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Qu’il est bon de revenir ouvrir la Parole de Dieu. Lorsque je suis absent, ne pas être à l’Eglise me manque profondément. Et je fais tout mon possible pour trouver une expérience qui remplacera l’Eglise de la Grâce. Quand j’ai dû rester à la maison et ne pouvais aller nulle part, ce qui a été le cas depuis que j’ai été opéré, j’étais pratiquement réduit soit à dépendre d’un membre de ma famille qui s’arrange pour que je puisse accéder par ordinateur à une transmission en live venant de l’Eglise de la Grâce, ce que j’aimais par dessus tout et qui n’arrivait pas assez souvent à mon goût ; soit, à d’autres occasions, je devais essayer moi-même de trouver quelque chose à la télévision qui comblerait le vide. Ce qui était un défi difficile.

J’aimerais que vous sachiez que l’Ecriture à laquelle je pense est profonde, simplement profonde, infiniment riche. Profonde au point de dépasser en excellence toute idée, philosophie, opinion, compréhension de tous les humains mis ensemble. Pourtant, il m’est presque impossible de trouver quelqu’un qui puisse exploiter les profondeurs de l’Ecriture.

Des opinions, il y en a plein. Des idées, il y en a plein. Mais il est presque impossible de trouver quelqu’un qui comprenne la beauté et l’élévation de l’Ecriture. Une prédication superficielle révèle une vue appauvrie de l’Ecriture, une compréhension superficielle de ses trésors immenses, immenses. Donc il est bon d’être ici, d’être avec ceux que j’aime et par qui je suis aimé ici à l’Eglise de la Grâce.

Ceci dit à propos des choses profondes de l’Ecriture, et il y en a beaucoup, je dois ajouter bien des notes à cela ! Hier j’ai lu un livre de Leland Ryken. Je vous le recommande. C’est un livre sur le travail de traduction en anglais. Il parle de la philosophie de la traduction, la philosophie de la traduction. Par exemple, pourquoi la King James, Nouvelle King James, NAS et ESV sont des traductions à équivalence formelle mot à mot, au contraire de toutes les autres traductions appelées « à équivalences dynamiques ». C’est un livre qu’il vaut la peine de lire si vous le trouvez en librairie.

L’auteur m’a envoyé un exemplaire à lire, mais il vaut la peine de le lire soi même pour comprendre qu’il existe des gens engagés dans la traduction de la Bible qui en ont une vue bien pauvre. Ils pensent que le pouvoir qui règne sur l’Ecriture est le lecteur contemporain, plutôt que l’auteur. Ainsi, le but de la traduction n’est pas de nous transmettre l’intention de l’auteur, mais de nous donner ce que le lecteur désire.

Ainsi, vous avez plusieurs traductions en anglais moderne. Toutes font que le lecteur est souverain, et ils veulent ainsi mettre la Bible dans le contexte moderne, la langue moderne, peu importe quelle était l’intention de l’auteur.

J’oserais dire que ce sont des traductions populaires. Elles envahissent la scène évangélique, et il y manque cette compréhension qu’en lisant la Bible vous voudriez être sûr de lire ce que l’auteur voulait, ce que le Saint-Esprit avait inspiré, et non ce qu’un comité contemporain essaie de penser que les lecteurs voudraient lire. C’est donc une question très importante, c’est à cela que tout se rapporte.

Nous sommes très reconnaissants, je suis très reconnaissant pour les influences reçues dans ma vie au cours des années de ministère, celles que nous avons eues ensemble ici à l’Eglise de la Grâce, et qui nous ont conduits à la conviction que nous désirons savoir ce que Dieu voulait dire par ce qu’Il disait, et nous voulons savoir ce qu’Il a dit à l’origine et comment Il l’a dit. Nous désirons que Lui soit le souverain sur Sa Parole, non le lecteur moderne.

Ainsi nous utilisons une traduction qui est une traduction littérale. Je prêche à partir de la NAS [New American Standard]. La Nouvelle King James se veut être une traduction littérale. Une version comme l’ESV, English Standard Version est peut-être plus poétique, avec des structures plus belles, est aussi une traduction à « équivalence formelle », mot à mot, plutôt que d’avoir une forme de paraphrase. C’est pour cela que nous utilisons plutôt les littérales comme la NAS ou la Nouvelle King James, qui est aussi un texte excellent à équivalence formelle.

Tournons-nous donc vers la Parole de Dieu pour y trouver tout ce que nous avons besoin de savoir. Et nous n’aurons pas besoin d’une Bible à humeur contemporaine. Nous n’avons pas besoin d’une Bible qui a été mise à jour pour nous. Nous pouvons revenir à l’original et y trouver tout ce dont nous avons besoin.

Et une des choses que nous avons besoin de comprendre est l’importance de l’adoration et, en regardant l’importance de l’adoration, nous voulons comprendre comment le dimanche s’y insère, comment le Jour du Seigneur y trouve sa place. J’ai donné un message sur le sabbat parce que des gens sont perturbés par le sabbat, et aujourd’hui je vais vous parler un peu du Jour du Seigneur. Ce ne sera pas un très long message, ou un long culte, mais j’aimerais vous faire savoir ce que l’Ecriture a à dire, car je pense que c’est très important.

On est donc dimanche, n’est-ce pas ? Et vous êtes ici. Nous sommes toujours ici le dimanche, et il y a une raison pour cela, ce n’est pas par hasard. C’est régulier, et non seulement ici à l’Eglise de la Grâce, c’est pratiquement régulier dans toutes les Eglises des Etats-Unis. Cette régularité est une tradition vénérable qui remonte loin, loin, loin, aussi loin qu’au temps du Nouveau Testament. Le peuple de Dieu, les croyants en Jésus-Christ, ont eu leur culte le dimanche.

Dans ma vie, je suis allé dans beaucoup d’endroits du globe. Je suis allé aussi loin que le Kazakhstan en Asie Centrale, et les croyants ont leur culte le dimanche. Ils l’ont toujours fait, et ils continuent d’adorer le dimanche. Je suis allé souvent au Royaume Uni, en Angleterre, en Irlande, en Ecosse, et les croyants adorent là-bas le dimanche.

Je suis allé en Biélorussie, un pays remarquable, oui, remarquable, qui est devenu réputé pour sa mentalité anti-chrétienne et même pour la persécution manifestée par les leaders, menant la vie dure aux Eglises. Les croyants là-bas adorent le dimanche. Dans d’autres pays de l’ex-Union Soviétique, en Russie, en Ukraine, les croyants se réunissent le dimanche. Comme aussi en Inde. Ils se réunissent le dimanche en Chine. Ils se réunissent le dimanche aux Philippines. Ils se réunissent le dimanche en Nouvelle Zélande et en Australie.

Ils se réunissent le dimanche dans les montagnes de l’Equateur parmi les Indiens du village de Colta, où ma femme et moi sommes allés en visite. Ils se réunissent le dimanche au Brésil dans la jungle et dans les villes. Ils se réunissent le dimanche dans toute l’Amérique du Sud. Ils se réunissent le dimanche même en Israël.

Comment cela s’est-il fait ? Pourquoi ne se réunissent-ils pas des jours différents ? Pourquoi certains ne se rencontrent-ils pas le jeudi, et d’autres le mardi, certains le mercredi et d’autres le samedi ? Il en a toujours été ainsi, et il en a toujours été ainsi en long et en large dans l’ensemble de l’histoire de l’Eglise chrétienne.

