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Prenez votre Bible, voulez-vous ? Et regardez avec moi à Matthieu chapitre 5 et verset 6. Matthieu chapitre 5, verset 6. Comme vous le savez, nous avons étudié les Béatitudes et le Sermon sur la Montagne. Permettez-moi de lire les versets 1 à 6 pour fixer le rythme de ce qui vient au verset 6. «Voyant la foule, Jésus monta sur la montagne et, après qu'il se fut assis, ses disciples s'approchèrent de Lui.  Puis, ayant ouvert la bouche, il les enseigna, et dit : Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux ! Heureux les affligés, car ils seront consolés ! Heureux les doux, car ils hériteront la terre ! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés ! » Prions ensemble alors que nous commençons notre étude de ce soir.

Père, nous Te remercions pour cette vérité énorme que nous allons regarder ce soir, et Père, nous désirons par-dessus tout que le Saint-Esprit nous enseigne. Seigneur, aide-nous à vraiment saisir la signification de cette étude. Aidez-nous à creuser profondément dans les profondeurs de Ta vérité et aussi dans nos propres vies pour rechercher et voir si nous répondons de la bonne manière. Enseigne-nous, Seigneur, pendant que nous considérons les paroles de Jésus-Christ, car nous prions en Son Nom. Amen.

En étudiant ce Sermon sur la montagne dans Matthieu chapitre 5 à 7, nous étudions l'enseignement de Jésus-Christ, le premier grand sermon que notre Seigneur donne dans le Nouveau Testament. Maintenant, vous vous souviendrez que le thème général de Matthieu est de présenter le Christ comme Roi. Je veux juste vous rappeler cela. Matthieu présente le Christ comme Roi. Et à plusieurs reprises, à travers la première partie de Matthieu comme à travers tout le reste, il souligne un élément de la royauté du Christ. Qu'il s'agisse d'une ligne royale dans sa généalogie, que ce soit le culte des mages qui sont officiellement ceux qui choisissent les rois, que ce soit l'accomplissement des prophéties royales de l'Ancien Testament, que ce soit la domination qu'Il a sur Satan qui Le montre comme un plus grand dirigeant que Satan même, quoi que ce soit, la perspective de Matthieu est de présenter le Christ comme Roi.

Maintenant, quand il arrive au chapitre 5, il présente les paroles du roi ou le manifeste du royaume, les vérités sur le royaume de ce roi. Si vraiment Il est roi, de quelle nature est Son royaume ? Eh bien, il décrit Son royaume dans Matthieu 5, 6 et 7. Et nous notons que c'est un royaume spirituel et ses caractéristiques sont des caractéristiques spirituelles. C'est donc une description spirituelle du royaume du Roi. C'est une autre façon de présenter le fait que Jésus est vraiment le Roi.

Et si vous notez à la toute fin du sermon sur la montagne dans Matthieu 7, verset 28, il est dit : «Après que Jésus eut achevé ces discours, la foule fut frappée de sa doctrine ». Pourquoi ? « Car il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes.» Ses paroles n'étaient pas seulement les paroles d'un roi, mais Son chemin était le chemin d'un roi. Sa manière était la manière d'un roi. La manière dont Il parlait était celle d'un roi. Il faisait autorité. Il n'avait besoin de citer personne. Il n'avait pas besoin de dire : «Eh bien, je veux que vous sachiez que c'est vrai parce qu’un tel ou un tel dit que c'est vrai.» Les rabbins et les scribes enseignaient toujours en citant quelqu'un qui était célèbre. Jésus l'a simplement dit. Ce n'était pas seulement la parole d'un roi, mais c'était le chemin d'un roi dans Son autorité.

Maintenant, en regardant le Sermon sur la montagne, nous trouvons que c'est une présentation magistrale des conditions pour entrer dans Son royaume et les caractéristiques de ceux qui sont dans Son royaume. C'est un manifeste du royaume. C'est l'enseignement pour vivre dans le royaume du roi. Maintenant, il commence avec l'introduction dans les 12 premiers versets et Jésus introduit ce sermon en nous disant que c'est le bonheur qu'Il cherche, c'est la bénédiction qu'Il offre. C'est vraiment le... vous savez, tout bon prédicateur sait qu'au tout début de son message, il doit attirer l'attention des gens pour qu'ils écoutent... Vous devez dire quelque chose qui les accroche. Et Jésus sait que le monde est à la recherche du bonheur, que les gens veulent connaître la béatitude, qu'ils veulent connaître la félicité, qu'ils veulent être heureux et avoir un sens dans la vie, être joyeux. Et donc Il commence par dire : «Je vous offre le bonheur. »

Mais Sa présentation n'est pas exactement ce qu'ils attendaient. Il leur offrait le bonheur d'une manière qu'ils n'avaient jamais entendue dans leur vie et, par conséquent, cela les a fascinés. Et quand Il avait fini de parler, ils étaient plus que fascinés. Ils étaient absolument époustouflés de ce qu'Il avait dit. Et ainsi notre Seigneur offre le vrai bonheur, la vraie bénédiction, mais c'est le genre de béatitude qu'on expérimente seulement si on fait partie de Son royaume. Ce sont les vérités de Son royaume. Et ainsi, comme je l'ai dit, ça exprime à la fois la condition nécessaire pour entrer dans le royaume ainsi qu'une caractéristique de ceux qui habitent dans le royaume. Les gens disent : «Les vérités dans les Béatitudes, sont-elles pour nous montrer comment faire partie du royaume ou comment vivre dans le royaume une fois que nous y sommes ?» La réponse est oui.

Elles parlent toutes de comment vous êtes quand vous arrivez dans le royaume et comment vous serez en y vivant. En d'autres termes, pour entrer dans le royaume, vous devez être pauvre en esprit. Et quand vous vivez dans le royaume, vous continuez à reconnaître votre pauvreté spirituelle. Pour entrer dans le royaume, vous devez pleurer sur votre péché. Et quand vous continuez à vivre dans le royaume en tant que fils de Dieu, vous pleurez sur votre péché. Pour entrer dans le royaume, vous devez venir dans la douceur, sans orgueil. Un homme fier ne peut pas y entrer, et une fois que vous êtes dans le royaume, l'attitude de douceur doit continuer alors que vous regardez Dieu et que Dieu devient tellement merveilleux que vous étudiez pour en apprendre toujours plus. Et pour entrer dans le royaume, vous devez avoir faim et soif de la justice. Et une fois que vous êtes dans le royaume, vous allez continuer à avoir faim et soif de cette même justice. C'est donc à la fois une condition d'entrée et une caractéristique de la vie dans le royaume.

Maintenant, regardons cet aspect particulier au verset 6. «Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !» Or, cette béatitude parle d'un désir très fort. Il parle d'une poursuite assidue. Il parle d'une force passionnée en nous, une ambition, si vous voulez. Et l'ambition est un mot qui peut être utilisé dans un bon sens. Il peut également être utilisé dans un mauvais sens. Il y a beaucoup de choses auxquelles les gens aspirent et poursuivent et ils ont la passion et l'ambition de voir leur accomplissement, et il y a beaucoup de désirs forts qui sont pervertis, qui vont dans le mauvais sens.

