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A présent, pour ce matin, j'aimerais enfin vous inviter à ouvrir vos Bibles au cinquante troisième chapitre d'Esaïe, Esaïe 53. Nous sommes sur le point de nous embarquer dans l'étude de cette très importante portion de l'Ancien Testament tandis que nous démarrons notre série sur l'Ancien Testament et y retrouvons Christ. Braves gens, la réalité ce matin c'est que je vous fais une petite mise en garde sincère. En fait, vous allez avoir l'impression d'être dans une école supérieure, en préparation d'un Master dans un Séminaire. Il me semble en effet important de vous donner des bases, une fondation et une certaine structure de cette section des Saintes Ecritures.

Vous avez besoin de comprendre le style, le contexte pour pouvoir extraire toute la richesse qu'il y a dans ce chapitre. Il m'est déjà arrivé d'écouter des sermons sur Esaïe 53 mais vous allez avoir beaucoup plus que cela. Vous allez avoir une série qui va peut-être s'étaler sur plusieurs mois. Pour parvenir à faire de cette série ce qu'elle doit être et vous permettre de voir ce qu'il y a vraiment dans cette incroyable section des Ecritures, il me faut vous donner un message d'introduction ce matin. Vous devrez donc enfiler votre casquette scolaire et réfléchir soigneusement et pensivement à ce sujet. Attendez-vous à être un tout petit peu débordés.

Ce matin, nous allons évaluer votre capacité en termes de gigabits, nous verrons ce que vous êtes capables d'assimiler. Ces messages seront enregistrés sur CD ou en format MP3, si vous préférez, pour le futur. Ce sera le genre de choses qu'on a envie de revenir écouter et absorber plus tard. Tandis que nous arrivons à Esaïe 53, je dois dire que le passage à étudier commence en réalité au chapitre 52, verset 13. Ainsi, chaque fois que je parlerai, de manière générale, de l'étude d'Esaïe 53, il faudra comprendre que je fais en fait allusion au passage qui va du chapitre 52, verset 13 jusqu'au verset 12 du chapitre 53, toute la section de 15 versets qui commence donc à Esaïe 52:13. Cela constitue un tout. Mon désir aurait été que les érudits qui ont délimité le chapitre 53 le fassent démarrer au verset 13 du chapitre 52 qui met en place ce qui est détaillé dans le cinquante troisième chapitre.

Si vous êtes chrétien depuis quelque temps, cette section des Ecritures Saintes devrait vous être très familière, et cela mériterait d'être le cas. Certains érudits de la Bible l'ont nommée par le passé "le cinquième évangile". Le cinquième évangile qui vient s'ajouter à Matthieu, Marc, Luc et Jean. C'est Augustin qui a dit, il y a très longtemps au cinquième siècle, «Ce n'est pas une prophétie; c'est un évangile.» Polycarpe qui était à la fois un élève et un ami de l'apôtre Jean a appelé cette partie de l'Ecriture «La Passion en Or de l'Ancien Testament»

Martin Luther lui-même a dit: «Chaque chrétien devrait être capable de le réciter par coeur». Cela va donc être votre devoir: mémoriser Esaïe 52:13 à 53:12. Et vous pourrez en profiter pour le restant de vos jours. Il est probable que vous connaissiez déjà l'essentiel de ce qui s'y trouve si vous avez étudié les Ecritures tant peu soit-il. Quelques érudits allemands ont écrit ceci en 1866: «On a l'impression que ce texte a été rédigé au pied de la croix de Golgotha.» Plus tard, ils disent: «Plus d'un israélite a eu la croûte de son coeur fondue par cela». Les mêmes érudits allemands ont poursuivi en déclarant: «Ce chapitre est la chose la plus fondamentale, la plus profonde et la plus noble que la prophétie de l'Ancien Testament ait jamais produite en se surpassant», fin de citation.

Vous trouverez dans cette section des Saintes Ecritures, la racine, la base de la pensée chrétienne, bien qu'on soit ici dans l'Ancien Testament. Vous retrouverez ici une phraséologie qui est entrée et restée dans les discours et les conversations chrétiennes. Vous découvrirez dans cette partie de la Bible, le texte que les prédicateurs et ceux qui écrivent l'évangile ont beaucoup plus utilisé qu'ils ne l'ont fait pour un quelconque autre passage de l'Ancien Testament. En fait, Esaïe 53 est le coeur des écrits hébreux. Il constitue la période messianique, l'Ecriture prophétique qui surpasse toutes les autres dans l'Ancien Testament.

Cependant c'est son cadre qui intensifie l'éclat de ce bijou prophétique. Gardez donc votre Bible à portée de main parce que vous allez devoir saisir ceci avec moi. J'aimerais vous donner le sens de ce que nous abordons ici, en commençant par une petite partie d'un plus grand panorama. Esaïe est divisé en deux sections: : les chapitres 1 à 39 et les chapitres 40 à 66. C'est de toute évidence un long, très détaillé et magnifique livre de l'Ancien Testament. Il a été écrit à peu près en 680 ou sept cents ans avant Jésus-Christ. La première moitié du livre, c'est-à-dire les chapitres 1 à 39, parle du jugement et de la captivité à venir. 39 chapitres où Dieu parle à travers le prophète Esaïe, faisant mention du jugement, le jugement qui devait arriver immédiatement sur Israël. Et il est arrivé.

C'est arrivé moins de cent ans après que cela ait été écrit au début de la captivité babylonienne quand il ne restait plus que la totalité du royaume de Juda dans le sud, le royaume du nord étant déjà parti en captivité quelques années plus tôt, en 720. La captivité du royaume du sud constitue la cible des 39 premiers chapitres. Et au-delà, il y a des avertissements au sujet du jugement divin sur les pécheurs de tous les âges et de tous les temps. Il y a même des indications sur la fin, le dernier jour, le jour eschatologique du grand jugement. Les chapitres 1 à 39 portent sur le jugement et la captivité en termes de captivité babylonienne, la plus grande question du jugement des pécheurs et même le sujet de plus grande ampleur qu'est le jugement dernier à la fin de l'histoire de l'humanité.

