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Pour ceux qui se sont joints à nous aujourd'hui, nous avons prévu une étude de l'Ancien Testament ici à l'Eglise de la Grâce, après avoir passé plusieurs années dans le Nouveau Testament avec quelques incursions dans l'Ancien. Nous nous sommes lancés récemment dans cette étude de l'Ancien Testament et commençons à examiner une prophétie spécifique qui se trouve au cinquante troisième chapitre d'Esaïe. Donc, si vous avez une Bible à portée de main...si vous n'en avez pas, il y en a une sur le banc...vous pouvez ouvrir le cinquante troisième chapitre d'Esaïe et commencer la lecture à la fin du chapitre cinquante deux. Si vous avez du mal à trouver, quelqu'un à côté de vous peut vous aider. En réalité, la prophétie d'Esaïe 53 commence à la fin du 52ème chapitre. Si je le pouvais, je reculerais le chapitre cinquante trois de trois versets tout simplement pour faire tenir toute la prophétie dans un seul et même chapitre. En fait, ça commence au chapitre 52, du verset 13 à 15.

Cela va être le texte de notre conversation ce matin: Esaïe 52, versets 13 à 15. Laissez-moi les lire pour vous. «Voici, mon serviteur prospérera; Il montera, il s'élèvera, il s'élèvera bien haut. De même qu'il a été pour plusieurs un sujet d'effroi,-Tant son visage était défiguré, Tant son aspect différait de celui des fils de l'homme,- De même il sera pour beaucoup de peuples un sujet de joie; Devant lui des rois fermeront la bouche; Car ils verront ce qui ne leur avait point été raconté, Ils apprendront ce qu'ils n'avaient point entendu.»

Ce texte parle de Jésus-Christ, sept cents ans avant Sa naissance. Il en est de même pour Esaïe 53 et toute cette section d'Esaïe dont plusieurs chapitres parlent de la personne du Messie qui n'était nul autre que le Seigneur Jésus-Christ. En tant que chrétiens, nous voyons Christ partout quand nous rentrons dans l'Ancien Testament parce que l'Ancien Testament promet, prophétise et prédit Sa venue. Il est le Sauveur, le seul Sauveur, l'unique Sauveur que le monde pourra jamais avoir. Il est le seul chemin qui mène au ciel, l'unique Rédempteur.

Il paraît qu'il y a environ vingt religions majeures dans le monde. Il existe environ 300 branches différentes de ces 20 religions. A elles viennent par ailleurs s'ajouter d'innombrables formes de religions tribales, traditionnelles et sectaires. Et il y a ensuite des milions et des millions de systèmes de croyances personnelles. On aurait beaucoup de mal à compter toutes les déités imaginaires qui existent dans les esprits des gens. Cependant, en dehors du christianisme, toutes ces religions sont fausses. En dehors du christianisme, elles sont toutes trompeuses.

Il n'y a qu'un Dieu. Il y a un seul Sauveur. L'unique Dieu est le Créateur et le Rédempteur qui nous est présenté à travers les pages des Saintes Ecritures. C'est Lui qui est venu sur terre sous les traits du Seigneur Jésus-Christ, le seul Sauveur. Et, soit dit en passant, le seul Dieu de toutes les religions qui meurt et ressucite pour offrir le pardon et le salut à Son peuple est le Seigneur Jésus-Christ, le véritable Dieu. Seul le christianisme, seul le christianisme présente un sauveur et, il s'agit du Seigneur Jésus-Christ.

Le christianisme est seul à confronter la réalité selon laquelle personne ne peut aller à Dieu par ses propres moyens. Personne ne peut mériter le pardon. Personne ne peut mériter le salut. Personne ne peut gagner le ciel par la bonté, la morale, les activités, cérémonies et rituelles religieuses. La Bible est claire à ce sujet. Le salut est un don pour ceux qui savent ne pas pouvoir le mériter et implorent la miséricorde en mettant leur confiance pour le pardon, le salut et le ciel dans le Seigneur Jésus-Christ qui est mort à leur place pour leurs péchés et est ressuscité triomphalement d'entre les morts. Sa resurrection a été la confirmation divine qu'Il avait pleinement satisfait les exigences de la justice et de la colère de Dieu et rendu le salut disponible.