Je me souviens aussi que c’était une peu difficile pour moi dans mon enfance, car il y avait des gens qui imposaient toutes sortes de restrictions le dimanche. Tous se rencontraient le dimanche. Et lorsque j’étais enfant, on m’habillait d’un petit complet, avec une petite chemise blanche, on me mettait un petit nœud papillon, et je devais rester ainsi toute la journée, tout le dimanche. Je me souviens qu’il y avait aussi de fortes limites à ce que je pouvais faire.

Je ne pouvais pas sortir de la maison. Je ne pouvais pas jouer à chat perché dans la cour. Je ne pouvais pas jouer à la balle. Lorsque nous habitions à Philadelphie, je ne pouvais pas jouer à la balle sur les escaliers, ce qui était amusant à faire sur les marches des rangées de maisons. Mais je devais seulement y rester assis. Le seul péché que nous pouvions commettre, et nous nous en délections comme des fous, c’était la gloutonnerie. Il y avait un seul long repas. Nous sortions de l’église à 12 heures 30 environ, allions à la maison et mangions jusqu’à ce que nous retournions à l’église le soir.

Mais c’était censé être un jour où tout s’arrêtait de manière pesante, et nous le mettions à part pour la contemplation du Seigneur, la lecture de l’Ecriture Sainte, la lecture d’histoires bibliques, la lecture de livres chrétiens ou de théologie, pour parler des choses du Seigneur, et principalement en l’encadrant, le matin et le soir, par le culte à l’église, en ajoutant l’école du Dimanche et peut-être un groupe de jeunes avant le dimanche soir, tout cela remplissant la journée.

Toute la nation pratiquait à peu près la même chose au travers de tous les Etats-Unis d’Amérique. Je me souviens que lorsque je suis arrivé à l’Eglise de la Communauté de la Grâce en 1969, il n’y avait qu’un centre commercial dans la Vallée de San Fernando, et c’était le premier qui ait été bâti, le Centre Commercial de Panorama City. Panorama City, cette portion de la petite ville que nous occupons, était une ville d’après-guerre, où de petites maisons furent construites pour loger des vétérans de la Deuxième Guerre Mondiale.

Donc on a construit ce premier centre ici, et il n’était jamais ouvert le dimanche, jamais ouvert le dimanche. Rien d’autre d’ailleurs n’était ouvert le dimanche, les magasins étaient tous fermés. Le dimanche aucun évènement n’était organisé. Il n’y avait pas de sport pour les enfants le dimanche. Il n’y avait aucune activité organisée dans la communauté le dimanche. Il y avait en fait des lois contre cela, des lois passées par les états et les gouvernements.

Le dimanche avait toujours été très différent du samedi. Les magasins étaient ouverts le samedi, les gens bougeaient le samedi. Tous les évènements, les fêtes sportives était planifiées le samedi, les voyages, les divertissements, le travail de la maison. Dimanche était très, très différent, et on le reconnaissait ici comme tel. Il était reconnu comme tel par nos ancêtres au Royaume Uni, et en Europe, en remontant jusqu’au temps de la Réforme et même encore plus loin dans le passé.

Je me souviens de l’année où les lois locales, ici dans la Vallée de San Fernando, ont été changées pour permettre d’ouvrir les magasins le dimanche. Puis finalement le dimanche est devenu comme le samedi, avec très peu de différence. Mais durant littéralement des siècles, dans le monde entier, le culte du dimanche et la communion fraternelle des chrétiens étaient l’habitude de l’Eglise.

Et vous pourriez poser la question : cela est-il simplement arbitraire ? Est-ce arrivé tout bonnement comme ça ? Il serait bien difficile de faire avaler cette idée du fait que vous avez tous ces pays différents, ces langues différentes, et ces siècles nombreux, et c’est un usage sans interruption.

Comment cela a-t-il commence ? Qui l’a commencé ? Et pourquoi pratiquons-nous encore aujourd’hui des cultes le dimanche ? Et pourquoi avons-nous encore une sorte de respect pour le dimanche dans une semaine de cinq jours ouvrés qui se termine le vendredi ? Est-ce simplement arrivé fortuitement ?

Eh bien, bien des Eglises se sont mises à tailler dans le dimanche, et ceci au cours des quelques 25 dernières années. Elles ont réduit le dimanche à une expérience non envahissante d’une heure, de manière à avoir votre temps en maillot de bain à la plage si cela vous plaît. Elles ont réduit le dimanche à cette seule heure pour vous en débarrasser, et pour arranger les gens qui ne souhaitent même pas entamer le dimanche avec ça, elles ont prévu un culte le samedi soir. Vous pouvez aller au culte le samedi soir et vous n’avez pas besoin du tout de faire attention au dimanche. Ainsi vous avez toute la journée à la plage, et vous pouvez faire le culte le samedi soir quand il fait nuit et que vous ne pouvez de toutes façons pas être dehors pour jouer. Voilà qui est typiquement la tendance actuelle.

Et il semble que ce soit complètement indifférent aux gens que l’on se rassemble un samedi ou un dimanche. Il ne semble pas que ce soit un problème. Il y a une foule de gens qui voudraient avoir le dimanche complètement libre pour des jeux, des divertissements, aller dans les magasins, ou n’importe où ailleurs, et qui glissent un culte du samedi soir qui ne prend qu’un moment, cela semble tout à fait leur convenir.

Alors, est-ce si important? Est-il important pour nous de le faire le dimanche ? Ne pourrions-nous pas tout aussi bien le faire n’importe quel autre jour, ou tous les deux jours ?

Reprenons donc là où nous en étions restés la dernière fois en répondant à cette question. Regardez un instant à Colossiens 2. Nous allons lire quelques passages des Ecritures, et je vous laisserai simplement en tirer les conclusions. Colossiens 2 :16 : «  Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats : c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ. »

Vous souvenez-vous de ce que je vous ai dit la dernière fois à propos du jour du sabbat ? Il est bien passé ? Oui il est passé. Donc quoi que nous disions à propos du dimanche, nous ne parlons pas du sabbat. Le sabbat était le septième jour de la semaine ; Il avait été institué sous la loi de Moïse. Entre la chute de l’homme et Moïse, il n’y avait pas de loi de sabbat, il n’y avait aucune règle pour le sabbat. Celles-ci sont venues dans la loi de Moïse. Des siècles avaient passé, aucun des patriarches n’ayant une loi de sabbat d’aucune sorte.

Le septième jour, après la création, vous vous souvenez que Dieu s’est reposé et que Dieu a béni ce jour. Pourquoi ? Parce qu’il est un jour qui serait pour toujours un mémorial du fait que Dieu avait créé l’univers en six jours. Ainsi le septième jour devait toujours être un rappel de Dieu comme notre Créateur. Nous l’avons étudié lors de notre dernière session. Chaque samedi qui arrive, qui est le septième jour de la semaine – dimanche étant le premier jour de la semaine - chaque samedi est un bon jour pour nous rappeler, en premier lieu, que Dieu est le Créateur.

Et nous avons cela comme notre héritage. C’est pour cela que les gens ne travaillent pas le week-end, parce que le samedi pourrait être un jour où vous jouissez de la création, où vous pouvez vous divertir. Vous n’avez pas besoin de travailler. Tout cela était une sorte de structure chrétienne : Vous pourriez sortir, emmenant votre famille, avoir un pique-nique ou jouer au ballon, jouir de l’extérieur, jouir de la création de Dieu. C’était un tout qui nous rappelait Dieu comme Créateur.