Le chapitre 39 s'achève ainsi sur la déclaration du jugement qui allait descendre sur Israël sous la forme de la captivité babylonienne, tandis qu'ils seraient déportés par les forces babyloniennes. Ecoutez les verset 6 et 7, «Voici, les temps viendront» - verset 6 du chapitre 39 - «où l'on emportera à Babylone tout ce qui est dans ta maison et ce que tes pères ont amassé jusqu'à ce jour; il n'en restera rien, dit l'Eternel. Et l'on prendra de tes fils, qui seront sortis de toi, que tu auras engendrés, pour en faire des eunuques dans le palais du roi de Babylone.» Ceci est une prophétie spéciale au sujet de la captivité babylonienne qui a commencé en 603, environ 80 ans après que Esaïe ait écrit ceci. Il a prophétisé que cela arriverait, et c'est effectivement arrivé. Il y a eu trois déportations: en 603, 597 et, la dernière, en 586. Ils ne sont rentrés chez eux que 70 ans après la dernière captivité. Il est donc possible de confirmer que Dieu est bien l'auteur de la première section puisque l'histoire prouve sa réalisation à la lettre.

Ceci nous amène à la deuxième section. Il reste vingt-sept chapitres, les chapitres 40 à 66. Le thème de la seconde section est la grâce et le salut. La grâce et le salut. Ces 27 chapitres, à commencer par le chapitre 40, sont la portion la plus sublime et la plus riche de la prophétie de l'Ancien Testament. Il s'agit à vrai dire d'une unique prophétie, une vision glorieuse, une révélation majestueuse du salut par la venue du Messie. C'est sublime. C'est écrasant. C'est complet. Cela intègre non seulement la délivrance d'Israël des mains des babyloniens, la délivrance des pécheurs de leur péché mais également la délivrance des nations de la malédiction vers le Royaume du Messie. Cela comporte donc ces mêmes éléments. La première partie parle du jugement sur Israël, le jugement à venir sur les pécheurs et elle parle également du jugement dernier. La deuxième moitié parle de la délivrance d'Israël, la délivrance offerte aux pécheurs et la délivrance finale qui conduit au Royaume Messianique.

Le plus intéressant c'est que la seconde moitié, qui fait l'objet de notre étude, les chapitres 40 à 66, commence au même endroit que le Nouveau Testament. Je voudrais que vous preniez un petit moment pour regarder le chapitre 40. Un parallèle assez curieux. Au chapitre 40, nous lisons «Consolez, consolez mon peuple, Dit votre Dieu.» Et cela est un véritable tournant dans le livre d'Esaïe qui passe de la déclaration du jugement dans les 39 premiers chapitres à la consolation dans la deuxième moitié du fait de la grâce et du salut. «Parlez au coeur de Jérusalem». Et ensuite vient la prophétie de Jean-Baptiste au verset 3: «Une voix crie : «Préparez le chemin de l'Eternel, aplanissez dans les lieux arides une route pour notre Dieu.»

Et c'est bien sûr Jean-Baptiste qui est venu et qui a été l'accomplissement de cette prophétie. Il était le précurseur du Christ. Il était la voix qui crie dans le désert: «Préparez le chemin de l'Eternel, aplanissez dans les lieux arides une route pour notre Dieu.» C'est donc là que commence le Nouveau Testament. Le Nouveau Testament commence avec Jean-Baptiste. Et c'est là aussi que commence la dernière moitié d'Esaïe. Ainsi, cette spseudo-section d'évangile d'Esaïe commence au même endroit que le véritable évangile du Nouveau Testament. Et, cette section d'Esaïe se termine également là où s'arrête le Nouveau Testament. Et cela est une autre caractéristique remarquable au 65ème chapitre d'Esaïe. En tirant vers la fin, au verset 17, nous lisons ceci: «Car je vais créer de nouveaux cieux et une nouvelle terre». Les nouveaux cieux et la nouvelle terre, chapitre 65, verset 17.

Puis, au dernier chapitre, le chapitre 66 verset 22, quasiment à la fin: «Car, comme les nouveaux cieux et la nouvelle terre que je vais créer subsisteront devant moi, dit l'Eternel» et ainsi de suite. Devinez à quel endroit se termine le Nouveau Testament. Il finit dans Apocalypse 22 et 22 avec les nouveaux cieux et la nouvelle terre. Alors, cette section d'Esaïe commence au même endroit que le Nouveau Testament avec l'arrivée de Jean Baptiste. Elle s'achève là où le Nouveau Testament se termine avec le nouveau ciel et la nouvelle terre. Et par conséquent, nous voyons de quelle manière merveilleuse cette incroyable prophétie est similaire au Nouveau Testament. Et tout ceci est écrit 700 ans avant que le Messie n'arrive pour commencer à l'accomplir.

A présent, qui va apporter cette grâce et ce salut? Qui sera celui qui fournira cette délivrance? La réponse est le serviteur du Seigneur, le serviteur de l'Eternel. C'est ainsi qu'on Le nomme. Le mot hébreu est ebed et il signifie esclave ou serviteur. Il est utilisé plusieurs centaines de fois dans l'Ancien Testament. C'est le mot hébreu qui est traduit à la fois par esclave et par serviteur. L'Esclave de Jéhovah, le Serviteur de Jéhovah, c'est Lui qui apportera le salut. C'est Lui qui apportera la consolation. C'est Lui qui apportera le pardon des péchés. Il devient ainsi le thème de cette section finale du livre d'Esaïe.

Allons maintenant au chapitre 53 en gardant à l'esprit cette image globale. Et vous trouverez au verset 13 du chapitre 52: «Voici, mon serviteur», voici Mon Serviteur, Mon ebed, Mon Esclave. C'est cette même désignation qui a été indiquée plus tôt dans cette section du livre d'Esaïe. Ceci est la quatrième des prophéties spécifiques du serviteur. La première se trouve au chapitre 42, la seconde au chapitre 49 tandis que la troisième est donnée au chapitre 50, les versets 4 à 11. C'est ici le quatrième de ce que nous appellerons les chants du serviteur d'Esaïe ou encore les prophéties du serviteur.

Dans la présentation qu'il nous fait du Serviteur, le prophète nous appelle à regarder ce serviteur et à être étonnés. Si je devais donner un titre à ce message, je l'intitulerais: "l'Etonnant Serviteur de Jéhovah». Je ne sais pas ce qu'ils mettent à "Grace to You" aujourd’hui mais moi je l'intitulerais: "L'Etonnant Serviteur de Jéhovah" C'est la révélation la plus complète, la plus puissante et la plus importante de tout l'Ancien Testament sur le Messie que nous avons là devant nous.

