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Nous étudions Ésaïe 53 et j'aimerais à présent vous inviter à aller à Ésaïe 53. Ce puissant chapitre est, à plusieurs égards, le coeur de l'Ancien Testament. Le nom Ésaïe signifie le salut de l'Eternel. La prophétie d'Ésaïe, composée de 66 chapitres, (assez intéressant) est répartie de la même manière que la Bible. La Bible est constituée de 39 livres dans l'Ancien Testament et 27 dans le Nouveau et Ésaïe compte 39 chapitres dans la première moitié et 27 dans la deuxième. Ésaïe est la forme et la qualité de la poésie hébraïque la plus élevée qui soit.

La prophétie d'Ésaïe est la plus importante de tous les grands prophètes et elle a plus de contenu que tous les petits prophètes réunis. Il faut dire si le Nouveau Testament se perdait et qu'il ne nous restait qu'un récit de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ, il y aurait assez d'explications et de théologie dans Ésaïe 53 pour conduire un pécheur au salut total. Il explique la mort, la résurrection et l'exaltation du Christ. Ce chapitre cinquante trois constitue le Saint des Saints du livre d'Ésaïe. C'est impressionnant, c'est inexhaustible et nous le disons depuis le départ. C'est une prophétie. C'est une vision dans le futur qui a été accordée à Ésaïe 700 ans avant l'arrivée de Jésus-Christ.

Des visions remarquables ont été données aux auteurs des Saintes Ecritures et aux personnes qui nous sommes familières dans la Bible. Moïse, par exemple, a reçu une vision à partir du Mont Nebo, sur le territoire d'Israël. Et, dans un certain sens, il a été capable de voir cette terre avant qu'Israël n'en prenne effectivement possession. Et Abraham, il est dit d'Abraham qu'il a en fait attendu impatiemment par révélation divine et a vu le jour du Christ et s'en est réjoui. Jacob a regardé le visage même de Dieu à Béthel dans cette expérience de lutte et a vu le Christ pré-incarné.

L'apôtre Paul a été élevé au troisième ciel, a vu des choses qu'il n'est pas permis de dire et a eu un aperçu de ce que cela serait lorsqu'un jour après son martyre, il entrerait dans ce même ciel qu'il avait vu. Et, bien entendu, l'apôtre Jean a été transporté dans des visions à plusieurs reprises, des visions dans le livre d'Apocalypse enregistrées de la future terre mais également du futur ciel. Ezéchiel a vu la gloire de Dieu en anticipation du jugement qui devait venir. Pierre, Jacques et Jean se sont tenus sur le Mont de la Transfiguration et ont eu un aperçu de la gloire de Jésus-Christ lors de Sa seconde Venue et en sont restés pétrifiés comme nous le savons si bien.

Cependant, de toutes ces visions impressionnantes des choses à venir, aucune ne dépasse cette incroyable vision d'Ésaïe. Et bien que cela n'ait pas été une vision dans le sens biblique que nous attribuerions à ce terme, cette expérience a constitué une révélation directe. Il y avait, néanmoins, dans cette révélation directe, une description claire du sens de la croix. Plus que qui que ce soit d'autre, Ésaïe a reçu le privilège de voir plus profondément dans la signification du Calvaire et de la mort du Seigneur Jésus-Christ avant que cet événement n'aie eu lieu. C'est en ce sens qu'Ésaïe devient le prophète de l'Evangile, le prophète de la croix. Certaines des choses qui se sont passées à la croix sont certes prophétisées ailleurs dans l'Ancien Testament mais elles ne se trouvent nulle part ailleurs regroupées comme c'est le cas ici. Alors, comme je l'ai dit, si vous ne disposiez que d'un récit historique de la crucifixion et de la résurrection, vous seriez quand même en mesure d'en saisir la théologie à partir de cet unique chapitre.

Ésaïe 53 devient ainsi le resumé de l'Evangile en ceci qu'il donne un récapitulatif de tout ce en quoi il est nécessaire de croire pour qu'un pécheur soit sauvé du jugement et pardonné du péché. C'est beaucoup plus que cela, cependant. C'est la plus profonde de toutes les révélations qui aient jamais été confiées à un prophète. Mais, en même temps, c'est beaucoup plus qu'une prophétie sur le Calavaire, plus qu'une prophétie sur la croix du Christ. Elle va au-delà et se positionne dans le contexte de la fin de l'histoire humaine, longtemps après la croix, au-delà de nos jours, à ce moment du futur à la fin de l'histoire de l'humanité quand Israël se tournera vers Jésus-Christ en tant que nation. Ils croiront en Lui; ils seront sauvés. Christ reviendra, supprimera les impies de la face de la terre, lancera Son Royaume, inaugurera Son Royaume, prendra la partie d'Israël qui aura cru ainsi que les païens rachetés dans ce Royaume et accomplira toutes les prophéties du Royaume qui se trouvent dans l'Ancien Testament.

Ainsi, dans un certain sens, nous avançons au-delà du Calvaire vers la fin de l'âge et, nous écoutons dans ce chapitre, une confession des Juifs au terme de l'histoire de l'humanité tandis qu'ils regardent en arrière à la croix et réalisent combien ils se seront trompés au sujet de Jésus et combien ils auront mal jugé cet événement le plus monumental de tous les événements. C'est un voyage dans le temps mais pas un retour vers le futur; c'est plutôt en avant vers le passé, si vous êtes en mesure d'intégrer cela. Ce que Ésaïe fait c'est qu'il va en avant dans un futur lointain au moment où Israël regarde en arrière vers Celui qu'ils ont percé et Le pleure comme on fait le deuil d'un Fils unique et une fontaine de purification leur est alors ouverte pour les laver de tout péché et de toute iniquité. Et voici les paroles de Zacharie 12:10 et 13:1. Il va tout à fait jusqu'au bout, au moment où Israël reconnaît qu'ils ont crucifié le Messie, le Seigneur de gloire.