Nous vous avons aussi suggéré que lorsque la loi mosaïque est arrivée, Dieu a institué un jour de sabbat, que le peuple devait observer pour obéir à Dieu, et qui mettait quelques limites pour leur rappeler qu’ils étaient pécheurs. Ainsi chaque samedi qui passe a un double rôle : il nous fait nous souvenir que Dieu est Créateur, et nous rappelle à quel point nous sommes pécheurs, et nous le sommes vraiment.

Mais le sabbat est du passé. Colossiens 2 :16-17 : « Que personne ne vous juge au sujet d’un sabbat. » Il a disparu. Il fait partie du Judaïsme qui a été remplacé par la nouvelle alliance. Et la nouvelle alliance a un jour tout différent. Samedi, comme je l’ai dit, nous rappelle que Dieu est Créateur et Législateur, et il nous rappelle la beauté de la création de Dieu, la magnificence de Sa création, ainsi que la nature pécheresse de notre propre cœur.

Mais lorsque vous arrivez à la nouvelle alliance, vous avez une nouvelle sorte de regard, vous n’observez plus Dieu comme Créateur, ni comme Législateur, mais dans la nouvelle alliance Dieu se définit comme… quoi ? Comme Sauveur ! Ainsi la nouvelle alliance a son propre jour, un jour dans lequel nous fixons nos regards sur Dieu comme notre Sauveur.

Voyons donc ce qui s’est passé ici : Allons à la fin de l’Evangile de Matthieu, la fin de l’Evangile de Matthieu. Je me contenterai de dire que l’argument venant de l’histoire est que l’Eglise a pris cela très au sérieux, que l’Eglise a fait du dimanche un sujet important dès le temps du Nouveau Testament. Voici que nous sommes 2000 ans après et l’Eglise se réunit encore le dimanche. Je dirais que ce jour est enraciné très profondément.

Mais dans Matthieu 28, c’est le jour après le sabbat, qui serait le dimanche – le sabbat étant le samedi. « Après le sabbat, à l’aube du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l’autre Marie allèrent voir le sépulcre. Et voici, il y eut un grand tremblement de terre ; car un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre, et s’assit dessus. Son aspect était comme l’éclair, et son vêtement blanc comme la neige. Les gardes tremblèrent de peur, et devinrent comme morts.

Mais l’ange prit la parole, et dit aux femmes : ‘Pour vous, ne craignez pas ; car je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié. Il n’est pas ici ; il est ressuscité comme il l’avait dit. Venez, voyez le lieu où il était couché, et allez promptement dire à ses disciples qu’il est ressuscité des morts. Et voici, il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez. Voici, je vous l’ai dit.’ »

« Elles s’éloignèrent promptement du sépulcre, avec crainte et avec une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples. Et voici, Jésus vint à leur rencontre et dit :’Je vous salue.’ Elles s’approchèrent pour saisir ses pieds, et elles se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : ‘Ne craignez pas ; allez dire à mes frères de se rendre en Galilée, c’est là qu’ils me verront. »

C’est l’aube du dimanche matin: c’est une scène familière, n’est-ce pas ? C’est le dimanche où Jésus est ressuscité et qu’Il est apparu à Marie de Magdala, à Marie la mère de Jacques. C’est le jour de la Résurrection.

Verset 7 : “Allez promptement dire à ses disciples qu’Il est ressuscité des morts.” Dites-leur promptement car il va se passer beaucoup de choses ce jour-là. Il est tous juste l’aube, souvenez-vous. Avant cet évènement, le dimanche n’avait aucune place dans le calendrier juif, aucune place importante, aucune. Il n’était pas du tout identifié comme un jour spécial, religieusement ou socialement. C’était un jour ordinaire.

Mais dès que le Seigneur est ressuscité des morts le premier jour de la semaine, le premier jour de la semaine ne sera plus jamais le même, parce que si vous aviez le mémorial de la création le septième jour, et si vous rappeliez en quelques sortes la loi en ce septième jour, vous allez certainement vouloir vous souvenir de la résurrection, n’est-ce pas ? Si vous célébrez Dieu comme Créateur et Dieu comme le Législateur, vous voudrez certainement Le célébrer régulièrement, et même avec encore plus de joie comme Sauveur.

A propos, vous avez le premier culte d’adoration du dimanche au verset 9 : « Elles s’approchèrent pour saisir ses pieds, et elles se prosternèrent devant Lui. » Petit culte, mais culte d’adoration.

Ouvrez vos Bibles à Luc 23 : Nous pouvons nous figurer la scène, et je ne m’attarderai pas à tous les détails. Nous avons parlé de cela à la fin de l’étude de Luc, et tout ce qui s’y passe. Mais le sujet-clé auquel il faut penser dans ce verset 7 [de Matthieu] est « promptement », diffusez le message parce que ce jour sera bien rempli. Nous devons agir vite en ce jour.

Luc 23:55 : “Les femmes qui étaient venues de la Galilée avec Jésus accompagnèrent Joseph, virent le sépulcre et la manière dont le corps de Jésus y fut déposé, et, s’en étant retournées, elles préparèrent des aromates et des parfums. Puis elles se reposèrent le jour du sabbat, selon la loi. » Mais « le premier jour de la semaine » –Luc 24 :1 - «elles se rendirent au sépulcre de grand matin, portant les aromates qu’elles avaient préparés. Elles trouvèrent que la pierre avait été roulée  de devant le sépulcre : et, étant entrées, elles ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. Comme elles ne savaient que penser de cela, voici, deux hommes leur apparurent, en habits resplendissants. Saisies de frayeur, elles baissèrent le visage contre terre ; mais ils leur dirent : Pourquoi cherchez-vous parmi les morts Celui qui est vivant ? Il n’est point ici, mais il est ressuscité. Souveniez-vous de quelle manière il vous a parlé, lorsqu’il était encore en Galilée, et qu’il disait : Il faut que le Fils de l’homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu’il soit crucifié, et qu’il ressuscite le troisième jour.

« Et elles se ressouvinrent des paroles de Jésus. A leur retour du sépulcre, elles annoncèrent toutes ces choses aux onze, et à tous les autres. Celles qui dirent ces choses aux apôtres étaient Marie de Magdala, Jeanne, Marie, mère de Jacques, et les autres qui étaient avec elles. Ils tinrent ces discours pour des rêveries, et ils ne crurent pas ces femmes. Mais Pierre se leva, et courut au sépulcre. S’étant baissé, il ne vit que les linges qui étaient à terre ; puis il s’en alla chez lui, dans l’étonnement de ce qui était arrivé. »

Vous vous souvenez que Pierre et Jean allèrent au tombeau, comme nous le racontent les autres Evangiles, et ils prirent conscience que la résurrection avait eu lieu. De nouveau, c’est à l’aube du dimanche. Les femmes en premier. Elles reviennent et font leur rapport. D’autres viennent, les apôtres viennent et il devient évident, très, très tôt le matin que le Seigneur est ressuscité et qu’Il est vivant, ce qui signifie qu’Il a accompli la rédemption à la croix. Il a été ressuscité pour notre justification. Il a vaincu le péché, la mort et l’enfer. Il a porté nos péchés sur Son propre corps sur la croix, a été fait péché pour nous, et Il est ressuscité des morts, triomphant.

