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Prenez vos Bibles et ouvrez avec moi dans le merveilleux Evangile selon Matthieu. Nous commencerons dans ce merveilleux livre ce soir. Nous allons vivre une aventure, braves gens, dans les mois et les années à venir tandis que nous partagerons ce formidable, formidable livre. J'aimerais juste vous donner un petit arrière-plan et je ne passerai pas beaucoup de temps à fournir un aperçu de ce livre. Je ne passerai pas beaucoup de temps à vous parler de tous les thèmes qui sont abordés dans ce livre. La raison c'est que je ne l'ai pas encore vraiment étudié et je ne veux pas tirer de conclusions avant de l'avoir fait.

Ainsi donc, quand nous aurons terminé de l'étudier ensemble, nous retournerons et resumerons toutes les parties et ressortirons ensemble tous les thèmes et sujets qu'il aborde. Et nous ferons cela en utilisant la méthode inductive plutôt que la méthode déductive. Ainsi, nous allons tout simplement commencer par étudier la première partie. Nous allons donc directement parcourir ce merveilleux livre de 28 chapitres et voir ce que l'Esprit de Dieu a à nous dire.

Pour démarrer, laissez-moi un tout petit peu introduire le sujet et le livre. Au moment de la naissance du Christ, Israël était sous la domination romaine, comme vous le savez bien. Et plusieurs choses au sujet de la domination de Rome étaient oppressives pour Israël. L'un des aspects oppressifs de Rome était l'écrasant système d'imposition. C'était un système cruel. Il était implacable et très systématique. Rome exigeait de très grosses taxes de chacune des nations qu'il avait conquises.

Deux types d'impôt en particulier étaient prélevés. L'un était la capitation qu'on peut fondamentalement comparer à notre impôt sur le revenu. L'autre était appelé la taxe foncière qui est une espèce de taxe sur la propriété ou sur un terrain. Et c'était intéressant de voir comment cela fonctionnait. Les sénateurs romains, qui étaient très riches dans la ville de Rome, ainsi que des magistrats très riches et proéminents dans la société romaine avaient la latitude d'acheter aux enchères publiques les recettes d'un pays donné à un prix déterminé, puis conserver ces revenus pendant cinq ans.

En d'autres termes, une sorte de coalition de sénateurs riches romains achetaient le droit qu'avait le gouvernement romain de prélever les impôts sur la nation d'Israël pour une période de cinq ans. C'était donc à eux d'en tirer autant qu'ils pouvaient. On les appelait les publicani et ils embauchaient des esclaves et des ressortissants de la nation dont ils avaient reçu la permission d'exiger des impôts. Ils embauchaient ces gens pour effectivement collecter ces impôts.

Par conséquent, ce que vous aviez alors c'était ces individus qui collectaient les impôts pour donner aux riches sénateurs qui avaient acquis auprès du gouvernement romain le droit à tout l'argent qu'ils pourraient exiger du peuple. Maintenant, ces personnes, comme je l'ai dit, dans les cercles riches, étaient appelées les publicani et les autres, celles qui collectaient les impôts sont celles que nous connaissons dans le Nouveau Testament comme publicains. Les publicains - et non les républicains – sont des publicains ou encore des collecteurs d'impôts.

Et bien entendu, les habitants du pays les considéraient comme des traîtres parce qu'ici, ils collectaient les impôts auprès de leurs propres compatriotes pour les remettre à une nation étrangère. Ils étaient vus comme des traîtres qui escroquaient en faveur des riches capitalistes romains dépositaires des droits. Et puis il y avait une autre arnaque que le collecteur d'impôts lui-même faisait pour s'en mettre plein les poches comme dans l'exemple classique de l'homme qu'on appelait Zachée.

Maintenant, les collecteurs d'impôts ou publicains comme le Nouveau Testament les appelle étaient mis au même rang que les prostituées. Ils étaient classés parmi les païens. Ils étaient considérés comme des bandits, des voleurs et des meurtriers. Ils n'avaient donc pas très bonne réputation. Pour aggraver les choses, autour de l'an 33 après Jésus-Christ, il y a eu une grande crise financière à Rome. Et en raison de cette grande crise financière, Rome a exigé des impôts encore plus lourds des nations sous son emprise, ce qui a créé un problème encore plus grave en Israël à cette époque.

Cependant, l'un de ces publicains qui travaillaient pour une riche coalition de sénateurs romains qui avaient acquis le droit d'imposition sur Israël était un homme du nom de Matthieu Lévi, Matthieu ou Lévi. Si vous regardez avec moi un instant au chapitre 9 de Matthieu et verset 9, je vous le présenterai selon sa chronologie dans l'histoire de la vie de Jésus.

Matthieu 9:9. “De là étant allé plus loin, Jésus vit un homme assis au lieu des péages, et qui s'appelait Matthieu. Il lui dit : Suis-moi. Cet homme se leva, et le suivit.” C'est ici notre première rencontre avec Matthieu, le collecteur d'impôts. Pour commencer, c'est vraiment une chose étonnante que Jésus ait eu quoique ce soit à faire avec un tel homme, un homme qui était connu dans sa société, au moins du fait de la désignation générale de sa profession particulière, comme un escroc et un criminel. Cependant, Jésus lui dit: “Suis-moi” et il s'est levé et L'a suivi. N'est-ce pas? Il s'est levé de la table d'où il collectait ses impôts.

Certains ont dit, et je suis certain que cela est vrai, que seul Jésus était capable d'opérer une transformation telle qu'un publicain est devenu un apôtre et tel a été le miracle de Matthieu qui est donc devenu l'auteur du tout premier Evangile enregistré. Il n'existe qu'un Evangile, à vrai dire. Uniquement un Evangile. Seulement, quatre écrivains différents l'ont enregistré. Un seul Evangile. La bonne nouvelle de Jésus-Christ constitue un seul message. Il y a cependant quatre Evangiles que nous appelons les “Evangiles” d'après l'histoire bien qu'il s'agisse de quatre auteurs écrivant sur un Evangile.

Et ce que je trouve intéressant c'est que nous ne voulons pas nous montrer injustes et on n'a pas forcément envie de condamner un homme parce qu'il exerçait une profession pourrie. Il peut Tout de même arriver qu'on trouve un homme de bien dans une mauvaise entreprise. Et peut-être bien que c'était le cas de MattHieu. Du moins, Jésus a-t-Il vu quelque chose d'utile en lui.

Et lorsque Jésus lui a parlé, il a immédiatement suivi, ce qui nous amène à penser qu'il était peut-être très familier à Jésus. Peut-être avait-il entendu parler de Jésus ou L'avait-il vu à une autre occasion? Il aurait pu être un homme religieux. Il se peut qu'il ait été un homme plutôt honnête. Il ne semble pas avoir eu besoin d'exiger une rétribution de la part des gens comme le faisait Zachée. Il était donc peut-être très très équitable. Il ne semble apparemment pas éprouver le besoin de repartir restituer tout ce qu'il aurait pris à tort.

Jésus a attiré cet homme dans un étonnant cercle interne de 12 personnes. En fait, il y a eu 12 peuples dans l'histoire du monde – et je pense qu'il est important de s'en rappeler – il y a eu, dans l'histoire du monde, 12 personnes qui ont entretenu avec Dieu le genre de relation que Matthieu et les autres 11 apôtres avaient. Et seulement 12. Une relation merveilleuse, incroyable, unique dans laquelle ils ont marché avec le Dieu de l'univers Lui-même, en chair et en os, pendant une période de trois ans.

