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Comme vous le savez, nous étudions l'Evangile selon Luc et l'Evangile de Luc est un document convaincant et captivant dont nous avons apprécié chaque instant. Et j'ai beaucoup regretté, pendant que j'étais en vacances et tandis que j'étais en Italie, j'ai manqué l'Evangile de Luc. Je devrais normalement y retourner ce matin cependant, je suis incité à suivre une autre direction. Au cours des derniers mois, tandis que nous étudiions l'Evangile de Luc, j'ai quelques fois mentionné que je me sentais poussé à écrire un livre sur la délivrance. Vous vous rappelez m'avoir entendu quelques fois dire cela?

Et cette fois-ci, tandis que j'étais en déplacement, j'ai beaucoup lu et réfléchi. L'un des avantages à s'éloigner d'ici c'est de ne plus être si littéralement écrasé par toutes les exigences qui sont tout autour de moi. J'ai du temps pour penser aux choses sur lesquelles je veux réfléchir et pour lire sur les domaines sur lesquels je n'aurais peut-être pas lu en temps normal. Et le sujet de la délivrance est beaucoup resté dans mon esprit. Ainsi donc, tandis que j'étais en déplacement, j'ai beaucoup réfléchi, beaucoup médité et beaucoup lu sur ce thème. Et je suis donc vraiment contraint dans mon cœur de l'aborder ce matin et même au-delà de ce matin, un peu comme une parenthèse à notre étude de Luc. Et c'est l'Evangile selon Luc et le ministère de Jésus, qui constitue un ministère de délivrance, comme nous l'avons appris dans notre session dans Luc que nous examinons au chapitre 4, qui m'ont vraiment poussé à commencer à penser au sujet de la délivrance. J'ai ainsi intitulé cette petite étude: “La Délivrance: la Doctrine Négligée”. “La Délivrance: La Doctrine Négligée”. Et ce matin, je vais en réalité me contenter de vous présenter ce sujet. Ce n'est pas vraiment un sermon en soi; ce n'est certainement pas la somme de tout ce que je voudrais dire. Il s'agit davantage d'une introduction.

L'un des mots importants de la Bible est le terme “délivrance”. Il n'est pourtant pas très communément employé dans le vocabulaire chrétien. Je ne me souviens pas avoir jamais écouté un sermon sur la délivrance de toute ma vie. Je n'ai aucun souvenir d'avoir échangé avec des chrétiens qui parlent ma langue à un quelconque endroit du monde et qui aient employé le mot “délivrance”, à moins que cela n'ait été utilisé en lien avec les démons ou l'exorcisme. Le mot “délivrance” ne fait pas partie du vocabulaire chrétien, et pourtant il devrait. Le fait qu'il n'en fasse pas partie constitue véritablement un échec sérieux de notre part parce que la Parole nous ouvre une catégorie de vérités qui clarifie le plan rédempteur de Dieu de manière précise.

Vous rappelez-vous quand j'ai lu le Psaume 91 plus tôt dans ce service? Vous rappelez-vous qu'à trois reprises, Dieu est désigné comme le Libérateur qui délivrera Son peuple? En fait, le terme délivrance pourrait être le meilleur mot, le mot le plus complet et peut-être le mot le plus clair pour expliquer l'œuvre puissante et miséricordieuse/gracieuse que Dieu opère dans nos vies, en dépit de son usage peu fréquent. J'ai fait quelques recherches dans les livres de théologie, allant même jusqu'à consulter les index à la fin du livre dans l'intention de trouver une quelconque discussion sur la délivrance et n'en ai vu que très rarement. C'est un mot important, bibliquement parlant et c'est un terme important en langue anglaise. Nous comprenons tous le terme anglais « deliverance ». En fait, ce mot comporte une certaine connotation à l'aventure, n'est-ce pas? Le mot “délivrance” revêt un certain caractère dramatique. Et même en anglais, nous pensons à la délivrance et s'il nous était demandé d'en donner un synonyme, le mot qui nous viendrait tout de suite à l'esprit serait probablement sauvetage ou libération. Quand nous pensons à la délivrance, nous pensons à une personne qui est sauvée d'une situation de grave danger et c'est effectivement ce que le mot signifie. Il renvoie à une personne en situation de grand dilemme dont elle n'a aucune possibilité de s'extraire toute seule, et qui d'une certaine manière est secourue par une plus grande puissance. Et lorsque nous allons à la Bible, c'est exactement ce que nous retrouvons avec le mot “délivrance”. Il s'agit d'un terme riche. Comme je l'ai dit, c'est un mot qui a un caractère dramatique et aventureux.

Maintenant, dans l'Ancien Testament, il y a trois mots hébreux qui sont traduits par “délivrer”. Le premier est natsal, et il signifie essentiellement secourir ou délivrer. Il est employé pour désigner le secours ou la délivrance physique. Par exemple, dans Exode chapitre 3, Dieu dit, verset 8: “Je suis descendu pour le[Israël] délivrer” C'est-à-dire pour les secourir, pour les sortir du pays et les conduire dans un pays bon et spacieux, à savoir le territoire de Canaan. Ainsi, Dieu est venu secourir, délivrer d'une manière dramatique et aventureuse, les enfants d'Israël de l'esclavage égyptien et les conduire dans la terre promise. Le mot natsal est donc employé pour ce genre de délivrance et secours littéral et physique.

