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Ouvrez avec moi à Matthieu chapitre 5 et nous continuerons notre étude dans les Béatitudes. Lisons les 12 premiers versets : «  Voyant la foule, Jésus monta sur la montagne; et, après qu'il se fut assis, ses disciples s'approchèrent de lui. Puis, ayant ouvert la bouche, il les enseigna, et dit : Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux ! Heureux les affligés, car ils seront consolés ! Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre ! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés ! Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde! Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu ! Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu ! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux ! Heureux serez-vous, lorsqu'on vous outragera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous.»

Si vous avez assisté depuis le début de notre étude de Matthieu, vous savez que c'est le manifeste du roi. Matthieu présente Jésus-Christ comme roi et ici nous entendons le roi présenter le manifeste de Son royaume. Maintenant, nous disons qu'il s'agit d'un double exposé. Notre Seigneur dit la vérité sur la façon dont vous entrez dans Son royaume et comment vous vivez lorsque vous êtes dans son royaume. Seuls les pauvres en esprit entrent. Seuls les affligés entrent. Seuls les doux entrent. Seuls ceux qui ont faim et soif de justice entrent. Et une fois qu'ils entrent, ils restent pauvres en esprit, affligés, doux, affamés et assoiffés de justice.

Et voici le cinquième verset 7 : «Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !» Bien-aimés, je dirais encore, c'est la même chose en double. Pour être dans le royaume de Dieu, vous devez être celui qui cherche la miséricorde. Et quand vous êtes dans le royaume de Dieu, vous serez celui qui sera miséricordieux envers les autres. En d'autres termes, la miséricorde est aussi une caractéristique de ceux qui sont dans le royaume de Dieu.

Maintenant, la religion à laquelle Jésus a fait face à Son époque était futile, superficielle et extérieure. Et nous avons appris que le Seigneur regardait une sorte de judaïsme qui était très, très ritualiste à l'extérieur, pas à l'intérieur. Les dirigeants juifs pensaient qu'ils étaient tranquilles et qu'ils seraient des habitants du royaume. Ils pensaient qu'ils seraient certainement les principaux dans le règne du Messie parce qu'ils avaient une certaine religion formalisée, extérieure, juste à leurs propres yeux. Ils étaient fiers, indifférents, égoïstes, centrés sur eux-mêmes, et ils croyaient qu'en raison de leurs actes superficiels de «justice», ils seraient sûrement choisis.

Mais le fait est que rien ne se passait à l'intérieur. D'ailleurs, notre Seigneur leur a dit : «De l'extérieur, vous êtes blancs et propres, mais à l'intérieur, vous êtes remplis d'os d’hommes morts.» Et c'est pourquoi, au chapitre 3, si vous voulez le noter, lorsque Jean-Baptiste est arrivé sur les lieux, son message répondait à cette question. Au verset 7 du chapitre 3, quand il a vu beaucoup de pharisiens et de sadducéens venir pour le baptême, il leur a dit :« Oh, génération de vipères, qui vous a averti de fuir de la colère à venir ? Apportez donc des fruits qui conviennent à la repentance. » En d'autres termes, ils avaient l'extérieur, mais ils n'avaient rien à l'intérieur qui indiquait une réelle repentance. «Et ne pensez pas à dire en vous-mêmes : « Nous avons Abraham comme notre père. » En d'autres termes, ne comptez pas sur votre identité raciale externe pour vous sauver.

«Car je vous déclare que de ces pierres-ci Dieu peut susciter des enfants à Abraham. Déjà la cognée est mise à la racine des arbres : tout arbre donc qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu. Moi, je vous baptise d'eau, pour vous amener à la repentance; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu. Il a son van à la main; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s'éteint point. » Maintenant, Jean-Baptiste parlait de jugement. Il parlait d'un formidable jugement de feu qui viendrait sur ceux qui n'avaient rien de plus qu'une religion extérieure, qui passaient par les mouvements religieux mais n'avaient rien de la réalité éternelle. Ceux-la seraient jugés par Dieu. La hache tombait. Le feu commençait à brûler. Et Jésus confronte cette foule égoïste et extérieure, de leaders et de juifs, et leur dit que ce qui compte vraiment, c'est ce qui est à l'intérieur : les pauvres en esprit, les affligés, les doux, ceux qui ont faim et soif de justice, les miséricordieux, les cœurs purs, les pacificateurs. Ce sont toutes des qualités internes. Il a contourné tous les acquis supposés qu'ils avaient accumulés pour leur propre cause à l'extérieur et Il est allé droit au cœur de la question.

Jésus-Christ met toujours l'accent sur l'intérieur. Oh, Il n'est pas indifférent à l'action. Il est préoccupé par l'action seulement quand elle est produite par ce qui vient de l'intérieur. Le fruit de la justice à l'intérieur produira une action juste. Mais vous pouvez faire de bonnes actions falsifiant la réalité de votre cœur : c'est du légalisme. Ce que Christ veut, c'est une vraie action basée sur une attitude vraie. Jésus veut une action qui vient d'un bon fond. Et en passant, depuis le 6e jusqu'au 7e chapitre du Sermon sur la Montagne, tout porte sur l'action, les choses que nous faisons ou disons ou les choses que nous pensons. Mais le fondement sur lequel tout est construit est la bonne attitude de cœur, et c'est ce dont il parle. Martyn Lloyd-Jones a bien dit ceci : «Un chrétien est quelque chose avant de faire quelque chose». Être l’enfant du roi, être un sujet du royaume c’est d'abord avoir une certaine attitude. Une attitude déchirée, de deuil par rapport au péché, une attitude de douceur, de faim et soif de justice, de miséricorde, de pureté de cœur, de pacificateur.

Vous voyez, nous ne sommes pas destinés à contrôler notre christianisme, c'est lui qui doit nous contrôler. Mais dans le légalisme c’est nous qui contrôlons le christianisme. Une vraie spiritualité c’est que notre christianisme nous contrôle, et c'est ce que Jésus désire. Il ne veut pas que nous contrôlions certaines activités extérieures. Il veut les contrôler à travers nous. Et ainsi les principes que Jésus donne ici ne sont pas superficiels, ils ne sont pas en périphérie, ils sont au fond de nous, à l’intérieur. Être un vrai chrétien signifie que ce ne doit pas être qu'une apparence, qu'une façade. Le christianisme est quelque chose qui s'installe au centre même de notre être, puis il contrôle le cœur-même et puis, de là, il coule vers les activités de la vie. Dieu n'a jamais été intéressé par la superficialité. Dieu n'a jamais été intéressé seulement par le sang des sacrifices. Dieu n'a jamais été intéressé par toute activité spirituelle qui ne vient pas d'un cœur juste. Je reviens à Amos, chapitre 5, car j'y pense souvent dans mon esprit quand Dieu dit, « Arrêtez votre culte et arrêtez vos sacrifices et arrêtez votre musique. Vos cœurs ne sont pas justes», et Dieu recherche des cœurs justes. Dieu est concerné par votre motivation, ce qui vous pousse à faire de bonnes oeuvres.

Maintenant, revenons à Matthieu 5 et voyons où nous en sommes. Jésus a confronté un groupe d'externalistes avec des déclarations dévastatrices. Il les frappe directement à l'endroit le plus vulnérable de la première béatitude quand il dit : «Il faut être en faillite spirituelle. Vous devez reconnaître que vous êtes des mendiants démunis et débauchés qui n'ont rien de bon à apporter à Dieu, et votre seul espoir est de voir la mendicité de votre condition Vous vous recroquevillez dans l'obscurité d'un coin et tendez la main comme un mendiant qui ne peut rien faire pour lui-même. » Et, c'était vraiment obtus pour ces juifs. Et puis Il dit plus loin, « Vous ne devez pas être heureux et satisfait de votre propre droiture. Vous devez pleurer à grosses larmes sur votre péché. Vous devez être en deuil. De plus, vous ne devez pas être fiers parce que vous avez gardé certaines lois. Vous devez être doux devant un Dieu saint. Non seulement cela, mais vous ne devez pas être satisfait de votre droiture, mais vous devez réaliser que vous mourrez de faim de la justice et que rien d'autre ne peut vous satisfaire. »

