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Nous arrivons au dernier paragraphe du vingt-troisième chapitre de Luc racontant la vie de notre Seigneur Jésus. Ouvrons nos Bibles dans Luc au chapitre 23 des versets 50 à 56. Cette partie de l’Évangile de Luc concerne les obsèques de Jésus. Je suppose que je suis allé contre mon intuition pour l’appeler « les obsèques surnaturelles de Jésus ». Cela peut être un oxymoron, comment des obsèques peuvent-elles être surnaturelles ? À la croix nous avons vu des éléments surnaturels comme l’obscurité, le tremblement de terre, les rochers qui se fendaient, la déchirure du voile du Temple, la résurrection des morts. C’était miraculeux, c’est sûr. Et certainement, lorsque nous parlons de la résurrection de Jésus-Christ, il s’agit d’un grand miracle, puisqu’il revient d’entre les morts et redonne vie à son propre corps. Mais dans quel sens les obsèques de Jésus sont-elles surnaturelles ?

Je suppose que l’enterrement de Jésus n’est pas quelque chose auquel vous avez beaucoup réfléchi. Nous célébrons la mort de Christ, et la résurrection de Christ, mais l’enterrement de Christ est tout aussi surnaturel et d’œuvre divine que tout autre élément de l’incarnation. En fait, l’enterrement de Jésus est si important que les quatre auteurs des Évangiles en parlent, et en donnent des détails, et les détails qu’ils donnent sont liés aux éléments surnaturels de ces obsèques. La réalité est que dès le moment où Jésus a abandonné son Esprit et où son corps est mort, Lui, vivant, est entré dans la présence de Dieu au paradis, d’où il contrôlait chaque détail de Ses propres obsèques. Non seulement il a planifié son enterrement, il l’a dirigé. Les éléments de l’enterrement du corps de Jésus, préparés à l’avance, prophétisés, et exécutés avec puissance, nous donnent de très fortes preuves de certaines réalités très importantes, comme le sens divin de l’histoire, comme la souveraineté de Dieu en toutes choses, comme l’authenticité des Écritures, et la véracité des affirmations de Christ le concernant. Son enterrement nous apporte des preuves de toutes ces réalités. Pour ceux d’entre vous qui peuvent douter du sens divin de l’histoire, que Dieu soit vraiment qui Il se réclame être, il y a assez d’éléments dans ses obsèques pour éliminer ce genre de question.

Notez ceci de façon générale, Dieu agit dans l’histoire de deux façons, directement. Il agit dans l’histoire de ceux façons, directement. L’une est miraculeuse. On parle de miracle lorsque Dieu accomplit Son but en interrompant et/ou en suspendant les lois et processus naturels. Il a créé l’univers. Il a créé les lois et les processus qui soutiennent l’univers. Mais rarement, extrêmement rarement, Dieu interrompt ces processus. Dieu suspend ces processus et fait quelque chose qui ne trouve pas d’explication scientifique. C’est purement inexplicable, miraculeux et surnaturel. Mais c’est très rare. On peut compter les miracles dans l’Ancien Testament. Il n’y en a pas tant que cela. Après la fin du ministère de Jésus et des Apôtres, le reste du Nouveau Testament montre très peu de miracles. Il y a eu une vague de miracles, comme jamais auparavant dans l’histoire, que Jésus-Christ a opérés pour authentifier le fait qu’il était le Messie, et que ses apôtres ont opéré pour affirmer et authentifier qu’ils étaient les messagers de Son Évangile. Mais lorsqu’on s’éloigne du temps des apôtres dans le Nouveau Testament, les miracles diminuent petit à petit. Ils sont très, très rares dans toute l’histoire de l’humanité. Il y a eu cette grande explosion de miracles au temps de Christ, le reste du temps ils sont très rares.

Contrairement à cela la providence continue constamment, et c’est la deuxième chose que je veux vous faire comprendre. Dieu agit dans le monde en utilisant Sa providence ; Ce n’est pas rare. En fait, il n’y a jamais un millième de seconde où elle n’est pas à l’œuvre. La providence est un autre moyen que Dieu utilise constamment dans le monde. Sans interrompre les lois naturelles, sans suspendre les processus naturels, Dieu accomplit Son but. Il prend le nombre infini des attitudes, des expressions, des actes et des comportements des êtres humains libres et des êtres spirituels qui font des choix et agissent, et Dieu les tisse tous parfaitement pour accomplir Ses propres desseins. Ceci est un plus grand miracle qu’un simple miracle, et cela se passe tout le temps. Il tisse tous les comportements des hommes et des démons avec une précision méticuleuse afin d’accomplir son exacte volonté. C’est une présentation bien plus garnde de la sagesse divine et un déploiement bien plus important de la puissance divine que l’interruption d’une loi naturelle.

C’est constant. Cela se passe tout le temps. C’est un déploiement constant, sans relâche, et étourdissant de sagesse et de puissance qui se produit à chaque seconde, prenant en compte toutes nos actions, nos paroles, nos comportements et les tissant de façon parfaite dans son plan parfait, afin que finalement Dieu tisse une toile d’histoire rédemptrice dont la fin ressemble au début, lorsqu’Il a déterminé son plan. Vous verrez cela exprimé de différentes façons dans les Écritures, nulle part aussi bien que dans l’enterrement de Jésus. Dieu est à l’œuvre ici, Christ est l’acteur ici, le Saint-Esprit est à l’œuvre. La Trinité est active, et pourtant dans les coulisses. Au moment de l’enterrement de Jésus, trois groupes de personnes sont en action. Des soldats neutres sont en action. Des saints aimants sont en action. Des ennemis pleins de haine sont en action, des responsables spirituels, des pécheurs pleins de haine. Les soldats, les saints et les pécheurs sont en pleine action. L’un de ces groupes est neutre, l’autre groupe est positif, l’autre groupe encore est négatif. L’un n’a rien en jeu, certains ont tout à perdre parce qu’ils aiment Jésus, et certains ont tout à perdre parce qu’ils le haïssent. Mais que vous soyez dans la catégorie neutre, ou que vous soyez dans la catégorie des personnes pleines d’amour, ou dans la catégorie des gens qui ont de la haine, tout ce qui est fait représente des morceaux du puzzle qui assemblé correspond aux objectifs de Dieu.