Natsal est également utilisé plusieurs fois pour parler de la délivrance spirituelle. Il est employé dans ce sens à plusieurs occasions dans les psaumes: Psaume 39:9, Psaume 51:16, Psaume 69:15, Psaume 79:9, et d'autres psaumes. Tels sont les versets dans lesquels Natsal est utilisé pour indiquer une sorte de sauvetage, de libération du pécheur du jugement, du péché, et cetera.

Deuxièmement, il y a le mot palat. Ce terme est également un terme hébreu qui constitue un synonyme de natsal. Il signifie sauver ou délivrer. Il est employé dans ces passages poétiques de l'Ancien Testament. En fait, son usage se limite à la poésie de l'Ancien Testament. Vous le trouvez donc très très souvent dans les psaumes, à quelques autres occasions dans des endroits où la poésie est intégrée dans l'Ancien Testament. Il signifie, une fois encore, délivrer ou délivrance et pourrait même se traduire par “échapper”.

Il existe un troisième terme, yasha, et c'est le terme le plus usuel. Il signifie délivrer ou sauver ou secourir. Exactement la même chose. Il est traduit par délivrer ou sauver dans la plupart des cas.

N'importe lequel de ces mots comporte la même idée: l'idée d'un sauvetage, l'idée d'une délivrance à caractère dramatique d'une personne se trouvant dans une situation dangereuse sur laquelle elle aurait très peu de contrôle. Et en général, lorsque ces mots sont employés dans l'Ancien Testament, tous les trois, c'est Dieu le Libérateur tandis que l'homme est celui qui est délivré. Dieu est le sauveteur et l'homme la personne qui est secourue. Ainsi donc, ce concept de délivrance constitue l'un des concepts les plus importants de l'Ancien Testament. Dieu, le Libérateur, l'homme le libéré et c'est Dieu qui fournit le plan de rédemption.

Quand on arrive au Nouveau Testament, rien ne change. On passe de la langue hébraïque au grec dans lequel le Nouveau Testament a été écrit et on retrouve un terme familier dans le Nouveau Testament, sozo. Tout étudiant de la Bible, n'importe quel étudiant du Nouveau Testament connaît ce mot et il est très souvent traduit par sauver, sauvé ou salut. Et il signifie être secouru ou être délivré. En fait, lorsque la Bible parle dans le Nouveau Testament de salut, ou être sauvé, la plupart du temps, il utilise le mot sozo. Il peut signifier libération physique. Il pourrait signifier une réelle rescousse d'un individu en situation de danger terrestre. La plupart du temps, cela fait référence à la délivrance d'un danger spirituel et c'est le terme qui est communément traduit par sauver ou salut. Il y a un autre terme du Nouveau Testament, rhuomai, employé environ 18 fois dans le Nouveau Testament. Il a le même sens. Il signifie délivrer ou secourir. Paul utilise ce terme dans Colossiens 1:13 lorsqu'il déclare: Dieu “nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour”.

Vous avez donc ces deux termes du Nouveau Testament et il y a les mots de l'Ancien Testament qui tous traitent de cette notion d'être délivré, d'être secouru, être extrait d'une situation de danger et mis dans une meilleure position. La délivrance constitue donc, de toute évidence, une idée biblique cruciale. Et malheureusement, elle a en quelque sorte été étouffée sous une terminologie familière, très souvent, être sauvé et salut. Et, bien que ces termes soient importants et aient du sens pour nous, ils ne constituent pas des termes courants dans notre langue vernaculaire anglaise. Le mot “délivrer” est un mot beaucoup plus courant dans le concept de la délivrance, compris plus facilement en anglais que le terme salut. En fait, nous utilisons rarement le mot “sauvé”, il me semble, sauf pour faire allusion à quelque chose qui est épargné, c'est-à-dire, mis en sécurité, quelque chose comme un compte quelque part, ou quelque chose qu'on garde pour un usage ultérieur. La plupart du temps, on n'utilise pas le mot “sauvé” pour parler des êtres humains qui sont secourus et extraits d'un danger; on a plutôt tendance à employer le mot « secouru » ou libéré dans ce cas.

Ainsi, nous parlons de Dieu en tant que Celui qui porte secours. Dieu en tant que Sauveur. Dieu qui apporte un plan de délivrance et c'est pour cette raison que le psaume 68 verset 20 dit: “Béni soit le Seigneur chaque jour ! Quand on nous accable, Dieu nous délivre.” Le Psaume 40 au verset 18, “Tu es mon aide et mon libérateur : Mon Dieu, ne tarde pas!” Cela est également cité au Psaume 70 verset 5. Dans les termes familiers du psaume 144 versets 1 et 2: “Béni soit l'Eternel, mon rocher, qui exerce mes mains au combat, mes doigts à la bataille, mon bienfaiteur et ma forteresse, ma haute retraite et mon libérateur, mon bouclier, celui qui est mon refuge”.