Par exemple : Je pense à Lucifer. Lucifer était la création la plus glorieuse de Dieu, la chose la plus merveilleuse que Dieu avait faite. Et Lucifer avait une ambition dévorante et résolue. Il avait une passion qui était vraiment une force motrice dans son esprit. Qu'est-ce que c'était ? Dans Esaïe 14 : 13, il nous dit ce qu'était la passion de Lucifer. «Je monterai au ciel, j'élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu, je m'assiérai sur la montagne de l'assemblée, à l'extrémité du septentrion; je monterai sur le sommet des nues, je serai semblable au Très-Haut.» Son ambition était d'être comme Dieu. Il avait faim, mais il avait – marquez-le – faim du pouvoir. Il avait faim du pouvoir. Il avait une ambition résolue et une passion dévorante, mais c'était pour le pouvoir. Il avait faim du pouvoir. Et dans la réponse de Dieu, nous voyons que Dieu dit : « Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, dans les profondeurs de la fosse. Ceux qui te voient fixent sur toi leurs regards, ils te considèrent attentivement. »

Et puis il y avait Nabuchodonosor. Nabuchodonosor, qui était le roi de Babylone, le plus grand des empires du monde... Nabuchodonosor, qui était un monarque comme aucun après lui. Nabuchodonosor, qui dominait une grande multitude d’hommes. Nabuchodonosor, le plus glorieux roi de l'histoire ! Et Nabuchodonosor avait un vif désir. Dans Daniel, chapitre 4, verset 30, il nous parle de son désir. « Le roi prit la parole et dit: N'est-ce pas ici Babylone la grande, que j'ai bâtie, comme résidence royale, par la puissance de ma force et pour la gloire de ma magnificence ? » Si Lucifer avait faim de pouvoir, alors Nabuchodonosor avait faim de louange. Donc cette faim de louange, c’était qu'il se louait lui-même et Dieu a réagi. « Apprends, roi Nabuchodonosor, qu'on va t'enlever le royaume. On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, on te donnera comme aux bœufs de l'herbe à manger; et sept temps passeront sur toi, jusqu'à ce que tu saches que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu'Il le donne à qui Il Lui plaît.» Lucifer était affamé de pouvoir et Nabuchodonosor était affamé de louange. Et ni l'un ni l'autre n'ont vu l'accomplissement de leur ambition.

Il y a une autre personne sur qui je voudrais attirer votre attention qui avait de l'ambition. Il y en a beaucoup, mais je vous donne juste une illustration. Dans Luc chapitre 12, au verset 17, nous rencontrons le riche idiot. « Les terres d'un homme riche avaient beaucoup rapporté. Et il raisonnait en lui-même, disant : Que ferai-je ? Car je n'ai pas de place pour serrer ma récolte. Voici, dit-il, ce que je ferai : j'abattrai mes greniers, j'en bâtirai de plus grands, j'y amasserai toute ma récolte et tous mes biens» Il ne voulait les partager avec personne; Il allait les empiler. «Et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années; repose-toi, mange, bois, et réjouis-toi. » Il avait de l’ambition. Il avait faim de possessions. Et vous savez ce que Dieu lui a dit ? « Insensé ! Cette nuit même ton âme te sera redemandée; et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il ? »

Oh, il y avait pas mal de personnes avec de l’ambition. Elles étaient affamés de pouvoir, de louange, de possessions. Nous pouvons aussi parler de cet homme qui avait faim de plaisir. « Mange, bois, et réjouis-toi. » Mais c’était tous des imbéciles. Ils avaient faim de la mauvaise chose. Il n'y a rien de mal avec le fait d’avoir de l'ambition, de la passion, une conduite résolue. Il n'y a rien de mal avec le fait d’avoir un grand désir si c'est pour une bonne chose. Vous dites : «Quelle est la bonne chose ?» Revenez au verset 6, c'est la bonne chose. « Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice ». Maintenant, c'est une déclaration forte. La nourriture et l'eau sont des nécessités, bien-aimés. Vous vous souvenez de cela ? C'est vrai ! Ce sont des nécessités. Ainsi que la justice ! C'est la première indication de cette béatitude. Vous avez besoin de justice comme vous avez besoin de nourriture et d'eau. Ce n’est pas mauvais d’avoir faim. Ce n’est pas mauvais d’avoir soif. C'est une chose normale. C'est la conduite la plus commune. C'est la pulsion la plus nécessaire, et il en est de même avec la justice.

Notre vie physique dépend de la nourriture et de l'eau. Notre vie spirituelle dépend de la justice. Vous ne pouvez pas vivre physiquement sans nourriture et sans eau, et vous ne vivrez jamais spirituellement sans justice. Pensez à l'aspect physique et peut-être cela vous donnera une idée de l'intensité qu’ont les paroles de Jésus ici. Depuis que Joseph a rencontré ses frères en Égypte dans la Genèse, le monde a été maudit par la famine et probablement même avant. La famine est venue à Rome en 436 avant J.C. Cela a poussé des milliers de personnes a se jeter littéralement dans le fleuve Tibre et se noyer plutôt que de mourir de faim. La famine a frappé l'Angleterre en 1005 et toute l'Europe a souffert de la famine dans les années 879, 1016 et 1162. Et même au 19ème siècle ou le siècle dernier, malgré quelques progrès réalisés dans la technologie et le commerce, la famine a traqué la Russie, la Chine, l'Inde et l'Irlande de manière à ce que des masses d'humains soient mortes. Et aujourd'hui, ça continue ! Aujourd'hui, dans certaines parties de l'Afrique et dans certaines parties de l'Inde, des milliers meurent de malnutrition et de maladies qui l'accompagnent. Des centaines d'autres périssent dans certaines parties de l'Amérique latine. La faim est comme la guerre. C'est comme la peste. Elle ne fait que tuer. Elle consomme.

Donc la nourriture et l'eau sont si nécessaires, mais toutes les horreurs qui sont imaginables de la faim physique pâlissent par rapport à l'horreur de la faim spirituelle qui est insatisfaite, la soif spirituelle qui est inconnue. Les éléments physiques ne sont qu'un petit signe d'une faim plus profonde et plus grave qui fait face à l'humanité et qui est une faim spirituelle. Et Jésus est ici en disant que la vraie chose dont un homme a besoin, c'est la justice. Et «quiconque entre dans Mon royaume, quiconque vit dans Mon royaume a autant d'appétit et de soif pour la justice qu'un l'homme l'a pour la nourriture et l'eau physiques ».

Les non-croyants ont de l'ambition. Ils ont faim et ils ont soif, physiquement. Je suppose qu'ils ont soif de bonheur et faim d'accomplissement, mais ils semblent les trouver au mauvais endroit. En fait, Pierre compare les non-croyants à des chiens qui retournent et lèchent ce qu'ils ont vomi. Pierre compare l'inconnu à un cochon qui retourne et se vautre dans sa propre boue. Vous voyez, le monde essaie de se nourrir de ce qui n'est pas nourrissant. Le monde essaie de se nourrir de ce qui ne peut satisfaire leur besoin. Le cœur de chaque personne dans le monde, croyant ou non-croyant, le cœur de chaque homme jamais conçu a été créé avec une faim de Dieu. Mais l'homme essaie de satisfaire la faim de Dieu avec toutes les choses fausses, avec les ordures, les gousses des porcs, comme le fils prodigue. Le voilà. Son cœur a faim de nourriture et il se nourrit de la nourriture des porcs. Le chien retourne et lèche son vomi. Ils ne cherchent pas le Pain de vie ; ils cherchent ce que l'Écriture appelle : "ce qui n'est pas du pain".

Jésus s'est offert comme ce Pain. Il savait que les gens avaient faim. Il s'est offert comme cette eau. Il savait qu'ils avaient soif. Jérémie l'a dit vivement. C'est Jérémie 2 : 13. Écoutez ce qu'il dit : «Ils m'ont abandonné, moi qui suis une source d'eau vive, pour se creuser des citernes.» Quel genre ? – « Des citernes crevassées, qui ne retiennent pas l'eau. » En d'autres termes, Dieu a créé dans l'homme une soif et une faim de Lui, mais l'homme refuse le puit d'eau vive de Dieu et se fait des citernes fendues qui ne peuvent même pas retenir l'eau. C'est tellement triste de voir les gens souffrir de la faim et de la soif, la faim et la soif pour les mauvaises choses; ils cherchent un sens à leur vie, ils cherchent l'épanouissement et inévitablement ils essaient de se remplir de plaisir, de possessions, de pouvoir, d'éloges.

Le fils prodigue, lui, a désiré le plaisir. Il avait envie de posséder, il aspirait à la popularité d'une vie débridée, mais son âme avait faim et finalement il est revenu à lui et s'est dit : «Combien de serviteurs de mon père ont assez de pain et même trop ? Pourquoi est-ce que je reste ici ? » Et il retourna chez son père ; on donna une fête en son honneur, et cette fête est l'image d'une fête spirituelle. Le monde, dans sa vie déchaînée, essaie de se remplir des pelures destinées aux porcs. Ils essaient de se remplir des plaisirs du péché, et ils reviennent absolument vides, mais ceux qui répondent à l'Esprit de Dieu courent vers le Père et il y a un festin pour remplir leur cœur vide, pour remplir leur âme affamée, leur âme assoiffée.