Les soldats ont agi de telle façon parce qu’ils avaient le devoir de le faire, et c’est ce qu’ils ont toujours fait. Les saints ont agi de la sorte parce que leur cœur les a motivés à agir ainsi. Les responsables spirituels, les pécheurs d’Israël, ont agi ainsi parce qu’ils étaient conditionnés par leur haine continuelle de Jésus-Christ et voulaient empêcher que les choses qu’ils avaient accomplies ne soient anéanties. Mais dans ce cas présent, quelles que soient les motivations du cœur qui mènent à tel comportement, Dieu ordonne toute chose. Non pas de façon fataliste, mais dans une fantastique expression de sagesse et de puissance par laquelle les choix libres de ces personnes sont tissés en une tapisserie parfaite qui permet à Dieu d’accomplir Ses desseins et de montrer qu’Il commande l’histoire. Il est souverain. L’Écriture est vraie et Christ est de fait, Dieu.

Regardons maintenant à ces trois catégories en pensant à l’enterrement de Christ. Avant de lire Luc 23, je vous rappelle encore une fois ce que j’ai dit. C’est un événement si important que Matthieu l’écrit, Marc l’écrit, Luc l’écrit et Jean l’écrit. Pour commencer, dans un premier point, la providence est visible dans les actes des soldats neutres. Lisons dans Jean 19. Avant de parler de la partie dont Luc parle, nous devons saisir la chronologie des faits ici. La partie dont parle Jean nous dit ce qui s’est passé en premier. Verset 31, « les juifs », lorsqu’on voit l’expression « les Juifs » dans l’Évangile de Jean, cela réfère presque toujours aux dirigeants d’Israël. Il s’agirait donc du Sanhédrin, ceux qui voulaient la mort de Jésus et qui ont organisé Sa mort sur la croix. Il ne s’agit pas d’un terme réducteur désignant le peuple juif, mais l’expression « les Juifs » employée par Jean représente les dirigeants spirituels pleins de haine. « Car c’était la préparation » signifie qu’il s’agissait du jour de préparation à la Pâque ; le jour de la Pâque tombe toujours le 14 Nisan. Cette semaine-là, le 14 Nisan tombait un samedi, qui était le sabbat. Puisque c’était la Pâque et que cela tombait le jour du sabbat, c’était un grand jour, c’était une célébration particulière de la Pâque. Et donc, « Dans la crainte que les corps ne restent sur la croix pendant le sabbat, -car c’était la préparation, et ce jour de sabbat était un grand jour, -les Juifs demandèrent à Pilate qu’on rompe les jambes aux crucifiés, et qu’on les enlève. »

Ces Juifs hypocrites, névrotiques et tatillons qui dirigent cette présente parade sont une étonnante illustration de la difficulté d’être légaliste, et de la difficulté d’être hypocrite. Ils sont si préoccupés de ne pas profaner ce grand jour de sabbat, le sabbat de la Pâque, en laissant des corps morts ou même en vie, des corps crucifiés suspendus dans le ciel. Ils ne veulent pas que ces corps restent suspendus là, morts ou vivants. Ils veulent qu’ils soient enlevés, car ils pensent qu’ils seront une profanation pour leur célébration. Ils se présentent alors devant Pilate, et enfreignent ainsi leurs lois scrupuleuses. C’est le moins qu’on puisse dire, car un peu plu tôt, dans Jean 18 il est dit, à la fin de Jean 18 que lorsque les Juifs ont eu une audience avec Pilate, Pilate est sorti à leur rencontre, car ils ne voulaient pas entrer dans le Praetorium, de peur d’être souillés. Ils ont donc fait sortir Pilate car ce lieu était païen. Mais ici, c’est le jour-même de la préparation de la Pâque, ils ont engagé une conversation avec Pilate, et il n’est pas dit qu’ils ont fait sortir Pilate à leur rencontre. Nous pouvons supposer que le sujet était d’une telle importance qu’ils ont consenti à briser une loi risquant ainsi d’être souillés, afin de respecter partiellement une autre loi les protégeant d’être souillés. Quoi qu’il en soit, ils sont allés voir Pilate.

Souvenez-vous, Jésus a laissé Sa vie. La mort vient par surprise, sauf pour Jésus. Il est dit à la fin du verset 30 : « Il rendit l’esprit ». Il est resté seulement six heures sur la croix. On l’a mis sur la croix à 9 heures et il a rendu Son esprit à trois heures de l’après-midi. Le temps normal est de deux à trois jours. Les deux malfaiteurs étaient toujours vivants, car ils n’avaient pas de contrôle sur leur propre mort contrairement à Jésus. Tous les trois, selon les Juifs, auraient profané le grand jour du sabbat de la Pâque s’ils avaient été laissés sur la croix, morts ou vivants. Les corps devaient être enlevés. « Ils doivent être morts, ils doivent être descendus de la croix ou bien ils pollueront et souilleront notre terre. »

Ils rattachent probablement cela à Deutéronome 21 :22 et 23, qui parle des exécutions et d’enlever les corps et de les disposer de façon appropriée. Ils voulaient que ces corps soient morts et enlevés avant le début du Sabbat, et il commençait à 6 heures, à la tombée de la nuit. Ce n’est pas le fait d’avoir tué le Fils de Dieu qui les préoccupe, alors qu’Il a été déclaré innocent sept fois, mais ils veulent scrupuleusement éviter toute forme de souillure de leur cérémonie traditionnelle, alors qu’ils se souillent eux-mêmes en allant jusqu’à demander d’être protégés de cette souillure. Et ils sont très habitués aux crucifixions. 30 000 Juifs ont été crucifiés à cette époque de l’histoire sur la terre d’Israël, nous dit-on. Ils les connaissaient très bien, les corps restaient en attente pendant deux ou trois jours. Cependant, si l’on voulait qu’une personne meure très, très rapidement, en quelques minutes seulement, il y avait un moyen. Verset 31 : « les Juifs demandèrent à Pilate qu’on rompe les jambes aux crucifiés. »