Tout le monde est pécheur. Tous ceux qui ont jamais existé sont pécheurs et incapables de se sauver eux-mêmes. Ils ont tous besoin d'un sauveur. Il y a un seul Sauveur, Jésus-Christ, qui est mort et est ressuscité pour sauver Son peuple et le ramener au ciel. C'est ça le message de l'Ecriture Sainte et c'est la vérité. Et c'est pour cette raison que la mort et la résurecttion du Christ sont célébrées comme elles le sont par les chrétiens. C'est l'événement le plus important de toute l'histoire du monde. Toutefois, pour nous hisser à la place d'Esaïe, tandis qu'il écrit à ce sujet sept cents ans avant sa réalisation, faisons une petite rétrospective, un flash-back. Retournons à l'époque qui précède la mort et la résurrection de Jésus et voyons s'il ne nous est pas possible d'avoir une petite idée de l'état d'esprit des Juifs.

Les Juifs ont toujours attendu le Messie. Messie signifie Celui qui est oint, une simple façon de L'identifier comme Roi. La grandeur leur avait été promise. La prospérité leur avait été promise en tant que nation parce que depuis le départ, le père de cette nation était Abraham. Dieu a conclu, avec Abraham, une alliance qu'Il a confirmée à ses enfants, les patriarches. Il l'a à nouveau répété à travers l'histoire d'Israël qu'un jour, Lui Dieu sauverait cette nation aussi bien de manière temporelle que sur le plan spirituel. Il a dit qu'Il glorifierait Israël et à travers Israël, le monde. Dieu devait bénir la petite nation d'Israël et faire d'elle une bénédiction. Ils attendaient l'accomplissement de cette promesse.

La promesse avait été faite à David que celui qui viendrait accomplir toutes ces choses serait issu de sa lignée. Un Fils royal sortirait de la lignée de David, deviendrait Roi, l'Oint, le Messie. C'est Lui qui allait amener à l'accomplissement toutes les promesses de gloire et de bénédiction à Israël et à travers Israël. Ils attendaient ce Roi. Il allait les délivrer de leurs ennemis, de leurs circonstances négatives et de toute leur souffrance. Il allait réaliser toutes les promesses de bénédiction et de prospérité, de nation et d'influence, de paix et de justice de l'Ancienne Alliance pour eux et pour le monde à travers eux.

Les Juifs étaient en quête du Roi qui devait venir; chaque génération Le recherchait. On pourrait même dire chaque famille juive. Etant donné que les promesses avaient été faites à Abraham et David auparavant et qu'elles avaient été réitérées aux prophètes tout au long de leur histoire, ils attendaient tous l'arrivée du Roi. Ils recherchaient un roi, un roi semblable à celui qu'ils s'étaient choisi au départ: Saul, quelqu'un de grand et de puissant. Ils cherchaient une personne dotée de puissance militaire, quelqu'un qui soit un dirigeant influent, quelqu'un de victorieux, une personne capable de les délivrer de toutes les choses qu'ils détestaient, toutes les choses auxquelles ils s'opposaient, tout ce qu'ils redoutaient. Ils voulaient quelqu'un qui les conduirait à la gloire et apporterait la paix et la justice dans le monde à travers eux. Et ils savaient exactement ce qu'ils cherchaient puisque le prophète avait annoncé que le Messie serait un homme, Il serait la semence de la femme, Il serait un homme.