Cette prophétie présente ainsi ce grand événement eschatologique, la repentance des Juifs en tant que Nation. Zacharie nous indique que deux tiers d'entre eux ne croiront pas. Ils seront jugés, expulsés à l'extérieur. Cependant, un tiers de cette nation va croire. Si cela devait arriver bientôt, ça ferait quelque chose comme quatre à cinq millions de Juifs, le salut de la nation choisie. Ce n'est qu'ainsi que n'importe qui peut parvenir au salut et ce n'est que de cette manière qu'Israël sera sauvé. Il n'y a de salut pour personne à moins qu'ils ne croient à la vérité au sujet de Jésus-Christ et la vérité au sujet de l'Evangile de la croix et à moins qu'ils ne se repentent et n'embrassent Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur. Et c'est exactement ce que fera une génération future de Juifs. Ils L'embrasseront, ils verront Sa mort comme une mort pour autrui, une mort substitutive, une mort sacrificielle pour eux, suivie de la résurrection et de l'exaltation.

Ce chapitre, Ésaïe 53, est la confession qu'ils feront en ce moment futur. Mais c'est également la confession que tout pécheur qui parvient au salut doit faire. Nous sommes ici parce que nous avons fait cette confession. Voici des paroles qui, d'une certaine manière, ont été dans nos pensées et dans nos bouches, ces merveilleuses paroles. Le ton du chapitre est très triste, très sombre, crève-coeur,peiné. Pourquoi? Parce que cette future génération de Juifs regardera en arrière et réalisera que parvenir à la foi en Jésus-Christ aura pris tellement de temps et qu'ils auront aimé leur Messie si, si tard. Quand viendra ce jour, voici ce qu'ils diront. Laissez-moi vous le lire une fois de plus.

«Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l'Eternel ? Il s'est élevé devant lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d'une terre desséchée; il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n'avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé;»

«Et nous l'avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie; et l'Eternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, et il n'a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent; il n'a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l'angoisse et le châtiment; et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu'il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple ?»

«On a mis son sépulcre parmi les méchants, son tombeau avec le riche, quoiqu'il n'eût point commis de violence et qu'il n'y eût point de fraude dans sa bouche. Il a plu à l'Eternel de le briser par la souffrance...après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, il verra une postérité et prolongera ses jours; et l'oeuvre de l'Eternel prospérera entre ses mains. A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards; par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d'hommes, et il se chargera de leurs iniquités. C'est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands; il partagera le butin avec les puissants, parce qu'il s'est livré lui-même à la mort, et qu'il a été mis au nombre des malfaiteurs, parce qu'il a porté les péchés de beaucoup d'hommes, et qu'il a intercédé pour les coupables.»

Si, comme certains le suggèrent, Ésaïe est le plus grand livre de l'Ancien Testament alors, le chapitre 53 est le plus grand chapitre. A cinq reprises dans ce chapitre, le mot "beaucoup" apparaît, cinq fois. Beaucoup, dans ce chapitre, se refère aux bénéficiaires de l'expiation étonnante du Serviteur. Ils sont "beaucoup" tandis qu'Il est le Un (Celui/Seul). En descendant au verset 11, Il est le Juste. Il y en a plusieurs qui sont pécheurs. Il y a un Seul qui est juste. Il y en a beaucoup qui sont coupables et il y en a un seul qui fournit une expiation satisfaisante pour eux.

Beaucoup est un mot que les auteurs du Nouveau Testament ont également employé. Aussi bien Matthieu que Marc se refèrent au Christ comme Celui qui a offert Sa vie en rançon pour plusieurs. Paul dans Romains 5:15 parle du sacrifice du Christ pour la multitude. L'auteur du livre d'Hébreux, dans Hébreux 9:28, fait à nouveau allusion au fait que christ a donné Sa vie pour plusieurs. Et l'idée dans ce passage est de présenter "beaucoup" par opposition à "un". Et tous ces auteurs: Matthieu, Marc, Paul et l'auteur du livre d'Hébreux remontent à Ésaïe 53 sans forcément le citer où vous trouvez au verset 11, le contraste entre un (Celui qui est juste) et beaucoup (plusieurs qui ont péché). Et, beaucoup sont pécheurs mais Un seul est juste.

Il s'agit ici d'une confession authentique et je m'en vais vous montrer pourquoi. Elle a les caractéristiques d'une confession qui sauve. Laissez-moi le dire à nouveau. Elle a les critères d'une confession qui sauve. C'est un confession sincère et honnête en vue du salut. Ecoutez attentivement, parce qu'ici, le pécheur prend la responsabilité totale de son péché. Il en sera ainsi pour la confession de la nation d'Israël dans le futur mais cela est également vrai pour tout individu qui, aujourd'hui, parvient à la véritable foi en Jésus-Christ. Il y a une confession authentique et honnête du péché dans laquelle le pécheur endosse la responsabilité totale de son péché. En d'autres termes, il ne blâme personne d'autre. Rendre quelqu'un d'autre responsable de notre péché remonte aussi loin qu'à l'époque d'Adam et Eve, n'est-ce pas? «La femme que Tu m'as donnée».

