliance avait une gloire ; elle avait vraiment une gloire. Elle venait de Dieu. Et lorsque Moïse redescendait de la montagne, il y avait une gloire sur son visage.

Or, si cette ancienne alliance, mortelle, tueuse, damnant, ruineuse, avait une gloire, le ministère de la justice est bien plus glorieux encore. C’est quoi le ministère de la justice ? C’est tout simplement la nouvelle alliance. La nouvelle alliance. Elle abonde en gloire parce qu’elle produit la justice.

Retournons à Romains 3 :21. Au verset 20, Paul dit : « En effet, personne ne sera considéré comme juste devant Lui sur la base des œuvres de la Loi, puisque c’est par l’intermédiaire de la Loi que vient la connaissance du péché ». Mais regardez le verset 21. Là il dit, « Mais maintenant, la justice de Dieu… a été manifestée indépendamment de la Loi ». La Loi en a témoigné, tout comme les prophètes ; ils ont vu la nouvelle alliance arriver, mais la justice de Dieu est manifestée, verset 22, « par la foi en Jésus Christ pour tous ceux qui croient ». La Loi ne pouvait jamais produire la justice. La justice est venue par la foi en Jésus Christ pour tous ceux qui croient.

Qu’apporte la nouvelle alliance ? La justice. La nouvelle alliance change la perception que Dieu a du pécheur. Elle change son attitude. Il le voit vêtu de la justice de Christ. « Vêtu d’une robe de justice, » comme le désigne Esaïe, caché dans la justice de Christ, la justice de Christ lui étant imputée, mise à son compte.

Que je vous en donne une bonne illustration. Allons dans Philippiens, chapitre 3, et servons-nous de Paul comme illustration. Un des passages préférés de toute la Bible. Paul savait que l’ancienne alliance est venue glorieuse, mais quiconque venait et prêchait l’ancienne alliance comme un moyen de salut était l’ennemi de l’évangile. Le comprenez-vous ? Quiconque prêchait l’ancienne alliance comme moyen de salut était ennemi de l’évangile.

En fait, au verset 2 de Philippiens 3, Paul appelle ce genre de prédicateurs « chiens, mauvais ouvriers – faites attention aux faux circoncis. » Quiconque dit que la circoncision de la cérémonie mosaïque – ou toute chose y relative, ou même l’atteinte d’un certain niveau de moralité selon la Loi – sauve est un chien et un mauvais ouvrier. Les chiens, en passant, étaient des quémandeurs, des bâtards. Les chiens étaient des exclus, sales, crasseux. Ils mangeaient les ordures. On parlait d’eux avec dérision aux temps anciens. « Comme des chiens », dit Pierre, « qui retournent à ce qu’ils ont vomi ». Ils étaient des corniauds déchainés dans la rue. Et c’est cela qu’il dit de ceux qui prêchent l’ancienne alliance comme moyen de salut, ou comme élément adjuvant dans le salut.

Mais regardons Paul. Et si jamais il y avait un type qui avait été sous l’ancienne alliance, c’était bien Paul avant sa conversion. Et non seulement il avait été sous l’ancienne alliance, mais il était adepte de la Lettre. Il essayait d’être sauvé en observant la lettre de la Loi, les éléments externes. Considérons cela. Il dit – regardez, verset 4 – « Moi-même je pourrais mettre ma confiance dans ma condition. Si quelqu’un croit pouvoir se confier dans sa condition, je le peux plus encore ».

« Je comparerais mes réalisations charnelles avec n’importe qui. Si nous pouvons être sauvés par la chair, si nous pouvons être sauvés par les œuvres de la Loi, si nous pouvons être sauvés par l’effort humain et les cérémonies et les rituels et la routine et tout le reste, je mettrais en compétition mes qualifications contre celles de n’importe qui. »

« Les voici: j’ai été circoncis le huitième jour. C’est la prescription, et je l’avais. Mes parents m’ont fait passer par là. Je suis né de la nation d’Israël, le peuple élu. Je suis de la tribu de Benjamin, une des deux nations les plus nobles qui étaient fidèles – Benjamin et Juda – quand le royaume a été divisé. Je suis un Hébreux des Hébreux. »

Que signifie cela ? « Je n’ai jamais violé ma tradition. Je m’y accrochais. » Aujourd’hui on dirait qu’il était un Hassidique Orthodoxe. Il ne s’était jamais compromis dans sa tradition. Il était traditionnel. Il suivait la tradition à la lettre. « En ce qui concerne la Loi, je n’étais pas seulement dévoué à la Loi, j’étais Pharisien. » Ils étaient environ 6000 dans le monde à ce moment-là, et ils étaient fanatiques ; ils étaient bizarres dans leurs transactions avec toute la minutie et les futilités de la Loi. Il a choisi d’être aussi profondément que possible sous la lettre de l’alliance Mosaïque.