1 Jean chapitre 2 avertit que vous ne pouvez pas être satisfait par les plaisirs du monde. «N'aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde.» Qu'y a-t-il dans le monde ? La convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l'orgueil de la vie, et aucune de ces choses ne subsiste à jamais. C'est juste du vent. Donc, dès le début, posez-vous la question alors que nous commençons notre étude : De quoi avez-vous faim ? De puissance, d'éloges, de possessions, de plaisir ? Allez-vous vous nourrir des pelures de porcs ? Êtes-vous comme le chien qui lèche son propre vomi ? Le cochon qui se vautre dans sa propre boue ? Ou cherchez-vous la seule source réelle ? Parce que la réponse que vous donnez à cette question déterminera si vous êtes dans le royaume ou non. De quoi avez-vous faim ? La faim et la soif bénies de justice ? Ceux qui sont dans son royaume ont faim et soif de justice.

Maintenant, posons-nous des questions clés comme nous le faisons pour chacune des Béatitudes. Première question : Comment cette béatitude s'intègre-t-elle aux autres? Correspond-elle aux autres ? Eh bien, remarquez tout d'abord, au verset 3, qu'il est dit : « Heureux les pauvres en esprit. » Nous avons parlé du fait que cela signifie moralement en faillite. Vous reconnaissez que vous êtes dépourvu de tout ce qui est juste. Vous reconnaissez devant Dieu que vous êtes absolument dépouillé, nu et vide. Vous reconnaissez que, quand vous avez additionné tout ce qui est bien dans votre vie, que le résultat est toujours zéro. Vous reconnaissez que vous ne pouvez plus rien faire pour vous en sortir seul. Vous êtes sans espoir. Vous êtes pécheur.

Celle-ci est suivie de la béatitude suivante : «Heureux les affligés». Et voilà la réponse à cette reconnaissance. Quand vous vous voyez et que vous vous rendez compte que vous êtes brisé dans votre esprit, vous pleurez. Voici une douleur qui dépasse celle de la faillite morale. Et puis il y a la douceur. Et la douceur dit : «Regardez-moi en comparaison de Dieu. Je ne suis rien. » Et la douceur, c’est l'humilité et quand vous voyez votre péché et que vous êtes cassé et vous pleurez, vous prendrez une place de douceur devant Dieu. Dans votre humilité devant Dieu, vous vous rendez compte que le seul espoir que vous avez de connaître la justice est de la chercher dans Sa main, et ainsi vous arrivez à la quatrième béatitude où vous avez faim et soif de ce que vous savez ne pas pouvoir vous procurer par vous-même.

Donc, la progression est simple. Martyn Lloyd-Jones écrit : «Cette béatitude suit logiquement les précédentes. C'est une déclaration qui suit tout naturellement toutes les autres. C'est la conclusion logique, quelque chose pour laquelle nous devrions tous être profondément reconnaissants envers Dieu. Je ne connais pas de meilleur test que quiconque puisse s'appliquer dans toute cette histoire de la profession chrétienne que ce verset. Si ce verset est pour vous l'une des déclarations les plus bénies de l'ensemble de l'Écriture, vous pouvez être certain que vous êtes un chrétien. Si ce n'est pas le cas, vous feriez mieux d'examiner vos fondations à nouveau. »

Parce que si votre esprit est cassé et vous êtes dépassé par votre péché, que vous pleurez sur votre péché et que vous regardez en haut pour reconnaître la sainteté de Dieu, la réponse devrait être que vous avez faim et soif de ce qu'Il possède et de ce dont vous avez besoin. Et si vous n'avez pas faim et soif de justice, vous n'êtes pas un citoyen du royaume de Dieu. Notre société court après beaucoup de mauvaises choses, voyez-vous. Ils cherchent l'argent, le matérialisme, la renommée, la popularité, le plaisir, généralement à cause de la cupidité, pas pour répondre aux réels besoins, et ils cherchent aux mauvaises endroits. Et ce qui est triste, même si aux États-Unis nous avons le droit de poursuivre le bonheur, c'est que les gens ne le trouvent pas parce qu'ils ne savent pas définir le bonheur de la bonne façon. Le bonheur, c’est de l'argent. Le bonheur, c'est le plaisir. Le bonheur, c’est d'avoir des choses matérielles. Ici, il dit que le bonheur est l'esprit brisé, le deuil, la douceur, la faim et la soif de justice...

Mais vous remarquerez la réponse à chacun d'eux. Regardez encore en arrière au verset 3. Leur règne est le royaume des cieux. Ils seront rassurés. Ils hériteront la terre. Ils seront comblés. N'est-ce pas fabuleux ? Si vous additionnez tout cela, vous savez ce que vous obtiendrez ? Vous obtiendrez tout ce qu'il y a. Vous serez comblés, vous hériterez la terre, vous serez consolés, vous hériterez le royaume des cieux. C'est énorme ! En d'autres termes, selon la condition de Dieu, tout vous appartiendra. Et voici le point à retenir : Le monde travaille comme un fou pour gagner des choses matérielles, pour gagner de l'argent, pour obtenir toutes ces choses, alors que s'il cherchait plutôt le royaume de Dieu selon Ses termes, il recevrait tout de toute façon à la fin. D'accord ? C'est ce que j'essaie de vous montrer.

Vous vous brisez le cou pour obtenir ce que Dieu veut vous donner. Vous voyez ? Et si vous continuez de cette façon, vous ne l'obtiendrez jamais car il faut venir selon les conditions de Dieu. En d'autres termes, c’est disponible comme un don, vous ne pouvez pas le gagner. Alors Jésus dit : « Pourquoi travaillez-vous si fort pour obtenir tout cela? » Les Juifs travaillaient pour gagner le royaume. Ils faisaient de leur mieux pour être rassurés dans une situation très difficile. Ils ont tellement voulu hériter la terre qu'ils ne vivaient que pour cela. Et ils avaient besoin de donner un sens à leur vie. Ils cherchaient tous dans la mauvaise direction et le Seigneur leur dit simplement : « Je vous donnerai tout ce que vous voulez. Je vous donnerai le royaume. Je donnerai aussi le confort actuel. Je vais combler votre vie avec tout ce dont vous avez besoin pour la satisfaire. Je vous donnerai toute la terre. Vous pouvez tout avoir si vous venez selon mes conditions : avec un esprit brisé, affligé, avec douceur, avec faim et soif de la justice. » Et je suppose que la clef de tout est cette douceur parce que la personne douce est celle qui a rompu avec le péché et qui cherche le don de Dieu. Il n'y a pas de fierté. Il cherche simplement le don de Dieu.

Dans chaque exemple de douceur - écoutez ceci. Dans chaque exemple de douceur dans la Bible, le motif sous-jacent était que l'individu reconnaisse toujours la promesse de Dieu. Je vais le répéter. Dans chaque exemple de douceur dans la Bible, le motif sous-jacent était que l'individu reconnaisse toujours la promesse de Dieu. Par exemple, prenez Abraham. La semaine dernière, je vous ai dit qu'Abraham était doux, parce que Lot et lui avaient partagé la terre, n'est-ce pas ? Abraham a dit : «Lot, prends tout ce que tu veux.» Il était doux. Mais vous savez ce qu'il avait compris dans son esprit? Dieu lui avait tout promis. Il ne se souciait pas du fait que Lot puisse en avoir un peu temporairement. Vous voyez, la douceur peut toujours prendre sa place parce qu'elle sait que tout lui appartient à la fin. Vous vous souvenez de David ? David n'a pas levé son épée contre Saül. Rappelez-vous, je vous ai dit qu'il aurait pu tuer Saül, mais il a décidé plutôt de couper un morceau de sa robe – pourquoi ? Parce que David savait qu'il était le roi et qu'il allait tout obtenir de toute façon. Pourquoi avait-il à s'inquiéter ?

