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(Citations Bibliques: Version Segond 21 sauf autre mention.)

Aujourd’hui nous venons au 6ème chapitre des Éphésiens pour la dernière fois, puisque nous allons terminer notre étude de ce merveilleux livre. Je comprends que, comme je l’ai mentionné la dernière fois, c’est autour du message 62 ou 63 de nos études des Éphésiens, et j’ai de nouveau l’impression, comme toujours lorsque je termine un livre, et bien que nous l’ayons étudié sur beaucoup plus d’une année, que nous n’avons réellement pas même commencé à sonder toutes les richesses et les profondeurs qui s’y trouvent.

Mais en l’étudiant, Dieu a réellement changé nos vies. Dieu a fait quelques merveilleuses choses. En regardant aux thèmes du livre des Éphésiens, nous avons expérimenté, par ce livre au cours de plus d’une année, la période la plus passionnante de notre Eglise. Dieu nous a confrontés de plusieurs manières à de nouvelles pensées, Il a fait des choses spectaculaires parmi nous, et cela n’est pas vraiment fini maintenant car nous prenons simplement tout ce que nous avons appris, tout ce que Dieu a planté dans nos cœurs, et nous commençons à l’appliquer ici et maintenant en vivant notre vie pour Sa gloire.

Donc nous ne quittons pas le Livre des Éphésiens. Nous prenons simplement ce que nous avons appris, et commençons à le laisser agir par nous à la gloire de Dieu, alors que nous vivons dans ce monde. Mais aujourd’hui nous arrivons à la dernière section du livre, et nous allons la prendre en une fois, et je voudrais que vous écoutiez alors que je lis les versets 18 à 24.

« Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance et en priant pour tous les saints. Priez pour moi afin que, lorsque j’ouvre la bouche, la parole me soit donnée pour faire connaître avec assurance le mystère de l’Evangile. C’est pour lui que je suis ambassadeur dans les chaînes. Priez pour que j’en parle avec assurance comme je dois le faire.

« Afin que vous connaissiez vous aussi quelle est ma situation, et ce que je fais, Tychique, le frère bien aimé qui est un fidèle serviteur dans le Seigneur, vous informera de tout. Je l’envoie exprès vers vous pour que vous ayez de nos nouvelles et pour qu’il réconforte cotre cœur.

« Que la paix et l’amour avec la foi soient donnés aux frères et sœurs de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus Christ. Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus Christ d’un amour que rien ne peut corrompre ! » Amen.

En 1671 naquit en Allemagne un homme appelé Johann Burchard Freystein. Il écrivit les paroles de l’ancien cantique que voici:

« Lève-toi mon âme, pour veiller et prier, réveille-toi de ton sommeil/ Ne sois pas rendue inconsciente du jour mauvais, ou prise/ Car l’ennemi, nous le savons bien, récolte souvent sa moisson / Lorsque le chrétien dort. Monte la garde contre les pièges du diable, de peur qu’il ne te trouve endormie/ Car en effet il n’épargne aucune peine pour te tromper et t’aveugler/ Souvent les proies de Satan sont ceux qui dorment en sécurité/ et ne veillent pas. Mais tout en veillant, prie aussi sans cesse le Seigneur/ Il te libérera, sera ton soutien, ta force et augmentera ta foi/ O Seigneur, bénis dans la détresse, et ne laisse rien me détourner de la volonté de Te servir. »

Il y a plus de 100 ans, Charlotte Elliott écrivit les paroles d’un autre cantique :

« Chrétien ! Ne cherche pas encore le repos/ Rejette tes rêves de confort/ Tue es parmi des ennemis/ Veille et prie. Les principautés et les pouvoirs/ rassemblant leurs armées invisibles/ guettent tes heures de relâchement/ Veille et prie. »

Ces deux cantiques montrent la réalité que la victoire sur Satan, la victoire sur ses armées, la victoire dans le combat dans lequel nous sommes engagés, implique un engagement imposant dans la prière. C’est ce que ces deux auteurs de cantiques disent, et c’est précisément ce que l’apôtre Paul dit au chapitre 6 verset 18. Or il a déjà parlé du combat au chapitre 6, versets 10 à 13, et il a décrit très clairement l’armure dans les versets 14 à 17. Et maintenant il en montre la portée avec le thème de la prière. Et le verset 18 commence par « Faites en tout temps des prières… »

Donc la prière devient le thème concluant de la lettre aux Éphésiens. Elle n’est pas mentionnée comme une partie de l’armure parce qu’elle est davantage que cela. L’armure se termine au verset 17, et la prière est en plus, et même, la prière est en accord avec elle. Donc l’apôtre Paul ne dit pas qu’en addition à ces choses, il faut ajouter la prière, mais plutôt que, tissée à l’intérieur, il y a la prière.

En permanence nous prêtons attention à la ceinture de la véracité, et à la cuirasse de la justice, et aux chaussures de l’Evangile de paix, et au casque du salut, et à l’épée de l’Esprit. En permanence nous sommes engagés avec ces éléments ; le bouclier de la foi. Nous sommes en même temps occupés à la prière. « En tout temps », tout au long du processus de nous armer, au travers des exigences de la bataille, tout le temps, que la guerre soit intense ou en temps de calme, nous sommes engagés dans la prière.

La prière est l’air même que nous respirons. Je me souviens avoir lu quelque chose à propos de l’espèce d’animal vivant dans les profondeurs obscures de la mer. Ce n’est ni un poisson ni un volatile, réellement, mais il vit là et peut y rester dans l’obscurité pour une période donnée, mais il faut ensuite qu’il monte jusqu’à la surface pour reprendre de l’air, et puis il retourne au fond.

Ainsi le croyant, en tout temps dans sa vie, dans toutes les vicissitudes, et à toutes les périodes de sa vie, doit comme monter vers le trône de Dieu pour respirer l’air de la prière. Ensuite, et ensuite seulement, il est capable d’exister dans l’obscurité du monde qui l’entoure. Et c’est exactement ce que Paul dit ici. La prière est comme notre respiration. Je vous ai déjà dit que c’est comme la respiration. Vous n’avez pas besoin de penser à respirer parce que l’air exerce une pression sur vos poumons et vous force à respirer. Ainsi pour le croyant, ne pas prier c’est retenir sa respiration spirituellement, et les résultats ne sont que mauvais.

Vous vivez la vie chrétienne tout le temps. En permanence vous revêtez l’armure. Constamment vous combattez, vous respirez et respirez, et respirez, en quelque sorte, dans la prière. La prière pénètre tout l’ensemble.

Je pense, en lisant Le Voyage du Pèlerin, à la manière dont Dieu donne à Chrétien, dans cette merveilleuse allégorie, une arme appelée « Rien-que-Prière,» de même que l’ordre que lorsque tout le reste échoue, elle permette de pouvoir vaincre tous les ennemis qui viennent dans la vallée de l’ombre. Mais la prière est réellement plus que ce que Bunyan voit ici. C’est davantage qu’une arme supplémentaire. C’est l’atmosphère dans laquelle se passe toute notre vie; dans tout notre combat et dans tout ce que nous revêtons comme armure. Dans ce sens elle imprègne tout.