Maintenant, permettez-moi de relier cela au numéro cinq des Béatitudes. Les quatre premières Béatitudes étaient entièrement des principes intérieurs. Elles parlaient de l’attitude intérieure que nous devons avoir. Elles ont entièrement traité ce que vous voyez de vous-même devant Dieu. Mais maintenant, alors qu’Il arrive à la cinquième Béatitude, tout en étant aussi une attitude intérieure, elle commence à toucher les autres. Il y a une manifestation dans ce qui est le fruit des quatre autres. Il est vrai que nous sommes brisés comme des mendiants dans notre esprit, que nous sommes affligés et doux, que nous avons faim et soif de la justice, et nous sommes miséricordieux envers les autres à la suite de cela. Quelqu'un a dit : «Ceux qui, dans leur pauvreté d'esprit, reconnaissent leur besoin de miséricorde, commencent à montrer de la miséricorde aux autres. Ceux qui pleurent sur leurs péchés commencent alors à purifier leur cœur afin de vivre en pureté de cœur. Et les doux sont ceux qui font toujours la paix. En plus, ceux qui ont faim et soif de justice sont toujours prêts à être persécutés pour la cause de la justice. »

Voyez-vous comment les quatre premières s’alignent avec les quatre dernières ? Les quatre premières sont les attitudes intérieures et les quatre dernières sont les attitudes qui se manifestent. Là où il y a la pauvreté d'esprit et que vous vous rendez compte que vous n'êtes qu'un mendiant, vous serez disposé à donner à quelqu'un d'autre qui n'est qu'un mendiant, et vous serez donc miséricordieux. Et alors vous êtes en deuil sur votre péché, et vous lavez votre cœur avec les larmes de pénitence pour avoir une pureté de cœur. Et où vous êtes doux, vous serez toujours un pacificateur, parce que la douceur fait la paix. Et où vous avez faim et soif de justice, vous êtes prêts à être persécutés pour la justice. Nous avons donc fait une transition. Alors, nous allons parler du caractère qui se manifeste lorsque cette attitude intérieure est là d'après les quatre premières Béatitudes. Quand vous aurez ces quatre premières, quatre caractéristiques de votre personnalité se manifesteront, et nous les verrons alors que nous étudierons ces quatre derniers domaines dans cette merveilleuse introduction.

Maintenant, regardons ce que signifie être miséricordieux. Verset 7, Jésus a dit : «Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.» Et comme nous regardons cette déclaration simple, je veux que vous sachiez ceci : c'est si profond que je ne sais pas par où commencer pour tout expliquer. Vous savez, c'est très simple de prêcher quand vous avez très peu de matériel parce que vous soulignez tel ou tel point et vous expliquer un peu et tout va bien. Mais quand vous avez une Bible pleine de matériel, il est très difficile de choisir ce que nous devons partager. Ce concept de miséricorde s'étend d'un bout à l'autre de l'Écriture, depuis la chute de l'homme jusqu'à la fin des temps. C'est une réalité gigantesque, mais je veux voir si nous pouvons réunir au moins quatre aspects de la miséricorde pour notre étude de ce soir. Quatre aspects : la signification, la source, la substance et la suite. Quelle est la signification ? En d'autres termes, qu'est-ce que cela signifie d'être miséricordieux? Il est dit au verset 7 : Heureux ou bienheureux sont les miséricordieux. Qu'est-ce que ça veut dire ? Je vais vous dire, pour commencer, que c'était littéralement une secousse pour les Juifs à ce moment-là. Ils étaient impitoyables et les Romains à cette époque étaient impitoyables. Ils étaient très fiers, égoïstes, ils s'auto-justifiaient en condamnant et en méprisant les autres. Et ce que Jésus disait touchait vraiment le besoin intérieur de leurs cœurs.

Maintenant, vous savez, il y a beaucoup de gens qui ont essayé d'utiliser cette Béatitude d'une manière humaniste car vous entendez les gens dire : «Eh bien, bienheureux sont les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde» et ils l’utilisent un peu comme une vertu humaine. «Eh bien, si vous êtes bon pour tout le monde, alors tout le monde sera bon pour vous.» Vous savez, Shakespeare, dans Le Marchand de Venise, a écrit un discours prononcé par Portia. Je me souviens avoir vu cela quand j'étais à l'université. Et Portia dit ceci : « La qualité de la miséricorde n'est pas rigide. Elle tombe comme la pluie douce du ciel sur la terre en dessous. Elle bénit deux fois : celui qui donne et celui qui reçoit. C'est numéro un parmi les plus puissants. Elle donne encore plus de beauté au meilleur monarque que sa couronne. » Shakespeare dit que c'est la chose la plus seyante qu’un roi peut porter.

Maintenant, même le Talmud reconnaît qu'il y a une sorte de vertu humaine magnanime dans la miséricorde. Le Talmud dit que Gamaliel a dit ceci : « Chaque fois que tu auras miséricorde, Dieu aura de la miséricorde pour toi. Et si tu n'as pas de miséricorde, Dieu ne te fera pas miséricorde. » Et le monde pense que si tu es bon pour tout le monde, tout le monde sera bon pour toi. Ou si vous êtes bon envers Dieu, Dieu sera bon envers vous. Maintenant, c'est plutôt vrai... Je ne suis pas sûr pour la première partie. Vous entendez des gens qui veulent amasser de l'argent pour leur entreprise dire: «Eh bien, si vous nous envoyez de l'argent, je vous promets que vous le récupérerez.» Beaucoup de gens voient cela comme une sorte de concession mutuelle, et même ceux qui le regardent théologiquement, comme Gamaliel, pensent - à part Shakespeare, qui l'a regardé d'une façon purement humaine - « eh bien, si je fais ceci pour Dieu, Dieu va le faire pour moi. » Vous savez, c’est comme obliger Dieu à agir en sa faveur.

Un écrivain a paraphrasé le verset en disant ceci : «C'est la grande vérité de la vie. Si les gens nous voient prendre soin des autres, ils feront de même. » Voulez-vous parier ? Malheureusement, ce n'est pas si simple. C'est bien plus qu'une platitude humaine. Je suis d'accord avec Gamaliel. Si vous impliquez Dieu, il y a une certaine réciprocité. Si nous honorons Dieu, Dieu prendra soin de nous. Mais le monde ne fonctionne pas de cette façon, croyez-moi. En fait, le monde romain ne connaissait pas le sens de la miséricorde. Si vous voulez savoir ce qu'ils pensaient, tout ce que vous avez à faire est de vous rappeler que les philosophes romains disaient que la miséricorde est «la maladie de l'âme». En d'autres termes, la miséricorde était un signe de faiblesse. La miséricorde était un signe que vous n'aviez pas ce qu'il fallait pour faire ce qui devait vraiment être fait. Les Romains glorifiaient la justice, ils glorifiaient le courage, ils glorifiaient la discipline et ils glorifiaient le pouvoir mais ils méprisaient la miséricorde parce que la miséricorde était une sorte de faiblesse. Quand un enfant venait au monde, le père avait le droit de patria potestas. Il pouvait prendre l'enfant et il pouvait tout simplement décider entre la vie et la mort. S'il levait son pouce l'enfant pouvait vivre, sinon, l'enfant était immédiatement noyé. Il n'y avait pas de miséricorde. Si un citoyen romain ne voulait plus de son esclave, il pouvait prendre un couteau, le tuer et l'enterrer et il n'avait aucun recours. Vous voyez, si vous parlez de la société romaine, ce genre de platitude ne s’arrête pas.

Ce n'est pas simplement l'idée que si vous êtes miséricordieux envers tout le monde, tout le monde va être miséricordieux envers vous. Voilà un souhait plutôt irréalisable dans la société romaine de l'époque en tout cas, et je vous dirai aussi : c'est un souhait irréalisable dans notre société égoïste, envahissante et compétitive d'aujourd'hui. Vous savez, dans notre société, nous pourrions dire : «Soyez miséricordieux envers quelqu'un d'autre et il vous marchera dessus.» Cela ne fonctionne pas toujours. Mais la meilleure illustration du fait que ce n'est pas seulement une banalité humaine c’est notre Seigneur, Jésus-Christ. Il prouve une fois pour toutes que ce n'est pas une banalité humaine.

