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1 Thessaloniciens chapitre 5, nous nous retrouvons au verset 19. Nous étudions ces commandements les uns après les autres, donnés par l’apôtre Paul pour conclure cette épitre, alors qu’il l’amène à une conclusion. Rapidement, il donne des éléments très fondamentaux de la vie chrétienne, sous forme de commandements, aux très jeunes Chrétiens de Thessalonique. S’il semble que ces commandements qui commencent au verset 16 et continuent jusqu’au verset 22, sont plutôt simples, et même assez simplistes, nous devons nous souvenir que même s’ils sont simples, ils n’en sont pas moins profonds. Nous devons aussi nous souvenir qu’il s’agit d’une congrégation de croyants relativement jeunes. L’église a seulement quelques mois, aucun des croyants qui en font partie n’est plus ancien dans la foi que cela. Ils ont donc besoin d’un rappel et d’un résumé des éléments fondamentaux de la vie chrétienne.

Tout ceci, souvenez-vous se situe dans un contexte, à la fin de cette épitre, où Paul parle de quelle relation les Chrétiens de l’église sont supposés avoir avec le Seigneur. Il parle de la croissance saine du troupeau. En utilisant la métaphore du troupeau, nous notons qu’il enseignait quel genre de relation les brebis sont sensées avoir avec leurs bergers, et quel genre de relation les bergers sont sensés avoir avec leurs brebis ; c’est-à-dire entre les pasteurs et les personnes de l’église. Puis il parle des relations que les personnes sont sensées entretenir entre elles. Il parle ici de la relation que les personnes ou les brebis sont supposées avoir avec le Grand Berger, le Seigneur Lui-même, en commençant au verset 16, par certains commandements concernant notre propre relation spirituelle avec le Seigneur.

Nous arrivons au commandement numéro quatre dans le verset 19. Nous avons déjà discuté « réjouissez-vous en tout temps », « priez sans cesse », et « soyons reconnaissants en toutes choses », trois commandements qui sont la volonté de Dieu en Christ Jésus. Nous arrivons maintenant au commandement numéro quatre, « n’éteignez pas l’Esprit ». Il est très direct, pas vraiment difficile à interpréter, mais il a besoin d’être bien compris si nous voulons l’appliquer, le vivre à notre époque.

Laissez-moi tout d’abord dire que certains commentateurs, en fait, un assez grand nombre d’entre eux, disent que le verset 19 est lié aux trois prochains versets. Ils font référence à certains abus qui avaient lieu dans l’église de Thessalonique en ce qui concerne les dons charismatiques. Ainsi, lorsque Paul dit : « N’éteignez pas l’Esprit, ne méprisez pas les prophéties, mais examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; abstenez-vous de toute espèce de mal », ils pensent qu’il apporte une correction, car ils utilisaient mal les dons charismatiques. Ceux qui soutiennent le point de vue qu’il parle ici des dons charismatiques diraient que lorsqu’il dit « n’éteignez pas l’Esprit, » il veut dire de ne pas réprimer l’exercice de certains dons charismatiques dans l’assemblée de l’église. Particulièrement, dans le verset 20 qui suit, « ne méprisez pas les prophéties qui viennent du Saint-Esprit, » et dans les versets 21 et 22, ils interprèteraient les choses ainsi, « ce qui est dit, vous devez l’examiner, et si c’est bon, retenez-le, si c’est mauvais, abstenez-vous. »

Ils font tourner ce passage autour des dons charismatiques, les dons de prophétie qui surviennent dans l’église, les paroles de connaissance, ou les paroles de sagesse peut-être, ou même le parler en langues et l’interprétation des langues. Ils concluent donc qu’il y avait dans l’église de Thessalonique certains abus, et qu’il s’agit ici d’un moyen que Paul utilise pour redresser la situation.

Tous les commentateurs qui soutiennent cette version la lient à 1 Corinthiens 12 à 14, et suggèrent que les Thessaloniciens ne comprenaient pas les vérités d’1 Corinthiens 12,13 et 14, où sont mentionnés en détails les abus des dons spirituels dans l’église de Corinthe. Puis, bien sûr, Paul corrige cela en faisant très, très attention. Comment ces dons doivent être utilisés, comment ils ne doivent pas être utilisés, comment reconnaître les véritables dons, comment reconnaître les faux dons, comment les utiliser dans le service, comment les contrôler et ainsi de suite. Il y a beaucoup de détails à ce sujet. Il donne même la liste prioritaire de ces dons et ce qui est plus important que tous les dons, c’est-à-dire l’amour, comme il le dit dans le chapitre 13 de ce passage.

Ils disent qu’il y avait des problèmes dans le domaine des dons spirituels à Thessalonique, que les gens ne suivaient pas les instructions de 1 Corinthiens 12,13, et 14, qu’ils ne comprenaient pas les principes qui y étaient énoncés. Il corrige donc ici ce problème. Cependant, ayant lu une dizaine de commentateurs qui ont ce point de vue, je dois confesser que je rester perplexe. Malgré tous les arguments qu’ils ont rassemblés, je reste perplexe pour un certain nombre de raisons.

Tout d’abord, il n’y a pas de raison majeure pour voir ce passage de cette façon. Il n’y a pas de raison majeure pour voir dans le verset 19 qu’il dise autre chose que « n’éteignez pas l’Esprit » point, en général. Il n’y a pas de raison majeure de penser qu’il ne dise pas simplement dans le verset 20 : «  Ne méprisez pas les prophéties ». Ce mot est utilisé pour décrire les révélations orales de l’Esprit, et les révélations écrites émanant de l’Esprit. Il dit simplement que lorsque l’Esprit parle, il ne faut pas le mépriser, c’est simplement une affirmation générale.

Le verset 21 est encore une affirmation très générale : ‘Il faut avoir du discernement, examiner toutes choses. Ce qui est bon, retenez-le, ce qui est mauvais, abstenez-vous.’ S’il parlait de prophéties et s’il parlait de choses qui viennent d’être formulées, il dirait ‘retenez ce qui est vrai, et abstenez-vous de ce qui est faux.’ Mais ici, il dit : « Retenez ce qui est bon; abstenez-vous de toute espèce de mal. » Cela doit concerner quelque chose de plus large que la spécificité de la simple expression d’une prophétie.

Je vois donc cela comme de simples commandements. N’éteignez pas l’Esprit, c’est un point. Ne méprisez pas les révélations qui viennent au travers de prophéties, qu’elles soient écrites ou parlées. Examinez toutes choses dans votre vie, et lorsque vous voyez que c’est bon, retenez-le. Lorsque vous être confronté à quelque chose de mauvais, prenez vos distances. Ce sont des principes fondamentaux de la vie spirituelle. Il n’y a vraiment pas de raison majeure pour voir dans ce texte l’expression d’abus.

De plus, il me semble que s’il y avait des abus dans l’église de Thessalonique, une église si jeune, Paul aurait été littéralement passionné pour résoudre le problème, car il aurait vu le potentiel de désastre, et il n’aurait pas été aussi indirect que cela, aussi général que cela, s’il avait eu l’intention de résoudre un gros problème dans l’église. En fait, il aurait écrit à l’église de Thessalonique ce qu’il a écrit à l’église de Corinthe, si le problème s’était révélé ici en premier.