Mais le psalmiste avait également dit que David L'appellerait «Seigneur». Il serait un homme mais Il serait également Dieu. Comment est-ce possible? Esaïe leur a fourni un indice: «voici, une vierge sera enceinte, et elle enfantera un fils» (Esaïe7:14, version Martin). Donc, un Dieu/Homme, né d'une vierge. Oui. Il serait un descendant d'Abraham, c'est pour cette raison que la généalogie est là. Il ferait partie de la lignée royale de David. Il serait issu de la tribu de Juda. Il naîtrait dans la ville de Bethlehem. Ils avaient un certain nombre de détails qui devaient leur permettre d'identifier, de reconnaître le Messie. Ainsi, pendant des siècles, ils ont cherché. C'est alors que Jésus-Christ est arrivé, né d'une vierge, dans la lignée d'Abraham, dans la lignée de Juda, dans la lignée de David. Il est né dans la ville de Bethlehem et Sa divinité a été mise en évidence par des paroles, des actes, etc. que le monde n'avait et n'a encore jamais vus jusque-là, une démonstration de puissance hors pair.

N'auraient-ils pas dû se contenter d'apposer leur signature? Est-ce le Messie? Toutes les exigences étaient satisfaites et plus. Mais, leur problème c'est qu'ils se demandaient où était la pompe, où étaient les circonstances, où était la fanfare et où étaient le pouvoir militaire. Il est humblement né dans une mangeoire et ce sont des personnes issues du plus bas niveau de l'échelle sociale qui sont venues Le voir, des bergers, un métier assez trivial. Il a vécu humblement dans une famille assez moyenne, dans une ville isolée, bien en dessous de la moyenne, appelée Nazareth. Il s'est entouré d'un certain nombre d'humbles vauriens et en a fait Ses messagers. Il n'a pas cherché de poste, n'a pas cherché de position et n'a pas cherché d'instruction. Il n'avait pas d'ami parmi l'élite. Il n'a rassemblé aucune armée et n'a présenté aucune stratégie pour établir Son règne.

Cependant, Il avait cette puissance indéniable, incontestable et très visible tandis qu'Il banissait la maladie du territoire d'Israël pendant toute la durée de Son ministère. Il avait autorité sur la maladie, sur les démons, la mort et la nature. Et, en dépit de toutes les déceptions relatives à ce qu'Il manquait de faire, il y avait encore la réalité qu'Il était doté de cet incroyable pouvoir divin. Alors, pendant ne serait-ce qu'un seul jour, leurs espoirs que Jésus ait pu être le Messie ont été en quelque sorte ravivés; il y a eu cette grande effervescence collective, cet espoir qu'Il fût leur Messie en dépit de la déception et ce fut le jour où Il entra à Jérusalem pour la dernière pâque.

Ils ont jeté leurs vêtements à Ses pieds. Ils ont jeté des branches de palmier sous Lui. Ils disaient: «Hosanna au Fils de David !», ce qui constitue un titre messianique. Ils L'ont loué: «Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !» Ils L'ont acclamé comme leur Roi et leur Messie à cause de Ses miracles, le dernier desquels était très, très bien connu comme étant la résurrection de Lazarre. Et ils avaient probablement espéré qu'avec un peu de pression...des centaines de milliers de personnes séjournaient en effet à Jérusalem puisque c'était la Pâque. Et peut-être donc qu'ils s'étaient dit qu'en poussant un peu, Il les rassemblerait pour en faire une sorte d'armée instantanée pour faire avancer les choses. C'est donc ainsi qu'ils L'ont salué comme leur Messie, plein d'espoir comme ces deux disciples sur la route d'Emmaüs qui ont dit: «Nous espérions qu'Il serait le Roi, le Rédempteur.» Ils espéraient tous.

Le lendemain, Il est revenu en ville après l'entrée triomphale et Il est passé à l'offensive. Mais Il ne s'en est pas pris aux Romains, les ennemis de Dieu et les ennemis d'Israël. Il s'est attaqué aux Juifs. Il a attaqué le temple. Il s'est fabriqué un fouet et s'est mis à jeter les gens à la porte. Ils avaient transformé le temple en repère de voleurs. Il l'a fait au tout début de Son ministère et Il l'a également fait au cours de la dernière semaine de Son ministère. Il a agressé les chefs religieux Juifs. Il s'en est pris au judaïsme à son point culminant, à son sommet, à son apogée. Il a pris d'assaut le temple, Il a agressé la religion et Il n'a jamais levé le petit doigt sur les Romains.

