Grace to You Resources
Grace to You - Resource

Nous examinons Mathieu chapitre 5. Il nous faudra bien sûr du temps pour parcourir tout ceci. Le sermon sur la montagne est composé des chapitres 5, 6 et 7. Je crois que tout ceci a été donné par notre Seigneur comme un seul et même sermon à un moment bien précis. Bien entendu, ces vérités ont été à nouveau enseignées par Lui à d'autres niveaux, à des intervalles différents et en d'autres lieux. Il y a cependant une grande force, une puissance, à rassembler tout ceci en un seul grand sermon. Et nous prendrons un long moment pour étudier ces vérités révolutionnaires, ces vérités qui ont frappé le monde comme une sorte de bombe qui aurait éclaté sur les pensées de ceux qui les ont entendues.

Mais laissez-moi démarrer notre discussion sur cette merveilleuse section (une discussion qui, à coup sûr, s'étalera sur plusieurs des mois à venir) avec cette affirmation. Jésus est occupé à donner le bonheur aux gens. Et c'est pour cette raison que nous avons intitulé ce message d'ouverture : «Le bonheur c'est...» Malheureusement, ce n'est pas tout le monde qui le comprend et ce n'est pas tout le monde qui y croit. En fait, beaucoup de chrétiens ne sont pas sûrs de réellement expérimenter la réalité du véritable bonheur. Et pourtant, Jésus est dans le business du bonheur. Le bonheur est Sa préoccupation.

Pour nous, c'est très évident parce que dans le tout premier sermon à être enregistré comme ayant été prêché par Jésus-Christ, le tout premier sermon de notre Seigneur que nous rencontrons en entrant dans les Évangiles est un sermon qui débute avec une constante répétition du thème du bonheur.

Si vous prêtez attention au verset 1 et la suite, vous verrez que le mot «heureux/béni» est utilisé 9 fois. Ce terme signifie tout simplement «bonheur» ou «heureux» et nous pourrions le lire ainsi.

«Voyant la foule, Jésus monta sur la montagne; et, après qu'il se fut assis, ses disciples s'approchèrent de lui. Puis, ayant ouvert la bouche, il les enseigna, et dit : Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux ! Heureux les affligés, car ils seront consolés ! Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre ! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !»

«Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ! Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu ! Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu ! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux ! Heureux serez-vous, lorsqu'on vous outragera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous.»

Neuf fois de suite, nous voyons le terme «Heureux». Et je le dis encore, Le Seigneur est dans le business du bonheur. Le Seigneur est dans le business d'accorder la bénédiction aux hommes et aux femmes. L'ultime fin de tout ceci au verset 12 est que ces divers points de bonheur devraient conduire à la réjouissance et à une joie débordante. Ceci étant, je le redis, Dieu est dans le business de rendre nos vies pleines de joie, pleines d'allégresse, pleine de bonheur.

Ce n'est que l'introduction du sermon. Ayant défini cet objectif fondamental de Son enseignement qui est d'apporter le bonheur – et je ne parle pas ici du bonheur selon le monde qui dépend du hasard et des circonstances - nous entrerons dans ces détails au fur et à mesure que nous progresserons. Cependant, le bonheur véritable est la cible visée et, comme tout bon prédicateur, Il indique Son objectif au début.

Le tout début du sermon sur la montagne indique l'objet tout entier de ce sermon. Et il s'agit pour nous de connaître la véritable bénédiction, le véritable bonheur, la véritable joie, la véritable gaieté, la récompense divine authentique. Et Il part de là pour dire comment cela est rendu possible, quel genre de style de vie produit ce genre de bonheur. C'est le thème qui parcourt les chapitres 5, 6 et 7.

Nous devons à présent saisir les bases pour pouvoir comprendre ce formidable sermon. Et je crois que c'est le plus grand des sermons singuliers qui aient jamais été prêchés. Nous devons saisir les bases. Alors, ce soir, nous allons poser les piliers et vous en donner une petite approche pédagogique plutôt qu'une approche de prédication. Il faut cependant que vous vous accrochiez à ces fondements pour que le reste ait du sens pour vous.

Pour commencer, j'aimerais fixer le contexte. Je souhaite vous indiquer un peu la toile de fond, vous préciser l'arrière-plan. Je veux, si possible, fixer le cadre pour que vous puissiez comprendre la signification de ces mots pour les gens de cette époque, à ce tournant bibliquement décisif. Il faut que tout cela s'emboîte. Nous avons besoin de comprendre un tout petit peu le contexte.

Premièrement – et plusieurs contextes peuvent être examinés - nous devons d'abord trouver le contexte biblique. Je veux dire par là un arrière-plan biblique. A quel endroit de la Bible nous trouvons-nous ? Où sommes-nous par rapport au flux de la révélation divine ? A quel niveau nous situons-nous dans le plan que Dieu qui révèle Sa vérité à l'humanité? Eh bien, il s'agit d'un nouveau point. C'est un changement radical. Il s'agit d'une transformation incroyable.

Juste pour vous montrer ce que je veux dire par là, j'aimerais que vous examiniez le tout dernier message de l'Ancien Testament. Le tout dernier message se trouve dans Malachie 4:6. C'est de cette manière que se termine l'Ancien Testament. Voici ce qui est dit. Malachie, le dernier livre, le dernier verset du dernier chapitre. «Et il fera retourner le cœur des pères vers les fils, et le cœur des fils vers leurs pères» - écoutez à présent ceci - «de peur que je ne vienne et ne frappe le pays de malédiction.» (version Darby) Comme c'est intéressant ! L'Ancien Testament se termine avec une malédiction. Le Nouveau Testament commence avec une bénédiction. Il s'agit donc d'un changement radical.

Le dernier mot utilisé par l'homme de Dieu, «malédiction». C'est le tout dernier mot. «malédiction». Les premiers mots de l'Homme de Dieu, Jésus-Christ en chair et en os : «Bienheureux» (Version Darby). Bienheureux ! Bénédiction et malédiction. Le Nouveau Testament : Sion, grâce, paix, bénédiction. Un changement radical !

Le terme «bienheureux», makarios, est en fait un nom commun pour désigner les grecs. Vous vous souvenez peut-être de l'Evêque Makarios de l'Eglise Orthodoxe Grecque ? Makarios est un adjectif qui veut tout simplement dire «heureux» ou «béni». C'est ce qu'il signifie vraiment. Je voudrais cependant élargir un peu cela pour que vous compreniez le sens de ce nouveau message. Le terme est issu de la racine makar. Cette racine signifie «être heureux», le véritable bonheur. Ce n'est pas dans le sens mondain du terme où le bonheur est fonction des circonstances positives.

Homère et Hésiode ont tous les deux parlé des dieux grecs comme étant – notez bien ceci parce que c'est un point très important – ils ont présenté les dieux grecs comme étant bénis en eux-mêmes et ils ont dit qu'il s'agissait d'un état non influencé par le monde des humains qui sont sujets à la pauvreté, à la faiblesse et à la mort.

En d'autres termes, la conception que le grec ancien avait des mots makar et makarios est l'idée d'un type de bonheur et de béatitude, une espèce de contentement et de félicité qui n'est pas influencé par les circonstances. C'est véritablement ce qu'ils disaient.