Et il va jusqu’à dire: « Quiconque violait quelque chose dans cette alliance, quiconque venait et disait qu’il y avait quelque chose de meilleur que cette ancienne alliance, ces gens appelés chrétiens, je les persécutais. Voilà comment j’étais zélé pour l’ancienne alliance. En ce qui concerne la justice qui pouvait être accomplie par l’observance de la Loi, j’étais irréprochable. La moindre chose que je pouvais faire, selon la Loi, je la faisais. Et il n’y a personne qui peut s’opposer à moi et dire : ‘Tu as tort pour ceci’ ». Il était méticuleux.

On a à faire ici à un adepte de la lettre. Je ne pense pas qu’il était même sauvé. Je ne pense pas qu’il était même racheté. Parce qu’il comptait sur tout cela. Et je ne pense pas qu’il était déjà parvenu au niveau de Romain 7, où la Loi réveille. Il a vu la réalité de ce que cela signifiait, ce qui l’a tué. Cela s’est produit quelque part lors de l’expérience sur la route de Damas, lorsqu’il s’est vu tel qu’il était vraiment.

Mais regardez ceci, quand ça s’est produit. Verset 7, il dit : « Tous ces trucs étaient pour moi un gain. J’avais accumulé tout cela dans ma colonne de gains. C’était cela mon salut, les amis. J’allais obtenir la justice par la Loi. Et quand j’ai vu Christ, et tout d’un coup, quand j’ai vu Christ, j’ai regardé tous ces trucs comme – quoi ? – « une perte ». Et plus encore, « Je considère même tout comme une perte à cause du bien suprême qu’est la connaissance de Jésus Christ mon Seigneur. A cause de Lui je me suis laissé dépouiller. Et je vais vous dire ce que vous pouvez faire de toute l’ancienne alliance : vous pouvez la jeter dans la poubelle. » Et là, il ne déprécie pas la Loi morale ; il parle seulement de la perception de l’ancienne alliance comme un moyen de salut.

Savez-vous ce que signifie être circoncis le huitième jour en ce qui concerne le salut ? Rien. Vous savez ce que signifie appartenir à la nation d’Israël en ce qui concerne le salut ? Rien ; le salut ne s’obtient pas par des rituels ni même par la race. Vous savez ce que signifie être de la tribu de Benjamin ? Rien; le salut ne s’obtient pas par un privilège. Vous savez ce que signifie être un Hébreux des Hébreux ? Rien ; le salut ne vient pas par la tradition. Vous savez ce que signifie être Pharisien, fidèle à la Loi ? Le salut ne s’obtient pas par l’observance religieuse. Vous savez ce que signifie être un persécuteur zélé de l’Eglise ? Rien ; ce n’est pas par le zèle, et ce n’est pas par une moralité extérieure. Rien de tout cela ne compte. Tout cela n’est que skubalon. En passant, ce terme désigne les excréments humains ou toute autre sorte d’excréments. La chose la plus abominable. Il dit : « J’ai regardé toutes ces choses et ce n’était des déchets, des ordures, de la crasse. »

Vous dites : « Pourquoi bazardez-vous tout ça si hâtivement ? »

Verset 9 : « Parce que lorsque j’ai vu Christ, je me suis retrouvé en Lui, non par une justice qui soit de moi, tirée de la Loi, mais par une justice qui vient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu sur la base de la foi. » Bon sang ! Quelle déclaration irrévocable ! « J’ai vu ce que j’avais toujours voulu – la justice – mais c’était en Christ, et c’était par la foi, pas par les œuvres de la Loi. Ainsi donc, ce sont des ordures. Ce sont des ordures. »