Or le fait qu’elle est à l’apogée du Livre des Éphésiens est planifié par le Saint Esprit de Dieu. Ce n’est pas un accident. Notre Seigneur exhorta les hommes à toujours « prier, sans se décourager, » dans Luc 18 :1, et Il sait que dans la bataille, lorsqu’elle devient féroce, vous pouvez vous décourager. Vous pouvez vous lasser. Vous pouvez renoncer. Vous pouvez abandonner le combat si vous ne priez pas. Vous n’avez réellement que deux alternatives. Vous pouvez soit prier, soit faiblir. Il n’y a pas de terrain intermédiaire.

Ainsi dans le combat dont Il vient de parler, la prière devient vitale, mais il s’agit de davantage que ce contexte. La raison pour laquelle la prière intervient ici est qu’elle convient à la fin de l’ensemble du livre. Toute la lettre aux Éphésiens arrive à un apogée, à un sommet, et à un pinacle ici. C’est comme si la prière était le crescendo musical du grand cantique de louange qu’est le Livre des Éphésiens.

Maintenant laissez-moi vous montrer pourquoi je dis cela. Si vous revenez en arrière dans Éphésiens vous trouverez comme nous l’avons vu en l’étudiant, que ce livre, probablement plus encore que toute la Bible, présente les ressources d’un croyant. Je ne peux penser à aucun autre livre l’égalant en envergure, pour ce qui est de la description des ressources qui sont les nôtres étant en Christ. Dans ce sens il est incomparable. C’est un long catalogue de tout ce qui est à nous en tant que chrétiens.

Ce que Pierre dit en une simple phrase – et nous avons « tout ce qui est nécessaire à la vie et à la piété » ; ce que Colossiens 2 dit dans cette simple phrase : « Vous avez tout pleinement en Lui, » est réellement magnifié et explosé dans sa plénitude dans le Livre des Ephésiens. Toute notre plénitude est là. Toutes nos ressources sont là. Et la clé à cela est au chapitre 1, verset 3, « bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ Jésus. » Puis il continue pour les décrire dans six chapitres. C’est un catalogue monumental de tout ce qui est à nous en Christ, ce qui nous élève à de sublimes hauteurs.

Cela nous fait commencer, comme qui dirait, dans les lieux célestes. Nous commençons dans les gloires et nous y restons tout le long du livre jusqu’à ce que nous arrivions au chapitre 6 :18, et Dieu demande que nous tombions à genoux. Ainsi la prière devient la clé – ! – pour nous approprier les ressources. Elles sont toutes là, et elles sont nôtres en Christ, mais nous ne pouvons pas simplement flotter dans la gloire, pour ainsi dire. Nous devons entrer dans la réalité d’être à genoux devant Dieu pour que ces choses puissent être mises en œuvre dans notre vie.

Ainsi le livre qui débute dans les lieux célestes se termine à genoux comme Paul nous appelle à la prière. Mais vous pourriez penser que, dans un livre contenant de si grandes ressources, la prière ne serait pas très nécessaire. Pourquoi faudrait-il prier ? Par exemple, écoutez. D’après le chapitre 1, verset 3, nous sommes super bénis. Selon le chapitre 1 verset 4 à 6, nous sommes super aimés. Selon le chapitre 1 verset 7, nous sommes pardonnés et rachetés. Chapitre 1, verset 8 dit que la sagesse nous est donnée. Chapitre 1 verset 11 dit que nous sommes enrichis. Chapitre 1, verset 13 dit que nous sommes en sécurité, scellés par l’Esprit. Au chapitre 2, versets 4 à 6, nous vivons d’une nouvelle vie. Chapitre 2 verset 7, nous sommes les objets de la grâce éternelle. Chapitre 2, verset 10, nous sommes le chef d’œuvre de Dieu. Encore au chapitre 2, verset 10 nous sommes appelés à une vie d’œuvres bonnes que Dieu veut faire par nous. Chapitre 2, verset 13 à 18, nous sommes un avec Dieu et avec tous les autres chrétiens. Chapitre 2, verset 19, nous sommes membres de la famille intime de Dieu. Chapitre 2, verset 22, nous sommes l’habitation même du Saint Esprit. Chapitre 3, verset 20, nous sommes puissants au-delà de notre propre imagination. Chapitre 3, verset 21, nous sommes capables de glorifier Dieu.

Quelle incroyable définition d’un être humain ! C’est stupéfiant, ce que Dieu a fait pour nous, au-delà de tout ce que nous pouvons même imaginer. Lorsque vous passez de là vers le 4ème chapitre, cela ne fait que continuer. Au chapitre 4, verset 3, on nous dit que nous possédons en nous l’Esprit vivant de Dieu. Au chapitre 4, versets 4 à 6, nous sommes membres du Corps de Christ. Au chapitre 4, versets 11 à 13, nous avons reçu des dons, et des hommes doués pour nous perfectionner pour l’œuvre du ministère. Au chapitre 4, versets 20 à 24, nous avons Jésus Christ pour nous enseigner à marcher dans une vie nouvelle.

Au chapitre 5, verset 1 et 2, nous avons reçu l’amour de Dieu de manière à pouvoir marcher dans l’amour. Au chapitre 5, verset 8, nous avons reçu la lumière même de Dieu, pour pouvoir demeurer dans la lumière. Au chapitre 5, versets 15 à 17, nous avons reçu la sagesse et la vérité de Dieu pour pouvoir marcher sagement dans le monde. Au chapitre 5, verset 18, nous avons reçu la puissance de la plénitude de l’Esprit de Dieu. Au chapitre 5, du verset 21 jusqu’au chapitre 6, verset 9, nous avons reçu les ressources afin que la relation de chaque être humain puisse être tout ce que Dieu avait l’intention qu’elle soit. Finalement, au chapitre 6, versets 10 à 17, nous avons reçu une armure, invulnérable, invincible, fantastique et puissante contre laquelle Satan est malchanceux et impuissant si nous l’utilisons, culminant avec l’épée de l’Esprit, la magnifique arme de la parole de Dieu qui est dans la main de chaque croyant.

Or, voilà une image incroyable. C’est tout ce qu’être un chrétien signifie. Mais dès l’instant où vous avez tout cela dans votre tête, et où vous reconnaissez votre position élevée en Christ, et où vous voyez les ressources d’une vie chrétienne efficace, et où vous savez que vous ne manquez de rien, dès lors vous faites immédiatement face à un problème, et ce problème est ce que l’on pourrait appeler une sorte de légalisme doctrinal. Un problème qui peut être défini dans 1 Corinthiens 10 :12 : « Que celui est qui croit être debout fasse attention à ne pas » - quoi ? – « tomber. » Vous pourriez en fait devenir ce que j’appellerais un « athée spirituel ».

Autrement dit, vous avez une pleine foi en Dieu, mais vous n’en avez simplement pas besoin. Et je suppose que ce pourrait être un des dangers sérieux d’une Eglise comme la nôtre. Nous sommes si convenables. Nous avons tant de connaissances. Nous avons tant d’informations. Nous avons tant de ressources. Nous comprenons notre position. Nous connaissons nos dons. Nous avons vu la bénédiction de Dieu. Nous avons eu beaucoup de succès et peu d’échecs, et il est donc facile pour nous de ne faire que continuer sans vraiment reconnaître Dieu le moins du monde. Nous pouvons tomber dans un terrible péché de nous sentir suffisants et de perdre le sens de notre dépendance de Dieu.

