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Luc chapitre 20 est notre texte. Luc chapitre 20. Je vais vous lire les versets 27 à 40. Luc 20 :27-40. Nous allons étudier ce texte et découvrir de fascinantes révélations de la majesté du Seigneur Jésus-Christ ici. Le cadre ne porte pas à penser à ce résultat puisqu’il s’agit d’une attaque d’ennemis qui veulent Sa mort, mais en fin de compte, comme toujours, il sort glorieusement triomphant.

Verset 27 : « Quelques-uns des sadducéens, qui disent qu’il n’y a point de résurrection, s’approchèrent, et posèrent à Jésus cette question : Maître, voici ce que Moïse nous a prescrit : Si le frère de quelqu’un meurt, ayant une femme sans avoir d’enfants, son frère épousera la femme, et suscitera une postérité à son frère. Or, il y avait sept frères. Le premier se maria, et mourut sans enfants. Le second et le troisième épousèrent la veuve ; il en fut de même des sept, qui moururent sans laisser d’enfants. Enfin, la femme mourut aussi. A la résurrection, duquel d’entre eux sera-elle donc la femme ? Car les sept l’ont eue pour femme. Jésus leur répondit : Les enfants de ce siècle prennent des femmes et des maris ; mais ceux qui seront trouvés dignes d’avoir part au siècle à venir et à la résurrection des morts ne prendront ni femmes ni maris. Car ils ne pourront plus mourir, parce qu’ils seront semblables aux anges, et qu’ils seront fils de Dieu, étant fils de la résurrection. Que les morts ressuscitent, c’est ce que Moïse a fait connaître quand, à propos du buisson, il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob. Or, Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants ; car pour lui tous sont vivants. Quelques-uns des scribes, prenant la parole, dirent : Maître, tu as bien parlé. Et ils n’osaient plus lui poser aucune question. »

J’ai toujours été fasciné par l’anticipation de l’humanité pour la vie après la mort. Elle est présente dans le cœur de l’homme dans chaque culture, et à toutes les époques. On peut revenir au Livre des morts des Egyptiens et y trouver la croyance dominante de la vie après la mort dans les temps les plus anciens de l’histoire de l’humanité. Dans la tombe du Pharaon Chéops, scellée il y a plus de 5000 ans, les archéologues ont trouvé le bateau solaire qu’il avait construit afin de naviguer dans le ciel dans la vie après la vie.

Dans la religion de l’Egypte ancienne, une pièce d'argent était souvent placée dans la bouche des corps afin de payer la traversée du fleuve mystique de la mort vers la terre de la résurrection. De même, les Amérindiens plaçaient souvent dans la tombe d’un guerrier mort, son arc et ses flèches et quelquefois son cheval mort afin qu’il les ait avec lui dans le territoire de chasse de l’abondance. Les Scandinaves étaient aussi enterrés avec leur cheval et leur armure pour continuer leur vie dans le monde à venir. Au Groenland, les enfants défunts étaient enterrés avec un chien pour les guider dans le désert glacé de l’au-delà.

L’humanité a toujours été attirée par la vie après la vie, même dans les plus primitives des cultures. Dans les cultures plus sophistiquées, par exemple, Benjamin Franklin, qui n’était pas chrétien, croyait néanmoins à la vie éternelle. Franklin a écrit sa propre épitaphe qui figure sur sa pierre tombale jusqu’à ce jour, dans Christ’s Church à Philadelphie. Elle exprime son sentiment au sujet de la vie après la mort.

Voici ce que Franklin a écrit : « Le corps de B. Franklin, imprimeur, telle la couverture d'un vieux livre dépouillé de ses feuilles, de son titre et de sa dorure repose ici, pâture pour les vers. Mais l'ouvrage ne sera pas perdu et reparaîtra, dans une nouvelle édition, plus élégante, revue et corrigée par l'Auteur. » C’est ce que dit Franklin. Qu’il s’agisse d’une culture primitive ancienne ou d’une culture moderne plus sophistiquée, le fait de croire à la vie après la vie est présent dans le cœur de l’homme.

Il en était de même pour les Juifs. Ils croyaient fermement à la résurrection. On trouve cela dans un grand nombre de leurs écrits. Par exemple, dans 2 Maccabées, l’un des livres qui font partie des apocryphes, textes non-bibliques écrits dans la période de 400 ans située entre l’Ancien et le Nouveau Testament. Ce livre particulier des Maccabées, 2 Maccabées écrit en l’an 1 avant Jésus-Christ, contient un point de vue intéressant sur l’idée de la résurrection. Il est très cru et primitif. Le voici.

Les Maccabées parlent d’un ancien dont le nom est Razis. Plutôt que de tomber aux mains des Grecs qu’il haïssait, il a pris l’épée et s’éventra. « Et se tenant sur une pierre escarpée, ayant déjà perdu tout son sang, » dit de livre apocryphe, « il saisit ses entrailles et les jeta de ses deux mains sur les troupes. » Ainsi mourut-il, disent les écrits, « invoquant le Dominateur de la vie et de l'âme, afin qu'Il les lui rendît un jour. » C’est ce que dit 2 Maccabées 14:46. Bien que ce texte soit un apocryphe, non pas vrai ou historique et certainement pas d’inspiration biblique, il donne une indication de la pensée de l’époque.

Dans un autre écrit juif datant du siècle après Jésus-Christ, Baruch donne une indication semblable. Voici ce qu’il dit « Car certainement la terre rendra les morts qu'elle a reçus pour les conserver, sans rien changer à leur aspect. Comme elle les a reçus elle les rendra, comme je les lui ai confiés elle les fera ressusciter. " (cf. Les Pauvres d’Israël Prophètes Psalmistes Messianistes p 168). C’est aussi un écrit du premier siècle après Jésus-Christ, c’est-à-dire de l’époque de Christ. Le peuple devait connaître ce texte. Il contient l’idée qu’il y aura une résurrection, mais aussi que lors de la résurrection, les gens seront dans le même état qu’à leur mort, gardant la même forme et les mêmes relations.