En d'autres termes, la base vient de la promesse de Dieu et une fois que nous croyons la promesse de Dieu, nous n'avons pas à essayer par tous les moyens d'obtenir toutes ces choses. Je lis ma Bible de cette façon. Dieu dit : «MacArthur, tu es mon enfant, tu hériteras la terre», alors pourquoi devrais-je passer tout mon temps à essayer de l'obtenir ? Cela n'a aucun sens. Cela m’appartiendra de toute façon. Cela ne me dérange pas que d'autres personnes l'empruntent pendant un moment. Tout cela me revient, basé sur Sa promesse. Vous voyez, c'est le motif sous-jacent, vous devez réaliser cela. Telle est la base de la motivation dans le Sermon sur la montagne. Vous entrez dans le royaume de Dieu et vous savez qu'il est à vous de toute façon, vous voyez. Par contre, elle ne peut t'appartenir que par Sa main. Et plus tard cela deviendra la motivation pour d'autres choses. Si vous regardez le verset 40 de Matthieu 5 : «Si quelqu'un veut plaider contre toi, et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.» Pourquoi ? Vous allez avoir tout ce dont vous avez besoin dans le royaume. A quoi tenez-vous ? « Si quelqu'un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui. Donne à celui qui te demande, et ne te détourne pas de celui qui veut emprunter de toi. »

Écoutez, ne vous accrochez pas aux choses du monde. N'essayez pas d'être possessif. N'essayez pas de tout saisir ; ce sera tout de même à vous, alors partagez-le. Maintenant, vous voyez, avec ce genre de cœur, avec ce genre d'esprit, vous pouvez être ambitieux. Si vous dites : «Regardez, tout ce que je veux, Seigneur, c’est Ta justice, tout ce que je veux, c'est être doux devant Toi, tout ce que je veux, c'est recevoir Ton royaume selon Tes termes». Vous savez que Sa promesse, à la fin, c’est que vous héritiez de tout. De tout !

En fait, l'apôtre Paul a même dit aux Corinthiens : «Tout est à vous», n'est-ce pas? – « et vous êtes à Christ et Christ est à Dieu. » Tout est à vous de toute façon. C'est tout à toi. Et voici donc ces Juifs, ils essayaient par tous les moyens d'obtenir le royaume, ils essayaient de prendre la terre. Ils essayaient d'être réconfortés dans une situation déconcertante. Ils essayaient de remplir leur vie et ils travaillaient comme des fous pour le faire et le Seigneur a dit : « Si vous venez selon mes conditions, je vais tout vous donner. » Il l’a dit ainsi dans le chapitre 6, verset 33, écoutez ceci. «Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.» Vous voyez, c’est tout à vous de toute façon, selon les termes de Dieu. Nous disons donc : «Heureux les affamés».

Il y a de la douleur dans le verset 3, brisé dans l'esprit. Il y a de la douleur dans le verset 4, le deuil. Il y a de la douleur dans le verset 5, la douceur, la mort de soi. C'est le suicide, c'est douloureux. Mais il y a le confort du verset 6 : la faim et la soif, c'est la solution. Vous arrivez à l'endroit où vous commencez à atteindre Dieu. C'est un peu négatif au début. Vous souffrez. Vous voyez votre péché et alors vous commencez à vous rapprocher de Dieu. Vous commencez à avoir faim et soif de justice. Voilà pourquoi cette béatitude s'inscrit ici ; ça a du sens. Vous prenez un homme brisé par le péché, vous prenez une femme brisée sur le péché, ils sont doux devant un Dieu saint sachant qu'ils ne peuvent rien faire en eux-mêmes pour gagner ou hériter quoi que ce soit ; ils ont une faim et une soif pour ce que seulement Dieu peut donner. Vous voyez ?

Prenons une deuxième question : Qu'est-ce que cela signifie avoir faim et soif ? Nous avons déjà entendu la réponse. Cela concerne le désir. Et en passant, il s'agit d'un désir grand et intense. La force des paroles du Christ est puissante, en particulier dans cette culture-là, peut-être moins dans notre culture parce que nous ne savons pas ce que c'est d'avoir faim. Nous ne savons pas ce que c'est d'avoir soif ; nous ne comprenons pas cela. Lorsque nous pensons à la soif, nous pensons que nous sommes sortis pour courir un peu et nous avons soif suite à nos efforts. Nous ne savons pas ce que c'est d'être au milieu d'une sécheresse où nous n'avons pas bu d'eau depuis des jours. Quand nous pensons à la faim, nous voulons dire qu'il est 13 heures et que nous avons l'habitude de manger à 12:15. Nous ne savons pas ce que signifie avoir faim. Nous ne savons pas ce que c'est que de vivre sans nourriture, c'est le désespoir.

Il y a un livre intéressant écrit par le Major V. Gilbert intitulé The Last Crusade (La dernière croisade), et dans un numéro de 1966 du magazine National Christian, E. M. Blaiklock a réitéré l'histoire que ce Majeur Gilbert raconte dans son livre. Et le livre est écrit sur la libération britannique de la Palestine pendant la Première Guerre mondiale. Vous vous souvenez peut-être que le général Allenby faisait partie de la libération de la Palestine dans la Première Guerre mondiale et Blaiklock raconte l'histoire de ce majeur. Voici ce qu'il dit : « En remontant de Beersheba, une force combinée d'Australiens britanniques et de Néo-Zélandais appuyait sur l'arrière de la retraite turque sur le désert aride. L'attaque avait dépassé son train de chameaux qui transportait l'eau. » En d'autres termes, ils étaient si loin devant leur stock d'eau qu'ils en étaient séparés. «Les bouteilles d'eau étaient vides, le soleil flamboyait impitoyablement dans un ciel où les vautours tournaient en attendant. «Nous avons mal à la tête, écrit le major Gilbert, nos yeux sont devenus sanglants et sombres dans l'éclat aveuglant. Nos langues commencent à gonfler. Nos lèvres deviennent noires, violacées et se mettent à éclater. » Ceux qui ont quitté la colonne n'ont jamais été revus, mais la force désespérée a lutté pour arriver jusqu'à Shéria.

«Il y avait des puits à Shéria et s'ils n'avaient été capables de prendre la place à la nuit tombée, des milliers auraient été condamnés à mourir de soif. « Et c'est ainsi que nous nous sommes battus ce jour-là, écrit le Majeur Gilbert, « comme des hommes se battant pour leur vie. Nous sommes entrés dans la gare de Shéria sur les talons des Turcs en retraite. Les premiers objets rencontrés à notre arrivée étaient les grandes citernes en pierre pleines d'eau potable froide et claire. Et dans l'air calme de la nuit, le bruit de l'eau qui coulait dans les chars pouvait être entendu distinctement, fâcheux dans sa proximité. Pourtant, aucun homme ne murmurait quand on donnait l'ordre aux bataillons de s'arrêter face aux citernes. » Il a donné des ordres : d'abord les blessés, ceux qui étaient de garde, et ensuite compagnie par compagnie. Il a fallu quatre heures avant que le dernier homme ait bu son verre d'eau. Et pendant tout ce temps, ils étaient debout à six mètres d'un mur de pierre basse de l'autre côté duquel il y avait des milliers de mètres cubes d'eau. «Je crois, conclut le majeur Gilbert, que nous avons tous appris notre première vraie leçon biblique sur la marche de Beersheba vers les puits de Shéria. Si telle était notre soif de Dieu pour la justice, pour Sa volonté dans notre vie, un désir dévorant, enveloppant et inquiétant, combien riche serait le fruit de l'esprit ».

C'est ce que Jésus essaie de dire. Il parle de la faim et de la soif pour les gens qui ont compris ce que cela signifiait. Les verbes grecs sont très puissants. Peinōntes signifie être nécessiteux, souffrir de la faim. C'est l'idée d'une faim profonde, pas seulement une faim superficielle. Le mot dipsaō, c'est "souffrir de soif". Encore une fois, c'est l'idée d'une véritable soif. Les voici, les impulsions les plus fortes du royaume naturel. En passant, ils sont dans un participe présent continu... en ayant faim... en ayant soif. C'est une chose continue. Ainsi, biens-aimés, ce n'est pas seulement la condition de celui qui entre, mais aussi la condition de celui qui est dans le royaume.