Et il est encore tôt. Encore ce même jour, verset 13 : « Et voici ce même jour, deux disciples allaient à un village nommé Emmaüs, éloigné de Jérusalem de soixante stades, et ils s’entretenaient de tout ce qui s’était passé. Pendant qu’ils parlaient et discutaient, Jésus s’approcha et fit route avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de la reconnaître. Il leur dit : ‘De quoi vous entreteniez-vous en marchant, pour que vous soyez tout tristes ?’ L’un d’eux, nommé Cléopas, lui répondit :’Es-tu le seul qui, séjournant à Jérusalem, ne sache pas ce qui y est arrivé ces jours-ci ?

–Quoi ?’ leur dit-il ?- Et ils lui répondirent : ‘Ce qui est arrivé au sujet de Jésus de Nazareth, qui était un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple, et comment les principaux sacrificateurs et nos magistrats l’ont livré pour le faire condamner à mort te l’ont crucifié. Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël ; mais avec tout cela, voici le troisième jour que ces choses se sont passées.’ »

Et c’était important, évidemment, vous vous souvenez, parce qu’Il avait dit qu’Il ressusciterait le troisième jour, et ils n’ont pas encore reçu cette information. Ou du moins ils ne la croyaient pas encore.

«’ Il est vrai que quelques femmes d’entre nous nous ont fort étonnés: s’étant rendue de grand matin au sépulcre, et n’ayant pas trouvé son corps, elles sont venues dire que des anges leur sont apparus et ont annoncé qu’il est vivant.’ » Ils n’avaient pas réellement intégré cela, ils ne l’avaient pas vraiment cru. « Alors Jésus leur dit : ‘O hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire » –v. 25- « tout ce qu’on dit les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire ?’ Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait. »

« Lorsqu’ils furent près du village où ils allaient, il parut vouloir aller plus loin. Mais ils le pressèrent, en disant : ‘Reste avec nous, car le soir approche, le jour est sur son déclin’. Et il entra pour rester avec eux. Pendant qu’il était à table avec eux, il prit le pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent ; mais il disparut de devant eux. »

Quelle journée, quelle journée! Le matin Il apparaît aux apôtres et aux femmes. L’après-midi Il apparaît à ces deux sur la route d’Emmaüs, deux disciples anonymes, sauf Cléopas, l’autre n’est pas nommé. Mais il y a plus, il y a bien plus.

Selon le verset 32, « Et ils se dirent l’un à l’autre:’Notre Coeur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les Ecritures ?’ Se levant à l’heure même, ils retournèrent à Jérusalem, et ils trouvèrent les onze, et ceux qui étaient avec eux, assemblés et disant ‘Le Seigneur est réellement ressuscité, et il est apparu à Simon.’ Et ils racontèrent ce qui leur était arrivé en chemin et comment ils l’avaient reconnu au moment où il rompit le pain. »

Ça, alors, ce fut un fameux dimanche! Soit dit en passant, vous avez vu le premier culte un dimanche, et là vous avez aussi le premier sermon un dimanche. Il est dans les versets 25 à 27 : « O hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce qu’on dit les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire ? Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait. » Le premier sermon fut une prédication textuelle, le premier dimanche.

Premier culte d’adoration, le premier dimanche, et ce n’est pas fini, non ce n’est pas fini. Eux, ayant réalisé que Jésus était vivant « sont retournés à Jérusalem en courant », les 10 kilomètres, « et trouvèrent les onze et ceux qui étaient avec eux, assemblés et leur dirent ‘Le Seigneur est réellement ressuscité.’ »

La suite devient très intéressante, verset 36 : « Tandis qu’ils parlaient de la sorte, lui-même se présenta au milieu d’eux, et leur dit : ‘La paix soit avec vous !’ Saisis de frayeur et d’épouvante, ils croyaient voir un esprit. Mais il leur dit :’ Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi pareilles pensées s’élèvent-elles dans vos cœurs ? Voyez mes mains et mes pieds, c’est bien moi ; touchez-moi et voyez : un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’ai.’ En disant cela il leur montra ses mains et ses pieds. Comme dans leur joie, ils ne croyaient point encore, et qu’ils étaient dans l’étonnement, il leur dit : ‘Avez-vous ici quelque chose à manger ?’ Ils lui présentèrent du poisson rôti et un rayon de miel. Il en prit et mangea devant eux. » Maintenant ils savent. Ils savent qu’ il « fallait que s’accomplisse tout ce qui est écrit de Moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans les psaumes. »

Le récit de Jean est aussi très intéressant. Allez à Jean chapitre 20. Comme avant, nous n’allons pas regarder les détails mais simplement vous donner une vue générale. Jean 20, verset 1 : « Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rendit au sépulcre dès le matin, comme il faisait encore obscur. Et elle vit que la pierre était ôtée du sépulcre. Elle courut vers Simon Pierre et vers l’autre disciple ». Il leur arrive la même merveilleuse histoire. C’est le récit de Simon Pierre qui arrive, ils trouvent le linge du visage et les enveloppements de lin. Celle-ci est l’occasion où Marie de Madala fait face à Jésus et dit, au verset 18 : « J’ai vu le Seigneur ! »

Maintenant nous reprenons le récit à 20:19, là où nous l’avons laissée dans Luc 24 : « Le soir de ce jour » - les deux d’Emmaüs sont revenus à la chambre haute où les onze se trouvent. C’est le premier jour de la semaine. Notez cela, voulez-vous ? Au verset 19, « Le soir de ce jour, le premier jour de la semaine, » Pas étonnant que Jésus ait dit « Allez vite le dire à tous, » parce qu’avec toutes les allées et venues, le temps passe. Il est important que toutes ces occasions où le Christ visible se manifeste se passent ce premier jour.

Donc c’est « le premier jour de la semaine et les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient fermées. » Vous vous souvenez que Luc disait qu’ils étaient effrayés et dans l’épouvante quand Il est arrivé ? Evidemment, puisque les portes étaient fermées. Il est donc venu à travers le mur. «Il vint et se présenta au milieu d’eux et leur dit  «’ La paix soit avec vous’ », parce qu’ils étaient sans doute dans un état de panique, quand Il est apparu – paniqués parce qu’ils pensaient qu’Il était mort, paniqués puisqu’ils avaient fermé les portes à clé.

« Il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : ’La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie.’ » Il leur répète la Mission. Puis : « Il souffla sur eux et leur dit : ’Recevez le Saint-Esprit.’ » C’est une anticipation de la promesse de la réception du Saint-Esprit. Quelle journée, Quelle journée !!

Le vendredi soir où Jésus est mort, leurs espoirs sont jetés à terre, écrasés, en mille miettes. Au mieux, ils peuvent imaginer qu’ils pourront se reposer le sabbat, puisqu’ils ne peuvent faire aucun travail, ni ne peuvent voyager, puisque même les femmes qui allaient embaumer le corps devraient attendre la fin du sabbat pour aller le faire. Ce sera une belle chose à faire que d’aller embaumer le corps de Jésus. La meilleure chose qu’ils pouvaient espérer faire était un acte de bonté envers le corps mort de Celui en qui ils avaient mis leur confiance.

Au moment où ce dimanche est passé, ils savent tous que Jésus est ressuscité des morts. Pierre le sait, Jean le sait, Marie de Magdala le sait, ainsi que les autres Marie, l’autre femme le sait et d’autres disciples le savent. Et ce dimanche soir, tous les disciples le savent, à l’exception d’un seul, qui était absent ? Thomas, Thomas n’était pas là.

Reprenons dans Jean 20:21 : « Jésus leur dit de nouveau : ‘La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie.’  Il souffla sur eux et leur dit : ‘Recevez le Saint-Esprit.’ » Verset 24 : « Thomas, appelé Didyme, l’un des douze, n’était pas avec eux lorsque Jésus vint. » En sceptique accompli, il était probablement sorti de là en disant : ‘J’avais raison, j’avais toutes les raisons de douter !’ ».