Le mot comporte donc une idée de béatitude intérieure, de bonheur intérieur qui ne résulte pas des circonstances et n'est pas non plus susceptible de changer avec les conditions extérieures. C'est le sens fondamental que le Nouveau Testament donne au terme «bienheureux». Cela signifie une paix intérieure, une béatitude intérieure, un bonheur intérieur, une joie intérieure qui ne sont pas produits par les circonstances et ne peuvent pas non plus être affectés par les événements extérieurs. C'est un état de bonheur, un état de bien-être dans lequel Dieu désire que Ses enfants vivent.

Laissez-moi à présent avancer d'un pas. C'est un mot qui indique le caractère. C'est un terme qui renseigne sur le caractère. Il s'agit de toucher l'être humain à la racine même de son existence. C'est un mot qui qualifie le caractère. Et je dis cela parce qu'il est utilisé pour décrire Dieu. Nous trouvons par exemple, à plusieurs reprises dans la Bible, l'affirmation : «Dieu soit béni». Par exemple, Psaume 68:35 le dit. «Béni soit Dieu». Psaume 72:18 dit: «Béni soit le Seigneur Dieu». Psaume 119:12 a déclaré : «Béni es-tu Oh Seigneur.» 1 Timothée 1:11 dit : «le Dieu béni». En d'autres mots, quel que soit – comprenez-le bien – quel que soit cet état, il est vrai pour Dieu. Comprenez-vous ce que je suis en train de dire ? Quoi qu'il en soit, il est vrai de Dieu. Quel que soit la signification de ce qui doit être béni et qui est béni, cela est vrai au sujet de Dieu.

A présent, puisque ce terme est utilisé pour parler de Dieu et, au fait, il est également employé en rapport avec notre Seigneur Jésus-Christ. Il est dit dans 1 Timothée 6:15 : «notre Seigneur Jésus-Christ que Dieu suscitera au moment fixé : Il est le Bienheureux, l'unique Souverain, il est le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs.» Ce bonheur est, par conséquent, un caractère qui se vérifie avec Dieu, un trait de caractère qu'on retrouve aussi bien en Dieu qu'en Christ. C'est, en fait, quelque chose dont nous avons besoin pour avancer.

Quel que soit ce bonheur, si c'est quelque chose qui est vrai avec Dieu et qui est vrai avec Christ – regardez ça – alors les seules personnes qui pourront jamais l'expérimenter sont celles qui sont en communion avec Dieu et en communion avec Christ. D'accord ? Il n'y a pas de bonheur en dehors de cela. Cependant, Pierre nous dit dans 2 Pierre 1:4 que nous qui croyons au Seigneur Jésus-Christ – regardez ceci – sommes «participants de la nature divine». D'accord ? Nous prenons à la nature divine.

Ce qui en découle et qui s'applique ici est que nous pouvons expérimenter tout au fond de nous le même bonheur, le même état intérieur de contentement, le même bien-être que connaissent Dieu et le Seigneur Jésus-Christ eux-mêmes. Quelle chose merveilleuse à réaliser. Makarios est donc fondamentalement un élément du caractère de Dieu. Et un être humain n'expérimentera cet élément que dans la mesure où il participe à la nature divine.

Ainsi donc - regardez – cela est établi depuis le commencement et le sermon sur la montagne n'a rien à dire et rien à offrir à une personne qui n'a pas foi en Jésus-Christ. C'est la base. Cependant, ceux d'entre nous qui connaissent et aiment le Seigneur Jésus-Christ, ceux d'entre nous qui au moyen de la foi en Christ sont devenus participants à la nature divine ont la possibilité d'expérimenter le même bonheur, le même contentement, la même félicité, le même sens de béatitude que Dieu Lui-même et le Christ connaissent.

C'est une pensée grandiose. Dès qu'un individu connaît Dieu, à travers Christ, le bonheur est mis à sa disposition. Alors, pour commencer, notez ceci : lorsque nous parlons du bonheur ou que nous parlons de la félicité, c'est dans un contexte biblique et il ne s'agit donc pas d'une attitude superficielle qui serait basée sur les circonstances. Il s'agit d'une attitude intérieure qui résulte de la présence du caractère même de Dieu en nous.

Nous voyons donc que c'est une chose impressionnante que Dieu est en train de nous dire. Et, tandis que l'Ancien Testament se termine par une malédiction, le Nouveau commence avec la possibilité que le caractère et la nature même de Dieu demeurent en chaque croyant pour produire la béatitude qui n'émane que de Dieu. Je ne sais pas si vous saisissez cela. C'est une pensée tout à fait ahurissante que vous et moi puissions participer à la nature de Dieu au point de connaître le même bonheur que le Dieu éternel expérimente dans Son propre Esprit. C'est ce genre de contentement que Dieu désire pour nous.

L'Ancien Testament est le livre d'Adam tout comme Adam et son histoire constituent le sujet de l'Ancien Testament. Il s'agit d'une histoire plutôt triste. Le tout premier roi de la terre était Adam et il avait été dit à Adam par Dieu qu'il avait la domination sur la terre. Il était le premier monarque mais il est tombé et puisqu'il a chuté, l'Ancien Testament a dû se terminer par une malédiction. Dans le Nouveau Testament toutefois, il y a un nouveau roi et Matthieu commence le Nouveau Testament parce que c'est lui qui présente/introduit le Roi.

Le Roi est immédiatement présenté. L'Ancien Adam, le second Adam, celui qui est plus grand qu'Adam et Il est un roi qui ne peut chuter. Le premier roi est tombé et a laissé une malédiction. Le second Roi règne et met à disposition une bénédiction. Un auteur l'a dit de cette manière : «le premier Adam a été mis à l'épreuve dans un beau jardin et il a échoué. Le dernier Adam a été éprouvé dans un désert hostile et il a réussi. Parce que le premier Adam était un voleur, il a été chassé du paradis; le dernier Adam cependant est devenu un voleur sur la croix et a dit : "Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis."» C'est de cette manière que se termine l'Apocalypse.

Ainsi, l'Ancien Testament nous a donné une loi pour montrer l'homme dans sa misère tandis que le Nouveau Testament nous offre la vie pour manifester l'homme dans son bonheur. Une grande différence ! Matthieu nous présente donc immédiatement – comme nous l'étudions – il nous introduit immédiatement au nouveau roi, n'est-ce pas ? L'aube d'une nouvelle réalité fantastique se lève sur l'histoire humaine. Il y a un nouveau roi. Il y en a un qui soit capable de renverser la terrible malédiction d'Adam.

Et aussitôt que nous nous arrivons au Nouveau Testament, nous trouvons la présentation que Matthieu fait du roi. Nous avons déjà étudié la généalogie du roi. Nous avons étudié l'arrivée du roi et nous avons étudié l'adoration du roi. Nous avons étudié l'annonce prophétique du roi et nous avons étudié le précurseur du roi, Jean-Baptiste, l'affirmation du roi, l'avantage du roi quand Il a résisté à la tentation et l'activité du roi. Nous abordons à présent le discours du roi, le manifeste du monarque en personne. Le sermon sur la montagne est la grande affirmation du roi tandis qu'il ouvre Sa bouche et bénit, plutôt que de maudire, ceux qui le désirent. Voilà le contexte biblique général dans lequel ce sermon est délivré – un nouvel âge, un nouveau roi, un nouveau message.