Ainsi donc, Dieu dans la personne du Christ a appelé cet homme dans le cercle interne. Et il devait être un homme qui méritait d'être appelé. Je pense également que le fait qu'il se soit mobilisé immédiatement donne une idée de la situation de son coeur. Maintenant, l'homme possédait sans aucun doute beaucoup de richesses, beaucoup de pouvoir et il était cependant disposé à les abandonner, ce qui en dit long sur son caractère.

En fait, il a même fait un pas en avant. Regardez au verset 10. C'est le plus intéressant. Il a donné une espèce de fête. Il est dit: “Comme Jésus était à table dans la maison,” - il s'agit sans aucun doute de la maison de Matthieu - “voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples.” Voici à présent toute une foule de ces gens. Les collecteurs d'impôts et les pécheurs marchaient essentiellement ensemble. “Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie? Ce que Jésus ayant entendu, il dit : Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.” C'était une affirmation sarcastique. Il était en train de dire, “Vous n'avez fait aucun usage de moi parce que vous vous croyez saints”. “Allez, et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes”, - comme vous, sur un ton sarcastique - “mais des pécheurs” à la repentance.

Quel est le cadre ici? Et c'est vraiment tout ce que nous voulons savoir. Apparemment, quand Matthieu a pris la résolution de suivre Jésus, il a décidé de donner une grande fête. Et l'idée de cette grande fête consistait à présenter ses anciens amis à son nouveau Maître. Et il l'a fait. Je pense donc que Matthieu devait être un homme de bien et il a pris un engagement sérieux. Par ailleurs, il était disposé à quitter une vie très lucrative/rentable. Et il n'est pas parti sur la pointe des pieds. Il a donné une fête pour avoir l'occasion de présenter ses anciens amis à son nouveau Maître.

Je crois que Matthieu était un homme modeste. Je pense qu'il était modeste parce qu'en donnant le récit de plusieurs événements de grande importance comme il le fait tout au long de son rapport, il ne fait à aucun moment référence à lui-même c'est-à-dire à la première personne. Il parle toujours de Matthieu à la troisième personne, comme il le ferait de n'importe qui d'autre et il ne s'accorde aucun crédit particulier pour quoique ce soit. Il ne revendique même jamais à un quelconque endroit de tout cet Evangile en être l'auteur.

La raison pour laquelle nous savons que c'est lui qui l'a écrit c'est parce que tous les premiers manuscrits portaient son nom joint au titre. Et les pères de l'Eglise Primitive s'accordaient tous à affirmer que ceci avait bien été écrit par Matthieu. Il s'agit tout simplement d'un des livres du Nouveau Testament dont l'identité de l'auteur est la plus claire. Tout le monde savait que Matthieu avait écrit ceci. Maintenant, nous ne savons pas quand il l'a écrit. Il l'a écrit quelque part entre l'an 50 et l'an 70 après JC, quelque part avant la destruction de Jérusalem. Nous ignorons quand.

Nous ne savons pas pour quelle raison il a écrit ceci et je puis vous l'exprimer dans une affirmation simple. Cet Evangile est rédigé pour répéter/réviser l'histoire du salut et dans cette histoire démontrer que Jésus est le Christ, le Messie annoncé, le Roi des Juifs, qui a été rejeté par les siens, qui a été reçu par les païens et qui un jour reviendra régner comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs. C'est l'Evangile. C'est l'histoire du Roi qui vient, le Roi qui est rejeté et le Roi qui reviendra. Tel est le message de Matthieu. Très simple.

Et laissez-moi juste parler des trois tendances et courants majeurs de ce récit particulier. Premièrement, Matthieu traite du Roi révélé. La première chose que vous remarquez dans l'Evangile de Matthieu c'est que Christ est présenté comme un roi. Il n'y a pas la moindre tergiversation à ce sujet. La personne de Jésus est peinte en des couleurs royales. Son arbre généalogique est remonté à partir d'une lignée royale et nous verrons cela ce soir. Sa naissance est redoutée par un roi rival. Les Mages offrent leurs présents royaux.

Son hérault, Jean-Baptiste, déclare que Son Royaume est proche. Et même dans Sa tentation, on retrouve Sa royauté parce que la tentation elle-même atteint un climax lorsque Satan Lui offre les royaumes de la terre, reconnaissant ainsi qu'Il a le droit de régner. Son formidable message sur la montagne constituait le manifeste d'un roi, édictant les lois du royaume. Ses miracles constituaient Ses pouvoirs royaux. Ses paraboles étaient appelées les “mystères du royaume”.

Il a été salué comme étant le Fils de David. Il revendique la liberté de rendre hommage aux rois de la terre parce qu'Il est Lui-même un enfant de roi. Il fait une entrée royale à Jérusalem et réclame la souveraineté et raconte à Son propre sujet, l'histoire des noces d'un fils de roi. Et tandis qu'Il était confronté à la croix, Il a prédit Son règne futur.

Il a déclaré avoir autorité sur les anges si bien qu'Il aurait pu en appeler une légion pour Sa défense. Ses dernières paroles sont une revendication souveraine et un commandement royal tandis qu'Il déclare: “Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez”. Matthieu Le présente donc comme un roi, un roi révélé.

Le livre revêt ensuite un autre caractère, le roi rejeté. Et tandis que nous étudions l'Evangile de Matthieu, nous verrons que les gens vers lesquels Il est venu et dont Il a recherché la soumission ne la Lui ont jamais accordée et Il a été un roi rejeté. Matthieu constitue un Evangile de rejet. Aucun autre Evangile n'a autant à dire sur Sa souveraineté et aucun autre Evangile n'a autant de choses à dire sur Son rejet en tant que Roi. L'ombre du rejet ne s'éloigne jamais de l'Evangile selon Matthieu. Avant Sa naissance, Sa mère a risqué d'être rejetée par Joseph. A Sa naissance, Jérusalem a été tourmentée et Hérode en a eu après Sa vie. Sur les plaines de Bethléem, on n'entend aucune chorale d'anges mais plutôt les pleurs et les angoisses des mères au moment où leurs enfants sont massacrés.

On L'a emmené au loin pour préserver Sa vie et Il a passé 30 ans dans l'obscurité d'un petit village sans réputation appelé Nazareth. Son précurseur a été mis dans un cachot et décapité en fin de compte. Il n'avait nulle part où poser Sa propre tête. Ses paraboles laissaient entendre que Son royaume ne serait pas accepté de Son vivant. Et même dans Sa mort Il a dit: “Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?” Aucun voleur repentant ne prie. Aucune parole de sympathie humaine n'est prononcée. Ceux qui passent par là en revanche insultent et se moquent. Et on engage même des soldats pour aller jusqu'à mentir au sujet de Sa résurrection.

Dans aucun autre Evangile l'attachement à Christ n'est aussi amer que dans Matthieu, du début à la fin. Ainsi donc, le roi est révélé et le roi est rejeté. Mais Matthieu présente également le fait que le Roi revient. Et aucun autre Evangile ne met autant l'accent sur la seconde venue comme l'Evangile d'après Matthieu. Et donc, dans un sens, c'est un Evangile de triomphe. Quand vous arrivez aux chapitres 24 et 25 et que vous entendez qu'Il viendra dans les nuées avec une grande gloire alors vous savez qu'Il finira par régner. C'est donc un Evangile de révélation d'un roi, le rejet du roi, le retour du roi.

Mais pour démarrer, regardons le chapitre 1. Et Matthieu commence par présenter le Roi. Le Roi est révélé. Et tout commence par l'arbre généalogique de Jésus. Si un roi doit être salué comme tel, s'il doit être cru en tant que roi, s'il doit avoir une quelconque crédibilité, si qui que ce soit doit accepter le fait qu'il est, effectivement, un roi, alors cela doit commencer avec la preuve qu'il descend bien d'une lignée royale.