Ils avaient déjà des doutes à Son sujet parce qu'Il ne se comportait pas du tout comme un roi. Ils en avaient marre d'être déçus par Lui parce qu'à chaque fois qu'ils avaient essayé de Le faire roi, Il avait disparu. Alors, ils se sont tournés vers Jésus. Pendant le reste de la semaine, Il a poursuivi Ses attaques contre la théologie fausse et apostate du judaïsme dans le temple et a continué d'enseigner la vérité aux gens. Mais les gens s'étaient détournés de Lui et finalement, vendredi, ils criaient et réclamaient Sa mort: «Crucifie-Le, crucifie-Le!» Ils L'ont donné aux Romains et les Romains L'ont effectivement crucifié. Ils espéraient qu'Il était celui qui délivrerait Israël mais Il n'était pas le roi qu'ils voulaient.

Ecoutez, le problème, comme je vous l'ai dit la semaine passée, c'est que le judaïsme était devenue une fausse religion comme toute autre fausse religion dans le monde, comme tout autre assemblage de mensonges, toute autre tromperie. Un système de mérite, un système de crédits, un système dans lequel on gagne son accès à Dieu et au ciel en étant quelqu'un de bien, une personne de bonne moralité et une personne religieuse. C'est ainsi qu'ils voyaient la religion. En fin de compte, ils n'avaient pas besoin d'un sauveur. Même lorsque Jean-Baptiste a déclaré: «Voici l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde», ils n'ont rien compris. Et pourtant, tous les sacrifices qu'ils avaient offerts pendant des millénaires, tous ces millions d'animaux qui étaient morts pointaient vers celui qui devait être le dernier agneau sacrificiel dont la mort allait véritablement satisfaire Dieu et payer la pénalité pour leurs péchés.

Ils ne saisissaient toujours pas. Ils n'avaient pas besoin, je vous l'ai dit la semaine dernière, ils n'avaient pas besoin d'un sauveur. Ils n'avaient besoin que d'un roi. Ils n'avaient pas besoin d'être délivrés de leurs péchés. Ils étaient justes. Ils avaient besoin d'être délivrés de leurs circonstances et de leur souffrance. Ils ne pensaient pas avoir besoin d'un sauveur pour les délivrer du jugement divin qui était sur le point de tomber sur eux tellement ils étaient pécheurs. Et ils étaient des enfants d'Abraham. Ils pensaient être en sécurité. Ils étaient les enfants de la promesse, les enfants de l'Alliance. Ils avaient été adoptés pas Dieu. Et ils s'en sont donc pris à Jésus.

Mais, voici la vérité. Jésus est le Roi. Il est arrivé comme le Roi. Cependant, Il ne pouvait pas amener Son Royaume dans sa plénitude et avec toutes ses promesses tant qu'Il n'avait pas fourni le salut à Son peuple. Son Royaume est un Royaume de salut. Ceux qui appartiennent à Son Royaume sont des personnes qui ont été délivrées de leurs péchés. Il ne peut pas y avoir de Royaume pour Israël ou qui que ce soit d'autre tant que la dette du péché n'aura pas été payée. Il ne pouvait pas donner de Royaume à Son peuple tant qu'Il ne leur avait pas donné le salut. Ils ne pouvaient pas être délivrés de leurs ennemis. Ils ne pouvaient pas être libérés de leurs circonstances.

Ils ne pouvaient pas être délivrés de leur souffrance tant qu'ils n'étaient pas délivrés de leur péché. C'est pour cette raison qu'Il a dû mourrir et ressusciter. C'est ça l'évangile. Et c'est le message qu'Il a prêché, c'est le message que les apôtres ont prêché et c'est le message que les prédicateurs ont prêché après la résurrection, c'est le message que les auteurs du Nouveau Testament nous ont transmis et c'est ce message que la véritable église prêche depuis cette époque jusqu'à ce matin même.