Jésus-Christ est venu dans le monde et a été l'être humain le plus miséricordieux qui n'ait jamais vécu. Jésus-Christ est venu dans le monde et n'a jamais fait du mal à qui que ce soit. Jamais ! Jésus-Christ est venu dans le monde, Il a tendu la main aux malades et les a guéris. Il a tendu la main vers les infirmes et leur a donné des jambes pour marcher. Il a touché les yeux des aveugles pour qu'ils voient et les oreilles des sourds pour qu'ils entendent, la bouche des muets pour qu'ils puissent parler. Il a rencontré des prostituées, des collecteurs d'impôts et des débauchés et Il les a attirés dans le cercle de Son amour, Il les a rachetés et Il les a mis sur le bon chemin. Il a ramassé les souffrants, a pleuré avec eux, a accueilli ceux qui souffraient de la solitude et Il a partagé Son amour avec eux. Il a pris les petits enfants, les a serrés dans Ses bras et les a aimés. Jamais il n'y a eu un être humain sur la surface de la terre avec une telle miséricorde.

Alors qu'Il marchait dans la rue, une procession funèbre est arrivée ; Il a vu une mère pleurer parce que son fils unique était mort sans que personne ne s'en soucie. Elle n'avait plus de fils, plus de mari. Jésus s'est penché au milieu de la procession funèbre, Il a arrêté le cercueil, il a mis sa main dessus, et Il a ressuscité l'enfant d'entre les morts pour le rendre ensuite à sa mère. Dans Jean chapitre 8, certains hommes ont pris une femme en adultère et ils l'ont traînée jusqu'à Jésus. Il a regardé cette femme et après avoir confronté ses accusateurs, Il lui a pardonné en disant : « Je ne te condamne pas non plus. Va, ne pêche plus. » Quelle miséricorde !

Il mangeait avec les collecteurs d’impôts, Il mangeait avec les pécheurs, et quand les scribes et les pharisiens le voyaient manger avec les collecteurs d’impôts et les pécheurs dans Marc chapitre 2, verset 16, ils ont dit à Ses disciples : « Pourquoi mange-t-il et boit-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ? » Du commencement à la fin, la vie du bienheureux Seigneur Jésus était une miséricorde constante. Il était miséricordieux envers tout le monde. Écoutez, je vais vous dire quelque chose : La miséricorde donnée ne signifie pas que la miséricorde a été rendue. Vous ne pouvez pas appliquer cette façon de voir humaine dans le cas de Jésus. Vous savez quoi ? Il était l'être humain le plus miséricordieux qui n'ait jamais vécu et ils ont crié pour qu'Il soit mis à mort et ils l’ont cloué sur une croix pour Le crucifier. Ce n'est pas une façon de voir humaine. Ça ne marche pas. Ce n'est pas ce dont Il parle. Si la miséricorde apportait sa propre récompense, ils n'auraient pas cloué sur la croix l'Etre le plus miséricordieux qui n'ait jamais vécu, tout en Lui crachant au visage, en Le maudissant. Le plus miséricordieux qui n'ait jamais vécu n'a reçu du peuple à qui Il a donné Sa miséricorde aucune miséricorde du tout.

Deux systèmes impitoyables, le système romain et le système juif se sont unis pour Le tuer. Tout ce que vous avez à faire est de regarder Rome et vous pouvez voir comment ils étaient impitoyables. Regardez les César. Le totalitarisme de l’impitoyable Rome fut rejoint par l'intolérance d'un système religieux impitoyable pour lequel Jésus était une menace, et ils prirent Sa vie. Non, la miséricorde dont on parle ici n'est pas une vertu humaine qui apporte sa propre récompense. Ce n'est pas ça, l'idée. Ce n'est pas que si vous êtes miséricordieux envers les autres, alors ils seront miséricordieux envers vous - non, non ! Vous dites : «Eh bien, qu'est-ce que le Seigneur veut dire ? Quelle est la signification ? » Eh bien, bien-aimés, Il dit tout simplement ceci : Soyez miséricordieux envers les autres et Dieu sera miséricordieux envers vous. C'est ce que ça veut dire. Dieu est le sujet de la seconde phrase. Dieu sera miséricordieux envers vous. Nous ne parlons pas d'une miséricorde humaine.

Maintenant, regardons le mot lui-même et nous en dirons plus à ce sujet. Regardons le mot «miséricordieux». Eleēmōnes. Le mot n'est utilisé que deux fois dans tout le Nouveau Testament : une fois ici et une fois dans Hébreux, chapitre 2 et verset 17, et là il dit : «En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu'il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l'expiation des péchés du peuple». Le Christ est la grande illustration de la miséricorde. C’est notre souverain sacrificateur qui intercède pour nous, et c'est de Lui que vient la miséricorde. Une forme verbale, cependant, est utilisée de nombreuses fois dans la Bible. C'est très, très courant. Il est employé dans l'Ancien Testament, La Septante, l'édition grecque. Le synonyme hébreu serait chesed et il est également très employé. Le mot signifie simplement "avoir pitié de" - maintenant écoutez - secourir les affligés, aider les misérables et sauver les malheureux est l'idée générale.

Tout ce que vous faites qui est bénéfique pour quelqu'un dans le besoin est de la miséricorde. C'est une idée très générale car nous pensons plutôt à la miséricorde en termes de pardon pour le salut, mais c'est un terme très général. Il signifie la compassion dans l'action. Il va au-delà de la compassion, au-delà de la sympathie. C'est la compassion dans l'action, la sympathie dans l'action envers quiconque a un besoin. Et quand notre Seigneur en parle, en utilisant le terme eleēmōnes, ce n'est pas une sympathie faible que l'égoïsme charnel ressent sans faire quoi que ce soit pour aider. Ce n'est pas cette fausse miséricorde qui satisfait plutôt sa propre chair en soulageant la conscience de celui qui donne sans trop se sacrifier. Ce n'est pas une pitié passive et silencieuse qui pourrait être authentique, mais qui ne semble jamais pouvoir aider de manière tangible. Ce ne sont pas des choses superficielles. C'est une véritable compassion avec un motif pur et désintéressé qui vise à aider quelqu'un dans le besoin. C'est plutôt ça.

En d'autres termes, Jésus leur disait : «Les gens de mon royaume ne sont pas preneurs, ils sont donateurs. Les gens de mon royaume ne sont pas des gens qui condamnent, ils sont miséricordieux. Les gens de mon royaume ne sont pas ceux qui se placent au-dessus des autres, ce sont les gens qui se baissent pour aider les malheureux.» Et par de telles paroles, Jésus les frappait là où ils en étaient. Ils s'élevaient eux-mêmes, ne se donnaient pas la peine de partager quoi que ce soit avec les pauvres. En fait, il y a une histoire que Jésus raconte à propos d'un homme qui ne donne même pas les finances nécessaires pour s'occuper de sa mère et de son père parce qu'il a dit : «Ah, je l'ai déjà consacré à Dieu dans un acte religieux et je ne veux pas rompre mon vœu avec Dieu.» Et notre Seigneur a dit : « Vous êtes dans le pétrin !" Vous avez échangé le commandement de Dieu qui dit qu'il faut honorer votre père et votre mère pour une tradition que vous avez inventée. » Et ils étaient doués pour cela. Ils étaient impitoyables, même avec leurs propres parents.

Mais notre Seigneur dit que si vous faites partie de Son royaume, vous serez miséricordieux, plein de miséricorde. Il ne s'agit pas seulement de sympathiser, de ressentir simplement de la compassion. Il signifie effectivement de se mettre dans la peau d'une autre personne, de réellement entrer en eux, de penser comme eux, de ressentir les mêmes émotions et ensuite de prendre soin d'eux d'une manière très tangible. La miséricorde c'est : quand je vois un homme sans nourriture, je lui donne de la nourriture, quand je vois une personne mendier pour un manque d'amour, je lui donne de l'amour, quand je vois quelqu'un seul, je passe du temps avec lui. La miséricorde répond au besoin, ne le ressent pas sans agir. Elle va au-delà.

Maintenant, permettez-moi de le comparer à plusieurs mots pour que vous compreniez sa signification. Tout d'abord, «miséricorde» et «pardon». Je voudrais comparer ces deux mots. Voulez-vous réfléchir avec moi ? La miséricorde et le pardon ! Le pardon est-ce de la miséricorde ? La miséricorde est-ce le pardon ? Et comment sont-ils distincts ? Maintenant, je veux que vous réfléchissiez avec moi, d'accord ? Dans Tite 3:5, il nous dit que par Sa miséricorde ou selon Sa miséricorde, Il nous a sauvés. Donc, c'est important ! La miséricorde, donc, est un élément qui est lié au salut. Dans le chapitre 2 des Ephésiens, il nous dit que «Dieu, qui est riche en miséricorde, nous a rachetés, nous a rendus vivants.» La miséricorde est, de ce fait, dans les coulisses du salut. C'est la miséricorde de Dieu qui nous a sauvés. C'est la miséricorde de Dieu qui Lui permet de nous racheter. La miséricorde est derrière le pardon, il n'y a pas de doute. Nous voulons donc parler de miséricorde et du pardon ensemble parce qu'ils sont liés.