Je suppose que nous devrions prier comme un frère l’a fait, que Dieu nous donne assez de succès pour savoir qu’Il est là, et assez d’échecs pour avoir désespérément besoin de Lui. Nous avons tant de choses à notre avantage dans notre société, dans notre Eglise, dans notre vie. Nous avons de si grandes bénédictions de Dieu qu’il est facile de devenir suffisant et de tout réduire aux consignes, aux trucs, aux programmes, et aux méthodes. Nous avons tout, et nous avons tout fait, et tout est parfait. Vous savez, peut-être que notre mariage fonctionne, nos enfants sont bien, tout va bien à l’Eglise. Tout est merveilleux. Et nous devenons des athées spirituels. Nous faisons la sourde oreille devant Dieu. Et cette sorte de prière passionnée, languissante, ardente et sérieuse que Dieu appelle de nos cœurs est simplement absente.

Nous avons de chers amis, Pedro et Lilian Marevus, à qui nous avons souvent rendu visite lorsqu’ils étaient aux Etats-Unis, et avec qui nous avons partagé de nombreux moments de communion fraternelle, lorsque nous travaillions au Nicaragua. Lors des combats et des messages qui ont eu lieu au Nicaragua, ces chers amis ont dû fuir le pays ; rassembler ce qu’ils pouvaient et partir. Ils avaient une petite usine où ils fabriquaient des cosmétiques. Il avait sa propre affaire. Et le gouvernement exigea, bien entendu, qu’il l’utilise pour produire un genre de munition, et les rebelles ont dit que s’il le faisait, ils seraient tous massacrés. Donc il a été piégé, et ils ont dû fuir pour sauver leur vie. Et je doute sérieusement qu’ils aient eu beaucoup de problèmes pour savoir que prier. Ils ont tout perdu. Tout. Leur maison, tout. Ils doivent reconstruire. Leurs enfants sont aux études aux Etats-Unis. Je comprends qu’ils devront les ramener à la maison parce qu’ils n’ont pas d’argent pour subvenir à leurs besoins.

Mais nous allons si bien parfois que nous perdons le sens des proportions, et je pense que parfois, lorsque nous le perdons, Dieu peut bien amener des choses dans notre vie pour nous aider à le retrouver. Et c’est ce que Paul dit. Vous avez tout, mais tout dépend encore de Lui. C’est comme un coach de football. Un footballeur professionnel a maîtrisé sa technique. Au moment où il est sur les rangs comme footballeur professionnel, il connaît son affaire. Il sait exactement ce qu’il fait. Il comprend comment jouer à son poste. Il comprend le football. Il est entraîné. Il a l’adresse et l’équipement, le talent, tout.

Et pourtant, ce grand homme imposant, qui maîtrise la forme de profession qu’il a, qui sait tout par cœur, doit écouter un petit type, un carnet à la main, qui se tient à côté des lignes, et qui lui dit chaque mouvement qu’il doit exécuter. J’ai appris par quelques uns des hommes des Dallas Cowboys qu’il y a un message particulier que Tom Landry donne après chaque match où Dallas perd. Il marche dans le vestiaire, et leur dit : « Messieurs, je vous ai dit comment gagner le match. Vous n’avez pas fait ce que je vous ai dit, donc vous avez perdu. » Puis il tourne les talons et s’en va.

Or vous pouvez avoir tout le talent, et toutes les ressources, et tout l’entraînement, et toute la capacité innée, mais si vous ne faites pas les choses selon les directives de Dieu, vous perdez. C’est l’essentiel de ce que Paul dit. Ne pensez pas que parce que vous avez toutes ces ressources, et que vous avez toute cette histoire de succès, que vous avez tout cela en étant en Christ, que vous pouvez devenir un athée spirituel et vivre comme si vous n’aviez pas besoin de Dieu. Cela ne peut marcher.

L’armure n’est pas mécanique, et l’armure n’est pas magique. Elle a besoin de Dieu. Dieu infuse dans l’armure, et Dieu infuse dans vous ressources Sa puissance et Son énergie. Donc il existe le danger latent que des chrétiens qui ont une connaissance de la doctrine, et une quelconque histoire de succès, et une compréhension assez efficace des principes pratiques spirituels puissent s’en satisfaire, et qu’ils n’aient pas besoin d’une prière constante, passionnée et qui brise le cœur. Et c’est tragique. Et c’est pour cela que l’épître qui commence dans les lieux célestes se termine à genoux, parce que tout cela dépend de la prière.

Peut-être regardez-vous à votre vie en disant : « Vous savez, je sais tant de choses. » Certains d’entre vous, parmi les jeunes, parmi les personnes dans une faculté, et certains parmi vous qui sont sortis de faculté, vous regardez à votre vie et vous dites : « J’en sais tant, mais je ne vois pas se passer grand-chose. » Eh bien, vous pensez que l’armure, ou vous pensez que vos ressources sont soit magiques, soit mécaniques, et elles ne le sont pas. Elles dépendent de la prière. De l’âme de l’homme se mouvant dans la présence de Dieu.

Or c’est ce que Paul veut que nous voyions, donc regardons cela. Nous allons couvrir tous ces versets, croyez-le ou non. Certains sont venus vers moi après le culte précédent, bouche bée. Ils ont dit : « Je ne pensais pas que vous pourriez traiter tous ces nombreux versets. Je suis choqué ! » Nous le ferons. Nous allons sauter les 4 derniers.

Tout d’abord, je veux que vous voyiez l’instruction générale du verset 18. L’instruction générale, verset 18. Vous remarquerez qu’il y a 4 « tout » [ou entier]. « Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance et en priant pour tous les saints. » Vous avez ici les quatre « tout » de la prière. Quatre fois « tout » est accentué. C’est si magnifique. Chaque pièce est portée par la prière. La prière imprègne tout ce que nous sommes et ce que nous faisons. C’est l’élément englobant tout dans notre vie. C’est pour cela que je dis que c’est l’air que nous respirons. Il n’y a aucun moment dans notre vie où nous ne devrions pas être en prière.

Regardons tout d’abord la fréquence de la prière. Nous prenons ces « tout » l’un après l’autre. La fréquence de la prière, verset 18, « En tout temps. » Quand devons nous prier ? En tout temps. Certains parmi vous viennent d’arrière-plans où vous avez prié en lisant dans un livre de prière, ou vous avez prié à des moments fixés, précis. Vous savez, le peuple juif priait à certaines heures. Et même dans le Livre des Actes, lorsque l’Eglise primitive se réunissait, ils se réunissaient pour « les prières », est-il dit. C’était réellement un reste de leur Judaïsme, les moments fixés de la journée pour les prières.

Mais le Nouveau Testament, la nouvelle alliance et la naissance de l’Eglise ont amené une nouvelle ère, et cela signifie qu’il doit y avoir une caractéristique de constance dans la prière. Nous ne prions plus à des moments fixes. Nous prions en tout temps, à chaque occasion, à tout moment. Jésus nous a donné une indication qu’il en serait ainsi dans Luc 21 :36 : «Restez donc en éveil, priez en tout temps. » Et les premiers apôtres disaient dans actes 6 :4 : « Quant à nous, nous continuerons à nous consacrer à la prière. » Continuerons. Non seulement à ces prières prescrites, mais à toute prière.

Il était dit de Corneille dans Actes 10 : « Il était pieux … et ne cessait de prier Dieu. » Dans Romains 12 :12 : « Persévérez dans la prière. » Dans Colossiens 4 :2 : « Persévérez dans la prière. » En Philippiens 4 :6 : « En toutes choses, faites connaître vos besoins à Dieu par des prières… » Et résumant cela en 1 Thessaloniciens 5 :17 : « Priez sans » – quoi ? – « cesse. » 2 Timothée 1 :3, l’apôtre Paul indique qu’il le faisait. Il écrivait à Timothée : « …sans cesse, nuit et jour je me souviens de toi dans mes prières. » Nous devons prier sans cesse. Dans Actes 12, nous trouvons l’Eglise priant constamment, et même si leurs prières étaient quelque peu faibles en foi, Dieu répondait, de sorte qu’il y a un modèle de prière en tout temps.