Puis Baruch continue : « Et il arrivera quand chacun aura reconnu chacun de ceux qu’ici il a connus, » autrement dit, ils reviennent tous tels qu’ils sont partis et chacun saura qui est qui, « puis leur splendeur sera glorifiée et changée. Ils seront changés en la splendeur des anges et pareils aux étoiles, et changés dans la forme qu’ils désirent, de beauté en lumière, de lumière en splendeur de gloire. » (cf le Judaïsme palestinien au temps de Jésus-Christ – Joseph Bonsirven) On revient exactement tels qu’on est parti, puis une fois qu’on a reconnu tout le monde, une métamorphose débute et on commence à se transformer en ce qu’on veut devenir.

L’Apocalypse d’Ezra, l’Apocalypse d’Enoch, et cætera, autres écrits juifs expriment le même espoir de résurrection avec le même genre de confusion. Mais, néanmoins, comme tous les peuples de tous les temps, il y a un sentiment dominant que la vie n’est pas une fin en soi. La résurrection du corps est couramment mentionnée dans le Talmud, qui est la source de l’enseignement rabbinique et donne son sens à la théologie juive traditionnelle accumulée.

Mais en plus de tout cela, les Juifs, avaient bien sûr les Ecritures et ils savaient que les Ecritures promettaient la vie de la résurrection. Psaume 16 :9, le psalmiste David écrit « Aussi mon cœur est dans la joie, mon esprit dans l’allégresse, et mon corps repose en sécurité. Car tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts, » ou bien dans la tombe. « Tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie la corruption. Tu me feras connaître le sentier de la vie ; Il y a d’abondantes joies devant ta face, des délices éternels à ta droite. » David exprime l’espérance que malgré la mort, il ne restera pas dans la tombe. Il trouvera le chemin de la vie. Le Seigneur l’amènera dans Sa présence où il vivra à jamais dans la joie. C’est biblique.

Dans le Psaume 49 aussi, je mentionnerai juste un ou deux exemples. Dans le Psaume 49 :15, le psalmiste dit encore : « Mais Dieu sauvera mon âme du séjour des morts, car il me prendra sous sa protection. » Voici encore cette confiance. Job dit : « Voici, quand même il me tuerait, je ne cesserais d’espérer en lui ; Mais devant Lui je défendrai ma conduite. » « Dès le réveil, je me rassasierai de Ton image » dit le psalmiste (Ps 17 :15). Ils avaient cette confiance toute tracée selon les Ecritures.

Encore un, dans le psaume 139, je pense que c’est au verset 8, une affirmation similaire. Voici ce qu’il dit : « Si je monte aux cieux, tu y es ; Si je me couche au séjour des morts, t’y voilà. » Autrement dit, où que nous allions, que ce soit au ciel ou dans la tombe, nous sommes dans la présence du Seigneur, ce qui signifie que nous existons toujours dans Sa présence. Osée chapitre 6 dit la même chose. Esaïe 26 dit la même chose.

Je voudrais vous en lire encore un en particulier, à la fin de la prophétie de Daniel, 12 :2 : « Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l’opprobre, pour la honte éternelle. » Tout le monde ressuscitera, certains dans la vie éternelle, d’autres dans la honte éternelle ; certains dans le ciel, et d’autres en enfer.

Ils avaient donc les Ecritures et leurs idées traditionnelles au sujet de la résurrection éternelle. On croit couramment, parmi les Juifs et dans toute leur histoire et certainement au temps de Jésus qu’il y aura la vie après la mort, il y aura la vie dans la présence de Dieu ou à partir de la présence de Dieu, et il y aura un corps de résurrection, une résurrection pour la vie ou pour la honte et la disgrâce. C’est l’arrière-plan du texte qui est devant nous.

Il y avait des opposants à ce point de vue parmi les Juifs. Ils étaient connus sous le nom de sadducéens. Ils nous sont présentés par une simple et brève description de ce qu’ils ne croient pas dans le verset 27 : « Quelques-uns des sadducéens, qui disent qu’il n’y a point de résurrection, s’approchèrent, et posèrent à Jésus cette question. » Ils disent qu’il n’y a pas de résurrection. Malgré la croyance juive commune concernant la résurrection, malgré les Ecritures de l’Ancien Testament, dont j’ai mentionné certaines concernant la résurrection, il y a un groupe de Juifs inflexibles qui ont rejeté cette idée. Ce sont les sadducéens. Et quelqu’un a dit : « C’est pourquoi ils sont si tristes, vous voyez. » Parce qu’il n’y a pas de vie au-delà. Il n’y a pas d’espérance pour le futur.

Actes 23 :8 les caractérise encore : « Car les sadducéens disent qu’il n’y a point de résurrection, et qu’il n’existe ni ange ni esprit, tandis que les pharisiens affirment les deux choses. » C’est-à-dire les esprits, les anges et la résurrection. Ils étaient donc aux antipodes des pharisiens qui croyaient à la résurrection, aux anges et aux esprits.

Ce groupe n’était pas une secte juive très impressionnante par son nombre. Elle était très petite. Mais elle était impressionnante par sa puissance. C’étaient les aristocrates qui étaient sadducéens, les riches, les personnes d’influence, les prêtres principaux mentionnés à la fin du chapitre 19, verset 47, mentionnés au début du chapitre 20, dans les premiers versets, les prêtres principaux étaient des sadducéens, pour la plupart.

Les grands prêtres étaient des sadducéens. La plupart des membres du Sanhedrin, c’est-à-dire 70 hommes qui dirigeaient Israël, le Conseil, les personnes désignées pour la nation, la plupart d’entre eux étaient des sadducéens. Ils siégeaient à des postes de puissance et d’influence, même s’ils n’étaient pas en grand nombre.

Alors que nous en venons au texte, commençons par l’approche des sadducéens, l’approche des sadducéens dans le verset 27 : « Quelques-uns des sadducéens … s’approchèrent ». Ils se sont approchés de Jésus, et comme nous le savons, nous sommes le mercredi. Vous souvenez-vous ? Matthieu donne un fait un rapport parallèle à celui de Luc, dans Matthieu 22. Mark fait un récit parallèle dans Mark 12. Matthieu dit qu’ils sont venus le même jour, le même jour que l’interrogatoire des pharisiens, le mercredi.

Le mercredi était une journée bien remplie pour Jésus, dans la dernière semaine de Sa vie. Il sera crucifié le vendredi. Le mercredi, Il enseigne dans le temple et il est en dialogue avec le peuple, et en conflit avec les dirigeants. Les pharisiens s’en sont pris à Lui, les hérodiens s’en sont pris à Lui et maintenant c’est le tour des sadducéens. Ils sont furieux contre Jésus.