En examinant les béatitudes et tandis que ce message de félicité est donné, on a cependant l'impression d'un paradoxe. Matthieu présente un royaume qui ne correspond pas tout à fait à ce à quoi la plupart des gens pourraient s'attendre. Voyez-vous, le bonheur tel que Matthieu le souligne ici dans les paroles de Jésus n'est pas vraiment conforme à l'image que le monde s'en fait. En fait, il dit ici que les gens heureux sont les pauvres en esprit, ceux qui pleurent, les humbles, les affamés, les assoiffés, les miséricordieux, ceux qui ont le cœur pur, les artisans de la paix, les persécutés, les méprisés.

Vous dites certainement : «une minute. Je ne suis pas sûr de vouloir ce genre de bonheur. On dirait de la misère sous un autre nom. J'espère que c'est une blague.» Eh bien, c'est là le problème. Il y a un paradoxe parce que tout en bas de la liste, la misère est reliée au bonheur. Et je vais le dire ici même et vous pourrez le vérifier tandis que nous progresserons. La misère est la clé du bonheur.

Vous dites : «Attendez une minute. La misère est la clé du bonheur?» C'est exact. Nous le verrons en abordant les détails. Cependant, pour le commun des mortels, toute la question semble absolument absurde. Un écrivain a dit : «C'est un peu comme si Jésus s'était glissé dans la grande vitrine de la vie et avait changé toutes les étiquettes de prix.» Tout est à l'envers. Que voulez-vous dire en affirmant que le bonheur découle de la misère? Que dites-vous ? Pourquoi le monde dit-il : «Regardez, voici ce qu'est le bonheur – nous avons des livres sur le sujet. Le bonheur c'est ceci, le bonheur c'est cela. Vous savez, nous y travaillons beaucoup.» Le bonheur c'est le battant, le gars qui peut pousser tout le monde hors de son chemin et celui qui peut obtenir ce qu'il veut quand il le veut, là où il le veut et comme il le veut. C'est ça le bonheur.

Le bonheur est macho ! Le bonheur c'est faire ce qu'on veut. Le bonheur c'est prendre tout le plaisir qu'on peut avoir. C'est ça le bonheur ! Le bonheur c'est acquérir les biens du monde. Heureux les riches, heureux les nobles, heureux les célèbres et heureux les stars. Mais ce n'est pas le cas. Le message de ce roi n'est pas tout à fait conforme à l'image classique. Et Matthieu est tellement dynamique dans une telle présentation parce que son message ravage les attitudes mondaines, y compris pour les Juifs qui devaient être les premiers à lire Matthieu.

Et même Sénèque, le philosophe romain, précepteur de Néron au premier siècle, a dit ceci : «Qu'est-ce qu'il y a de plus honteux que d'assimiler ce qui est bien pour les âmes rationnelles à ce qui est irrationnel ?» Ce qu'il disait c'est que n'importe quel insensé sait qu'on ne peut pas combler le vide de l'âme d'un individu avec des choses extérieures. On ne peut pas satisfaire un besoin rationnel avec un objet irrationnel. C'est ce que le monde essaie de faire.

Jésus vient dans le monde pour annoncer que l'arbre du bonheur ne pousse pas sur une terre maudite. Je dois vous le dire, braves gens, l'arbre du bonheur ne pousse pas sur une terre maudite. Et tant de personnes le recherchent. Pensez à Salomon. Salomon était le roi le plus magnifique qui n'ait jamais vécu. Si quelqu'un avait pu être heureux selon les normes mondaines, ça aurait été lui. Il avait la noblesse. Sa filiation était la lignée royale de David à travers laquelle devait venir le Messie, la lignée la plus royale et la plus noble de l'histoire du monde. Personne n'avait plus de noblesse que Salomon.

Son palais était le parangon de la terre et il a été construit dans la ville, la ville de Dieu, la ville de Jérusalem. Sa richesse était si incommensurable et son trésor si vaste que l'Ancien Testament déclare que l'argent était aussi commun que des cailloux. Son plaisir était la nourriture fabuleuse, les écuries incroyables. J'ai visité l'écurie de Salomon en Meggido – incroyable – littéralement des milliers des meilleurs chevaux qui puissent exister au monde.

Il avait des bâtiments, des serviteurs, des vignes, des étangs de poissons et des jardins. Qu'en est-il des femmes ? Il en avait par centaines. Son intelligence ? Il était l'homme le plus intelligent qui ait jamais vécu. Il avait tout. D'après le système d'évaluation du monde, il avait absolument tout. Il aurait dû être un homme infiniment heureux cependant, tout ce qu'il trouve à dire à ce sujet est : «Vanité des vanités, tout est vanité.» Ce terme signifie «vide». Et le Nouveau Testament le dit de cette manière : «la vie d'un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l'abondance.»

Écoutez, si vous recherchez le bonheur dans les biens matériels alors vous êtes au mauvais endroit. L'arbre du bonheur ne pousse pas dans une terre maudite. Ce n'est pas ici. Les choses physiques ne touchent pas l'âme. Avez-vous saisi cela ? C'est quelque chose de simple mais j'aimerais que vous y réfléchissiez. Les choses physiques ne touchent pas l'âme. Vous ne pouvez pas combler un besoin spirituel avec une substance physique. Cela ne se peut pas. Et pourtant, les gens essaient de le faire.

Vous savez, je veux dire que si vous êtes vraiment malheureux(se) dans votre mariage, allez vous acheter une nouvelle voiture. Ou alors, si vous avez eu une dispute dégoûtante avec votre épouse, sortez et achetez-vous un nouveau costume. Vous vous sentirez mieux. Vous ne pouvez pas vous servir de substance physique pour assouvir un besoin spirituel.

Vous ne pouvez pas non plus faire l'inverse. Quand vous avez faim, ce n'est certainement pas un cours sur la grâce qui va vous faire du bien. Vous voulez un dîner. Et quand vous êtes en plein désert, sur le point de mourir de soif, vous n'avez pas envie que quelqu'un vienne vous parler des merveilleuses compassions de Dieu. Ce que vous voulez c'est de l'eau. On ne comble pas un besoin physique avec une substance spirituelle. C'est juste aussi ridicule que d'essayer d'assouvir un besoin spirituel avec une substance physique. Cela ne se peut pas.

Les choses qui ne peuvent pas calmer les tempêtes du cœur ne peuvent en aucun cas produire une quelconque forme de bonheur. On ne peut pas verser de l'huile sur un esprit blessé. Je pense à Saül, lorsqu'il était dans une grande détresse, tous les joyaux de sa couronne ne pouvaient rien faire pour le consoler. Je pense au roi Belschatsar dans le livre de Daniel. Il célébrait, buvait, menait la grande vie et ils faisaient une fête folle comme peu de personnes dans l'histoire de n'importe quelle nation. Et tout à coup tandis qu'il était là, Daniel 5:3 dit qu'il était en train de boire du vin dans des vases en or qui avaient été enlevés du temple et allait vraiment à sa perte. Les coupes de tous les invités étaient en or et soudain, l'image d'une main d'homme est apparue sur le mur et a écrit : « Mene, Mene, Tekel, Upharsin». «Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger.» La Bible dit que tout à coup, l'expression du roi a changé. Et vous savez ce qui est arrivé ? Le vin a tourné et la nourriture est devenue semblable à de la pierre dans son estomac.