Dans Daniel, chapitre 9 et verset 9 : « Auprès du Seigneur, notre Dieu » - et j'aime cela – « la miséricorde et le pardon », n'est-ce pas chouette ? Il les lie ensemble. Donc la miséricorde et le pardon vont ensemble. Psaumes 130, en passant, lie aussi merveilleusement ces mêmes choses. «Du fond de l'abîme je t'invoque, ô Eternel ! Seigneur, écoute ma voix ! Que tes oreilles soient attentives à la voix de mes supplications ! Si tu gardais le souvenir des iniquités, Eternel, Seigneur, qui pourrait subsister ? » Ceci est une confession de péché. « Mais le pardon se trouve auprès de toi, afin qu'on te craigne. J'espère en l'Eternel, mon âme espère, et j'attends sa promesse. Mon âme compte sur le Seigneur, plus que les gardes ne comptent sur le matin, que les gardes ne comptent sur le matin. Israël, mets ton espoir en l'Eternel ! Car la miséricorde est auprès de l'Eternel ».

Maintenant, voici un individu confessant son péché, cherchant le pardon, et sachant que le pardon vient de la fontaine de la miséricorde. Ainsi la miséricorde et le pardon sont liés. Nous ne pouvons pas penser à la miséricorde sans considérer son expression dans le pardon. Nous ne pouvons pas penser au pardon sans reconnaître sa source : la miséricorde. Mais écoutez, le pardon n'est pas la seule expression de la miséricorde. Ne réduisez pas la miséricorde à une simple théologie du salut ou à une réalité qui concerne le salut. La miséricorde est infiniment plus grande que le pardon. C'est une partie seulement. Mais écoutez, Psaumes 119 : 64 dit : « La terre, ô Eternel ! est pleine de ta bonté ». Genèse 32 : 10, « Je suis trop petit pour toutes les grâces. » 2 Samuel 24 : 14, « Car ses compassions sont immenses. » Néhémie 9 : 19, « Dans ton immense miséricorde. » Psaumes 69 : 13, « Par ta grande bonté ». Ainsi la miséricorde est bien plus grande que le pardon.

Le pardon est un acte de miséricorde, oui. Mais il y a beaucoup plus. Je peux être miséricordieux envers quelqu'un quand je pardonne. Mais il y a beaucoup d'autres façons d’être miséricordieux qui n'impliquent pas nécessairement le pardon. Dans Lamentations, peut-être le plus beau de tous les passages, nous lisons ceci : «Les bontés de l’Eternel ne sont pas épuisées, Ses compassions ne sont pas à leurs termes ; elles se renouvellent chaque matin. Oh ! Que ta fidélité est grande.» A quel rythme ? Chaque matin ta fidélité est renouvelée. Les miséricordes de Dieu sont infinies. Mais qu'en est-il de la miséricorde et de l'amour, comment se comparent-ils ? Nous obtenons maintenant une définition. Nous parlons de l'importance de la miséricorde. Nous cherchons maintenant une définition de la miséricorde. C'est le premier point. Comment la comparer à l'amour ? Eh bien, revenons en arrière. Le pardon sort de la miséricorde, la miséricorde découle de quoi ? De l’Amour. Pourquoi Dieu a-t-Il été miséricordieux ? A cause de Son amour ! "Mais Dieu, qui est riche en miséricorde – pourquoi ? Par son grand amour avec lequel Il nous a aimés." Vous voyez la séquence ? Dieu aime et l'amour est miséricordieux et la miséricorde pardonne, entre autres. Et ainsi l'amour est derrière la miséricorde, mais l'amour est plus grand que la miséricorde, si vous pouvez imaginer cela.

Vous dites: «Attendez une minute. Vous avez dit que la miséricorde était plus grande que le pardon. » C'est vrai ! La miséricorde est plus grande que le pardon et l'amour est plus grand que la miséricorde. Parce que l'amour peut faire beaucoup de choses, beaucoup plus que montrer de la miséricorde. En fait, la miséricorde présuppose un problème et l'amour peut agir quand il n'y a pas de problème, n’est-ce pas ? Le Père aime le Fils, le Fils n'a pas besoin de miséricorde. Le Fils aime le Père et le Père n'a pas besoin de miséricorde. Le Père aime les anges et les anges aiment le Père et aucun d'eux n'a besoin de miséricorde. L'amour est plus grand que la miséricorde. La miséricorde est le médecin. L'amour est l'ami. L'amour agit par affection, la miséricorde agit par besoin. L'amour est constant, la miséricorde est réservée aux moments des problèmes. Mais il n'y a pas de miséricorde sans amour et l'amour est plus grand que la miséricorde.

C'est une pensée formidable, n'est-ce pas ? Vous voyez comment le grand amour de Dieu coule dans l'entonnoir vers notre besoin sous la catégorie de la miséricorde. Il y a toute une autre catégorie aussi, quand nous sommes justes et n'avons pas besoin de miséricorde, Il nous aime toujours. Il nous aimera tout au long de l'éternité, nous n'aurons plus besoin de miséricorde. Mais l'amour nous entoure dans cette vie par la miséricorde et la miséricorde se réduit à cette seule pensée de pardon, mais elle est beaucoup plus large que cela aussi. Pourrais-je ajouter une autre réflexion ? Ou peut-être deux ? Qu'en est-il de la miséricorde et de la grâce ? Les gens disent : «Eh bien, la miséricorde est-elle comme la grâce ?» Et «La grâce est-elle comme la miséricorde ?» Eh bien, oui et non ! Maintenant écoutez, vous allez vraiment avoir un exercice théologique, alors accrochez-vous. Le terme «miséricorde» et tous ses dérivés traitent toujours des éléments de la douleur, de la misère et de la détresse. Toujours le résultat du péché, que ce soit le péché individuel ou simplement le péché du monde, juste le problème d'être dans un monde pécheur. Vous voyez, la miséricorde présuppose toujours des problèmes. Elle répond à la douleur, à la misère et à la détresse. Mais la grâce traite le péché lui-même. La miséricorde s'occupe des symptômes, la grâce traite le problème.

Vous voyez, la miséricorde offre le soulagement de la punition. La Grâce offre le pardon pour le crime. Vous comprenez ? D'abord vient la grâce et la grâce élimine le péché et ensuite la miséricorde élimine la douleur et la punition. Ce sont deux choses différentes. Vous savez, dans trois de ses lettres - et il ne le fait jamais dans une lettre à une église, il ne le fait que dans les lettres aux individus, 1 Timothée, 2 Timothée, et Tite, Paul dit : "La miséricorde et la grâce et la paix..." La miséricorde et la grâce sont différentes. La miséricorde élimine la douleur et la grâce accorde une meilleure condition. Laissez-moi vous donner une illustration, celle du bon Samaritain, d'accord ? Le blessé est couché - il est couché sur le côté de la route, il a été battu à mort, il a été volé, et le prêtre passe et ne veut pas s'impliquer. Le lévite passe mais il ne veut pas s'impliquer non plus. Tout à coup, un Samaritain, un métis, arrive et voit ce pauvre Juif battu et souffrant et il s'en occupe. Vous savez ce que fait la miséricorde ? La miséricorde soulage sa douleur. La miséricorde verse de l'huile sur ses blessures et la miséricorde panse ses plaies. La miséricorde soulage la souffrance. Et vous savez ce que fait la grâce ? La grâce passe et lui loue une chambre afin qu'il puisse séjourner dans une auberge.

Vous voyez, la miséricorde traite avec le négatif et la grâce le met dans le positif. La miséricorde enlève la douleur et la grâce donne une meilleure condition. La miséricorde dit pas l'enfer, la grâce dit le ciel. La miséricorde dit je vous plains, la grâce dit que je vous pardonne. Ainsi la miséricorde et la grâce sont les deux côtés de la même chose merveilleuse. Dieu offre la miséricorde et la grâce. Et puis il y a une autre comparaison que vous pouvez faire, entre la miséricorde et la justice. Les gens disent : «Si Dieu est un Dieu de justice, comment peut-Il être miséricordieux ?» Si vous le regardez de cette façon, si Dieu est juste, saint, droit, peut-Il simplement nier la justice ? Peut-Il dire : «Eh bien, je sais que tu es un pécheur et je sais que tu as fait des choses horribles, mais oh, je t'aime tellement et j'ai tant de compassion que je vais te pardonner» ? Peut-Il faire cela ? Ouais, Il peut ! Vous savez pourquoi ? Parce qu'Il est venu au monde sous une forme humaine et Il est mort sur une croix et sur la croix, quand Jésus est mort - ne l'oubliez jamais - la justice a été satisfaite.

