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Ce matin nous continuons notre étude de Matthieu chapitre 9. Nous arrivons en fait à un passage très court pour notre lecture, et je voudrais vous la lire, puis nous discuterons de ce que l’Esprit voudrait que nous en apprenions. Vous vous souvenez que lors de notre dernière étude ensemble, nous nous sommes arrêtés au verset 33 avec la guérison de l’homme sourd-muet, et il était sourd muet à cause de la présence d’un démon. Matthieu fait immédiatement suivre ce miracle d’une déclaration de réponse ; donc nous commençons au milieu du verset 33 : « La foule disait, émerveillée :’ On n’a jamais rien vu de pareil en Israël,’ mais les Pharisiens disaient : ‘C’est par le prince des démons qu’il chasse les démons.’  Jésus parcourait les villes et les villages; il enseignait dans les synagogues, proclamait la bonne nouvelle du royaume et guérissait toute maladie et infirmité. » Ainsi Matthieu nous donne la réponse aux miracles que Jésus avait faits. Il y avait la multitude qui s’émerveillait et les religieux qui rejetaient.

Mais avant d’aller plus loin dans ce sujet spécifique, voyons si je ne peux pas orienter vos pensées dans la ligne de ce que le texte nous dit. Lorsque notre Seigneur était un petit garçon, juste à l’âge de 40 jours environ, juste un bébé, Il a été apporté au temple par Sa mère et par Joseph ; parce qu’il était ordonné qu’elle apporte une offrande de purification après la naissance du bébé. Et pendant qu’ils étaient dans le temple, ils ont eu l’occasion de rencontrer un homme très intéressant du nom de Siméon. Siméon était un homme âgé, qui avait passé toute sa vie à attendre l’arrivée du Messie ; et maintenant il avait le privilège de voir le Messie. Et dans Luc 2 :30, il dit : « Mes yeux ont vu Ton salut. » Il a vu ce qu’il avait attendu, puis il a parlé à Marie et dit ceci : « Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. » Or Siméon dit : « Cet enfant deviendra une ligne de partage de destinée. Il amènera la chute et le relèvement de beaucoup. » En substance, Siméon dit à Marie : « Cet enfant deviendra la ligne de séparation qui déterminera la destinée ultime de chaque individu. Certains vont Le rejeter et tomber. Certains vont Le recevoir et ressusciter. »

Il en a toujours été ainsi dans l’économie de Dieu. Il y a ceux qui sont plantés comme l’arbre près des courants d’eau qui porte du fruit, et il y a ceux qui sont la paille. Il y a les pieux, et il y a les impies. Il y a les justes et les injustes, et seulement ces deux catégories. Mon grand-père disait : « Il n’y a que deux sortes de gens dans le monde, les saints et les mal saints ! » Et c’est tout, « Et cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de beaucoup. » Franchement, ceci n’était pas nouveau pour Marie, bien que ça n’ait pas été dit exactement de cette manière concernant son Fils. Mais au premier chapitre de Luc, alors qu’elle exprimait sa louange envers Dieu quand l’annonce lui fut faite qu’elle aurait un Enfant qui serait un Enfant puissant, elle dit ceci, en parlant de Dieu : «Et Sa bonté s’étend de génération en génération sur ceux qui le craignent. Il a agi avec la force de son bras, il a dispersé ceux qui avaient dans le cœur des pensées orgueilleuses. Il a renversé les puissants de leurs trônes et il a élevé les humbles. Il a rassasié de biens les affamés et il a renvoyé les riches les mains vides.»

Or, Marie savait que c’était caractéristique de Dieu de recevoir certains et de refuser d’autres, de bénir certains et d’en maudire d’autres, de montrer la force à certains en les rassemblant, et en dispersant les autres, de renverser les gens élevés et d’élever les humbles, de rassasier les affamés et de renvoyer à vide les nantis. En d’autres termes, il y aurait toujours cette division entre ceux que Dieu bénirait, et ceux que Dieu maudirait. D’une part, il y a les arrogants, les riches, les puissants ; de l’autre les pauvres, les affamés et les humbles. Donc Marie savait cela parce qu’elle connaissait la théologie, elle connaissait l’Ancien Testament. Et il lui a été confirmé par Siméon que son Enfant en serait le centre même. Et lorsque Jésus est venu, et lorsqu’Il a parlé, Il a confirmé cela, car plus loin dans le même évangile de Luc, chapitre 6, verset 20, il est dit de notre Seigneur :

« Alors, Jésus leva les yeux sur ses disciples et dit : ‘ Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous ! Heureux vous qui avez faim maintenant car vous serez rassasiés ! Heureux vous qui pleurez maintenant car vous rirez ! Heureux serez-vous lorsque les hommes vous détesteront, lorsqu’ils vous chasseront, vous insulteront et vous rejetteront comme des êtres infâmes à cause du Fils de l’homme. Réjouissez-vous ce jour-là, et sautez de joie, parce que votre récompense sera grande dans le ciel. En effet c’est de la même manière que leurs ancêtres traitaient les prophètes.’

‘Mais malheur à vous riches, car vous avez votre consolation ! Malheur à vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et dans les larmes ! Malheur lorsque tous les hommes diront du bien de vous, car c’est de la même manière que leurs ancêtres traitaient les prétendus prophètes.’

Il y a les bénis et les maudis, ‘malheur’ veut dire maudire. Donc Jésus confirme à nouveau la ligne de séparation. Bénis et maudits. Il y a ceux, disait notre Seigneur en Matthieu 7, qui entrent par la porte étroite et qui sont bénis ; ceux qui entrent par la porte large et qui sont damnés. Il y a ceux qui construisent leur maison sur le roc, et elle tient devant le jugement. Il y a ceux qui bâtissent leur maison sur le sable, et elle s’effondre. Il y a ceux qui essaient de s’accrocher à leur vie et qui la perdent. Il y a ceux qui perdent leur vie et, la perdant, ils la retrouvent. Tout le long du récit de l’évangile, qui nous rapporte l’avance de la prédication de Jésus, nous voyons qu’Il S’offre Lui-même comme la ligne de séparation.