Vous savez - je vais le dire de cette façon : Quand je suis venu à Jésus-Christ, j'avais faim et soif de Sa justice, et maintenant que je Le connais, j'ai toujours faim et soif, mais encore plus, n’est-ce pas ? C'est ce qu'Il dit. En fait, Lenski, le grand commentateur, dit : «Cette faim et cette soif augmentent dans l'acte même d'être satisfait.» Luc en parle dans un passage parallèle et il ajoute le mot «maintenant». «Heureux ceux qui ont faim maintenant.» C'est un présent, c'est une chose continue. C'est un mode de vie jour après jour. Quand vous devenez chrétien, vous ne vous arrêtez pas.

Regardez votre propre vie. Si vous n'avez pas faim et soif de la justice, il faut vous poser la question pour voir si vous êtes dans le royaume après tout. Permettez-moi de vous donner une illustration avec Moïse. Moïse avait vu Dieu. Moïse, quand il était dans le désert pendant 40 ans, était appelé par Dieu. Et il vint et vit Dieu dans un buisson ardent qui brûlait. Il avait vu Dieu. Il a vu la Shekinah de Dieu, pour ainsi dire, flambant dans le buisson et Dieu lui a dit : « Retires tes chaussures, Moïse, tu es debout sur la terre sainte. » Et plus tard, quand Dieu est revenu pour conduire Israël hors de cette terre, il a vu Dieu. Il a vu la main de Dieu dans les miracles, les plaies. Il a vu Dieu quand Dieu a séparé la mer Rouge pour laisser les Israélites traverser et a ensuite noyé toute l'armée égyptienne. Il a vu Dieu pendant qu'ils se déplaçaient, guidés par cette grande lueur Shekinah de Dieu dans les cieux. Il a vu Dieu. Il savait ce que c'était d’avoir faim de Dieu et d'être rempli de Sa présence.

Mais savez-vous quoi ? Dans l'obéissance au commandement de Dieu, il a construit un tabernacle. Et quand le tabernacle fut achevé, la gloire de Dieu vint dans ce lieu, parce que Moïse lui a dit : « Dieu, je veux voir Ta gloire ». Vous pourriez dire : "Moïse, assez, assez ! Tu as déjà vu pas mal de choses. » Et Moïse disait : «Pas assez !» Dieu l’emmena en haut de la montagne pour lui montrer un doigt flamboyant qui écrivait Sa loi dans les tables de pierre, sur une montagne. Et quand Moïse est descendu, ce n'était pas assez et il a dit, « Montre-moi Ta gloire. » Et quand il est descendu, son visage brillait. Et comme la gloire commençait à diminuer, il remonta sur la montagne et il regarda de nouveau la gloire de Dieu, puis il descendit. Et puis il est retourné. Cela n’était jamais assez, jamais assez ! «Je t’en conjure», dit-il dans Exode 33 : 18. «Je t’en prie, montre-moi Ta gloire.» Vous voyez, c'est le caractère d'un fils du royaume. Vous voyez, il n'est jamais satisfait. Il n'y a pas de satisfaction dans la satisfaction même. Toujours affamé pour plus !

Je pense à David. David, l'homme selon le cœur de Dieu, David qui marchait en étroite communion avec Dieu, David qui écrivit les Psaumes, « Le Seigneur est mon berger, je ne manquerais de rien. Il me conduit à côté des eaux tranquilles.  Je m'allonge dans les verts pâturages. Sa verge et son bâton me rassurent. » Il avait connu Dieu. Il avait connu Dieu dans sa vie. Dieu l'avait protégé. Dieu l'avait soigné. Dieu l'avait guidé. Dieu l'avait dirigé. Le zèle pour la maison de Dieu l'avait dévoré. La douleur qui tomba sur Dieu, tomba sur lui. Il connaissait Dieu dans une intimité. Vous dites : «Oh, il y a un homme qui connaît Dieu, un homme dont les Psaumes coulaient comme l'eau d'un ruisseau.» Dans le Psaume 63, il dit : «Oh, mon Dieu, tu es mon Dieu." Il ne s’est pas arrêté là. Il a dit : «O Dieu ! tu es mon Dieu, je te cherche; Mon âme a soif de toi, mon corps soupire après toi, Dans une terre aride, desséchée, sans eau. », vous voyez.

Maintenant, ce qu'il dit, c'est que la faim et la soif ne diminuent jamais. Pour un vrai fils du royaume, c'est un mode de vie. Regardez l'apôtre Paul. L'apôtre Paul dans Philippiens chapitre 3. Pourquoi, vous dites, « Paul, tu as connu tout ce qu'il y a à savoir. Je veux dire, tu as eu dans ta vie des visions personnelles de Jésus-Christ, en commençant sur la route de Damas. Mais aussi quand tu étais en prison à Jérusalem. » Malgré cela, Paul en a appelé au troisième ciel pour voir des choses trop merveilleuses à voir. - Oh, Paul, que dire d'autre ? Paul, toi qui écrivais toute la théologie, toi qui a écrit les grandes expressions de la vérité divine dans le Nouveau Testament, que pourrais-tu vouloir ? » Et le cri de son cœur dans Philippiens 3 : 10 est : «Afin de connaître Christ» - vous voyez ? – « et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances.» Ce n'est jamais assez, ce n'est jamais assez !

Bien sûr, il connaissait la loi, dit-il au verset 6. «Je connaissais la justice de la loi, mais je la considérais comme une dépouille, une bouse de vache. Je veux juste connaître Dieu. » Et vous entendez Pierre, qui crie : « Croissez en grâce et croissez dans la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. » Ce n'est jamais assez, voyez-vous ? M. Darby, grand homme de Dieu, qui était si responsable au début du mouvement des frères Plymouth, a déclaré ceci : «Avoir faim ne suffit pas. Je dois vraiment mourir de faim pour savoir ce qui est dans le cœur de Dieu envers moi. Quand le fils prodigue eut faim, il alla se nourrir des restes, mais quand il mourut de faim, il alla vers son père. » Oui, c'est de cela que parle Jésus, le genre de désespoir que seul Dieu peut satisfaire.

Une dame est venue me voir ce matin et elle a dit : «Vous savez, j'essaie de partager avec mon amie et mon amie est venue à l'étude de la Bible, mais maintenant mon amie ne veut plus venir à l'étude de la Bible. Elle veut avoir une religion, mais elle ne veut tout simplement pas s'engager » et je lui ai dit : « Elle n'a pas assez faim. » Ce n'est que lorsque les gens ont faim et soif de justice qu'ils cherchent l'accomplissement que Dieu peut donner. Dans Luc 1 : 53, la Bible dit : « Il a rassasié de biens les affamés, Et il a renvoyé les riches à vide. » Les gens qui avaient tout ce dont ils avaient besoin sont repartis vides. Et ainsi nous voyons pourquoi cette Béatitude se situe à cet endroit et nous voyons ce que signifient la faim et la soif. C'est une chose extrêmement intense et elle ne connaît pas de fin. Elle ne connaît pas de fin. Je crois que dans ma vie j'ai plus faim pour la justice de Dieu maintenant que je ne l'ai jamais eue. Et je vais croire demain que je vais avoir plus faim que je ne l'avais aujourd'hui, et jusqu'au jour où je verrais Jésus-Christ, ce sera une faim sans diminution.

Troisième question : De quoi avons-nous faim ? C'est quoi cette justice ? Amos a dit que les gens dans le monde courent après la poussière de la terre. C'est assez stupide, mais ils le font. Le monde courent après les saletés de la terre. Vous dites : «nous devrions avoir faim de quoi, en fait ? » Eh bien, certaines personnes diraient "le bonheur". Et je suppose que c'est peut-être le bonheur que le monde cherche. Ils veulent le bonheur. Les gens cherchent vraiment le bonheur. Ils veulent le bonheur et si vous pouvez les rendre heureux, vous êtes un type bien. Vous savez, la chose qui me surprend toujours est le nombre d'amusements que nous avons dans notre société. Maintenant, je ne suis pas contre Euro Disney en France et les autres parcs d'attractions et tous les jeux que les gens font, mais notre vie est tellement pleine d'amusements pour essayer de rendre les gens heureux, tellement pleine de divertissements. C'est comme un homme avec une maladie qui le fait souffrir et qui veut seulement soulager sa douleur, sans se préoccuper de la maladie. S'il va chez le médecin et si celui-ci dit : «Eh bien, je peux soulager votre douleur, vous faire une piqûre, vous donner un tas de pilules», alors ce n'est pas un bon médecin, il n'a rien fait pour diagnostiquer et guérir la maladie.