L'un des grands saints puritains qui a écrit des choses merveilleuses qui toucheraient vraiment le cœur de n'importe quel étudiant de la Bible est un homme du nom de Thomas Watson. Et Thomas Watson a dit ceci : «Les choses de ce monde ne pourront pas mieux préserver notre esprit du mal qu'un bout de papier saurait retenir une balle. Les plaisirs du monde ont des ailes», a-t-il dit. «On pourrait les comparer à un groupe d'oiseaux dans un jardin qui reste un moment et qui s'envole quand on s'en approche. «Car la richesse se fait des ailes, et comme l'aigle, elle prend son vol vers les cieux», déclare Proverbes 23:5. «Elle est comme une météore qui flamboie, se dépense et s'anéantit elle-même. Elle est comme un château de neige exposé à de torrides rayons de soleil.» Les choses extérieures sont davantage une source d'inconfort pour l'âme qu'elles contribuent à la bénir.

Ecclésiastes 5:13 déclare : «des richesses conservées, pour son malheur, par celui qui les possède.» Avez-vous compris cela ? «Les richesses sont conservées pour le malheur de leur propriétaire.» Il n'y a point de satisfaction dans ce que le monde offre et lorsque Jésus est venu dans le monde – écoutez-moi, braves gens – Il n'a pas offert les biens du monde. Il y a aujourd'hui des personnes qui se font passer pour des chrétiens et qui offrent les biens du monde. Ils promettent la prospérité financière, l'argent, le succès. Jésus n'a jamais offert cela. Cela n'a jamais fait partie du sermon sur la montagne. C'est plutôt le contraire que nous trouvons là.

En fait, les choses du monde alimentent l'orgueil. Elles attisent la convoitise et deviennent un piège. Et Jésus Lui-même a dit que les choses de ce monde, les préoccupations de ce monde, les richesses de ce monde vont prendre de l'ampleur et étouffer le monde. Elles sont des épines et feront à votre âme ce que les épines font à votre chemise ou votre robe.

Écoutez, ce que Dieu dit dans ce sermon merveilleux et incomparable, dans ces béatitudes, c'est tout simplement ceci : braves gens, vous ne trouverez jamais le bonheur dans ce monde. Jamais ! Il vaut mieux le savoir tout de suite. C'est comme de chercher un vivant parmi les morts. Et l'ange a dit : «Il n'est pas ici. Il est ressuscité.»

Et j'aimerais juste emprunter ce concept pour dire que si vous recherchez la réalité vivante du véritable bonheur sur terre, alors vous êtes en train de chercher un vivant parmi les morts et vous ne le trouverez certainement pas. Vous devez vous élever à un autre niveau. Paul l'a dit de cette manière : «Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses – d'où? - d'en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d'en haut, et non à celles qui sont sur la terre.»

Jean l'a formulé ainsi : «N'aimez point le monde, ni » - quoi? - «les choses qui sont dans le monde.» Il n'y a pas de satisfaction ici-bas. Le bonheur ne s'y trouve pas. La félicité ne se trouve pas sur une terre maudite, elle se trouve à un autre niveau. Et le sermon sur la montagne va vous élever à cet niveau. Êtes-vous prêts ? Il va vous sortir complètement du monde. Cela va contrer tout ce que peut vous dire un vendeur habile.

Cela va aller à l'encontre de tout ce que vous voyez sur les panneaux d'affichage, ce que vous lisez dans les magazines. Cela va vous donner un standard de vie complètement différent, complètement à l'opposé de ce que le monde vous dit. Ceci fait que vous aurez beaucoup de mal à le vivre si vous ne l'apprenez pas correctement parce que ce sera bombardé par tous ceux qui vivent selon le système du monde.

Laissez-moi à présent vous conduire à une autre pensée du même contexte. Il existe également un contexte politique ici et c'est tout simplement fantastique. Les Juifs attendaient le Messie. Il y a juste que leur définition du terme Messie en faisait un leader politique. D'accord ? Ils attendaient que quelqu'un vienne, vous savez, qu'il entre dans Jérusalem sur un cheval blanc pour zigouiller tous les romains qui allaient tomber raides morts. Et ensuite, il allait mener une grande révolution infiniment au-delà de tout ce dont ils avaient entendu parler, surpassant notamment celle de Judas Maccabée et ses fils qui avaient renversé la Grèce de manière temporaire.

Bon sang, ils s'attendaient à ce qu'il se produise quelque chose de complètement renversant avec l'arrivée du Messie. Ils recherchaient des choses politiques. Jean nous dit qu'ils ont essayé de couronner Jésus roi en Galilée au tout début de Son ministère parce qu'ils pensaient assister à une aide sociale. Il avait nourri 20 000 personnes et le lendemain ils se sont pointés, espérant un petit déjeuner gratuit. Pour eux, c'était la chose la plus étonnante qu'ils n'aient jamais vue. Ce gars allait les nourrir. L'aide sociale allait être constante, plus besoin de travailler. Il fabriquait de la nourriture, tout simplement.

Ils regardaient l'aspect politique de la situation. Ils cherchaient le moyen de ménager leur propre humanité. Et le Seigneur est passé au milieu d'eux et les a laissés et n'a pas voulu être ce Roi des rois. Écoutez, les Juifs recherchaient un royaume politique mais Jésus ne leur en a pas offert un. Et ce jour-là, tandis qu'Il passait par l'humiliation d'un procès, Il regarda à Pilate et dit – ou plutôt, «Pilate lui dit : Tu es donc roi ? Jésus répondit : Tu le dis, je suis roi.» Et Pilate en effet dit: «Eh bien, de quel genre de royaume peux-tu bien être roi?» Il dit : «Je vais te dire quelque chose. Mon royaume n'est pas», - quoi ? - «de ce monde». Jésus n'est jamais venu avec des questions politiques. Il ne se préoccupait pas tellement de changer la structure mais plutôt de changer les cœurs. Et c'est ce qu'Il affirme dans ce premier sermon.

Il n'y a pas de politique dans le sermon sur la montagne. Aucune ! Aucune référence n'est faite ici à l'aspect social ou politique du royaume. Rien du tout !. Les Juifs se préoccupaient tellement de la vie politique et de la vie sociale. Jésus ne fait aucune référence à tout cela. L'emphase, et je voudrais que vous saisissiez cela – l'emphase est faite sur l'être humain. Et c'est le mot que vous verrez souvent. L'accent est mis sur la personne. Ce n'est pas sur le fait de dominer ou de posséder mais plutôt sur le fait d'être.