Au fait, il est aussi vrai que Thessalonique n’aurait pas pu savoir ce qui était écrit dans 1 Corinthiens 12 à 14, car cela n’avait pas encore été écrit. La raison pour laquelle cela n’avait pas encore été écrit est que l’église de Corinthe n’avait pas encore été fondée, et ils n’étaient même pas encore chrétiens dans cette ville. Nous devons donc supposer que s’il y avait eu un problème de cet ordre, c’était la première fois que cela se produisait, dans l’église de Thessalonique, avant même que l’église de Corinthe ne soit fondée, et il aurait traité le problème avec le même sérieux, en prenant autant de temps et avec la même préoccupation qu’il l’a fait dans le cas des Corinthiens. Nous concluons donc qu’il n’y avait pas de problème de ce genre là-bas. Il n’y avait pas besoin de correction, et il n’y a pas de raison majeure pour que nous considérions le texte de cette façon. Pour dire les choses simplement, nous avons ici plusieurs commandements, dans la continuité de ce que nous avons vu à partir du verset 16. Ces commandements résument les fondements de la relation du Chrétien avec son Seigneur.

Ici, le verset 19 est isolé en tant que commandement général. « N’éteignez pas l’Esprit. » Bien-sûr, l’affirmation suivante suppose que l’Esprit est derrière la formulation des prophéties, mais elle aussi est isolée. Alors considérons-le comme une affirmation en elle-même. « N’éteignez pas l’Esprit », un commandement  général. La métaphore est ici très graphique. Le mot employé signifie « éteindre ». Il signifie « étouffer », « retarder » ou tel qu’il est traduit ici « éteindre ». Il est utilisé dans Marc 9 :48 pour parler du feu qu’on éteint. Il est utilisé dans Matthieu 25, verset 8, dans le sens d’éteindre une lampe. C’est ce qu’il signifie : éteindre, étouffer, verser de l’eau sur le feu.

Je suis sûr que vous êtes conscients que le Saint-Esprit est décrit dans les Ecritures comme un feu. Vous trouvez cela dans le livre des Actes, chapitre 2, lorsque l’Esprit de Dieu est venu sur l’église, des langues de feu sont apparues. L’Esprit de Dieu est visible dans un certain nombre d’endroits en tant que feu. En fait, vous vous souvenez que dans la lettre de Paul à Timothée, il nous dit « rallumez le don de l’Esprit qui est en vous. » Autrement dit, le feu y est présent. Ajoutez-lui du bois, embrasez-le à nouveau, le feu est presque étouffé. L’Esprit est décrit un certain nombre de fois comme un feu, un feu flamboyant. L’apôtre dit : ‘Ne jetez pas d’eau sur ce feu. Ne mettez rien qui retarde ce feu. N’étouffez pas l’œuvre de l’Esprit.’

Le Saint-Esprit peut donc être éteint, évidemment, sinon il n’aurait pas besoin de nous donner un commandement pour empêcher cela. Nous ne devrions pas être trop surpris par cela. Le Saint-Esprit peut aussi être attristé. Dans Ephésiens 4:30, il est dit : « N’attristez pas le Saint-Esprit. » On peut aussi résister au Saint-Esprit. Dans Actes 7:51 il est parlé de résister au Saint-Esprit. Le Saint-Esprit peut aussi être blasphémé. Dans Matthieu 12:24 à 32, Jésus condamne les dirigeants pharisiens de Jérusalem, car ils blasphèment le Saint-Esprit.

Juste pour faire la part des choses, les incroyants peuvent blasphémer et les incroyants peuvent résister au Saint-Esprit. Les croyants peuvent éteindre le Saint-Esprit, et attrister le Saint-Esprit.

Vous vous demandez quelle est la différence entre éteindre et attrister le Saint-Esprit ? Eteindre est un acte mené contre le Saint-Esprit ; le fait d’être attristé est Sa réponse à cet acte. Etre attristé fait référence à la souffrance personnelle du Saint-Esprit lorsqu’un croyant éteint le feu sacré qu’Il a allumé dans notre cœur. On ne peut éteindre le Saint-Esprit sans l’attrister, et on ne peut attrister le Saint-Esprit à moins de l’éteindre. Ce sont les deux facettes d’un même problème. L’une décrit un acte, l’autre décrit sa conséquence. Si vous l’éteignez, Il est attristé. Il est attristé parce que vous l’éteignez. Et donc, en tant que brebis qui veulent avoir une relation juste avec le Grand Berger, nous ne devons pas éteindre le Saint-Esprit.

Afin de comprendre cela, nous devons parler un instant de la nature de l’œuvre du Saint-Esprit, et comment ne pas l’éteindre. Nous devons avoir une attitude très pratique ici, et je pense que nous pouvons le faire. Vous vous souvenez lorsque notre Seigneur approchait de Sa mort, lorsque Sa crucifixion était imminente, Il a promis d’envoyer une aide, le Saint-Esprit, l’Esprit de vérité qui était exactement comme Lui. Sa promesse était : ‘Le Saint-Esprit viendra après Mon ascension vers le Père. J’enverrai le Saint-Esprit, et Il aura le rôle que j’ai eu auprès de vous. Le Saint-Esprit étant un autre membre de la Trinité, Dieu, Il viendra accomplir le rôle que J’ai accompli dans la vie des disciples.’ En fait, Il dit : ‘J’ai été votre enseignant ; Il sera votre enseignant à l’avenir. J’ai été votre ami. Il sera votre ami. J’ai été votre guide. Il sera votre guide. J’ai été votre source. Il sera votre source. J’ai été votre aide. Il sera votre aide. J’ai été votre réconfort. Il sera votre réconfort.’

Autrement dit, ‘le Saint-Esprit prendra le rôle que j’ai accompli. J’ai été proche de vous ; Il sera en vous. J’ai été, pour ainsi dire, le feu qui vous entoure ; Il sera le feu en vous.’ Ainsi, le Seigneur Jésus a promis, et envoyé le Saint-Esprit, en ce jour de la Pentecôte, afin qu’en conséquence de cela le Saint-Esprit vive à l’intérieur de chaque croyant qui viendra à Christ. Tous les Chrétiens sont habités par l’Esprit de Dieu. Il est présent tel un feu, non pas pour être éteint, mais pour être attisé et flamber.

Il est, je le crois, assez courant, non seulement dans la vie des croyants, mais dans l’église de Jésus-Christ, d’éteindre le feu de l’Esprit. Je vais parler en général, pour commencer. Comme je l’ai récemment souligné sans mon livre sur notre satisfaction en Christ, Je crois que le Saint-Esprit est éteint de façon significative et grave aujourd’hui, et Il est donc profondément attristé par ce qui se passe dans l’église.

Premièrement, je crois que le mysticisme du mouvement charismatique, alors qu’il promet et prétend exalter l’œuvre du Saint-Esprit, éteint en fait Son œuvre de sanctification. C’est une chose très difficile à dire, je sais, et à entendre, et peut-être même à croire, car s’il y a une chose que nous pourrions penser vraie à propos du mouvement charismatique, c’est que, plus que tout le monde, ils élèvent le Saint-Esprit. Ils parlent constamment du Saint-Esprit. Ils parlent constamment des dons de l’Esprit. Ils parlent constamment de la puissance du Saint-Esprit. Ils sont très impliqués dans ce genre de théologie du Saint-Esprit qu’ils ont développée, mais en fait, peu importe combien ils parlent de l’œuvre du Saint-Esprit, ils éteignent en fait la véritable œuvre de sanctification du Saint-Esprit en l’interprétant mal, et en donnant une image contrefaite. Il s’agit d’un grave étouffement du Saint-Esprit.

Les charismatiques ont réduit le Saint-Esprit à une sorte de génie divin qui n’accomplit que des actes visibles, que l’on peut ressentir ou entendre. S’ils ne sont pas visibles, ressentis ou entendus, c’est qu’Il ne les a pas accomplis, et Il les accomplit à la demande. Alors que le mouvement charismatique est obsédé par le Saint-Esprit, il est en même temps coupable d’un étouffement de la véritable œuvre de sanctification de l’Esprit. Lorsqu’on établit un niveau de sanctification faussé, un faux niveau de spiritualité, on éteint l’Esprit.