Oui, l’ancienne alliance a une gloire. Retournez à 2 Corinthiens 3. L’ancienne alliance a une gloire, mais rien de semblable à la gloire de la nouvelle alliance. En fait, regardez le verset 10 : « Et même, de ce point de vue, ce qui était glorieux », c’est-à-dire l’ancienne alliance, « a perdu son éclat à cause de la gloire qui lui est supérieure ». Ainsi, quand vous regardez l’ancienne alliance comparativement à la nouvelle alliance, c’est comme si l’ancienne alliance n’avait pas de gloire. Voilà ce qu’il disait. Ce qui avait la gloire – l’ancienne alliance – quand on compare cela à la nouvelle alliance, qui a une telle gloire supérieure, elle semble n’avoir pas de gloire. Et vous regardez cela, et vous dites : « Ordures ».

Paul dit: « N’osez pas accepter une religion judaïque, ésotérique, de circoncision. N’essayez jamais d’opter pour un cérémonialisme qui corrompt la simplicité qui est dans l’évangile de Jésus-Christ. Il y a tant de gloire dans la nouvelle alliance, que l’ancienne alliance semble n’être rien. Rien. »

Vous dites : « Eh bien, la Loi morale de Dieu est-elle toujours importante ? » Bien sûr qu’elle l’est. « Parce que la Loi morale de Dieu est toujours le – est toujours le rocher qui doit briser le dos du pécheur. Et nous devons prêcher cette Loi et la soutenir. En passant, la Loi morale se répète dans le Nouveau Testament. D’accord ? La Loi civile est mise à l’écart. Plus d’Israël. Gentils et Juifs sont uns. La Loi cérémoniale est mise de côté. Plus de sabbats, de nouvelles lunes, de fêtes et de système sacrificiel. Le temple est détruit. Plus de sacrifices, plus de sabbats ; c’est fini. Mais la Loi morale est reprise et récitée et réitérée dans le Nouveau Testament. Elle est encore réitérée et présentée devant le pécheur pour lui montrer son péché.

Mais l’ancienne alliance, s’il n’en tenait qu’à elle, serait complètement inutile. Même le reflet vertueux de la sainteté de Dieu est inutile concernant le salut. La nouvelle alliance arrive, et par la grâce, au moyen de la foi, apporte ce que l’ancienne alliance ne pouvait pas donner.

Et encore, je vous le répète – voyez, c’est pourquoi le genre de religion sacramentelle, c’est-à-dire sacerdotale, comme l’Eglise Catholique ou l’Eglise Orthodoxe Grecque ou le Protestantisme Liturgique, avec tous les debout, assis, allumez les bougies, prosternez-vous, faites ceci, fléchissez les genoux, allez par-ci, faites cela, tout cet externalisme, tout ce cérémonialisme est une corruption. Et comme je vous l’ai dit la semaine dernière, ce n’est même pas biblique pour commencer. Les Judaïques au moins avaient une alliance qui avait une certaine gloire, bien que passagère. Ce cérémonialisme évangélique concocté – je devrais dire cérémonialisme chrétien concocté, n’a même pas un précédent biblique ; il n’avait aucune gloire ; il constitue une approche non-glorieuse. Gardez-vous de tout ceci. Tout ce dont vous avez besoin, c’est la grâce et la foi en Christ, la simplicité de Christ et une relation personnelle rendue possible par la puissance du Saint Esprit à l’œuvre dans le cœur.

Ici l’Apôtre avance une troisième idée. D’accord ? Nous entrons directement dans cette troisième idée et nous en aurons fini pour ce matin. La supériorité de la nouvelle alliance se base sur le fait qu’elle fait vivre et produit la justice. Troisièmement, elle est permanente. Regardez la fin du verset 7. La nouvelle alliance est permanente. Vous remarquerez que c’est une idée fascinante qu’il avance. Fin du verset 7, il dit que « Les Israelites ne pouvaient pas fixer le regard sur le visage de Moïse à cause de la gloire dont il rayonnait », et puis il ajoute ceci : « qui, pourtant, était passagère ». Le fait est que la gloire qui était sur le visage de Moïse était temporaire. Après cette rencontre et cette expérience, elle était finie ; elle passait. En fait, elle s’estompait pendant même qu’il était là à parler au peuple. Et quand il mettait le voile sur son visage, elle passait.