Mais ce merveilleux chapitre n'est pas seulement rempli de verbes au passé composé, ce qui nous indique qu'il s'agit d'une génération future qui regarde en arrière vers la croix, mais il est également plein d'une autre figure de style qui doit être identifiée: il comporte plusieurs pronoms à la première personne du pluriel. Tandis que vous m'écoutez lire, entendez-vous «nous, nous, nous, notre, notre, notre, nous, nous nous» résonner en écho? Le problème c'est nous. Cela est reconnu dans tout véritable acte de repentance.

Oui, le Saint-Esprit doit accorder la vie de manière souveraine pour qu'un pécheur soit sauvé. Oui, comme le dit Zacharie, l'Esprit de grâce et de supplication doit descendre sur les pécheurs en Israël pour qu'ils puissent se retourner et croire. Oui, la puissance du Saint-Esprit est requise dans la regénération qui éveille celui qui est mort dans le péché. Et, oui, c'est vrai que les Ecritures Saintes déclarent que Dieu a endurci le coeur des non-croyants et, en particulier, Il a endurci Israël contre Lui-même à cause de leur incrédulité.

On pourrait donc supposer qu'un pécheur se lève et déclare: «ce n'est pas de ma faute. Le Saint-Esprit ne m'a pas donné la vie. Et, par ailleurs, Dieu m'a endurci. Une influence négative me maintient dans l'état d'incrédulité dans lequel je me trouve. C'est-à-dire que l'esprit ne m'a pas donné la vie. Il y a une influence positive qui me garde dans ma condition et c'est que j'ai été endurci par Dieu. On ne peut quand même pas me le reprocher.»

Mais, il n'y a rien de cela ici. L'oeuvre du saint-Esprit et les desseins souverains de Dieu rejoignent cependant la foi salvatrice et la repentance. Quelle que soit la manière dont Dieu s'y prend dans Sa vaste et infinie pensée, la solution à ces choses ne consiste pas à ce que le pécheur rejette la responsabilité de son péché. En fait, c'est Jésus qui a pleuré sur la ville de Jérusalem en disant: «combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu !» Il a dit: «vous n'avez pas voulu croire.»

Dans Romains 10:21, Paul cite l'Ancien Testament: «J'ai tendu mes mains tout le jour vers un peuple rebelle et contredisant.» Ils n'accusent pas le Saint-Esprit. Ils ne blâment pas le jugement de Dieu. Ils endossent l'entière responsabilité de leur incrédulité et de la condition dans laquelle leur manque de foi les a placés. Ils prennent toute la responsabilité des péchés qu'ils ont commis, les transgressions et les iniquités. Ils assument entièrement la responsabilité des effets et des conséquences de ces péchés, autrement dit, les tristesses et les afflictions qui remplissent leurs vies. «C'est nous qui sommes entièrement en cause», disent-ils. Et dans toute confession vraie et capable de sauver, on ne blâme personne d'autre. Le pécheur assume la responsabilité totale. Toute personne pénitente devrait le faire.

Il ne s'agit pas seulement d'eux dans l'avenir, il s'agit de vous maintenant et de moi. Nous avons donc ici un modèle de repentance authentique. Ils reconnaissent qu'ils font partie de la multitude (beaucoup) et qu'ils sont pécheurs, qu'il est entièrement question d'eux et qu'ils sont responsables. Ils reconnaissent également qu'il y a Celui, le Un qui, par opposition à plusieurs, peut donner l'unique salut et il s'agit du Serviteur Juste qui est mort à leur place. C'est le coeur de cette confession.

A présent que nous arrivons aux versets 4 à 6, nous parvenons à la strophe centrale de ce chant. Il y a cinq strophes. Nous en avons parcouru deux. Voici celle du milieu. Nous en ferons encore deux. C'est la vérité la plus importante. Ces trois versets pourraient bien être les plus magnifiques de tout l'Ancien Testament. J'avouerais qu'il est assez intimidant de se tenir devant vous et d'essayer de représenter ces versets. Je me sens incompétent et inepte en le faisant parce qu'ils sont si incompréhensibles et si insondables qu'ils se trouvent hors de portée de toute pensée. Je ferai de mon mieux pour vous mettre sur la voie et vous fixer une direction pour saisir la grandeur de cette portion de l'Ecriture.

La multitude de ceux qui sont pécheurs, qui désirent sincèrement confesser leur péché et sont par conséquent sauvés de manière authentique sont ceux qui croient aux versets 4, 5 et 6. C'est la vérité qui sauve. Et nous avons ici, juste pour suivre notre petit plan, dans la première strophe, nous avions le surprenant Serviteur, le Messie est appelé le Serviteur de Jéhovah. Nous avons vu le surprenant Serviteur aux versets 13 à 15, à la fin du chapitre 52. Et puis, la dernière fois, nous avons vu le Serviteur méprisé, versets 1 à 3 et, à présent, nous arrivons au Serviteur substitué. Nous continuons d'examiner le Serviteur de Jéhovah et Le voyons maintenant dans Son rôle de substitut.