Je me demandais toujours ce que cela signifiait, parce que ma vie était si remplie qu’il semblait ne pas y avoir de possibilités pour moi de prier tout le temps. Et évidemment vous ne pouvez pas courir ici et là avec un petit livre, lisant des prières tout au long du jour, vous savez ? Vous allez en Israël et vous voyez ces hommes juifs s’incliner face au Mur Occidental, et passer des heures à dire leurs prières. Il se peut que vous veniez d’un contexte dans l’Eglise Catholique où vous passez des heures après les autres à égrener encore et encore, et jour après jour un chapelet.

Il ne s’agit d’aucune de ces choses dans « Priez sans cesse. » Ce n’est pas simplement déambuler en murmurant certaines formules, de vaines répétitions. C’est simplement vivre votre vie dans la conscience de Dieu. C’est que votre vie entière s’élève devant Dieu dans la communion et la communication. Je peux regarder ma propre vie, et je me demandais comme on pouvait prier en tout temps, et maintenant je trouve très peu de moments dans ma vie où je ne suis pas conscient de Dieu. Tout ce que je vois, et tout ce que j’expérimente dans ma vie devient simplement une prière. C'est-à-dire que je partage quelque chose avec mon meilleur ami. C’est quelque chose qui est instantanément en communication avec Dieu.

Si je suis tenté, immédiatement je trouve que cette tentation devient une prière. « Seigneur, Tu sais ce que je traverse. Aide-moi là-dedans. » Si je vois quelque chose de bon, ma première pensée est: « O Dieu, Tu es la source de tout don excellent et parfait. Merci pour lui. » Si je vois quelque chose de mauvais, je dis : « O Dieu, que ce mal ne règne pas, » ou bien « O Dieu, corrige-le. » Si je vois des gens sans Jésus Christ, et que j’ai l’occasion de les rencontrer, ma première réponse est toujours : « O Dieu, c’est si triste qu’ils ne Te connaissent pas. Attire-les à Toi. » Si je vois des difficultés, je dis : « Dieu, Tu es Celui qui délivre. »

Autrement dit, la vie devient une prière qui monte. Toutes ses pensées, et chacun de ses actes, et toutes ses circonstances deviennent une cause ou un point de communication avec Dieu. Voilà comment il faut vivre, voyez-vous ? C’est ce que « s’attacher aux réalités d’en haut » veut dire. C’est ce que penser à Christ veut dire, d’avoir Sa présence consciemment à votre esprit de sorte que tout devient une prière ; toute votre vie et toutes vos pensées.

Et je suppose que c’est réellement tout le but de la vie chrétienne, voyez-vous ? La raison pour laquelle Dieu vous a sauvés est pour la communion. Saviez-vous cela? Il vous a sauvés pour la communion. C’est ce que 1 Jean dit: « Ce que nous avons vu et entendu nous vous l’annonçons. » Pourquoi annoncez-vous l’Evangile ? « Afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous ; or c’est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ que nous sommes en communion. »

Dieu vous a sauvés pour la communion. Il veut votre communion et il n’y a pas de plus grande expression de communion que la prière. C’est là que vous êtes en communion avec Dieu. Et si vous avez été sauvés et que vous ne communiez pas avec Lui, vous Lui refusez le but pour lequel Il vous a sauvés. Vous Lui refusez le but pour lequel Il vous a rachetés. Vous êtes sauvés pour entrer en communion avec Lui, donc nous devons prier continuellement.

La racine du mot dans Colossiens 4 :2, « Persévérez dans la prière » est la racine kartereo. Il signifie « être ferme, être constant. » Elle est utilisée parlant de Moïse, quand il est dit : « il s’est montré déterminé » dans Hébreux 11 :27. Le terme est utilisé dans un sens intensif dans Colossiens avec une préposition ajoutée devant. Il veut dire : « être intense, tenir ferme dans une prière constante. »

L’idée n’est pas de se laisser aller, de temps à autre, à lancer une prière au Seigneur, mais de toute une vie de lutte forte et persévérante sur des sujets profonds. Et vous savez, c’est une attitude normale lorsque votre cœur est ouvert à Dieu. Une prière sérieuse, forte, courageuse, persistante. Tenir ferme et ne rien lâcher jusqu’à ce que vous soyez bénis.

Vous savez comment notre Seigneur Jésus donne deux illustrations dans Luc 11 et Luc 18 ? Dans un passage il parle du juge inique et de la femme qui persistait à revenir, et à plaider, et plaider encore, et pour finir le juge inique a fait ce qu’elle voulait. Et le Seigneur dit que si un juge injuste donne quelque chose à une femme persistante, que pensez-vous qu’un Dieu juste donnera à Son propre enfant s’il persiste ?

Et plus tard souvenez-vous, le gars cogne encore et encore sur la porte, et l’homme dit : « Ce magasin est fermé ! Va au lit ! Je suis au lit ainsi que ma femme et mes enfants. Je ne ressors pas ! » Il cogne et cogne, et finalement l’homme dit : « OK » et il lui donne le pain. Ce que Jésus dit est que si un homme qui dort, bordé et endormi, descend et donne du pain à quelqu’un qui cogne à sa porte, que pensez-vous qu’un Père aimant donnera à Son fils qui est dans le besoin ?

Et le principe dans les deux cas est qu’ils ont persévéré, et ils ont obtenu ce qu’ils voulaient, et Dieu dit que si vous persistez et que vous êtes fidèles dans vos prières, que vous priez en insistant, alors Il entendra et répondra. Ainsi la vie doit être un exercice constant de prière. Oh, mes amis, vous pouvez savoir tant de choses et ne jamais penser à Dieu. Vous ne pensez à rien d’autre qu’aux choses que vous avez apprises. Alors que tout l’objectif de ce que vous avez appris est de vous attirer dans la présence de Dieu. Nous en verrons plus là-dessus dans un instant. Tout d’abord, la fréquence de la prière, en tout temps – en tout temps. Tout ce que vous voyez dans la vie monte vers Dieu en prière parce que la communion est si ouverte. En passant, le mot « koinonia » est le mot grec pour « communion fraternelle ».

Deuxièmement, nous ne voyons pas seulement la fréquence de la prière, mais le second « tout » nous montre la variété de la prière. « Faites en tout temps toutes sortes de prières et de supplications. » « Toutes sortes de prières et de supplications. » Le mot « prière », un mot simple, signifie généralement « requêtes. » Proseuche, prière en général. Conversation. Le mot supplication, deesis, veut dire « un spécifique ». Donc il y en a de générales, du domaine général de la prière. Nous prions plus généralement. Nous prions spécifiquement.

Mais remarquez que nous devons, avec « toutes sortes de prières et de supplications, » prier en tout temps. Que veut-il dire par « toutes sortes de prières et de supplications » ? Simplement toute une variété. C’est tout. Il existe des manières différentes et variées de prier. Certains pensent que la seule manière de prier est à genoux. Certains pensent que la seule manière de prier est de lever les mains. D’autres pensent que vous devez joindre les mains comme ci ou comme ça. Certains pensent que vous devez prier à partir d’un livre de prières, ou bien qu’il faut que quelqu’un vous les dise.