Dans Matthieu, chapitre 10, verset 32, Il dit : « C’est pourquoi, toute personne qui se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour elle devant mon Père céleste. » Autrement dit, si vous vous identifiez avec Jésus Christ, Dieu vous identifiera aussi, comme Lui appartenant ; mais si vous reniez Jésus Christ, alors Christ vous reniera devant le Père. C’est ainsi qu’Il dit : « Je ne suis pas venu apporter la paix – sur la terre – mais l’épée, » De nouveau une séparation : « car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère, et l’on aura pour ennemis les membres de sa famille. » Et cela continue sans fin tout au long du récit de Matthieu et des autres évangiles également. Il est dit qu’un homme avait deux fils ; il vint vers l’aîné en disant : « Va travailler dans la vigne. » Le fils dit : « J’irai. » et n’y alla pas, et après, il s’est repenti et y est allé. Il a dit au second fils : « va ! » et il a dit: « j’irai! », mais n’y est pas allé. Lequel des deux a fait la volonté de son père ? Ils répondirent : « Le premier. » Jésus leur dit : «  En vérité je vous dis que les percepteurs d’impôts et les prostituées entreront dans le royaume de Dieu avant vous. » En d’autres termes, le premier fils a dit « je n’irai pas ». Autrement dit, il était irréligieux. Il vivait une vie de désobéissance à son père, mais il s’est repenti puis il est allé. Le second fils a dit « J’irai ! » Il était religieux. Il avait le vernis de la religion. Il faisait semblant d’obéir, faisait semblant d’être soumis, mais il n’est pas allé travailler. Le fils numéro 1, qui a dit  « non » mais s’est repenti, était le percepteur d’impôt, le publicain et le pécheur. Le fils numéro 2, qui a dit, « j’irai », mais n’y est pas allé, était le Pharisien, l’hypocrite, et le religieux de façade. Et Jésus dit que les percepteurs et les prostituées précéderaient de tels religieux dans le royaume. De nouveau nous voyons la ligne de séparation. Il n’est pas question de religieux ou d’irréligieux. Il est question de ceux qui obéissent à la volonté du Père. Et la volonté du Père est exprimée en ceci : « Le Père parla du haut du ciel et dit : « ‘Celui-ci est Mon Fils bien-aimé. Écoutez Le !’ » Christ devient la ligne de démarcation.

L’apôtre Paul reprend cette même idée que toute la race humaine est divisée en croyants et incroyants, entre les âmes en route vers le ciel, et celles en route vers l’enfer, entre les bénis et les maudits, les récompensés et les damnés ; il dit que la frontière est leur foi ou leur manque de foi dans le Seigneur Jésus Christ. Vous remarquerez que dans 2 Corinthiens 2 :14, Paul donne une sorte de bénédiction en disant : « Que Dieu soit remercié, lui qui nous fait toujours triompher en Christ et qui propage partout, à travers nous, le parfum de sa connaissance. » Autrement dit, le chrétien a un certain parfum, une certaine saveur, un goût particulier, si vous voulez, une certaine odeur, une représentation de Dieu qui se sent. Nous touchons le monde, comme qui dirait, avec le parfum de Dieu. « Nous sommes en effet pour Dieu la bonne odeur de Christ parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent. » En d’autre termes, les sauvés comme les perdus, et il y a ces deux catégories, les sauvés et ceux qui périssent, reçoivent le parfum par notre vie. C’est notre témoignage vivant et notre témoignage parlé. Mais il est dit au verset 16 : « pour les uns, un parfum de mort qui donne la mort, pour les autres un parfum de vie qui donne la vie. » C’est-à-dire, ce que Paul dit c’est que nous autres chrétiens, qui vivons et prêchons l’évangile, rayonnons de cette réalité devant les sauvés et les perdus. Pour les perdus, c’est un parfum de mort qui donne la mort. Autrement dit, ils sont déjà morts dans leur rejet ; et plus ils entendent l’évangile, plus leur perdition s’accentue.

L’auteur des Hébreux le dit ainsi : « … celui qui aura foulé au pied le Fils de Dieu, qui aura jugé sans valeur le sang de l’alliance … » Autrement dit, un rejet répété de l’évangile approfondit la perdition ; ceci de façon que lorsque nous vivons et prêchons, nous devenons une saveur de mort pour l’incroyant, une aggravation de leur ruine ; et plus souvent ils auront rejeté la vérité, plus terrible sera leur enfer. D’autre part, lorsque nous prêchons l’évangile à ceux qui sont déjà vivants en Christ, c’est un parfum de vie pour la vie. Elle devient une compréhension vaste et explosive de la plénitude de la vie en Christ, qui augmente et s’enrichit. Donc chacun est soit mort, soit vivant spirituellement, et reçoit la Parole de Dieu comme un parfum : parfum de mort vers la mort, avec une aggravation de leur état de péché et de mort, augmentant leur responsabilité devant Dieu, ce qui signifie un enfer éternel plus effrayant ; ou bien d’autre part, une vie pour la vie.

Donc Jésus est cette ligne de démarcation, et Matthieu présente cela le plus clairement possible dans les chapitres 8 et 9. Donc revenons au chapitre 9, si vous n’y êtes plus, et ce que Matthieu veut faire, c’est de nous aider à comprendre que Christ est qui Il est, et qu’une décision doit être prise. Un écrivain britannique du nom de Haywood a dit : « Le problème qu’a l’humanité est le suivant : L’humanité est à un carrefour, et tous les panneaux indicateurs sont tombés. » Mais pas pour Matthieu ; ils ne sont pas tombés. Il les affiche très clairement ; et il nous appelle à faire le choix correct, à choisir la vie, à choisir la justice, la piété, à choisir de croire. C’est ce que Matthieu veut que nous fassions. Et afin de nous aider à faire le choix de Christ, il présente, dans les chapitres 8 et 9, des preuves irréfutables que Christ est le Fils de Dieu, le Messie et le Sauveur. Donc Matthieu brandit le panneau : « Voici le chemin étroit. Entrez par ici. C’est le chemin de la foi en Christ. »

Alors, pour nous convaincre que Christ est bien Celui qu’Il prétend être, Matthieu rapporte dans les chapitres 8 et 9 neuf miracles, de merveilleux miracles. Des miracles qui dépassent tous les pouvoirs d’un humain, non seulement pour les faire, mais même pour les imaginer ; et ce ne sont pas tout l’ensemble de Ses miracles, seulement quelques exemples. Et je pense qu’il est important que vous vous souveniez, par exemple de Jean chapitre 20, verset 30, qui dit : «  Jésus a accompli encore, en présence de ses disciples, beaucoup d’autres signes qui ne sont pas décrits dans ce livre. » Puis dans 21 :25 : « Si on les écrivait …, je ne pense pas que le monde entier pourrait contenir les livres qu’on écrirait. » Ils ne sont que des échantillons des miracles innombrables qu’Il a faits.