Ils auraient dû y croire. Ils auraient dû croire qu'ils avaient besoin d'être sauvés de leurs péchés. Ils auraient dû croire que le Messie allait venir et mourrir et ressusciter et ensuite régner à un moment ultérieur. Il allait venir et apporter le salut, spirituellement, pour Ses enfants et ensuite les faire entrer dans les promesses du Royaume. Vous dites: «eh bien, pour quelle raison auraient-ils dû le croire?» Eh bien, vous pourriez dire qu'ils auraient pu y croire par la compréhension du système sacrificel, tous ces animaux qu'ils massacraient au quotidien pendant le sacrifice du matin, le sacrifice du soir, tous les jours du pardon, tous les autres sacrifices. Vers quoi est-ce que tout cela dirigeait? Qu'est-ce que tout cela visait? Ils auraient dû le savoir.

Et quand Jean a dit: «Voici l'Agneau de Dieu», ils auraient dû relier cela au système dans lequel ils avaient vécu et comprendre qu'Il venait offrir le sacrifice final et acceptable vers lequel tous les autres pointaient. Cependant, s'ils avaient été incapables de faire cette connexion, ils auraient dû savoir ce que Esaïe 52 et 53 dit. Allons-y donc. Parce que Jésus apparaît de Esaïe 52:13 à Esaïe 53:12, il est question de «Mon Serviteur», le Messie. C'est le quatrième chapitre qui parle du Messie en tant que serviteur de Jéhovah. Les chapitres 42, 49 et 50 d'Esaïe avaient déjà présenté des caractéristiques du Messie qui devait arriver et qui est le Seigneur Jésus-Christ. C'est le quatrième de ces chapitres et il débute réellement, comme je l'ai dit, au verset 13 du chapitre 52.

Juste pour votre information, le Serviteur de Jéhovah, le Messie, n'apparaît pas et ne parle pas vraiment dans ce chapitre. Mais, comme l'a dit un auteur, «Il hante le poème». Il est question de Lui. Ce n'est pas Lui qui parle mais il est question de Lui. Par ailleurs, cette merveilleuse prophétie sur le Messie se subdivise en cinq catégories, cinq sections que nous allons toutes parcourir. Chacune des sections tient environ sur trois versets. Elles deviennent plus profondes, plus chargées et même un peu plus longues au fur et à mesure de leur progression. C'est une présentation puissante qui se concentre sur le Messie à venir. Une autre chose qu'il convient de remarquer au sujet de cette portion de l'Ecriture Sainte c'est qu'elle est douloureuse; elle est triste. On y perçoit comme un timbre cassé de sanglots. Elle est sombre et son obscurité, ses pleurs et ses sanglots établissent un arrière-plan de ténèbres contre lequel sa lumière brille de manière encore plus vive.

A présent, tandis que nous parvenons aux versets 13 à 15, nous allons être présentés au Messie, le Roi et par conséquent au Seigneur Jésus-Christ au cours de Sa carrière. C'est une prophétie remarquable. Ce qu'elle nous dit...elle introduit en fait le chapitre cinquante trois, lequel chapitre cinquante trois développera davantage ce qui est resumé au chapitre 52, versets 13 à 15. Ce qu'il nous dit sur le Messie cependant c'est qu'Il souffrira et sera exalté. Il est dit qu'Il souffrira avant d'expérimenter la gloire. C'est ce que vous voyez dans les trois versets que je vous ai indiqués à la fin du chapitre 52, la souffrance et, ensuite, la gloire. Ils auraient dû le savoir. Et puis, au chapitre 53, les détails sont donnés au sujet de cette souffrance et de cette gloire. En fait, juste pour vous donner une espèce d'aperçu du chapitre 53, nous savons qu'il est question de la mort du Serviteur de Jéhovah, la mort du Messie.