Maintenant, chaque fois qu'en lisant votre Bible, vous rencontrerez les termes “sauvé”, “sauver”, “salut” ou “Sauveur”, vous pouvez les remplacer par une forme du mot délivrer parce que c'est exactement le sens visé. Cela va nous aider à mettre l'emphase sur ce que le salut est réellement: une délivrance. Lorsque quelqu'un devient chrétien, il est délivré de certaines choses très dangereuses et fatales, des choses qui constituent un danger mortel pour l'âme éternelle. Le véritable salut, l'œuvre de Dieu, est par conséquent la délivrance. C'est le secours dramatique du pécheur des éléments de la vie qui menacent de le détruire et de le condamner. Notre rôle à travers l'œuvre d'évangélisation constitue donc une oeuvre de sauvetage. Nous avons été envoyés de la part de Dieu vers les pécheurs pour leur annoncer que Dieu a un plan de sauvetage. Dieu qui, par nature, est un Sauveur, l'unique Sauveur, dispose d'un plan de rédemption grâce auquel Il sauvera le pécheur de toutes ces choses qui le condamnent.

En fait, il n'y a peut-être pas de meilleur manière de comprendre la puissance de l'Esprit de Dieu dans la vie du pécheur qui parvient à la foi que de comprendre que l'Esprit opère une oeuvre de délivrance. Lorsque nous parlons de conversion, lorsque nous parlons de régénération, lorsque nous parlons de la nouvelle naissance, être né de nouveau, la nouvelle vie, la transformation, lorsque nous abordons ces questions de grâce, nous parlons en réalité d'être délivrés de certaines choses.

En fait, la délivrance, comme nous le verrons dans cette série, définit ce que cela signifie que d'être chrétien. Un chrétien est une personne qui a été, écoutez, délivrée de manière permanente de certaines réalités mortelles et accablantes. C'est ce qui définit un chrétien. Un chrétien n'est pas quelqu'un qui dit croire en Jésus-Christ. Un chrétien n'est pas une personne qui prononce une certaine formule en guise de prière. Un chrétien, ce n'est pas une personne qui va à l'église ou appartient à une certaine institution chrétienne. Un chrétien, ce n'est pas quelqu'un à qui l'idée de Dieu ou de Jésus fait plaisir. Un chrétien est une personne qui a été quoi? Délivrée. C'est absolument crucial de le comprendre parce qu'il y a tellement de confusion aujourd'hui au sujet de l'identité du chrétien. La réponse est: les chrétiens sont des personnes qui ont été délivrées.

Maintenant, nous ne parlons pas ici de la justification qui constitue un élément juridique, qui constitue une déclaration divine et qui est évidemment essentiel. Il s'agit d'une comptabilité de Dieu par laquelle Il met la justice à notre crédit et positionne notre péché sur le compte du Christ qui en paie la pénalité. C'est juridique. il s'agit d'un acte juridique de la part de Dieu. Nous n'en parlons pas parce que ce n'est pas manifeste. Ce n'est pas visible. Nous ne pouvons pas reconnaître un chrétien à partir de la déclaration légale de Dieu. La seule manière par laquelle nous pouvons identifier un chrétien c'est par une vie transformée. Ainsi, pour pouvoir savoir qui est croyant ou non, nous devons examiner et voir si cette personne a été délivrée.

C'est crucial. Car, comme l'a dit Jésus dans Matthieu 7, plusieurs Lui diront au jour du jugement: “Seigneur, Seigneur, Tu sais que nous avons fait ci et ça en Ton Nom. Nous avons prophétisé en Ton nom, nous avons chassé des démons en Ton nom”. Et Il leur dira: “Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité”. Il y a donc des gens qui se trompent lourdement sur leur condition spirituelle. Ils pensent appartenir au Seigneur alors qu'il n'en est rien. Il se peut qu'ils croient en Jésus, il se pourrait qu'ils croient un certain nombre de choses à Son sujet, ils pourraient fonctionner d'une certaine manière en Son nom mais le fait est qu'ils n'ont jamais été délivrés.

C'est pour cela que 2 Corinthiens 13:5 dit: “Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi”. Assurez-vous que vous êtes un chrétien authentique. Eh bien, qu'est-ce que vous recherchez? Vous ne pouvez pas chercher une déclaration légale de Dieu. Vous ne pouvez pas chercher quelque chose que Dieu fait de Son propre chef. Vous devez regarder à votre vie pour examiner si vous êtes ou non un chrétien et vous ne pouvez pas vous contenter de regarder en arrière à un certain moment de la vie où vous avez dit une prière ou emprunté une allée, ou levé votre main, ou répondu à une invitation, ou ressenti une certaine pulsion ou ressenti une certaine émotion. Vous devez regarder et poser la question: “ai-je été”, quoi? “délivré?” Parce que Dieu est un libérateur qui a développé un plan de rédemption grâce auquel Il délivre les pécheurs de tous ce qui les conduisait à leur perte. C'est pour cette raison que Romains 11:26, une déclaration puissante, dit: “Le libérateur viendra et il éloignera l'impiété”. C'est donc cela la délivrance. “Le libérateur viendra de Sion, Et il détournera de Jacob les impiétés”. Et plus loin dans le même verset, il est dit: “Et ce sera mon alliance avec eux, lorsque j'ôterai leurs péchés.” Il y aura une délivrance ici et ce sera une délivrance qui détourne un individu de l'impiété vers la piété, et du péché vers la justice. Il s'agit d'une véritable délivrance.