« Les autres disciples lui dirent donc: ‘Nous avons vu le Seigneur !’ Mais il leur dit : ‘Si je ne vois dans ses mains les marques des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point.’ » C’est phénoménal ! Verset 26 : « Huit jours après, ses disciples étaient de nouveau dans la maison. » Quel jour serait-ce ? Dimanche. Il ne s’est rien passé au cours des sept jours intermédiaires. Ce ne fut que huit jours après que les disciples se sont retrouvés ensemble.

S’étaient-ils rassemblés les autres jours ? Croyez bien que oui ! Je veux dire qu’ils se cachaient. « Jésus vint, les portes étant fermées » -de nouveau- « se présenta au milieu d’eux et dit :’La paix soit avec vous !’ Puis il dit à Thomas :’Avance ici ton doigt, et regarde mes mains, avance aussi ta main, et mets-là dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais crois.’ Thomas lui répondit: ’Mon Seigneur et mon Dieu !’ Jésus lui dit :’ Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru!’ »

Jean dit que beaucoup d’autres miracles faits par Jésus pourraient être mentionnés. Mais ce que je veux vous faire remarquer, c’est que tout à coup le dimanche devient un jour très, très spécial. Jésus apparaît deux fois à ses disciples de façon miraculeuse après sa résurrection, les deux fois un dimanche, oui, les deux fois un dimanche. C’est un dimanche qu’ils savent qu’Il est ressuscité des morts. C’est un dimanche qu’ils savent que l’Ancien Testament est accompli. C’est un dimanche qu’ils savent que le Père a affirmé Son œuvre de rédemption sur la croix. C’est un dimanche qu’Il leur promet qu’ils vont recevoir le Saint-Esprit pour avoir la puissance d’accomplir leur ministère à l’avenir. C’est un dimanche que tout Son ministère passé et Sa mort prennent sens, et quel dimanche !

Jésus est ressuscité des morts ce dimanche-là. Il est apparu au matin de ce dimanche. Il est apparu l’après-midi de ce dimanche. Il est apparu le soir de ce dimanche. Il s’est montré vivant aux femmes ce dimanche. Ils ont eu le premier culte d’adoration ce dimanche. Jésus a prêché le premier sermon ce dimanche. Il a rencontré deux disciples ce dimanche. Il a rompu le pain avec eux et s’est révélé à eux, puis a disparu miraculeusement.

Ce soir-là, il a rencontré les onze, moins Thomas, ce dimanche, et deux fois Il invoqua la paix sur eux et mangea avec eux. Il doit les avoir enseignés plusieurs fois ce dimanche, non seulement sur la route d’Emmaüs, mais sans doute encore dans la chambre haute, lorsqu’Il leur dit qu’Il était vraiment venu pour accomplir les promesses de l’Ancien Testament.

Ce dimanche-là, Il dit à Ses disciples que le pardon des péchés était maintenant accessible par ce qu’Il avait accompli, et que c’était ouvert à tous ceux qui se repentiraient et croiraient. Ce dimanche-là, Il déclara la grande Mission, qu’ils leur faudrait aller et proclamer l’Evangile. Il lança, comme qui dirait, la mission d’évangélisation mondiale illimitée en commandant à Ses disciples et apôtres d’apporter l’Evangile et de le proclamer jusqu’aux extrémités de la terre.

Et ce dimanche-là, comme je l’ai dit, Il leur a promis qu’ils auraient la puissance du Saint-Esprit. La grande nouvelle alliance avait été ratifiée. Le pardon des péchés pour tous les pécheurs de tous les temps qui viendraient à Dieu était accompli. Quelle journée ! Et c’était un dimanche avant lequel le dimanche n’avait absolument aucune signification, aucune. Mais depuis ce jour, le dimanche a pris un tout nouveau sens. Le dimanche ne serait plus jamais le même.

Le dimanche est devenu jour de résurrection de la nouvelle alliance dans leur esprit parce que Dieu avait choisi ce jour. Si le septième jour était planifié par Dieu pour se réjouir en Lui comme Créateur, et qu’il a ensuite été corrompu par la chute, si le septième jour était aussi prévu par Dieu pour mettre la crainte dans les cœurs à cause de la violation de Sa loi sainte, il vient ici un nouveau jour. Ce n’était plus un jour pour célébrer la création ou pour célébrer le péché ou la nature pécheresse du péché, c’était un jour pour célébrer le salut. La résurrection était l’aube d’un jour nouveau, ainsi la nouvelle alliance a un nouveau jour. Le sabbat est passé, le nouveau jour est venu et c’est le jour de la célébration de l’œuvre de Christ.

Mais ce n’est pas tout. Pourquoi huit jours après ? Le Seigneur disait quelque chose à propos des dimanches, instituant un jour de commémoration de la nouvelle alliance. Regardez à Actes 2, et laissez-moi accentuer cela. Actes 2 : « Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu leur apparurent – pas du vrai feu, mais lui ressemblant-, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’aux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer. » Ce fut la venue du Saint-Esprit.

Comme Jésus l’avait promis lorsqu’il est dit qu’ « Il souffla sur eux » dans Jean 20, c’était un promesse. C’est cette promesse qui s’accomplit le jour de la Pentecôte. Voilà un gigantesque accomplissement de prophétie.

A propos, revenons à 1:8 : « Vous recevrez une puissance » - Actes 1 :8, « le Saint-Esprit survenant sur vous. » Il vient, et il est venu peu de temps après que Jésus a fait cette promesse. Et le Saint-esprit est venu, comme nous le savons, pour rendre les croyants capables d’accomplir la mission de proclamation du glorieux Evangile, comme aussi d’affirmer leur foi, de la sceller, pour leur donner de l’assurance et de la confiance, pour leur donner un témoignage intérieur de la validité de l’Evangile.

Jésus avait fait cette promesse à plusieurs reprises. Jean 14 :16 : « Je prierai le Père, et Il vous donnerai un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous. » Littéralement : « Je viendrai à vous dans le Saint-Esprit qui est l’Esprit de Christ. »

Jésus fait cette promesse dans Jean 14, Jean 15, Jean 16, encore et encore. L’Esprit va venir. Il viendra résider en vous. Il va littéralement vous baptiser en mon corps, faisant une seule Eglise. Il vous donnera des dons, des dons spirituels, et des capacités. Il vous donnera de la puissance pour l’évangélisation. Et l’Esprit est venu comme promis.

C’est fascinant, n’est-ce pas, que cela se passe le jour de la Pentecôte ? C’est là que l’Eglise est née. C’est là que les disciples ont reçu la puissance d’agir. C’est la première fois que Christ baptise, en baptisant les croyants en son corps par le moyen du Saint-Esprit. C’est le jour où le Royaume prend vie. C’est un jour glorieux et merveilleux.

Et vous vous souvenez qu’en 2:14, Pierre se lève, donne son grand sermon concernant le sens de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ. Il dit au verset 23 : « Cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle.»

Ensuite il continue, en partant du Psaume 16, d’enseigner sur la résurrection promise du Messie. L’impact est extraordinaire. « Après avoir entendu ce discours », -verset 37 – « ils eurent le cœur vivement touché. Il leur dit : ‘Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit.’ » Trois mille personnes furent converties.