Précisons un peu plus le contexte de tout ceci. Si vous retournez à Samuel, disons que vous commencez à avoir une sorte de révélation divine à travers les prophètes. Moïse était un prophète, dans un certain sens. Il a délivré de la prophétie divine. Il a même annoncé le Messie, un prophète qui viendrait. Il L'a identifié. Cependant, la fonction de prophète telle que nous la connaissons a démarré avec Samuel. D'autres personnes ont bien sûr parlé de la part de Dieu et cela constituerait un ministère prophétique. Mais, la fonction prophétique a véritablement commencé avec Samuel. C'était à peu près mille ans avant Jésus-Christ soit, environ 300 ans avant Esaïe.

Et régulièrement, il a été annoncé aux prophètes qu'il viendrait une période où Dieu dirigerait et règnerait en Israël et d'Israël sur le monde. Ceci, bien entendu, était en lien avec les promesses faites à Abraham et à David, comme vous le savez. Dieu allait régner et diriger en Israël et Son influence s'étendrait sur le monde... et voici la clé...à travers un roi juste, à travers un roi juste identifié dans l'alliance abrahamique comme la semence et dans l'alliance davidique comme le Fils de David, un Roi juste. Ce Roi délivrerait Israël de ses adversaires, comme nous l'avons vu dans le cantique de Zacharie. Ce Roi devait délivrer Israël de ses péchés. Cela devait donc être une délivrance temporelle mais surtout une délivrance spirituelle.

Depuis les promesses de la Semence et du Roi juste qui devait venir apporter le salut et la délivrance à Israël et au monde entier à travers Israël, les Juifs ont bâti de grands espoirs. Ils voulaient ce Roi. Ils attendaient ce Roi. Et vous pouvez bien sûr retourner jusqu'à l'époque de Samuel et vous rappeler qu'ils voulaient un roi. C'est ainsi qu'ils ont choisi un roi nommé Saul. Ils ont mis leurs espoirs en Saul, et peut-être bien qu'ils ont supposé que Saul serait ce roi qui devait venir apporter le salut et faire d'Israël le joyau du monde et régner depuis Israël sur le monde entier, et établir un Royaume de Justice et de Paix.

Saul a cependant été rejeté. Il a été rejeté par Dieu à cause de son intrusion grossière dans la fonction de prêtre: il avait eu une réaction excessive et avait outrepassé ses limites. Il était un homme coupable. Non seulement a-t-il été rejeté mais sa lignée a à jamais été écartée de la royauté en Israël. Les espoirs se sont alors tournés vers David. Mais David avait lui aussi ses problèmes. Et David était un homme si coupable et si couvert de sang que Dieu ne lui a même pas permis de se charger de la construction du temple. Vous vous souvenez que David a dit à Nathan, le prophète: «je vais construire le temple.» Et Dieu est apparu à Nathan la nuit et lui a dit: «Pourquoi lui as-tu dit cela? Tu n'as pas demandé Mon avis. Je ne veux pas qu'il le construise. C'est un homme de sang.»

David avait ses problèmes, David était coupable et David n'allait pas être le juste Roi. Mais la promesse est arrivée dans 2 Samuel 7 disant que ce serait un fils de David et les espoirs doivent s'être immédiatement reposés sur Salomon. Et c'est sûr que tout a pris une allure vraiment belle avec l'arrivée de Salomon puisqu'il a considérablement agrandi le Royaume et qu'il est devenu de loin la personne la plus riche du monde. Et non seulement cela mais aussi parce qu'un peu au début de son règne, il a demandé la sagesse, Dieu lui a donné une grande sagesse ce qui lui a permis de connaître le succès dans tout ce qu'il a entrepris.

Cependant, il se trouve que Salomon s'est avéré être une véritable tragédie. Salomon a vu son coeur se détourner de Dieu parce qu'il avait épousé un grand nombre de femmes et avait plusieurs concubines. Il entretenait des rapports physiques avec des centaines de femmes. C'était un homme de grande débauche. Il n'allait pas être le roi juste. A la fin de son règne, tout le royaume était morcelé, le royaume du Nord yant fait sécession. Et chacun des rois qui a régné sur le royaume du nord après cet épisode a été minable, corrompu, vil et méchant. Il n'y avait pas un seul de bien. Et le royaume du sud se débattait, cherchant à survivre avec une longue liste de rois dont la plupart étaient corrompus avec seulement quelques bons éléments par ci par là.

Les gens commençaient à perdre espoir en ces rois humains, ceux qui étaient sortis des reins de David inclus. En fait, la lignée de David s'est avérée si pitoyable qu'à un moment, un des descendants de David du nom de Manassé est devenu roi. Vous vous souvenez sans doute du Roi Manassé. Laissez-moi vous dire ce qui s'est passé après le décès de Manassé, et c'est tout ce que vous avez besoin de savoir. 2 Chroniques 33:9 «Mais Manassé égara Juda et les habitants de Jérusalem à un tel point qu'ils firent plus encore le mal que les nations que l'Eternel avait détruites devant les Israélites.» Un fils de David a conduit Israël à commettre plus de mal que les cananéens qu'Israël avait déplacés; et les cananéens étaient des gens vils, idolâtres et païens. Voilà jusqu'où ils sont allés dans le mal.

Tous les rois du nord étaient corrompus. En dehors de quelques exceptions, quasiment tous les rois du sud étaient eux aussi corrompus. Ils étaient tous des échecs, à un degré ou à un autre. Comme vous le savez, il y avait eu quelques rois nobles dans le sud. De toute évidence, aucun roi humain n'était en mesure d'accomplir l'a promesse qui avait été annoncée. En fait, la vie d'Esaïe s'est terminée pendant le règne de Manassé. La vie d'Esaïe prend fin au cours du règne de Manassé quand Manassé l'a fait scier en deux à l'aide d'une scie en bois. C'est ce que dit la tradition et cela est confirmé par Hébreux11:36 et 37 qui fait allusion aux héros de l'Ancien Testament se faisant scier en deux. Il s'agissait d'Esaïe.

Jusqu'où sont-ils allés dans le mal? Aucun roi humain ne constituait un espoir quelconque. Peu de temps avant d'être scié en deux, tout juste au moment où Manassé prend le pouvoir Esaïe a en réalité prophétisé tout au long des règnes de quatre rois. Si j'ai bonne mémoire, Achazia, Joram, Achab, Ezéchias...Achazia, Joram, Achab, Ezéchias. Vous vous souvenez: «L'année de la mort du roi Ozias, j'ai vu le Seigneur», Chapitre 6, et les trois autres. Ce sont les prophéties qu'il a données au cours de ces années qui sont compilées dans sa prophétie. Mais c'est lorsque Manassé est entré en scène, du mieux que nous sachions par le biais de l'histoire, qu'Esaïe a été scié en deux, environ 686 av JC. Il a probablement rédigé le livre d'Esaïe juste avant cela. Ainsi, il a écrit cette prophétie d'espoir, de grâce et de salut au moment le plus sombre que l'histoire de Juda ait jamais enregistré.