Est-ce que vous avez compris cela ? Dieu a dit qu'il n'y aurait pas de pardon du péché sans effusion de sang et Dieu a dit qu'il devait y avoir un sacrifice parfait pour porter les péchés du monde. Jésus a été ce sacrifice et la justice a été satisfaite. Maintenant la miséricorde ne fait aucune violation à la justice. Quand je parle de la miséricorde de Dieu, ce n'est pas une sottise sentimentale qui excuse le péché, nous le faisons trop, même dans l'église. La seule fois où Dieu a étendu la miséricorde sur qui que ce soit, c’était quand quelqu'un a payé le prix pour le péché. Il y a une sorte de fausse miséricorde sentimentale qui veut simplement annuler la justice sans faire payer les gens pour ce qu'ils ont fait car «il ne faut pas qu'ils pensent qu'ils ne sont pas acceptables» et donc nous dissimulons. Le roi Saül épargna le roi Agag. C'était une sorte de miséricorde sentimentale qui violait la sainteté de Dieu. David, dans une miséricorde sentimentale et contrefaite vis à vis d'Absalom, le laisse tranquille et sème les germes de la rébellion dans son cœur à sa perte. Ne l'oubliez jamais !

Dieu ne violera jamais la vérité de Sa justice et Sa sainteté pour être miséricordieux. Il sera miséricordieux, mais seulement quand la vérité est mise à jour. Si Absalom s'était repenti et avait accepté la vérité de Dieu, alors la miséricorde aurait été réelle, mais ce n'était rien de plus que du sentimentalisme parce qu'il n'acceptait pas la vérité. Et il y a des gens dans l'église, vous savez, qui pèchent et ils font des choses qui sont mauvaises contre Dieu et ils ne veulent vraiment pas reconnaître leur péché; ils ne cherchent pas à se repentir et pourtant, ils veulent la miséricorde. Regardez Jacques chapitre 2 pendant une minute, voulez-vous ? Jacques chapitre 2 verset 10. Un mot très important, « Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous. En effet, celui qui a dit : Tu ne commettras point d'adultère, a dit aussi : Tu ne tueras point. Or, si tu ne commets point d'adultère, mais que tu commettes un meurtre, tu deviens transgresseur de la loi. » En d'autres termes, Jacques dit : Vous enfreignez les lois de Dieu, vous offensez tout. Vous êtes coupable de tout. « Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté».

Maintenant, écoutez le verset 13 : « Car le jugement est sans miséricorde pour qui n'a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement. » Regardez cette première ligne, « Car le jugement est sans miséricorde ». Écoutez, il y aura de la part de Dieu un jugement impitoyable sur les gens qui n'acceptent pas la vérité. Et la vérité, bien sûr, c’est le sacrifice de Christ. Nous ne parlons pas de sentimentalité. Je ne vous dis pas que si vous péchez et ne reconnaissez jamais Jésus-Christ, Dieu va être miséricordieux et vous accepter. Ce n'est pas vrai ! Vous serez jugé sans pitié. Et je crois que la seule fois où Dieu peut vraiment être miséricordieux, c'est quand la vérité est acceptée. Ce n'est que lorsque nous acceptons le sacrifice du Christ en tant que chrétiens, que Dieu peut être miséricordieux envers nous, et alors nous devons confesser nos péchés, nous repentir, nous détourner de notre ancienne vie, et alors nous bénéficierons de Sa miséricorde.

Donc, la miséricorde est spéciale. C'est plus que du pardon. C'est moins que l'amour. C'est différent de la grâce. C'est semblable à la justice. C'est plus que le pardon, moins que l'amour, différent de la grâce, et un avec la justice. Pour résumer la signification d'une personne miséricordieuse, écoutez ceci : Le miséricordieux n'entend pas seulement les insultes des hommes mauvais, mais son cœur écoute ces mêmes hommes pervers avec compassion. Le miséricordieux est sympathique. Il pardonne. Il est gracieux. Il est aimant. Il n'est pas si sentimental qu'il excuse le mal. Il n'est pas si sentimental qu'il laisse le péché impuni ou non-confronté juste parce que quelqu'un est un peu triste ou enlisé. Non, la miséricorde signifie que vous allez vers l'autre avec compassion et un pardon total, avec de l'amour et la grâce quand la vérité est acceptée. Psaume 37 : 21 dit ceci : «Le méchant emprunte, et il ne rend pas; le juste est compatissant, et il donne.» Nous voulons être miséricordieux envers ceux qui acceptent la vérité.

Vous savez, si mon fils - et cela s'est produit dans notre famille - vient me dire : «Papa, j'ai fait quelque chose de mal et je suis désolé», je serai miséricordieux. Mais j'ai dit à mes enfants alors qu'ils étaient encore petits, « Si je découvre que vous ne m'avez pas dit la vérité ou vous n'avez pas admis quelque chose que vous avez fait, il n'y aura pas de pitié, il y aura une punition. » Vous avez affaire à l'attitude envers la vérité, pas à une certaine sentimentalité. Mais là où il y a la vérité, nous devons être miséricordieux et gracieux, aimant et pardonnant.

C’est la miséricorde d’Abraham, après avoir été lésé par son neveu Lot, qui a fait qu’Abraham est allé délivrer ce dernier. C'était la miséricorde de Joseph, après avoir été maltraité par ses frères, qui lui a permis d'accepter ses frères et de répondre à leurs besoins. C'était la miséricorde de Moïse, après que Miriam se soit révoltée contre lui et que le Seigneur lui avait donné la lèpre, qui a poussé Moïse à crier : « Guérie-la maintenant, oh, Dieu, je t'en supplie ». C’était la miséricorde de David qui lui a fait épargner la vie de Saul. La miséricorde ! Cette belle caractéristique qui dit que nous cherchons à pardonner, à prendre soin, à aider et à élever les gens vers le haut. Nous ne nous occupons pas de ce qu'ils ont fait. Nous ne marchons pas dessus. Nous ne les poussons pas vers le bas. Nous ne pensons pas que nous sommes supérieurs.

Contrairement à cela, dans le Psaume 109, nous lisons au sujet de la personne sans miséricorde. Il parle des méchants qui n'ont pas de miséricorde. Et il dit enfin au verset 14 du Psaume 109 : « Que l'iniquité de ses pères reste en souvenir devant l'Eternel, et que le péché de sa mère ne soit point effacé !  Qu'ils soient toujours présents devant l'Eternel, et qu'il retranche de la terre leur mémoire». Pourquoi ? Oh, mon Dieu, pourquoi es-Tu si critique ? Pourquoi condamner ? – « Parce qu'il ne s'est pas souvenu d'exercer la miséricorde, parce qu'il a persécuté le malheureux et l'indigent, jusqu'à faire mourir l'homme au cœur brisé ! »

Je vous ai dit il y a quelques mois que Dieu s'est toujours identifié avec les pauvres et les nécessiteux. En fait, notre Seigneur Jésus a dit dans ce grand sermon sur le Mont des Oliviers : «Un jour, quand le jugement viendra, je vais vous dire : 'Vous savez pourquoi vous allez être hors de mon royaume ? Savez-vous pourquoi vous ne partez pas ? Parce que quand je suis venu à vous, vous ne m'avez pas donné ce dont j'avais besoin. Quand j'étais nu, vous ne m'avez pas revêtu. Et quand j'avais faim, vous ne m'avez pas nourri. Et quand j'ai eu soif, vous ne m'avez pas donné à boire. » Et le peuple dira : « Attendez une minute - nous ne nous sommes jamais vus. » Et le Seigneur va leur dire : « Eh bien, n'importe lesquels des gens que vous avez vu étaient mes représentants, et quand ils sont venus, vous ne les avez pas nourris et vous ne leur avez pas donné de l'eau et vous ne leur avez pas donné des vêtements. Et si vous l’avez fait envers le plus petit de ceux-ci, mes enfants, c’est à moi que vous l'avez fait. »

Écoutez, Dieu s'identifie aux personnes démunies. Et les miséricordieux sont ceux qui tendent la main. Pas ceux qui la saisissent et la prennent. Que Dieu nous aide d'une manière ou d'une autre à surmonter l'inondation d'une société corrompue qui nous dit d'obtenir tout ce que nous pouvons obtenir et en même temps entendre la voix de notre Dieu qui nous dit de donner tout ce que nous pouvons donner. Nous devons être miséricordieux. Si quelqu'un vous offense, soyez miséricordieux. Si quelqu'un fait quelque chose contre vous, soyez miséricordieux. Soyez compatissant, soyez bienveillant, soyez sympathique. Si quelqu'un fait une erreur ou un mauvais jugement ou si quelqu'un ne paie pas une dette ou ne retourne pas quelque chose qu'ils ont emprunté, soyez miséricordieux. C'est la particularité du royaume.