Il y avait une lignée royale en Israël et elle passait par David. Dans 2 Samuel 7, Dieu a déclaré à travers le prophète Nathan à David que ce serait de ses reins que sortirait un roi qui régnerait sur Israël et établirait un royaume éternel. Cette promesse ne s'est jamais accomplie en Salomon. Et ils ont donc attendu encore et encore qu'il naisse quelqu'un de la descendance de David pour accomplir cette prophétie. Si donc Jésus doit être le roi, il doit être établi qu'Il a le droit de régner parce qu'Il est issu de la généalogie de la royauté.

C'est exactement ce que présentent les versets 1 à 17. Lisons-les, regardez-les. “Généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d'Abraham. Abraham engendra Isaac; Isaac engendra Jacob; Jacob engendra Juda et ses frères; Juda engendra de Tamar Pharès et Zara; Pharès engendra Esrom; Esrom engendra Aram; Aram engendra Aminadab; Aminadab engendra Naasson; Naasson engendra Salmon; Salmon engendra Boaz de Rahab; Boaz engendra Obed de Ruth; Obed engendra Isaï; Isaï engendra David. Le roi David engendra Salomon de la femme d'Urie;

Salomon engendra Roboam; Roboam engendra Abia; Abia engendra Asa; Asa engendra Josaphat; Josaphat engendra Joram; Joram engendra Ozias; Ozias engendra Joatham; Joatham engendra Achaz; Achaz engendra Ezéchias; Ezéchias engendra Manassé; Manassé engendra Amon; Amon engendra Josias; Josias engendra Jéchonias et ses frères, au temps de la déportation à Babylone.

Après la déportation à Babylone, Jéchonias engendra Salathiel; Salathiel engendra Zorobabel; Zorobabel engendra Abiud; Abiud engendra Eliakim; Eliakim engendra Azor; Azor engendra Sadok; Sadok engendra Achim; Achim engendra Eliud; Eliud engendra Eléazar; Eléazar engendra Matthan; Matthan engendra Jacob; Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qui est appelé Christ.”

“Il y a donc en tout quatorze générations depuis Abraham jusqu'à David, quatorze générations depuis David jusqu'à la déportation à Babylone, et quatorze générations depuis la déportation à Babylone jusqu'au Christ.” Nous allons nous arrêter là.

Je ne vais pas vous laisser vous en aller tout de suite parce que vous n'avez encore aucune information pratique. Vous dites, “Mais pourquoi, bon sang, avons-nous tout ceci?” Eh bien, laissez-moi vous dire pourquoi. Pour commencer, les juifs étaient tenaces sujet de leur pedigree/race. Et si quelqu'un devait leur être présenté comme roi, il était absolument indispensable qu'il ait un pedigree pour l'attester. Ceci a toujours et toujours été important pour les juifs.

Par exemple, après la conquête de Canaan – vous vous rappelez lorsqu'ils sont entrés dans le territoire de Canaan et qu'ils ont pris possession de la terre où coulaient le lait et le miel comme Dieu le leur avait promis à leur sortie d'Egypte? Après la conquête du pays de Canaan il s'est avéré essentiel de déterminer la tribu de chaque individu ainsi que son héritage pour que chacun puisse savoir où il devait vivre étant donné que le territoire avait été réparti parmi les diverses tribus.

Et d'après Nombres chapitre 26 et chapitre 35, chacun devait connaître sa tribu, on devait connaître sa famille et on devait connaître la maison de son père pour pouvoir s'identifier au bon emplacement dans le pays. Un pedigree était donc très important. L'identification tribale était essentielle. Dans certaines circonstances et d'après le livre de Ruth - chapitres 3 et 4 - nous n'allons pas prendre le temps de regarder tout cela. Cependant, d'après Ruth chapitres 3 et 4 – dans certaines circonstances, le transfert de propriété exigeait une connaissance précise de l'arbre généalogique familial. Dieu voulait que le terrain d'une tribu reste la propriété de la tribu concernée et il fallait donc un pedigree pour pouvoir faire certaines transactions à caractère foncier.

Une autre chose intéressante nous est indiquée dans Esdras 2. Il me semble que c'est le verset, je pense que c'est loin à la fin d'Esdras 2. Vous pouvez le trouver vous-mêmes. Mais il nous est dit à la fin d'Esdras – je vais voir si j'arrive à repérer le verset – verset 62: “Ceux-là cherchèrent leur registre, en recherchant leur généalogie” (Martin). Et ce que cela signifie c'est qu'après la captivité babylonienne lorsque le peuple a commencé à revenir en Israël – vous vous souvenez à la fin des 70 ans, ils ont commencé à revenir en masse – plusieurs d'entre eux disaient être prêtres et revendiquaient l'appartenance à la tribu de Lévi.

Et vous savez que Dieu était très très sérieux/exigeant au sujet de l'identité de prêtre. Vous le savez. Quiconque tentait de jouer le rôle de sacrificateur alors qu'il n'en était pas un courait un très grand danger. Ainsi donc, quand ces gens sont revenus et qu'ils ont essayé de revendiquer le droit au sacerdoce, ils ont dû en donner la preuve sur la base, il est dit dans Esdras 2:62, de leur généalogie. Et s'ils n'y étaient pas alors ils étaient écartés de la prêtrise. Ils avaient donc besoin de connaître leur pedigree pour bénéficier d'un changement de terrain pour leur emplacement tribal et leur identification en tant que sacrificateurs à leur retour de la captivité.

Et, en fait, c'est plus intéressant de se rappeler et je suis convaincu que vous vous souvenez de ceci, que même au tout début du Nouveau Testament, qu'est-ce que Joseph et Marie font? Ils vont se faire enregistrer en fonction de leurs ancêtres au lieu indiqué, parce que les gens étaient encore identifiés/recensés de cette manière.

Et dans Luc chapitre 2, dans les quatre premiers versets, il nous est tout simplement dit cela. Je vais vous le lire très rapidement. “Or il arriva en ces jours-là, qu'un Edit fut publié de la part de César Auguste, portant que tout le monde fût enregistré. Et cette première description fut faite lorsque Cyrénius avait le gouvernement de Syrie. Ainsi tous allaient pour être mis par écrit, chacun en sa ville. Et Joseph monta de Galilée en Judée, savoir de la ville de Nazareth, en la cité de David, appelée Bethléem, à cause qu'il était de la maison” de qui? “et de la famille de David”.

Vous voyez, ces identifications existaient encore au moment de la naissance de Jésus-Christ. D'ailleurs, les écrits de Josephus, l'historien antique, soutiennent l'usage des dossiers ancestraux comme partie intégrante de la culture juive autour de l'époque de Jésus-Christ. C'était donc une chose très courante. Les Juifs tenaient vraiment à ce que tout le monde ait son pedigree pour déterminer leur appartenance avec précision.

Maintenant, dans le Nouveau Testament, il y a Paul qui dit quelque chose de ce genre, Romains 11:1, “Je demande donc: Dieu a-t-il rejeté son peuple? à Dieu ne plaise! Car je suis aussi Israëlite, de la postérité d'Abraham, de la Tribu de” - quoi? - “Benjamin.” Vous voyez, il était encore en train de décliner son pedigree. C'était très important pour les juifs. Et c'est pour cette raison que vous voyez qu'il y a au moins 50 généalogies dans l'Ancien Testament. Il y avait une raison à cela. Non seulement la lignée royale, la lignée sacerdotale mais aussi en terme de transfert de propriété et ainsi de suite.