Quand on étudie les récits des Evangiles, on ne voit pas souvent les sadducéens mentionnés. Ils ne sont pas mentionnés lors du ministère de Jésus en Galilée. Ils ne vont pas présents lorsque Jésus se déplace sur la terre de Judée. Ils apparaissent à l’endroit où ils sont toujours, au Temple. Ils entrent en jeu au moment où Jésus nettoie le temple.

Il l’a fait au début de Son ministère. Il le fait encore à la fin, comme vous vous en souvenez, nous avons étudié cela dans le chapitre 19. Ils dirigeaient les activités du temple, très lucratives, très puissantes. Ils étaient riches. Et Jésus a interrompu leurs affaires très fructueuses. Ils le haïssaient. Ils étaient furieux contre Lui pour ce qu’Il venait de faire il y a seulement quelques heures auparavant en nettoyant le temple, jetant les acheteurs dehors et les marchands ainsi que les pharisiens. Il avait attaqué le système économique des sadducéens. Ils avaient le pouvoir sur les activités du temple.

Laissez-moi vous donner quelques éléments supplémentaires à leur sujet. Politiquement, ils étaient prêts à coopérer avec Rome. Puisqu’il n’y avait pas de résurrection, puisqu’il n’y avait aucune inquiétude à avoir à propos de la vie à venir, ils ont tout parié sur la vie. Ils recherchaient toute la puissance possible, toute la richesse, tous les postes importants, tout le contrôle qu’ils pouvaient obtenir.

Et pour cela, ils devaient coopérer avec Rome parce que leur pays était occupé par la puissance romaine. Ce sont les Romains qui leur ont donné le droit de faire cela. Les Romains leur avaient délégué l’autorité. Et donc, ils faisaient tout ce qu’ils pouvaient pour se prosterner devant Rome afin de s’assurer qu’ils s’attireraient les faveurs de Rome pour ainsi garder leurs situations. Le peuple ne les aimait pas. Il les haïssait. C’est pourquoi ils n’étaient pas nombreux. Ce n’était pas une situation populaire.

Le peuple ne les aimait pas à cause de leurs concessions face à Rome et il n’aimait pas la corruption du système à laquelle le peuple devait se soumettre chaque fois qu’il venait au temple. Ils cherchaient des façons de faire qui plaisent à Rome, et qui provoquaient ainsi la colère des Juifs. Les activités corrompues du temple étaient une source d’irritation continuelle de la nation.

Au fait, pendant la destruction de l’année 70 après Jésus-Christ, lorsque les Romains ont pu tirer tout ce qu’ils voulaient des Juifs qui se rebellaient contre eux, lorsqu’ils sont venus détruire Jérusalem, détruire le Temple, écraser la nation, massacrer le peuple dans mille villes et villages autour d’Israël, lorsque les Romains ont finalement tout détruit, les sadducéens ont cessé d’exister. Une fois que leur situation et leur puissance sacerdotale a été détruite leur histoire s’est terminée.

D’un point de vue religieux, ils étaient très étroits et très strictes. Certaines personnes pensent qu’ils étaient libéraux. Ils étaient libéraux dans le sens où ils ne croyaient pas à la résurrection, ni aux anges, ni aux esprits et c’est un point de vue que prennent les théologiens libéraux d’aujourd’hui. Mais en appliquant la justice dans le pays et en appliquant la loi, ils étaient vraiment cruels. Leur cruauté faisait partie de leur stratégie pour garder le pouvoir.

Flavius Josèphe nous raconte qu’ils étaient plus sauvages que tout autre groupe de Juifs. Les pharisiens, dit Flavius Josèphe étaient accommodants dans leur façon de gérer le peuple, comparés aux sadducéens. Ceux-ci étaient brutaux pour imposer leur volonté au peuple en interprétant la loi de Dieu de façon à conserver leur puissance et leur situation. Ils étaient donc vus comme des fondamentalistes et des traditionalistes qui refusaient d’accepter la loi orale et la loi établie par les scribes, que les pharisiens acceptaient pleinement. Les pharisiens acceptaient les Ecritures et la tradition orale et les écrits des scribes, mais pas les sadducéens. Ils n’acceptaient que les Ecritures.

Ils s’enorgueillissaient d’être engagés dans une foi pure, rien de plus. Ils ont interprété la Loi mosaïque de façon plus littérale que tout le monde et étaient plus minutieux que les autres dans le domaine de la pureté lévitique. Ils niaient toute vie future de bénédiction ou de récompense. Flavius Josèphe dit qu’ils croyaient que l’âme et le corps périssent ensemble au moment de la mort. Il n’y a pas de pénalité dans la vie à venir. Il n’y a pas de récompense. Ils sont connus pour cela et c’est la façon dont on les définit dans le Nouveau Testament.

La question suivante se pose alors. Comment peuvent-ils se considérer comme littéralistes, fondamentalistes, traditionalistes, puristes, adhérant aux Ecritures, sans accepter les versets que je vous ai lus à propos de la résurrection ? La réponse est qu’ils tenaient probablement à la primauté et à la priorité de la Loi mosaïque, c’est-à-dire, aux cinq livres de Moïse, les cinq livres de Moïse, le Pentateuque, les cinq livres. Tout était subordonné aux livres de Moïse.

Puisqu’ils étaient protecteurs de la foi pure, ils affirmaient apparemment l’absolue priorité de Moïse, et ils disaient que tous les autres livres de l’Ancien Testament sont simplement des commentaires de ces cinq premiers livres. Puisque la résurrection n’est mentionnée nulle part dans ces cinq livres, alors la résurrection ne fait pas partie de la pure foi, et toute autre tentative de parler de résurrection est une aberration, même par un autre auteur biblique.

On ne trouve pas la doctrine de la résurrection dans le Pentateuque, disaient-ils, donc la résurrection en tant que réalité doit être rejetée. Puisque tout le reste de l’Ancien Testament est seulement un commentaire de Moïse et que ce n’est pas présent dans les écrits de Moïse, alors il doit y avoir un autre moyen de comprendre ce commentaire que de croire à la résurrection.