Et en passant, dans Proverbes 11 : 17 il est dit : «L'homme bon fait du bien à son âme, mais l'homme cruel trouble sa propre chair.» Si vous voulez être vraiment misérable, alors soyez impitoyable. Si vous voulez être heureux, soyez miséricordieux. Proverbes chapitres 12, au verset 10, dit : «Le juste prend soin de son bétail, mais les entrailles des méchants sont cruelles.» Ce qu'il dit ici, c'est que les justes sont même miséricordieux envers les animaux, et les méchants sont cruels envers tout.

Romains 1 : 31. Je veux que vous voyiez une caractéristique, une description d'une société sans Dieu. Le verset 29 dit : «étant remplis de toute espèce d'injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice; pleins d'envie, de meurtre, de querelles, de ruses, de malignité; rapporteurs, médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d'intelligence, de loyauté, d'affection naturelle, et de » - quel est le point culminant de toute la liste ? - «miséricorde». Vous dites : «Vous voulez dire que c'est la somme de tout cela ?» Eh oui ! Ils sont dépourvus de miséricorde. Mais écoutez, pour ceux d'entre nous qui ont reçu la miséricorde, comment pourrions-nous ne pas être miséricordieux ? Qu'avez-vous mérité ? Comment pouvez-vous être cruel envers quelqu'un quand vous avez eu désespérément besoin de la miséricorde de Dieu ? Et cela nous amène à notre deuxième point, très rapidement, la source de la miséricorde. Qui est la source ? Eh bien, vous savez qui c'est, c'est Dieu ! Dieu est la source de la miséricorde. C'est un don de Dieu. À présent, laissez-moi vous dire quelque chose. C'est seulement pour les personnes qui ont traversé les quatre autres Béatitudes. Ce n'est que pour les pauvres en esprit qui pleurent leurs péchés et se tiennent debout devant un Dieu saint avec faim et soif de Sa justice, et quand ils reçoivent Sa justice, quand ils reçoivent Son don de miséricorde, alors ils peuvent être miséricordieux.

Écoutez, la miséricorde n'est pas un attribut humain normal. Vous n'arriverez jamais sans l'aide de Dieu. Cela ne fonctionne pas. Soyez miséricordieux envers les gens et ils seront miséricordieux envers vous. Ne le croyez pas. De temps en temps, certains pourraient agir comme cela, mais ce n'est pas un attribut humain normal. La seule façon d'être une personne miséricordieuse c’est d'avoir en vous la miséricorde de Dieu, et la seule façon d'avoir la miséricorde de Dieu est d'avoir la justice de Dieu qui vient du Christ et c'est ce que Jésus dit. À moins que vous ne soyez passé par ce chemin vers la faim et la soif de la justice et que vous soyez rempli par Dieu, vous ne connaîtrez jamais la miséricorde parce que la miséricorde fait partie de Sa plénitude.

Il y a beaucoup de gens qui veulent la bénédiction, mais ils ne veulent pas l'appartenance, vous savez ? Ils veulent la bénédiction, pas la Source de la bénédiction. Ils sont comme Balaam. Vous vous souvenez ? Balaam le faux prophète ! Vous vous souvenez de sa prière ? Il a dit : «Laisse-moi mourir de la mort des justes.»... «Que ma dernière position soit comme la sienne.» Et un vieux puritain a dit qu'il voulait mourir comme le juste, mais il ne voulait pas vivre comme les justes. Il y a peut-être des gens qui veulent la miséricorde, mais ils ne la veulent pas selon les conditions de Dieu. Les seuls qui sont miséricordieux sont les gens qui se qualifient sous les quatre premières béatitudes, ceux qui sont venus avec un esprit brisé et mendiant devant un Dieu saint et qui ont cherché Sa justice qui vient seulement du Christ. Et quand Dieu nous donne Sa justice, avec elle vient une capacité de miséricorde.

Écoutez, Dieu est miséricordieux et nous possédons Dieu. Ephésiens 3 dit : «Nous sommes remplis de toute la plénitude de Dieu et Sa miséricorde se voit à travers nous». Dieu a deux sortes d'attributs. Le saviez-vous ? Ce que nous appelons absolus et ceux qui sont relatifs : deux sortes. Vous dites, par exemple : «Quels sont ses attributs absolus ?» Dieu est amour, Dieu est vérité, Dieu est sainteté. Et si personne n'avait jamais vécu, Il serait toujours l’amour, la vérité et la sainteté. Si vous n'étiez jamais né, Il serait quand même l'amour, la vérité et la sainteté. Mais quand vous et moi sommes venus au monde, ces absolus ont pris un caractère relatif. Et Sa vérité est devenue fidélité envers nous. Sa sainteté est devenue justice et son amour est devenu grâce et miséricorde. Ce sont les attributs relatifs qui découlent de Sa nature absolue. Son amour est devenu miséricorde et grâce. Bien-aimés, Dieu est Celui qui est riche en miséricorde et Il est le seul qui la donne. Dans Psaumes 103 : 11, le psalmiste a dit : «Mais autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant sa bonté est grande pour ceux qui le craignent». Nous craignons Dieu. Nous venons à Christ et Dieu nous donne Sa miséricorde. Et ainsi notre Seigneur dit en Luc 6 : 36 : « Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. »

Dieu est donc la source. Dieu est le seul qui puisse nous accorder la miséricorde. L'acte suprême, évidemment, de la miséricorde de Dieu était la croix. Il n'y a aucun acte qui puisse rivaliser avec cela pour la miséricorde. Jésus arrive à la croix. Il entre dans la peau de l'homme. Il est miséricordieux et c'est ce qui a fait de Lui un grand prêtre miséricordieux. Le Dr Barnhouse a dit ceci : «Quand Jésus-Christ est mort sur la croix, toute l'œuvre de Dieu pour le salut de l'homme est sorti du royaume de la prophétie et est devenue un fait historique. Dieu a maintenant eu pitié de nous. Car quiconque prie Dieu, aie pitié de moi, c'est Lui demander de répéter le sacrifice du Christ. Toute la miséricorde que Dieu n’aura jamais pour l'homme, Il l’a déjà eu quand Christ est mort. C'est le summum de la miséricorde. Il ne peut y en avoir plus, et Dieu peut maintenant agir envers nous dans la grâce, parce qu'Il a déjà eu toute la miséricorde sur nous. La fontaine est maintenant ouverte et elle coule et elle continue à couler librement.

Et nous en parlons, n'est-ce pas ? - parfois quand nous disons : «Il m'a vu ruiné à la chute et Il m'a aimé malgré tout. Il m'a sauvé de mes biens perdus, Sa miséricorde, oh, combien elle est grande. » Et nous chantons correctement : « La miséricorde y était grande et la grâce aussi, le pardon a été multiplié, là mon âme chargée a trouvé la liberté » - où ? - «au Calvaire.» Il y avait l'acte de miséricorde de Dieu. Saviez-vous que Michée 7 : 18 dit qu'Il prend Son plaisir dans la miséricorde ? Il a été miséricordieux envers nous sur la croix et quand nous avons reçu le Christ, Il nous a donné Sa miséricorde. Dieu est la source de la miséricorde.