Tout cela est différent aujourd'hui. Les juifs modernes ne le savent pas. Ils n'ont absolument – observez ceci – ils n'ont absolument aucun enregistrement de leur ascendance tribale aujourd'hui. Rien du tout. Ils ne peuvent pas la retrouver. Cela a complètement disparu. Je veux dire que cela s'est complètement évaporé. Aucun des juifs contemporains ne saurait prouver qu'il descend de David. Je veux cependant que vous sachiez quelque chose. Si quelqu'un venait à prétendre être le Messie, il ne serait pas en mesure de le prouver. Et pourtant certains juifs orthodoxes attendent encore la venue du Messie. Le problème cependant c'est qu'il n'y aura jamais aucun moyen généalogique de le prouver. Ce qui permet de dire ceci: Jésus-Christ est le dernier prétendant vérifiable au trône de David. Si Lui n'est pas le Messie alors personne d'autre ne pourra jamais faire une revendication crédible à ce sujet. Point final.

Maintenant, nous examinons cette généalogie de Matthieu dans les grandes lignes. Nous n'allons pas entrer dans les détails pour vous raconter l'histoire de chaque nom. Détendez-vous donc. Toutefois, dans cette généalogie, nous avons ce qu'on appelle un enregistrement/archive descendant(e) qui conduit à Jésus en passant par Joseph. Un enregistrement descendant. Il descend directement de David et Abraham pour parvenir à Jésus en passant par Joseph.

Dans le Nouveau Testament, la généalogie de Jésus est également enregistrée au troisième chapitre de Luc. Vous n'avez pas besoin de vous y rendre. Je vais me contenter d'y faire allusion. Toutefois, la généalogie qui se trouve dans Luc est à l'envers. Il s'agit d'une généalogie ascendante. Elle commence avec Jésus et remonte en passant par Marie. Ainsi donc, vous avez ici une généalogie qui descend et passe par Joseph et là-bas vous avez plutôt une généalogie qui remonte en arrière en passant par Marie. Une commence avec Jésus tandis que l'autre se termine avec Jésus. Cela va dans les deux sens et se termine de la même manière. C'est un peu comme si l'Esprit de Dieu disait: “Peu importe comment vous le découpez, braves gens, il s'agit bien de Lui.”

Il existe d'autres différences entre celle-ci et la généalogie de Luc. Matthieu montre ce qui est légal. Observez ceci. Vous allez devoir le comprendre. Matthieu montre la descendance légale de Jésus en tant que Roi d'Israël. Luc présente la filiation linéaire. Autrement dit, Matthieu nous montre la lignée royale tandis que Luc nous présente la lignée de sang. Vous dites: “C'est quoi la différence?” Voici la différence. La lignée royale – observez à présent – la lignée royale passait toujours par quel parent? Le père. Cela venait toujours du père. Jésus n'avait cependant aucun père humain. Ainsi donc, pour avoir la lignée de sang qui permettait de régner, il aurait fallu qu'Il soit également un descendant de David du côté de sa mère. Comprenez-vous cela?

Par conséquent, la lignée de Marie correspond également à la lignée de David. Ainsi, de Marie vient la lignée de David et à travers Joseph également vient la lignée de David. A travers Marie, Il a le sang de David et à travers Joseph, Il a le droit à la souveraineté qui appartient à David. Même si Joseph n'était pas Son père biologique, il l'était sur le plan légal.

Restez avec moi. Nous allons le couvrir d'une autre façon. Matthieu suit la lignée royale par David et Salomon, fils de David. Matthieu suit tout le long jusqu’en bas, il arrive à David et la ligne royale passe par Salomon. Mais David avait un autre fils. Il en avait plusieurs. Cet autre fils était Nathan. Et la lignée de Marie est venue par Nathan. Donc, ce que vous avez est une ligne descendant par David, et qui va de cette façon-ci par Salomon et de celle-là par Nathan. Par Nathan vous parvenez à Marie et par Salomon vous arrivez à Joseph. Tous deux de la semence de David. Tous deux avaient le sang royal.

Ainsi, par la lignée de sang, Il est issu de David. Sur le plan légal et en tant qu’héritier au trône de David, Il descend de David aussi bien de Sa mère que de Son père. Il est véritablement descendant de David à travers Marie. Il est l’héritier légitime de David à travers Joseph.

Regardez au verset 16. “Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie ». Cela n’est-il pas intéressant ? Qu’est-ce que cela ne dit pas ? Le père de Jésus. Joseph n’était pas le père de Jésus d’une manière humaine. Il était l’époux de Marie. La Bible n’appelle jamais Joseph le père de Jésus. En passant, regardez à nouveau le verset 16. « Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle est né Jésus ». «De laquelle» est au genre féminin en grec. Il n'est pas né de Joseph. Il est né de Marie.

Il était légalement l’enfant de Joseph parce que lorsqu’on était adopté dans une famille, on en était un enfant légitime avec tous les droits et privilèges que cela implique. Il était l’enfant légitime de Joseph. Il était l’enfant de Marie de par Sa lignée et par le sang. Et donc, de toute manière possible, Jésus-Christ avait le droit de régner. C’est le père qui a donné la lignée royale. La mère a donné le sang royal à Jésus.

C’est intéressant que dans Luc, dans sa généalogie, verset 23 du chapitre 3, il est dit : « Jésus avait environ trente ans lorsqu'il commença son ministère, étant, comme on le croyait, fils de Joseph, fils d'Héli », et ainsi de suite. Tout le monde Le considérait – observez à présent ceci – bien qu’Il n’ait pas réellement été le fils de Joseph, Il était considéré comme tel par tout le monde. Il n’était pas le fils biologique de Joseph, Il était considéré par tout le monde comme étant le fils de Joseph.

Cependant, beaucoup de gens ont pensé, au moins au moment de Sa naissance, qu’Il était le fils d’une affaire illicite. Ils L’appelaient cependant le fils de Joseph parce que Joseph s’était présenté comme son père légal. Il n’y a vraiment jamais eu de question véritable à ce sujet. En fait, tout au long de Sa vie, Il a été reconnu comme le fils de Joseph. Il n’y a jamais eu le moindre débat parce qu’ils acceptaient ce qui équivaut à une adoption sur le plan légal avec tous les droits et avantages impliqués. Dans Luc 4 :22, ils rendaient témoignage, « et ils disaient : N'est-ce pas le fils de Joseph ? » Ils le reconnaissaient donc.

Parfait - écoutez à présent – un accomplissement parfait. Un parfait accomplissement. Regardez au verset 11. “Et Josias” – j’aimerais extraire une pensée ici qui est très fascinante –  « Josias engendra Jéchonias et ses frères, au temps de la déportation à Babylone. » « Après la déportation à Babylone » - observez ceci – « Jéchonias engendra Salathiel; Salathiel engendra Zorobabel ». Maintenant, j’aimerais que vous sachiez quelque chose de très intéressant. Nous lisons ce nom Jéchonias. Josias engendra Jéchonias et Jéchonias engendra tel et tel.

Il y a cependant quelque chose de très intéressant. Vous rappelez-vous de qui est cette lignée de Luc – ou Matthieu ? Joseph. C’est la filiation de Joseph. N’est-ce pas? Et j’aimerais que nous remarquiez quelque chose. Jérémie 22:30. Ecoutez tout simplement. Notez-le. Jérémie 22 :30. Ecoutez à présent ce qui est dit. “Ainsi parle l'Eternel : Inscrivez cet homme comme privé d'enfants ». Et l’homme dont il est question est Jéchonias, le même homme. «Un homme dont les jours ne seront pas prospères; Car nul de ses descendants ne réussira à s'asseoir sur le trône de David ». Avez-vous saisi cela ? Tel était la malédiction qui reposait sur Jéchonias dans Jérémie 22:30.