Manassé est devenu leur roi et ils sont partis en captivité. Les choses ne pouvaient pas être pires. Leur temple devait être démoli et leur capitale détruite. Le royaume du nord était définitivement parti en captivité pour ne plus jamais revenir et ils étaient les prochains sur la liste. Au moment où la lignée de David était la plus corrompue, la plus vile et la plus mauvaise, Dieu entre en jeu et donne à Esaïe une nouvelle révélation spectaculaire au sujet du Roi juste. S'il y avait un moment de leur histoire où ils en avaient besoin, c'était bien celui-là, n'est-ce pas? Quand tout espoir a été perdu. Je veux dire qu'ils étaient partis, ils s'en allaient. C'était fini. Et c'était un massacre sanglant quand les Babyloniens sont arrivés.

Et la nouvelle était là, une nouvelle choquante, une nouvelle étonnante. Il n'allait pas seulement être un Roi qui règne. Il serait également un Esclave qui souffre. Il ne serait pas seulement un Roi au pouvoir, il serait un Esclave qui souffre et Sa gloire ne se manifesterait qu'après Sa souffrance. Par ailleurs, Il ne devait pas souffrir à cause d'un mal quelconque qu'Il aurait fait puisqu'Il serait un roi juste. Plutôt, Il souffrirait à cause du mal que d'autres auraient commis. Il allait souffrir du fait d'autrui. C'était une nouvelle révélation. Le Roi juste allait souffrir. Le Roi juste allait mourir. Cependant, Il n'allait pas mourir pour son propre péché; Il allait mourir pour les péchés des gens. Il allait mourir pour payer la pénalité due pour les péchés de Son peuple. Il serait un substitut qui meurt à la place de Son peuple. Et bien que cette réalité ait été symbolisée par le système de sacrifices d' animaux (elle y est représentée, n'est-ce pas?), ce n'est vraiment qu'au moment de cette prophétie que les choses sont devenues claires.

Faisons à présent la connaissance de ce Serviteur souffrant. Laissez-moi lire, à partir du verset 13: «Voici, mon serviteur prospérera; Il montera, il s'élèvera, il s'élèvera bien haut. De même qu'il a été pour plusieurs un sujet d'effroi,-Tant son visage était défiguré, Tant son aspect différait de celui des fils de l'homme,- De même il sera pour beaucoup de peuples un sujet de joie; Devant lui des rois fermeront la bouche; Car ils verront ce qui ne leur avait point été raconté, Ils apprendront ce qu'ils n'avaient point entendu. Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l'Eternel ? Il s'est élevé devant lui comme une faible plante, Comme un rejeton qui sort d'une terre desséchée; Il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, Et son aspect n'avait rien pour nous plaire.

«Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas. Cependant, c’est nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; Et nous L'avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

«Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie; et l'Eternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, et il n'a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent; Il n'a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l'angoisse et le châtiment; et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu'il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple ? On a mis son sépulcre parmi les méchants, son tombeau avec le riche, quoiqu'il n'eût point commis de violence et qu'il n'y eût point de fraude dans sa bouche. Il a plu à l'Eternel de le briser par la souffrance...

«Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours; et l'oeuvre de l'Eternel prospérera entre ses mains. à cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards; Par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d'hommes, et il se chargera de leurs iniquités. C'est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands; Il partagera le butin avec les puissants, Parce qu'il s'est livré lui-même à la mort, et qu'il a été mis au nombre des malfaiteurs, parce qu'il a porté les péchés de beaucoup d'hommes, et qu'il a intercédé pour les coupables.»

Voyez-vous Christ dans ce passage? La preuve que Dieu est à l'origine de cette Ecriture et Jésus-Christ son accomplissement se trouve dans cet unique chapitre, dans les moindres détails essentiels qui se sont réalisés avec précision dans la mort, l'enterrement, la résurrection, l'ascension, l'intercession, le couronnement et le salut donné au travers de Jésus-Christ. Jésus Lui-même, les apôtres du Nouveau Testament, les auteurs du Nouveau Testament qui proclament l'évangile, tous font référence à Esaïe 53, des tas et des tas de fois. Jésus en a parlé. Les apôtres y font allusion. Ceux qui ont écrit le Nouveau Testament y font référence encore et encore. Il y a des références au chapitre 53 d'Esaïe dans Matthieu, Marc, Luc, Jean, Actes, Romains, 1 Corinthiens, 2 Corinthiens, Galates, Ephésiens, 1 Timothée, Tite, Hébreux, 1 Pierre et 1 Jean.

Aucune autre Ecriture de l'Ancien Testament n'a si souvent et de manière si convaincante était appliquée à Jésus par le Nouveau Testament que celle-ci. Les auteurs du Nouveau Testament font allusion à quasiment chaque verset du cinquante troisième chapitre. Il comporte la somme et la substance de l'évangile et rejeter Christ revient à rejeter le clair témoignage de l'histoire qui a vu s'accomplir chacun des détails de cette prophétie. Cependant, à une échelle plus élevée que l'histoire et la réalisation de la prophétie, aussi vital, important et merveilleux que cela puisse être, se trouve cette question: qu'est-ce que cela signifie pour moi? C'est une question cruciale.

Vous pourriez être émerveillé par l'histoire. Vous pourriez être stupéfait que des prophéties détaillées concernant la vie, la mort et la résurrection d'un individu aient pu être annoncées 700 ans avant sa naissance, et vous devriez l'être. Vous pourriez être impressionné du fait qu'aucun être humain n'était en mesure de savoir ces choses et conclure que cette Ecriture est issue de l'unique personne qui connaît le futur, c'est-à-dire Dieu. Dieu non seulement connaît le futur mais Il le détermine. Vous devriez être émerveillé par la nature divine des Saintes Ecritures; vous devriez l'être. Mais vous n'avez pas envie de vous arrêter là parce qu'il y a quelque chose de plus grand, une question beaucoup plus grande que cela. Qu'est-ce que cela signifie pour vous? Qu'est-ce que cela signifie pour moi et pour tous les autres?