J’exprime aussi dans mon livre que l’obsession actuelle de la psychologie étouffe aussi l’œuvre de l’Esprit, en substituant encore une fausse œuvre à ce qui est vrai. Ils substituent la sagesse humaine, les solutions humaines, tout l’ensemble du pouvoir des hommes au travers des techniques humaines, comme la manière de résoudre les problèmes spirituels. Ils rejettent le seul vrai pouvoir, le seul capable de résoudre les problèmes, le Saint-Esprit, qui seul peut guérir les péchés de notre vie, et nous rendre pures. Nous devons poser la question, avons-nous besoin de médecins, ou avons-nous besoin du Saint-Esprit ? Une grande partie de l’église contemporaine alors qu’elle affirme sa croyance dans le Saint-Esprit, affirme que nous avons besoin de médecins.

Dans mon livre, je dis : « La sanctification par la psychologie s’est substituée à la vie par l’Esprit. A quoi bon rechercher le réconfort du Saint-Esprit, si, après tout, les problèmes émotionnels profonds peuvent être traités par un psychologue professionnel, ou si les gens peuvent s’en sortir en prenant simplement conscience de certains événements de leur enfance, ou si les réponses à leurs plus profondes blessures se trouvent au plus profond d’eux-mêmes. Si ces choses sont vraies, nous n’avons pas besoin d’un avocat, nous avons besoin d’un médecin. » C’est précisément le chemin que beaucoup de membres d’église ont choisi et cela éteint le Saint-Esprit.

J’ai récemment reçu une lettre d’une auditrice de l’émission radio et j’ai cité cette lettre dans mon livre. Je vais vous la lire, juste pour vous rappeler l’attitude qui existe. Cette femme a bien sûr été influencée par la grande quantité de psychologie chrétienne et de psychologie séculière qui a croisé son chemin et voici ce qu’elle a écrit. Réfléchissez-y. Elle écrit : « Je n’ai jamais été d’accord avec votre point de vue concernant les psychologues et comment vous les mettez tous dans le même sac, chrétiens et séculiers. Je me demande si vous réalisez le mal que vous faites en empêchant les personnes qui ont des problèmes émotionnels profonds de chercher l’aide dont elles ont besoin. Si vous venez d’un milieu familial idéal, vous avez peut-être du mal à comprendre combien l’esprit de certaines personnes a été blessé profondément, et combien leur personnalité en a été perturbée. Souvent, les incidents qui ont été occultés par les plus jeunes, ne remontent à la surface que lorsqu’ils sont adolescents ou adultes. Le fait de ne recommander que l’étude de la Bible et la prière peut être équivalent à mettre un pansement alors qu’une opération serait nécessaire. Le simple fait de devenir chrétien ne résout pas le problème non plus. Avant, je pensais que si. Une personne qui a des problèmes peut penser que son passé est assez normal, car elle a occulté la profonde blessure de son esprit. Puis, parce que ce problème n’a jamais été réglé, elle les transpose dans son mariage, et un autre cycle commence. »

Je m’arrête ici pour dire ceci : la thèse de cette femme est que l’étude de la Bible, la prière, le ministère de l’Esprit est un pansement ; la psychologie est comme une opération chirurgicale profonde. Vous voyez ce qu’elle dit ? Elle dit ici en fait le contraire de la vérité, le contraire absolu de la vérité. La psychologie est un pansement, et la Parole, la prière, et la puissance de l’Esprit sont la chirurgie profonde. Mais c’est une façon de penser qui est courante dans l’église.

Plus loin, la lettre dit : « La réponse simpliste est que la cause est le péché. » Est-ce simpliste ou bien vrai ? Elle dit : « Demandez à Dieu de vous pardonner, pardonnez les autres, lisez votre Bible et priez, demandez à Dieu de vous aider à aller mieux ; mais il faut aussi résoudre les conséquences du péché, et si la personne n’est pas consciente du problème qui est devenu si profondément caché dans son subconscient, comment va-t-elle corriger cela ? Un homme qui a la jambe cassée ne va pas guérir grâce à une pommade passée sur sa blessure. Il faut trouver la cause de la douleur pour que vienne la guérison. »

Encore une fois, cette thèse se révèle. La Bible, la prière, le ministère du Saint-Esprit sont comme une pommade que l’on passe sur la blessure, mais cela ne guérit pas. Pour guérir, il faut aller plus profondément que ce que le spirituel peut faire. C’est étonnant. De plus, cela ne fait que refléter un freudisme évolutionniste et athée qui dit que les gens sont ce qu’ils sont parce qu’ils ont occulté plein de choses mauvaises dans leur subconscient. C’est caché sous la surface, et ça ressortira d’une façon ou d’une autre. Ensuite viendra la guérison qui bien sûr est étrangère aux données bibliques, et n’a aucune corrélation avec l’œuvre de l’Esprit.

La dame continue : « Le psychologue chrétien a été formé, et est plus à même d’arriver à la racine de ce sérieux problème. Un ami ou un bon écoutant n’est pas une aide efficace, car le problème est trop profond, et un pasteur a toute une congrégation à servir. Comment pourrait-il justifier combien de temps doit être passé à s’occuper de certaines personnes de sa congrégation ? La vie devient de plus en plus complexe, les relations sont plus fragiles à cause de cela, et vous ne pensez pas que les Chrétiens doivent chercher de l’aide, trois points d’interrogation. »

« Je me demande combien d’autres personnes qui ont des problèmes ont été persuadées de ne pas chercher l’aide d’un professionnel dont elles auraient désespérément besoin. Je frémis en pensant à la responsabilité que vous portez alors que votre voix est diffusée par les ondes, décourageant les gens à chercher l’aide dont ils ont besoin. J’espère sincèrement que nous avons mal compris la véritable signification de ce que vous voulez dire. Pour que les choses que je dis soient bien claires, je ne suis pas en accord avec vous lorsque vous dites que les Chrétiens ne devraient pas chercher l’aide d’un conseiller professionnel en psychologie. Si le besoin est là, ils devraient utiliser cette aide. » Et elle dit d’autres choses dans sa lettre qui ne méritent pas d’être répétées.

Ce que je veux dire à partir de cela, c’est qu’il est courant de penser que la Bible traite les choses de façon superficielle, et à moins d’aller au fond des choses, derrière la psychologie et la thérapeutique, on ne voit pas ce qui est caché dessous : nous n’allons pas voir la guérison profonde de la personne. Je dirais simplement à cette femme et au reste des personnes qui suivent ce schéma, est-ce qu’elle cherche les réponses au bon endroit ? Est-elle en contact avec la véritable réponse ? Existe-t-il quelqu’un de mieux équipé que le Saint-Esprit ? Sommes-nous en train de dire que si Dieu avait su ce que nous savons maintenant, plutôt que de mettre le Saint-Esprit en nous pour nous conduire sur le chemin de la perfection, Il nous aurait donné notre psychiatre personnel ? Est-ce que Dieu a grandement souffert parce qu’il s’est trouvé qu’il était incarné sur la terre avant Freud ?