C’est ainsi qu’ils se définissaient. Ils vivaient comme s’il n’y avait pas de de demain, minutieux d’un côté, évaluant les gens d’une façon cruelle et brutale par la loi, mais avec en vue d’utiliser cela pour garder la base du pouvoir afin qu’ils puissent s’accorder tout ce qu’ils voulaient aux dépens du peuple.

D’un autre côté, les pharisiens étaient très, très convaincus de la résurrection. Et les pharisiens aimaient discuter la résurrection. Il me semble qu’ils suivaient l’influence de Baruch et certains autres auteurs qui disaient qu’à la résurrection nous serions tels que nous sommes morts, car les pharisiens discutaient de choses telles que : serions-nous nus ou habillés à la résurrection ?

Ils ne concevaient pas que tout le monde à la résurrection soit nu, ils sont donc arrivés à la conclusion que nous aurions des vêtements. Puis la question était : où trouverions-nous les vêtements ? Puis le débat portait sur porterions-nous des vêtements neufs ou les mêmes vêtements que nous avions l’habitude de porter, en fait les vêtements avec lesquels nous avons été enterrés. Puis la question qu’ils aimaient discuter était : si vous avez des défauts dans cette vie, qu’ils soient physiques ou mentaux, ou quels qu’ils soient, lorsque vous revenez à la vie, est-ce que vous aurez ces mêmes défauts ?

Beaucoup des pharisiens pensaient qu’on ressusciterait en portant les vêtements qu’on portait à notre mort et avec les mêmes défauts que pendant notre vie. En fait, certains d’entre eux croyaient que tous les Juifs ressusciteraient, que tous les Juifs morts de toute l’histoire ressusciteraient sur la terre d’Israël. En d’autres termes, où qu’ils meurent, ils ressusciteraient sur la terre d’Israël.

En fait, il a été suggéré que sous la terre, il y a tout un réseau de tunnels et que d’une façon ou d’une autre ils sont tous inclinés de manière que lorsque les Juifs sont mis sous terre, ils roulent dans une succession de tunnels jusqu’à se retrouver empilés en Israël. Afin de finalement se retrouver là à cause de ce complexe de tunnels et de ressusciter là.

Les pharisiens aimaient beaucoup discuter ce genre de chose et occasionnellement, ils les discutaient avec les sadducéens. Les sadducéens pensaient que c’était ridicule. Ils pensaient que c’était bizarre. Ils pensaient que c’était offensant et aimaient mépriser et se moquer de choses si ridicules. Ils sont devenus moqueurs de la résurrection. On les définissait comme ne croyant pas à la résurrection, à tel point qu’ils maîtrisaient l’art de mettre en colère les pharisiens et le reste du peuple par leurs discussions. Ils considéraient la résurrection comme une plaisanterie.

Une des choses qui leur paraissaient bizarres et irrationnelles à propos de la résurrection était que si quelqu’un s’était marié plusieurs fois au cours de sa vie, dans la vie à venir, si nous revenons avec les mêmes vêtements, sous la même forme, avec les mêmes défauts, et avec les mêmes relations, qui va être votre mari ou votre femme ? Apparemment, cette question n’a jamais reçu de réponse suffisante, car lorsque leur tour vient de poser une question au Maître Rabbin, c’est ce qu’ils ont de mieux à demander. Ils sont très bons et très aptes à défendre leur incrédulité à propos de la résurrection. Ils font cela depuis longtemps. Ils sortent ce qu’ils ont de mieux.

Ils viennent donc vers Lui, nous sommes mercredi, et ils s’approchent de Lui dans l’idée de se débarrasser de Lui parce qu’Il est une menace pour eux. C’est clair dans les paroles de Jean 11, Jean 11 :47 « Alors les principaux sacrificateurs, » c’étaient les sadducéens, « et les pharisiens assemblèrent le sanhédrin ». Ils ne peuvent pas se mettre d’accord sur la théologie, mais ils peuvent se mettre d’accord pour vouloir la mort de Jésus. Nous avons vu la semaine dernière l’approche des pharisiens, le faire arrêter par les Romains.

Mais les prêtres principaux ont choisi une approche différente. Je ne crois pas vraiment qu’ils voulaient le faire arrêter par les Romains. Je ne crois pas qu’ils se préoccupaient nécessairement de cela. Finalement, ils se sont mis d’accord sur cela. Je pense qu’ils étaient inquiets que Rome s’implique dans quoi que ce soit. Le fait de faire des choses qui irritent Rome menaçait leur sécurité. Mais dans cette confluence des pharisiens et des sadducéens, dans Jean 11 :47, ils s’accordent, tiennent un conseil et ils disent : « Que ferons-nous? Car cet homme fait beaucoup de miracles. »

Ils n’ont jamais nié Ses miracles, même la résurrection de Lazare. « Si nous le laissons faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront détruire et notre ville et notre nation. » C’était ce qu’ils craignaient. Ils craignaient de perdre leur position, de perdre leur place et pensaient que s’ils ne faisaient rien, les Romains viendraient prendre leurs places. Ce devait être le sentiment des prêtres principaux. Les pharisiens, eux, veulent que les Romains viennent l’arrêter, ainsi le peuple saura immédiatement qu’Il n’est pas le Messie parce qu’Il ne peut par renverser l’ennemi.

Mais les sadducéens ne veulent pas que les Romains s’impliquent parce qu’ils pensent qu’ils perdront leur situation. Alors l’un d’entre eux, le grand prêtre Caïphe qui est sadducéen leur dit : « Vous n’y comprenez rien ; vous ne réfléchissez pas qu’il est dans votre intérêt qu’un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas. » Autrement dit, nous devons le mettre à mort. Il ne doit pas mourir sinon nous allons tous périr.

Donc, les pharisiens et les sadducéens s’unissent, même si les pharisiens veulent Sa mort pour sûr, les sadducéens ne voulaient pas nécessairement que Rome intervienne. Caïphe se lève. Il est le grand prêtre. Il dit ‘attendez une minute ! Il doit mourir sinon nous allons tout perdre.’ Ils sont déterminés que Jésus meure.