Troisièmement, la substance de la miséricorde. Que signifie être miséricordieux ? Je vais vous expliquer cela rapidement. Je sauterai certaines choses que j'ai notées mais je veux que vous reteniez quelques pensées simples. La substance de la miséricorde! « Qu'est-ce que tu veux dire par là, John ? » Eh bien, je veux dire ceci : Comment puis-je rendre cette pensée pratique ? Comment ma vie devient-elle une vie miséricordieuse ? Il y a tant d'Écritures : Romains 15, 2 Corinthiens 1, Ephésiens 4, Colossiens 3, Galates 6, Matthieu 5, Matthieu 6 - qui nous appellent à être miséricordieux, qui nous appellent à être toujours miséricordieux encore et encore. «Vous dites : Comment puis-je être miséricordieux ?» Tout d'abord, d'une manière physique. Vous pouvez être miséricordieux d'une manière physique. Comment ? Donner à un pauvre homme de l'argent, de la nourriture à un homme affamé, habiller un homme nu, trouver un lit pour un homme sans endroit pour dormir, changer une rancune en pardon. Oh, il y a beaucoup de manières. L'Ancien Testament en a plein - plein à craquer ! - des moyens où nous pouvons montrer la miséricorde, plus grand que le pardon, répondant aux besoins de toutes sortes.

Vous savez, dans Deutéronome 15 : 8, « Mais tu lui ouvriras ta main, et tu lui prêteras de quoi pourvoir à ses besoins. Garde-toi d'être assez méchant pour dire en ton cœur : La septième année, l'année du relâche, approche ! Garde-toi d'avoir un oeil sans pitié pour ton frère indigent et de lui faire un refus. Il crierait à l'Eternel contre toi ». Même quand vous savez que vous allez perdre votre esclave dans les prochains mois, donnez-lui tout ce dont il a besoin même si c'est l'année de la libération, donnez-lui tout ce dont il a besoin. Même si vous savez que la dette devra être supprimée parce que dans l'année de la libération, toutes les dettes ont été annulées, donnez-lui ce dont il a besoin. C'est la miséricorde.

Quand quelqu'un veut quelque chose, je prie Dieu si jamais il vient à moi, que je puisse le lui donner. Je ne demande jamais rien à personne parce que la miséricorde répond à un besoin. Donc, physiquement, il y a beaucoup de façons de donner. La miséricorde n'a jamais de rancune, elle ne fait jamais de représailles. Elle ne se venge jamais, ne fait jamais étalage de la faiblesse de quelqu'un, ne raconte jamais l'échec de quelqu'un, ne divulgue jamais un péché. Saint Augustin était si miséricordieux envers les autres qu'il avait dans sa salle à manger une grande table magnifique, et il invitait toujours tellement de gens à venir à sa table qu’il n'avait plus de place pour manger, lui. Il les nourrissait et il avait quelque chose de gravé sur le dessus de la table : « Celui qui aime le nom d'autrui pour l'anéantir, cette table n'est pas pour lui, alors laissez-le jeûner. »

Donc nous devons être miséricordieux non seulement sur l'aspect physique, mais sur la réputation. Sirius, un jésuite - et je n'oublierai jamais d’avoir lu ce texte... Sirius, le jésuite, rapporta que Luther, Martin Luther, apprit sa théologie du diable et mourut ivre. C’est diffamatoire ! Les gens qui n'ont aucune pitié pour les autres se trahissent. Écoutez, si vous êtes chrétien, si vous avez faim et soif de justice, vous serez miséricordieux. Aelian, l'écrivain romain d'histoire naturelle, décrit un animal intéressant. Il a dit qu'en Inde, il a entendu parler d'un griffon, G-R-I-F-F-O-N, et c'était intéressant car personne n'avait jamais entendu parler d'un griffon avant, et il l'a décrit comme suit : «Il avait quatre pieds comme une grosse bête et des ailes comme un aigle. » Et il continue en disant : « Il est difficile à classer. Seuls les dieux le connaissent. » Et je me suis dit : « Cela ressemble à beaucoup de faux chrétiens. Ils prétendent voler, mais leurs pieds sont collés au sol. » Ce sont des griffons, ils confessent le royaume mais ne quittent jamais le sol. Écoutez, la personne sur la défensive, qui est vindicative, qui ne protège que ses propres droits, est comme le prêtre et le lévite qui sont allés de l'autre côté de la route. Ils ont une fausse religion. Donc il y a beaucoup de façons de montrer de la miséricorde aux gens, physiquement.

Mais qu'en est-il spirituellement ? Et c'est le point culminant. Et spirituellement ? Permettez-moi de vous donner quatre suggestions très rapidement. Premièrement, par pitié ! Saint Augustin a dit : «Si je pleure le corps dont l'âme est partie, ne pleurerai-je pas pour l'âme qui n’appartient pas à Dieu ?» Nous versons beaucoup de larmes sur les cadavres. Je me demande ce que nous faisons quand il s'agit d'âmes. Ecoutez, si moi, en tant que chrétien, j’ai vu et éprouvé la miséricorde et je sais que j'en ai éprouvée. Même je l'éprouve chaque jour alors que Dieu continue à me nettoyer et à me pardonner. Si moi, qui n'avais point de justice, si je suis maintenant pauvre d'esprit, si moi, je vis dans le deuil sur mon péché dans une condamnation impitoyable et désespérée, si je suis misérable et condamné et doux, si j'ai faim et soif de ce que je voulais recevoir et ne pouvais pas obtenir par mes propres moyens, si moi, à qui la miséricorde et la pitié du grand cœur de Dieu ont été données, si je ne laisse pas cette même miséricorde se répandre aux autres, quel incohérence !

J'entends Étienne dans Actes 7 : 60, disant à Dieu, alors que ses ennemis jettent des pierres et chassent sa vie hors de son corps : « Puis, s'étant mis à genoux, il s'écria d'une voix forte : Seigneur, ne leur impute pas ce péché ! » Il avait pitié de leurs âmes, voyez-vous. C'est comme Jésus sur la croix. «Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font.» C'est de la miséricorde. Et vous et moi, nous devons regarder les perdus avec pitié, sans les diminuer, sans penser que nous sommes meilleurs qu'eux.

Deuxièmement, je crois que nous pouvons être miséricordieux pour les âmes des hommes non seulement par la pitié, mais par ce que j'appellerai "pousser quelqu’un doucement du doigt". 2 Timothée 2 : 25 nous dit : «il doit redresser avec douceur les adversaires, dans l'espérance que Dieu leur donnera la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité. » En d'autres termes, « pousser quelqu’un doucement du doigt » signifie confronter les gens à propos de leur péché afin que Dieu leur donne le pardon. Ils doivent entendre l'évangile. Il est dit dans Tite 1 : 13: «Ce témoignage est vrai. C'est pourquoi reprends-les sévèrement, afin qu'ils aient une foi saine.» Si vous ne réprimandez pas les gens, ils ne seront pas sains dans la foi. Vous savez, je peux prendre soin de votre âme en vous reprenant. Je peux prendre soin de l'âme d'un pécheur en réprimant ce pécheur, face à face. Ce n'est pas un manque d’amour. La cruauté ne dit rien, voyez-vous ? Dans Jude 23, à la fin de ce merveilleux livre, il est dit qu'il y a des gens que vous devez sauver avec crainte, les arrachant du feu, haïssant même le vêtement qui est taché par la chair. Vous devez arracher certaines personnes du feu. Ce n'est pas de la haine, mais de l'amour.

Et je suis accusé de ne pas avoir beaucoup d'amour. Je suis critiqué pour un manque d'amour, et quelqu'un m'a même dit cela ce matin après mon message. Ce n'est pas rare. Mais bien-aimés, ce n'est pas un manque d'amour, ces petits coups de miséricorde, parce qu'il doit y avoir une confrontation sur le péché avant qu'il ne puisse y avoir une reconnaissance du péché.

Troisièmement : Je pense que nous nous soucions des âmes des gens avec compassion quand nous n'agissons non seulement par la peine et la pitié, mais quand nous prions. Le sacrifice de prière pour les âmes de ceux qui sont sans Dieu, pour les âmes des croyants qui vivent dans le péché, est un acte de miséricorde. Quand vous êtes miséricordieux, vous pouvez dire avec quelle fidélité vous priez pour les gens. Priez-vous pour les perdus ? Priez-vous pour vos voisins ? Priez-vous pour les gens sans Christ? Priez-vous pour les chrétiens qui marchent dans la désobéissance ? Votre prière est un acte de miséricorde car elle libère la bénédiction de Dieu.

Et enfin, quatrièmement, par la prédication. Je crois que lorsque vous prêchez l'évangile, c'est la chose la plus miséricordieuse que vous pouvez faire pour l'âme de quelqu'un. Et ainsi je dis que vous pouvez être miséricordieux pour l'âme d'une personne par la pitié, en poussant doucement quelqu’un du doigt, par la prière, par la prédication. Dieu veut des gens miséricordieux.