Dans les trois versets d'ouverture, vous vous souviendrez qu'ils ont étudié Sa vie. Les Juifs confesseront: «Nous avons étudié Sa vie et nous n'avons pas été impressionnés, nous n'avons pas cru au message qui Le concernait, nous n'avons pas cru au bras de l'Eternel, c'est-à-dire la puissance de Dieu qui s'est manifestée en Christ si bien que Christ est littéralement le bras de Dieu personnifié. Combien d'entre nous ont effectivement cru? Très peu. A combien est-ce que cette révélation est parvenue et combien de fois a-t-elle été reçue avec foi? Très peu.» Pourquoi? «Parce que nous avons regardé à Son point de départ et Il était comme une branche vantouse et Il était comme une...Il était comme une souche sur une terre desséchée, insignifiant, absolument sans importance, inutile. Ses débuts étaient ainsi. Il est sorti d'une ville obscure, d'une famille obscure. Il n'était entouré d'aucune influence religieuse en termes d'élite, de personnes en position de leadership. Il était tout simplement quelconque, un homme ordinaire, issu d'une famille très ordinaire dans une ville très ordinaire qui S'est entouré de personnes ordinaires. Il n'était personne et venait de nulle part. C'était ça Ses origines.

“Et nous avons examiné Sa vie et il n'y avait rien à en tirer. Il n'y avait rien de majestueux en Lui, rien d'imposant. Son apparence n'avait rien d'attirant. Il n'y avait rien à Son sujet qui ait pu faire penser au "Messie". Et le pire a été Sa fin. Il était méprisé, abandonné par les dirigeants. Il est devenu un homme de douleur et de souffrances et Il a été si malformé, si déformé, si défiguré que nous avons caché nos visages, que nous nous sommes détournés de Lui, que nous n'avions aucune envie de Le regarder. Il était une horreur dans Sa fin. Des origines peu appropriées, une vie sans importance et une mort horrible et nous L'avons donc méprisé. Nous L'avons considéré comme rien, comme personne.»

C'est cela le Serviteur méprisé du verste 1 à 3 et c'est là que commence la confession du pécheur. «Je me suis tellement trompé au sujet de Jésus-Christ.» C'est ce que disait Israël. «Nous avions tout faux.» Et la transition vient au verset 4 avec le premier mot: «Certes, en fait ou cependant». Il s'agit ici d'une exclamation. C'est une reconnaissance soudaine de quelque chose d'inattendu, un changement dramatique de la perception précédante. C'est un revirement; une rotation rapide de leurs talons. Certes/cependant, un peu comme pour dire: «Ho, stop!Arrêtons-nous et changeons de direction.» A présent, nous voyons nos tristesses qu'Il a Lui-même portées, notre douleur qu'Il a prise sur Lui. Il a été percé pour nos transgressions, écrasé pour nos iniquités, châtié pour notre paix, meurtri pour notre guérison.

Nous avons une toute nouvelle conception de tout ceci. Nous considérions qu'Il n'était personne. "Nous n'accepterons jamais que cet homme règne sur nous", avions-nous déclaré. Et quand nous avons eu à choisir entre Barabbas et Jésus, nous avons dit: «Tue Jésus! Crucifie-Le!» Et, à présent, nous savons. C'est sûr, Il n'est pas mort pour Ses péchés. Il n'est pas mort pour Ses propres iniquités. Il n'est pas mort pour Ses propres transgressions. Il n'est pas mort parce qu'Il était un blasphémateur comme nous le pensions. Il n'est pas mort parce que Dieu L'avait frappé pour avoir affirmé être Dieu. Il n'est pas mort parce que Dieu L'a tué pour s'être proclamé Messie alors qu'il n'en était rien. Il n'est pas mort pour S'être fait l'égal de Dieu.

C'est ce qu'ils avaient pensé. Ils ont pensé que Dieu L'avait fait mourir à cause de Ses blasphèmes. C'était un blasphémateur, ils l'avaient dit, et que Dieu L'avait fait mourir en tant que blasphémateur pour Ses propres péchés et pour Ses propres iniquités, et Ses propres transgressions, ce qui, dans leur esprit, constituait les formes de blasphèmes les plus élevées. Prétendre être le Messie, affirmer avoir vécu avant Abraham, se faire l'égal de Dieu, prétendre pouvoir ressusciter d'entre les morts, déclarer être le Créateur.

Ce blasphémateur est décédé sous la main de Dieu pour ces horribles et épouvantables péchés. C'est ce que nous avons pensé. A présent, nous savons. Ce sont nos tristesses qu'Il a portées. C'est de nos douleurs dont Il s'est chargé. Il a été percé, brisé, châtié, flagellé pour nous. C'est une vision complétement opposée à celle qu'ils avaient de la croix. Il a pris notre place, Il est mort à notre place, Il a donné Sa vie pour nous. En termes techniques, on parlerait de substitution pénale du fait d'autrui.

En tant que nation, ils le verront et le croiront enfin. Et ils seront sauvés à cette heure. Au fait, ces trois versets, les versets 4, 5 et 6, sont si connectés qu'ils sont comme des cercles concentriques. Ils donnent l'impression de se tisser les uns autour des autres. Et chacun d'entre eux mentionne les torts et la provision que le Serviteur fait en procurant l'expiation pour ces offenses. Ils évoluent ainsi en cycle autour du même thème. Ils sont cependant si profondément riches que nous ne pouvons même pas finir de les parcourir ce matin. Nous devrons donc terminer la prochaine fois. Ils ont réalisé à quel point ils se sont trompés.