L’approche des sadducéens est de Le discréditer face au peuple en lui posant une question à laquelle personne ne semble pouvoir répondre. C’est la dernière question. C’est celle qui a mis tout le monde hors-jeu. ‘Montrons sa stupidité. Montrons son idiotie en lui posant cette question sur la résurrection’.

Nous voyons ici l’approche des sadducéens. Deuxièmement, l’absurdité de la résurrection. Ils donnent l’impression qu’elle est absurde. Ils l’interrogèrent en disant, verset 28 : « Maître ». C’était une façon très honorifique de l’appeler, comme nous nous souvenons du verset 21 réservé au plus notable des rabbins.

« Maître », ils mettent la barre plus haut, pour ainsi dire, en reconnaissant son côté honorable. Ils s’attendent à ce qu’Il donne une réponse sage. « Voici ce que Moïse nous a prescrit : Si le frère de quelqu’un meurt, ayant une femme sans avoir d’enfants, son frère épousera la femme, et suscitera une postérité à son frère. » Ils mentionnent Moïse bien sûr. Ils mentionnent le Pentateuque bien sûr. Ils mentionnent Deutéronome 25. Deutéronome 25.

Je vous le rappelle simplement. Deutéronome 25, une partie de la loi de Dieu pour la nation d’Israël. Voici ce qu’il dit verset 5 : « Lorsque des frères demeureront ensemble, et que l’un d’eux mourra sans laisser de fils, la femme du défunt ne se mariera point au-dehors avec un étranger. » Il y a plusieurs frères, l’un d’eux se marie, et meure avant d’avoir un enfant pour perpétrer la famille. Elle ne doit pas épouser un étranger. « Mais son beau-frère ira vers elle, la prendra pour femme, et l’épousera comme beau-frère. Le premier-né qu’elle enfantera succèdera au frère mort et portera son nom, afin que ce nom ne soit pas effacé d’Israël. »

A l’époque où le peuple d’Israël est sur le point d’entrer dans le pays, dans le livre de Deutéronome, ils entrent dans le pays. La terre va être répartie. Les familles, les tribus vont recevoir certaines parts de terre. Il est très important pour ces tribus d’avoir une progéniture, une descendance afin que la promesse de l’alliance de Dieu perdure, et la promesse consiste à donner la terre à ces tribus. Que se passe-t-il si quelqu’un a une épouse et ne donne jamais naissance à un fils ? Un frère de la même famille prend alors cette femme comme sa propre épouse afin de susciter une descendance et de garder la famille en mouvement, car c’est l’alliance, la promesse et l’objectif de Dieu. C’était une façon de protéger et de préserver la nation et l’identité des peuples et les lieux que Dieu avait conçus. Cela s’appelle le lévirat à partir du latin qui signifie « frère ».

Il apparaît premièrement dans l’Ancien Testament, dans Genèse 38 dans la maison de Juda, fils de Joseph. Onan a refusé de se plier à susciter un enfant à la femme de son frère défunt et Dieu a pris la vie d’Onan dans Genèse 38. Dieu voulait protéger et préserver Son peuple et les tribus de Son peuple en vue de l’accomplissement de Son plan et de la prophétie. C’est la façon dont Dieu a agi.

Les sadducéens connaissent le Pentateuque et ils connaissent cette loi, comme tous les Juifs. Ils la mentionnent donc à Jésus. Peut-être l’illustration la plus notable ce cela est Ruth. Elimélec, souvenez-vous, est mort sans laisser d’héritier, et lorsque Ruth est retournée en Israël, Boaz, un membre de la famille d’Elimélec a pris Ruth comme épouse, et a suscité un enfant nommé Obed. Obed a donné naissance à Jesse, et Jesse a donné naissance à David, et dans la lignée de David est venu le Seigneur Jésus-Christ. Dieu avait un objectif à atteindre au travers de cette loi dans les premières années de son histoire.

Ils mentionnent donc cela. Puis vient leur absurdité. La voici : « Or, il y avait sept frères, » verset 29. Le récit de Matthieu dit « il y avait parmi nous sept frères. » Est-ce qu’ils veulent dire par là que cela s’est vraiment passé ? Je ne sais pas. Mais ici il est simplement dit, peut-être de façon hypothétique, peut-être est-ce quelque chose qui s’est passé une fois quelque-part. « Or, il y avait sept frères. Le premier se maria, et mourut sans enfants. Le second et le troisième épousèrent la veuve ; il en fut de même des sept, qui moururent sans laisser d’enfants. »

C’est une femme dangereuse. Je pense que si j’étais le quatrième frère, je partirais loin. Et surement que si j’étais le frère numéro cinq, six ou sept, on ne me trouverait pas. Cette femme est fatale. Sept frères épousent cette femme et ils meurent tous.

Puis, verset 32, Dieu soit loué : « Enfin, la femme mourut aussi.» Quel cadeau. Pas besoin de dire combien de vies ont alors été sauvées. Ils conçoivent cette situation assez bizarre et ils disent : « A la résurrection, duquel d’entre eux sera-elle donc la femme? Car les sept l’ont eue pour femme.»

On pouvait voir leur sourire en coin. Combien de fois avaient-ils posé cette question auparavant ? Combien de blagues avaient-ils faites à propos des absurdités de la résurrection en utilisant ce genre d’illustration ou d’analogie ? Les pharisiens étaient ceux qui disaient que la vie à venir serait tout comme cette vie. Les mêmes personnes, les mêmes traits, les mêmes vêtements, les mêmes faiblesses et points forts, les mêmes relations. Vous plaisantez ? Et certains, comme Maimonide disaient que les enfants pouvaient naître après la résurrection. Il est le mormon original. Ce n’est pas nouveau.

Ils présentent l’absurdité de la résurrection. C’est une plaisanterie pour eux de la façon dont elle était comprise à l’époque. Donc, de l’approche à l’absurdité, à finalement la réponse des Ecritures, la réponse des Ecritures. Verset 34, nous allons aller un peu plus vite. « Et Jésus leur dit… » Oh, je dois m’arrêter ici. Je n’aime pas faire ça parce que j’ai oublié quelque chose ici qui est inclus dans Matthieu et je ne peux pas le laisser de côté. Matthieu 22, qui est le passage parallèle donnant le même récit, ajoute ceci : Matthieu 22 :29 : « Jésus leur répondit… » Ecoutez ceci : « Vous êtes dans l’erreur, parce que vous ne comprenez ni les Ecritures, ni la puissance de Dieu. »

Si on pense combien il était douloureux que Jésus entre dans le temple avec un fouet pour le débarrasser de leurs affaires, combien il leur était douloureux de recevoir ce coup sur leur théologie. Ils se vantaient d’être des interprètes des Ecritures. « Vous êtes dans l’erreur », du verbe planaō signifiant « provoquer l’errance, détourner du bon chemin. » Ce qui veut dire « vous divaguez, vous vous êtes égarés. Vous avez perdu la notion de la vérité et de la réalité. Vous ne comprenez pas. » Pourquoi ? « Parce que vous ne comprenez pas les Ecritures. » Quelle accusation c’était là !