Cela impliquait, selon les historiens, que l’on utilise un énorme maillet de fer et que l’on frappe les deux jambes, les brisant de coups foudroyants. Un épouvantable acte qui rendait la mort presque immédiate, en partie à cause du choc supplémentaire au choc de la crucifixion, et aussi à cause de la perte supplémentaire de sang lors de la crucifixion, mais surtout à cause de l’asphyxie, car la seule façon dont un crucifié pouvait survivre était de pousser sur ses jambes et de tirer sur ses bas ce qui lui permettait de pousser sur les jambes afin de pouvoir prendre sa respiration. Une fois qu’il ne pouvait plus pousser sur ses jambes, ses poumons s’effondraient et il lui était impossible de respirer. La mort survenait immédiatement. Ils ne voulaient pas que Jésus soit sur cette croix, ils voulaient le faire descendre mort. Il était dans leur intérêt de ne pas profaner leur sabbat. Ce qu’ils ne savaient pas, c’est que Jésus était mort, et que Dieu voulait aussi qu’Il soit mort et descendu de la croix. Dieu s’est simplement servi d’eux pour accomplir ses plans, alors qu’ils agissaient pour toutes les mauvaises raisons.

Ensuite, Pilate qui avait été très intimidé par les Juifs, leur donne sa permission. Verset 32 : « Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes au premier, puis à l’autre qui avait été crucifié avec lui », car ils étaient toujours vivants, comme les victimes de la crucifixion le sont généralement. « S’étant approchés de Jésus, et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes. » Les soldats sont des experts de la mort. Ils savent ce qu’est un corps mort quand ils en voient un. C’est ce qu’ils ont l’habitude de faire, c’est leur profession. Ils sont bourreaux. Ils tuent les gens. Ils savent que quelqu’un est mort quand ils le voient. Il est vraiment mort. Vous vous demandez pourquoi j’insiste bien là-dessus ? Parce que l’une des hérésies les plus anciennes consiste à nier la résurrection et que Jésus ait vraiment été mort. Il est tombé dans un semi-coma, ils l’ont amené au tombeau, et une fois allongé dans le tombeau, dans la fraicheur de la tombe, et avec les épices aromatiques enrobant son corps, il est revenu à la vie, et il est sorti du coma, et il est parti. Et si le seul témoignage que nous ayons de la mort de Jésus était celui de Jean, par exemple, qui est donné dans le verset 35 : « Celui qui l’a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai; et il sait qu’il dit vrai, afin que vous croyiez aussi » Jean faisant référence à lui-même. Si tout ce que nous avons était le témoignage de Jean, alors les personnes critiques pourraient dire «  après tout, Jean est un témoin partial, nous ne pouvons pas vraiment lui faire confiance. » Mais voici ici le témoignage d’un soldat neutre et indifférent qui tuait simplement les gens dans le cadre de son métier. Et il sait ce qu’est un mort quand il en voit un. Il n’a rien à perdre dans cette histoire. Il est mort, et il sait qu’il est mort. Et parce qu’il est mort, il ne lui brise pas les jambes.

Pour en finir et sceller la constatation de Sa mort, verset 34 : « un des soldats lui perça le côté avec une lance, » il enfonça une lance dans son côté, « et aussitôt il sortit du sang et de l’eau. » C’est évidemment une indication de Sa mort. Le sang jaillissait de son côté, avec du liquide lymphatique contenu dans le péricarde entourant le cœur, pouvait indiquer l’éclatement de son cœur, que littéralement par Sa propre volonté, il a fait éclater son propre cœur, et le liquide a jailli de Son côté. Ceci pourrait correspondre à ce qui est dit dans le Psaume 69 au verset 20. Dans ce Psaume 69 des références sont faites à la croix, au fait que Jésus avait soif, et qu’on lui a donné du vinaigre à boire. Puis il est dit au verset 20 : « L’opprobre me brise le cœur ». Et peut-être que Son cœur n’était pas simplement brisé émotionnellement, mais par une rupture physique du cœur. Il est donc vraiment mort.

Pourquoi est-ce si important ? Jean dit : « J’étais présent, je l’ai vu, j’ai été témoin, je dis la vérité afin que vous croyiez. » Et pourquoi ceci est-il arrivé ? Verset 36 : « Ces choses sont arrivées, afin que l’Écriture soit accomplie: Aucun de ses os ne sera brisé. » Psaume 34 :20. Psaume 34 :20, des centaines et des centaines d’années auparavant, en décrivant la mort du Messie, il a été affirmé que pas un seul de Ses os ne serait brisé. C’était nécessaire, chers amis, parce que dans Exode 12 :46 il est dit qu’un agneau de Pâque ne peut avoir les os brisés. L’agneau de la Pâque était un agneau sans défaut, sans tache et sans os cassé. Et la prophétie était que lorsque le Messie viendrait et offrirait l’ultime sacrifice, aucun de ses os ne serait brisé. Et c’est accompli ici. Et ce n’est pas tout. Verset 37, Jean écrit : « Et ailleurs l’Écriture dit encore: Ils verront celui qu’ils ont »… quoi ?... « percé. » Zacharie 12:10, Zacharie dit qu’un jour les Juifs « ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont percé » (Zacharie 12 :10). Les actes des soldats sur le corps de Christ étaient sous le contrôle divin, afin d’authentifier les promesses des Écritures, et donc de valider les affirmations de Jésus disant qu’Il est l’accomplissement de ces promesse, aussi pour affirmer Sa mort qui affirme à son tour la réalité de Sa résurrection. Il ne peut pas revenir à la vie à moins d’être mort. Nous savons qu’Il est mort et la prophétie est accomplie jusqu’à Sa mort. Les Juifs hypocrites, Le Gouverneur romain Pilate qui est si intimidé, les soldats, ont une certaine marge de liberté, faisant ce qu’ils veulent et pourtant la volonté de Dieu s’accomplit.