C’était une gloire « pâlissante ». Le même verbe est employé dans 1 Corinthiens 2:6, traduit par « passagère ». La gloire de la Loi est ainsi illustrée par cela, dans la pensée de Paul. Il y voit une analogie avec la gloire de la Loi. Il voit un dessein de Dieu dans cette formidable histoire pour nous montrer que bien qu’elle eût une gloire, c’était une gloire éphémère ; elle était une gloire passagère. La Loi n’était pas une réponse permanente. La Loi n’était pas une solution définitive. La Loi n’était pas destinée à être le dernier mot sur le sort des pécheurs. La Loi ne pouvait pas sauver. Elle ne peut pas être le dernier mot.

Je me souviens, lorsqu’à une occasion j’étais en Israël, il y a de cela plusieurs années et je logeais dans un hôtel contigu à une synagogue. Ma chambre était à une distance telle que je pouvais juste étendre mon bras et toucher cette synagogue. C’était le jour du sabbat, ils étaient en train d’adorer et je l’entendais des heures et des heures et des heures. Et, naturellement, le constat est que ces gens sont enfermés dans l’ancienne alliance. Ils n’acceptent pas la nouvelle alliance ; ils ne la tolèrent pas. Et vous la leur présentez, ils deviennent violemment agressifs et agités dans l’expression de leur rejet. Et vous avez envie de leur dire : « Mais – mais – mais la Loi n’était pas le dernier mot sur le sort des pécheurs ; elle ne peut pas sauver ».

Elle n’était pas destinée à être la révélation totale, définitive du dessein rédempteur de Dieu et le moyen par lequel la justice pouvait être assurée. Elle annonçait seulement quelque chose de plus grand. Elle ne suffisait pas ; elle n’était pas permanente. Elle pouvait prescrire ce que les hommes devaient faire, mais elle ne pouvait pas les rendre capables de le faire. L’ancienne alliance pouvait fournir une base de condamnation, mais non de salut ; une base de condamnation, mais pas de justification ; une base de culpabilité, mais pas de pureté. Il fallait que quelque chose soit ajouté.

Vous dites: « Mais, les Juifs savaient-ils que cela viendrait ? Cela leur avait-il été dit ? Bien sûr. Jérémie l’a dit de manière claire – aussi claire que de l’eau de roche. Jérémie 31 :31, il dit ceci : « Voici que les jours viennent, déclare l’Eternel, où Je conclurai avec la communauté d’Israël et la communauté de Juda une nouvelle alliance. Elle ne sera pas comme l’alliance que J’ai conclue avec leurs ancêtres le jour où Je les ai pris par la main pour les faire sortir d’Egypte. Eux, ils ont violé Mon alliance… » ; pas comme celle-là. « Mais voici l’alliance que Je ferai avec la communauté d’Israël après ces jours-là, déclare l’Eternel : Je mettrai Ma Loi à l’intérieur d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur, Je serai leur Dieu et ils seront Mon peuple… En effet, Je pardonnerai leur faute et Je ne me souviendrai plus de leur péché. » Ils auraient dû savoir que l’ancienne alliance n’était pas la dernière.

Le contraste, c’est entre ce qui est transitoire et passager et ce qui est durable et éternel. Ce que Moïse représentait était glorieux mais passager. Le jour allait sûrement arriver où sa splendeur disparaitrait. La nouvelle alliance, cependant, vient avec une promesse de l’éternité. La nouvelle alliance ne se dissipe pas.

Regardez ce que le texte dit au verset 10 : « Et même, de ce point de vue, ce qui était glorieux a perdu son éclat à cause de la gloire qui lui est supérieure. » Vous voulez entendre une bonne nouvelle ? Il y avait une ancienne alliance et une nouvelle alliance, et nous n’attendons pas une autre nouvelle alliance. C’est la fin ; c’est permanent. La nouvelle alliance est le dernier mot : le salut par la grâce au moyen de la foi.

Le ministère de la mort et de la condamnation avait une gloire. Il était conçu par Dieu. Il était saint, juste et bon. Il définissait la norme de la justice, et pour les croyants, pour ceux qui étaient pardonnés par Dieu et sauvés, il était un chemin de la bénédiction. Mais le Nouveau Testament a une plus grande gloire. La nouvelle alliance a une plus grande gloire. Et sans la nouvelle alliance, l’ancienne aurait seulement catapulté toute l’humanité en enfer.