Ecoutez-moi. Si Jésus avait été le véritable fils de Joseph, Il n’aurait jamais pu s’asseoir sur le trône de David. Avez-vous saisi cela ? Il aurait été sous la malédiction. Et en même temps, Il avait besoin d’être le fils légitime de Joseph pour y avoir droit. Alors, Dieu a dû développer un plan pour qu’Il soit un héritier légitime au trône sans pour autant être d’une descendance de David qui passerait par Jéchonias. Et Dieu l’a donc fait à travers la naissance virginale, contournant la véritable lignée de sang de Jéchonias tout en conservant le droit à la souveraineté pour régner et descendre par le sang du côté de Marie.

C’est quelque chose de fantastique, n’est-ce pas? La manière dont Dieu a préservé chaque petit détail. Et la naissance par une vierge a résolu le problème. Voyez-vous, la raison d’être de la généalogie est d’attester qu'Il est bien Celui qui a le droit de régner. Ecoutez, cela pourrait me prendre un long moment pour en déchiffrer la signification mais il suffisait aux Juifs de le lire pour comprendre le message. Ils connaissaient leur Ancien Testament. Ils étaient au courant pour la malédiction de Jéchonias. Ils connaissaient cette lignée. Ils connaissaient leurs pedigrees. Et Matthieu établit le fait qu’Il a le droit d’être roi.

Retournons au verset 1 un instant. Tout ceci n’est encore que l’introduction. « Le Livre de la Généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d'Abraham. » (Martin) Le livre, biblos, cela peut signifier un livre ou encore une liste de noms. Ici, cela signifie une liste de noms, un enregistrement/archive. “Le livre de la geneseōs”, genèse, le commencement. “Le livre du commencement au sujet de Jésus-Christ”. Voici l’histoire de comment Jésus est venu à être. Voici l’enregistrement/les archives de Ses origines, les archives de Ses ancêtres.

Iēsous Christos.  Iēsous est l’équivalent grec de Yeshua de l’Ancien Testament ou Jeheshua qui signifie tout simplement “Jéhovah sauve”. Cela allait être Son nom. Matthieu 1 :21, il est dit : « et tu appelleras son nom Jésus, car c'est lui qui » - quoi ? – « sauvera son peuple de leurs péchés. » Jeshua. Jéhovah sauve. Et la forme contractée insiste sur l’action verbale.

Et ensuite il y a Christos, qui veut dire « celui qui est oint ». Et Il était oint en tant que prophète. Il était oint comme sacrificateur et Il était également oint comme quoi ? Comme un roi. Et vous avez donc ici un livre sur les origines de Celui qui allait sauver, qui était oint comme prophète, sacrificateur et roi. Oh, c’était si important de le savoir. Et notre bien-aimé Seigneur Jésus, pur et sans tâche, exempt de péché a été ridiculisé, diffamé, calomnié et toujours, toujours il y a des insinuations et des remarques au sujet de Ses origines.

Au 13ème de Matthieu dans le 54ème, « Et étant venu dans son pays, il les enseignait dans leur synagogue, en sorte qu'ils étaient étonnés et disaient: D'où viennent à celui-ci cette sagesse et ces miracles ? » Matthieu 13 :54. Où a-t-Il été chercher cette capacité ? “Celui-ci n'est-il pas le fils du charpentier? Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie? Et ses frères, Jacques, et Joses, et Simon, et Jude? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes auprès de nous? D'où donc viennent à celui-ci toutes ces choses? Et ils étaient scandalisés en lui »

Il n’a aucun droit à ce genre de choses. Il est issu d’un petit groupe à Nazareth. Au 7ème chapitre de Jean, on trouve à nouveau ce genre de railleries au sujet de Ses origines. Jean 7 :27. Jésus se rend à la fête des Tabernacles et les Juifs s’énervent contre Lui à cause de ce qu’Il dit. Et au verset 27, « Cependant celui-ci, nous savons d'où il est; mais le Christ, quand il viendra, personne ne saura d'où il est. » Ecoutez, nous connaissons ce Jésus. Je veux dire qu’Il ne s’agit certainement pas du Christ. Nous savons d’où Il est, Lui. C’est un paysan de Nazareth, là haut sur la colline. Je veux dire qu’il était impensable que le Messie vienne d’ailleurs que Jérusalem. Une telle pensée était intolérable. Il était un incognito venu de nulle part.

Et au verset 40, “Des gens de la foule, ayant entendu ces paroles, disaient : Celui-ci est vraiment le prophète. » “C’est le prophète au  sujet duquel Moïse a prophétisé dans le Pentateuque par le passé.” « Voici le prophète ». D’autres disaient : « C’est le Christ. » Cependant, certains disaient, “Le Christ, sortir de Galilée ? Vous voulez rire?”

Au 8ème chapitre au 41ème verset, « Vous faites les oeuvres de votre père », dit-Il aux pharisiens, les dirigeants juifs. «Vous, vous faites les oeuvres de votre père. Ils lui dirent donc: Nous ne sommes pas nés de la fornication » (Darby). Que pensez-vous qu’ils essayaient de dire par là ? C’est de la médisance. « Nous ne sommes pas nés de la fornication; nous avons un père, Dieu. »

Verset 48, “Les Juifs répondirent et lui dirent: Ne disons-nous pas bien que tu es un Samaritain, et que tu as un démon? » Tu n’es qu’un démoniaque issu de la fornication qui est venu d’une ville de rien du tout et d’une famille obscure. Nous n’avons rien à voir avec une quelconque de tes références messianiques.

Ainsi Matthieu, vous voyez, regarde en arrière à tout ceci et sous l’inspiration du Saint-Esprit, Il écrit le livre des origines de Jésus-Christ afin qu’on ait jamais besoin de se demander d’où Il vient. Maintenant, il y a une emphase sur cette généalogie dont j’aimerais parler pour la dernière fois que nous avons ensemble ce soir.

Il y a ici une insistance qui me passionne tout simplement. C’est tout bonnement, c’est tissé dans ce truc d’une manière où, quand j’ai commencé à l'étudier et que je cherchais le Seigneur, j’ai dit : « Seigneur, que veux-Tu que je dise à ce sujet ? » Comment vais-je faire ça ? Comment rattacher tout ce machin ensemble, ces noms ? Que vais-je dire ? »

Et j’ai commencé à penser au fait que Jésus-Christ était un roi. Cependant, Il n’était pas un roi comme n’importe quel autre roi. Il n’était pas un roi qui gouvernait par la loi. Il était un roi qui gouvernait par quoi ? Par la grâce. Et j’ai commencé à fouiller la généalogie pour voir si je parvenais à y trouver la grâce. Et oh, la grâce a tout simplement commencé à couler de partout, partout. Cela s’est répandu partout sur mon bureau. La grâce était partout.

C'est un Roi de grâce. Et vous savez, y compris dans ceci, Dieu ne peut même pas présenter les accréditations royales de Jésus sans répandre la grâce partout sur tous ceux qui les lisent. C’est partout. Il est un roi. Mais la plupart des rois gouvernent avec une main de fer. La plupart des rois règnent par la loi. La plupart des rois ne savent absolument rien au sujet de la grâce. Celui-ci si. Oh, quel roi miséricordieux. Et je vois cela dans quatre choses. Vous avez peut-être un plan d'étude avec vous. Vous pouvez voir comment cela se déroule tel le bourgeonnement d’une belle fleur.