Non seulement Jésus contrôlait sa propre mort, mais aussi la condition de son propre corps suspendu sur à la croix. Je suppose comme le dit Pierre qu’ « Il a été mis à mort quant à la chair, et rendu vivant quant à l’Esprit » (1 Pierre 3 :18). Son corps était suspendu là, mais Il était vivant et contrôlait toutes choses. Donc, les actes des soldats indifférents ont été utilisés providentiellement par Dieu afin d’accomplir les Écritures, montrant ainsi la véracité des Écritures et l’authenticité de Jésus-Christ dans l’accomplissement des Écritures. La résurrection a aussi été validée par l’affirmation de la part de témoins indifférents qu’Il était dans les faits, mort. Maintenant, nous sommes prêts à retourner dans Luc 23 au verset 50.

Nous en venons maintenant au moment où on a effectivement enlevé le corps de la croix. Le liquide a jailli de son côté, Il est toujours suspendu. Lorsque les autorités juives sont allées voir Pilate pour lui demander que ce soit fait, comme je vous l’ai lu, Pilate a envoyé les soldats pour le faire. Ils ont utilisé la méthode appelée crucifragium ; le fait de briser les jambes. Ils ne l’ont pas fait à Jésus. Pilate n’est pas encore au courant lorsque quelqu’un d’autre vient le voir, verset 50. « Il y avait un conseiller, nommé Joseph, homme bon et juste, qui n’avait point participé à la décision et aux actes des autres; il était d’Arimathée, ville des Juifs, et il attendait le royaume de Dieu. Cet homme se rendit vers Pilate, et demanda le corps de Jésus. » Voici un saint aimant. Il n’est pas un soldat indifférent, mais un saint aimant et la providence agit au travers de lui. Qu’est-ce qui motivait cet homme ? Il avait beaucoup à perdre, beaucoup à perdre. Il était membre du Conseil. Il était membre du Sanhédrin. Il est un membre de l’élite des 70 personnes de la nation, plus le grand prêtre, au total, 71 personnes qui constituent la Cour suprême d’Israël. Nous ne savons pas s’il est prêtre ou laïc. Le Conseil comprenait les deux catégories. Mais le voici qui arrive de nulle part. Nous ne le rencontrons nulle part que ce soit avant ou après. Et pourtant il est si important que Matthieu l’identifie, Marc l’identifie, ainsi que Luc et Jean. C’est formidable. Un homme appelé Joseph, un membre du Conseil. C’est la seule fois qu’il apparaît dans les Écritures, et c’est une apparition merveilleuse. Suffisamment de détails nous sont donnés pour nous dire que cet homme, cet homme est bon, dans le bon sens, et juste, véritablement.

Son histoire est brève, mais merveilleuse. C’est une histoire de salut. C’est un témoignage inattendu et quelque peu choquant de la foi en Christ, envers et contre le rejet de toute la nation, et envers et contre l’hostilité du reste du Conseil. Au moins, une personne sur les 71 croit en Jésus. Il est comme le malfaiteur sur la croix par le fait qu’il est sauvé, mais il ne lui ressemble pas. Le malfaiteur est un hors-la-loi, le centenier est un païen hors norme, mais lui est à l’intérieur. Il s’agit d’une âme qui sort du lot de l’élite des dirigeants d’Israël. C’est l’un des quelques nobles, des quelques puissants, et des quelques personnalités proéminentes qui sont sauvés. Le dissident seul « un homme bon et juste » dit Luc. « Bon » dans le sens de la bonté spirituelle, et « juste » (« dikaios » même mot utilisé au verset 47 pour parler de Jésus : « certainement cet homme était juste. » Jésus était juste et Joseph était juste. Jésus était juste par nature, et Joseph était juste par grâce, n’est-ce pas ? Mais il s’agit de la même justice. Si l’on est juste, on possède la même justice que Dieu et que Christ. C’est ce que Paul dit dans Philippiens chapitre 3, qu’il avait une justice qui n’était pas la sienne, mais elle vient de Dieu, qui s’obtient par la foi en Jésus-Christ. Joseph est donc aussi juste que Jésus, seulement dans le cas de Joseph, il s’agit d’un don par grâce. Dans le cas de Jésus, cela fait partie de sa nature essentielle. Les deux sont justes : l’un par nature, l’un par grâce.

Il y en avait quelques un comme lui en Israël. Si vous deviez relire le début de Luc verset 5 du premier chapitre, les deux premières personnes qui son identifiées dans l’histoire de Christ sont Zacharie et Elisabeth, les parents de Jean Baptiste, le précurseur de Christ. Il est dit au verset 5 de Luc 1 : « Du temps d’Hérode, roi de Judée, il y avait un sacrificateur, nommé Zacharie, de la classe d’Abia ; sa femme était d’entre les filles d’Aaron, et s’appelait Elisabeth. Tous deux étaient justes devant Dieu, observant d’une manière irréprochable tous les commandements et toutes les ordonnances du Seigneur. » Vos voyez, ils étaient comme Joseph, justes et bons ce qui signifie obéissants.

Ou bien dans le chapitre 2, au verset 25 : « il y avait à Jérusalem un homme»,souvenez-vous, lorsque Jésus a été amené au Temple pour sa cérémonie de présentation, « un homme appelé Siméon, cet homme était juste et pieux » Voici ces deux mots encore, lorsque nous sommes rendus justes, nous devenons obéissants. Lui aussi recherche la consolation d’Israël. Il cherche le Rédempteur, la rédemption, il cherche le royaume, comme Zacharie et Elisabeth. Plus bas au verset 37, nous rencontrons une veuve nommée Anne « elle ne quittait pas le temple, et elle servait Dieu nuit et jour dans le jeûne et dans la prière. Étant arrivée, elle aussi, à cette même heure, elle louait Dieu, et elle parlait de Jésus à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. »

Il y avait ces gens au milieu de cette nation d’apostats, qui étaient bons et justes, pieux, obéissants, cherchant le Royaume ; cherchant donc le Roi ; cherchant la rédemption ; cherchant donc le Rédempteur. Ces personnes étaient les véritables croyants. Ces personnes étaient « le reste ». Et, mes amis, comme une note de bas de page ici, je vais vous dire : l’histoire de la rédemption avance grâce au reste des croyants ; « le reste » du peuple dans ce monde est épars.