Le ministère des prophètes de l’Ancien Testament – et le temps nous manque pour entrer dans ceci – le ministère des prophètes de l’Ancien Testament consistait à appeler les gens à la repentance. C’était ainsi et ainsi et ainsi, sans arrêt jusqu’à Jean Baptiste. Repentez-vous, repentez-vous, repentez-vous, repentez-vous, repentez-vous. C’était là tout le message. On vous met face à la Loi. La Loi vous révèle le péché. Vous êtes appelé à vous repentir.

Voici ce qui se passait : la plupart des Juifs savaient qu’ils ne pouvaient pas respecter la Loi morale, alors ils ont trouvé un moyen d’être sauvés. « Oh, nous ne pouvons pas être fidèles à la Loi morale, mais ce que nous allons faire, ce que nous allons respecter, nous allons observer la Loi cérémoniale, et la Loi cérémoniale nous sauvera. » Ils ont donc imposé la Loi cérémoniale au-dessus comme le sauveur et c’est pourquoi ils adoraient selon la Loi écrite. Et cela était accablant.

Mais prenons le cas d’un vrai Juif qui avait véritablement cru. Que faisait-il ? Il venait repentant à Dieu, implorant la grâce et implorant la miséricorde. Il voyait la Loi cérémoniale de Dieu comme symbolique de la provision de Dieu pour lui quelque part dans l’avenir. Il savait que Dieu pourvoirait. Il savait que Dieu lui accorderait la grâce et que Dieu serait miséricordieux parce que c’est l’mage qu’il avait de Dieu. Et il s’en remettait à la miséricorde de Dieu et à la grâce de Dieu et il était racheté sur la base de ce que Christ ferait en sa faveur.

Mais pour la plupart des Juifs, la grande majorité en dehors de ce reste repentant, ils désobéissaient à la Loi, ne se repentaient pas véritablement, n’exerçaient aucune foi salvatrice en Dieu, ne dépendaient pas de la grâce de Dieu mais de leurs œuvres, respectaient la religion cérémoniale extérieure, et cela était vraiment mortel. Et les prophètes venaient et les appelaient constamment à la repentance, et les appelaient à la repentance, et les appelaient à la repentance. C’est toujours cela le message. Ça dépasse mon imagination que les gens puissent dire aujourd’hui que nous ne devons pas prêcher la repentance. Le message a toujours été celui-là.

En effet donc, ce qui avait de la gloire, l’ancienne alliance, se trouve dans ce cas n’avoir pas de gloire comparativement à la nouvelle. Verset 11 maintenant, et c’est sur cela que nous allons arrêter : « En effet, si ce qui était passager a été marqué par la gloire, ce qui est permanent sera bien plus glorieux. » Moïse avait la gloire sur son visage, et elle s’estompait parce qu’elle ne provenait pas de l’intérieur ; elle n’était qu’un reflet. Aussi longtemps qu’il était dans la présence de Dieu, elle se reflétait, mais elle disparaissait. Mais ce qui demeure a une gloire permanente.

La nouvelle alliance demeure parce qu’elle est l’aboutissement du plan de Dieu et elle est la plus glorieuse. Elle est le dernier mot. L’Evangile est le dernier mot. Il n’y a pas d’autre mot; c’est celui-ci. Ce n’est pas l’Evangile – ce n’est pas l’ancienne alliance, la nouvelle alliance, plus la tradition, plus Mary Baker Eddy Patterson Glover Frye, plus le Livre des Mormon, plus, plus, plus. Le ministère de la nouvelle alliance est tout ce qu’il faut. L’Evangile est tout ce qui est clairement nécessaire dans le Nouveau Testament. C’est pourquoi à la fin du livre d’Apocalypse il est dit : « Si vous ajoutez quelque chose à ceci, Dieu vous ajoutera les fléaux qui sont décrits ici. »

Le ministère de la nouvelle alliance se poursuivra et ne sera jamais remplacé parce qu’il n’y a plus rien à faire ; il n’y a plus rien à dire. Tout a été accompli en Christ. Il a accompli la rédemption de Son peuple une fois pour toutes. Il n’y a pas de vérité supérieure ; voilà tout. Oh, nous aurons une nouvelle compréhension de la richesse de l’Evangile à mesure que nous croîtrons, mais nous n’irons jamais au-delà de l’Evangile. Nous n’irons jamais au-delà de la nouvelle alliance ; il n’y a rien au-delà. Nous ne restons pas là assis à attendre que le troisième testament tombe.