Laissez-moi à présent mettre ceci dans un contexte actuel. Je pense que vous me connaissez suffisamment pour savoir que ma passion c'est d'enseigner la Bible. Mais autant j'ai la passion d'enseigner la Bible, autant j'ai une passion pour l'église. Ce qui se dégage de l'image globale de l'église c'est que l'église est dans des problèmes sérieux. Je ne parle pas de notre église locale. Je parle de l'église évangélique, entre guillemets. C'est un très grave fléau qui frappe l'église d'aujourd'hui et cela constitue une grande souffrance pour moi. Je suis sûr que je suis affligé dans mon propre cœur parce que je comprends suffisamment la Bible pour savoir ce que le Seigneur voudrait que l'église soit, et ce n'est pas du tout ce qu'elle est.

On me pose toujours des questions, et je vais voir si je suis capable de me frayer un chemin dans ce contexte. On me pose toujours des questions lorsque je voyage. Vous me posez beaucoup de questions et quand je me rends à d’autres endroits, les gens me posent tout le temps des questions. Des questions sur la Bible et sur des sujets relatifs aux Ecritures. Et il y a cette question qui revient tout le temps : “D’après vous, quel est le problème primordial auquel l’église est confrontée ?” Cette question m’a été posée plusieurs fois par des italiens mais également par des gens qui appartenaient à notre groupe. Ils m’ont demandé : “Qu’est-ce qui, d’après vous constitue le problème fondamental auquel l’église est confrontée ?” On me pose toujours cette question et j’y réponds presque toujours de la même manière. La question primordiale à laquelle l’église est confrontée est le manque de discernement. C’est le principal problème auquel l’église fait face. L’église ne fait pas la différence entre la vérité et le mensonge. Elle a un système immunitaire défectueux. Elle est atteinte de SIDA spirituel. Elle n’est pas capable de combattre l’erreur parce qu’elle ne connaît pas la vérité. Elle ne dispose pas d’un nombre suffisant d’anticorps de vérité pour lutter contre le mensonge. L’église est ignorante. Elle est tout bonnement inculte. Et par conséquent, elle est facilement en proie à l’erreur. Il s’agit d’un problème très sérieux.

La mauvaise doctrine, une connaissance peu profonde, superficielle de l’Ecriture, tout genre d’individus sans aucune vocation, sans qualification qui se tiennent au pupitre et que Dieu n’a jamais envoyées, comme les faux prophètes dont parle Jérémie et qui n’ont pas la Parole de Dieu et qui ne la comprennent pas, inventent tout genre de choses auxquelles l’église adhère. Une connaissance superficielle de l’Ecriture, une mauvaise doctrine et tous genres d’erreurs inondent l’église et handicapent le discernement. Et ce qui aggrave la situation c’est qu’il y a un mouvement selon lequel la tolérance de tout ceci constitue l’expression la plus pure de l’amour chrétien, n’est-ce pas ? Et si vous remettez ces gens en cause et remettez en question ce qu’ils disent en affirmant que ce n’est pas vrai et que cela constitue plutôt une erreur, alors vous manquez d'amour, vous êtes séparatiste et compromettez l’unité de l’église. Et c’est ainsi que l’erreur envahit l’église. L’église, de par son ignorance théologique et biblique, est incapable de combattre l’erreur. Et la tolérance est ainsi élevée comme vertu suprême qui favorise et encourage le problème.

Cela va en contradiction avec le commandement de 1 Thessaloniciens 5 :21-22 : «Mais examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; abstenez-vous de toute espèce de mal. » L’église s’est mise dans une situation où elle n’est plus capable de distinguer entre la Parole de Dieu et les mensonges de Satan. C’est triste. C’est triste.

Maintenant, permettez-moi de creuser un peu plus cette question. De tous les problèmes de discernement, et il y en a plusieurs, il y a beaucoup de confusion à l’église, il y a beaucoup d’erreur au sein de l’église sur beaucoup de choses. Il y a tout genre de conception de l’œuvre du Saint-Esprit, de la personne du Saint-Esprit. Tous genres de points de vue sur divers passages de l’Ecriture : les paradigmes de la sanctification, les formes de baptêmes, les dons spirituels, les conceptions du salut, des avis sur les desseins et l’œuvre de Dieu, sur la souveraineté divine, sur la volonté humaine. Tous genres de visions sur tous genres de choses. L’église ne manque pas seulement de discernement, la volonté d’avoir du discernement lui fait également défaut.