Mais vous vous souvenez certainement, et rapidement je vais revoir cela pour que vous puissiez me suivre dans cette pensée, vous vous souvenez qu’il y avait neuf miracles ; il les divise en sections de trois chacun ; et après chaque groupe de trois, il met une section de réponse. Comment les gens ont-ils régi devant ces miracles ? Premièrement les miracles concernant Sa puissance sur la maladie: Il a guéri un lépreux. Il a guéri le serviteur d’un centurion de paralysie, puis Il a guéri la belle-mère de Pierre de fièvre. Ensuite, dans le domaine de troubles, Il a réduit au silence la tempête calmant les vagues et la mer. C’était un désordre physique. Puis devant un désordre spirituel, Il s’est chargé de chasser une légion de démons. Puis pour un désordre moral, en guérissant un paralytique et pardonnant ses péchés. Après cela Il s’est occupé de la mort, en restaurant une parole morte, des yeux morts, et en ressuscitant réellement des morts la fille de Jaïrus. Et chacune de ces choses manifestait la puissance de Christ, dans une dimension différente, et représentait les milliers de miracles qu’Il a accomplis dans toutes ces mêmes catégories. Et, suivant chaque groupe de miracles, il y avait une section de réponse, et c’est précisément ce que nous voyons aux versets 33 à 35.

Et en réalité, le verset 35 n’est qu’une sorte de petite parenthèse posée là pour faire pendant avec le chapitre 4 verset 23, ce qui fait que tout le ministère en Galilée est compris entre ces versets d’une manière particulière. Si vous revenez, par exemple à Matthieu 4 :23, il peut être bon d’en faire une petite note. Il est dit : « Jésus parcourait toute la Galilée, il enseignait dans les synagogues, proclamait la bonne nouvelle du royaume et guérissait toute maladie et toute infirmité parmi le peuple. » Maintenant allez au verset 35 du chapitre 9 : Il y est dit la même chose : « Jésus parcourait les villes et les villages ; il enseignait dans les synagogues, proclamait la bonne nouvelle du royaume et guérissait toute maladie et toute infirmité. » C’est simplement mis là comme une sorte de parenthèse pour mettre un contexte autour du Sermon sur la Montagne et tous ces miracles qu’Il avait faits. C’était l’essence même de Son ministère en Galilée.

Maintenant, je voudrais commencer au verset 35, puis avancer à reculons dans ces trois courts versets. Donc regardons, tout d’abord, aux œuvres du Seigneur ; puis nous regarderons la réponse aux versets 33 et 34. Notez le verset 35 : « Jésus parcourait … » et en passant, le verbe parcourait donne l’idée d’un effort constant, incessant et continu. Il y était constamment occupé, Il le faisait tout le temps ; et rétrospectivement, vous pouvez voir pourquoi, et il est dit qu’Il « parcourait toutes les villes et les villages. » Et le chapitre 4 verset 23 indique que ces villes et ces villages étaient ceux de Galilée : le partie nord, la campagne, la zone fertile, là où l’on faisait pousser la majorité de l’alimentation. Or Joseph nous dit que, au temps de Jésus, il y avait probablement 204 villes et villages. Juste une remarque : la différence entre une ville et un village c’était la muraille. Si il y avait une muraille, c’était une ville, S’il n’y en avait pas, c’était un village. Les petits villages ne se fortifiaient pas, mais les villes le faisaient. Donc, qu’il s’agisse de villes ou de villages, Il allait dans tous ; ce qui représentait une surface d’à peu près 4 500 kilomètres carrés, incluant autour de 200, ou 204 à 5 agglomérations. Et Il les parcourait tous rapidement. Joseph écrit : « Les villes étaient nombreuses, et la multitude de villages partout étaient remplis de gens à cause de la fertilité du sol, de manière que le plus petit comprenait plus de 15 000 habitants. » Un simple calcul vous indiquera donc qu’il y avait trois millions d’habitants que Jésus avait pu atteindre, rien qu’en Galilée où Il se trouvait.

Donc Il « parcourait rapidement tous ces villages et ces villes, guérissant, prêchant et enseignant. » Ce sont là les trois choses sur lesquelles nous voulons nous concentrer au verset 34 : L’enseignement dans les synagogues, la prédication de l’évangile du royaume, et la guérison de toutes maladie et de toute infirmité parmi le peuple. Or, mes amis, j’admets ici que seules ces trois choses, ou uniquement l’une d’elle suffirait à nous occuper jusqu’à l’enlèvement de l’Eglise, que nous ne discutions que de l’enseignement de Jésus, ou de Sa prédication, ou des guérisons qu’Il a opérées. Donc nous n’allons pas essayer de tout dire là-dessus. Mais voyons si je ne peux pas vous en donner un quelconque aperçu. Nous allons simplement examiner ces trous éléments du ministère de Jésus.

Tout d’abord : l’enseignement dans leurs synagogues. Que cela impliquait-il ? Partout où il y avait des Juifs, il y avait une synagogue, un lieu de rassemblement. C’était le centre de vie de la communauté juive. C’était une église, c’était un hôtel de ville, c’était le tribunal local. C’était tout. C’était là que le peuple juif se réunissait en communauté. Or, la synagogue était une sorte d’addition tardive au Judaïsme. Elle n’apparaît pas avant la captivité à Babylone. Toute leur adoration avait été concentrée sur le temple. Mais lorsqu’ils furent déportés de leur pays et que le temple fut détruit, et qu’ils allèrent à Babylone pour ces soixante-dix ans, partout où il y avait de petits groupes de Juifs, ils se rencontraient, et se rassemblaient, et formèrent ainsi ces petites synagogues ou assemblées. Et comme ils n’ont pas rebâti leur temple, ils les ont encore de nos jours. Non loin de chez nous, il y a un « temple juif », entre guillemets. Ils l’appellent un temple mais ce n’en est pas un. Il n'y a qu'un endroit où le temple peut être. Donc c’est une synagogue ; et il y en a partout. Dans notre ville comme dans les villes du monde entier où se trouvent des Juifs, dès que vous avez dix hommes rassemblés, vous pouvez avoir une synagogue ; et elles sont partout.