Les faux apôtres et les faux enseignants de Corinthe se vantaient de l’antiquité de leurs enseignements et ils se vantaient d’avoir l’avantage de la cérémonie mosaïque. Et Paul démolit l’image radieuse qu’ils ont dans le temple et prouve que ce n’est rien de plus qu’une prison déguisée. Et le ministre, ou le prédicateur de la nouvelle alliance, apporte le bon message – un message d’espoir et un message de justice – non un message de condamnation. Nous n’avons pas besoin d’une religion mystique. Nous n’avons pas besoin de cérémonies exotiques qui transmettent une réalité spirituelle. Nous avons la réalité en Christ dans la puissance du Saint Esprit.

Paul recherche des hommes qui porteront, non pas le message des pierres, mais le message de la croix ; non pas le message du Sinaï, mais le message du Calvaire. Il met en garde les Corinthiens afin qu’ils se débarrassent des adeptes du cérémonialisme judaïque ; ceux-là qui prêchent la religion ésotérique ; les enseignants qui prêchent le Sinaï, la Loi extérieure, et les symboles – la pourriture de la religiosité.

A. T. Robertson a fait un commentaire intéressant sur cette section. Il dit : « L’amour de l’extérieur a tué la vie intérieure et crucifié Jésus de Nazareth pour Son insistance sur la vie spirituelle et Sa réprimande du simple cérémonialisme des Scribes et des Pharisiens. »

Etienne a suivi les traces de Jésus lorsqu’il a réprimandé les Pharisiens pour leur perversion de la vraie religion et a essayé de donner l’interprétation spirituelle du royaume de Dieu tel qu’exposé par Jésus. Paul a changé de Pharisien persécuteur qu’il était à interprète spirituel de Jésus et a pris la place d’Etienne, dont il s’était réjoui de la mort.

Jésus et Etienne ont combattu le Pharisianisme officiel dans le Judaïsme actuel. Paul a récupéré le combat contre le Pharisianisme dans le Christianisme qui cherchait à placer au-dessus du Christianisme de Jésus son Judaïsme perverti. « Le seul espoir de salut, écrit-il, pour l’âme de l’homme, était en péril. » L’âme de Paul était profondément excitée, et il a affronté la question de toute la force de sa nature. Il est au centre de la lutte contre ces chrétiens judaïques qui essaient de détruire le Christianisme spirituel, en établissant ici le contraste entre le Judaïsme et le Christianisme. Le combat entre l’esclavage du légalisme et le Christianisme spirituel n’a jamais pris fin. Paul impose son modèle dans 2 Corinthiens, Galates et Romains. Martin Luther l’a repris des siècles plus tard, et « le péril reste réel ».

La supériorité de la nouvelle alliance donc : elle donne la vie ; elle produit la justice ; elle est permanente. Nous en dirons davantage la prochaine fois. Prions.

Père, nous Te remercions encore pour Ta vérité si claire et si puissante ; elle parle puissamment à nos cœurs. Père, nous demandons seulement que Tu puisses toucher chaque vie ici par Ton Esprit et apporter la vie, produire la justice. Sauve, Seigneur. Sauve les pécheurs. Produis la repentance, génère la contrition. Puisse chacun ici, qui ne connaît pas véritablement le Sauveur, venir d’un cœur désireux, d’un cœur pénitent, cherchant le pardon par la grâce, par l’offre de Christ sur la croix. Nous Te remercions de ce que Jésus est mort pour payer le prix de nos péchés, afin que Tu puisses étendre la grâce sur nous qui croyons. Accorde la foi, accorde la grâce, accorde le salut à tout cœur qui en manque, nous prions, Père. Et, O Dieu, combien nous Te remercions de ce que nous n’avons pas à nous faire piéger dans l’esclavage du légalisme, mais que nous pouvons jouir de la liberté de la foi, de la bénédiction de la grâce par Christ. Amen.

Fin.

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