Je vais vous dire, je pourrais rester longtemps là-dessus. Nous ne sommes même pas encore arrivés à Matthieu, donc je ne peux pas le faire, mais je pourrais parler longtemps de cela, de ne pas comprendre les Ecritures, et parler longtemps des implications de ne pas comprendre les Ecritures. Mais l’idée de base est « vous ne comprenez pas bien. » Interpréter les Ecritures de façon juste est la source de toute véritable compréhension.

Ne pas comprendre les Ecritures, rien ne pouvait être plus pénible à entendre pour eux. Vous êtes des interprètes de la Bible ignorants. Vous avez mal compris. Vous vous êtes égarés. Vous avez digressé par rapport à la vérité. Vous ne comprenez pas les Ecritures. Et cela pourrait décrire tout faux docteur.

Ils s’enorgueillissaient de connaître les Ecritures. Ils ne comprenaient pas. Puis « vous ne comprenez ni les Ecritures, » dit-il, « ni la puissance de Dieu. » S’ils avaient connu les Ecritures, vraiment connu les Ecritures, ils auraient su que Dieu promet la résurrection. Ils avaient connu la puissance de Dieu, ils auraient compris que Dieu peu ressusciter dans un état où toutes leurs absurdités sont absentes. Ils étaient spirituellement aveugles.

Il va leur dire la vérité. Verset 34 « Jésus leur répondit : Les enfants de ce siècle prennent des femmes et des maris ». « Les enfants de ce siècle. » C’est l’expression hébraïque signifiant « les personnes qui vivent dans ce monde », nous, les êtres humains temporels. Que dit Jésus ? La question du mariage, de sexe, de la reproduction, de la naissance des enfants, et tout ce qui va avec, est pour cette vie, et non pour la suivante. C’est pour cette vie et non la prochaine. Il existe dans ce monde le fait de se marier et de donner en mariage. Cela fait partie de ce monde.

Les mormons, prenez note : vous ne passerez pas l’éternité sur votre planète à faire un amour céleste et à produire des enfants surnaturels. Les musulmans, prenez note : vous ne serez pas sur des coussins verts à faire l’amour avec 72 vierges dans la vie à venir non plus. Le mariage est pour cette vie seulement.

Verset 35 : « Mais ceux qui seront trouvés dignes d’avoir part au siècle à venir », non pas ce monde-ci, mais ce monde-là, c’est-à-dire la vie éternelle dans la présence de Dieu, « et à la résurrection des morts ne prendront ni femmes ni maris. » Il n’y aura pas de mariage là-bas. Il n’y aura pas de familles là-bas. Pourquoi ? Le verset 36 devrait rendre les choses évidentes. « Car ils ne pourront plus mourir.» Personne ne va mourir. Personne ne sera remplacé. Pas besoin de se reproduire, car personne ne va mourir.

« Parce qu’ils seront semblables aux anges. » C’est un verbe que Luc invente « isangeloi » « semblable aux anges », utilisé seulement ici. Les anges ont tous été créés en une fois, ils ne se reproduisent pas et ils ne meurent pas. Leur nombre est fixe. Pas besoin de mariage, car il n’y a pas besoin de propagation. Il n’y a pas besoin de remplacement. Il n’y a pas besoin de continuité de l’espèce. Il n’y a pas besoin non plus de ce genre d’union, car le fait d’avoir une relation avec Dieu et Christ le véritable époux et une relation parfaite avec tout le monde dans la gloire du ciel, écarte la nécessité d’avoir d’autres relations moindres.

Il dit aussi : ‘Vous ne comprenez pas les Ecritures. Vous ne comprenez pas la puissance de Dieu. Le mariage est pour ce monde-ci, « mais ceux qui seront trouvés dignes d’avoir part au siècle à venir et à la résurrection des morts ne prendront ni femmes ni maris. »

Remarquez la petite expression dans le verset 35 : « Ceux qui seront trouvés dignes d’avoir part au siècle à venir et à la résurrection des morts». La question suivante se pose, pourquoi dit-il cela ? Je crois que c’est une mise en garde. Je crois qu’il s’agit d’une mise en garde directe pour les sadducéens. En effet, il leur est dit et suggéré ‘forcément, vous n’êtes pas dignes d’avoir part à cela puisque vous n’y croyez même pas.’ C’est une mise en garde. ‘Vous ne croyez même pas aux anges, aux fils de Dieu, aux fils de la résurrection, à la vie après la mort, à la résurrection des morts. Vous rejetez tout cela. Bien sûr, vous n’en êtes pas dignes. »

D’un autre côté, comment quelqu’un peut-il être considéré digne d’entrer au ciel ? Comment quelqu’un est-il considéré digne de devenir fils de Dieu, fils de la résurrection ? Réponse, par la foi au Seigneur Jésus-Christ. La Bible est claire à ce sujet. Nous ne sommes pas dignes par nous-mêmes. Toute notre propre justice est un ensemble de vêtements sales. L’Ancien Testament était clair à ce sujet. Esaïe a dit cela.

Notre valeur vient de ce qu’il nous est accordé le mérite de Christ, ou la justice de Dieu par la foi en Christ, par grâce souveraine. Mais je pense que Jésus leur dit « ceux qui seront trouvés dignes d’avoir part au siècle à venir » suggérant qu’évidemment ils ne le sont pas, pas à ce moment-là. Et la résurrection des morts, que les hommes ne prennent ni femme ni mari. Oubliez cette idée, votre question est absurde, car il n’y a pas de mariage du tout au ciel.