Tant de personnes ont pris cela pour argent comptant, et ce n’est pas nouveau. Cela remonte jusqu’à Galates chapitre 3. Dans Galates chapitre 3 et verset 3, il dit : « Etes-vous tellement dépourvus de sens? Après avoir commencé par l’Esprit, voulez-vous maintenant finir par la chair? » Avez-vous trouvé une technique humaine, une méthodologie, une thérapie ou quoi que ce soit qui va résoudre le véritable problème profond, parce que l’Esprit ne peut pas le faire ? Est-ce que ce n’est pas ridicule ? « Après avoir commencé par l’Esprit, voulez-vous maintenant finir par la chair? » Que veut-il dire par cela ? Réfléchissez. Croyez-vous que le Saint-Esprit peut accomplir l’œuvre du salut, l’œuvre de la transformation, l’œuvre de la justification ? Le Saint-Esprit est venu dans votre vie et dans la puissance de l’Evangile pour nous faire passer de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière, de l’enfer au ciel, du péché à la pureté, d’enfant de Satan à enfant de Dieu. Le Saint-Esprit a fait tout cela, mais il ne peut pas faire l’œuvre de sanctification ?

Vous croyez que le Saint-Esprit a été assez puissant pour vous convaincre de péché, vous rendant aussi fatigué d’agir par vos propres forces pour satisfaire Dieu par vous-même ? Que le Saint-Esprit a été assez puissant pour vous amener à la repentance à cause de la honte que vous ressentiez pour votre péché, et de la crainte de la colère de Dieu, pour vous détourner de votre péché et suivre Christ ? Vous voulez dire que l’Esprit a été assez puissant pour mettre l’Evangile en action afin qu’il vienne à vous et se révèle comme étant la vérité au milieu de votre mort spirituelle, et que l’Esprit de Dieu a été assez puissant pour vous régénérer, vous recréer à neuf, planter la semence de la vie de Dieu en vous, et il a fait tout cela, mais Il ne peut pas résoudre vos problèmes ? Il me semble que le plus dur du travail est fait. Lorsque vous avez été sauvé, au moment de votre conversion, l’Esprit de Dieu a effectué un total bouleversement et renouvèlement de votre cœur. Il y a eu une transformation radicale, miraculeuse et surnaturelle. Votre cœur s’est alors détourné du péché pour se tourner vers Dieu. Vous avez été placé dans le corps de Christ. Le Saint-Esprit a établi Sa résidence permanente en vous. Il vous a équipé de dons pour le service spirituel. Il vous a donné Son assurance, et a scellé en vous la gloire éternelle. Il a déversé l’amour de Dieu dans votre cœur, faisant de vous un adorateur en vérité tout en aimant les êtres humains. Il a fait tout cela au moment de votre salut.

Paul dit aux Galates, et à toute autre personne qui vient avec ce même genre de folie : ‘Etes-vous en train de me dire qu’Il a fait tout cela, et maintenant vous ne lui faites pas confiance pour le reste ? Et vous vous tournez vers une source humaine. Vous pensez qu’en ce qui concerne les problèmes de la vie, le Saint-Esprit est un pansement, et que la psychologie est capable d’agir en profondeur ?’ C’est de la folie, une pure folie. Regardez ce qu’est l’œuvre de l’Esprit. Considérons cela. Nous avons parlé du fait que dans la culture chrétienne dans laquelle nous vivons aujourd’hui, il y a un étouffement de l’Esprit, au travers de la psychologie, du mysticisme du mouvement charismatique. Et j’ai ajouté dans mon livre l’élément du pragmatisme. Certaines personnes éteignent le Saint-Esprit en remplaçant la prédication puissante par de la manipulation ; en remplaçant des enseignements puissants, des présentations puissantes des Ecritures, par du divertissement. Certaines personnes pensent que l’église grandit non pas à cause de la puissance de l’Esprit, mais grâce à l’intelligence des activités d’entrepreneurs créatifs.

Qu’en est-il de la vie personnelle ? Arrêtons de parler de généralités et parlons de vous et moi. Qu’est-ce que le Saint-Esprit veut faire en moi que je peux éteindre ? C’est dit très simplement. Il veut nous faire avancer sur le chemin de la sainteté. Est-ce que vous comprenez cela ? Il veut vous faire avancer sur le chemin de la sainteté. Que signifie être saint ? Séparé. Il veut nous séparer de plus en plus du péché, et de plus en plus loin du péché, ce qui signifie devenir de plus en plus proche de Dieu. C’est simplement un processus de séparation. Il veut produire en vous une fréquence de plus en plus faible du péché, une fréquence de plus en plus faible du péché, la puissance de plus en plus faible de la tentation, la préoccupation de plus en plus faible des choses de ce monde, être de moins en moins victime de la chair, et avoir de plus en plus soif de Dieu. C’est la progression de la sanctification. C’est un mouvement vers la sainteté. C’est Son œuvre.

Le but parfait de tout cela, bien sûr, c’est Jésus-Christ. « Je cours vers le but, pour remporter le prix » qui est Christ-Jésus. Je veux être comme Christ. David, le psalmiste dit : Je serai content, je serai heureux, je serai satisfait, lorsque « Dès le réveil, je me rassasierai de Ton image. » C’est mon but. Paul dit : « Mes enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement, jusqu’à ce que Christ soit formé en vous », Galates 4 :19. Et Colossiens dit : « C’est Lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ. » (Col 1 :28). Nous voulons qu’ils soient comme Christ ? Nous voulons que vous soyez comme Christ. Nous voulons que vous ayez la plénitude de la stature de Christ, Ephésiens 4 :13. Le Saint-Esprit veut nous faire avancer à partir de là où vous en êtes jusqu’à devenir comme Christ, sur un chemin où nous devenons de plus en plus saints, c’est la sanctification. C’est simplement un processus de séparation, de plus en plus importante. C’est ce qu’Il veut faire. La sainteté est comme une graine plantée au moment de notre salut, et qui pousse. Elle pousse et porte de plus en plus de fruits, c’est l’œuvre du Saint-Esprit.

John Owen, le grand auteur puritain avait une riche compréhension de cela. Il disait : « La sanctification est une œuvre immédiate de l’Esprit de Dieu sur les âmes des croyants, purifiant et assainissant leur nature de la pollution et de la saleté du péché, renouvelant en eux l’image de Dieu, leur permettant ainsi, à partir d’un principe spirituel et habituel de grâce, de s’attacher à l’obéissance à Dieu selon la teneur et les termes de la nouvelle alliance, à cause de la vie et de la mort de Jésus-Christ. »

Il s’agit d’une œuvre de l’Esprit sur notre âme, la purgeant, la purifiant, l’assainissant de la pollution du péché, au fur et à mesure que nous nous approchons de l’image de Dieu. Ou plus brièvement, il dit les choses ainsi : « Il s’agit de la rénovation universelle de notre nature par le Saint-Esprit qui nous transforme à l’image de Jésus-Christ. »

C’est ce que l’Esprit désire faire. La psychologie ne peut pas faire cela. La sagesse humaine ne peut pas faire cela. Rien ne peut accomplir cela en dehors du Saint-Esprit. Le seul agent qui puisse accomplir cela est le Saint-Esprit. Nous pouvons éteindre l’Esprit dans ce processus de sanctification en substituant les expériences d’extase, les émotions, les sentiments, la méthodologie, la méthodologie thérapeutique, les gadgets, les formules, que ce soit l’expérience pragmatique, mystique, intuitive ou individuelle de la psychologie, des émotions, ou des sentiments. Tout cela ne remplacera jamais ce que l’Esprit doit faire, et est le seul à pouvoir faire. Mais pendant ce processus, certaines choses sont accomplies en nous par l’Esprit et nous devons en être conscients. Elles composent ce processus. Elles constituent ce processus.