Premièrement, je vois le Roi de grâce dans le choix d’une seule femme, le choix d’une seule femme. La première chose qui m’a frappé c’est lorsque je lisais le verset 16 et qu’il est dit : « Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qui est appelé Christ. » Et j’ai pensé en moi-même, « Oh, voilà la grâce. » La grâce à cette seule femme. Cette seule petite femme, Marie, est devenue la mère du Messie, la mère du Fils de Dieu. Marie. Comme Luc l’enregistre, « L’enfant d’Héli, Marie ».

Personne ne connaissait Marie avant ceci. Je ne veux pas trop vous bousculer mais je vais vous dire quelque chose. Marie était une pécheresse. Marie était une pécheresse. Vous dites, “Eh bien, je suis catholique. Je ne le crois pas.” Eh bien, la Bible nous dit que Marie était une pécheresse. Elle était comme tout le monde. Elle était comme tous les autres hommes et comme toutes les autres femmes. Je n’insinue pas qu’elle ait été pire que qui que ce soit d'autre. Elle était probablement meilleure que beaucoup. Et sans aucun doute une personne profondément pieuse et religieuse, cependant elle était une pécheresse qui avait besoin d’un Sauveur et le Seigneur Jésus-Christ a dû être un sauveur pour elle autant qu’Il était son fils.

Et cependant, Dieu dans Sa merveilleuse et mystérieuse grâce l’a choisie. Vous savez quelque chose ? Dieu n’était pas obligé de le faire. Mais Il a choisi Marie. Quelle grâce! Vous savez, l’Eglise Catholique Romaine a élevé Marie à un niveau d’une incroyable hauteur. Je suis certain que Marie serait en colère si elle l’apprenait. Je suis sûre qu’elle n’est pas tellement ennuyée avec tout cela au ciel. Mais ils disent que Marie est sans péché, que Marie a conservé une virginité perpétuelle, ce qui est difficile puisque les gens récitaient tous les noms de ses enfants.

Ils disent que Marie est co-rédemptrice avec Christ. Elle est son égale dans notre salut. Elle est co-médiatrice – ce qui veut dire qu’il n’y a pas un seul médiateur entre Dieu et l’homme mais plutôt deux : Marie et Jésus – qu’elle est corporellement montée au ciel et n’est jamais morte parce qu’elle était sans péché, par conséquent elle ne mourra jamais, elle est montée. Ils reflètent littéralement en Marie tout ce qui est vrai au sujet du Christ. Malheureusement, rien de tout cela n’est vrai à propos de Marie.

Bien-aimés, laissez-moi vous dire ceci. Marie n’était qu’une femme pécheresse comme toutes les autres femmes. Et elle avait besoin d’un sauveur. Dans Marc 3 :31, il nous est dit : « Survinrent sa mère et ses frères, qui, se tenant dehors, l'envoyèrent appeler. » Et Jésus se trouvait à l’intérieur en train d’enseigner. « La foule était assise autour de lui, et on lui dit : Voici, ta mère et tes frères sont dehors et te demandent. Et il répondit : Qui est ma mère, et qui sont mes frères? Puis, jetant les regards sur ceux qui étaient assis tout autour de lui : Voici, dit-il, ma mère et mes frères. » En d’autres termes, c’est vous ma mère et mes frères. « Car, quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma soeur, et ma mère. »

Jésus a minimisé la place de Marie. Marie était un visage dans la foule. C’est tout. Marie n’était personne quant à cette question. Marie devait emprunter la même voie que tout le monde pour être en relation avec Jésus-Christ. Cela n’avait rien à avoir avec le fait qu’elle était Sa mère. Il devait faire la volonté du Père, vous voyez ? C’est comme ça que ça devait être.

Et dans Luc 11:28, il est dit ceci. « Et il répondit», c’est grandiose – Oui, plutôt – Eh bien, retournons au verset 27. « Tandis que Jésus parlait ainsi, une femme, élevant la voix du milieu de la foule, » - Jésus est entrain de parler ici. « une femme, élevant la voix du milieu de la foule, lui dit : Heureux le sein qui t'a porté ! heureuses les mamelles qui t'ont allaité ! » Cette femme aurait pu faire une bonne catholique romaine. « Bénie est Marie. » « Mais Jésus répondit : » - « ouais, mais surtout » - c’est l’idée ici – « Heureux plutôt ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui y obéissent ! »

Vous voyez, Il a identifié le vrai problème, n’est-ce pas? Ce n’était rien de sanctifiant au sujet de Marie. Le problème c’était l’obéissance à Sa Parole et Marie en avait besoin autant que qui que ce soit d’autre. Marie le savait. Elle le savait.

Dans Luc 1:28, “L'ange entra chez elle, et dit : Je te salue, toi à qui une grâce a été faite; le Seigneur est avec toi .» Vous savez ce que c’est dans la version grecque ?   « Toi qui es pleine de grâce ». Marie avait besoin de grâce. Voyez-vous cela ? Et la grâce c’est quel genre de faveur? Une faveur non méritée qui est accordée aux pécheurs. Et ensuite, lorsqu’elle a prié, elle a dit : « Mon âme exalte le Seigneur, » Luc 1 :46. « Et mon esprit » - observez ceci – « se réjouit en Dieu, mon Sauveur ». Marie le savait pertinemment. Elle savait. Elle savait.

Attention! Marie était une femme merveilleuse. Je ne le renierai pas. Elle était probablement très pieuse, une femme pure, vierge. Cependant, elle était pécheresse et avait besoin d’un sauveur. Hé, voyez-vous la grâce de Dieu en ce qu’Il a choisi une pécheresse pour être Sa propre mère ?

Deuxièmement. Nous voyons l’Evangile de grâce dans le choix d’une femme. Nous le voyons également dans la descendance de deux hommes. La semence de deux hommes. Regardez le verset 1. Ceci est fabuleux. Verset 1. “Généalogie de Jésus-Christ, fils de David, » - et quel est le deuxième ? – « fils d'Abraham. » Laissez-moi vous poser une question simple. David était-il pécheur ? Abraham était-il pécheur ? Dieu a-t-Il fait preuve de grâce envers eux? Oui.

Imaginez David, David qui a péché de manière si vile avec Bathsheba et qui a fait tuer son mari. David, le polygame. David – et on pourrait presque dire – le « perverti » sexuel, sauf si peut-être le mot est trop fort. David qui était sexuellement tourmenté. David, un père pourri. David qui a tué un grand nombre de personnes, tant et si bien que ses mains étaient beaucoup trop couvertes de sang pour construire le temple de Dieu.

Et Abraham. Abraham a menti au sujet de sa femme en Egypte et les a tous les deux couverts de honte. Abraham qui a douté de Dieu. Abraham qui a commis l’adultère avec Hagar. Abraham, une fois de plus à Gerar, a menti au sujet de Sarah et l’a donnée au roi comme si elle avait été sa sœur. Deux pécheurs et leur semence était le Fils de Dieu. C’est la grâce.

Dieu a utilisé ces deux, l’un pour être le père de la nation du Messie et l’autre pour servir de père à la lignée royale. Jésus est fils de David, fils d’Abraham. Sa connexion au peuple hébreu est raciale et royale. Elle est d’abord royale c’est pour cela que David vient en premier. C’est le point que Matthieu veut établir. Et, soit dit en passant, la grâce a été étendue à chaque, à chacun de ces hommes, même dans leur descendance. Je veux dire, pensez-y ! Vous dites, « Eh bien, David a fait des progrès tout comme Abraham. » Très bien, mais qu’en est-il de leurs descendants? Qu’en est-il de Salomon et d’Isaac ?