Pourquoi est-ce que je parle de cela dans cette discussion ? Vous êtes-vous jamais demandé sur quel jour de la semaine était tombée la Pentecôte ? Savez-vous quel jour c’était ? C’est juste tombé un dimanche, c’est tombé pile un dimanche. Selon Lévitique 23 :16, la Fête des Semaines, Pentecôte, était prévue pour dédier les premiers fruits de la récolte du blé, ce serait vers mai ou juin. Elle est appelée Pentecôte, ‘pente’ signifiant cinq, parce qu’elle tombait 50 jours après le sabbat précédant la Fête des Prémices. Donc vous avez un sabbat plus 50 jours. Simple calcul : Un sabbat plus 7 sabbats, 49 tomberait sur un sabbat, d’accord ? Donc 50 serait le premier jour de la semaine suivante, C’est de nouveau le dimanche.

Pentecôte tombe un dimanche. Bien que ce soit unique, il ne manque à toutes ces références que de nous ordonner d’observer le premier jour de la semaine comme si il avait une sorte de signification mosaïque. Nous n’avons aucun ordre du Nouveau testament concernant le premier jour de la semaine. Nous n’avons que le fait très évident que Dieu a rempli ce jour d’évènements des plus significatifs dans la fondation de l’Eglise, c'est-à-dire la résurrection de Jésus-Christ et la venue de l’Esprit de Dieu.

Les évènements de la résurrection, de la naissance de l’Eglise, du don de ses pouvoirs, l’accomplissement du salut, la venue du Saint-Esprit, toutes ces réalités fondamentales qui sont au coeur de notre rédemption, sont les réalités qui ont remplacé les ombres et les formes du sabbat. Ces choses ont eu lieu le dimanche et le Seigneur, alors, a choisi Son propre jour.

Et tout comme je vous l’ai dit à la dernière session, lorsqu’il a nommé douze disciples, il a laissé les leaders d’Israël. Lorsque notre Seigneur a établi le premier jour, Il a laissé le septième jour. La loi de Moïse sur le septième jour est révolue.

Il n’est rien de plus contre-indiqué, pour des personnes qui se disent chrétiennes, que de s’emparer de restrictions prévues pour le sabbat mosaïque et d’essayer de les imposer au dimanche. Le faire s’oppose aux intentions de notre Seigneur. Ne laissez personne vous forcer à observer un jour de sabbat. Vous n’êtes plus sous la loi mosaïque. Vous n’êtes plus sous les contraintes, les cérémonies, les restrictions ou limites de la loi mosaïque.

Nous avons un nouveau jour. Nous avons abandonné le judaïsme, nous avons laissé le sabbat. Nous avons laissé les leaders d’Israël. Nous avons une nouvelle alliance. Nous avons de nouveaux ministres de cette nouvelle alliance et nous avons un nouveau jour. Il n’est pas comme le sabbat mosaïque, pas du tout.

Oh, vous pouvez encore, je pense, penser au septième jour, le samedi, dans le sens d‘un jour qui nous rappelle que le Seigneur a tout créé en six jours. Je pense que c’est une chose magnifique à faire. On peut toujours, le jour du sabbat, se rappeler que la loi de Dieu est venue vers les gens. Mais il n’y a rien dans le Nouveau Testament qui prend des restrictions et limites du sabbat mosaïque pour les imposer au premier jour de la semaine.

Rappelez-vous, s’il vous plait, que depuis Genèse 2 où Dieu s’est reposé jusqu’au moment où Il a donné la loi mosaïque, des siècles et des siècles plus tard, pendant toute cette période il n’y avait aucune contrainte de comportement pour qui que ce soit le samedi. C’était simplement un jour où l’on se souvenait de Dieu comme Créateur, même si les gens étaient des pécheurs. Il n’y avait ni restrictions ni limites. Elles ne sont venues qu’au temps de Moïse. Elles ont commencé avec Moïse et ont cessé avec l’abolition de l’ancienne alliance et l’établissement de la nouvelle alliance et sa ratification.

Le dimanche de la nouvelle alliance est un peu comme l’ancien sabbat de la Genèse. Vous vous souvenez que Dieu a béni le septième jour, qu’Il en a fait une bénédiction pour se souvenir de votre Créateur. Ainsi, Il a béni le premier jour et en a fait un jour pour se souvenir de notre Rédempteur. Quand Dieu a institué un jour de repos, à l’origine, c’était un jour de repos. Sous Moïse, c’était tout sauf un jour de repos. Mais pour nous, le Jour du Seigneur doit être un jour de délices. Il doit être un jour de bénédiction. Il doit être un jour sans charges de règles externes. Dans un sens, je suppose qu’en Christ le repos originel identifié en Eden est restauré.

Quel est le but du premier jour ? L’âme doit être rafraîchie. L’âme doit être rafraîchie avec de la joie, de la paix, avec un délice spirituel. L’âme doit être rafraîchie avec de la vérité divine. L’âme doit être rafraîchie dans l’adoration, avec l’enseignement de la Parole de Dieu prêchée. Voilà le doux cadeau de Dieu.

Nous devrions être très reconnaissants de vivre dans un pays qui maintient encore des vestiges d’engagement pour le dimanche. Ils disparaissent rapidement, n’est-ce pas ? Mais il a toujours été prévu pour être un jour de repos. Ce n’est pas un jour qui doit être infiltré par des restrictions et des limitations empruntées à la loi mosaïque. C’est toujours un problème avec la théologie des alliances. On ne sait pas où les choses finissent et où les nouvelles commencent.

Dans Galates 4:9 : « A présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels vous voulez vous asservir encore ? » Vous ne voulez pas retourner à cela. « Vous observez les jours, les mois, les temps et les années ! » Ne le faites pas! « Je crains » dit Paul, « d’avoir inutilement travaillé pour vous. » Ce que je veux dire : est-ce que j’ai gaspillé mon temps à vous libérer en Christ ? Allez-vous revenir à observer les jours, les sabbats, les mois, les saisons, les années ? Nous ne sommes pas du tout sous la loi du sabbat.

Donc, le dimanche de la résurrection fut vraiment un jour spécial. Le dimanche suivant fut un dimanche très spécial. Pentecôte fut un dimanche très spécial. Certainement qu’après Pentecôte le dimanche a été bien établi dans le coeur du peuple de Dieu. Ont-ils adoré seulement le dimanche ? Sûrement pas. A quelle fréquence ont-ils adoré ? Tous les jours. Actes 2:46: « Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de coeur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. »

Vous savez, ils vivaient cela tous les jours et c’est ce que dimanche devrait être. Il devrait être un jour de rassemblement. Il devrait être pour vous un jour consacré à la doctrine des apôtres, à la communion fraternelle, au repas du Seigneur, à la prière. Il devrait être un jour où l’on mange ensemble avec joie, sincérité de cœur et de louange à Dieu. Il devrait être un jour heureux, joyeux. Ce n’est pas un jour de restrictions. Ce n’est pas un jour que l’on passe dans la crainte de la loi. C’est un jour où l’on célèbre notre rédemption.

Ainsi ils se rencontraient tous les jours, mais il ne s’est pas passé beaucoup de temps jusqu’à ce qu’ils tombent sur un jour spécial. Regardez dans Actes 20. Cela nous donne un peu plus de détails sur l’histoire. Luc, avec Paul, écrit [verset 6] : « Pour nous, après la fête des pains sans levains, nous nous embarquâmes à Philippes, et au bout de cinq jours nous rejoignîmes les croyants à Troas, où nous passâmes sept jours. » Maintenant regardez à ce verset 7 : « Le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain ».