Ecoutez, il dit de prier en tout temps par toutes sortes de prières. Et à propos, si vous allez prier en tout temps, vous devrez en avoir de toutes sortes, parce que vous ne serez jamais dans la même situation. Vous pouvez prier en privé ou en public. Vous pouvez prier à haute voix ou en silence, par de grands cris ou de faibles murmures, préparées et planifiées ou spontanées. Elles peuvent être des requêtes ou de la reconnaissance, des confessions et des humiliations. De la louange. Vous pouvez vous agenouiller, être debout, lever vos mains, être prosterné. Il dit simplement de prier en tout temps et de toutes les manières.

Et c’est une bonne indication qu’il veut dire de prier au cours de toute la vie. Parfois – en fait nous le faisons chaque soir – je m’agenouille et prie avec nos enfants, et nous nous agenouillons. Melinda se couche. Nous autres sommes à genoux. Et nous prions. Ensuite je vais au lit parfois et je suis couché, ma tête regardant vers le haut et je prie simplement ; je me retrouve me réveillant au matin, sans jamais avoir dit un amen.

Je prie lorsque je marche. Je me souviens lorsque j’étais à l’université et que j’apprenais à prêcher, on nous emmenait en voiture. Cinq d’entre nous s’empilaient dans une voiture, nous partions et on nous emmenait vers différents dépôts de bus en ville, et on nous faisait prêcher. On m’emmenait au dépôt de Greyhound en disant : « Voilà ton dépôt. Tu prêches. Nous serons de retour dans deux heures. » Je prêchais un sermon puis je prenais une pause de 15 minutes, puis j’allais témoigner, puis prêcher un autre sermon.

Quoi qu’il en soit, vous pouvez prier en conduisant une voiture. En fait, Bill Clutterham m’a dit un jour que sa femme pouvait toujours dire s’il priait en conduisant parce qu’il ralentissait de plus en plus. Plus il se rapproche de Dieu, plus il est sensible à la limite de vitesse.

De toute façon, vous pouvez prier en tout temps, et dans toutes les circonstances, et quelle que soit votre situation, et c’est exactement ce que Paul dit. Ne pensez jamais, ayant compté sur toutes les ressources infinies qui sont vôtres en Christ, que vous n’êtes pas à tout moment dépendant de la puissance de Dieu, parce que vous l’êtes. Que tout devienne une prière.

Ainsi Paul dit à Timothée en 1 Timothée 2 :8 : « Je veux donc que les hommes prient en tout lieu. » Si vous étudiez les prières de la Bible, vous trouverez qu’il y a toutes sortes de prières, toutes sortes de positions et toutes sortes de temps. C’est un style de vie. Un soldat prie en tout temps de sorte que peu importe le moment où la bataille survient, même si c’est une attaque surprise, il est prêt. Il a la sorte de vie qui est entièrement ouverte à Dieu.

Ecoutez, je me souviens être allé à une conférence de pasteurs avec quelques membres du personnel, et un homme s’est levé et il a prêché sur le fait que nous devrions prier le matin. Et je veux dire, il a prêché, « Nous devons prier le matin. » Et il est allé à chaque passage, comme je l’ai fait aujourd’hui, Psaume 63, « Je Te cherche dès l’aube. » Et il a donné des exemples de gens qui priaient le matin, et nous étions là le matin, donc nous devons prier le matin. C’était un excellent sermon.

Et durant tout son sermon, je regardais tous les passages bibliques qui parlaient de prier le soir et à midi etcetera. Je veux dire, il avait un peu raison. Nous devons prier le matin, mais pas à l’exclusion de tout autre moment. Même le Psaume 55 : 18 dit : « Le soir, le matin, à midi, je soupire et je gémis. » Et Daniel priait trois fois par jour. Et de Jésus, Luc 6 :12 dit : « Il passa toute la nuit à prier Dieu. » Et 1 Timothée 5 :5 dit que les veuves « persévèrent nuit et jour dans les supplications ; » c’est un style de vie.

La prière, mes amis, est dans un sens plus importante que la connaissance, et c’est une bonne parole pour nous ici. Dans un sens, c’est un élément plus important que la connaissance. Martyn Lloyd-Jones dit : « Notre position ultime en tant que chrétiens est testée par le caractère de notre vie de prière. » Vous pouvez avoir beaucoup de connaissance. Vous pouvez être un étudiant à la faculté, ou a diplômé de la faculté, ou un pasteur, un missionnaire, un enseignant de la Bible, mais votre vie de prière sera un moniteur montrant combien profondes sont réellement votre connaissance de Dieu et votre relation avec Lui.

Pourquoi est-ce que je dis cela ? Pour cette raison ; écoutez. La théologie – écoutez – est ultimement la connaissance de Dieu, oui ? La théologie est la connaissance de Dieu. Donc plus je connais de théologie, plus j’en sais sur Dieu. Et plus j’en sais sur Dieu, plus je devrais être amené, comme le Psalmiste le dit, à Le suivre de près. Et si je sais que j’ai toute cette connaissance, mais que je ne sui pas poussé à être dans Sa présence toutes mes heures de veille, alors on peut se demander si cette connaissance a eu un effet quelconque sur ma vie.

C’est pour « qu’ils Te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ », que j’étudie. C’est parce que je veux connaître la Parole pour que je connaisse Dieu. Plus je Le connais, plus je désire être dans Sa présence. Et si vous savez tout ça, mais que vous n’avez ni faim ni soif d’être dans Sa présence, et que votre vie n’est pas une ligne de communication ouverte vers Lui à chaque moment de veille, alors on peut douter que votre théologie ait eu l’effet approprié. Nous voyons, donc, que nous devons prier en tout temps, toutes sortes de prières, alors que notre vie est ouverte à Dieu.

Comme je l’ai dit, Il désire que nous Le connaissions, parce que la communion est le résultat final. Avez-vous cette communion ? Votre vie est-elle une prière constante? Oh, combien c’est purificateur! Troisièmement, nous voyons non seulement la fréquence de la prière, et les sortes de prières, la variété de la prière, mais la manière de la prière, troisièmement. Il dit : « Veillez à cela avec une entière persévérance, et en priant …. »  

Autrement dit, nous devons veiller en persévérant. Et de nouveau vous voyez l’idée de persévérance signifiant y rester attaché, s’y tenir, tenir ferme, continuer, persévérer. Priez continuellement en veillant. Prier c’est être en garde sur les problèmes, alerte à ce qui se passe. Jésus a dit : « Veillez et priez » très souvent. Pierre 4 :7 : « Soyez sobres pour vous livrer à la prière. » Vous ne pouvez prier correctement sans voir ce qui se passe. Lorsque vous venez là où votre cœur est rempli de prière, c’est parce que vous voyez tant de choses se passer.

Je priais même avec ma femme, un soir. Nous parlions du fait qu’il est difficile de nos jours de prier, non parce que vous ne savez pas pour quoi prier, mais parce qu’il y a tant de choses que nous ne maîtrisons pas. Vous savez, nous vivons en un temps de communication extraordinaire. Je reçois des mails d’auditeurs de la radio, d’enregistrements, de personnes sur les champs missionnaires, de toutes sortes d’endroits. L’Eglise est si grande. Il y a tant de besoins. La feuille de prière que nous éditons chaque semaine m’époustoufle.