Premièrement, Il illumine la Parole, Il illumine la Parole. 1 Pierre 2:2 dit : « Désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut. » C’est au travers de la Parole que nous grandissons. Afin d’avancer sur le chemin de la sanctification, nous séparant du péché pour nous approcher de Dieu, ce processus croissant, ce processus qui nous fait avancer est généré par la Parole, par la vérité intégrée. « Un homme ne vivra pas de pain seulement, mais la chaque parole qui vient de la bouche de Dieu. » Nous nous nourrissons de la Parole, et en faisant cela, nous grandissons. L’Esprit est l’agent de la Parole. L’Esprit, souvenez-vous, est l’auteur de la Parole. 2 Pierre 1:20 et 21 disent : « c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. » L’Esprit est l’auteur des Ecritures. Il a écrit les Ecritures. Non seulement cela, 1 Jean 2 :20 et 27 disent qu’en demeurant en nous, Il est une onction, Il est une onction afin que nous n’ayons pas besoin d’enseignants humains.

Autrement dit, non seulement l’Esprit a écrit la Parole, mais Il demeure en nous pour illuminer la Parole, pour interpréter la Parole. C’est essentiel. Il l’ouvre à notre compréhension. C’est pourquoi dans Jean 14 :26, Jean 16 :13, Jésus dit : ‘Je vais vous envoyer l’Esprit ; Il est l’Esprit de vérité. Il vous conduira dans la vérité. Il vous montrera la vérité. Il vous annoncera les choses qui viennent du Père Me concernant.’ Retournez dans 1 Corinthiens un instant, je veux vous montrer le verset 9 du chapitre 2, et deux autres versets. 1 Corinthiens 2 :9, est une affirmation importante ici. « Mais, comme il est écrit, » dit le verset 9, et Il cite Esaïe 64 et 65, « ce sont des choses que l’œil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, et qui ne sont point montées au cœur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment. » Nous allons nous arrêter ici.

Pour ceux qui aiment Dieu et qui connaissent Dieu, Dieu a préparé de merveilleuses choses. Elles sont toutes liées à ce processus de sanctification ; la bénédiction et la gloire. Dieu a préparé ces choses, mais remarquez qu’il y a deux façons dont elles en sont pas perceptibles. On ne peut les voir ni les entendre. C’est la première façon. Nous en concluons que les grandes réalités spirituelles, les grandes vérités spirituelles ne peuvent pas être connues de façon empirique. L’empirisme est simplement la méthode de l’observation, de l’observation objective. Elles sont introuvables dans notre monde. On ne peut les voir et on ne peut les entendre. Ces grandes réalités spirituelles ne sont pas accessibles à l’intelligence humaine par le moyen d’une méthode scientifique. Aucune méthode objective, calculée, scientifique, sensée, ne peut produire cela. Entendez-vous cela ? Ces choses ne sont pas accessibles à l’intellect humain en passant par le processus scientifique humain. Elles ne sont pas à découvrir de façon empirique.

Deuxièmement, elles ne sont pas non plus entrées dans notre cœur. Elles ne sont pas non plus accessibles de façon objective, ni subjective. On ne peut pas les connaître de façon empirique, ni de façon intuitive. On ne vient pas à connaître Dieu à cause d’un sentiment. On ne vient pas à connaître la vérité de Dieu à cause d’une émotion. On ne dit pas, comme beaucoup de personnes le disent : « Je sais ce que je crois. » Il n’y a pas de corrélation avec la vérité, nécessairement. On ne peut connaître la vérité de Dieu qui nous fait grandir, qui est la substance nourricière de notre vie, qui nous sanctifie, qui nous fait avancer dans le processus de la séparation afin de nous approcher de la sainteté, de nous rendre semblables à Christ. Nous ne pouvons connaître cela par l’observation externe, et nous ne pouvons la connaître par notre intuition interne. Elle n’est pas accessible. La seule façon de la connaître, verset 10 : « Dieu nous les a révélées par… » Qui ? « l’Esprit ». L’Esprit de Dieu a non seulement écrit les Ecritures, Il a illuminé les Ecritures, Il nous la révèle. Il n’y a pas d’expérience légitime, pas d’expérience spirituelle, pas d’expérience spirituelle chrétienne légitime qui n’est pas une réponse émotionnelle, d’un côté de l’échelle comme de l’autre, pour arriver à la vérité révélée par la Parole, et révélée à notre cœur par l’Esprit.

Par exemple, si vous passez par un moment inhabituel, anormal et que j’appellerais de joie transcendante, vous vous retrouvez submergé par la joie, vous êtes euphorique, vous chantez des psaumes et des hymnes, et faites peut-être couler quelques larmes de joie, vous êtes submergé par un sentiment de bien-être. Vos émotions ont atteint un sommet, pour ainsi dire, dans votre joie d’être sauvé. La raison n’est pas une intuition qui a surgi de votre être intérieur, mais c’est que vous connaissez la vérité qui est liée à votre réaction, et l’Esprit de Dieu a révélé ces choses à votre intelligence, ce qui a produit une euphorie de vos émotions. Cela n’arrive pas dans le vide. Le genre d’expériences spirituelles qui ne sont que des émotions dans le vide ne sont pas de véritables expériences spirituelles chrétiennes.

D’un autre côté, si nous regardons de l’autre côté de l’échelle, si vous avez des moments de profonde tristesse, de chagrin, de pleurs, de larmes, c’est parce que vous savez qu’il y a quelque chose dans votre vie qui n’est pas juste, et l’Esprit vous l’a révélé. Vos émotions on atteint leurs limites en essayant de gérer la révélation de l’Esprit de Dieu dans le domaine de la conviction. L’Esprit de Dieu a écrit la Parole. L’Esprit de Dieu, en tant qu’onction, interprète la Parole pendant que nous l’étudions fidèlement, et l’Esprit de Dieu révèle la Parole. Cela produit en nous de l’angoisse la plus profonde pour le péché, à la joie et la louange la plus transcendante à cause de l’euphorie de la vérité. C’est Son œuvre, et c’est ainsi qu’Il nous fait avancer. C’est la Parole qui est au cœur de tout cela.

Dans le Psaume 19, il est dit que la Parole transforme la personne dans son entier. La Parole rend une simple personne sage. La Parole rend le cœur joyeux. La Parole illumine les yeux. La Parole dure à jamais. La Parole produit une complète droiture. Elle fait tout cela. Elle nous est donnée pour nous enseigner, nous instruire, nous corriger, nous former afin que nous puissions être équipés pour toutes bonnes œuvres. L’Esprit agit alors dans la Parole en tant qu’auteur. Il agit dans la Parole en tant qu’interprète. Il agit au travers de la Parole pour l’appliquer, et la révèle à notre cœur. C’est ce qu’Il fait afin de nous détacher du péché pour nous faire avancer dans la sainteté en nous révélant la Parole. C’est Son œuvre.

Mais nous pouvons l’éteindre. Comment ? Lorsque nous n’étudions pas la Parole qui nous montre que Dieu nous approuve. Lorsque nous utilisons mal la Parole, nous ne la divisons pas de façon juste. Lorsque nous ne la recevons pas avec humilité, comme Jacques 1:21 le dit. On peut éteindre l’Esprit en ne mettant pas la Parole en pratique dans notre vie. Vous entendez mais vous ne faites pas ce qui est demandé. Vous pouvez éteindre l’Esprit en ne la gardant pas dans votre cœur, en ne la recherchant pas expressément, en ne la désirant pas. Nous pouvons l’éteindre en ne le laissant pas demeurer en nous dans toute sa richesse, comme Paul le dit dans Colossiens 3.