En d'autres termes, Il ne se soucie pas de ce que les hommes font, Il s'intéresse à ce que les hommes sont. Ce que les hommes sont. Parce que ce qu'ils sont va déterminer ce qu'ils font. Tous les idéaux qui sont listés dans le sermon sur la montagne sont contraires aux idées humaines sur le gouvernement et sur les royaumes. En fait, les personnes les plus élevées, les personnes les plus haut placées dans le royaume du Christ seraient au plus bas de l'échelle d'évaluation humaine.

Connaissez-vous l'homme le plus grand qui ait jamais vécu ? Jusqu'à nos jours, qui est-il ? Jean-Baptiste ! En ce qui concerne le monde, il n'était rien de plus qu'un maniaque fou furieux courant ça et là en costume de Tarzan modifié et se nourrissant d'insectes. Et il ne faisait même pas partie du système religieux. Jésus affirme qu'il est le plus grand homme qui ait jamais vécu. Et Il est allé plus loin en disant: «mais il y a quelqu'un de plus grand que lui.» Savez-vous de qui il s'agit ? Le plus petit de mon Royaume !

Le pauvre en esprit, l'affligé, le débonnaire, ceux qui ont faim et soif, qui se sentent vides au dedans, les miséricordieux, ceux qui ont le cœur pur, ceux qui procurent la paix, les persécutés, ceux qui sont outragés, ceux dont on dit tout genre de mal. Vous savez, cela me semble être la plus longue liste de perdants que je n'ai jamais vue. Eh bien, au vu des standards humains, c'est ce qu'ils sont. Le monde dit : «Emancipez-vous. Faites valoir vos droits. Soyez un gros bonnet. Hissez-vous vers le haut. Tenez à votre fierté.»

Ceci est un genre de royaume différent. Il préconise même la persécution sans représailles et bénit ceux qui vivent de cette manière. Il s'agit d'un royaume spirituel. Ainsi, l'aspect politique du message était dévastateur. C'était absolument tout le contraire du discours attendu d'un Messie.

Je voudrais à présent aborder un tout dernier aspect du contexte religieux et vous aurez une idée générale de l'impact du sermon sur la montagne. Nous avons quelque peu examiné tout le contexte biblique. Nous avons un peu vu la perspective de Matthieu, quelque chose sur le point de vue du monde, quelque détails sur l'aspect politique. Je voudrais à présent que vous ayez la scène religieuse. C'est vraiment fascinant.

Jésus était confronté à une société très religieuse. En fait, la société toute entière était pleine de religionnaires. C'était des ritualistes professionnels. Et c'est une toile de fond importante. Permettez-moi de les diviser en quatre groupes. Il y avait quatre principaux groupes dans le judaïsme: Les Pharisiens , les Sadducéens , les Esséniens et les Zélotes. On en a déjà parlé dans d'autres messages.

Premièrement, les Pharisiens. Nous voilà partis. Les Pharisiens pensaient trouver le bonheur dans la tradition ou le légalisme. Ils défendaient chaudement leur histoire, ils mettaient vraiment une grande emphase sur le passé. Pour eux, on parvenait au bonheur en observant les traditions des ancêtres.

Il y avait ensuite les Sadducéens. Pour les Sadducéens, le bonheur se trouvait dans le présent, le modernisme et le libéralisme. Oublions le passé, mon vieux, nous sommes au présent. Nous devons faire des choses maintenant. Une religion actualisée ou mise à jour, le tout nouveau libéralisme qui étouffait les vieilles histoires. Vous savez, dans un certain sens, les deux groupes détenaient chacun un petit brin de vérité. Les Pharisiens avaient raison. La véritable religion doit être fondée sur le passé. Les Sadducéens avaient une portion de vérité parce que la véritable religion devrait pouvoir fonctionner aussi au présent.

Et il y avait ensuite les Esséniens. Et les Esséniens disaient, «Niet. Le bonheur se trouve dans la séparation d'avec le monde.» Oh, cela sonnait bien, n'est-ce pas ? Ils ne parlaient cependant que de la séparation géographique. Ils s'étaient contentés de sortir de la ville. Il y a de cela quelques années, une annonce a été mise dans un magazine chrétien par une de nos universités très très fondamentalistes. La publicité disait que l'école se situait à 22 kms du péché le plus proche. Avec désinvolture, je dirais qu'il s'agissait plutôt d'un vœux pieux. Toutefois, les Esséniens croyaient qu'il fallait sortir de la ville pour aller là où il n'y avait pas de péché.

Ainsi, il y avait les Pharisiens, les Sadducéens, les Esséniens et puis les Zélotes. Et d'après les Zélotes, le bonheur dérivait des renversements politiques. Le bonheur se trouvait dans la révolution. Le bonheur se trouvait dans le fait de renverser Rome.

Vous voyez donc que les Pharisiens disaient : «Retour aux sources!» Les Sadducéens, quant à eux, disaient «Allez de l'avant!» Les Esséniens disaient: «Sortez!» Et les Zélotes disaient: «Révoltez-vous!» Les Pharisiens étaient des amateurs de nostalgie. Les Sadducéens étaient des modernistes. Ils achetaient des meubles danois. Les Esséniens étaient des isolationnistes. Ils étaient cloîtrés dans un monastère quelque part. Et les Zélotes étaient les soi-disant religieux, les activistes sociaux. Quel désordre ! Cela ressemble en tous points à 1978 (avec la secte de Jim Jones) pour moi.

Nous avons des relationnistes qui vivent dans le passé. Nous avons par ailleurs des libéralistes qui essaient d'inventer une nouvelle religion pour le présent. Nous avons des personnes qui s'imaginent que la vie sainte est une question d'isolement géographique et qui veulent juste s'assurer de ne jamais s'approcher de quoique ce soit qui ressemble au péché. Et nous avons ensuite des personnes pour qui la religion consiste à mener un défilé ou une marche quelque part.

Jésus était face à toute une société pleine de relationnistes. Ils avaient chacun leur petit truc. Et ce que Jésus essayait de dire c'était : «Hey, vous savez, vous êtes tous à côté de la plaque.» A l'intention des Pharisiens, Il disait : «La religion n'est pas une question de respect des apparences.» Et pour les Sadducéens, Il disait : «La religion n'est pas une question de philosophie humaine qui serait inventée pour se conformer à la modernité.» Et aux Esséniens, Il disait : «Croyez-moi, la religion n'est pas fonction de la situation géographique.» Et aux Zélotes, Il disait : «La religion n'est pas non plus un problème d'activisme religieux.»

Ce qu'Il disait est ceci : «Mon royaume se trouve au-dedans.» Le voyez-vous ? Il se trouve à l'intérieur. C'est là toute la question. C'est là tout le message que Jésus adresse au monde. C'est toute la fondation du sermon sur la montagne. C'est à l'intérieur, pas à l'extérieur. Il ne s'agit pas de rituels extérieurs ni de philosophie externe, ni de localisation externe ou monastères ni quoi que ce soit de ce genre, ni de l'activisme extérieur. C'est au-dedans.

Ce que Jésus dit à cet endroit précis, je crois, ouvre grandement la porte sur la nouvelle alliance au sujet de laquelle Jérémie a dit : «Je mettrai ma loi au dedans d'eux.» Voyez-vous ? Allez au dedans. Et Jésus l'a résumé en disant : «Ecoutez-moi, vous les Pharisiens, les Sadducéens, les Esséniens, les Zélotes et tous ceux qui étaient soit une compilation de tout cela ou se tenaient en-dessous de ces quatre domaines, j'aimerais vous dire quelque chose à vous tous, à moins que votre justice ne surpasse ce genre de justice vous ne pourrez, en aucun cas, entrer dans mon royaume.» Voyez-vous ?