Et à l’époque de notre Seigneur en Galilée, il y avait des synagogues dans toutes les petites villes et les villages. En général elles étaient construites sur une colline, ou, s’il n’y en avait pas, elles étaient au moins bâties sur une hauteur, et s’il n’y avait aucun lieu élevé, on les construisait près d’une rivière. Très souvent on laissait le haut ouvert, comme le temple l’avait été, de manière à pouvoir voir dehors, voir la création de Dieu, et regarder vers le ciel, qui faisait partie de leur culte. Ils identifiaient leurs synagogues normalement par un immense mât très haut qui s’élançait dans l’air, comme le clocher d’une église se distingue dans chaque petit village. Donc on pouvait toujours savoir où se trouvait la synagogue ; et tout Juif qui était étranger à la ville pouvait simplement suivre sont chemin jusqu’au mât, et savoir qu’il était au bon endroit.

Et ils se rassemblaient chaque Sabbat pour l’adoration. Ils avaient aussi un office spécial le second et le cinquième jour de chaque semaine, et ils se rencontraient pour chaque jeûne, chaque fête, et pour toutes les saintes convocations. Ils commençaient par ce qu’ils appelaient la reconnaissance ou les bénédiction, tout comme nous pouvons commencer en chantant notre louange. Ils parlaient des bénédictions de l’Eternel et remerciaient pour ce qu’Il avait fait. Suivait une prière, et la prière était conclue par un répons de ‘Amen’ par toute l’assemblée. Puis un lecteur désigné se levait pour lire la loi de Moïse, un des cinq livres de Moïse, le Pentateuque. Il était lu en hébreu, langue originale quand il a été écrit, puis il était traduit par le traducteur en araméen, qui était la langue parlée couramment à l’époque. Puis suivait la lecture d’un passage d’un des prophètes, qui était également lu en hébreu puis traduit par le traducteur en araméen. Suivant la lecture du Pentateuque et des prophètes, il y avait un sermon ou une exhortation, suivie d’une bénédiction et un ‘amen’ final de l’auditoire.

Or les Juifs ont toujours considéré la synagogue comme un lieu d’enseignement, un lieu d’instruction. Ils se rassemblaient pour apprendre. Nous avons des restes de cela de nos jours. Le mot yiddish pour synagogue est schul, comme le mot école [en allemand], et qui s’écrit S C H U L. Donc ils considéraient que la synagogue était un lieu d’enseignement. Ils la considéraient aussi comme un tribunal. Comme ils étaient dans des pays occupés de temps en temps dans leur histoire, ils bénéficiaient des juridictions établies par les gouvernements occupants ; mais alors qu’elles leur étaient accordées, ils exerçaient l’autorité qu’ils avaient dans leurs synagogues. Par exemple, notre Seigneur a dit que le jour viendrait où « ils vous fouetteront dans leurs synagogues. » Ils prononceraient la sentence, et exécuteraient même le châtiment dans la synagogue même. Les synagogues sont même devenues des écoles privées pour enseigner le Talmud aux garçons. Les synagogues sont aussi devenues des facultés de théologie. Leurs affaires étaient administrées par dix anciens de la synagogue. Trois d’entre eux étaient appelés chefs de la synagogue. Ils fonctionnaient également comme juges. Un quatrième était appelé l’ange de l’assemblée, qui est le chef des autres. Un était l’interprète qui traduisait de l’hébreu vers l’araméen. Un administrait l’école de théologie, etc.. Autrement dit, ils se répartissaient les responsabilités entre anciens.

L’historien Philon fait une remarque que je trouve intéressante. Il disait : « Les synagogues existaient essentiellement pour la lecture détaillée et l’explication de l’Ecriture. » C’est une remarque importante. Ils se rassemblaient pour la lecture et l’explication de l’Ecriture, et nous trouvons cette orientation vers l’Ecriture illustrée en Actes 17. L’apôtre Paul a suivi son chemin, il est allé dans la petite ville de Bérée, et il dit être allé là à la synagogue des Juifs ; et il dit qu’il leur a donné la Parole, et qu’ils accueillirent la Parole avec beaucoup d’empressement et qu’ils examinaient chaque jour les Ecritures pour voir si ce qu’on leur disait était exact. Autrement dit, c’est à cela que servait une synagogue, l’examen des Ecritures. Or, lorsque le sermon était donné, n’importe quel jour, il pouvait être donné par n’importe lequel des membres de l’assemblée qui était érudit ou familier avec les Ecritures. Il pouvait se lever et donner le sermon ; mais si il se trouvait que c’était un dignitaire en visite, ou un rabbin en visite, il était correct et habituel de laisser ce rabbin prêcher et donner le sermon. C’est ce qu’on appelait la liberté de la synagogue ; et à ce propos, je pense que le Seigneur était dans quelque chose pour l’établissement de cette coutume, parce qu’Il allait avoir quelques prédicateurs itinérants qui allaient traverser la culture juive ; et Il voulait s’assurer qu’ils puissent avoir les bonnes tribunes. Les deux qui viennent à l’esprit sont Jésus et Paul ; et parce qu’il y avait ce qui était connu comme la liberté de la synagogue, ils ont toujours pu prêcher et enseigner à la synagogue.