Il y a une seconde chose que le Saint-Esprit fait. En nous faisant avancer sur ce chemin de séparation du péché vers la sainteté, il nous fait entrer dans l’intimité avec Dieu. C’est un composant essentiel de notre croissance spirituelle. Nous avons besoin de temps avec Dieu. Je dois, si je veux être de plus en plus proche de Dieu, si la relation doit devenir plus douce et plus riche, plus pleine, je dois passer du temps avec Dieu. C’est le travail de l’Esprit de m’attirer ainsi, de m’entraîner dans cette direction. C’est le Saint-Esprit, dit Romains 8, qui non conduit à dire « Abba Père. » C’est le Saint-Esprit qui nous conduit à la conviction que nous sommes enfants de Dieu. Paul dit encore dans Galates 4:6 : « Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie: Abba! Père! » Cela signifie Papa ; qui est un mot tendre, exprimant l’affinité, l’intimité. L’Esprit veut cela. L’Esprit veut nous attirer dans la prière, dans la communion, dans la relation avec Dieu, afin que nous y courions comme des enfants aimants avec un Père aimant.

En fait, les deux textes qui nous enseignent qui est Abba, le Père sont intéressants. Dans le texte de Romains, l’Esprit veut nous attirer dans l’intimité avec Dieu pour nous donner Son assurance, afin que nous nous sentions en sécurité dans notre salut ; Que nous puissions apprécier la merveilleuse assurance euphorique que nous sommes enfants de Dieu, et qu’Il nous aime tant. Le texte de Galates ne met pas l’accent sur cette assurance. Dans Galates, l’Esprit veut nous attirer dans l’intimité avec le Père non pas pour nous donner Son assurance, mais pour nous donner des ressources. Nous avons besoin d’y aller, non seulement pour apprécier Sa compagnie, mais pour pouvoir prendre ce dont nous avons besoin. Nous crions « Abba, Père, » d’un côté parce que nous voulons célébrer la relation. Nous crions « Abba, Père, » d’un autre côté, parce que nous avons tant de besoins. C’est la même chose pour vos enfants. Quelquefois, ils viennent vers nous juste pour apprécier notre affection. Et d’autres fois ils viennent nous demander ce dont ils ont vraiment besoin. Et nous crions « Abba, Père, » dans les deux cas.

Que veut faire l’Esprit ? C’est l’Esprit qui lorsqu’Il agit dans notre cœur, nous fait crier « Abba Père. » C’est l’Esprit qui nous donne cette affinité en vue de la communion et de l’intimité avec Dieu, qui fait que Dieu qui est lointain dans les religions du monde, est un Dieu d’amour, de compassion, qui prend soin de nous, qui est compréhensif ; un Dieu qui veut nous entourer de Son amour. L’intimité avec Dieu est un élément essentiel pour notre croissance. Comment devenir un père spirituel ? Il y a trois niveaux de croissance spirituelle : les bébés spirituels, les jeunes hommes spirituels et les pères spirituels. Les bébés spirituels connaissent les fondements. Les jeunes hommes spirituels connaissent la doctrine ; 1 Jean 2 :12 et 13 explique cela. Les pères spirituels connaissent Celui qui est depuis le commencement. Je ne peux pas avoir une connaissance profonde du Dieu éternel sans passer du temps avec Lui, n’est-ce pas ? Donc, dans le processus de la croissance spirituelle et de la sanctification, sur le chemin de la sainteté, je gagne une connaissance de Dieu de plus en plus grande. Paul a quémandé cela « afin que je Le connaisse. C’est le cri de mon cœur. Je veux Le connaître mieux, Le connaître mieux, Le connaître davantage. L’Esprit nous fait avancer dans ce sens. Il désire, Il agit, Il nous conduit dans une relation intime, encore plus riche avec Dieu. C’est pourquoi Il permet les difficultés dans notre vie. Car ce sont les difficultés qui nous conduisent dans cette communion, n’est-ce pas ? C’est tellement essentiel.

Nous pouvons éteindre l’Esprit lorsque nous n’acceptons pas les difficultés de la vie. Lorsque nous sommes dans l’amertume, la colère, le manque de prière et lorsque nous n’apprécions pas la communion avec Dieu. Nous pouvons éteindre l’œuvre de l’Esprit lorsque nous ne sommes pas dans la louange, lorsque nous n’avons pas la volonté de vous décharger de tous vos soucis. Nous pouvons éteindre l’œuvre de l’Esprit en nous lorsque nous agissons par la force de notre chair, en nous bornant à nos capacités humaines, disant que nous n’allons rien demander à Dieu, que nous avons tout ce dont nous avons besoin, et que nous pouvons y arriver par nous-mêmes. Nous l’éteignons lorsque nous nous sentons incapables, lorsque nous ne mettons pas notre confiance dans l’amour de Dieu et disons que nous ne pouvons pas aller dans cette direction, car Dieu ne nous aime pas. Ou bien lorsque nous ne lui faisons pas confiance pour pourvoir à nos besoins, pensant qu’Il ne possède pas ce dont nous avons besoin. Chacune de ces choses peut entre autres avoir pour conséquence d’éteindre l’œuvre de l’Esprit.

Il y a une troisième chose que l’Esprit fait en nous rendant semblables à Christ, Il nous montre la gloire de Christ. Vous vous demandez pourquoi Il fait cela ? Parce le but de notre sanctification est de devenir semblables à Christ, n’est-ce pas ? Comme je l’ai mentionné, dans Galates 4 :19 Paul dit : « J’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement, jusqu’à ce que Christ soit formé en vous. » Devenir semblables à Christ est le but à atteindre. Lorsque nous nous réveillerons semblables à Lui, lorsque nous Le verrons tel qu’Il est, nous serons comme Lui, tel qu’Il est. C’est le but. C’est le prix à remporter, c’est le but dont parle Philippiens 3 et que Paul cherchait à atteindre. Si je veux ressembler à Christ, je dois savoir à quoi Il ressemble. Si nous disons que nous marchons en Lui, 1 Jean 2 :6, alors nous devrions marcher comme Lui. Si nous disons que nous sommes liés à Lui, que nous sommes à Lui, alors nous devrions marcher comme Il marchait. Si nous voulons faire cela, nous devons voir comment Il marchait.

Et donc que fait l’Esprit ? Il nous montre Christ. Il nous montre Christ glorieux. Dans Jean 15 :26, et dans Jean 16 :14 et 15, Jésus dit : « Quand sera venu le consolateur… Il rendra témoignage de moi… Il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. » C’est ce qu’Il fera : ‘Il vous annoncera qui Je suis. Il vous révèlera qui Je suis.’ Jésus dit : « Je suis venu révéler le Père. » Jésus à dit : «  L’Esprit est venu me révéler. Il vous annoncera qui Je suis. » Il conduit toujours les gens à rendre gloire à Jésus-Christ. « Aucun homme », 1 Corinthiens 12:13 : « Personne, s’il parle par l’Esprit de Dieu, ne dit: Jésus est anathème! Et personne ne peut dire: Jésus est le Seigneur! Si ce n’est par le Saint-Esprit. » Il reconnait toujours que Christ est Seigneur. Il donne toujours gloire à Christ. Il veut donc que nous contemplions la gloire de Christ. Il veut que nous voyions Celui qui est le but de notre progrès spirituel.

Lisez 2 Corinthiens 3:18. C’est un verset absolument magnifique. On passe souvent à côté, c’est pourquoi je l’écris parfois sous mon nom, lorsque je dédicace un livre. 2 Corinthiens 3:18 dit : « Nous tous », c’est-à-dire nous les Chrétiens, « dont le visage découvert reflète la gloire du Seigneur. » Il vient de parler de Moïse, lorsque Moïse a reçu la gloire de Dieu qui était visible sur Son visage. Vous vous souvenez qu’il est allé dans la montagne, il a vu la gloire de Dieu, elle était sur son visage et il l’a voilé. Il dit ‘nous n’avons pas de voile. Il n’y a rien entre nous et la gloire. Rien ne fait barrière.’ Il n’y a plus de voile en Christ et nous regardons comme dans un miroir et nous voyons la gloire du Seigneur. C’est une grande affirmation. Quel miroir peut refléter la gloire du Seigneur ? Celui-ci. C’est ici que nous la voyons. Lorsque vous étudiez la Parole de Dieu, le reflet de la gloire de Jésus-Christ en ressort. Peu importe si vous parlez de l’Ancien Testament ou du Nouveau Testament, Christ en est le thème partout. Alors que vous contemplez la Parole de Dieu, sans filtre, sans voile, car vous êtes en Christ, lorsque vous regardez dans ce miroir qui reflète la gloire du Seigneur sur votre visage, en faisant cela, regardez, vous êtes transformé pour devenir semblable à cette image.