Il y a tant de chose que parfois, je dis seulement : « Seigneur Dieu, je ne sais même pas que Te dire d’autre que lire la liste de prière. » Je veux dire, je ne peux pas – j’avais l’habitude d’essayer de garder une liste de prière, et d’écrire des sujets, mais c’est simplement devenu – c’est monstrueux. Je le fais encore, mais c’est gigantesque. Je ne peux même pas commencer. Ecoutez, si je priais sans cesse, je n’arriverais pas à prier pour tous les sujets que j’ai sur le cœur.

Mais je dois continuer à veiller, et je dois être alerte de manière à voir ce qui est vraiment nécessaire. Je veux prier spécifiquement, parce qu’alors Dieu répond spécifiquement, et je peux alors Lui donner gloire spécifiquement. C’est Jean 14 :13 et 14 : « Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai afin que le Père soit glorifié dans le Fils. » (Colombe) Vous voyez, Dieu répond à la prière pour révéler Sa puissance. Si vous ne priez pas spécifiquement, Il ne peut pas se montrer.

Je vous ai parlé de Marcy. Lorsqu’elle était petite, elle priait : « Dieu, bénis tout le monde partout. » Et je disais toujours : « Marcy, tu ne peux pas prier comme ça. Dieu ne peut pas faire ça. Il ne peut pas d’un coup dire : ‘Monde maintenant peux-tu aller mieux !’ C’est trop grand. Tu dois prier plus précisément. » Et nos enfants se sont bien adaptés à cela et maintenant nous prions pour des choses précises, et Dieu répond à ces spécificités, et nous Lui rendons gloire.

Veillez, soyez vigilants. Savez-vous ce qui se passe avec ceux qui vous entourent? En passant, le mot « veillez » nous dit aussi un peu que nous regardons vers l’extérieur plutôt qu’à l’intérieur. Nous connaissons nos propres problèmes. Ce n’est pas là-dessus qu’il faut passer notre temps à prier. Le temps que nous passons dans la prière doit se porter sur les autres. Regarder autour, veiller, voir leurs besoins. Et je vais vous dire ce qui tue cela : l’égoïsme.

Honnêtement, je vais vous donner une simple illustration. La plupart d’entre nous ne s’implique sérieusement dans la prière que lorsque quelque chose arrive dans notre vie qui pose problème. Nous sommes dix fois plus intenses sur nos propres problèmes que sur ceux de n’importe qui d’autre, et ceci montre que nous vivons centrés sur nous-mêmes.

Pouvez-vous vous donner entièrement pour les besoins des autres, comme ce cher apôtre Paul ? Pourriez-vous dire : « J’ai prié pour vous nuit et jour avec larmes ? » N’avez-vous jamais prié pour quelqu’un nuit et jour avec larmes ? Vous pouvez avoir pleuré un peu sur vos propres problèmes, mais je ne doute qu’aucun de nous l’ait fait pour quelqu’un d’autre. Cela montre l’égocentrisme du cœur humain, même d’un croyant régénéré. Nous devons proskarteresis. C'est-à-dire être persévérants, intenses, continuer fermement, veiller et prier, être alertes aux besoins des autres.

Et en passant, je pourrais ajouter ici, dépasser le physique. Vous savez, nous prions pour les rhumatismes de Tante Martha, les problèmes de cœur de quelqu’un, et la jambe cassée d’un autre, ou l’opération d’un tel, et cela ne me gêne pas, mais honnêtement, mes amis, sur ma liste de prière ces choses-là viennent à la fin. Ce dont je me soucie, c’est la bataille spirituelle, c’est le combat, et les croyants gagnent-ils la bataille ? Le physique, dans un sens, bien que ce soit matériel, est immatériel. Ce qui inquiète mon cœur est quelqu’un qui ne voit pas la victoire dans sa vie. Quelqu’un qui ne voit pas Dieu faire Son Œuvre puissante. Quelqu’un qui ne sait pas ce que c’est que de voir agir librement la puissance de l’Esprit de Dieu. Voilà la préoccupation de mon cœur.

Je prie pour les progrès du Royaume de Dieu et des vies de Son peuple. Je prie pour que des âmes soient gagnées à Jésus Christ. C’est très dur pour moi de mettre le physique en tête de liste, et bien que je réalise que c’est un besoin et qu’il a un effet important sur notre vie spirituelle, il est secondaire.

Ce que Paul dit c’est ceci : Voilà, il y a la guerre, et c’est à propos de la guerre qu’il vous faut prier. Ce n’est pas facile pour vous de combattre, donc je prie pour vous. Je prie de temps en temps pour les problèmes physiques des gens, mais plus que pour cela, je prie que Dieu vous donne la victoire. Je prie que vous gagniez la bataille contre l’ennemi. Peu m’importe ce qui m’arrive physiquement ou à vous, tant que nous gagnons une victoire pour la Gloire de Dieu, amen ? Voilà le combat. Voilà l’important. Donc nous nous concentrons sur les choses les plus nécessaires. Et Paul, ici, lorsqu’il donne un sujet de prière, ne dit pas : « Oh, priez pour moi. Je suis en prison. Oh, priez pour moi. J’ai cette chaîne qui frotte et me blesse. Priez pour ma jambe. » Non.

Ce qu’il dit c’est: « Priez pour moi, afin que, lorsque j’ouvre la bouche, la Parole me soit donnée pour faire connaître avec assurance le mystère de l’Evangile. » Autrement dit, priez pour moi de sorte que lorsque Satan me tente pour fermer ma bouche, je domine la tentation et que je proclame l’Evangile. Priez que je gagne la bataille.

Oh, mes amis, nous devons être si engagés dans des supplications les uns pour les autres avec persévérance en veillant pour distinguer les besoins. Connaissez-vous réellement les besoins des gens qui vous entourent ? Connaissez-vous les besoins spirituels de votre conjoint, de vos enfants, de vos amis, de vos voisins, de ceux qui viennent aux Etudes Bibliques, de vos connaissances ? Priez-vous réellement pour eux alors qu’ils sont en plein combat ? Parfois tout ce que nous faisons est de prier lorsqu’un désastre survient, et peut-être qu’un peu de prière préventive aurait pu aider.

Donc nous voyons la fréquence de la prière, toujours ; la variété de la prière, toutes sortes de prières et de supplications ; la manière, y veiller avec une entière persévérance ; et finalement les objets indirects de la prière : « …en priant pour tous les saints » est-il dit à la fin du verset 18.

Ceci est amené par notre dernier point. Nous devons prier les uns pour les autres. Vous savez, il ne nous est pas dit de prier pour nous-mêmes. Ce n’est pas la priorité. J’ai simplement un engagement personnel dans ma propre vie et je ne veux le l’imposer à personne, mais je ne prie pas pour moi-même. Je peux à peine faire le tour de tout ce qui est nécessaire, et je n’ai jamais trouvé le besoin de prier pour moi. Je réalise que j’ai des besoins, et je pose des questions au Seigneur à propos de péchés, et je confesse des choses de ma vie, mais pour ce qui est de me concentrer sur moi-même je suis plutôt obéissant à ce sujet. Je fais confiance à l’Ecriture, et je prie pour les autres plus que pour moi. Je suis couvert parce que d’autres prient pour moi.