N’est-ce pas intéressant ? Aucune loi n’a été donnée pour instituer cela. Mais ici, nous sommes bien en plein ministère de l’apôtre Paul. Des années ont passé depuis la résurrection de Jésus-Christ et ce n’est rien d’extraordinaire, c’est un fait. « Le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain. » C’est ce qu’ils faisaient. C’est ce qu’ils font encore.

Et, à propos, ils avaient un culte du soir. Je pense que probablement ils étaient ensemble toute la journée. Comment sait-on que c’était un culte du soir ? Parce qu’il prêcha « jusqu’à minuit».  « Il prolongea son discours jusqu’à minuit. Il y avait beaucoup de lampes dans la chambre haute où nous étions assemblés. Or, un jeune homme, nommé Eutychus, qui était assis sur la fenêtre, » - son nom signifie ‘’chanceux’’ – Eutychus est assis sur le bord de la fenêtre, pas une très bonne place pour s’endormir – « s’endormit profondément pendant le long discours de Paul .» - vous voyez, même les plus grands prédicateurs rendent les gens somnolents ! L’homme, « Entraîné par le sommeil, il tomba du troisième étage, et il fut relevé mort. »

Donc c’est un culte du soir qui se prolonge, dure, et dure encore. Le pauvre homme n’a plus pu résister. « Mais Paul étant descendu, se pencha sur lui et le prit dans ses bras, en disant : ’Ne vous troublez pas, car son âme est en lui.’ » Il l’a ramené de la mort. Et vous savez quoi ? « Quand il fut remonté, il rompit le pain et mangea et parla longtemps encore jusqu’au jour. » J’aime ça. L’homme ne pouvait pas terminer tout ce qu’il avait à dire. Si quelqu’un tombait de la fenêtre et mourrait, on le ressuscitait et on le ramenait. Je n’ai pas fini, et vous n’avez pas fini d’écouter. « Le jeune homme fut ramené vivant, et ce fut le sujet d’une grande consolation. »

Donc ce qu’ils ont fait, c’est de se réunir un dimanche, et la rencontre dure, et dure encore, parce qu’ils louent Dieu et qu’ils aiment ce qu’ils entendent. C’est la doctrine de l’apôtre. Ce n’est pas une petite halte, l’affaire d’une heure qu’on glisse en allant à la plage, les amis. Ces gens ont faim des choses de Dieu. L’Eglise de Troas est un exemple du modèle des cultes du dimanche de l’Eglise primitive, et pour toujours depuis lors.

Regardons à 1 Corinthiens 16, 1 Corinthiens 16. Paul écrit aux Corinthiens, il écrit à propos d’une offrande, d’une collecte. « Pour ce qui concerne la collecte en faveur des saints. » Paul essayait de récolter de l’argent pour les croyants pauvres de Jérusalem, et quelques unes des Eglises non Juives avaient de l’argent qu’elles pouvaient envoyer pour leur apporter du secours.

Ce qui s’était passé, c’est qu’il y avait des pèlerins à Jérusalem lors de la Pentecôte, et beaucoup d’entre eux furent convertis. Eh bien, ces gens n’ont pas voulu retourner dans leurs villes. Vers quoi seraient-ils retournés ? Il y avait là une synagogue juive, des temples païens, mais il n’y avait pas d’églises. Il n’y avait d’église qu’à Jérusalem, donc ils sont restés.

De quoi vivaient-ils? Il y avait des croyants à Jérusalem qui, quand ils ont reçu Christ, ont été chassés de leurs foyers. Quelqu’un devait les accueillir. Donc c’était un défi de pourvoir de quoi prendre soin de ces gens. Souvenez-vous, certaines personnes avaient vendu leur terrain, pris l’argent et l’avaient donné aux apôtres pour être distribué pour prendre soin de ces gens, comme nous l’apprenons dans les premiers chapitres des Actes.

Donc Paul a eu cette idée de récolter de l’argent pour les saints de Jérusalem de la même manière qu’il avait conduit les Eglises de la région de Galatie à le faire. Il voulait que les Corinthiens fassent de même. Voici ce qu’il leur dit : « Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu’il pourra, selon sa prospérité, afin qu’on n’attende pas à mon arrivée pour recueillir les dons. » J’aimerais simplement que vous en fassiez une habitude dans votre adoration du dimanche. Les offrandes étaient recueillies le premier jour de la semaine.

Ce n’est pas un jour où nous serions plus saints que les autres jours. Ce n’est pas un jour où nous sommes bridés dans notre manière de nous comporter. C’est un jour où nous célébrons notre salut. C’est un jour où nous glorifions Dieu, où nous nous concentrons sur ce que Christ a fait pour nous. C’est pour cela que nous nous réunissons pour prier. C’est pour cela que nous nous réunissons pour chanter des cantiques, C’est pour cela que nous nous réunissons pour lire les Ecritures. C’est pour cela que vous restez en sortant du culte et parlez des choses de Christ, cultivez la communion fraternelle ensemble et partagez ce que vous apprenez. C’est un jour où vous regardez la réalité la plus importante de votre vie, et c’est votre salut.

Et bien pour finir, ce premier jour est devenu si précieux pour l’Eglise qu’il a reçu son propre nom. Regardez dans Apocalypse chapitre 1. Il a eu son propre nom, Apocalypse 1 :9. Jean est sur l’île de Patmos à cause de la Parole de Dieu et le témoignage de Jésus, car il y a été exilé par les ennemis de l’Evangile.

Il dit au verset 10 : « Je fus ravi en esprit au … » – quoi ? « jour du Seigneur » - « au jour du Seigneur ». Certains pensent qu’il veut dire « le Jour du Seigneur » au sens eschatologique, le Jour du jugement. Certainement pas ! Jean n’a pas vécu le Jour final du jugement de Dieu sur l’île de Patmos. D’ailleurs, le Jour du Seigneur, tē hēmera tou kuriou est une expression spécifique, alors que le jour du Seigneur est tē kyriakē hēmera, une expression toute différente, utilisée ici uniquement. Ce n’est pas le Jour du Seigneur eschatologique. C’est une déclaration non-eschatologique. C’est le jour du Seigneur, et il n’en donne pas d’explication.

Or, quand Jean écrit-il ? Il écrit à peu près 30-40 ans après Paul. Il écrit en 96 après J-C, à la fin du premier siècle, et à ce moment-là, on ne l’appelait plus dimanche, ou quelque autre forme de nom qu’on pouvait donner. Pour les croyants, c’était maintenant « le jour du Seigneur ». Il n’a même plus besoin d’être expliqué.

Il existe de nombreux témoignages au deuxième siècle, ce qui serait juste quelques années après l’écrit de Jean en 96, bien des témoignages existent sur le fait qu’au second siècle c’était la façon courante de parler du premier jour de la semaine. Le premier jour de la semaine était le jour du Seigneur, le jour où l’on honore le Seigneur. On trouve couramment ce terme pour le dimanche dans de nombreux écrits chrétiens, et cela a continué dans toute l’histoire de l’Eglise, et même jusqu’à nos jours.