“A moins d'avoir en votre faveur beaucoup plus que ces apparences, vous n'aurez aucune part dans mon royaume car, comme je l'ai dit auparavant, il n'y a aucune source de bénédiction sur la terre maudite." Ça va au-delà ! Toute cette religion traitait avec l'aspect extérieur tandis que le sermon sur la montagne envahit la pensée juive avec l'explosion selon laquelle le véritable bonheur vient de l'intérieur, et non de l'extérieur.

Cela se vérifie encore aujourd'hui. Ne vous confortez pas à l'idée d'avoir la bonne théologie. Les libéraux ne peuvent pas se venter d'avoir étiré cette grande et nouvelle théologie, à moins que la Bible ne soit pas la Parole de Dieu. Ils l'ont vraiment modernisée. Dis donc, qu'est-ce qu'ils sont modernes ! Ils évoluent vraiment avec leur temps.

Un individu ne peut pas se vanter d'être sorti du monde pour s'installer dans un monastère dans lequel il s'asseoit pour contempler Dieu, loin de la distraction des choses du monde. On ne peut pas non plus se satisfaire d'être un activiste socialiste qui court un peu partout essayant de redresser la société. Ce ne sont pas les choses que Jésus recherche.

Oh, en fin de compte, toutes ces choses effleurent bien sûr la vérité, n'est-ce pas? Nous devons nous impliquer dans la vie de la société tout comme nous devons être mis à part pour Dieu et nous devons vivre avec notre temps et nous devons être fondés dans le passé. Mais, ces choses sont en elles-mêmes externes tandis que Dieu recherche ce qui est au dedans.

Loin en arrière dans 1 Samuel 16:7, le Seigneur l'a établi quand Il a déclaré : «l'Eternel regarde au cœur.» Et Proverbes 4:23 dit : «Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie.» Eh bien, vous ferez mieux de préserver votre cœur. C'est là le problème. Eh bien, vous savez, si vous preniez soin de votre cœur spirituel comme vous prenez soin de votre cœur physique, ce serait impressionnant, n'est-ce pas ?

Les gens deviennent littéralement fous à force de surprotéger leur cœur. Il y a des personnes partout qui font du jogging, des personnes à vélo, celles qui montent et descendent les collines en courant. Il faut prendre soin de son cœur. Vous pouvez aller au centre commercial et coller votre bras dans une machine tout de suite. Mettez-y 50 centimes et vous saurez comment se porte votre cœur. Ne l'avez-vous jamais fait ? Un petit truc qui prend votre pression artérielle. Dis donc, prenez soin de votre cœur ! Préservez votre cœur. Et si vous avez le moindre problème, alors mon vieux, débarrassez-vous de la graisse et du cholestérol, surveiller votre niveau de triglycérides et ainsi de suite.

Et vous savez que la Bible dit que vous ferez mieux de préserver votre cœur et c'est là la véritable question. C'est votre cœur véritable. Dans la pensée hébraïque, c'est la semence de toute votre connaissance de Dieu, la pensée. Ecoutez, si nous faisions autant d'efforts pour protéger notre cœur spirituel que nous en faisons pour préserver notre cœur physique, nous serions en grande forme spirituelle. Quelques fois cependant, nous ignorons tout bonnement ce domaine bien que ce soit ce qui intéresse Jésus. Dans Luc 11:39 – la traduction Semeur est magnifique pour ce passage.

Ecoutez ce qui est dit : «Le Seigneur lui dit alors : Vous pharisiens, vous nettoyez soigneusement l'extérieur de vos coupes et de vos plats, mais à l'intérieur, vous êtes remplis du désir de voler et pleins de méchanceté. Fous que vous êtes ! Est-ce que celui qui a créé l'extérieur n'a pas aussi fait l'intérieur ? Donnez plutôt en offrande à Dieu votre être intérieur et vous serez du même coup entièrement purs.» Vous voyez ? C'était cela le message de Jésus. C'est le cœur du sermon sur la montagne.

A présent, à cause de ce contexte et de cette vue globale, je veux que vous sachiez qu'il est important d'étudier ceci. Voyez-vous ? Très important ! Je pense qu'il y a au moins cinq raisons pour lesquelles cela est important. Je vais vous les donner rapidement. Premier point. Parce que le sermon sur la montagne vous montrera la nécessité absolue de la nouvelle naissance. Le sermon sur la montagne vous montrera que vous ne pouvez jamais plaire à Dieu de vous même, dans votre chair. Jamais ! Et comme je l'ai dit au tout début, les seules personnes qui connaîtront le bonheur sont ces gens qui savent que le bonheur est un attribut de Dieu et que eux, en tant que participants à la nature divine, peuvent le connaître et l'expérimenter.

Écoutez ! Pour moi, le sermon sur la montagne va bien au-delà de la loi de Moïse en nous montrant la nécessité du salut. Vous ne pouvez pas expérimenter la condition d'une personne bénie pendant une seule journée sans être né de nouveau en Jésus-Christ. C'est ce qui compte le plus dans le Nouveau Testament : amener un homme à réaliser la situation désespérée dans laquelle il se trouve sans Dieu.

Deuxième point. Je pense que nous devons étudier le sermon sur la montagne non seulement parce qu'il démontre la nécessité absolue de la nouvelle naissance mais parce qu'il oriente clairement vers Jésus-Christ. Il constitue peut-être le seul et plus grand aperçu que nous avons de la pensée de notre cher Seigneur Jésus-Christ. Vous voulez savoir ce qu'Il pense ? Étudiez Son sermon. Vous voulez connaître ce qui fait battre Son cœur? Étudiez Son sermon. Vous voulez savoir ce qu'Il ressent vraiment au sujet de la vie et des standards de vie ? Étudiez le sermon sur la montagne.

Troisième point. Nous devons étudier le sermon sur la montagne parce que c'est le seul chemin vers le bonheur pour les chrétiens. Si vous voulez être heureux, si vous voulez vraiment être plein de l'Esprit, n'allez pas en quête d'une expérience mystique. N'allez pas à la poursuite d'un rêve insaisissable. N'allez pas sauter d'une réunion à une autre essayant d'attraper cela au vol. Si vous désirez connaître le bonheur et la béatitude et la félicité et la joie et la gaieté alors, étudiez tout simplement le sermon sur la montagne et mettez-le en pratique.

Je vais ajouter autre chose, un quatrième point. Je crois que nous devons l'étudier parce que c'est la meilleure méthode d'évangélisation que je connais. Vous dites : «Que voulez-vous dire, l'évangélisation ?» Je vais m'expliquer. Si nous pouvions oser vivre le sermon sur la montagne, cela renverserait le monde. Mener ce genre de vie est le plus grand outil d'évangélisation qui soit.