Donc, la manière d’enseigner dans une synagogue était l’explication de l’Ecriture. La lire, l’expliquer et l’appliquer. C’est ce qu’ils faisaient, basés sur ce que Néhémie dit, lorsqu’il est dit qu’ils lisaient l’Ecriture et en donnaient le sens. Des gens disent : « Pourquoi ne faites vous qu’enseigner la Bible et c’est si différent de ce dont nous avons l’habitude, » mais cela n’est réellement rien de nouveau, mes amis. C’est ainsi qu’il en a toujours été et que cela devrait toujours être. Là où vous lisez l’Ecriture et où vous expliquez l’Ecriture ; c’est ce qu’ils faisaient à la synagogue. C’est ce qu’ils faisaient en remontant aussi loin que Néhémie, où ils lisaient et donnaient son sens. Mais le Maître qui fait cela c’est notre Seigneur. Regardez à Luc 4, et je vais passer là-dessus rapidement car nous ne voulons pas être pris de court à la fin ; mais je voudrais vous montrer cette illustration de Luc 4 verset 15. Jésus enseignait dans la synagogue. Nous l’avons vu dans Matthieu 9 :35. Le verset de notre texte. Mais nous voyons la même chose en Luc 4:15. Il enseignait dans les synagogues. Ici nous trouvons une très bonne illustration de comment Il s’y prenait. Verset 16 : « Jésus se rendit à Nazareth où il avait été élevé et, conformément à son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. » - Comme Il était là comme enseignant en visite, – «  Il se leva pour faire la lecture. » Et Il lut, non dans le Pentateuque, mais Il lut le livre du prophète Esaïe, qui lui fut donné à lire. « Il le déroula  et trouva l’endroit où il était écrit : ’L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par onction pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux prisonniers la délivrance et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour proclamer une année de grâce du Seigneur.’ »

Tous les Juifs de cette synagogue savaient que ce passage faisait référence à qui ? Au Messie. Ils le savaient. Et Il fit un sermon très court. Il ferma le livre, le rendit au serviteur et s’assit. On s’asseyait toujours pour enseigner. « Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui. Alors il commença à leur dire : ‘Aujourd’hui cette parole de l’Ecriture, que vous venez d’entendre, est accomplie.’ » Il dit: « Je suis l’accomplissement vivant de ce passage. C’est l’interprétation correcte de ce texte : Moi. » Eh bien, mes amis, c’est une nouvelle plutôt choquante pour eux! Il a continué en disant d’autres choses ; et quand Il eut fini, le verset 28 dit : « Ils furent tous remplis de colère dans la synagogue, lorsqu’ils entendirent ces paroles. Ils se levèrent, le chassèrent de la ville et le menèrent jusqu’à un escarpement de la montagne sur laquelle leur ville était construite, afin de le précipiter dans le vide. Mais Jésus passa au milieu d’eux et s’en alla. »

Donc Il enseignait dans les synagogues. Comment ? En expliquant la Parole de Dieu ; et dans Son cas, c’était une application directe ; et ils n’ont pas aimé du tout Son interprétation, et ont essayé de Le tuer pour cette raison ; mais ce ne fut qu’un parmi d’autres incidents. Je ne sais pas combien de fois Il a encore dû s’échapper pour sauver sa vie ; mais Il est allé par tous les villages, dit Matthieu 9 :35, et les villes, enseignant dans les synagogues. La raison pour laquelle je crois à la prédication par explication, c’est parce que c’était celle que pratiquait Jésus ; et je crois que c’est encore ce qui pousse le peuple de Dieu lorsqu’ils se rassemblent. Mais il y avait un autre élément à Son ministère. Regardez encore au verset 35. Il prêchait aussi l’évangile du royaume. Mais que signifie qu’Il prêchait ? Eh bien, c’est un mot différent : kerusso : annoncer, faire une annonce publique, faire une proclamation. Il ne se limitait pas à prêcher dans les synagogues, en expliquant ; Il était aussi aux coins des rues, sur les collines, près de la mer, dans les maisons et le long des chemins, et dans les champs, et partout ; et Il prêchait l’évangile du royaume.

Il y avait là ce qui était plus ‘évangélisation’, c’était la grande proclamation vers ceux qui était au-delà de l’environnement religieux. Et Son message était toujours le même : une bonne nouvelle. C’est ce que veut dire évangile. Nous verrons cela plus tard en étudiant Romains. De bonnes nouvelles, et de bonnes nouvelles de quoi ? Du royaume. Oh, les Juifs avaient si longtemps attendu le royaume, si longtemps, et maintenant la bonne nouvelle concerne le royaume. Mais ce n’était pas l’explication de l’Ancien Testament, comme Il l’avait fait dans la synagogue. C’était la proclamation du Nouveau Testament. C’était le dévoilement des mystères qui avaient été cachés du peuple et du temps, dans le passé. C’était la nouvelle alliance, la nouvelle révélation, la proclamation ; et toujours le royaume, toujours le royaume. « Heureux ce qui sont pauvres en esprit, car le royaume est à eux. … Cherchez d’abord le royaume. … Lorsque vous priez, priez : ‘Que ton règne vienne.’ » Et ce n’est pas qu’un royaume futur. Lorsqu’Il prêchait le royaume, Il appelait le people à croire en Lui ; et au moment où quiconque croit en Christ, il entre dans le royaume. « Il est passé » – dit Paul – « du royaume des ténèbres au royaume de Son Fils bien aimé. » C’est une transaction instantanée. Vous êtes dans le royaume si vous êtes chrétien. Comme je le suis. Christ est le Roi. Il règne sur ma vie. Je suis Son sujet. Il me nourrit des ressources de Ses richesses illimitées.

Donc on peut entrer dans le royaume dès maintenant. C’est pour cela qu’Il parlait d’une porte étroite. Elle se rapporte à la direction de Christ et au règne de Christ, ici et maintenant, de même qu’alors et là-bas. Donc Il prêchait le royaume ; disant qu’il était ouvert à tous ceux qui voudraient croire et recevoir ; et qu’il y avait, fournis dans ce royaume, de nombreuses bénédictions. Donc nous voyons notre Seigneur dans une ministère double : enseignant l’explication de l’Ancien Testament, lui donnant la place qui lui revient, parlant de son accomplissement ; et en plus, proclamant la nouvelle alliance, les mystères, le développement d’une révélation jamais connue auparavant, dans Sa proclamation. Et l’importance nous est aussi montrée, n’est-ce pas, de ces ministères ensemble : il faut que l’Eglise, même aujourd’hui, se rassemble pour l’explication de la Parole de Dieu ; et il faut aller par monts et vaux proclamer le message de l’évangile du royaume.