Mais de toutes les questions importantes, il y en a une en tête de liste. Si nous devons avoir du discernement au sujet de quoi que ce soit, il y a une chose que nous devons discerner et c’est celle-ci : qui est chrétien ? C’est la plus cruciale de toutes. C’est la question la plus cruciale de toutes. En tête de ma liste des choses à discerner se trouve : nous devons savoir qui sont les véritables chrétiens. Car, si nous ne le savons pas, alors nous invitons l’ennemi dans le camp. Maintenant, comme vous le savez, j’ai été partout dans le monde et j’ai eu des tas de discussions avec plusieurs dirigeants chrétiens et j’ai beaucoup lu sur l’église, l'histoire de l'église et la théologie de l'église. J'ai été partout et je peux seulement vous dire ceci. A l'heure actuelle, aujourd'hui, et c'est ainsi depuis longtemps, à travers le XXème siècle. Le plus grand problème de l'église constitue son incapacité et sa réticence à distinguer les vrais chrétiens des faux. Cette situation est en train de tuer l'église.

Vous parcourez le monde entier et rencontrez des gens qui disent être chrétiens. J'ai été en Europe de l'Est et j'ai vu l'église orthodoxe qui de par sa propre définition constitue une église chrétienne. Ils pensent être les seuls véritables chrétiens de l'Europe orientale. Et ensuite, vous vous rendez en Europe de l'Ouest et plus tôt cette année en France, et au cours des dernières semaines en Italie et il y a cet énorme système monolithique qu'on appelle l'église catholique qui se prend pour l'unique véritable église chrétienne de la planète. C'est une chose qu'ils le croient et c'est autre chose pour Billy Graham que de déclarer que le Pape est un chrétien exceptionnel, toute autre chose pour lui que de tenir une campagne d'évangélisation et d'inviter tous les catholiques à coopérer. C'est une chose si Bill Bright affirme que le Pape est un excellent et un chrétien exceptionnel. C'est autre chose si les gens de l’ECT, qui constituent des dirigeants chrétiens en Amérique, embrassent les catholiques romains et affirment que nous aimons tous le même Christ et servons tous le même Dieu de la même manière. Et ils sont tous nos frères et sœurs en Christ. C'est une chose si ces institutions chrétiennes existent mais autre chose si ces gens qui sont chrétiens les embrassent comme si elles étaient toutes de véritables chrétiens. Cela efface la ligne de séparation, invite l'ennemi dans le camp et ravage tout simplement l'église.

Vous pouvez allumer votre télévision et regarder TBN. Tous ceux qui s'y présentent sont embrassés comme chrétiens alors que c'est plein de faux enseignants et de personnes qui de toute évidence n'ont pas été délivrées. C'est l'idée selon laquelle quiconque croit en Jésus est chrétien. Et si vous voulez aller au-delà, alors vous êtes en quelque sorte un problème et vous êtes séparatiste et schismatique. L'anglicanisme libéral en Angleterre a connu son apogée dans les années 60. Il y avait des évangéliques au sein de l'église anglicane et ils se sont dits: “Eh bien, nous devons intégrer l'église anglicane, nous saisir de ce truc et faire un partenariat avec ces frères. Ce sont nos frères. Nous ne pouvons pas laisser des choses nous diviser. Nous sommes tous une église”. Et c'est David Martyn Lloyd-Jones qui s'est levé et a dit: “Vous vous trompez. Vous devez vous séparer.” Et il a été vilipendé, il a été marginalisé et il a été expulsé et pourtant, comme le temps l'a démontré, il avait raison. En effet, tout le caractère évangélique qui s'y trouvait a succombé au pouvoir du libéralisme et à la pollution de l'église. Vous pouvez examiner les dénominations américaines: les dénominations historiques presbytériennes des presbytériens et les Méthodistes et les Episcopaliens et même plus largement les Luthériens et les autres et vous constaterez l'énorme glissement.

Et cela remonte en arrière. Ils ont invité des gens à enseigner dans leurs écoles et dans leurs séminaires. Ils disaient qu'ils étaient chrétiens, mais ce n'était pas le cas. Ils ont fait leur entrée, ont volé les institutions et les ont directement envoyées aux égouts. C'est quelque chose de fatal. Et à présent, vous avez même des églises évangéliques qui conçoivent leurs églises de manière à mettre les non-croyants à l'aise. C'est quelque chose d'effrayant. Et je suppose, j'ai le sentiment à ce niveau, que je n'ai rien à perdre de toute manière. Je vais devoir rendre compte à Dieu. C'est tout simplement le moment de se lever et de dire que ceci doit être soumis au test de l'Ecriture. Vous pouvez avoir ce qu'on appelle Amsterdam 2000; vous pouvez avoir 5000 soi-disant évangéliques et célébrer toute cette unité mais qui cherche à savoir si ces gens sont vraiment chrétiens? Ils sont issus du catholicisme, des groupes orthodoxes, des groupes marginaux et de tout genre de groupes bizarres et même de certaines sectes. J'ai parlé à un type cette semaine qui a dit qu'il pensait qu'il y aurait beaucoup de Mormons au ciel. Cela continue de s'intensifier et je suppose que le moment est venu de se lever et dire qu'une ligne doit être tracée.