Alors, prenons une minute pour en parler. La vérité de cette prophétie ancienne et son accomplissement en Jésus-Christ répond à la question la plus cruciale, la question la plus essentielle et la plus déterminante qu'un quelconque être humain puisse jamais poser. Je vais aligner des adjectifs à votre intention. Ce passage répond à la question la plus significative que n'importe qui puisse poser, la question la plus fondamentale, la principale question, la question la plus vitale, la question la plus pesante, la question la plus sérieuse ou grave, la question la plus monumentale, la question la plus significative, la question primordiale. Et cela n'a rien à voir avec la santé, la richesse, le succès, le niveau d'instruction, la moralité, le bien-être, la philosophie, la sociologie ou la politique. La question la plus importante que n'importe quel être humain pourra jamais poser ou répondre n'a rien à voir avec ce qui occupe habituellement la pensée des gens.

Je présume que si vous pouviez googleliser sur votre ordinateur: «Quelles sont les questions les plus posées?», vous parcourriez des milliers d'entre elles avant de rencontrer cette question, si jamais il vous arrivait d'ailleurs de la croiser. Et pourtant, elle devrait venir en premier. C'est la question la plus indispensable. C'est la plus essentielle. C'est la question la plus déterminante et, franchement, elle est aussi la question qu'on évite le plus de se poser. Elle surpasse largement, infiniment toutes les autres questions et pourtant, elle est quasi-inexistante sur la liste des priorités des uns et des autres.

Quelle est la question? Voici la question. Comment est-ce qu'un pécheur peut se mettre en règle avec Dieu de manière à échapper à l'enfer et à entrer au ciel? C'est la question la plus importante. Comment est-ce qu'un pécheur peut devenir juste aux yeux de Dieu pour éviter l'enfer éternel et entrer pour toujours au ciel? C'est cela la question. Comment est-ce qu'un homme peut se mettre en règle avec Dieu? Comment est-ce qu'un Dieu saint peut parvenir à déclarer un pécheur juste? C'est ça la question. C'est le grand dilemme moral qui existe au monde. C'est le grand dilemme moral qui existe au monde. Ecoutez, c'est précisément pour répondre à cette question que la Bible a été écrite. C'est précisément pour répondre à cette question qu'Esaïe 53 a été écrit. C'est ça la question.

A l'époque du Nouveau Testament, il y avait des millions d'esclaves et un nombre effroyable d'abus commis à l'endroit de ces esclaves. Les chiffres sont parfois astronomiques. Certains parlent de 15 millions d'esclaves et d'autres d'environ 60 millions. Les gens estiment, les personnes sensibles aux questions sociales, que le Nouveau Testament aurait probablement dû soulever la question du trafic humain, l'esclavage humain étant donné qu'il y avait des esclaves sexuels comme vous le savez sans doute si vous vous intéressez à l'histoire ancienne. Et il y avait tous les abus imaginables propres à l'esclavage.

Mais, je suis fasciné par le fait que l'apôtre Paul qui a écrit treize des vingt sept livres du Nouveau Testament, l'apôtre Paul n'a jamais écrit sur les injustices sociales de l'esclavage. Ce qu'il a fait par contre, c'est écrire un traitement lourd sur comment un pécheur pouvait faire la paix avec Dieu, échapper à l'enfer et entrer au ciel pour l'éternité; et cela s'appelle le livre de Romains. Esaïe 53 est l'épître aux Romains de l'Ancien Testament. Romains est la révélation la plus importante du Nouveau Testament qui répond à cette question. Tout le reste du Nouveau Testament est également une partie de la réponse à cette question, bien sûr. Cependant, Romains rassemble les choses et se concentre spécifiquement à répondre à cette question. Et Esaïe 53 est la plus grande révélation de l'Ancien Testament sur cette même question.

Et, au fait, aussi bien Esaïe que Paul donnent la même réponse. La voici: un pécheur peut se mettre en règle avec Dieu et échapper à l'enfer éternel et entrer au ciel pour l'éternité parce que le Serviteur de Jéhovah est devenu un substitut et a souffert le jugement de Dieu à la place du pécheur. C'est le message de Romains et c'est aussi le message d'Esaïe. Dieu a passé Sa colère envers les pécheurs sur le Serviteur qui les a remplacés. C'est le coeur de la section qui va du chapitre 40 au chapitre 66. Je m'en vais vous montrer à quel point ce seul petit aspect de cette portion peut être intéressant.

Il y a 27 chapitres. Croyez-moi sur parole. De 40 à 66, cela fait 27 chapitres. Ils sont divisés en trois sections de 9, 9 et 9 en termes de sujets, en termes de sujets. La première section se termine par cette déclaration: «Il n'y a point de paix pour les méchants». Les neuf qui suivent se terminent avec cette affirmation: «Il n'y a point de paix pour les méchants». La troisième section se termine – chapitre 66 verset 24, avec un verdict similaire. Chacune des trois sections se termine avec un avertissement de jugement à venir sur le méchant. Cependant, les trois sections promettent le salut. Elles sont très évangéliques. Elles promettent le salut et se terminent par un avertissement pour ceux qui le rejetteraient. Toutes les trois présentent la bénédiction et la paix pour le juste et l'absence de paix et le jugement pour celui qui fait le mal. Toutes les trois indiquent que la justice et la méchanceté sont établies pour toujours. Le destin ne peut être modifié.

La première section parle de la délivrance, du salut de la captivité babylonienne. La deuxième section parle de la délivrance du péché. Et la troisième section, les neuf derniers livres, aborde la question de la délivrance de la terre maudite. Donc la première a trait à la délivrance d'Israël de l'emprise babylonienne. Celle du milieu, comme je l'ai dit beaucoup plus tôt, est relative à la délivrance des pécheurs du péché. Et la troisième, la délivrance de la terre de la malédiction, la glorieuse venue du Royaume du Messie.

Nous nous trouvons donc dans la section du milieu. La section intermédiaire, dans laquelle nous sommes, va du chapitre 49 au chapitre 57. Et cette section du milieu traite de la question du pardon des péchés, et elle pose la question sur le salut ou la délivrance du péché. Elle ne concerne ni la délivrance temporelle de la domination babylonienne ni du Royaume eschatologique qui viendra dans le futur, mais de la délivrance du péché. Maintenant, cela pose un problème important. Ne passez pas à côté; cela mériterait d'être attendu. Pourquoi est-ce que Dieu a besoin de délivrer Son peuple du péché? Ceci est énorme. C'est énorme.