Ils ont eu une mauvaise attitude, manifestée par un mauvais comportement...écoutez...découlant de leur nature. La repentance intègre les trois aspects. La véritable repentace implique de reconnaître que nous pensons mal, nous agissons mal parce que nous sommes profondément corrompus dans notre nature. Le verset 4 concerne leurs mauvaises attitudes, le verset 5 se refère à leur mauvais comportement et le verset 6 porte sur leur nature corrompue. Ils vont tout en profondeur. Notre attitude était mauvaise, terriblement mauvaise. Nous L'avons considéré puni, frappé de Dieu et affligé. C'est mal. Nous avons pensé qu'Il subissait la punition de Ses propres iniquités. Nos agissements étaient mauvais: des transgressions, des iniquités. Mais surtout parce que notre nature est corrompue. Le verset 6 porte sur la nature. Nous sommes comme des brebis égarées, chacun d'entre nous a emprunté sa propre voie.

Vous dites, «En quoi cela fait-il allusion à la nature?» Les brebis font ce que font les brebis. C'est cela l'analogie. Elles s'égarrent aupoint de se mettre en danger. C'était notre cas. Notre nature était corrompue et nous avons emprunté notre propre voie. Ils (cette future génération de Juifs) sont donc parvenus à l'endroit où tout pécheur doit arriver pour pouvoir accéder au salut. Ils sont parvenus au point où ils réalisent qu'ils doivent changer d'avis au sujet du Christ, ils doivent changer leur conception du Christ. Il s'agit d'identifier les transgressions et iniquités qui caractérisent votre comportement ainsi que la séparation de Dieu et la maladie de votre âme qui en découlent. Il faut ensuite reconnaître qu'il y a un problème tout au fond, profondément enfoui dans votre humanité. Vous êtes pécheur. Et c'est ce que vous avez ici. L'éveil est stupéfiant. Ils comprennent. C'est Lui-même qui a porté nos douleurs, Il s'est chargé de nos chagrins. Nous sommes, nous-mêmes, le problème dans ce cas. Nos douleurs.

Le mot traduit par "douleur" est maladie. Il s'agit des affections, des infirmités, des calamités, un mot qui a un sens plutôt large. Et, ici, les péchés sont regardés du point de vue de leurs effets. Les péchés sont considérés au regard de ce qu'ils produisent, les états ou conditions qui en découlent. La vie se trouve pleine de maladies, d'afflictions, d'infirmités et de calamités. Ce sont des douleurs. Et c'est un mot qui regarde surtout à l'objectif, l'extérieur, les agonies, les combats et les questions auxquelles nous sommes confrontés dans la vie. Lui-même a porté nos douleurs. Le mot «porter» signifie soulever, prendre et poser sur soi. Il a pris tout ce que ce péché a produit et l'a mis sur Lui-même.

Et ensuite, ils le disent d'une autre manière. Nos chagrins, c'est le mot qui signifie afflictions, qui se refère davantage à l'aspect subjectif ou interne. "Douleurs" est un mot qui se refère aux effets extérieurs du péché tandis que le terme "chagrins" se rapporte surtout aux effets internes du péché. Cependant, "péché" est considéré ici non comme une entité morale (ce que le mot "péché" pourrait véhiculer) mais plutôt à partir de la détresse et des horreurs et des problèmes de la vie qui résultent du péché. Il a pris le péché avec tout ce qu'il entraîne et S'en est chargé, l'a mis sur Lui-même, l'a porté. Eh bien, nous savons qu'Il l'a porté à la croix et qu'Il S'est chargé de toute la punition divine. «Il a plu à l'Eternel de le briser», déclare le verset 10. Il a pris la punition que méritait notre péché, S'est par conséquent chargé de tout le poids du péché et a emporté tous ses effets au loin.

Il y a, à travers toute la Bible, des avertissements à l'endroit du peuple juif et de tous les peuples à cet effet, au sujet de la violation de la loi divine qui entraîne la culpabilité. En fait, il y a cette petite phrase: «se charger du poids de leur faute, porter leur culpabilité» et vous la retrouvez dans tout le livre de Lévitique. Vous voyez dans Ezéchiel chapitre 4 que ceux qui violent la loi de Dieu se chargeront de leur culpabilité et seront par conséquent punis. Ainsi donc, le Serviteur, le Messie porte ici tout le poids de la culpabilité du pécheur et Se charge de tous les effets du péché; Il les prend sur Lui et paie totalement la pénalité due pour ces péchés et les emporte au loin.

Vous vous souvenez dans Lévitique 16 qu'au moment de l'expiation, un animal était tué tandis qu'un autre était gardé en vie. Et les prêtres posaient leurs mains sur cet animal particulier, le bouc émissaire, comme pour déposer tous les péchés du peuple sur ce bouc émissaire qui était ensuite relâché dans le désert pour ne plus jamais revenir, jamais. Jésus est le bouc émissaire. Il prend tout notre péché, Il en paie entièrement la pénalité. Il est à la fois l'animal sacrificiel et le bouc émissaire. Il Se charge de nos péchés et les emporte au loin.