L’histoire de la rédemption avance seulement grâce à ceux qui ont reçu la rédemption, et ceux-là sont toujours ce « reste ». C’est le flux de la volonté de Dieu qui se prolonge dans cette génération. Et même si Israël était apostat, il y avait tout de même ces personnes qui croyaient. Il y avait un reste et ce reste est toujours dans la continuité de l’histoire de la rédemption. Et de cette façon, Joseph d’Arimathée en faisait partie, et il était venu pour affirmer sa foi en Christ.

Comment savez-vous cela ? Juste parce qu’il est dit qu’il était bon et juste ? Parce que Matthieu dit qu’il était disciple de Jésus-Christ, un disciple de Jésus-Christ, qui s’est vraiment engagé envers Christ. Il avait pu suivre Christ. Il avait pu écouter Christ et être convaincu par Christ. Puis Jean nous dit, c’est très intéressant : « qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs. » En fait, la Bible n’élève pas particulièrement les disciples secrets. En fait, on trouve une illustration de disciples secrets dans Jean 12, verset 42 et 43, qui n’étaient pas de véritables croyants. Ils étaient secrets seulement dans le sens qu’ils étaient attirés par Jésus, mais leur foi n’était pas réelle. Ce n’était pas réel. Il n’avait pas encore tout à fait surmonté l’intimidation du Sanhédrin dont il était membre et qui était impliqué dans la mort de Christ et il n’était pas arrivé au point où il avait assez de courage pour se lever et dire qu’il aimait Jésus-Christ et qu’il croyait en Lui. Il agissait lâchement pour le moment.

Mais au moins, selon le verset 51, « il n’avait point participé à la décision et aux actes des autres. » Il était peut-être absent lorsque le vote a eu lieu, ou bien il s’est retiré dans un coin. Mais son amour pour Christ était dans la dissidence, sinon dans la confession publique. Il était horrifié par ce qu’ils étaient en train de faire, ce qu’ils étaient en train de discuter. Il était anéanti par ce qu’ils ont fait à Jésus. C’était terrible pour lui, un homme qui avait été rendu juste par Dieu pour sa foi véritable. Il était un véritable homme juste, et cela se sentait dans son obéissance contenue dans son attribut de bonté. Il recherchait le royaume de Dieu. Il était dans la rédemption de Dieu, recherchant le Messie qui pouvait faire venir le royaume. On ne peut avoir un royaume sans roi. Il venait d’Arimathée, une ville juive, probablement en Judée. Nous ne savons pas où. Certains l’associent à Ramathaim-zophim, qui était l’endroit d’où venait Samuel. Certains l’associent à une ville près de Lydda, mais nous ne sommes pas sûrs où elle se trouvait. Ils savaient où elle se trouvait, et il est possible qu’il soit connu sous le nom de Joseph d’Arimathée parce qu’il est devenu croyant, et pour que l’église puisse l’identifier plus tard. Il attendait le royaume de Dieu. Zacharie et Elisabeth aussi, et Siméon et Anne. Ainsi que Jean Baptiste. Il était juif, un véritable juif. Il était juif et croyant. Et il avait probablement le cœur brisé.

Pourquoi a-t-il demandé le corps de Jésus ? Pourquoi a-t-il voulu s’exposer ? Peut-être était-il fatigué de se cacher. Peut-être pensait-il que c’était la moindre des choses à faire pour son Messie, se lever. Peut-être croyait-il en la promesse de Jésus qu’Il ressusciterait. S’il était disciple de Jésus, et une personne qui suivait Jésus, il avait dû l’entendre dire cela. Peut-être voulait-il être rassuré, comme le malfaiteur. Souvenez-vous du malfaiteur qui a dit « Souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton règne. » Le brigand qui était sur la croix comprenait que le fait que Jésus meure n’était pas la fin. Il restait toujours le Roi et devait avoir un royaume. Il devait certainement au moins croire la même chose que le brigand, et il savait que s’il ne se levait pas pour déclarer sa foi en Christ, à ce moment crucial, il pourrait ne pas être accepté dans le royaume. Contrairement au malfaiteur, il avait l’occasion d’exprimer son amour. Le Brigand n’a pas eu l’occasion de faire preuve de son amour pour Christ, car il n’a pas vécu assez longtemps. Mais cet homme, si. Était-il prêt à prendre position publiquement pour Christ ? Que pouvait-il faire ? La chose la plus noble qu’il pouvait faire était d’épargner à Jésus l’indignité finale qui était la suivante : d’être jeté dans une fosse avec tous les malfaiteurs crucifiés. C’est ce qui était infligé en guise de profanation finale à ceux qui étaient condamnés à être des exclus.

Marc 15 :43 exprime cela ainsi : « Il osa se rendre vers Pilate. » Cela demandait beaucoup de courage. Je vais vous dire pourquoi. Les Juifs étaient présents pour parler à Pilate. C’était probablement un endroit assez petit, tout le monde les connaissait, et tout le monde le connaissait. Les Juifs étaient là en train de parler à Pilate. Ils ont dit : « nous voulons que leurs jambes soient brisées afin que les corps soient enlevés. » Ils ont demandé cela à Pilate. Pilate a envoyé les soldats. Les soldats ne sont pas encore revenus vers lui pour faire leur rapport. Et alors que les Juifs qui ont fait cette demande sortent, Joseph entre. Nous ne savons pas s’ils se sont croisés dans la rue. Peut-être. Nous ne savons pas si leurs regards se sont croisés. Les dirigeants juifs se sont demandé pour quelle raison Joseph allait voir Pilate, mais cela n’avait plus d’importance. Il ne pouvait plus garder sa foi secrète. Il rassemble tout son courage et il va voir Pilate, se souillant ainsi lui-même. Mais ce n’était rien d’autre que ce que les dirigeants venaient de faire. Et Jean 18 :38 dit que cela a eu lieu juste après que les jambes aient été brisées. C’est juste après cela que Joseph est arrivé. Et lorsqu’il entre, si vous lisez dans l’Évangile de Jean, et lorsqu’il fait sa demande, Pilate ne sait pas encore ce qui s’est passé, car les soldats ne sont pas encore revenus faire leur rapport que Jésus est mort. Pilate doit donc attendre cette information avant de laisser prendre le corps.