Et c'était ça le problème avec les Juifs. Ecoutez, ils n'étaient pas convaincus d'avoir besoin d'un sauveur. Ils pensaient simplement avoir besoin d'un Roi juste. Ils ont pensé qu'en vertu de leur ascendance abrahamique, en vertu des alliances, des promesses et de toutes ces choses, ils ont cru être en position de bénédiction grâce à leur bonté et à leur religiosité, grâce à leurs efforts à accomplir des activités religieuses, des cérémonies, des rites, leurs tentatives d'obéissance à la Loi de Dieu, ils ont cru avoir trouvé grâce aux yeux de Dieu et pensaient y être parvenus par leur naissance et par mérite.

Ce message au sujet d'un sauveur pour nous délivrer de nos péchés afin de nous permettre d'échapper à l'enfer éternel et d'entrer au ciel pour l'éternité est un langage qu'ils ne comprennent pas. Il ne devrait pas en être ainsi. Retournez au premier chapitre d'Esaïe. Esaïe tente de leur transmettre le message. Chapitre 1, verset 4: «Malheur à la nation pécheresse, au peuple chargé d'iniquités, à la race des méchants, aux enfants corrompus ! Ils ont abandonné l'Eternel, ils ont méprisé le Saint d'Israël. Ils se sont retirés en arrière...Quels châtiments nouveaux vous infliger, quand vous multipliez vos révoltes ?»

Ensuite ceci: «La tête entière est malade, et tout le coeur est souffrant» ou encore faible. Tout comme Jérémie 17: «Le coeur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant : Qui peut le connaître ?», «De la plante du pied jusqu'à la tête, rien n'est en bon état : ce ne sont que blessures, contusions et plaies vives, qui n'ont été ni pansées, ni bandées, ni adoucies par l'huile. Votre pays est dévasté, vos villes sont consumées par le feu, des étrangers dévorent vos campagnes sous vos yeux». Il parle de désolation. «Ecoutez la parole de l'Eternel», verset 10: «chefs de Sodome ! Prête l'oreille à la loi de notre Dieu, peuple de Gomorrhe !»

«Qu'ai-je affaire de la multitude de vos sacrifices ? dit l'Eternel. Je suis rassasié des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux; je ne prends point plaisir au sang des taureaux, des brebis et des boucs. Quand vous venez vous présenter devant moi, qui vous demande de souiller mes parvis ? Cessez d'apporter de vaines offrandes : j'ai en horreur l'encens, les nouvelles lunes, les sabbats et les assemblées; je ne puis voir le crime s'associer aux solennités.»

«Mon âme hait vos nouvelles lunes et vos fêtes; elles me sont à charge; je suis las de les supporter. Quand vous étendez vos mains, je détourne de vous mes yeux; quand vous multipliez les prières, je n'écoute pas: vos mains sont pleines de sang. Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de devant mes yeux la méchanceté de vos actions; cessez de faire le mal. Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, protégez l'opprimé; faites droit à l'orphelin, défendez la veuve. Venez et plaidons ! dit l'Eternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige; s'ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine.»

Ils avaient besoin d'être sauvés. Ils avaient désespérément besoin de salut. Ils étaient un peuple méchant. Et comme je l'ai dit, tout à fait à ce moment du règne de Manassé, le pire d'entre eux qui les a laissés se comporter comme les cananéens, ils avaient désespérément besoin de salut et de rédemption. Ainsi, quand vous arrivez aux chants du serviteur d'Esaïe 42, les promesses qu'Il fait d'apporter le salut. Le chapitre 42 est...si seulement je pouvais vous le lire en entier. Mais «Ainsi parle Dieu, l'Eternel» - verset 5 - «Qui a créé les cieux et qui les a déployés, Qui a étendu la terre et ses productions, Qui a donné la respiration à ceux qui la peuplent, Et le souffle à ceux qui y marchent.»

«Moi, l'Eternel, je t'ai appelé pour le salut, et je te prendrai par la main, Je te garderai, et je t'établirai pour traiter alliance avec le peuple, Pour être la lumière des nations». Il s'adresse au Serviteur. Il parle au Messie. «Je t'établirai pour traiter alliance avec le peuple, pour être la lumière des nations, pour ouvrir les yeux des aveugles, pour faire sortir de prison le captif». «Chantez à l'Eternel» - verset 10 - «un cantique nouveau, chantez ses louanges aux extrémités de la terre.» L'Eternel apportera le salut à Son peuple.

Chapitre 43, verset 1: «Ainsi parle maintenant l'Eternel, qui t'a créé, ô Jacob ! Celui qui t'a formé, ô Israël ! Ne crains rien, car je te rachète, Je t'appelle par ton nom : tu es à moi! Si tu traverses les eaux, je serai avec toi; et les fleuves, ils ne te submergeront point; Si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas, et la flamme ne t'embrasera pas. Car je suis l'Eternel, ton Dieu, le Saint d'Israël» - c'est quoi la suite? Ton quoi?- «ton sauveur». Je suis ton Sauveur. Je suis ton Sauveur. Verset 11: «C'est moi, moi qui suis l'Eternel, et hors moi il n'y a point de sauveur. C'est moi qui ai annoncé, sauvé, prédit». «Ainsi parle l'Eternel» – verset 14 - «Votre rédempteur, le Saint d'Israël».

Je serai ton Sauveur. Je serai ton Rédempteur. Et c'est pour cette raison que cette section commence par la consolation, au chapitre 40. «Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Parlez au coeur de Jérusalem, et criez lui que sa servitude est finie, que son iniquité est expiée, qu'elle a reçu de la main de l'Eternel au double de tous ses péchés.» Le salut arrive. Est-ce qu'ils avaient besoin de salut? Oui. Le diagnostic qui est posé au chapitre 1 est brièvement confirmé au chapitre 6 lorsque Esaïe a reçu une vision de Dieu. Et il dit: «je suis un homme dont les lèvres sont impures, j'habite au milieu d'un peuple dont les lèvres sont impures». Esaïe avait compris le besoin du salut, le besoin de purification.

Donc, la section qui constitue la pièce maîtresse de ces trois groupes de neuf, la première traitant de la délivrance de l'emprise babylonienne, la dernière ayant trait au salut final du royaume eschatologique et celle du milieu qui aborde la question de la délivrance du péché pour le peuple de Dieu, aussi bien Juif que païen. Et ce salut viendra à travers le Serviteur qui sera le Sauveur que Dieu aura envoyé. Alors, écoutez, les chapitres 52 et 53 se trouvent au milieu de la section intermédiaire (la deuxième section) qui va du chapitre 49 au chapitre 57. Et le verset qui se trouve au centre du chapitre 53 est le verset 5: «Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.» La section du milieu, les chapitres du milieu, le milieu du chapitre, le verset du milieu. Tout semble se focaliser sur le fait que le Serviteur de Jéhovah ait été percé à notre place.