Voyez-vous, le monde est malade, mais il veut remplacer la douleur par le bonheur ; il ne veut jamais traiter la maladie. Vous voyez ? Ainsi le monde a faim et soif de bonheur. Vous voulez en savoir encore plus ? C'est vrai aussi dans l'église. Je rencontre beaucoup de gens qui sont chrétiens et ce qu'ils veulent vraiment, c'est le bonheur. Vous me demandez ce que je veux dire par la ? Ils courent après une certaine extase. Je pense que c'est surtout vrai dans le mouvement charismatique. Ils veulent ce que j’appelle une vie sainte et élevée. Ils veulent des expériences. Ils veulent une extase spirituelle. Ils veulent des sentiments. Beaucoup d'autres personnes courent pour assister à un séminaire, une conférence, pour voir un conseiller, pour essayer d'expérimenter une extase spirituelle et ce n'est pas ce qu’ils devraient chercher, vous voyez, si vous chercher à trouver le bonheur...

Certains disent : «Eh bien, je suis si malheureux dans ma maison. Je dois trouver le moyen d'être heureux. Comment puis-je être heureux ? » Non, non, ce n'est pas ce que vous devez chercher. Le bonheur est un sous-produit. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice. Vous voulez être heureux ? C'est un sous-produit de la justice. Ce n'est pas une expérience spirituelle que vous obtenez avec un certain zapping. Ce n'est pas une expérience. Ce n'est pas ça. Dikaiosunē, la justice, la justification pour être en règle avec Dieu. Et que dis-je ? Écoutez, c’est simple, le seul vrai bonheur dans la vie c'est le fait d'être en règle avec Dieu. C'est tout ! Le seul vrai bonheur dans la vie c’est d’être en règle avec Dieu. Et je crois que cela souligne deux choses : d'abord le salut et, ensuite la sanctification.

Parlons du salut pendant un petit instant. Quelqu'un qui a faim et soif de justice cherche d'abord le salut, la justice qui vient quand vous placez votre confiance en Dieu, la justice qui vous est donnée en Christ. La personne voit son péché, elle voit sa rébellion, elle se voit séparée du Dieu sain, elle est brisée, triste, douce et elle veut se rendre à Dieu. Elle veut le pardon et elle a faim et soif de la justice qui accompagne le salut. C'est un désir d'être libre de soi, un désir d'être libéré du péché, de sa puissance, de sa présence et de sa peine. Et c'est ce qui initie le salut.

Dans beaucoup de passages de l'Ancien Testament, et nous ne prendrons pas le temps ce soir de les citer, mais dans beaucoup de passages de l'Ancien Testament, la justice est synonyme de salut. Un prophète en particulier fait ce parallèle et c’est Esaïe. Ésaïe évalue à plusieurs reprises la justice avec le salut et c'est vrai. Si vous avez faim et soif de justice, c'est au moment du salut que vous la recevez. Et Esaïe fait cette remarque tout particulièrement dans les chapitres 45, 46, 51, 56 et 61, vers la fin de son livre quand il traite le salut. Et dans ces derniers chapitres, Esaïe voit la justice comme ce don de Dieu qui vient en même temps que le salut. Alors, que dirions-nous donc ? Nous pouvons mettre le mot « salut » pour remplacer le mot "justice". «Heureux ceux qui ont faim et soif du salut.» Vous voulez être heureux ? La faim du salut, la faim d’être sauvé, la faim de voir le sang de Christ purifier votre péché. La faim de voir la justice de Christ s’appliquer à vous. La faim de voir votre péché pardonné. Et quand un homme abandonne tout espoir d’être sauvé par ses propres oeuvres, quand il abandonne tout espoir de sa propre justice et commence à avoir faim pour un salut qui ne peut venir que de la part de Dieu, alors il va connaître le bonheur. Et c'est là que les Juifs avaient tort. Ils essayaient de gagner leur salut par leurs propres œuvres.

Et ce que Jésus leur dit est littéralement révolutionnaire. « Vous ne l'avez pas. » Ils disaient : « Nous sommes déjà remplis à ras bord de justice », et Jésus disait : « Jusqu'à ce que vous soyez à terre, affamés et assoiffés de justice, que vous ne pouvez pas gagner par vos propres oeuvres, vous ne saurez jamais ce que c'est que d'être heureux. » Maintenant, laissez-moi le dire avec simplicité : Le bonheur appartient aux saints. C'est ce qu'il dit. Si vous êtes malheureux dans votre vie, quelque part c’est que vous êtes des impies. Jésus parlait aux Juifs qui pensaient être justes. Pour eux, la sainteté était "vivre en conformité avec les règles", une chose extérieure. Mais ce n'était pas assez. C'est pourquoi Jésus a dit : «Si votre justice ne dépasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez jamais dans le royaume.» Leur justice n'allait pas, n'était pas la bonne. Les Béatitudes ont pris ces éléments extérieurs en les ouvrant pour qu'on voit l'intérieur. Alors quand vous êtes affamés et assoiffés de justice, vous serez remplis.

Mais il y a un deuxième élément. Je pense qu'il implique aussi la sanctification. Je ne pense pas qu'une fois que vous êtes sauvé, vous arrêtez d’avoir faim et soif, comme je l'ai dit. Alors vous avez faim et soif de sanctification pour une sainteté croissante. Bien-aimés, je ne sais pas comment exprimer cela avec assez de force, comme je le ressens. J'espère que dans votre vie il y a cette faim, cette faim qui ne s'arrête jamais, le désir d'être de plus en plus semblable au Christ. C'est la marque d'un chrétien. Vous continuez à avoir faim, vous avez soif et vous désirez plus de vertu, une plus grande pureté, vous voulez ressembler plus au Christ. Vous n'arrivez jamais à un point où vous pouvez dire : "je suis arrivé". C'est l'attitude la plus dégoûtante, révoltante et nauséabonde qui existe... que ce soit par des gens non régénérés qui disent : «Eh bien, nous nous sommes sauvés nous-mêmes» que par les chrétiens qui pensent qu'ils sont arrivés.

Les fils du royaume ne cessent jamais d'avoir faim. Paul dit dans Philippiens 1 : 9, « Et ce que je demande dans mes prières, c'est que votre amour augmente de plus en plus en connaissance et en pleine intelligence.» Vous voyez ? Vous n'avez pas terminé. Peu importe combien vous aimez, vous devez aimer plus encore. Peu importe combien de temps vous priez, vous devez prier davantage. Peu importe combien vous obéissez, vous devez obéir encore plus. Peu importe combien vous pensez comme Christ, vous devez penser encore plus comme Lui. Ce doit être un désir brûlant, sans fin, «Heureux ceux qui ont continuellement faim et soif.» Luc ajoute le mot «maintenant». « Vous devez le faire maintenant. »

Et je veux démontrer une vérité que je trouve vraiment riche ici, qui vous montre la totalité de ce que vous cherchez. Ce n'est pas que nous cherchons des petits morceaux de justice. Nous cherchons toute la justice. Avez-vous compris cela ? Nous recherchons la totalité de la justice, pour être comme Christ. Permettez-moi de vous montrer pourquoi c'est important. Dans la langue grecque, des verbes comme la faim et la soif sont normalement suivis par le cas génitif exprimé par le pronom "de". Et c'est ce qu'on appelle en grec le génitif partitif. Maintenant restez avec moi, c'est fascinant ! Donc, un Grec dirait « affamé » et « assoiffé », puis il ajouterait le cas génitif. Ils ont des cas pour montrer le sens. Et il le traduirait ainsi : «J'ai faim pour "de la" nourriture. J'ai soif pour "de l'"eau.» Et le génitif partitif signifie simplement qu'il en veut un peu. Par exemple, il ne dirait jamais : «J'ai faim de la nourriture» parce que pour lui, cela représenterait toute la nourriture qui existe. Il doit avoir un cas qui le limite. Le génitif partitif signifie avoir faim de nourriture. En d'autres termes, je ne veux pas toute la nourriture dans le monde, j’en veux juste un peu. Il ne dirait jamais : «J'ai soif de l'eau.» Pas toute l'eau du monde. Il dirait : «J'ai soif d'eau. J'ai soif d'eau, une partie de l'eau, assez pour ma soif. » C'est normal. C'est l'expression normale pour le grec. C'est comme cela qu'il parle dans cette langue.