Vous voyez, lorsque nous étudions la Parole de Dieu et la gloire du Seigneur, nous découvrons davantage notre Seigneur Jésus-Christ. Il brille pour ainsi dire dans le miroir de la Parole, et nous aveugle presque parfois. Comme Moïse, qui était dans le creux du rocher et a été recouvert de la gloire, lorsque nous contemplons la gloire de Christ telle qu’elle est révélée dans la Parole, nous sommes transformés par cette gloire. Puis il dit : « Comment passer d’un niveau de gloire à un autre niveau de gloire ? » D’une gloire à une autre, puis à une autre et encore à une autre ; qui fait cela ? Fin du verset « Le Seigneur, l’Esprit. » C’est l’œuvre de l’Esprit. C’est Son œuvre. Voudrions-nous éteindre cela ? Voulons-nous retarder cela ?

L’Esprit nous transfigure. Le mot « transformé » est en fait le même mot traduit dans Matthieu 17 par « transfiguré », et il décrit Jésus lorsqu’il était sur le mont, souvenez-vous, transfiguré devant leurs yeux. C’était assez remarquable. La gloire du Seigneur est apparue sur le visage de Moïse, c’était l’extérieur. Mais Jésus a montré Sa gloire, c’était à l’intérieur. Ce que Paul dit est assez remarquable. Il dit : ‘En tant que croyants, vous êtes plus semblables à Jésus qu’à Moïse, car la gloire n’est pas extérieure, mais la gloire se trouve à l’intérieur.’ Nous sommes littéralement transformés à l’intérieur, transfigurés à l’intérieur dans le même genre de gloire que Jésus a montrée, par l’œuvre du Saint-Esprit.

L’Esprit, lors du processus qui nous fait avancer sur le chemin de la sanctification, veut illuminer la Parole qui nous fait grandir. Il veut nous attirer dans l’intimité avec le Père, qui nous fait avancer sur le chemin de l’intimité, ce qui nous fait grandir. Puis Il veut nous révéler Christ dans une gloire si éclatante que nous voyons clairement où nous allons, et en nous concentrant sur cette image, alors que nous sommes pris dans le merveilleux de l’amour et de la louange, nous voyons l’Esprit de Dieu nous faire inexorablement avancer sur le chemin pour que nous devenions semblables à Lui. Quelle pensée !

Mais nous pouvons retarder cela. Nous pouvons l’éteindre aussi. Si vous ne vous préoccupez pas d’étudier la Parole. Si vous ne voyez pas la beauté de Christ. Si vous utilisez seulement la Bible comme un moyen pour résoudre tous vos problèmes. Si vous ne la laissez pas simplement vous révéler Christ. Si vous n’êtes pas humble et n’admettez pas que jusqu’ici vous n’êtes pas à la hauteur de la gloire de Christ, que vous avez désespérément besoin de voir Sa gloire, et d’avancer dans un nouveau niveau de gloire. L’orgueil spirituel vous retiendra, le manque d’humilité vous retiendra. Toutes ces choses éteindront, retarderont, empêcheront l’œuvre de l’Esprit et attristeront Son cœur.

Quatrièmement, pendant ce processus de changement dans votre vie, Il veut vous guider dans la volonté de Dieu. Il veut vous faire avancer dans la volonté de Dieu. Qu’est-ce que vous voulez dire par là ? Deux choses : premièrement, cela implique l’obéissance à la volonté que Dieu a révélée, l’obéissance à la volonté que Dieu a révélée, celle qui se trouve dans les Ecritures. Il veut vous faire avancer dans le domaine de l’obéissance. Il veut donner une impulsion à votre cœur, donner une impulsion à votre conscience, convaincre votre intelligence, vous stimuler. Dans Jérémie 10 :23, il est dit : « Je le sais, ô Eternel! La voie de l’homme n’est pas en son pouvoir; Ce n’est pas à l’homme, quand il marche, A diriger ses pas. » Jérémie disait en fait : ‘Je sais une chose, je ne peux pas diriger ma propre vie moi-même.’ Il avait raison. Il disait en fait : ‘Je ne peux pas diriger ma vie par moi-même. Je ne sais pas quelle direction prendre par moi-même.’ Puis il a crié au Seigneur et il a dit : ‘Seigneur, il faut que tu agisses. Il faut que Tu me guides sur les pas de Ta volonté. Je ne peux pas le faire par moi-même.’

Ezékiel 36:27 parle de cette première dimension, la promesse de Dieu dans la nouvelle Alliance : « Je mettrai Mon Esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez Mes lois. » Voila la réponse : ‘Je vais vous donner Mon Esprit dans la nouvelle Alliance au travers de Christ ; je vais vous donner Mon Esprit et Il vous conduira à M’obéir. » C’est ce qu’Il a dit. Il vous conduira dans l’obéissance. Il vous donnera l’impulsion nécessaire pour obéir à ce que dit la Parole.

Psaume 143 :10, c’est fascinant. « Enseigne-moi à faire Ta volonté! Car Tu es mon Dieu. » Puis ceci : « Que Ton bon Esprit me conduise sur la voie droite! » D’un côté, donc, l’Esprit nous enseigne à obéir à la Parole. D’un autre côté, l’Esprit nous conduit sur la voie droite. Vous vous demandez ce que cela veut dire ? Il s’agit de l’œuvre subjective de l’Esprit ; Ce n’est pas nécessairement lié aux Ecritures. L’Esprit nous conduit, nous donne une impulsion, nous oblige, nous convainc d’obéir à ce que nous savons des Ecritures. Mais l’Esprit va aussi au-delà de cela, et nous conduit au travers des circonstances de la vie, dans des domaines qui ne sont pas révélés dans les Ecritures. La Bible ne me dit pas où exercer mon ministère. La Bible ne me dit pas où prêcher. Dans ma vie, il y a beaucoup de domaines où l’Esprit doit me guider. Il me promet un chemin droit. Nous avons donc, d’un côté l’Esprit qui nous guide de façon objective, qui nous pousse à obéir à la Parole, et de l’autre, il nous guide de façon subjective au travers des circonstances, de la providence et lorsqu’Il parle à notre cœur, nous défie, et nous fait avancer sur le chemin des circonstances, des occasions, de la responsabilité. Ceci est dit magnifiquement et j’aime les paroles de cette affirmation particulière dans Esaïe 30. Laissez-moi vous lire les versets 20 et 21. « Le Seigneur vous donnera du pain dans l’angoisse, et de l’eau dans la détresse; » autrement dit, vous vivrez des choses difficiles. « Ceux qui t’instruisent ne se cacheront plus, Mais tes yeux verront ceux qui t’instruisent. » Puis : « Tes oreilles entendront derrière toi la voix qui dira: Voici le chemin, marchez-y! Car vous iriez à droite, ou vous iriez à gauche. » L’Esprit nous conduit ici d’une façon subjective. Vous allez entendre une voix dire, « fais ceci, ou ne fait pas cela. » Non pas une voix audible, mais une conviction intérieure forte. Alors que vous êtes dans la Parole et fidèle dans la prière, l’Esprit de Dieu murmurera à votre conscience, murmurera à votre esprit, « fais ceci, ne fais pas cela, fais ça, va par là, c’est ce que je veux. » Il fait cela au travers de vos désirs, de vos désirs spirituels, vos désirs purs. Il illumine votre intelligence, il agite votre cœur. « Reconnais le Seigneur dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. » Il vous fera contourner les obstacles, surmonter les entraves, et il aplanira le chemin.