Je n’appelle pas dimanche ‘dimanche’. Je l’appelle le jour du Seigneur. Vous m’entendrez souvent le dire. Le jour du Seigneur, le jour du Seigneur. C’est au jour du Seigneur que Jean a reçu sa vision, sa première vision fut celle de Jésus, le Seigneur de l’Eglise, n’est-ce pas ? Que dit-il ici ? « Je fus ravi en esprit au jour du Seigneur, et j’entendis derrière moi une voix forte, comme le son d’une trompette. » Il se retourne et voit le Christ servant au milieu des chandeliers, Christ servant dans Son Eglise. C’est le Seigneur de l’Eglise servant Son Eglise, et il a eu la vision du Seigneur évoluant dans Son Eglise le dimanche. Le Seigneur est Celui qui a initié cette vision, et Il l’a donnée un dimanche, le jour du Seigneur

Jean a eu beaucoup de visions dans le livre de l’Apocalypse. Aucune n’est identifiée avec un jour, aucune, sauf celle-ci. C’est le jour du Seigneur parce que c’est le jour de la résurrection, c’est le jour du Saint- Esprit. Ce n’est pas le matin du Seigneur. Ce n’est pas l’après-midi du Seigneur. Ce n’est pas le soir du Seigneur. Ce n’est pas l’heure du Seigneur. C’est le jour du Seigneur.

Qu’est-ce que cela signifie pour vous ? Il y a une raison pour laquelle nous n’avons pas de culte le samedi soir. Est-ce que ce serait faux d’en avoir ? Non, pas de loi, donc ce n’est pas nécessairement faux. Je ne voudrais pas être celui qui rompt la tradition. Je ne voudrais pas être celui qui brise cet hommage magnifique et glorieux au Christ ressuscité. Christ devrait être exalté 24 h sur 24 et 7 jours sur 7, d’accord ? Et il devrait être exalté samedi matin, et samedi soir, et tous les autres jours. Mais il me semble que Dieu a placé Sa main puissante sur le premier jour de la semaine et qu’Il dit : « C’est Mon jour, c’est Mon jour. »

Les cultes du dimanche soir disparaissent un peu partout, s’ils existent même encore. Vous aurez de la peine à en trouver un. Mais, comme je l’ai dit, il ne s’agit pas du matin du Seigneur. C’est le jour du Seigneur et je veux m’assurer que, selon Hébreux 10 :25, nous « n’abandonnons pas notre assemblée, …. mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour. » Comme nous nous approchons du retour de Jésus-Christ, nous devrions intensifier notre communion fraternelle, et non la diminuer, n’est-ce pas ? Nous allons dans la mauvaise direction, les amis ! Les cultes sont plus courts, plus superficiels, et moins nombreux, en un temps où ils devraient être plus profonds, plus longs et plus fréquents.

Mais de nouveau nous revenons à ce que j’ai dit plus tôt. La prédication superficielle trahit les vérités profondes de l’Ecriture. L’Eglise est remplie de personnes superficielles et d’une compréhension superficielle des priorités élevées de l’adoration. Tant que je vivrai et respirerai, il y aura une série de cultes le dimanche matin et il y aura un culte du dimanche soir !

Pour le dimanche soir nous nous sommes arrangés pour vous de ne pas avoir de deuxième étage, pour que vous n’ayez pas le souci de risquer de tomber et de mourir! Le pire qui puisse vous arriver, c’est de heurter votre tête sur le banc devant vous, mais nous n’y pouvons rien.

Qu’est-ce que Dieu attend de nous en Son jour ? Tout ce que je peux dire, c’est que ce qu’Il attend de nous devrait sauter aux yeux, n’est-ce pas ? Que nous Le célébrions comme Sauveur, que nous nous réjouissions pour Sa croix, que nous nous réjouissions dans Sa résurrection, que nous priions ensemble, communions ensemble, rompions le pain autour de Sa table, et que nous écoutions la doctrine des apôtres, écoutions la prédication de la Parole, et recevions sa glorieuse vérité. Je ne parle pas de légalisme. Nous ne parlons pas de lois du sabbat de l’ancienne alliance qui nous seraient imposées. Mais la grâce n’exige certainement pas moins que la loi, ou bien ?

Je suppose que la question est jusqu’à quel point vous aimez Christ ? Quelle est la force de votre désir d’adorer ? Nous n’allons pas vous bombarder de règles extérieures. Tout ce qui est dans la nouvelle alliance est bien meilleur que dans l’ancienne, tout, y compris le jour, y compris le jour, parce que ce jour n’est pas un fardeau, c’est une joie.

Et je sais que vous vous sentez ainsi, parce que quand vos musiciens s’installent le dimanche matin sur l’estrade, vous chantez de toutes vos forces dans la joie de votre cœur. Je ne veux jamais voir quelqu’un venir au culte comme à une étape sur le chemin d’une autre occupation quelconque. Cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas faire du travail l’après-midi. Cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas jouir de quelque récréation, des rencontres, ou faire autre chose. Cela veut simplement dire qu’il y a un jour que Dieu a prévu pour vous, pour vous concentrer en premier sur la gloire de votre salut. Saisissez toutes les occasions que vous pourrez pour le remplir avec de l’adoration, de la louange, de la communion fraternelle et de la vérité divine.

Nous ne sommes plus sous les règles de l’ancienne alliance. Nous ne sommes pas dans un système de condamnation. Nous n’avons pas besoin d’ombres. Nous avons la substance, le vrai repos en Christ. Et ce jour de repos, ce ne sera pas de se reposer dans le sens de célébrer la création, mais se reposer dans le sens de célébrer la nouvelle création, le salut.

Ainsi, plutôt que de vous demander ce que nous ne devrions pas faire un dimanche, demandez : qu’est-ce que je devrais faire ? Qu’est-ce que mon amour pour le Christ me demande de faire ? Qu’est-ce que mon cœur pour Lui me demande de faire ? Rien ne m’interdit de travailler. Rien ne m’interdit de jouer. La visée la plus haute, c’est de dire que c’est le jour par excellence dans lequel je vais trouver mon plus grand plaisir. Et quel est mon plus grand plaisir ? Mon plus grand plaisir est d’adorer et d’avoir la communion fraternelle avec le peuple de Dieu. Vous ne pouvez pas faire cela si vous ne venez qu’avec votre corps sans votre cœur. Examinez vos coeurs ! Est-ce vraiment le jour du Seigneur pour vous ? Je l’espère.

Père, merci de nouveau pour Ta Parole, pour le rafraîchissement qu’elle apporte, sa beauté, sa simplicité, sa richesse, sa cohérence qui nous bouleverse. Et même si nous l’étudions chaque semaine, une année après l’autre, elle nous vient toujours avec une sorte de fraîcheur qui nous donne de la joie dans le cœur. C’est Ton jour. Nous voulons le remplir de tout ce qui nous porte vers Toi, de tout ce qui nous donne du plaisir en Toi, pour T’aimer, aimer Ton peuple, aimer Ta vérité, écarter nos cœurs des choses de ce monde, fixer nos affections sur les choses d’en haut, de nous déterminer, bien sûr, non par ce que nous ne faisons pas, mais par ce que nous faisons, nous déterminer, non par ce que nous n’avons pas le droit de faire, mais par ce que nos cœurs ont le plus profond désir de faire.

Je pense à tous ceux qui m'écoutent ou qui me lisent, et à tous ces gens sont là parce c’est là qu’ils veulent être. De tous les endroits où ils pourraient être, c’est ici qu’ils veulent être parce qu’ils T’aiment, et veulent T’honorer. C’est Ton jour.

Que toutes nos vies puissent être remplies d’une compréhension très particulière de la merveille que constitue ce rappel hebdomadaire de notre salut éternel édifié sur le jour du Seigneur. Donne-nous de l’aimer parce que c’est l’amour pour Toi qui y est implanté. Nous Te remercions au nom de Christ. Amen.

FIN

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