Maintenant, troisièmement, ces deux ministères de parole étaient confirmés par les miracles ; et cela vient en troisième. Guérir toute maladie et toute infirmité parmi le peuple, et cela se trouve où il le faut, en troisième, parce que ce n’était pas la question essentielle. Ce n’était qu’une manière d’affirmer la validité des deux premières. B. B. Warfield dit : « Lorsque le Seigneur est venu sur terre, Il a pris le Ciel avec Lui. Les signes qui ont accompagné Son ministère n’étaient que les nuées traînantes de la gloire, qu’Il a apportées du Ciel, qui est Son foyer. » Il a amené de la gloire avec Lui, et Il confirma Son message par Ses miracles. Il prouva que le royaume était proche. Pourquoi ? Parce que tous ces miracles qu’Il a faits étaient des échantillons de ce que le Messie ferait quand le royaume viendrait, et il n’y avait aucune possibilité de les nier. Savez-vous que les Pharisiens n’ont jamais nié Ses miracles ? Ils ont seulement nié leur source, parce qu’ils étaient irréfutables. Ils étaient littéralement bouleversants.

Ainsi nous voyons l’oeuvre du Seigneur. Mais terminons notre réflexion en examinant la réponse du peuple, et cela ne prend pas beaucoup de temps pour voir ce qu’elle a été. Nous avons déjà vu quelques réponses. Nous avons déjà appris quelque chose des réponses. Les trois premiers miracles dont parle Matthieu au chapitre 8 ont reçu une réponse. Il y avait un petit passage, vous souvenez-vous, sur trois hommes qui ont dit : « Nous voulons Te suivre, Seigneur. » Mais, parce qu’ils aimaient le confort personnel et les richesses personnelles, et les relations personnelles, ils ont tourné le dos et sont partis. Vous souvenez-vous de cela ? Ils illustrent une réponse ; une sorte d’intérêt superficiel qui ne fleurit jamais, une réponse éphémère, une fascination qui n’a aucune racine. Puis dans les deux groupes de trois miracles suivants, il y a aussi eu une réponse. La première fut la conversion de Matthieu. La seconde réponse fut l’irritation des Pharisiens, et la troisième fut le trouble des disciples de Jean-Baptiste. Ainsi à nouveau Matthieu présente des catégories de réponses. Bien des gens étaient fascinés par Jésus. Ils commencent par vouloir suivre ; mais parce qu’ils préfèrent le confort, les richesses, des choses ou des relations personnels dans leur vie, ils ne sont pas prêts à renoncer, et se retirent. Puis il y a des gens comme Matthieu, qui croient vraiment, et qui partent pour amener à croire aussi tous leurs amis collecteurs d’impôts ou prostituées. Puis il y a les gens comme les Pharisiens qui ne font que s’irriter aux paroles de Jésus parce qu’Il défie leur statu quo. Et il y a encore des gens comme les disciples de Jean-Baptiste, qui ont vécu toute leur vie dans un système religieux, et qui sont troublés par cette nouvelle chose qu’ils entendent.

Et maintenant, nous arrivons au troisième groupe de miracles, et le troisième groupe de réponses, qui sont deux. Verset 33 : « La foule disait, émerveillée. » Verset 34, les religieux ont rejeté, et ils ont dit qu’Il agissait par le pouvoir de Satan. Ils ne pouvaient nier qu’Il l’avait fait [guéri]. Ils ont simplement nié que c’était de Dieu. Deux autres sortes de réponses. Mais puis-je me hâter de dire que dans le choix des miracles de Matthieu, il avait sélectionné, au chapitre 9, quelques miracles merveilleux où les gens non seulement ont été guéris, mais ils ont aussi été rachetés. Le paralytique du verset 2 manifesta clairement assez de foi pour être sauvé. La femme à la perte de sang au verset 21, fut sauvée. Les aveugles au verset 28 furent sauvés, et nous avons ainsi vu des gens qui ont eu la bonne réaction. Au cours des évènements certains ont vraiment cru ; et il y aura ceux qui croient et ceux qui jouent de fascination ; et il y a ceux qui sont irrités ; et ceux qui sont plutôt troublés. Matthieu nous appelait tous à prendre la bonne décision.

Regardons un instant à l’émerveillement de la foule au verset 33. Il est dit : « La foule disait, émerveillée :’On n’a jamais rien vu de pareil en Israël.’ » C’est indubitable, disaient-ils, c’est la plus grande démonstration de puissance qu’on ait vu dans l’histoire d’Israël, « et on en a déjà vues des plutôt impressionnantes ! » Ils se souvenaient de Moïse et des miracles de son temps. Ils se souvenaient d’Elie et d’Elisée, et des miracles de leur temps. Ils se souvenaient des impressionnantes choses que Dieu avait faites. Ils pouvaient revenir jusqu’au temps de Moïse et parler de la noyade de l’armée égyptienne. Ils pouvaient parler de choses incroyables, comme Dieu écrivant la loi sur la pierre du Mont Sinaï. Ils pouvaient parler de bien des choses ; la chute de Jéricho. Ils avaient vu des merveilles dans leur passé, mais jamais dans tout leur histoire ils n’avaient vu de telles choses. C’était une exposition de puissance divine inégalée dans toute l’histoire juive. Et donc, vous savez quoi ? Ils furent émerveillés. Ils furent émerveillés. Et le mot émerveillé, thaumazo, est un mot très riche, au sens très large. Il peut signifier qu’ils furent surpris, qu’ils furent étonnés. En fait ils furent super-étonnés. Il y a une occasion où Marc, chapitre 12 verset 14, utilise le mot ekthaumazo ; ils furent vraiment surpris, et réellement étonnés. Et dans Matthieu 27 :14 le mot utilisé était étonné, auquel il ajoutait le petit mot lion qui veut dire excessivement étonné. Ils étaient étonnés au-delà du possible par ce qu’Il faisait. Cela coupait le souffle de voir ce qu’Il faisait. C’était incompréhensible pour leur esprit humain. Ils étaient choqués. Ils étaient dans la crainte. Le mot inclut de la terreur, de la peur, de la frayeur, telle que celle des disciples dans la barque, qui étaient plus effrayés lorsque Jésus a calmé la tempête qu’ils ne l’étaient lorsque la tempête menaçait leur vie ; car ils savaient qu’ils étaient dans la barque avec Dieu ; et lorsque vous vous savez être dans le même bateau que Dieu, et qu’Il peut voir tout ce qui est dans votre cœur, c’est pour le moins terrifiant. Donc les gens furent littéralement époustouflés.