Ce n'est pas pour dire que Jésus sympathise ou S'identifie à notre souffrance. Ce n'est pas ce qui est dit. C'est qu'Il prend notre péché et toute la punition que notre péché mérite, en paie entièrement le prix, et par conséquent met un terme au règne du péché dans nos vies ainsi que tous ses effets, ses manifestations, toutes ses douleurs et toutes ses souffrances. Et un jour, nous entrerons dans la plénitude de cela, n'est-ce pas? Un jour, quand nous entrerons au ciel, il n'y aura plus ni péché ni aucun de ses effets. Nous aurions dû souffrir à cause de nos péchés mais c'est Lui qui en a souffert. Il nous a enlevé tout ce qui aurait dû nous revenir, tout ce que nous aurions dû ressentir avec le jugement: la douleur, la dévastation et même la punition éternelle et S'en est chargé Lui-même. C'est ainsi qu'Il a complètement déplacé le poids, le fardeau loin de nous.

Il prend notre péché et l'enlève, après en avoir totalement payé le prix. C'est cela la prophétie d'Ésaïe au sujet de Celui qui devait venir. Et vous verrez à nouveau cette même vérité réitérée dans les autres sections de ce grand chapitre parce qu'elle en constitue la vérité cardinale. Au verset 8 par exemple: «il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple». La question est donc: «Qui est cette personne? Qui est cette personne? Qui est cette personne qui rassemble le péché et toutes ses manifestations et tous ses effets et en subit entièrement la punition qui satisfait le jugement et la colère de Dieu et qui prend ensuite tout cela et l'emporte au loin pour ne plus jamais le revoir? Qui est cette personne qui fait cela?»

Pierre, qui a indubitablement ce passage à l'esprit, nous dit dans 1Pierre 2 au sujet du Christ, il parle du Christ: «lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris». C'est une allusion directe à Ésaïe 53. Cela ne peut être personne d'autre que Christ. Personne, en dehors de Jésus-Christ, ne peut accomplir ceci. Israël parviendra à cette connaissance, parviendra à cette prise de conscience, pleurant et se lamentant en repentance après avoir compris la vérité au sujet du Serviteur, le Messie, Yeshua, Jésus. Et ils donneront un témoignage de l'erreur collective qu'ils auront commise. Des générations ont fait cette erreur; pendant des milliers d'années, ils ont commis cette erreur. Et, ici, ils déclarent à quel point ils se sont trompés. Ce n'est pas pour Son péché qu'Il a souffert. C'est pour leur péché à eux.

Et ensuite vient cette confession: «Cependant... en remontant... Et nous l'avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié.» Et voici la confession: c'est que nous avons pensé que Dieu Le punissait pour Ses propres péchés. Nous L'avons considéré comme ou estimé puni, frappé, humilié par Dieu à cause de Son blasphème. Le mot rendu par Dieu est "Elohim" et tous ces verbes se rapportent à Elohim. Puni de Dieu, frappé par Dieu, humilié ou affligé par Dieu. Nous avons pensé que Dieu Le punissait pour Ses péchés.

Et les termes utilisés ici sont très forts. Le mot traduit par "puni" signifie frapper violemment. C'est un mot très violent qui est utilisé dans Exode 11:1 en parlant des plaies. Le mot rendu par "frappé" signifie simplement battre à mort. Et le mot traduit par "humilié" est un terme général pour dire être rabaissé, être dégradé, être détruit. Donc, nous avons pensé, en Le voyant être écrasé/brisé et battu et dégradé et humilié que c'était l'oeuvre de Dieu puisqu'Il était un blasphémateur. Et au fait, cela constitue encore aujourd'hui la lecture des faits/l'évaluation des Juifs. C'est tout simplement ainsi que les Juifs voient les choses aujourd'hui. C'est leur point de vue. Mais il y a aussi des Juifs qui voient la vérité, n'est-ce pas? Certains d'entre vous. Et vous dites: c'est ce que nous avons pensé mais aujourd'hui, nous voyons les choses d'une autre manière.

Et, un jour viendra où ils sauront que c'est l'Agneau de Dieu choisi par Lui, Dieu, pour se substituer à eux et porter leurs péchés à leur place. Ils le comprennent et au verset 5, ils diront: «Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.» Le langage utilisé ici est si merveilleux, très imagé. Les mots "percé ou blessé, brisé, châtié ou puni, meurtri" sont des termes très forts. Parlons-en, un moment.

Le prophète n'a aucune connaissance de la croix; Il ne sait pas ce qui va se produire 700 ans plus tard. L'Esprit de Dieu le conduit à choisir ces mots et nous pourrions dire que ces termes constituent en quelque sorte des métaphores à moins qu'ils ne soient des espèces de mots généraux qui disent percé/blessé, écrasé/brisé, châtié/puni, meurtri pour tout simplement essayer de choisir des termes imagés, dramatiques et, d'une certaine manière, repoussants pour parler d'une personne qui serait traitée de cette manière, qu'ils veulent qui soit quelque chose d'assez général. Et vous auriez raison à ce sujet.

Certains érudits hébreux suggèrent que le mot "percé", par exemple, constitue l'expression hébraïque la plus forte pour désigner une mort violente. Si bien qu'en regardant ce mot dans un sens général, vous pourriez dire: «Eh bien, quelle que soit la personne concernée, elle connaîtra une mort violente» et vous auriez raison. Et vous pourriez considérer le terme "brisé, écrasé" et ce mot pourrait se reférer à n'importe quoi entre être piétiné à mort (littéralement: "foulé aux pieds", écrasé sous le pied, comme c'est le cas dans Lamentations 3:34) et battu et meurtri. Ce serait dans une moindre mesure. Cela pourrait simplement être un terme évasif pour parler de quelqu'un dont la vie est écrasée. Mais cela pourrait être, comme je l'ai dit, n'importe quoi entre être piétiné à mort et être sévèrement meurtri.