La question de savoir qui est véritablement chrétien se trouve au centre de la vie de l'église et du ministère. Ceci doit être protégé. Il n'y a pas de communion entre la lumière et les ténèbres, n'est-ce pas? 2 Corinthiens 6. Il n'y a pas d'entente entre Christ et Satan. Deux personnes ne peuvent pas marcher ensemble à moins de quoi? Se mettre d'accord. Vous devez sortir du milieu d'eux et vous séparer et éviter de toucher à ce qui est impur. Et pourtant l'église est en train d'absorber tout cela. Et à présent c'est troublant que l'église elle-même ne sache plus qui est chrétien et franchement, je ne pense pas que cela les dérange particulièrement tant que vous dites croire en Jésus.

Un ami, Iain Murray, qui est un théologien talentueux et un grand biographe a rédigé la biographie de Martyn Lloyd-Jones en deux grands tomes. Il a également écrit sur Jonathan Edwards et plusieurs autres. C'est un anglais très respecté qui est venu ici plusieurs fois. Nous avons passé de nombreuses heures ensemble. Il a écrit un nouveau livre intitulé “Evangelicalism Divided” (L'Évangélisme Divisé) dans lequel (et je l'ai lu, je l'ai tout simplement dévoré au cours des dernières semaines quand j'étais en Italie, dans l'avion, à l'arrière du bus, dans la chambre, partout tout simplement parce que cela me consumait). Murray retrace le déclin de l'évangélisme au XXe siècle et il s'agit d'un livre d'histoire très très révélateur. Et Murray dit (et je pense qu'il a absolument raison), il dit que l'incapacité de l'église évangélique à distinguer entre un chrétien et un non-chrétien est : “le plus grand échec du christianisme professant dans le monde anglophone au vingtième siècle.” Fin de citation.

Il comprend les implications. Si vous redéfinissez les non-chrétiens en tant que chrétiens, vous effacez le signe distinctif de l'église et créez par conséquent un environnement dans lequel vous devez tolérer l'erreur parce que ces gens représentent l'erreur. Il écrit plus loin, c'est très important et pertinent: “la santé de l'église”, et il parle en tant qu'historien ici, après l'avoir soigneusement pisté, “la santé de l'église a toujours été proportionnelle au degré de précision et de clarté de la différence qu'on fait entre un chrétien et un non-chrétien.” Absolument vrai. Le point de départ de l'église consiste à être absolument clair sur qui est sauvé et qui ne l'est pas. Si nous ne sommes pas clairs là-dessus, alors nous ne savons pas qui est de notre côté et nous ne savons pas qui nous avons besoin d'atteindre/de toucher.

Dès l'instant où Dieu s'est mis à se constituer un peuple, Satan, a commencé ses ingérences. Depuis l'époque où les démons ont cohabité avec les filles des hommes en Genèse 6, Satan essaie de polluer et de tout brouiller au point de semer l'ivraie parmi le blé. Et c'est absolument vrai. Murray dit: “L'opposition la plus insidieuse à l'évangile provient des églises mondaines.” Je vais dire cela aussi simplement que je peux. L'évangile est plus souvent attaqué sur TBN qu'il ne l'est sur NBC. Cela a été l'héritage du libéralisme qui a été embrassé par les soi-disant “évangéliques”. Cela a été l'héritage du charismatisme où la théologie/doctrine et je ne parle pas de tous, mais pour la majorité, où le Mouvement tolère tous les points de vue. Cela a été l'héritage du mouvement pragmatique convivial. Cela a été l'héritage de l'œcuménisme évangélique qui cherche à récupérer l'orthodoxie et le catholicisme et tout le monde.

Et la confusion part des racines à la cime. J’ai parlé avec les grands penseurs du monde évangélique, si vous voulez, et ils ne sont même pas disposés à se préoccuper de qui est vraiment chrétien. Et même mes échanges avec J.I. Packer, qui est un théologien et un écrivain si capable et si doué, lorsque je lui ai demandé: “A quel critère reconnaissez-vous un véritable chrétien?” Tout ce qu'il a pu me dire c'est: “Bonne question”. Pour la plus grande partie du vingtième siècle, les dernières 50 ans, il y a eu un effort soutenu d'inventer et de promouvoir une définition populaire du christianisme qui n'est ni biblique ni légitime en vue de remplir l'église de non-chrétiens. Et nous devons récupérer l'identification d'un véritable chrétien et cela signifie que nous devons revenir à la doctrine de la délivrance. C'est ça, la connexion. En effet, si vous comprenez la doctrine de la délivrance alors vous avez un critère qui permet de savoir qui est chrétien et qui ne l'est pas. Et nous ne pouvons évidemment pas connaître le cœur.

On ne peut pas être certain au sujet de tous. Ce n'est pas dans nos cordes. Nous ne pouvons pas toujours distinguer entre le blé et l'ivraie. Mais c'est vrai que même Jésus a dit: “Par leurs fruits vous”, quoi? “Vous les reconnaîtrez”. Il y a donc une marque dans la vie d'un individu qui permet de savoir s'il a été ou non délivré. Et une telle délivrance, écoutez, constitue l'expérience commune à tous les croyants en Christ. Il y a un changement radical dans leur vie personnelle. Nous ne revenons pas sur les questions juridiques; nous parlons d'une transformation réelle. Il y a un changement radical dans leur vie personnelle, leur nature personnelle et ceci est l'oeuvre du Saint-Esprit. Ils sont des nouvelles créatures et ils ont été délivrés de certains dangers spécifiques en vue d'adopter des nouveaux modèles de comportement bien précis.