Dans Luc 9:43 on a un résumé: « Tous furent frappés par la grandeur de Dieu … - et - chacun s’émerveillait de tout ce que faisait Jésus. » C’était littéralement plus que leur esprit pouvait imaginer. Ils étaient émerveillés. Ils étaient fascinés. Tellement que, pour finir, dans Matthieu chapitre 21, ils ne pouvaient conclure qu’à une chose: « Et la foule, » est-il dit, la même foule qui s’était émerveillée. C’est un mot si large. « La foule disait : « Hosanna au Fils de David ; béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur Hosanna dans les lieux très hauts !’ »

Ils ont jeté des branches à Ses pieds. C’est la foule qui s’émerveille “N’est-Il pas merveilleux? Oh, Il est le Messie ! » Et la chose suivante que vous voyez, c’est qu’ils ont entendu qu’Il agissait contre l’ordre établi ; qu’Il prêchait un message qu’ils ne voulaient pas entendre ; qu’Il était une menace pour leur sécurité, une menace pour leur vie. Mais il est dit dans Matthieu 27 que cette même foule a crié contre Lui pour être crucifié, que Barabbas devrait être relâché, et que Jésus devrait être exécuté. Mais c’est ce qui se passe avec les foules instables, voyez-vous. Les foules qui s’émerveillaient se sont mises à la fin à crier pour obtenir Sa mort. L’inconstance de cette fascination superficielle. C’est comme dans Jean 6. Ils L’ont suivi pour avoir de la nourriture gratuite, vous savez? Ils n’étaient pas vraiment intéressés par ce qu’Il disait. Ils L’aimaient à distance. Ils aimaient qu’Il fasse des miracles. Ils étaient fascines. Il y avait une certaine crainte. Même si cela comprenait une relative terreur, si on pouvait se tenir à distance cela allait encore. Et il y a cette fascination.

Les gens me surprennent aujourd’hui, vous savez. Ils peuvent aller voir ces films qui les terrifient à mort ; qui les effraient à fond, et ils sont assis là et se laissent être terrifiés jusqu’à ce qu’ils en transpirent. Certains doivent sortir en courant vers le foyer aux moments les plus terrifiants. Pourquoi des gens voudraient-ils faire la queue sur des kilomètres pour voir l’Exorciste ? Eh bien, vous savez, il y a une sorte d’étrange fascination pour ces choses, tant que vous êtes assis dans un siège confortable engouffrant du pop-corn dans votre bouche, et que vous pouvez partir quand c’est fini. Vous voyez, vous n’avez pas envie d’être dans la situation. Cela vous est juste égal d’y voir quelqu’un d’autre. Il y a quelque chose là-dedans. Et je crois qu’il y avait quelque chose de cette sorte de fascination dans ces gens qui étaient terrorisés par Christ, mais également époustouflés et étonnés du surnaturel. Mais ils voulaient s’assurer que cela restait à distance respectable ; et lorsque cela s’est mis à envahir leur statu quo, c’était fini : ils Le voulaient mort.

De nombreuses personnes ont été dans la crainte de Jésus sans Le connaître. Pilate disait qu’Il était un homme innocent. Pilate est en enfer, pour autant qu’on sache. D’autres personnes qui passeront l’éternité en enfer ont dit de bonnes choses sur Jésus. Diderot a dit qu’Il était insurpassable. Napoléon a dit qu’Il était l’empereur de l’amour. Strauss a dit qu’Il était le plus élevé des modèles de religion. John Stewart Mill a dit qu’Il était le guide de l’humanité. Lecky a dit qu’Il était le modèle de vertu le plus élevé. Pekant a dit qu’Il est Le Saint devant Dieu. Martineau a dit qu’Il était la fleur divine de l’humanité. Renan a dit qu’Il était le plus grand parmi les fils des hommes. Théodore Parker a dit qu’Il était la jeunesse avec Dieu dans Son cœur. Francins Cobb a dit qu’Il était le régénérateur de l’humanité. Robert Owens a dit qu’Il étai irréprochable, et quelqu’un a dit qu’Il était une superstar. Les gens Lui ont toujours lancé ce genre d’épithètes, et même de Son temps, ils ont dit : « Quel genre d’homme est Celui-ci ? Nous n’avons aucune catégorie pour Lui. Il n’y a pas de créneau pour cet Homme ! » Aujourd’hui, dans le mouvement de Jésus, dans la fascination pour Jésus, la curiosité de l’émerveillement nous revient. On applaudit Jésus. On aime Jésus tant qu’Il est chaleureux, et flou, vous savez ; tant que rien ne nous confronte; tant qu’on prêche l’amour et la gentillesse.

J’ai vu l’autre soir qu’il y avait des récompenses musicales, et qu’il existe une nouvelle catégorie pour le ‘Jesus pop’ : Grande affaire, ovation debout pour le gagnant de la catégorie Jesus pop. Vous voyez, tant qu’Il est à distance, Il est fascinant. Une personnalité fascinante ; les gens veulent Le voir dans le miraculeux. Il y a une certaine crainte à cause de Lui, mais on ne Le veut pas trop proche. Je veux dire, vous pouvez parler de Jésus tant que vous le voulez, pourvu que vous ne confrontiez pas les gens au fait qu’Il condamne ceux qui vivent dans l’immoralité, qui trichent, qui mentent, qui sont homosexuels ou adultères, ou fornicateurs, qui ne vivent pas selon la loi de Dieu ; et Il envoie ce genre de personnes vers un enfer éternel. Si vous dites ces choses-là aux gens, ils ne sont pas si enthousiastes que ça !

Récemment, un pasteur me disait que quelques étudiants tenaient une réunion sur un campus de l’Etat de Long Beach, et ils sentaient que le grand problème auquel les étudiants faisaient face actuellement était la moralité ; et c’était donc des chrétiens qui tenaient des réunions pour affirmer les normes bibliques de la morale. Et ils ont dit, vous savez, qu’ils avaient été assez bien reçus jusque là. Puis ils ont eu une session touchant particulièrement à l’homosexualité ; et l’homme qui parlait s’est levé ; ils se trouvaient dans un de ces petits auditoires à gradins ; et il parlait du fait que Dieu condamnait ce vilain péché ; et voilà qu’un des membres directeurs de la faculté, qui est un homosexuel, descendit d’un pas décidé l’allée centrale criant des insanités, et proférant des vilenies tout le temps où l’homme essayait de parler. Et après, certains membres de la communauté gay de cette école ont craché sur les étudiants chrétiens.