Le verset 3 nous introduit au fait qu'Il est un homme de douleur. Il est habitué à la souffrance. Nous Le trouvons battu, frappé, percé, écrasé. Et ceci conduit, littéralement, à Sa mort. Au verset 7, Il est comme un agneau qu'on conduit à l'abattoir. Au verset 8, Il est retranché de la terre des vivants. C'est une expression hébraïque pour signifier la mort. Nous Le trouvons dans la tombe au verset 9. Au verset 10, nous Le voyons comme un sacrifice de culpabilité. Nous Le retrouvons au verset 12, se livrant Lui-même à la mort. C'est le Serviteur de Jéhovah. Tous les Juifs de l'histoire jusqu'à l'époque du Christ ont donné une interprétation messianique à cette section d'Esaïe. Il s'agit ici du Messie en prise à à la mort, une mort horrible, vu sur plusieurs angles: écrasé, meurtri, châtié, flagellé, tué un peu comme dans un abattoir.

Mais Esaïe 53 parle également de résurrection. Au verset 10, Il verra Sa postérité. Il prolongera Ses jours. Et l'oeuvre de l'Eternel prospérera entre Ses mains. Au verset 11, en raison de l'angoisse de de Son âme, Il verra, et...comme le dit une certaine version, Il verra la lumière et sera rempli de bonheur. Verset 12: l'Eternel Lui donnera «sa part avec les grands; Il partagera le butin avec les puissants». Il en ressort donc triomphant et victorieux. Les Juifs étaient supposés savoir que leur Messie dont parle Esaie allait mourir, ressusciter et être exalté. Il devait souffrir avant d'être élevé parce que c'est écrit. Et ils savaient qu'il est question du Messie ici puisque tous les autres passages autour sont messianiques.

Alors, aujourd'hui, j'aimerais considérer ces trois versets qui introduisent cette partie intitulée «Le Surprenant Serviteur», le Serviteur Surprenant. Les termes utilisés ici insistent sur le fait que tout ce qui concerne le Messie est étonnant, surprenant, impressionnant. Il commence par le mot «voici» au verset 13 et ensuite, au verset 14, apparaît le mot «effroi». Et puis, au verset 15, le mot rendu par «aspersion» dans plusieurs versions aurait été mieux traduit par étonnement ou effroi et je vais expliquer pourquoi dans un moment. Vous avez ensuite des rois et des nations qui restent sans voix. Les termes: «Voici, effroi, étonnement, sans rien dire» indiquent tous qu'il s'agit d'une image surprenante, choquante, stupéfiante de la carrière du Messie Roi.

Nous allons faire simple. La pemière, le verset 13, est une révélation étonnante, une révélation stupéfiante. «Voici, mon serviteur prospérera; Il montera, il s'élèvera, il s'élèvera bien haut.» "Voici", de l'hébreu hinneh pour dire: toute l'attention. Donnez-moi toute votre attention! Le Messie est présenté pour la quatrième fois dans cette prophétie d'Esaïe en tant que Serviteur de Jéhovah, Mon serviteur, Mon ebed, qui veut dire esclave, un mot qui se réfère à quelqu'un qui travaille dur en obéissance à son maître, quelqu'un qui n'avait aucune volonté propre si ce n'est celle de son maître et qui vivait pour plaire à son maître. Dieu identifie le Messie comme Son esclave, Son esclave obéissant et soumis. Le Serviteur de Jéhovah, l'Esclave de Jéhovah est un titre messianique, celui qui vient faire la volonté de Jéhovah.

Il est cet Israélite, celui dont l'oeuvre prospérera à tel point qu'Il sera élevé très haut et sera grandement exalté. Et, en fin de compte, Il réduira littéralement le globe au silence. Dieu avait été déçu par la nation d'Israël. Voici le seul vrai Serviteur de Jéhovah, le seul vrai Israélite qui influencera la rédemption de Son peuple de leurs péchés et ensuite de leurs circonstances, de leur souffrance et de leurs ennemis.