Et soit dit en passant, ce n'est vraiment rien de nouveau. Remontez à Thomas Scott qui a écrit ceci dans les années 1820, il y a de cela deux cents ans: “Je dirai que, quelle que soit l'obscurité qui peut se trouver dans la compréhension d'un individu, s'il ne se sent et ne se comporte pas comme un pécheur, condamné à juste titre pour avoir violé une loi juste; c'est-à-dire, à moins de voir en lui la repentance et le brisement, et à moins qu'il n'espère le salut par pure grâce; c'est-à-dire qu'il se considère lui-même comme un pécheur et voit la grâce comme son seul espoir” et il dit, « comme réconcilié à Dieu, aimant servir Dieu, recherchant la sainteté, cette sainteté que la loi exige et vivant par conséquent dans la sainteté, la sincérité et la vérité, il ne peut être sauvé, d'après la Bible.” Que disait Thomas Scott? Il disait en essence qu'un individu n'est pas sauvé si sa vie n'est pas changée. S'il est sauvé, il a été délivré et il aimera Dieu, il aimera le service à Dieu, il aspirera à la sainteté, il vivra d'une manière sainte dans la sincérité et la vérité, dans le cas contraire, il n'est pas sauvé. Il abordait les mêmes questions il y a de cela 200 ans. Pourquoi? Parce que Satan cherche toujours à embrouiller l'église sur qui est sauvé pour pouvoir s'infiltrer et prendre le contrôle, comme il l'a fait dans tant d'institutions et de dénominations. Iain Murray écrit une fois de plus, “D'après l'histoire, lorsque les églises se sont remises de l'apostasie, comme au moment de la Réforme et le dix-huitième siècle du réveil évangélique”, c'est-à-dire de l'époque de Wesley jusqu'à Jonathan Edwards, “Lorsque les églises sont revenues, cela a toujours été”, j'aime ça, “grâce à un retour à une prédication et une pratique discriminatoire.”

Ce qu'il veut dire c'est ceci : chaque fois qu'il y a eu une restauration subséquente à un temps d'apostasie, cela s'est produit quand la prédication est devenue discriminatoire. Qu'est-ce que cela signifie discriminer? Si vous dites que vous discriminez, qu'est-ce que cela signifie? Si vous dites, vous entendez les gens dire: soyez un acheteur discriminatoire (acheteur averti), qu'est-ce que cela veut dire? Cela veut dire que vous êtes capable de choisir le meilleur parmi plusieurs, n'est-ce pas? Vous savez discriminer. Ça signifie discerner. Le seul espoir de l'église est une prédication discriminatoire, perspicace. Je ne pense pas qu'il y ait une quelconque réponse organisationnelle. Je ne pense pas que nous ayons besoin de tenir plus de réunions, plus de séminaires. Nous avons besoin des prédicateurs qui vont se lever et prêcher des messages discriminatoires. Et Murray déclare: “Au vu du grand déclin des églises anglophones au vingtième siècle, le principal besoin est redevenu de réaffirmer le sens d'être un chrétien.” Génial. Le besoin primordial de l'église est une prédication discriminatoire principalement orientée sur la question de qui est un chrétien.

Je ne me soucie pas de savoir combien vous êtes connu en tant que dirigeant évangélique. Affirmer que les catholiques romains et le pape sont des chrétiens merveilleux n'est pas discriminatoire. Cela remet en cause les capacités à discerner d'un individu. Et quelques fois, je me demande si ceux qui ne parviennent pas à reconnaître la véritable église ne manquent pas d'y arriver parce qu'ils n'en font pas partie, eux-mêmes. Je sais que ceux qui n'en font pas partie ne peuvent pas la discerner parce que l'homme naturel ne comprend pas les choses de Dieu. Je ne m'attends pas à ce que les non-chrétiens se montrent discriminatoires au sujet de l'église, mais je m'attends à ce que les chrétiens aient du discernement par rapport à l'église. On a pourtant des personnes qui se sont élevées dans les milieux évangéliques et qui ont donné une définition générale de l'évangélisme qui manque de discernement. Et ce dont nous avons besoin c'est exactement ce que Murray dit: nous devons avoir une prédication discriminatoire. Le moment est venu de fixer à nouveau les limites, et cela signifie, je le crains, être impopulaire.