Par exemple, le fils de David sur lequel David comptait pour la prochaine étape dans ce merveilleux accomplissement s’est avéré être une terrible, terrible tragédie. Son histoire constitue un échec désastreux. En dépit de sa nature paisible, malgré sa sagesse inégalée, Salomon a mené une vie de stupidité et de folie épouvantables. Il a semé des graines de perturbation en épousant plusieurs femmes étrangères. Il a dépassé son père de loin en ayant des centaines de femmes et de concubines qui ont détourné son cœur de l’Eternel, à ce que dit la Bible.

Le fils de la chair de David était une déception. Le fils de la chair de David a brisé l’unité d’Israël. Et Dieu aurait alors eu tous les droits d’annuler purement et simplement Sa promesse. Pourtant, Il ne l’a pas fait. Un jour, il est venu un plus grand fils de David, le Seigneur Jésus-Christ, qui a surmonté les échecs de David et a triomphé des échecs de Salomon et avec une sagesse infinie, Il bâtira un temple qui ne sera jamais détruit.

Ensuite, il y a eu le fils d’Abraham. Le fils sur lequel Abraham comptait pour l’accomplissement de la formidable promesse de Dieu, le fils qui est né quand Abraham avait 100 ans. Le fils sur lequel reposait ses espoirs. Et Isaac, et son nom signifiait d’ailleurs « rire » à cause de la joie de leurs cœurs au moment de sa naissance. Et à travers lui devait arriver la semence qui allait porter l’entreprise de Dieu.

Mais cette semence a failli et Israël a échoué et Dieu l’a mis de côté et a découpé un nouveau canal, l’église. Et l’histoire d’Isaac et de sa descendance est une histoire de faiblesse et une histoire d’échec et une histoire d’apostasie et une histoire d’idolâtrie, et une histoire de péché. Cependant Jésus-Christ, l’ultime fils d’Abraham est venu accomplir tout ce que Isaac n’a pas pu faire et de Lui jaillira une descendance qui sera aussi nombreuse que le sable de la mer et aussi abondante que les étoiles dans le ciel. Et ils accompliront les desseins de Dieu pour toujours.

Ainsi Jésus-Christ, fils de David, fils d'Abraham, est venu vaincre les échecs de ces deux lignées et de leurs semences/descendances afin d’accomplir ce qu'ils n'ont jamais pu accomplir. Toutefois, Il est venu par la filiation de deux pécheurs. C'est la grâce. C'est la grâce. La grâce de Dieu est vue dans une femme et deux hommes.

Et troisièmement, nous voyons la grâce de Dieu dans l’histoire de trois ères. L’histoire de trois époques. Observez maintenant ceci. C’est le plus fascinant. Au verset 17, regardez. “Il y a donc en tout quatorze générations depuis Abraham jusqu'à David, quatorze générations depuis David jusqu'à la déportation à Babylone, et quatorze générations depuis la déportation à Babylone jusqu'au Christ.” Vous l’avez remarqué ? Trois ères : une femme, deux hommes, trois époques.

Maintenant, la première ère est la période qu’il mentionne d’Abraham à David. Il s’agit de l’époque des patriarches. C’est la période d’Abraham et d’Isaac et de Jacob et de Joseph. C’est la période des patriarches et la période des juges. Vous avez, et c’est à cette époque que vous avez les grands patriarches et les grands juges comme Déborah et Barak et Samson et Jephté et tous ceux là. C’est cette grande époque d’héroïsme qui a fait la célébrité d’Israël. Vous avez même des gens comme Ruth et des personnes comme Jesse, le père de David. Ah, c’était une période de grandeur.

La deuxième ère est celle qui va de David à la déportation de Babylone. Vous savez ce qui est arrivé ? C’est une période de déclin. La première période est une époque d’ascendance tandis qu’Israël sort de l’inexistence et du néant  au temps d’Abraham à la célébrité du fait de son grand héroïsme tandis que les juges le mènent de victoires en victoires. La seconde période est une période de monarchie. Dès que la monarchie est arrivée avec Saül – vous vous souvenez de ce qui s’est passé – les choses ont commencé à se détériorer.

Et à partir de David et dans la suite, vous avez les jours glorieux avec Salomon. Après Salomon cependant, c’est tragédie sur tragédie. Oh, de temps à autres, on a une petite lueur avec un Josaphat. Dans la généalogie, vous avez un petit aperçu d'Ezéchias. Vous avez une petite lueur d’un Josias et ils étaient bons et pieux. Mais ce qui semble dominer c’est Roboam et Achaz et Manassé, qui étaient des hommes méchants. Et c’est une période d’apostasie, et c’est une période de décadence qui finalement se termine dans la dévastation et la destruction d’Israël et la captivité à Babylone.

Vous dites quelle c'est quoi la troisième ère? La troisième période va de la captivité à Christ. Vous savez en quoi cette période consiste?   Nous n’en savons rien du tout. C’est une période qui est plongée dans les ténèbres. C’est 600 ans d’absence de date. Des noms que nous ne connaissons même pas. Abiud, Eliakim, Azor, Sadok, Achim, Eliud, Eliud, Eléazar, Eléazar, Matthan, Matthan, Jacob. Nous ne connaissons pas ces gens. Les oubliettes.

Ainsi, l’histoire d’Israël est l’histoire de trois ères. La généalogie nationale de Jésus est un mélange de tragédies et de gloire, c’est une généalogie qui inclut l’héroïsme et la disgrâce, une qui est faite de renommée et d’obscurité. Cependant et bien que la nation toute entière périclite jusqu’à ce que finalement ils maudissent et crachent sur leur propre Messie, c’est malgré tout de cette nation que le Messie est issu. Et une fois de plus, je vous dis, c'est une question de miséricorde. Il est le Roi miséricordieux. La grâce de Dieu a été accordée comme une évidence en une femme, deux hommes et trois époques dans l’histoire de la nation en déclin.

Finalement, la miséricorde de Dieu se manifeste dans l’inclusion de quatre paria/proscrits. Vous pourriez lire « femmes » sur votre plan d’étude, mais je veux signifier par là « les paria ». Vous voulez entendre quelque chose de fabuleux ? Il n’est fait mention que de quatre femmes dans cette généalogie. Seulement quatre femmes. J’aimerais que vous voyez qui elles sont.

La première femme, au verset 3, « Juda engendra de Tamar Pharès et Zara ». Tamar est la première dame qui apparaît dans la généalogie. Ses enfants, Pharès et Zara. Que peut-on dire au sujet de Tamar ? Quel genre de femme était Tamar? Laissez-moi vous la présenter. A partir de Genèse 38. Ecoutez.

“On en informa Tamar, et on lui dit » je n’ai pas vraiment le temps d’aller dans tout ceci. Juda prend une épouse pour son fils aîné. Juda cherchait une femme pour son aîné, alors il a pris cette dame. « On en informa Tamar, et on lui dit : Voici ton beau-père qui monte à Thimna, pour tondre ses brebis. » Il s’agit de Juda, son beau-père. « Alors elle ôta ses habits de veuve”. Son mari était décédé. “Elle se couvrit d'un voile et s'enveloppa”. Elle s’est pomponnée, vous voyez? “Et elle s'assit à l'entrée d'Enaïm, sur le chemin de Thimna; car elle voyait que Schéla était devenu grand, et qu'elle ne lui était point donnée pour femme. » Il s’agit de toute une autre histoire. Nous n’irons pas là-bas.