Marc 15 :43 à 45 dit que Pilate a dû envoyer quelqu’un voir ce qui s’était passé. Ce qui montre combien ces choses s’enchainaient. Ils ont fait leur demande, ils sont partis, Joseph est entré. Il a demandé le corps. Pilate n’a pas de retour et le lieu de l’action est très proche. Vous vous souvenez, n’est-ce pas, que tout ceci est arrivé à un emplacement très, très près ? En fait, Pilate doit commander au centenier de revenir lui dire si les hommes sont vraiment morts. Qu’est-ce qui motive cet homme ? Vous pensez que c’est son amour pour Christ, qu’il veut lui épargner cette dernière indignité. C’est vrai. Il veut surmonter sa conscience coupable, car il était un disciple en secret et cela le tourmente, et il veut finalement déclarer sa foi ouvertement. Il comprend Deutéronome 21 :22 et 23 disant que les personnes ont besoin d’un enterrement décent, même si ces personnes ont été punies, d’autant plus un homme innocent. Il ne veut pas que Jésus soit jeté dans la fosse commune avec le reste de la racaille. Il connaissait un peu l’histoire, il savait qu’ à certaines occasions inscrites dans l’histoire romaine le corps d’un criminel exécuté avait été rendu à la famille. À de rares occasions, ils faisaient cela, et peut-être pensait-il que cela pouvait arriver.

Peut-être pensait-il que Pilate le ferait, car Jésus avait été déclaré innocent tant de fois. Peut-être, s’il avait une conscience qui le harcelait à cause du secret, Pilate connaissait-il même un pire harcèlement de sa conscience, car il avait exécuté un homme innocent, et peut-être pouvait-il donner à Pilate au moins une dernière occasion de faire quelque chose de bien pour cet homme. Peut-être tout cela est-il vrai, mais ce n’est pas ce qui l’a motivé. Il y a un autre petit élément de l’histoire que vous devez connaître sur lui. Il était riche. Matthieu 27 :57 dit que cet homme était riche. Matthieu 27 :60 dit qu’il possédait une tombe, et cette tombe était la sienne, où il allait placer les membres de sa famille, et lui-même y serait placé. Il avait donc sa propre tombe et il était très riche. La tombe n’avait jamais été occupée, il devait donc être relativement jeune, et tout le monde dans sa famille était vivant. Voici donc un homme riche qui avait sa propre tombe où personne n’avait encore été placé. Il est la parfaite personne pour venir dire « laissez-moi prendre le corps, je possède un tombeau », et cette tombe était des plus appropriées pour le Roi Jésus, un tombeau dans lequel personne n’avait encore été placé.

Il y avait derrière cela le plan de Dieu. Lisez Esaïe 53, Esaïe 53, qui parle de comment Jésus a été crucifié pour nous, « frappé de Dieu et humilié », verset 4. « Blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités, » etc. « L’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous, » verset 6. Verset 7, « semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent ; il n’a point ouvert la bouche. » Il continue à parler de cela. Puis verset 9 : « on a mis son sépulcre parmi les méchants ». Bien sûr il était supposé être jeté sur le tas avec le reste des criminels, dans la fosse. Pourtant son tombeau était avec le riche. C’est remarquable, c’est remarquable. Il était prévu qu’Il soit avec les méchants, mais il a été placé dans le tombeau avec les riches. Joseph agit librement, motivé par l’amour qui est dans son cœur et le désir de sortir de l’ombre. Il se dépêche, non pas parce qu’il craint de violer le sabbat, il s’est déjà souillé en allant voir Pilate. Il va encore se souiller en s’occupant d’un corps mort. Il est conduit dans cette entreprise par sa propre motivation et son libre choix, mais dans les coulisses elle est déterminée par Dieu, afin que Jésus accomplisse Esaïe 53:9 et qu’il ne soit pas jeté sur une pile de corps avec les criminels, mais qu’il soit placé dans une tombe avec les riches. Il a avancé à l’allure de Dieu dans une direction divine, non seulement pour donner à Christ des obsèques appropriées et honorables, mais pour accomplir Esaïe 53:9.

Il y a autre chose ici. Retournons à Matthieu 12:40, Matthieu 12:40. Voici une autre prophétie concernant la sépulture de Jésus, donnée par Jésus Lui-même. Nous avons donc une prophétie de l’Ancien Testament, Esaïe 53:9, et une prophétie du Nouveau Testament, Matthieu 12:40. Jésus dit : « Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. » « le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. » Un jour et une nuit comptent pour un jour, quelle que soit la partie de la journée. On peut démontrer cela à partir de nombreux textes de l’Ancien Testament. Jésus dit « Je serai trois jours dans le tombeau », une partie des trois jours dans le tombeau. Il devait être dans la tombe vendredi, Il devait être dans le tombeau samedi, et il devait être dans le tombeau dimanche, une partie du vendredi, et une partie du dimanche et tout le samedi serait suffisant. Ce qui signifie que Jésus avait besoin d’être dans le tombeau avant la tombée de la nuit, afin d’y être une partie du vendredi.

Encore une fois, revenons à l’Évangile de Luc. Joseph ayant été conduit par Dieu dans la direction de récupérer le corps de Jésus descendu de la croix, personne d’autre ne s’est porté volontaire. Il n’y a eu aucune dispute pour savoir qui allait prendre le corps de Christ. Si cela n’avait pas été Joseph, personne ne l’aurait fait. Il aurait été jeté dans la fosse commune des criminels, et Esaïe 53 aurait été faux. Et ils auraient pu ne pas le faire le jour du sabbat. On aurait pu ne pas prendre ce genre de décision pour s’assurer qu’il soit dans le tombeau le vendredi, ainsi que le samedi et le dimanche. Mais Dieu sait tout cela.