Par quel moyen Dieu va-t-Il sauver Son peuple? Par quel moyen va-t-Il pardonner leurs péchés? Au moyen de la mort de substitution, la mort à la place d'autrui de Son Serviteur, Son Esclave, le Messie, le Roi juste. C'est Lui qui devait accomplir cette prophétie. Mes chers amis, ce texte désigne le Seigneur Jésus-Christ, cela est clair comme de l'eau de roche.

Laissez-moi à présent vous faire une petite parenthèse historique. Les Juifs des temps anciens, ont d'abord interprété cette prophétie comme étant relative au Messie, d'accord? Dans toute la littérature juive ancienne, ce chapitre, 53, tout ce passage, toute la section, la demi section des derniers 27 chapitres, tout était considéré comme messianique. Ils voyaient tout cela comme ayant trait au Messie bien qu'ils n'aient pas eu une idée claire de la manière dont le Messie allait souffrir. Arrivés au chapitre 53, ils ont écrit ceci, les rabbins ont écrit ceci: «Qu'Il sera compatissant, qu'Il s'identifiera à nos peines avec bienveillance». Et ils allaient aussi loin que cela!

Ils avaient compris qu'Il serait un Messie compatissant, qu'Il serait un Roi juste, en d'autres termes, un roi qui regrettait tant qu'un peuple aussi noble ait tant souffert qu'Il s'identifiait à eux et ressentait leur douleur. Ils ne voyaient pas la mort expiatoire (de substitution) du Messie malgré le fait que chaque jour de leur histoire, des animaux mouraient, dépeignant une mort substitutive. Comme en témoignent leurs écrits, tout ce qu'ils ont vu c'est la sympathie, la compassion. Soit dit en passant, la vision messianique de cette section est présente dans la liturgie juive pour le jour des expiations.

Voici un extrait de ce qu'ils disent: «l'effroi nous a saisis, et nous n'avons plus personne pour nous justifier. Il a porté le joug de nos iniquités et de notre transgression, il a été blessé à cause de notre transgression. Il porte nos péchés sur ses épaules pour que nous obtenions le pardon de nos iniquités. Nous serons guéris par sa blessure, le jour où l'Eternel le créera (le Messie) comme une nouvelle créature. Ô ramène-le du cercle de la terre, relève-le du pays de Seïr, pour qu'il nous rassemble sur le mont Liban, une nouvelle fois par la puissance de Yinon.» "Yinon" est un mot hébreu traduit qui signifie "Messie".

Ainsi, le jour du Grand Pardon, le jour d'expiation, ils paraphrasent littéralement Esaïe 53 et s'en éloignent ensuite pour dire que cela signifie tout simplement qu'Il se montrera compatissant, sympathique envers eux. L'idée que le Messie Lui-même puisse mourir? Impossible, inconcevable. C'est pour cette raison que Jésus a dû aller dans l'Ancien Testament pour parler de la nécessité de Sa souffrance et les apôtres l'ont même prêché. Ils n'avaient aucun intérêt à le faire.

Ecoutez, voici le problème. C'est très important. Ils n'avaient pas besoin d'un sauveur. Ils n'avaient pas besoin de sacrifice pour le péché. Personne n'a besoin d'un sauveur dans un système de justification par les oeuvres. Ils avaient besoin d'un sympathisant. Ils voulaient un roi qui serait touché par leur condition et qui donc, par sympathie et par compassion, viendrait les restaurer dans leurs droits, leur donner ce qu'ils méritaient vraiment. C'était ça la vision du judaïsme ancien. C'était cela la perception du judaïsme à l'époque du Nouveau Testament. C'était le point de vue du judaïsme après le Nouveau Testament. Et c'est la conception des choses du judaïsme moderne.

Le judaïsme ne se définira jamais par les termes utilisés dans Esaïe 1: malade de la tête aux pieds. Ils n'ont pas besoin d'un sauveur. Vous savez, si vous ne comprenez pas la doctrine de la dépravation et si vous ne réalisez pas votre incapacité à vous sauver quoique vous fassiez, alors vous n'avez pas besoin d'un sauveur pour vous sauver. Vous accomplissez le salut. Et tout système qui comporte un quelconque accomplissement capable de sauver n'a pas de place pour une expiation pour autrui, une expiation substitutive. Après la venue du Seigneur Jésus et la naissance de l'église, l'église a clairement interprété Esaïe53...tous les auteurs du Nouveau Testament, comme je l'ai dit, l'église s'est mise à prêcher aux Juifs que Jésus est l'accomplissement d'Esaïe 53.

Ils ne voulaient pas l'entendre ; ce qui les a conduit à persécuter l'église. Comme vous le savez, ils ont tué des chrétiens. Et aujourd'hui encore, le judaïsme, en tant qu'institution, rejette Jésus-Christ et refuse de voir en Lui la réalisation d'Esaïe 53. Quand je vous l'ai lu plus tôt, c'était une expérience émouvante, n'est-ce pas? Par le simple fait d'en écouter la lecture parce que chaque lecteur chrétien ressent la puissance de cette description de Jésus-Christ. Vous ressentez la puissance de l'oeuvre qu'Il a accomplie pour vous sur la croix en portant votre péché. Par contre, un Juif qui lit ce même passage voit quelque chose de complètement différent. Il y voit...et c'est l'interprétation la plus courante...Israël. C'est Israël souffrant.

Israël est le serviteur souffrant qui a souffert, souffert, souffert et entrera un jour dans la gloire. La gloire d'Israël viendra mais pour l'instant, ils passent par la souffrance, une souffrance abusive, peut-être injuste. C'est la vision flatteuse que les Juifs ont d'Esaïe 53, eux, un peuple noble souffrant de manière injuste, passant par l'agonie. Cependant, un jour viendra où ils paraîtront dans la gloire qui leur a été promise, ils deviendront alors la nation suprême et béniront le monde entier. Ils mériteront leur gloire par leur religion, par leur propre justice, et, écoutez, par leur souffrance. Il n'y a aucune trace de Jésus dans Esaïe 53.

Eh bien, c'est pour cette raison qu'Esaïe 53 a reçu le nom de la chambre de torture des rabbins. Esaïe 53 est considéré comme la mauvaise conscience des rabbins parce qu'il n'est pas possible d'y insérer Israël. Israël n'était pas une humble, n'est pas une humble victime. Israël n'est pas une victime volontaire qui souffre de son propre gré. Israël n'est pas un peuple juste, irréprochable qui souffrirait injustement d'une part et pour autrui, pour les autres, d'autre part. Il n'y a vraiment aucun moyen possible de faire d'Israël le sujet d'Esaïe 53. Il doit forcément s'agir de Jésus.