Le processus de sanctification implique donc le progrès et signifie que je dois faire la volonté de Dieu. C’est-à-dire que premièrement, l’Esprit m’incite à obéir à la Parole de Dieu, en me convaincant et quelquefois en me châtiant, si je ne le fais pas. Puis, l’Esprit de Dieu ordonne la providence dans ma vie, les événements et les circonstances, et murmure dans ma conscience, au travers de mes désirs, et m’envoie dans la direction dans laquelle Il veut que j’aille. Tout cela me fait avancer dans le processus de la sanctification.

Nous pouvons éteindre cela aussi par l’égoïsme. ‘Je veux faire ce que je veux, et je veux le faire comme je le veux. Je ne veux pas obéir à ce commandement. Je ne suis pas intéressé à accomplir ce ministère’. Notre propre volonté, l’orgueil, ou l’apathie, l’indifférence, et le manque de sensibilité à Sa direction. ‘Je ne veux même pas vérifier auprès de Lui si c’est juste. Je ne suis pas intéressé’. Ces pensées éteignent l’Esprit.

Finalement, Il nous renforce intérieurement. Tout ce processus demande une force intérieure. Comme nous l’avons noté, ce n’est pas à l’homme d’ordonner les pas qu’il fait ; ‘je n’en ai pas la force’. Comme Zacharie le dit : « Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par mon Esprit, dit l’Eternel des armées. » Je ne peux pas faire cela par moi-même. C’est pourquoi Paul, dans éphésiens 3, a prié ceci : je prie que vous soyez « puissamment fortifiés par Son Esprit dans l’homme intérieur. » Ephésiens 3:16. La seule façon de faire la volonté de Dieu, la seule façon d’expérimenter l’amour de Dieu, la seule façon de voir plus loin que ce que vous pouvez demander ou penser, la seule façon de glorifier Christ dans l’église, est par la puissance qui vient du Saint-Esprit. C’est pourquoi, dans 2 Corinthiens 12, Paul dit : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. » La force vient de l’Esprit. Il nous communique Sa force lorsque nous sommes dans Sa parole, lorsque nous prions, lorsque nous obéissons. Même lorsque nous passons par des épreuves, nous nous reposons entièrement sur Lui, car Il est tout ce qui nous reste, Il est notre force.

Nous ne pouvons témoigner sans Sa force. Jésus dit : « Vous recevrez la puissance une fois que le Saint-Esprit sera venu en vous, puis vous serez mes témoins. » Vous ne pouvez remporter la victoire sur le péché sans Sa force, car vous ne pouvez pas le faire dans la chair. La chair ne peut pas surmonter la chair, seul l’Esprit peut la surmonter. Vous ne pourrez jamais remporter la victoire sur Satan, car les armes de notre guerre au sein de cette bataille ne sont pas de chair, mais ce sont de puissantes armes spirituelles qui nous sont données par l’Esprit. Nous ne pouvons avoir l’assurance de notre salut, car le salut est seulement sécurisé en vous par le sceau du Saint-Esprit. Nous ne pouvons pas servir Dieu efficacement en dehors de la puissance de l’Esprit. Nous ne pouvons pas louer Dieu dans les Psaumes ou les hymnes et les chants spirituels, ni chanter ou créer des mélodies au Seigneur dans notre cœur, à moins d’être remplis de l’Esprit. Nous ne pouvons pas avoir une relation juste au sein de notre mariage, dans la famille, ou dans un autre contexte, à moins d’être remplis de l’Esprit. C’est la puissance de l’Esprit qui nous permet de faire toutes ces choses.

Nous pouvons aussi éteindre l’Esprit par notre orgueil, notre manque d’humilité, lorsque nous ne reconnaissons pas notre faiblesse, nos besoins, notre dépendance. Nous pouvons éteindre cette œuvre de l’Esprit en mettant notre confiance en notre chair, en nos propres capacités. Tout type de péché retarde le tout. Pourquoi résoudre le problème du péché dans notre vie ? Car sinon, nous éteignons l’Esprit de Dieu, retardant ainsi notre progression spirituelle vers la sanctification, et nous attristons le cœur de l’Esprit, provocant le châtiment et la perte de bénédiction dans notre propre vie.

L’Esprit accomplit une grande œuvre. Illuminer la Parole, nous conduire dans l’intimité avec Dieu, nous montrer la gloire de Jésus-Christ, le but de notre vie, nous guider dans la volonté de Dieu, affermir notre ministère spirituel, dans notre service et notre combat. Il fait tout cela. Il est un Esprit puissant. Je pense que la somme de Son ministère n’est pas mieux décrite que dans Esaïe 11. Ecoutez cela, Esaïe 11:2 : le prophète décrit le Saint-Esprit ainsi : « Esprit de sagesse et d’intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l’Eternel. » Ce Saint-Esprit vous apportera la sagesse, l’intelligence, le conseil, la force, la connaissance, et il vous amènera à craindre et à louer Dieu. Il est le Saint-Esprit qui fait tout ce dont vous avez besoin. Qu’est-ce qui est plus nécessaire que la sagesse, la compréhension, le conseil, la force, la connaissance et la crainte de Dieu ? Nous n’avons pas besoin d’autre chose. C’est Son travail. C’est ce qu’Il veut faire dans notre vie.

Mais vous l’étoufferez si vous n’êtes pas remplis de l’Esprit, Ephésiens 5 :18, si vous ne marchez pas dans l’Esprit, Galates 5 :25. Ces versets décrivent la même chose. Etre rempli de l’Esprit signifie qu’Il me remplit, et contrôle tout. Marcher dans l’Esprit signifie simplement que j’ai mis les pieds sur le chemin qu’Il a tracé. Et lorsque nous marchons dans l’Esprit, l’Esprit fait Son œuvre de sanctification.

Nous ne voulons pas éteindre l’Esprit dans l’église d’aujourd’hui, mais nous le faisons à une grande échelle. Nous ne voulons pas éteindre l’Esprit dans notre vie personnelle, mais nous le faisons si nous ne permettons pas à l’Esprit de Dieu d’accomplir ces cinq choses qui nous font devenir de plus en plus semblables à Christ. Que Dieu nous aide à être fidèles pour ne pas éteindre ou attrister le Saint-Esprit. Prions.

Nous savons, Père, que la seule façon de dominer le péché qui reste en nous, nos désirs mauvais et nos tentations, est de marcher dans l’Esprit et d’en être remplis. Nous savons que le fait de ne pas marcher dans l’Esprit signifie retomber dans les actes de la chair, l’immoralité, l’impureté, la sensualité, l’idolâtrie, la sorcellerie, l’inimitié, la lutte excessive, la jalousie, la colère, les disputes, la discorde, la sédition, l’envie, l’alcoolisme, la beuverie et des choses comme ça. Nous savons que nous n’avons même pas besoin de choisir consciemment de faire ces choses ; si nous ne vivons pas sous le contrôle de l’Esprit de Dieu, elles nous arriveront. La seule défense contre la puissance négative de la tentation, du péché, et de Satan est la puissance positive de Ton Esprit. Seigneur, aide-nous à ne pas éteindre l’Esprit, mais à Lui donner toute la puissance d’action dans notre vie, d’agir comme Lui seul peut agir, afin d’accomplir notre sanctification, et de nous rendre comme Christ, au nom duquel nous prions. Amen.

FIN

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