Et voici cet homme précisément qui arrive, de nulle part. Il reçoit une mission, Pilate envoie le centenier, ils font retourner le centenier pour dire à Pilate que oui, Il est mort. Et il dit donc à Joseph qui attend cette information « vous pouvez prendre le corps. » Il a accepté de lui donner le corps. Et verset 53 il l’a pris : « Il le descendit de la croix » Marc 15:46 dit qu’il l’a fait lui-même de ses propres mains. La croix devait être étendue au sol. Il a dû tirer sur les mains par-dessus la tête des clous, et tirer sur les pieds doucement pour les faire passer au-dessus de la tête du clou, le clou qui transperçait les deux pieds. Il a dû retirer les épines du front du mort. Puis il a dû laver le corps de la tête aux pieds, toute la sueur, toute la saleté, et la poussière accumulée dans le sang. Tout a dû être lavé. Il était là lui-même en train de laver le corps de son Roi. Il a dû faire cela le cœur triste, ce devaient être des moments impensables pour lui.

Puis il est dit « il l’enveloppa d’un linceul. » Il avait acheté ce linceul, et il y a enveloppé Jésus lui-même, selon Marc 15 :46. Les Juifs n’embaumaient pas les corps, contrairement aux Égyptiens par exemple. Ils enveloppaient seulement le corps dans des bandelettes de tissus et les saupoudraient de parfums en poudre, afin de couvrir un peu l’odeur de la chair en décomposition. C’est pourquoi dans la tombe de Lazare, souvenez-vous, sa sœur a dit que le corps sentait seulement après quelques jours. Il n’avait pas d’épices. Aucun des écrits ne dit qu’il avait des épices. Il y avait seulement du tissu.

Mais quelqu’un d’autre est venu. Regardez au chapitre 19 de Jean, et nous avons presque terminé, restons sur ce passage. Jean 19, quelqu’un d’autre est venu. Verset 38 : « Après cela, Joseph d’Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate la permission de prendre le corps de Jésus. Et Pilate le lui permit. Il vint donc, et prit le corps de Jésus. » Verset 39 : «  Nicodème », vous vous souvenez de lui ? « Qui auparavant était allé de nuit vers Jésus » dans le troisième chapitre, et a reçu la grande présentation de l’Évangile sur la nouvelle naissance. Nicodème est venu. Nicodème qui ne croyait pas à ce moment-là, et qui a été prévenu qu’il serait condamné s’il ne croyait pas . C’est l’une des conversations les plus dures que Jésus ait eues avec un responsable spirituel. Il a maintenant pris la décision et s’est mis à suivre Jésus aussi. Il était venu vers Jésus la nuit, la première fois. Il apporte « un mélange d’environ cent livres de myrrhe et d’aloès. » Le meilleur calcul que je puisse faire est de 65 livres. C’est digne d’un roi, car cet homme avait des moyens aussi. Il est venu.

La première question que je me pose est « où est Pierre ? Où est André ? Où sont les disciples ? » Ceux-ci sont des étrangers. Cet homme n’a pas pris d’engagement préalable envers Christ, au moins pas rapporté dans les pages des Écritures, et quelqu’un arrive de nulle part, appelé Joseph. Mais ce sont eux qui font le travail.

La myrrhe est un parfum, une résine gommeuse qui est mise en poudre. C’est un parfum très fort. Et l’aloès, vous le connaissez mieux. Il vient des feuilles de l’arbre de santal et est aussi une poudre aromatique. Et ils mélangent tout cela afin de couvrir littéralement l’odeur d’autres parfums. Ils en mettaient une grande quantité entre les bandelettes en enveloppant le corps et il mettaient le linceul par-dessus. Au fait, le linceul de Turin est un faux, juste en note, et de nombreuses preuves indiquent cela. Mais ils mettaient un vêtement, généralement un linceul sur les bandelettes, qui enveloppait le corps.

De retour au verset 53 : « Il le déposa dans un sépulcre ». C’était le tombeau qui appartenait à Joseph « taillé dans le roc, » digne d’un roi. Il était supposé mourir et être jeté avec les méchants, pourtant, il est avec les riches une fois mort. La prophétie d’Esaïe 53 est accomplie, ainsi que la prophétie prononcée par Jésus lui-même dans Matthieu 12:40, car nous sommes toujours vendredi et il est maintenant enveloppé, poudré et dans le tombeau. Et Jean 19:41 dit que son tombeau se trouvait dans un jardin, il se trouvait dans un jardin. Voici les deux hommes. Je ne sais par s’ils se connaissaient. Je ne sais pas comment Nicodème a été au courant de ce que Joseph était en train de faire. Peut-être Nicodème était-il aussi dans le Conseil, je ne sais pas. Peut-être était-il proche de Joseph, ou avaient-ils un ami commun. Mais ils sont venus afin que ce qui a été prophétisé ait lieu, et afin qu’il soit pendant trois jours « dans le sein de la terre ». Il était courant d’installer des étagères dans ce genre de tombeau et d’y mettre de nombreuses personnes, et une fois que la chair était totalement détériorée et qu’il ne restait que les os sur l’étagère, on les mettait dans une boîte appelée ossuaire. Bien sûr Jésus n’a jamais connu cela, car sa chair n’a pas connu de détérioration.

Quelles funérailles ! Pas d’hymnes chantés. Pas de prières prononcées. Pas de sermon prêché. Pourtant personne n’avait été enterré avant autant d’amour et de générosité. Même Asa dont le corps avait été déposé sur un lit dans 2 Chroniques 13, même Asa n’a pas connu des funérailles aussi riches que Jésus entre les mains de deux hommes. Et tous les actes de ces deux hommes étaient sous le contrôle de Dieu. C’est très important.

Verset 54 : « C’était le jour de la préparation, » nous étions toujours le vendredi, « le sabbat allait commencer. » Il est mis au tombeau le vendredi. Puis nous voyons d’autres personnes pleines d’amour. Ce sont maintenant les femmes qui étaient venues avec Lui de Galilée : Marie de Magdala, Jeanne, Susanne, les deux Marie. Nous les avons rencontrées, elles étaient présentes à la croix « se tenaient dans l’éloignement » selon le verset 49. Elles l’ont suivi depuis la Galilée et l’ont servi de toutes les façons possibles. Elles sont venues à la suite de Joseph. Elles ont vu le tombeau et comment le corps y a été déposé.