Et ensuite le mot "châtiment", un mot très intéressant. C'est le seul mot hébreu qui exprime la punition et la punition. C'est un terme technique. C'est un terme juridique dans un certain sens. Et vous pourriez dire: «Eh bien, cela constituait effectivement une punition au sens général» et vous auriez raison. Et le mot «flagellé" pourrait également être en quelque sorte être considéré au sens général. Flageller signifie donner des coups de fouet à quelqu'un, fouetter quelqu'un, infliger des blessures à quelqu'un. Ils pourraient constituer des termes généraux et peut-être que c'est ce qu'Ésaïe a pensé en les écrivant. Eh bien, c'est...c'est simplement choisir les pires termes possible pour décrire une mort horrible et épouvantable.

Cependant, la vérité dans cette histoire c'est que ce ne sont pas seulement des termes généraux parce que chacun d'entre eux s'est spécifiquement appliqué à Jésus. Il a été percé cinq fois, les deux pieds, les deux mains et le côté. Le psaume 22 est un psaume qui regarde en avant vers la croix. Psaume 22 commence ainsi: «Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m'as-tu abandonné?», les mots précis que Jésus a prononcés sur la croix. Cependant, au Psaume 22:17, le psalmiste écrit: «Ils ont percé mes mains et mes pieds». Zacharie dit, dans Zacharie 12:10, «Et ils tourneront les regards vers moi, celui qu'ils ont percé.» Et ils ont effectivement percé Jésus sur la croix. Cela a vraiment eu lieu. Dans Jean 19, il y a un certain nombre de versets qui se rattachent à cela. Verset 34, Jean 19: «mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l'eau». Le verset 37 dit: «Et une autre Ecriture dit encore : Ils regarderont vers celui qu'ils ont transpercé.» (La Nouvelle Bible Segond). Oui, Il a été percé. Quelle prophétie précise est-ce là?

Qu'en est-il du mot "écrasé/brisé/meurtri"? Comme je l'ai dit, il peut se référer à n'importe quoi entre des espèces d'ecchymoses graves au fait d'être foulé aux pieds jusqu'à ce que mort s'en suive. Ecoutez, nous savons ce qui est arrivé à Jésus. Nous savons qu'Il a été gifflé. Nous savons qu'Il a reçu des coups au visage, Jean 19:3. Et nous savons également, selon Matthieu 27 verset 30, que les romains «prenaient le roseau et le frappaient sur la tête.» Lui donner des coups sur la figure, Le gifler sur le visage et frapper Sa tête et Sa face avec des bâtons a occasionné des ecchymoses et des contusions qui répondent bien à la définition du mot "écrasé/brisé/meurtri".

Qu'en est-il du mot qui vient ensuite, "châtié"? Comme je l'ai dit, c'est le mot hébreu qui signifie punition. Son exécution a-t-elle été une sorte de punition? C'était exactement cela. Il y avait un acte d'accusation à Son endroit. Vous vous souvenez que les Juifs L'ont convoqué et ont appelé de faux témoins pour mentir à Son sujet. L'acte d'accusation est passé d'un endroit à un autre, de la maison de Anne et Caïphe, ils L'ont remis à Hérode. Ils L'ont ramené, se sont moqués de Lui en effectuant des séries de procès au cours desquels ils tentaient de transformer cet acte d'accusation en véritable crime. Et ils ont ensuite voulu une exécution et L'ont à cet effet placé devant Pilate. Et ils ont intimidé et fait chanter Pilate juqu'à l'amener à condamner Jésus à mort et Son exécution a été une punition officielle du Gouvernement de Rome. C'était une punition...le résultat d'un acte d'accusation, d'un procès, d'un verdict, d'une sentence; une punition formelle a pris effet.

Et que dire du mot "flagellation"? Est-ce tout simplement un terme générique? Eh bien, d'après Marc 15:15, il est dit qu'Il a été flagellé. Nous connaissons tous cette histoire. Des bâtons lourds prolongés d'épines en cuir intégrées d'os, de roche et de verre qui déchiraient/laminaient Son corps encore, encore et encore.

Les Juifs savaient tout cela. Ils le savent maintenant. Ils le savent aujourd'hui. Ils sont au courant pour cet homme Jésus qui a été percé et meurtri et puni et flagellé. Ils le savent pertinemment. C'est dans le registre. Cependant, au jour du salut national, ils se retourneront et réaliseront que Dieu ne Lui a pas fait subir cela parce que c'était Lui, Dieu, qui L'écrasait. C'était bien l'oeuvre de Dieu mais Dieu ne Lui a pas fait subir cela à cause de Ses péchés. Il Lui a plutôt fait cela à cause de leurs péchés, à eux. C'est là la différence. Ils confesseront...j'aime ça...pour nos transgressions, pour nos iniquités, pour notre paix/bien-être, pour notre guérison.

C'est ce qui se passera un jour. Ils confesseront cela. En attendant, braves gens, le seul moyen par lequel vous puissiez un jour parvenir au salut c'est de le confesser maintenant. Maintenant. Je ne peux pas aller plus loin avec ce sujet parce que je n'ai plus de temps ; alors je voudrais que vous regardiez un verset dans 2 Corinthiens 6. Dans 2 Corinthiens chapitre 6, verset 2, Paul emprunte un verset du chapitre 49 d'Ésaïe. Nous lisons : «Au temps favorable, je t’ai exaucé, et au jour du salut je t’ai secouru ». Ésaïe a dit cela à... une parole de l'Eternel au peuple : «C'est en ce jour que J'exaucerai ; c'est au jour du salut que Je porterai secours.» Et Paul ramène cela au présent et déclare: «Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut.»