Et on me demande: Pourquoi est-ce que les gens font ceci? Pourquoi se compromettent-ils? Pourquoi ne font-ils pas preuve de discernement? Pourquoi ne disent-ils pas ce qui devrait être dit? Pourquoi ne disent-ils pas: ceci n'est pas une institution chrétienne, ces gens ne sont pas chrétiens? Pourquoi ne fixent-ils pas des limites claires? Pourquoi ne le font-ils pas? Et la seule réponse que je peux apporter et je pense que c'est une réponse générale, et Murray dans son livre est d'accord avec moi sur ce point: la peur d'être exclu. C'est la peur de l'homme. C'est le désir de popularité. C'est le désir d'être accepté par le plus grand nombre de personnes possible. C'est le désir d'une réputation. C'est le désir d'éviter d'être marginalisé et poussé dans un coin. C'est le désir d'être tolérable et tolérant étant donné qu'il procure un certain niveau de popularité. Parce que cela permet de grimper l'échelle sociale du monde chrétien. Et ils recherchent ainsi l'approbation humaine. C'est impressionnant comment ils peuvent rechercher l'approbation humaine au détriment de l'approbation du Seigneur de l'église. En fait, si vous essayez d'être un prédicateur discriminant/(qui fait la part des choses), si vous tentez d'exposer la vérité dans une situation alors vous constituez un problème.

Mais ce n'est pas non plus nouveau. John Wesley dans le Tome 8 de “Wesley's Works” (Les Œuvres de Wesley), a déclaré: “De nos jours, être un vrai chrétien c'est réellement devenir un scandale”. Wesley se trouvait au milieu de l'apostasie, l'église apostate d'Angleterre au XVIIIe siècle, un véritable chrétien prêchant le véritable Evangile, et étant si scandalisé que cela a finalement conduit à la persécution des vrais chrétiens. Cela pourrait se passer ainsi mais n'est-ce pas curieux que l'église ait persécuté les véritables croyants? Vous savez, ceux qui sont venus ici et ont fondé l'Amérique, étaient en quête d'une liberté religieuse, le saviez-vous? Parce qu'ils étaient persécutés, non pas par le monde laïc, ils étaient persécutés par qui? L'église, l'église apostate.

Comment allons-nous donc déterminer de manière claire qui est un chrétien véritable? Eh bien, la manière la plus simple et la plus biblique de le faire que je connaisse consiste à réaliser que la véritable église est l'association vivante de ceux qui sont délivrés. Je ne pense pas qu'il s'agisse forcément d'un nom glorieux pour une église, La Première Eglise des Délivrés, mais c'est cela l'idée. La véritable église constitue une assemblée vivante des personnes délivrées. A présent, comment savoir si quelqu'un est délivré? Eh bien, je vais vous le dire, la prochaine fois. Mais je vais déjà vous donner le plan d'étude parce que j'aimerais que vous l'ayez.

Tout d'abord, je commencerai par cinq types de délivrance. Les véritables chrétiens ont été délivrés du mensonge à la vérité, de l'erreur à la vérité. Cela me semble évident. Deuxièmement, ils ont été délivrés du mensonge pour la vertu ou de l'impiété pour la piété. Troisièmement, ils ont été délivrés de la peur pour la joie; ils ont été délivrés de la peur à la joie, de la colère à la bénédiction. Quatrièmement, ils ont été délivrés de l'amour du monde pour l'amour de l'église. Et cinquièmement, ils ont été délivrés de Satan pour Dieu. Toutes ces choses sont visibles dans la vie d'un vrai chrétien. Vous voyez, cela n'a rien à avoir avec le moment ou le lieu où vous avez pris une certaine décision. Il ne s'agit pas d'appartenir ou de croire en Jésus d'une certaine manière. L'église est l'association vivante des personnes délivrées.

Vous savez, ceci nous ramène à l'Evangile. Et il s'agit véritablement d'un champ de bataille. Vous savez, cela fait quelques années que j'ai écrit “The Gospel According to Jesus” (L'Evangile Selon Jésus). Et j'ai écrit ce que je pensais qui serait tout simplement un bon livre qui affirme que Jésus est Seigneur. Si tu confesses que Jésus est Seigneur et crois dans ton cœur que Dieu L'a ressuscité des morts, tu seras sauvé, Romains 10, n'est-ce pas? C'est assez sécurisant. Confesser Jésus en tant que Seigneur. J'ai écrit ce livre et il a déclenché une tempête de feu et cela ne s'est toujours pas arrêté près de 15 ans après parce qu'il y a tellement de gens dans l'église qui pensent qu'on peut être sauvé sans avoir à confesser Jésus comme Seigneur. Et cela se lève à nouveau.

J'ai donc été en quelque sorte banni à plusieurs endroits à cause de ce point de vue très séparatiste qui consiste à affirmer qu'il faut confesser Jésus comme Seigneur pour être sauvé. Ce n'est qu'une des myriades de choses. Si vous essayez de faire la part des choses ou de faire preuve de discernement, ou de vous conformer à la Bible ou d'être clair ou précis au niveau doctrinal, vous exposez véritablement la vulnérabilité de ceux qui sont dans l'erreur. Il faut cependant le faire à cause de la vérité, pour préserver les âmes et au nom de la pureté de l'église.

Ça a été un long siège, vous savez, pour la vérité mais nous continuons de la proclamer et nous continuerons. Et je pense avoir décidé après ce dernier voyage que nous devons accélérer un tout petit peu parce que la confusion n'est pas seulement ici mais elle est exportée partout. Nous allons donc vous aider la semaine prochaine en parlant de ce à quoi ressemblent les personnes délivrées afin de vous permettre d'identifier un véritable chrétien.

FIN

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