Vous vous demandez pourquoi je vous dis cela. Elles sont encore stupéfaites. Elles ne savent pas quoi penser. Elles n’apportent pas leur aide à ces hommes. Elles regardent simplement. Elles entrent et elles le voient. Pourquoi est-ce important ? Parce qu’une seconde grande accusation prononcée contre la résurrection de Jésus-Christ est que les femmes se sont rendues le matin à la mauvaise tombe. La raison pour laquelle elles ont pensé que Jésus était ressuscité est qu’elles sont allées voir la mauvaise tombe ; il n’y avait personne parce qu’il n’y avait jamais eu personne dans cette tombe, et ceci écarte cette possibilité : Elles savaient exactement où Jésus avait été déposé. Elles y sont allées lorsqu’ils l’ont placé là, et elles ont vu comment Il a été déposé. L’idée qu’elles soient allées vers la mauvaise tombe est absurde. Les actes libres de ces femmes, indépendamment de toute connaissance de quoi que ce soit, aident à dissiper un horrible mensonge à propos de la résurrection de Jésus-Christ.

Elles sont très émues. Elles ont vu ce que ces deux hommes ont fait. Elles se sont senties mal à l’aise. Et donc, dans le verset 56 : « s’en étant retournées, elles préparèrent des aromates et des parfums. » Elles ne pouvaient laisser ces deux hommes seuls pour oindre le corps de Jésus. Elles sont donc retournées ce vendredi, dans le temps qui restait, peut-être une heure environ, et elles ont pris des épices. Elles ont fait leur propre mélange d’épices. Elles n’allaient pas être exclues de cette tâche par des étrangers. Puis elles se sont reposées pendant le Sabbat, suivant le commandement. Elles étaient consciencieuses, craignant Dieu, aimant les Écritures, des juives obéissantes et elles ont respecté le sabbat, car Exode 20:10 leur dit de respecter le sabbat saint et de ne pas travailler le jour du sabbat. Puis au verset 1 de Luc 24 : « Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre de grand matin, portant les aromates qu’elles avaient préparés. » Et quel choc ! Elles savaient exactement où aller, n’est-ce pas, parce qu’elles y étaient allées le vendredi. Que vous soyez un soldat neutre ou un saint aimant, Dieu contrôle toutes choses afin que Ses plans soient accomplis.

Finalement, en une minute, rapidement, qu’en est-il des responsables spirituels pleins de haine ? Est-ce que Dieu utilise leurs actes ? Absolument. Lisez Matthieu 27 et nous terminerons par cela. Matthieu 27:62. Je vais juste vous lire cela et faire un commentaire. « Le lendemain, qui était le jour après la préparation, » c'est-à-dire le samedi, d’accord ? Samedi, Jésus est dans le tombeau, « les principaux sacrificateurs et les pharisiens allèrent ensemble auprès de Pilate. » Ils n’ont pas peur de se salir, selon leurs propres lois, et ils vont voir Pilate le samedi, le jour du sabbat, le jour de la Pâque, et disent: « Seigneur, nous nous souvenons que cet imposteur a dit, quand il vivait encore: Après trois jours je ressusciterai. » Remarquez comment ils parlent de Jésus, ils l’appellent « imposteur » « Ordonne donc que le sépulcre soit gardé jusqu’au troisième jour, afin que ses disciples ne viennent pas dérober le corps, et dire au peuple: Il est ressuscité des morts. Cette dernière imposture serait pire que la première. »

Ils ont peur que les disciples viennent dérober Son corps. Ce qu’ils ne savent pas c’est que les disciples ne feraient jamais cela. Premièrement, ils ne sont pas stupides, on ne vole pas un corps pour prétendre ensuite qu’il est vivant et donner sa vie en martyre pour un mensonge. De plus, ils ne s’attendaient pas à ce qu’il ressuscite, c’est triste à dire. Mais ils avaient peur que les disciples viennent dérober Son corps et ils ont dit « Pilate, il faut un soldat romain pour garder le tombeau. » Pilate dit au verset 65 : « Vous avez une garde; allez, gardez-le comme vous l’entendez. » Ils étaient satisfaits. Nous avons ici mis un terme à cette possibilité. « Ils s’en allèrent, et s’assurèrent du sépulcre au moyen de la garde, après avoir scellé la pierre. » Le sceau ne pouvait être brisé, le sceau romain. Ils étaient en train de protéger les disciples de voler le corps. Sans le faire exprès, ils étaient en train d’écarter un autre mensonge au sujet de la résurrection, mensonge absurde et impossible. Et ils ont veillé à cela de leur point de vue haineux. Donc, dans leur effort d’empêcher un mensonge, il ont écarté un mensonge bien plus important, que Jésus ne ressusciterait pas.

Dieu règne, mes amis, et il agit dans toutes situations afin d’accomplir son plan. Nous voyons cela dans le cas des obsèques du Jésus-Christ. Ses plans se sont accomplis. « Ces choses ont été écrites, » dit Jean, « afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom. » ( Jean 20:31)

Père, nous te remercions encore pour la gloire présente dans ce rapport dans toute sa richesse, des obsèques de Christ. Quelle puissance il contient ! O Seigneur, ce n’est qu’un microcosme de la manière dont tu contrôles toutes choses, tout le temps, sans relâche. Les miracles sont rares. Ta providence ne cesse jamais, alors que tu orchestres toutes choses avec une infinie sagesse et précision afin d’accomplir Tes plans, par Ta propre gloire, et au bénéfice de ceux qui te connaissent et qui t’aiment. Merci pour cela. Merci de nous montrer que Christ, même mort dans sa chair, était vivant en esprit, accomplissant ainsi chaque détail, accomplissant les Écritures, authentifiant ainsi le fait qu’Il est le Messie. Démontrant ainsi que Tu es celui qui dirige l’histoire et que tu es le Dieu souverain au-dessus de toutes vies, que ce soit celles des indifférents, que ce soit celles des croyants, ou que ce soit celles des non-croyants pleins de haine. Tu règnes sur tous afin d’accomplir Ton plan. Nous nous réjouissons dans la connaissance de la vérité que Jésus est en fait le seul Sauveur, et nous confessons qu’Il est notre Seigneur et notre Sauveur, pour Ta gloire et pour la joie éternelle, en Son nom. Amen.

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