Le salut national d'Israël, c'est ça le futur...au terme d'une période qu'on appelle la Tribulation. Mais aujourd'hui, c'est le jour du salut. Aujourd'hui, c'est le jour favorable pour vous, Juif ou Païen. La triste réalité est qu'entre la mort du Christ et le futur salut d'Israël, des générations après générations de Juifs non-croyants se sont dirigés vers la punition éternelle contre laquelle il n'y a aucun remède. Et génération après génération, nation après nation, des non-croyants païens ont emprunté la route du châtiment éternel contre lequel il n'y a aucun médicament.

À la fin, il y aura un réveil en Israël. En fin de compte, à cette même période du temps, il y aura un réveil massif, une expansion massive de l'Evangile, les anges du ciel, selon le livre d'Apocalypse, prêcheront l'Evangile. Deux témoins qui meurent et ressuscitent prêcheront l'Evangile. 144 000 Juifs prêcheront l'Evangile, 12000 issus de chacune des tribus. Israël parviendra à la foi, ce peuple parviendra à la foi à partir de toute langue et de toute tribu, de tout peuple et de toute nation. Il y aura une grande expansion de l'Evangile.

Les gens seront sauvés à la fin. Mais entre maintenant et alors, les gens continuent de mourir et de périr sans remède, pour toujours. Et maintenant est le temps favorable pour vous. Aujourd'hui, c'est le jour du salut. Si vous voulez bien recevoir ce don, il est disponible. C'est peut-être le moment auquel se refère «certainement». Nous nous sommes trompés à Son sujet. C'est pour nous qu'Il est mort. Il a pris nos douleurs, nos souffrances, notre maladie, notre calamité, nos désastres et notre péché et a payé totalement pour le péché et a éloigné tous ses effets pour toujours. Aujourd'hui c'est le jour où vous devez mettre votre confiance en l'Eternel. J'ai confiance que vous allez le faire. Prosternons-nous dans la prière.

Seigneur, nous sommes si profondément émus par les incroyables réalités de ce chapitre. Les détails connus et révélés des centaines d'années avant leur réalisation qui se rapportent sans aucune ombre de doute à christ et à aucun autre. Et nous savons qu'il n'y a de salut en aucun autre nom si ce n'est celui du Christ. C'est Lui qui a dit: «Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi». «Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ».

Je prie, Eternel, qu'aujourd'hui soit le jour du salut, le temps favorable pour que quelqu'un ici expérimente cet événement certain quand ils regardent en arrière à ce qu'ils savent être la vérité au sujet du Christ, que cela devienne limpide pour eux et les interpelle pour qu'ils se tournent vers Lui dans une véritable repentance, assumant pleinement la responsabilité de leurs péchés et transgressions et demandant le pardon qui vient uniquement à travers Christ et cette vie éternelle qui est promise à tous ceux qui croient. Fais Ton oeuvre, Seigneur, dans nos coeurs. Remplis-nous de joie dans les vérités que nous avons célébrées ce matin. Et ramène ceux qui n'ont pas encore embrassé Christ à Lui, y compris tout de suite.

Avant que je ne termine dans une prière finale, je rappelle que la salle de prière est ouverte devant, à ma droite: la porte double sur laquelle est collée le symbole «Sortie», tout en haut ici devant. Si vous voulez discuter avec quelqu'un ou prier avec quelqu'un au sujet de votre salut, au sujet de votre éternité, au sujet de votre repentance, vous avez besoin d'aide, nous sommes là pour vous servir, pour vous aimer, pour partager avec vous. Cependant, vous avez besoin de parler au Seigneur et de répandre votre coeur devant Lui.

Vous avez entendu la vérité; vous savez pourquoi Il est venu, pourquoi Il est mort. Et ce n'est que le début. Nous parviendrons également à la résurrection. Mais, si vous voulez L'embrasser en tant que Sauveur et Seigneur alors, vous devez le faire aujourd'hui, ne renvoyez pas à plus tard, ne renvoyez pas cela à un futur inconnu. Et nous sommes là pour vous servir et la salle de prière sera ouverte ici devant dès que j'aurais terminé de prier.

Notre Père, nous demandons à présent que Tu nous aides à comprendre l'urgence des temps dans lesquels nous vivons, l'urgence de l'évangélisation, porter l'Evangile à ceux qui ont tant besoin d'entendre ces choses. Mais, comment entendront-ils si personne ne prêche? Aide-nous à proclamer cet Evangile glorieux et à dire aux pécheurs que le temps favorable c'est maintenant. Maintenant c'est le temps de la grâce. Aujourd'hui, c'est le jour du salut, s'ils veulent bien approcher. Fais dans tous nos coeurs ce travail qui nous motive à accéder au pavé élevé de la vie, aux choses qui comptent vraiment. Et rien n'a autant d'importance que de proclamer Christ. Par nos vies et par notre témoignage, puissions-nous inviter les gens à Lui. Nous prions au Nom de Jésus-Christ que Tu Te montres miséricordieux et sauves les pécheurs, même aujourd'hui. Amen.

FIN

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