Pourquoi ? Verset 36 : « Car ils ne pourront plus mourir, parce qu’ils seront semblables aux anges, et qu’ils seront fils de Dieu. » Qu’est-ce que cela signifie ? Ils acceptent la vie de Dieu, la vie de Dieu qui n’est pas sexuelle. Ils acceptent la vie de Dieu, qui est la vie éternelle. Ils deviennent des fils de la résurrection. Lorsque vous lisez dans la Bible, « fils de, fils du siècle, fils de Dieu, fils de la résurrection », et vous voyez cela se répéter dans tous les évangiles, c’est simplement une façon d’identifier la nature essentielle ou la qualité essentielle définissant quelque chose.

Pour un fils de Bélial, sa qualité essentielle est satanique. Pour un fils de Dieu, son essence même est la vie divine. Pour un fils de résurrection, il possède la vie de la résurrection. C’est la réalité qui le définit. Pour un fils du siècle, son humanité est la réalité qui le définit. Pour un fils du siècle à venir, l’éternité est la réalité qui le définit.

Il dit donc que ceux qui arrivent au temps de la résurrection pendront les caractéristiques des anges qui ne se reproduisent pas, qui n’ont pas ce genre de relation. Ils prendront les caractéristiques des fils de Dieu, c’est-à-dire qu’ils possèderont la plénitude de la vie divine pure. Ils se revêtiront des caractéristiques de la résurrection, la vie nouvelle. Le mariage n’est pas nécessaire. Le mariage ne définit aucun aspect de la vie dans la vie à venir.

Notre Seigneur corrige donc leur théologie. Si vous voulez en savoir davantage sur cela, lisez 1 Corinthiens 15, commencez au verset 15, lisez jusqu’à la fin du chapitre, lorsque le Seigneur, au travers de l’apôtre Paul, nous donne un aperçu de la forme du corps de la résurrection. Ce sera un corps tel que le glorieux corps de résurrection de Jésus comme il nous est raconté dans Philippiens 3:21.

Jésus les met sur le droit chemin. Le mariage n’est pas pour la résurrection. Il faut que ce soit bien clair. Cela élimine la nécessité de cette question. Mais ce n’est pas la réponse principale. La réponse principale vient dans le verset 37 et elle est puissante. Ecoutez. « Que les morts ressuscitent », autrement dit, revenons sur ce point. Oubliez l’idée du mariage, c’est réglé. Mais « Que les morts ressuscitent », qui est le sujet principal. Vous dites que non, « C’est ce que Moïse », il va maintenant sur leur terrain, n’est-ce pas ? Sur leur propre terrain, parce que c’est la question. Moïse ? Ce n’est pas possible. Alors il dit : « C’est ce que Moïse a fait connaître quand, » littéralement, « à propos du buisson, » dans le texte à propos du buisson, le passage concernant le buisson, le buisson ardent, Exode 3.

Quoi ? Dans Exode 3, Moïse a fait connaître la vérité de la résurrection ? Comment ? Parce que c’est à ce moment-là qu’ « il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob. » Qu’est-ce que cela signifie ? Je pense que la chose importante à savoir est que lorsque dans Exode 3 :6 Dieu dit : Ecoutez, voici une citation : « Je suis le Dieu d’Abraham. Je suis le Dieu d’Isaac. Je suis le Dieu de Jacob. » Lorsqu’Il dit cela de façon insistante, et le « Je suis » est rapporté tel quel dans la version de Matthieu, Matthieu 22 :32, je pense. Lorsqu’il dit « Je suis le Dieu d’Abraham, Isaac et Jacob, » Il ne dit pas ‘J’étais le Dieu d’Abraham. J’étais le Dieu d’Isaac. J’étais le Dieu de Jacob.’ « Je suis. » Je suis et donc ils sont. Vous suivez ? Un peu d’exégèse du temps des verbes. Il ne dit pas ‘J’étais leur Dieu.’ Il dit « Je suis leur Dieu. » Je suis et ils sont, non pas J’étais et ils étaient.

Dans Genèse 26:24, dans Genèse 28:13, Dieu dit de Lui-même qu’Il est « le Dieu d’Abraham », et Abraham est mort. Dans Exode 3 :6, 15, 16, encore dans le chapitre 4, Dieu dit de Lui-même qu’Il est « le Dieu d’Abraham, Isaac et Jacob, » et tous les trois sont morts. Alors Dieu est-Il le Dieu des morts ? Verset 38 : « Or, Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants ; car pour lui tous sont vivants. » De notre point de vue, ils sont morts. De Son point de vue, ils sont… quoi ? Ils sont vivants. Ils sont vivants pour Lui.

Le Dieu qui dit « Je suis le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob » n’établit pas Sa gloire sur la base d’être adoré par des corps morts. Cela ne l’honorerait pas. Notez que chacun est mentionné individuellement : « le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob », mettant ainsi l’accent sur la réalité personnelle de chacun. Chacun est vivant pour Dieu, dans la présence de Dieu, en relation avec Dieu, bien que mort du point de vue du monde.

Non, « Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants ; car pour Lui tous sont vivants. » Pour Dieu, tous ceux qui sont à Lui sont vivants et en communion avec Lui dans Sa présence, juste comme le dit l’Ancien Testament. La mort ne termine pas notre existence. Il y a une autre vie, une vie de résurrection, pour ceux qui appartiennent à Dieu dans Sa présence. « Je suis… » dit Jésus dans Jean 11 « la résurrection et la vie, celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt. » Nous vivrons à jamais et si nous appartenons à Christ, nous vivrons à jamais dans la présence de Christ et dans la présence de Dieu.

C’est dévastateur. Ils sont pris au piège, « vaincus » serait un mot juste, écrasés. Ils Lui ont donné leur meilleur argument, l’absurdité la plus testée et Il démonte les faux points de vue sur la résurrection de leurs opposants qui disent qu’on pourra se marier après la résurrection et que la vie sera très proche de celle d’ici. Puis il porte le dernier coup lorsqu’Il leur prouve que Moïse a affirmé dans Ses écrits et non seulement Moïse et Dieu Lui-même dans le rapport que Moïse a écrit, qu’Il est le Dieu des vivants.