Et puis pour terminer, nous devrions étudier le sermon sur la montagne et le mettre en pratique parce que cela plaît à Dieu. Et vous savez, c'est un privilège que le pécheur John MacArthur, le vieux moi, tout simplement comme chantait Paul, qu'une personne ordinaire comme moi puisse plaire à Dieu. Quelle pensée incroyable ! Plusieurs raisons d'étudier le sermon sur la montagne. Des tas de raisons de nous adonner à cela.

Laissez-moi vous montrer les deux premiers versets juste pour avancer d'un pas tandis que nous concluons. L'occasion – nous avons vu le contexte. J'aimerais juste partager quelques autres points très brièvement. L'occasion, le verset 1. «Voyant la foule» et nous nous arrêterons ici. Jésus s'est toujours soucié des multitudes. Et vous savez qu'il est dit dans Matthieu 9: 36, Matthieu 14: 14 et Matthieu 15:32 que lorsqu'Il vit la foule Il fut comment ? Emu de compassion.

Jésus a vu cette multitude de personnes. La multitude est décrite aux versets 23 à 25 du chapitre 4. «Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple. Sa renommée se répandit dans toute la Syrie, et on lui amenait tous ceux qui souffraient de maladies et de douleurs de divers genres, des démoniaques, des lunatiques, des paralytiques; et il les guérissait. Une grande foule le suivit, de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée, et d'au delà du Jourdain.»

Voici cette masse humaine issue du nord, du sud, de l'est, de l'ouest qui Le suit. Et quand Il les voit, comme toujours, Son cœur est brisé. Vous savez, quand Il les a vus affamés, Il leur a donné à manger. Et quand Il voit la faim spirituelle de leurs cœurs, la chose la plus profonde qui se trouve en Lui c'est que Dieu tend la main pour leur donner ce dont ils ont besoin.

Il y avait une merveilleuse attraction à Jésus-Christ. Les foules déferlaient sur Lui, tout simplement. Il y avait les malades, ceux qui étaient possédés par des démons, les Pharisiens, les Sadducéens, les Esséniens, les Zélotes, les ritualistes, les prostituées, les pharisiens et les publicains, les érudits, les illettrés, les personnes raffinées, celles qui étaient dégradées, les riches et les mendiants, un groupe hétéroclite. Mais Jésus a toujours attiré des hommes à Lui et il y a cette attraction étrange à Jésus-Christ qui ignore la classe sociale et ne sait rien de l'argent.

Et je crois que cela est joliment résumé dans les paroles de l'apôtre Paul selon lesquelles «Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ.» Il y avait donc une poussée générale de la multitude vers Jésus-Christ.

«A la vue de ces foules (…) il prit la parole pour les enseigner ; il dit :» Et j'ajoute ceci. Son message ne s'adressait pas vraiment à eux. Mais Il voulait qu'ils l'entendent. Ils n'avaient pas la capacité de le mettre en pratique. Ils ne pouvaient pas expérimenter cet état de béatitude mais ils pouvaient au moins savoir que cela était disponible. Ils étaient donc une audience secondaire. Mais c'est eux qui ont suscité le message puisqu'Il voulait qu'ils l'entendent et qu'ils soient attirés à lui. Nous voyons donc le contexte et l'occasion.

Et ensuite, un mot sur le prédicateur. Qui est le prédicateur ? Il «monta sur la montagne. Il s'assit et ses disciples s'approchèrent de lui. Puis il prit la parole pour les enseigner et il dit : «Braves gens, le plus grand prédicateur qui ait jamais vécu, c'est Lui qui prêche ici. Celui dont il a été dit : Jamais personne n'a parlé comme cet homme.» Celui dont on parlait en disant : «car il enseignait avec autorité, et non comme leurs spécialistes de la loi.» Savez-vous ce qu'ils voulaient dire par là? Il ne citait aucune source. Il ne citait aucun rabin. Il parlait comme étant investi d'une autorité qui Lui était propre. C'est Celui dont la femme samaritaine a parlé en disant : «Venez voir un homme qui m'a dit [tout] ce que j'ai fait.» Oh, quel prédicateur !

Ce sermon constitue l'une des plus grandes illustrations de l'homilétique que je n'aie jamais vues. Il est composé de trois points. On ne peut pas avoir de meilleure homilétique que ça. Une introduction fantastique, l'introduction et ensuite le premier point : les citoyens et le royaume. Et ensuite le second point : la justice du royaume. Et puis le troisième point : l'exhortation à entrer dans le royaume. Et ensuite, dans la dernière partie du chapitre 7, l'effet que le sermon a eu. C'est l'homilétique. Cela coule admirablement. Cela va d'un point à un autre. Les transitions sont magnifiques. Le prédicateur en chef !

Il avait la structure. Il avait le pouvoir. Il avait une mission divine. A un des prophètes de l'Ancien Testament, Dieu avait dit : «Je collerai ta langue à ton palais pour que tu sois muet et ne puisses pas leur adresser de reproches, car c'est une communauté de rebelles.» (Ezéchiel 3:26). Plus tard cependant, Dieu est revenu à ce même prophète au chapitre 33 et il dit : «La main de l'Eternel avait été sur moi le soir avant l'arrivée du fugitif, et l'Eternel m'avait ouvert la bouche lorsqu'il vint auprès de moi le matin. Ma bouche était ouverte, et je n'étais plus muet. Alors la parole de l'Eternel me fut adressée». Vous savez, notre Seigneur Jésus-Christ, avec tout le pouvoir qu'Il possédait, avec toute l'intelligence que seul Dieu peut avoir pour développer un sermon comme aucun autre, a cependant restreint Sa bouche jusqu'à ce que la volonté souveraine et le temps de Dieu l'ouvrent. Il n'avait pas seulement le pouvoir dans la structure mais Il était également investi d'une mission.

Le contexte, l'occasion et le prédicateur. Le décor ? Regardez une fois de plus le verset 1. «Jésus monta sur la montagne». Il a trouvé un pupitre. Et au fait, c'est beau de noter que le grec ajoute «la montagne», la montagne. Quelle montagne ? Oh, aucune montagne en particulier. Comme l'a dit Jerry, c'est juste une pente qui va jusqu'en bas, à la rive nord, la mer de Galilée, à droite de l'eau, charmante, belle, verte, ensoleillée, l'une des scènes les plus magnifiques que vous ayez jamais eu l'occasion de voir dans votre vie, s'asseoir tout simplement là sur la montagne où Jésus a donné ce formidable sermon et se contenter de regarder vers le bas aux eaux ondulées de la mer de Galilée, entourée par les douces collines de Galilée à droite et les hauteurs dorées à gauche. Et, de sa source, la rivière du Jourdain remonte du bas de la vallée du Jourdain jusqu'à ce qu'elle parvienne enfin à la Mer Morte, à droite et au-dessus des collines à l'ouest de la vallée de Sharon et puis dans la Méditerranée.

Et là sur cette petite colline, Jésus s'est assis et a parlé. Ce n'était rien de plus qu'une montagne mais le grec dit «la montagne.» Et ce n'est pas «la montagne» à cause de la montagne dont il s'agissait mais plutôt à cause de la montagne qu'Il a fait qu'elle devienne. Ce n'était pas une «la montagne» jusqu'à ce qu'Il y délivre ce sermon, c'est seulement après que c'est devenu «la montagne». C'était «la montagne» quand Matthieu l'a écrit et c'était «la montagne» parce que c'est de là que Jésus a enseigné. Il a fait que cette montagne devienne «la montagne».