Eh bien, Jésus, c’est très bien, voyez-vous, tant que vous ne confrontez pas vraiment le péché ; et dès que les gens se sont approchés suffisamment pour découvrir d’où Il venait réellement, holà, les choses changeaient rapidement. Être si près n’est pas sûr. Vous pouvez toujours supporter une personne sainte à distance. Vous savez, cela m’étonne que les Pharisiens de l’époque de Jésus honoraient toujours, toujours les prophètes ; mais les gens qui vivaient au temps où les prophètes vivaient les ont tués ; et le seul prophète qui a vécu au temps de Jésus fut Jean-Baptiste ; et on l’a tué ; puis il y a eu Jésus ; on L’a tué. Vous pouvez toujours parler de sainteté des siècles en arrière, parce que le temps fait de tous des héros si vous ne connaissez pas vraiment les faits. Les gens veulent toujours garder les personnes saintes à une distance respectable. La foule gardait ses distances avec une étrange fascination ; mais lorsqu’elle a été poussée trop près, quand les choses avançaient vers la fin, alors elle a rejoint la deuxième catégorie, celle des religieux qui rejettent.

Regardons-les au verset 34, et nous ne traiterons pas cela maintenant, parce que le sujet reviendra au chapitre 12, et nous le traiterons à ce moment-là. « Mais les Pharisiens disaient: » - vous pouvez noter un petit astérisque dans vos Bibles, parce que c’est ici que la haine envers Jésus est à son paroxysme – «  ‘c’est par le prince des démons qu’il chasse les démons.‘» Ils ont vu qu’Il chassait le démon de cet homme qui ne pouvait ni entendre ni parler, le mot ici signifiant les deux. Il est traduit muet dans certaines éditions bibliques, mais peut être traduit muet ou sourd. Et ils ont dit: « Il l’a fait; indubitable. » Ils n’ont jamais essayé de le nier. C’était impossible à nier. Ils n’ont fait que dire : «  Il l‘a fait par le prince des démons, » ce qui est vraiment stupide quand on y réfléchit. Plus loin dans le chapitre 12, Jésus leur dit : « Cela ne fait que montrer où vous en êtes si vous pensez que Satan chasse Satan. » C’est si élémentairement illogique que c’est une bêtise. Mais, à cause de la noirceur de leurs cœurs, ils n’avaient aucune possibilité de s’engager à croire la vérité ; c’est ainsi qu’ils ont avancé la réponse la plus stupide possible ; ignorance délibérée. Ils étaient si déterminés à se débarrasser de Jésus que même en voyant les miracles, ils disaient « ils sont accomplis par la puissance de Satan. » Pas étonnant que Jésus ait dit, « S’ils ne croient pas Moïse et les prophètes, ils ne croiront pas, même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts. » Et donc ils ont eu les conclusions opposées.

Mais faites attention, mes amis, s’il vous plaît ? Toutes ces deux sortes de réponses sont erronées. Les deux aboutissent à l’enfer pour toujours. Vous dites : « Vous voulez dire que ces gens pleins de haine qui ont rejeté, qui ont blasphémé et on dit que c’était de Satan, et puis la multitude qui s’est émerveillée et qui était fascinée et a suivi et qui a été surprise et étonnée, et qui a dit « Hosanna » ? Oui, parce que ce n’est pas la réponse correcte. La réponse correcte est de croire et de recevoir Christ, pas seulement d’être fasciné par Lui. C’est insuffisant.

Donc Matthieu nous a donné une bonne image des réponses à Christ. D’un côté il y a des gens qui disent : « Je veux être Ton disciple. Je veux suivre, mais j’ai, j’aime ce confort personnel. J’ai ces richesses personnelles. J’ai mes relations personnelles, et je pense qu’il vaut mieux que je ne vienne pas maintenant. D’autre part il y a ceux comme Matthieu qui viennent immédiatement. Et puis il y a ces collecteurs d’impôts et ces publicains qui, surchargés par leurs péchés, se précipitent vers Christ. Et puis il y a ces religieux fâchés, irrités qui commencent par être irrités, et qui deviennent des blasphémateurs, et qui finissent par être des meurtriers. Puis il y a les gens troublés, comme les disciples de Jean-Baptiste, qui n’arrivent pas à savoir pourquoi ils n’ont pas su tout cela et pourquoi c’est si différent de ce qu’ils ont connu. Peut-être qu’ils avaient été élevés dans une autre religion, et qu’ils essayaient de comprendre. Et puis il y a cette grande masse d’humanité qui n’entrait dans aucune de ces catégories. Ils sont juste ce que j’appelle la multitude admirative. Ils disent : « Oh, oui, Jésus est si sympathique ; Noël Pâques, splendide ! La musique ‘Jesus’ pop, hé, ça me va! » Et ils sont si heureux de se tenir à distance, et de regarder le Jésus surnaturel faire Son spectacle. Et finalement ils se tiennent avec les exécutants de la croix, hurlant pour avoir Son sang. Donc, faites attention, mes amis, comment vous faites votre choix, car Jésus est destiné à amener le relèvement et la chute de beaucoup. Prions.

Père, nous Te remercions de ce que, comme un écrivain britannique l’a dit, nous avons le bon mât auquel accrocher nos couleurs. Nous Te remercions de ce que nous connaissons la Vérité, et que nous pouvons venir à la Vérité, qui n’est autre que Jésus-Christ. Nous savons, Seigneur, que ce message d’aujourd’hui sera pour certains un parfum de mort qui donne la mort. Parce qu’ils rejettent, il va les pousser plus loin dans leur perdition, les rendre plus responsables devant Dieu. Pour d’autres, un parfum de vie qui donne la vie, parce qu’ils sont déjà vivants. Il va enrichir leur vie. Nous prions, Père que Ton Esprit travaille dans tous nos cœurs. Pour ceux de nous qui avons la vie, qu’elle soit plus abondante encore. Que nous nous engagions à une plus grande obéissance. Pour ceux qui ne connaissent que la mort, qu’aujourd’hui puisse être le jour où ils entreront dans la vie. Et nous T’en remercierons au nom de Christ. Amen.

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