Oh, c’est si merveilleux de nous mettre à prier pour d’autres. J’ai rencontré quelqu’un une fois. Il m’a dit : « Vous savez, votre ministère m’a béni. Je vais vous mettre sur ma liste de prière pour six mois. » J’ai trouvé ça drôle. Qu’est-ce ce que je dois faire pour y être pour un an ? Mais j’y ai réfléchi, j’ai pensé, bon, c’est un engagement qu’il a pris. Qu’il soit béni pour cet engagement. Il va prier pour moi, et je me suis mis à prier pour lui, parce que durant les six mois où je savais qu’il priait pour moi, je me sentais responsable de prier pour lui, parce que s’il lui arrivait quelque chose, il cesserait de prier pour moi, vous voyez ?

C’est ainsi que le corps grandit dans l’amour. C’est ainsi que nous devenons un, lorsque nous n’avons pas besoin d’attendre nos propres problèmes pour prier, mais que nous sommes accaparés par les besoins des autres. Donc nous apprenons à prier en priant pour les autres. C’est la vie de prière du corps. L’apôtre Paul en est un si bel exemple. Il priait toujours pour tous les autres. 1 Samuel 12 :23 : « Je ne veux certes pas pécher contre l’Eternel en cessant de prier pour vous ! »

Ne vous souciez pas de vous-mêmes. Vous priez pour quelqu’un d’autre, quelqu’un d’autre prie pour vous et tout le monde est couvert, exact ? Lorsqu’une partie du corps physique est malade, le reste du corps compense directement et indirectement, et c’est ainsi dans la prière. Priez les uns pour les autres. Un doigt malade ne peut s’aider lui-même. Le reste du corps doit pomper de la nouvelle vie dans ce doigt, celui qui est blessé. Cette partie de votre anatomie qui est blessée quelle qu’elle soit, doit être soutenue par tout le reste. Elle ne peut se porter seule dans sa faiblesse. C’est ainsi que nous devons prier les uns pour les autres, avoir ce souci-là.

Vous savez qu’avant qu’éclate la Guerre Civile en Espagne, à Barcelone et à Madrid, et dans d’autres endroits d’Espagne, il y avait des cliniques psychiatriques qui avaient été établies partout dans le pays, et il s’y trouvait de nombreux névrosés, d’après les historiens. Et ces malades subissaient toutes sortes de traitements pour leurs névroses. Ils étaient soignés régulièrement par des psychiatres, et il y avait beaucoup de patients en consultation. Un certain historien disait, et c’est intéressant, qu’ils ont fait une étude psychologique et sociologique sur les effets de la Guerre Civile, et tous ces gens avaient des problèmes personnels, des soucis, des angoisses, et des tentations, et ils étaient entraînés dans de la psychiatrie, de la psychanalyse et toute ces choses.

Dès que la guerre civile est arrivée, un des premiers effets et le plus frappant de la guerre est qu’elle a pratiquement vidé toutes les cliniques de psychologie et de psychiatrie d’Espagne. Comme c’est intéressant ! Un écrivain disait que ces névrosés étaient subitement guéris par une peur plus grande. La peur pour l’ensemble de leur vie, de savoir si leurs maisons étaient encore là, si les maris étaient vivants, ou si leurs enfants avaient été tués. Leurs grandes angoisses les avaient débarrassés des moindres. Devant s’occuper de problèmes plus grands, ils avaient oublié leurs petits soucis mineurs.

Voulez-vous être quelqu’un en bonne santé ? Donnez-vous pour ce qui compte réellement, les batailles spirituelles des autres. Donnez-vous-en une prière ardente pour le Royaume de Dieu, et vous n’aurez pas de problèmes pour votre petite angoisse mineure!

Il paraît qu’il est arrivé la même chose en Angleterre durant la Seconde Guerre Mondiale. Une grande peur en a chassé une moindre. Je crois qu’il est nécessaire que nous apprenions cela. Une des raisons pour lesquelles nous avons une société si malade et en papier mâché, des gens se baladant avec toutes sortes de maux psychiques, des douleurs et des problèmes, est que nous sommes simplement si totalement égocentriques.

Réellement, je suis – je me considère comme plutôt patient. J’utilise « plutôt » parce que certains pourraient remettre cela en question. Mais vous savez, ce que j’ai de la peine à tolérer, ce sont les gens qui sont occupés par leurs propres problèmes à un tel point que cela manifeste clairement leur égocentrisme. Mais c’est si étranger au concept de la vie chrétienne. Nous devrions nous donner si pleinement aux besoins des autres que le moi disparaisse. Que vos petites peurs fassent place à de plus grandes, les combats spirituels des autres.

Bon, il se trouve une dernière pensée dans ce verset 18, la voici. Quand on a tout dit, la fréquence de la prière, toujours ; la variété de la prière, toutes sortes de prières ; la manière de prier, en veillant de façon à connaître les besoins, avec une entière persévérance ; les objets indirects de la prière, pour tous les saints. Mais la pensée qui imprègne tout est au milieu du verset. Nous devons prier « par l’esprit. »

Or, par pitié, mes amis, ceci n’a rien à voir avec le parler en langues ! Chaque fois que n’entends cela, pour moi c’est comme – comme gratter des ongles sur un tableau noir. Il ne parle pas – vous ne pouvez pas faire entrer les langues dans ce verset. Dans Jude 20 il est dit : « Priez par le Saint Esprit. » On ne parle pas d’une quelconque extase. On ne parle pas d’une langue extatique. Prier par le Saint Esprit est la même chose que prier dans le nom de Christ. C’est prier en accord avec qui Il est et avec ce qu’est Sa volonté.

Apprenez à prier à l’unisson avec l’Esprit. Faites de vos prières un duo avec Celui qui intercède sans cesse pour vous. Vous savez ce que Romains 8 :26 dit : « Nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières, mais l’Esprit lui-même intercède pour nous par des soupirs que les mots ne peuvent exprimer. » Et « Dieu sait quelle est la pensée de l’Esprit, » et Il entend et répond.

Ecoutez, tout au long de la vie chrétienne, l’Esprit de Dieu en vous prie en votre faveur, et Il prie toujours la prière juste, et Il reçoit toujours la bonne réponse. Ainsi le verset 28 dit : « Tout contribue au » - quoi ? – « au bien. » Ce n’est pas un accident. C’est parce que l’Esprit prie. Et prier par l’Esprit c’est simplement accorder votre propre prière avec la pensée et la volonté de l’Esprit.

Vous direz : « Comment faites-vous cela ? » Simplement en marchant dans la plénitude de l’Esprit. Comme votre vie est remplie de l’Esprit, comme vous marchez dans l’Esprit, dans l’obéissance à l’Esprit, en marchant tout près derrière le Seigneur, en étant constamment dans la communion de Sa présence, l’Esprit de Dieu dirigera vos pensées de sorte que vos prières seront en harmonie avec l’Esprit de Dieu. Voilà ce qu’est prier par l’Esprit. Quelle chose magnifique de savoir que je peux joindre mes prières à l’Esprit de Dieu, que je peux crier du fond de mon cœur, grâce à l’Esprit de Dieu qui m’habite : « Abba, Père ! » et de savoir que Dieu entend et répond.

Donc la qualification dominante de nos prières est que nous devons prier « par l’Esprit ». En fait, Zacharie 12 :10 appelle le Saint Esprit « l’esprit de supplication », l’esprit de supplication. Ce n’est rien d’autre que de prier au nom de Jésus. En fait, le Saint Esprit est appelé l’Esprit de Son Fils, » l’Esprit de Son Fils.