“Juda la vit, et la prit pour une prostituée, parce qu'elle avait couvert son visage. Il l'aborda sur le chemin, et dit : Laisse-moi aller vers toi. » Viens avec moi à la casbah. Vous connaissez cette petite ligne. “(Car il ne connut pas que c'était sa belle-fille.) « Elle dit : Que me donneras-tu pour venir vers moi? »”

Je veux dire en guise de prix. Je ne fais pas ça pour rien. « Il répondit : Je t'enverrai un chevreau de mon troupeau. Elle dit : Me donneras-tu un gage », - peux-tu me donner un chèque pour que je sache – « jusqu'à ce que tu l'envoies ?  Il répondit : Quel gage te donnerai-je? Elle dit : Ton cachet, ton cordon, et le bâton que tu as à la main. Il les lui donna. Puis il alla vers elle; et elle devint enceinte de lui. » Une gentille dame, n'est-ce pas ? Une gentille dame. Tamar. La prostitution et l’inceste. Vous dites, “Doux Jésus! Qu’est-ce qu’elle fait dans la lignée messianique?” Une prostituée.

Ecoutez, vous voulez entendre le pire? De cette grossesse sont sortis des jumeaux Pharès et Zara. Vous savez ce qui est étonnant à ce sujet ? Ce sont les prochaines personnes dans la généalogie de la lignée du Messie. Permettez-moi de vous présenter la prochaine dame. Ça périclite à partir d’ici.

Verset 5. « Salomon engendra Boaz de » -  Qui ? – « Rahab ». Quand vous dites « Rahab », quels sont les deux prochains mots qui vous viennent à l’esprit ? « la prostituée ». Rahab était une cananéenne, impure, proscrite, gentille, païenne, adoratrice d’idoles, une mauvaise femme, une prostituée professionnelle. Josué chapitre 2 nous en parle. Nous n’avons pas besoin d’y aller. Il est dit que les espions, en entrant à Jéricho, sont entrés dans la maison d’une prostituée du nom de Rahab. C’était une pute, une prostituée. Mais regardez, d’elle est sorti Boaz. Et savez-vous quelque chose au sujet de Boaz? Oh, quel homme pieux! Quel homme pieux.

Il y a une troisième dame ici. Regardez encore au verset 5. Et Boaz a eu un fils du nom d’Obed. Et Boaz était marié à qui ? Ruth ? Vous dites: “Mais Ruth n’était pas une prostituée. Ruth était adorable – elle n’était pas coupable d’inceste”. Non. Vous avez raison. Mais vous savez ce qu’était Ruth? Elle était une païenne. Elle était une paria.

Je vous dis autre chose? Genèse 19 :30 est réellement intéressant. « Lot quitta Tsoar pour la hauteur, et se fixa sur la montagne, avec ses deux filles, car il craignait de rester à Tsoar. Il habita dans une caverne, lui et ses deux filles. » Voici Lot dans une caverne avec ses deux propres filles. Voici Lot, deux filles. “L'aînée dit à la plus jeune : Notre père est vieux; et il n'y a point d'homme dans la contrée, pour venir vers nous, selon l'usage de tous les pays. Viens, faisons boire du vin à notre père, et couchons avec lui, afin que nous conservions la race de notre père.”

Elles vont enivrer leur père et essayer d’amener leur père à leur produire une semence/descendance, dans l’inceste. « Elles firent donc boire du vin à leur père cette nuit-là; et l'aînée alla coucher avec son père : il ne s'aperçut ni quand elle se coucha, ni quand elle se leva. » Il était tellement crevé qu’il ne savait pas ce qui se passait.

« Le lendemain, l'aînée dit à la plus jeune : Voici, j'ai couché la nuit dernière avec mon père; faisons-lui boire du vin encore cette nuit, et va coucher avec lui, afin que nous conservions la race de notre père. Elles firent boire du vin à leur père encore cette nuit-là. » C’est tragique, il n’avait pas assez de force de caractère pour se défendre contre la personne qui l’enivrait.

« Et la cadette alla coucher avec lui: il ne s'aperçut ni quand elle se coucha, ni quand elle se leva. Les deux filles de Lot devinrent enceintes de leur père. L'aînée enfanta un fils, qu'elle appela du nom de Moab : c'est le père des Moabites, jusqu'à ce jour. »

Et voulez-vous savoir qui était Ruth ? Ruth était une Moabite. Elle était le fruit d’un inceste. Elle-même était une femme pure. Elle était l’épouse de Boaz et vous voulez entendre quelque chose de merveilleux ? Elle est devenue la grand-mère de David. Cependant elle était issue d’une tribu qui était coupable d’inceste. En fait, dans Deutéronome 23:3, la nation Moabite toute entière est maudite par Dieu. Deutéronome 23 :3 maudit littéralement la nation toute entière. Ici, Dieu choisit une femme maudite, née d’une relation incestueuse avec les filles de Juda. En voilà donc des dames intéressantes.

Ce sont les seules trois. Il n’en manque plus qu’une. Vous voulez faire la rencontre de la prochaine dame de la généalogie ? La fin du verset 6 : « Le roi David engendra Salomon de la femme d'Urie.»  Qui est-ce ? Bathsheba. Bathsheba. D’après 2 Samuel chapitre 11 et chapitre 12, elle était sur le toit entrain de se faire bronzer et David était là haut à regarder dans les parages. Il a dit : « Voilà celle que je veux. » Il l’a faite venir, a eu un rapport sexuel avec elle qui a produit un enfant. C’était une adultère.

Il y a deux prostituées, une qui résulte d’un inceste et une adultère et elles sont les seules dames qui figurent dans toute la généalogie de Jésus-Christ. Maintenant quel, pensez-vous, est le message ici ? Dieu est un Dieu de quoi ? De miséricorde ? Etes-vous contents à ce sujet ? Moi, je m’en réjouis. La grâce. Et vous savez, je pense, je pense que cette généalogie constituait au sens littéral un coup de grâce que Matthieu a infligé aux juifs. Et par là, je veux dire ceux qui sont antagonistes et haineux. Ils étaient légalistes. Mince, ils étaient rigoureux sur le pedigree et la pureté de la lignée et toutes ces histoires d’héritage. Et il présente donc le Messie comme descendant de deux prostituées, une adultère et une résultante d’inceste.

Issu d’une nation dont l’histoire était en déclin, issu de deux hommes pécheurs et né d’une femme pécheresse, tel était le Roi de tous les rois. Qu’il soit connu d’Israël et de quiconque écoute que Jésus-Christ est l’ami des pécheurs. Avez-vous saisi cela ? Il est l’ami des pécheurs. Et Lui-même a déclaré: “Je ne suis pas venu appeler des justes, mais » - quoi ? – « des pécheurs, à changer d'attitude.» (Segond 21) Prions.

Merci, Père, ce soir encore un passionnant début pour une grande, grande aventure. Oh Dieu, quelle dévastation cette généalogie constitue lorsqu’on la voit pour ce que Tu as voulu qu’elle soit. Tu as tout bonnement donné un coup dans la figure du légalisme, un coup dans le visage du pharisaïsme, un coup dans la figure du système de justice acquise par les œuvres. La grâce se dégage tout simplement des pages. C’est toujours aux pécheurs que Tu T’es identifié, c’est à eux que Tu es venu pour sauver les pécheurs. Nous nous sentons comme Paul qui a dit : « Dont je suis le premier. » Merci pour Ton salut miséricordieux. Merci d’être un Roi miséricordieux qui pardonne. Nous élevons Ton nom. Amen.

FIN

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