Maintenant, ce qui m'a fasciné pendant que j'étudiais ce passage, c'est que l'utilisation normale du grec est abandonnée. Vous auriez pensé que l'on dirait : «Heureux ceux qui ont faim et soif "de" justice !» Mais ce n'est pas le cas. Il laisse tomber le cas génitif, qui est l'expression grecque normale pour dire "un peu", et il dit ce que nous appelons le cas accusatif et cela devient un objet direct non qualifié. «J'ai faim et soif de la justice, de toute la justice». C'est une vérité formidable. Et nous ne sommes jamais satisfaits, parce que peu importe la quantité de justice que nous avons par la grâce de Dieu, nous n'avons pas toute celle qui existe, n'est-ce pas ? Et ainsi la faim et la soif continuent. Et nous crions avec David : «Je serai rassasié quand je me réveillerai en te ressemblant et je ne serai pas satisfait jusqu'à ce que j’y arrive.» Et en passant, l'article défini est ici, ils ont faim et soif continuellement et maintenant de justice. Quelle justice ? La justice de Dieu !

Ainsi, cela commence par le salut et continue par la sanctification, et vous ne pourriez jamais être satisfait avec une partie de celle-ci ; vous ne pouvez être satisfait qu'en ayant la totalité. La totalité ! Cela me fascine ! Il y a tellement de choses ici, je ne peux même pas - je ne peux même pas l'effacer de mon esprit, vous savez, pour continuer l'étude. Cela me fascine que la faim et la soif de justice est recommandée plutôt que la possession de la justice. N'est-ce pas génial ? Vous voyez, les Juifs pensaient qu'Il aurait dû dire : «Heureux ceux qui possèdent la justice», et ils auraient tous répondu, «Mm-hmm, voyez, c'est nous, ça. Nous la possédons tous. » Mais Il les a littéralement anéantis. «Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice». En d'autres termes, les gens qui pensent qu'ils l'ont obtenue ne sont pas bénis. Les gens qui savent qu'ils ne l'ont pas, le sont. N'est-ce pas génial ? Juste quand vous pensez que vous êtes juste, vous êtes plus désespéré que vous ne l’avez jamais été.

Non, Il bénit ceux qui ont faim et ceux qui ont soif ; dans cette bénédiction est la pensée que vous ne pouvez jamais être totalement rempli. Quelqu'un a dit : «C'est une soif qu'aucun ruisseau terrestre ne peut satisfaire. Une faim qui doit se nourrir de Christ ou mourir. » Je l'appelle le mécontentement divin. Nous voyons donc comment cette Béatitude s'inscrit, ce que signifient la faim, la soif et l'objet. Quel est le résultat ? Regardons ensemble.

D'abord Il dit, «Bénis» et à la fin Il dit, «ils seront» - quoi ? – « remplis. » Le mot « rempli » est super. Nous pourrions passer beaucoup de temps à en parler. Fondamentalement, c'est un mot utilisé pour nourrir un animal. C'est un mot utilisé pour nourrir un animal. Cela signifie être absolument satisfait. «Ils seront satisfaits.» Dieu veut nous rendre heureux et satisfaits. Satisfaits de quoi ? Eh bien, de quoi avons-nous faim ? Que cherchons-nous ? Ayant faim et soif de justice, ils doivent être satisfaits. N'est-ce pas un paradoxe fabuleux ? Vous êtes satisfaits, mais jamais complètement satisfaits. N'est-ce pas génial ? Vous avez faim et soif et vous êtes satisfaits, mais jamais vraiment satisfaits.

Peut-être est-ce de cette façon : Avez-vous déjà goûté à cette tarte vraiment délicieuse que votre conjoint a faite ? Je veux dire la meilleure tarte. Ma femme fait une excellente tarte au citron, d’un genre spécial. Et je suis toujours si satisfait quand je mange cette tarte. J'en veux toujours plus. Je suis repu, d'habitude, parce que c'est après le dîner, mais j’en veux toujours plus parce que le goût, la plénitude et la satisfaction de ce que j'ai déjà pris me donne envie de plus. Et donc je suis satisfait mais insatisfait. Il en est ainsi de la justice. Nous sommes remplis et le remplissage est si doux et si riche et si complet que nous en voulons davantage.

Le mot «satisfait», nous pourrions le chercher à travers le Nouveau Testament. C'est un mot fabuleux ! Il est utilisé de nombreuses façons. Je pense à Jacques 2 : 16, «et que l'un d'entre vous leur dise » - c'est un frère ou une sœur qui est dépourvu(e). « Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez ! » Maintenant, ici l’idée est d'être satisfait. Rempli de nourriture, c'est un mot utilisé pour la nourriture. Et bien sûr, c'est ce dont parle Jésus, la nourriture spirituelle. Et d'ailleurs, le mot «rempli» est un mot fort, chortazō en grec ; c’est un mot très fort. C'est un mot qui signifie vraiment rempli et c'est une bonne chose à savoir ; je pense que c'est vraiment merveilleux ! En tant que chrétiens, quand nous cherchons la justice de Dieu, Il l'accorde. Vous savez, la première fois que vous avez cherché Sa justice dans le salut, vous l'avez obtenu. Tous les jours qui suivent, vous avez cherché Sa justice lorsque vous avez cherché à accomplir Sa volonté, accomplir le bon plaisir de Sa volonté, obéir, vivre Sa justice, et Il a répondu à ce désir. Il vous remplit.

Lisons le Psaume 107 : 9, un verset que j'aime bien. Il dit : «Car Il a satisfait l'âme altérée, Il a comblé de biens l'âme affamée.» N'est-ce pas génial ? «Car il a satisfait l'âme altérée, Il a comblé de biens l'âme affamée.», Psaume 107 : 9. Dans le Psaume 34:10, «Craignez l'Eternel, vous Ses saints ! Car rien ne manque à ceux qui Le craignent.» Et que dit-il dans le Psaume 23 : 1 ? « Je ne manquerai de rien. » « Ma coupe » - quoi ? – « déborde. » - Jérémie 31, au verset 14, dit : « Et mon peuple se rassasiera de mes biens, dit l'Eternel. » N'est-ce pas génial ? «Et mon peuple se rassasiera de mes biens, dit l'Eternel.» Jésus dit à la femme au puits en Jean 4 : «mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif». Dans Jean 6, il a dit : «Je suis le Pain de vie. Celui qui vient à moi n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif. »

Écoutez, Jésus satisfait les gens ! Et pourtant il y a une insatisfaction bénie qui veut de plus en plus et ne sera satisfaite que lorsque nous verrons Jésus-Christ. Alors Jésus dit ceci et vous pouvez le dire à une personne du royaume : il a une ambition dévorante, non pour le pouvoir ou le plaisir, non pour les possessions ou la louange, mais pour la justice. Donc, nous voyons où va ce morceau du puzzle, ce qu'il signifie, son objet et les résultats.

«John», vous dites, «comment puis-je savoir si j'ai vraiment faim et soif de justice? Comment le savez-vous ?" Permettez-moi de vous poser encore quelques questions. Premièrement, êtes-vous insatisfait de vous-même ? Êtes-vous satisfait avec vous-même ? Posez-vous cette question. Thomas Watson, le grand puritain, a dit : «Celui qui a le plus besoin de justice en veut le moins.» Êtes-vous profondément insatisfait ? Vous retrouvez-vous dans Romains 7 disant tout le temps : «Oh, misérable que je suis. Qui me délivrera du corps de cette mort ? » Ou êtes-vous tellement juste que vous pensez que tout le monde a tort et que vous avez raison ? Êtes-vous mécontent de vous-même ? S'il y a en vous un sentiment de satisfaction, je me demande si vous savez ce que c'est que la faim et la soif de justice.