Nous avons donc vu la signification, la source, la substance et maintenant regardons le dernier point, la suite ou les résultats. Vous dites : «Si je suis miséricordieux, que se passe-t-il ? » "Bienheureux", dit notre Seigneur, sont les miséricordieux, car ils obtiendront » - quoi ? – « la miséricorde. » Oh, quelle belle chose ! Voyez-vous le cycle ? Dieu nous fait miséricorde, nous sommes miséricordieux, et Il nous donne plus de miséricorde. Fantastique, le cycle de la miséricorde ! Et en passant, c'est encore le pronom emphatique car eux seuls obtiennent la miséricorde. Eux seulement ! Ce n'est pas une nouvelle vérité dans la Bible. 2 Samuel 22 : 26 dit la même chose. « Avec celui qui est bon tu te montres bon, avec l'homme droit tu agis selon la droiture ». Jacques 2 verset 13, dit la même chose : «Car le jugement est sans miséricorde pour qui n'a pas fait miséricorde.» C'est la même vérité dans Matthieu chapitre 6 dans nos études futures - nous y arriverons - « Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. » Et le verset 14, « Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi ». C'est la même chose. Il est là dans Psaumes 18. Il est là dans Proverbes 14. Ce sont les miséricordieux qui obtiennent la miséricorde.

Maintenant, je veux vous avertir et c'est vraiment critique, certaines personnes pensent que c'est comme cela que vous êtes sauvé. C'est l'erreur de l'église catholique, quand elle dit que Dieu est satisfait par vos oeuvres, qu'Il vous fait miséricorde quand vous faites des actions miséricordieuses. Et cela a engendré toute une tas de monastères et de moines ; tout est parti d'une fausse représentation de ce terme. Ce n'est pas de cette façon que vous gagnez le salut. Beaucoup dans l'église catholique n'ont pas compris cela. Ils pensent que s'ils accomplissent simplement des actions de miséricorde et des actions de bienfaisance et qu'ils donnent aux pauvres et aux nécessiteux, ils recevront alors la miséricorde qui sauve. Non ! Ce n'est pas vrai. Vous ne méritez pas la miséricorde. Sinon, la miséricorde ne serait pas miséricorde, n'est-ce pas ?

La miséricorde ne peut s'appliquer que là où il n'y a pas de mérite, sinon ce n'est pas la miséricorde. Donc vous ne pouvez pas être miséricordieux pour gagner le salut. Ce qui est méritoire mérite récompense, pas de la miséricorde. Non, la miséricorde est donnée parce que la miséricorde est nécessaire, même par ceux qui la montrent. La clef est dans Matthieu 18 où l'homme a amené son serviteur et il a dit : «Comme il n'avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu'il fût vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu'il avait, et que la dette fût acquittée. » Et l'homme a dit : «Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout.» Et puis le maître « ému de compassion, le laissa aller, et lui remit la dette.» Et l'homme qui venait d'être pardonné pour quelque chose qu'il n'aurait pas pu payer même pendant toute sa vie a couru et a trouvé un gars qui lui devait un peu, ce qui aurait pu être payé, il l'a attrapé par le cou et il a dit : «Paie ce que tu me dois.» Quelle est l’image ? Vous voyez, vous avez le vrai Maître, c'est Dieu. Il offre miséricorde à ce serviteur, mais ce serviteur n'a jamais vraiment été converti. Il n'a jamais vraiment accepté le salut qui lui était offert. Il n'a jamais vraiment pris cette miséricorde parce qu'il n'a jamais avoué son péché. Il n’a jamais fait le rapprochement avec la vérité et ainsi la miséricorde et la vérité ne se sont jamais embrassées. C'était une fausse miséricorde. Cela n'a jamais marché dans son cas parce qu'il n'a jamais admis son péché. C'est évident parce que, quand il s'est retourné et a eu l'occasion de faire preuve de miséricorde, qu'a-t-il fait ? Il étrangle son compagnon et le jette en prison.

Notre Seigneur dit ceci dans la parabole qui se trouve dans Matthieu 18 : Quand quelqu'un ne montre aucune pitié, il prouve qu'il n'en a pas reçue. Au contraire, ce verset dit que si vous êtes quelqu'un qui manifeste de la miséricorde, vous donnez la preuve que vous êtes celui qui en reçoit. C'est ce qu'Il dit ! Cet homme de Matthieu 18 n'a jamais eu de véritable miséricorde. C'est pour ça qu'il ne pouvait pas la donner. Mais celui qui a reçu la miséricorde la donne et reçoit de plus en plus. Quelle belle pensée ! Celui qui a reçu la miséricorde sera miséricordieux. Celui qui a reçu le pardon pardonnera. C'est ce qu'Il dit.

Et vous savez ce qui est merveilleux à ce sujet ? Si vous êtes une personne miséricordieuse, vous l’êtes parce que vous avez reçu la miséricorde et Dieu vous donne encore plus de miséricorde. Chaque fois que vous péchez, Il pardonne. Chaque fois que vous avez un besoin, Il répond au besoin. Il prend soin de vos vêtements, de votre nourriture - nous verrons cela plus tard dans le Sermon sur la Montagne - Il vient déverser encore plus de miséricorde à ceux qui ont de la miséricorde parce qu'ils ont reçu la miséricorde d'un Dieu miséricordieux. Je suppose que nous pourrions redire ce que nous avons dit tout au long de ce message : Regardez votre vie ! Êtes-vous miséricordieux ? Si vous ne l'êtes pas, il y a une bonne possibilité que vous ne soyez pas chrétien, parce que ceux qui montrent de la miséricorde sont ceux qui l'ont reçue et continuent à la recevoir de la main de Dieu.

Qu'en est-il donc ? Ils obtiendront miséricorde. Certaines personnes pensent que cela signifie simplement le jugement à venir. Je ne crois pas cela. Je pense que c'est un présent et un avenir. Nous la recevons maintenant. David pleura à plusieurs reprises : « Sois miséricordieux envers moi, ô Dieu, sois miséricordieux envers moi, ô Dieu, sois miséricordieux envers moi, ô Dieu ! » Il ne parlait pas de l'avenir, il parlait du présent. Dans Psaumes 86 : 3, il a dit : « Aie pitié de moi, Seigneur ! Car je crie à toi tout le jour. » Et que disait Psaumes 23 : 6 ? « Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront » - A l'avenir ? Est-ce bien cela ? «Le bonheur et la grâce m'accompagneront» - quand ? – « tous les jours de ma vie. »

Le Fils de Dieu est un grand prêtre miséricordieux. La miséricorde est pour le présent - et pour l'avenir aussi. Dans 2 Timothée 1 : 16, nous voyons l'avenir, où l'apôtre Paul dit - et c'est une belle prière pour Onésiphore. «Que le Seigneur répande sa miséricorde sur la maison d'Onésiphore, car il m'a souvent consolé, et il n'a pas eu honte de mes chaînes ». Je pense que Paul anticipe peut-être un jugement, anticipe le jour du salut. Mais il y a plus que cela. Pas étonnant que le Psalmiste ait dit : «Je chanterai à haute voix Ta miséricorde. » Prions.

Père, nous te remercions ce soir car Tu as permis que nous passions du temps dans Ta Parole. Nous avons vécu une soirée remplie et riche, et Dieu, je suis si reconnaissant pour la patience de ces personnes présentes ce soir. Je partage tellement de choses dans mon cœur et je fais confiance à Ton Esprit pour que je sois déterminé et directe. Seigneur, j'ai un tel amour pour Ta Parole que je n'aime pas manquer quelque chose. Je prie simplement, Seigneur, que Tu utilises ce message le mieux possible dans la vie de toutes ces personnes. Rends-nous miséricordieux, ô Dieu. Que nous ne soyons pas corrompus et égoïstes, mais que nous sachions que, de tous les gens qui ont vécu et qui avaient désespérément besoin de miséricorde, nous sommes les plus nécessiteux et Tu nous l'as donnée. Puissions-nous ne pas être comme cet homme qui a accepté la miséricorde de son maître mais qui n'a pas su la donner à un autre. Puissions-nous ne pas être des chrétiens faux, mais que notre témoignage soit réel parce que nous sommes miséricordieux. De ce fait, nous connaîtrons la bénédiction constante de Ta miséricorde. Ainsi, Père, nous nous donnons nous-mêmes à Toi. Rends-nous miséricordieux dans un monde impitoyable pour la gloire de Jésus. Amen.

FIN

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