Mais, à ce niveau, j'aimerais juste marquer pour vous quelque chose qui sera utile. Israël de l'époque, Israël du temps de Jésus et Israël d'aujourd'hui n'a nul besoin d'un sacrifice de substitution. Ils n'ont absolument pas besoin d'un sauveur qui prenne leur place. Ils n'ont pas besoin qu'un Médiateur meurt pour eux. Tout ce qu'il leur faut c'est un roi compatissant. Ils veulent uniquement un dirigeant. Ils veulent seulement un roi. Pas besoin d'un sauveur pour porter leurs péchés; pas besoin d'un sauveur pour subir la colère divine à leur place. Ils ont uniquement besoin d'un roi pour les délivrer de toute la souffrance, de toute l'injustice et de la peine afin de leur attribuer l'exaltation qui leur revient en vertu de leur ascendance abrahamique, de la promesse faite à David et de leur propre bonté.

Ainsi, chaque fois que vous vous adresserez à un Juif, la question qu'il faudra lui poser est: «Avez-vous besoin d'un sauveur? Avez-vous besoin d'un sauveur?» La chrétienté vous offre un sauveur. Avez-vous besoin d'un substitut pour mourir à votre place? Avez-vous besoin que quelqu'un subisse la colère de Dieu contre votre péché? C'est cela la question. Et ceci nous ramène à la question de toutes les questions: Comment est-ce qu'un pécheur peut se mettre en règle avec Dieu pour échapper à l'enfer éternel et entrer au ciel pour l'éternité? Et l'unique réponse est: «Si le prix des péchés de ce pécheur est entièrement payé.» Et le seul qui soit capable de le faire est le sacrifice qui a été fait pour autrui, le sacrifice de substitution qui a été choisi, Jésus-Christ Lui-même.

La différence fondamentale, et c'est quelque chose de crucial, la différence fondamentale entre le judaïsme et le christianisme se situe à ce niveau. Le judaïsme est une religion qui magnifie l'effort humain et n'a nul besoin d'un sauveur. Le christianisme quant à lui déprécie l'effort humain et a désespérément besoin d'un sauveur. C'est là la différence. Les Juifs n'ont pas besoin d'un substitut pour supporter la pénalité de leurs péchés. Ils pensent que Dieu va les accepter à cause d'Abraham et sur la base de leur bonté, des privilèges et des promesses qui sont les leurs. C'est ça la différence. N'allez pas croire, une seule minute, qu'il y a un énorme fossé entre les deux. Les Juifs n'ont pas besoin d'un sauveur pour les sauver de leurs péchés individuels. Ils ont uniquement besoin de quelqu'un pour voler à leur secours et les délivrer de leurs ennemis et de leurs difficultés. Les chrétiens ont besoin d'un sauveur pour les délivrer de leurs transgressions, de leurs iniquités et de leurs péchés personnels.

Ainsi, la question qu'il faut poser à un Juif est: «as-tu personnellement besoin d'un sauveur pour prendre ta place et mourir sous le jugement de Dieu pour tes péchés? As-tu besoin d'un sauveur?» C'est là la question. Et c'est le problème moral de toute l'existence humaine. «Mon serviteur» - verset 11 de 53 - «Mon serviteur juste justifiera beaucoup d'hommes» Il les réconciliera avec Dieu. Comment? «Il se chargera» - quoi? - «Il se chargera de leurs iniquités.» Dans l'expiation, le Serviteur de Jéhovah justifie plusieurs. Il a été promis dans l'Ancien Testament qu'Il serait issu de la nation d'Israël, qu'Il descendrait d'Abraham, qu'il serait de la famille de David. L'Ancien Testament dit qu'Il naîtrait à Bethlehem. Esaïe a dit qu'Il naîtrait d'une vierge.

Cependant, ce n'est que lorsqu'Il sera là que nous saurons qui Il est. Quand Il sera là, nous Le reconnaîtrons parce qu'au moment de Son baptême, la voix du Père se fera entendre des cieux: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection.» Et c'est ce qui s'est passé au moment du baptême. L'Esprit est descendu sur Lui sous la forme d'une colombe. Le Serviteur Suffisant par le témoignage de Dieu Lui-même et par l'arrivée du Saint-Esprit n'est autre que Jésus. Il est l'agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.

Alors, pour conclure, ouvrez Actes 8. Je me suis plutôt bien débrouillé. J'ai cru qu'il me faudrait une heure trente ce matin. Je vais terminer avec Actes 8. Il n'y a pas moyen de contourner ceci. La suite ne sera pas aussi longue. Vous vous souvenez de Philippe et de l'eunuque dans Actes 8? Philippe est conduit par l'Esprit vers le char de cet homme qui se trouve être un fonctionnaire de la cour. Et il vient à cet homme, c'est un...c'est un païen nouvellement converti au judaïsme. Il a été à Jérusalem et lit Esaïe. Il est en train de lire Esaïe, le prophète. Philippe lui demande au verset 30: «Comprends-tu ce que tu lis ?» Il répond: «Comment le pourrais-je, si quelqu'un ne me guide ?»

«Et il invita Philippe à monter et à s'asseoir avec lui. Le passage de l'Ecriture qu'il lisait était celui-ci : Il a été mené comme une brebis à la boucherie; et, comme un agneau muet devant celui qui le tond, Il n'a point ouvert la bouche. Dans son humiliation, son jugement a été levé. Et sa postérité, qui la dépeindra ? Car sa vie a été retranchée de la terre.» Tout droit sorti d'Esaïe 53. «L'eunuque dit à Philippe : Je te prie, de qui le prophète parle-t-il ainsi ? Est-ce de lui-même, ou de quelque autre ?» J'aime ça. «Alors Philippe, ouvrant la bouche et commençant par ce passage, lui annonça la bonne nouvelle de Jésus.» Braves gens, c'est ce que nous allons faire. Nous partirons de cette même Ecriture pour prêcher Jésus-Christ.

Père, nous Te remercions pour notre temps ce matin, un temps pour célébrer, le temps de se réjouir, le temps d'adorer, le temps de contempler la grandeur de Ta Parole et de Ton Fils et notre Sauveur. Nous Te prions aujourd'hui d'être avec nous et de nous bénir. Dans Son merveilleux nom, nous prions. Amen.

FIN

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