Il avait cette manie de sanctifier l'insignifiance même du lieu et de le mettre à part comme étant «la montagne». Et à travers les centaines d'années depuis, les chrétiens se sont toujours souvenus de l'emplacement de cette montagne. C'est juste une petite pente mais c'est la «montagne». Pourquoi ? Il en a fait «la montagne».

Et le style ? Que dire au sujet du style ? Pas seulement le contexte, l'occasion, le prédicateur, le cadre/décor mais aussi le style. Il était assis. «après qu'il se fut assis, ses disciples s'approchèrent de lui. Puis, ayant ouvert la bouche, il les enseigna, et dit : Il s'est assis car voyez-vous, c'était la manière traditionnelle qu'un rabbin avait d'enseigner. Et quand un rabbin se contentait de parler, étant debout et en marchant, c'était informel. Cependant, quand il s'asseyait – bang – eh bien, c'était officiel. Alors c'était officiel !

Nous avons également cela de nos jours. En anglais, on dit d'un professeur d'université à qui on confie une mission qu'on lui donne une chaise. Et de sa chaise, il enseigne. L'église catholique nous dit que le Pape parle ex cathedra. Vous savez ce que cela signifie ? A partir de son siège, de sa chaire. Lorsqu'un homme s'asseyait pour parler, c'était un signe d'autorité. C'était officiel. Et ce que Jésus disait n'était pas une pensée lancée au hasard. C'était le manifeste du roi.

«Il ouvrit la bouche» est une expression familière en grec – un beau colloquialisme. C'est utilisé pour signifier solennel, grave, digne, sérieux, des déclarations lourdes de sens. Il ne s'agit pas juste de paroles lancées à l'improviste. Il s'agit d'un enseignement digne, solide, grave. Par ailleurs cette phrase : «Il ouvrit sa bouche» est utilisée dans des références extra bibliques pour parler de quelqu'un qui partage intimement son cœur (qui se confie). C'était donc officiel. C'était solennel. C'était sérieux. C'était digne. Et c'était Son cœur.

Et qui étaient les récepteurs ? Oh, ça se trouve juste là au verset 1. «Ses disciples s'approchèrent de lui.» Vous voyez, ils constituaient la toute première cible parce qu'ils étaient les seuls capables de connaître le bonheur dont Il parlait. Ils étaient les seuls à pouvoir mettre en pratique le sermon sur la montagne. Ils étaient les seuls à pouvoir le suivre jusqu'au bout. Ils étaient les seuls à pouvoir le transmettre parce qu'ils étaient les seuls participants au pouvoir et à la présence de Dieu dans leur vie. Cela n'était possible que pour eux.

Et, au fait, bien-aimés, laissez-moi ajouter ceci. Ce n'est possible pour vous que si vous connaissez Jésus-Christ. Ce n'est possible que si vous participez à la nature divine. Le feu archevêque Magee, en Angleterre, a une fois dit qu'il était impossible de conduire les affaires de la nation anglaise sur la base du sermon sur la montagne parce que la nation n'était pas loyale au roi. Il avait raison. On ne peut vivre le sermon sur la montagne que si on connaît le roi.

Et beaucoup de personnes ont tenté de récupérer le sermon sur la montagne pour en faire un évangile social, ils ont essayé de le transformer en évangile social. Mais ça ne marche pas. Au fait, cet effort ne se fait plus beaucoup parce que les deux guerres mondiales nous ont en quelque sorte déconcertés dans ce domaine. Faire du sermon sur la montagne un Évangile social a été durement frappé par les deux guerres mondiales. Will Durant, le célèbre historien a déclaré : «Dans chaque génération, il pourrait y avoir huit à dix personnes qui seront encore vivants dans le sens d'avoir de l'influence trois cents ans après.»

«Par exemple, Platon existe encore et Socrate est encore là. Mais, dans notre civilisation occidentale», dit Durant – qui n'est pas chrétienne - «la personne qui surpasse toutes les autres est Christ. Il a indubitablement été l'influence la plus permanente sur nos pensées mais pas sur nos actions et ça c'est une modification importante. Nos actions sont rarement chrétiennes bien que notre théologie le soit assez souvent. Nous aurions voulu agir comme Christ.»

Et ce que dit Will Durant – et cela est sorti dans Chicago Tribune il y a environ un mois – ce qu'il dit c'est qu'on ne peut pas mettre le sermon sur la montagne en pratique. Ses enseignements sont grandioses. C'est juste que nous ne sommes pas capables de les mettre en pratique. Et la raison pour cet état des choses est qu'on n'a pas part à la nature divine. Il n'y a pas de ressources. Jésus a donc enseigné Ses disciples parce qu'ils étaient les seuls à pouvoir expérimenter cet enseignement. Eux seuls remplissaient les conditions. Eux seuls pouvaient le réaliser. Et vous et moi qui connaissons ce même Christ pouvons vivre cette même béatitude.

Finalement, l'enseignement en lui-même arrive aux versets 3 à 12, heureux, heureux, heureux, heureux ! Oh, c'est une grande leçon, braves gens. Ce qu'Il a à nous dire ici est profond et transforme les vies. Je crois que notre église sera différente lorsque nous parviendrons au terme de cette étude. Je ne crois pas qu'il soit possible d'étudier le sermon sur la montagne et rester inchangé. Je ne peux pas. Dieu a déjà commencé à faire des choses dans mon cœur. Engageons-nous à être le genre de personnes que Dieu aimerait que nous soyons. Rappelons-nous ceci, nous avons la capacité, si nous connaissons le Seigneur Jésus-Christ, de voir ceci devenir une réalité dans notre vie, pour Sa gloire et pour notre bonheur. Prions.

Père, c'est avec une grande joie que nous nous embarquons dans cette aventure qui consiste à étudier cette merveilleuse vérité. Nous Te remercions, Seigneur, de nous avoir amenés à ce niveau où nos cœurs sont ouverts et prêts à la recevoir. Père, nous savons que la réception est uniquement réservée à ceux qui aiment notre Seigneur Jésus-Christ, seuls ceux qui ont en eux la vie même de Dieu sont en mesure de connaître le bonheur de Dieu. Père, enseigne-nous, le pouvoir de ce message dans notre vie et dans notre monde. Nous Te louons au Nom du Christ. Amen.

This sermon series includes the following messages:

Please contact the publisher to obtain copies of this resource.

Publisher Information
Grace to You
Unleashing God’s Truth, One Verse at a Time
Back to Playlist
Unleashing God’s Truth, One Verse at a Time

Welcome!

Enter your email address and we will send you instructions on how to reset your password.

Back to Log In

Unleashing God’s Truth, One Verse at a Time
Minimize
View Wishlist

Cart

Cart is empty.

ECFA Accredited
Unleashing God’s Truth, One Verse at a Time
Back to Cart

Checkout as:

Not ? Log out

Log in to speed up the checkout process.

Unleashing God’s Truth, One Verse at a Time
Minimize