Ceci nous conduit au dernier point, l’étonnement de la foule, l’étonnement des scribes, et je pense qu’on peut dire, l’étonnement des sadducéens. « Quelques-uns des scribes, prenant la parole, dirent : Maître, tu as bien parlé. » Les scribes sont les experts légaux. Ce sont les théologiens. Ils étaient ceux qui ont le plus réfléchi et étudié les Ecritures en profondeur. Ils étaient abasourdis, ils étaient terrassés.

« Tu as bien parlé », c’est peu dire. Matthieu 22 :33 dit : « La foule, qui écoutait, fut frappée de l’enseignement de Jésus. ». Le mot utilisé ici est « frappé », et de nombreux mots grecs auraient pu être utilisés, mais celui qui est utilisé dans Matthieu 22 :33 est ekplēssō. Le lexique est assez complet et voici principalement ce qu’il dit : « être frappé de stupeur, étonné, stupéfait ». C’est exactement ce que cela signifie. Ils étaient stupéfaits, frappés de stupeur. Ils étaient simplement étonnés face à l’enseignement de Jésus, étonnés, ébahis, stupéfaits, émerveillés.

Et les sadducéens ? Ils avaient fait tout ce qu’ils pouvaient. Verset 40, ils avaient perdu courage. Le mot grec signifie « oser, avoir de l’assurance». « Ils n’osaient plus Lui poser aucune question. » C’était leur dernière cartouche. Ils avaient fait tout ce qu’ils pouvaient. Ils avaient été balayés économiquement et déconcertés spirituellement et théologiquement. Ils ont terminé. Ils disparaissent.

En ce qui concerne l’Evangile de Luc, c’est la dernière question qu’on Lui ait posée. C’est la dernière rencontre avec les dirigeants. Jésus commence avec le verset 41 à poser les questions qui le mèneront à la croix. Cependant, Matthieu entre encore en jeu, car Matthieu rapporte, bien que Luc ne le fasse pas, que les pharisiens, des hommes acharnés, veulent encore essayer quelque chose. Dans Matthieu 22 :33 : « La foule, qui écoutait, fut frappée de l’enseignement de Jésus. » Comme je l’ai dit, ils étaient frappés de stupeur. Mais « les pharisiens, ayant appris qu’il avait réduit au silence les sadducéens, se rassemblèrent, et l’un d’eux, docteur de la loi, lui posa cette question, pour l’éprouver ».

Ils sont simplement assoiffés de châtiments. Il a réduit les sadducéens au silence. Ils viennent alors avec une autre question, est-ce que vous savez laquelle ? « Quel est le plus grand commandement ? » Et bien sûr, Matthieu nous raconte cela.

En fait, après cette question, même les pharisiens étaient cloués ; Matthieu 22:46 : « Nul ne put lui répondre un mot. Et, depuis ce jour, » mercredi, « personne n’osa plus lui proposer des questions. »

Il avait été confronté par les chefs religieux pleins de haine qui voulaient le discréditer. Chacun avait son propre style, sa propre approche. Il n’est pas affecté par leurs attaques dérisoires. Il manifeste seulement une plus grande joie, produit davantage d’émerveillement, de plus grands étonnements. Et Luc dit que c’était terminé. Ils n’avaient pas le courage de venir lui poser encore aucune question.

Que pouvons-nous tirer de ce texte ? C’est comme toujours dans l’Evangile de Luc, ce que nous tirons de cela, c’est le merveilleux de Christ. C’est sidérant. Voici ce que je vois. La sagesse majestueuse de Jésus. Sa sagesse lui a permis de contrôler chaque conversation, chaque discussion, d’une sagesse surnaturelle évidente. La seconde chose que je vois est sa fidélité aux Ecritures, interprétées de façon juste. Et troisièmement, l’affirmation de la promesse de la résurrection.

Les ennemis de Jésus, les sadducéens, Lui donnent une occasion, une grande et glorieuse occasion. Ils Lui donnent l’occasion de montrer Sa sagesse surnaturelle, Son dévouement infaillible aux Ecritures, et Son affirmation de la promesse de la résurrection. Et ce passage qui est une défaite pour Ses ennemis, est un triomphe pour Ses amis, n’est-ce pas ? Alors qu’ils sont stupéfaits dans un silence glacial, nous sortons pleins de joie, car notre Seigneur est infiniment sage. Notre Seigneur est engagé dans une interprétation véritable et juste des Ecritures et notre Seigneur affirme de ses propres lèvres les promesses de la Bible concernant la résurrection.

Je m’appuie dont encore davantage sur toute la sagesse, toute la puissance, toute la vérité du Seigneur Jésus toujours vivant. Et cette joie est réservée à ceux qui sont dignes d’atteindre ce stade et la résurrection des morts. Qui sont-ils ? Ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur Jésus-Christ et Son sacrifice, Sa mort et Sa résurrection seule sans mettre leur confiance dans leurs propres œuvres. Ceux qui viennent en se repentant et en disant : « Dieu, je n’ai aucune justice en moi. Je demande que tu me pardonnes et que tu appliques la justice qui n’appartient qu’à Christ, en ma faveur. »

Dans un acte de foi, nous sommes pardonnés de tous nos péchés, nous sommes couverts par la justice de Christ, nous recevons la promesse de la vie éternelle et ainsi, par Sa valeur, nous sommes rendus dignes d’arriver à la résurrection des morts. Nous vivons alors dans cette espérance, affirmés par les paroles de notre Sauveur Lui-même lors de cette grande rencontre.

Seigneur, en terminant ce temps passé ensemble, nous entendrons l’écho de ces paroles pendant encore longtemps, nous l’espérons : Fils de Dieu, fils de la résurrection. Quel privilège. Quel privilège ! Nous Te remercions pour l’espérance de la vie éternelle qui se trouve en Christ et en Christ seul. Parce qu’Il vit, nous vivrons aussi. Ceux qui croient en Lui ne mourront jamais.

Nous te remercions qu’en Christ et en Christ seul, nous sommes devenus des enfants de la résurrection. Nous entrerons dans la vie de la résurrection, non pas comme cette vie du tout, mais dans Ta vie, et celle des anges éternels saints et glorifiés. Quelle glorieuse promesse dont nous ne sommes pas dignes. Nous nous attachons à Christ qui est digne. Rends-nous fidèles afin que nous vivions pour l’honorer et pour proclamer Son Evangile. Amen.

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