Ainsi, mes amis, nous devons prier. Nos vies doivent être ouvertes, en communion. Et vous savez quoi ? C’est une chose qui guérit si bien ! Oh combien c’est guérissant! Donc la fréquence, la variété, la manière, les objets indirects, tout contribue à la gloire de Dieu et à notre joie lorsque nous prions.

Ensuite Paul termine par une illustration spécifique. Je ne fais que vous la lire. Elle est simple. Voulez-vous une chose précise pour laquelle prier ? Verset 19 : « Priez pour moi. » Paul, que devrais-je prier ? « Afin que, lorsque j’ouvre la bouche, la parole me soit donnée pour faire connaître avec assurance le mystère de l’Evangile. C’est pour lui que je suis ambassadeur dans les chaînes. Priez que j’en parle avec assurance comme je dois le faire. » Il dit : « Je suis l’illustration. Priez pour moi. Non pour mes besoins physiques, mais ma bataille, mon combat. Priez que Dieu me permette d’être audacieux et courageux, et direct, et qu’Il me donne de parler. »

C’est là le modèle, mes amis. Le combat était là. Paul faisait face à l’ennemi nez à nez, les yeux dans les yeux alors qu’il était prisonnier à Rome. Les ambassadeurs avaient l’immunité diplomatique, mais pas Son ambassadeur. Il était enchaîné là. Et il dit: « Oh, la bataille est dure. Vous savez parfois j’ai envie d’abandonner. Parfois je sens que je perds courage. Priez pour moi, que Dieu me donne d’ouvrir la bouche. »

Je vais le prendre comme modèle. Je vous dis : Priez pour le prédicateur. Certains disent : « Pourquoi devons-nous prier pour vous autres ? Prier pour Paul ? Qui a besoin de prier pour Paul ? Je veux dire, il a tout ce qu’il faut ! Nous devons prier pour les gens de l’extérieur ! » Il vous suffit de vous souvenir que si celui qui est à la tête tombe, un grand nombre d’autres personnes vont tomber avec lui.

Et Paul savait bien que les autres étaient aussi fort que leur leader et leur modèle. « Priez pour moi ! » dit-il, « que je sois courageux en prêchant. Par mon audace, peut-être je vais rassembler quelques autres autour de moi et eux aussi seront courageux. » Et vous savez quand il a écrit la lettre aux Philippiens après celle-ci, il dit : « Oh, » dit-il « Ce qui m’est arrivé en prison a donné davantage de courage à d’autres. » Vous voyez ? Alors qu’ils priaient pour lui, il devenait un exemple plus fort, et cela aidait d’autres. « Priez pour moi, » dit-il.

Et ce sur quoi je veux insister est qu’il voulait qu’ils prient pour qu’une bataille soit gagnée, qu’il ne perde ni son courage ni son audace. Vous direz : « Eh bien, vous savez, j’aimerais prier pour d’autres, mais je n’ai aucune information. » Et c’est pour cela que Paul ajoute les versets 21 et 22. Il dit : « Afin que vous connaissiez vous aussi quelle est ma situation et ce que je fais, Tychique, le frère bien-aimé qui est un fidèle serviteur dans le Seigneur, vous informera de tout. »

Je ne m’attends pas à ce que vous priiez pour moi si vous n’avez pas d’informations, donc je vous envoie mon cher ami Tychique. En passant, c’est un ami très cher, mentionné cinq fois dans le Nouveau Testament, c’est lui qui apporte la lettre aux Ephésiens, et qui donne aussi les nouvelles de Paul. Ils étaient en souci et s’inquiétaient. Ils ne savaient pas ce qui se passait dans sa vie. Ils ne savaient pas qu’il était en prison. Ils voulaient entendre quelque chose.

Il dit : « Je vous l’envoie pour qu’il vous donne toutes ces nouvelles, afin que vous puissiez réellement prier intelligemment. » Verset 22 : « Je l’envoie exprès vers vous pour que vous ayez de nos nouvelles et pour qu’il réconforte votre cœur. » Il vous dira que je vais bien, et il vous dira en quoi consiste la bataille, et vous pourrez prier.

Ecoutez, mes amis, si nous prions, que ce soit pour des affaires spirituelles, et ouvrons notre vie les uns aux autres pour avoir de quoi prier, n’est-ce pas ? Nous devons communiquer, nous devons partager nos luttes, partager la bataille, partager les victoires, de manière à porter les fardeaux les uns des autres. Quelle leçon sur la prière. Nous devons être des gens conscients de Dieu, centrés sur les autres, alertes, remplis du Saint Esprit, persévérants, audacieux, ne cherchant que la gloire de Dieu dans nos prières.

Et je crois qu’en vivant cette sorte de vie, et en priant ces sortes de prières, nous serons de plus en plus conformes à l’image de Jésus Christ. Et en priant les uns pour les autres, le corps sera édifié et Lui sera glorifié, et c’est le sommet de la lettre.

Paul termine par une bénédiction à laquelle je n’ajoute rien. « Que la paix et l’amour avec la foi soient donnés aux frères et sœurs de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus Christ. Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus Christ d’u amour que rien ne peut corrompre. » Amen. Prions.

Un saint home de Dieu, il y a bien longtemps, a fait cette prière. Je voudrais la faire nôtre aujourd’hui.

« Oh, Seigneur, dans la prière je m’élance au loin dans le monde éternel, et sur ce vaste océan mon âme triomphe de tous les maux des rives de la mortalité. Le temps, avec ses amusements et ses déceptions cruelles, n’apparaît jamais aussi insignifiant qu’à ces moments-là. Dans la prière, O Dieu, je me vois comme rien. Je trouve mon cœur en train de Te suivre intensément, et je désire d’une soif ardente vivre avec Toi. Que le fort vent de l’esprit soit béni, qui me fait avancer rapidement sur la voie de la Nouvelle Jérusalem. Dans la prière, toutes choses ici-bas disparaissent et rien ne semble plus important que la sainteté du cœur et le salut des autres. Dans la prière, tous mes soucis mondains et mes craintes et peurs disparaissent, et sont aussi insignifiants qu’une bouffée d’air.

« Dans la prière, mon âme s’élève intérieurement par des pensées de ce que Tu fais pour Ton Eglise, et je languis que Tu Te fasses un grand renom par des pécheurs revenant à Toi. Par la prière, je suis élevé au dessus des désapprobations et des flatteries de la vie pour goûter les joies célestes. En entrant dans le monde éternel, je peux me donner à Toi de tout mon cœur pour toujours. Dans la prière, je peux placer tous mes soucis dans Tes mains, pour être entièrement à Ta disposition, n’ayant aucune volonté ni intérêt personnel. Dans la prière, je peux intercéder pour mes amis, des pasteurs, des pécheurs, l’Eglise, Ton Royaume avec la plus grande liberté, la plus joyeuse espérance, comme d’un fils à son Père et d’un amant à Sa Bien Aimée. Ainsi, o Dieu, aide-moi à prier toujours et à ne jamais cesser. »

Père, puis-je ajouter à cela ma propre prière : Que nous soyons des personnes de prière, jamais complaisants, jamais satisfaits, jamais satisfaits de nous-mêmes, sachant que toute notre connaissance et toutes les fois où Tu nous as bénis ne sont là que pour nous conduire à une plénitude de communion qui vient lorsque notre vie est une communication ouverte avec Toi. Oh, que nous Te suivions de près, vivant comme si notre vie-même était offerte en une prière. Et nous Te remercions, au nom du Christ, pour un tel dessein. Amen.

FIN

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