Ressentez-vous une douleur constante, toujours en deçà ? Êtes-vous comme Esaü qui, lorsqu'il est revenu de la chasse, comme indiqué dans la Genèse, était presque mort de faim ? Demandez-vous : Êtes-vous mécontent de vous-même ? C'est un symptôme de quelqu'un qui a faim et soif de justice. Et peu importe à quel niveau de bonté il se trouve, il est toujours mécontent.

Deuxièmement : quelque chose d’externe vous satisfait-il ? Posez-vous la question. Pensez-vous que les choses du monde ont une influence sur ce que vous ressentez ? Si vous venez d'acheter quelque chose de nouveau, vous sentez-vous mieux? Vous vous rassasiez de mauvaises choses et puis vous perdez le goût ? Écoutez ceci : La faim de la justice ne sera satisfaite par rien d'autre. Vous pouvez apporter des fleurs à un homme affamé, vous pouvez apporter de la belle musique à un homme affamé, vous pouvez avoir une conversation agréable avec un homme affamé, mais tout ce qu'il veut, c'est de la nourriture. Vous pouvez jouer une mélodie ou donner une rose à une personne assoiffée, mais ce qu'elle veut, c'est boire. Celui qui a faim et soif de justice ne sera pas et ne pourra être satisfait par rien d'autre.

Permettez-moi de vous poser une troisième question : Avez-vous un grand appétit pour la Parole de Dieu ? Vous savez qu'il n'est pas agréable de regarder un homme affamé manger quand il obtient finalement de la nourriture. [Gloups!] Vous voyez ? Quelle est notre nourriture ? Où trouvons-nous la justice de Dieu ? Voici les règles, l'obéissance qui apporte la justice dans la Parole. Jérémie dit : « J'ai recueilli Tes paroles et je les ai dévorées. » Pile dedans, vous voyez ? Si vous avez faim et soif de la justice, vous aurez un tel appétit pour la Parole que vous la dévorerez. Je n'ai jamais vu quelqu'un prier un homme affamé, de manger. Et vous ? « S'il vous plaît, étudiez votre Bible. » « Oh, combien je voudrais que vous lisiez votre Bible ! » « Oh, si vous lisiez votre Bible. » Eh bien, si vous n'avez pas faim et soif de justice, vous ne fonctionnez pas comme un enfant du royaume devrait fonctionner. Peut-être que vous êtes juste un enfant du royaume vivant dans le péché. Peut-être que vous n'êtes même pas un enfant du royaume, mais vous perdez le bonheur dans l'une ou l'autre situation. Posez-vous la question : avez-vous un grand appétit pour la Parole ?

Quatrièmement, les choses de Dieu vous sont-elles douces ? Certains d'entre vous savent de quoi je parle, certains d'entre vous ne comprendrez pas, mais écoutez ceci - c'est si beau, Proverbes 27 : 7. Écoutez ce verset. «Pour l'âme affamée, toute chose amère est douce.» Avez-vous entendu cela ? Vous savez, je peux dire à quelqu'un qui a faim et soif de justice que quand Dieu apporte la dévastation dans leur vie, ils sont remplis et satisfaits parce qu'ils savent que cela vient de Dieu, même si c'est douloureux. Est-ce que vous avez compris cela ? Il y a des gens qui se réjouissent quand de bonnes choses arrivent mais quand les choses difficiles se produisent, ils ne sont pas contents. Eh bien, ils n'ont pas faim et soif de justice. Ils cherchent le bonheur superficiellement.

Écoutez, Thomas Watson dit : «Celui qui a faim et soif de justice peut se nourrir de la myrrhe de l'évangile aussi bien que du miel.» «Pour l'âme affamée, tout ce qui est amer est doux.» Certains d'entre nous savent ce que c'est que la réprobation de Dieu. Certains d'entre nous savent ce que c'est d'avoir des épreuves terribles. Certains d'entre nous savent ce que c'est d'avoir de la douleur et de l'anxiété et des fardeaux et de la tribulation. Et vous savez quelque chose ? Je peux vous dire par expérience personnelle au milieu de celles-ci, que c'est aussi doux que pendant les bons moments. C'est aussi doux que pendant les bons moments parce que pour l'âme affamée, chaque chose amère est douce, Dieu est là et Dieu travaille pour nous rendre plus justes.

Enfin, demandez-vous si votre faim (ou soif) est inconditionnelle. Est-ce inconditionnel ? Si vous avez vraiment faim et soif de justice, ce sera inconditionnel. Vous dites : «Que voulez-vous dire par là ?» Eh bien, vous vous souvenez du jeune et riche gouverneur qui est venu et a dit : «Eh bien, je veux savoir comment je peux entrer dans le royaume», et le Seigneur a répondu : «Vraiment ? Es-tu prêt à vendre tout ce que tu as pour le donner aux pauvres ? » « Non ! » Il avait faim, mais sa faim était conditionnelle et elle n'avait jamais été remplie. Qu'en est-il de vous ? Vous dites : « Oh, je veux le Christ et mon péché, le Christ et mon orgueil, le Christ et ma relation illicite, le Christ et ma tromperie à l'école, le Christ et mes mensonges dans les affaires, le Christ et ma convoitise, le Christ et mon matérialisme ». Christ et ..., Christ et.... Alors vous n'avez pas faim et soif de justice.

Un homme affamé ne veut pas de nourriture et un nouveau costume. Un homme assoiffé ne veut pas de l'eau et une nouvelle paire de chaussures. Il ne se soucie pas du costume et des chaussures, il suffit de lui donner de la nourriture et de l'eau. Psaumes 119 : 20 dit, « Mon âme est brisée par le désir qui toujours la porte vers tes lois. »

Comment avez-vous passé le test ? Êtes-vous une personne qui a faim et soif de justice ? Oh, Ésaïe a dit dans Ésaïe 26 : 9, «Mon âme te désire pendant la nuit, Et mon esprit te cherche au dedans de moi; car, lorsque tes jugements s'exercent sur la terre, Les habitants du monde apprennent la justice. » Vous voyez ? David avait soif de Dieu ; les vierges sages avaient leur huile avant l'arrivée de l'époux. Elles avaient soif ; elles se sont préparées tôt. Et vous savais quoi ? Il y a des gens qui vont avoir soif trop tard et ils vont être comme l'homme riche dans Luc 16 : 24, ils vont dire : «Oh, envoyez quelqu'un qui trempe le bout de son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre cruellement dans cette flamme.», et ils finiront par avoir soif quand il n'y aura plus de remède. Ayez soif maintenant et soyez rempli. Prions.

Père, merci pour notre fraternité ce soir. Merci de nous avoir parlé dans Ta Parole et merci de la façon dont le Saint-Esprit prend ces vérités et les enveloppe partout où nous sommes pour nous les appliquer. Dieu, nous ne voulons pas les pousser vers quelqu'un d'autre. Nous voulons les traiter nous-mêmes. Fais de nous des affamés et des assoiffés. Et si ce soir, dans notre communauté, il y a des gens qui n'ont jamais eu faim et soif du salut, que ce soit maintenant. Par Ton Esprit, lâchons prise au péché. Puissent-ils être brisés en esprit, affligés et doux, afin qu'ils recherchent la justice que Toi seul peut donner et savoir que sans justice, personne ne peut voir Dieu. Et Père, il y en a qui ont besoin de chercher la justice dans la sanctification. Certains d'entre nous deviennent si satisfaits et si contents que nous pensons que nous avons tout. Aide-nous à comprendre que la faim et la soif ne finissent jamais. Aide-nous à vivre avec des cœurs affamés pour savoir tout ce qu'il y a à savoir, pour être tout ce qu'il y a à être, jusqu'à ce que finalement nous soyons comme Christ quand nous Le verrons face à face. Nous Te donnons toute la louange au nom du Christ. Amen.

FIN

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