Juste une note au sujet de «Mon Serviteur». Il y a dans les prophètes, quatre occasions où vous retrouvez: «Voici Mon,» ou bien «Voici», en parlant du Messie. Ici, «Voici Mon Serviteur» et aussi dans Zacharie 3:8, «Voici Mon Serviteur» fait référence au Messie. Dans Zacharie6:12, c'est «Voici l'Homme...l'Homme», qui nous indique que le Messie sera un serviteur de Dieu, Il sera également un homme. Dans Zacharie 9:9, le prophète déclare: «Voici, ton roi vient à toi». Ainsi, le Messie sera un Serviteur de Jéhovah, un homme et un roi. Et dans Esaïe chapitre 40, verset 9, il est dit au sujet du Messie: «Voici votre Dieu...Voici votre Dieu.» Le Messie sera Homme et Dieu, Serviteur et Roi. Ces mots sont juxtaposés, n'est-ce pas? Homme et Dieu, Serviteur et Roi, Il est tout cela à la fois.

«Voici», regardez-Le! Et ces titres puissants, ce quartet de titres : Homme, Dieu, Serviteur, Roi qui sont devenus le thème des quatre evangiles. Matthieu Le présente en tant que Roi. Marc L'introduit en tant que Serviteur. Luc Le montre comme Homme et Jean Le présente comme Dieu. Regardez-Le. Regardez Mon Serviteur. Celui dont la nourriture consiste à faire la volonté de Celui qui L'a envoyé et à terminer Son oeuvre. Celui qui a déclaré: «Je ferai toujours ce qui plaît à Mon Père». «Mon Serviteur», dit-Il, «prospérera». C'est là la révélation. «Il prospérera». Ce n'est pas...il ne s'agit pas d'une vie bien intentiontionnée qui ait mal tourné. Jésus n'est pas mort comme une espèce de martyr pour une cause noble qu'Il n'aurait pas réussi à conclure. «Mon Serviteur va prospérer.»

En fait, le mot hébreu signifie littéralement: agir intelligemment, agir avec sagesse. Et, en langue hébraïque ceci équivaut toujours à dire: mesurer par le succès. Ce n'est pas pour dire que la langue grecque renferme toutes les nuances mais quand vous dites de quelqu'un qu'il agit avec sagesse en hébreu, ce que vous signifiez c'est qu'il a du succès. C'est pour cela que ce même verbe qui est traduit ici par «prospérera» et qui apparaît aussi dans Josué1:8 est rendu ainsi: «tu mèneras à bien tes entreprises, tu réussiras.» Le succès vient lorsqu'on travaille dur et qu'on applique une sage stratégie. Il agira avec intelligence, Il agira avec sagesse, Il réussira, Il accomplira Mon oeuvre, Il prospérera.

Et, à propos, le verbe comporte en réalité l'idée d'une progression dans ce sens. Et ce verbe n'est jamais utilisé pour parler d'un succès dans lequel quelqu'un se retrouve par hasard. Cela ne s'applique jamais à un succès sans effort ou un succès qui ne soit obtenu par la sagesse et par des actes prudents et soigneux. «Il ne manquera pas», c'est ce que dit le prophète, «d'accomplir la volonté de Dieu». Il fera ce pourquoi je l'ai désigné. L'évidence de Son succès dans le même verset: «Il montera, il s'élèvera, il s'élèvera bien haut.» Voici une suite qui n'est pas redondante.

Je sais que vous lisez cela et vous vous dites: «Il montera, il s'élèvera, il s'élèvera bien haut semble pourtant une répétition.» Il n'en est rien. C'est :haut, plus haut, le plus haut. Dieu va Le hisser haut, ensuite plus haut et puis au lieu le plus haut. Haut, je suppose renvoie à Sa résurrection. Plus haut fait allusion à Son ascension. Le plus haut concerne Son couronnement. Il aura tant de succès que Dieu Le prendra dans la gloire et Le fera asseoir à Sa droite, Philippiens 2:9 à 11.

Dieu Lui donnera un nom au-dessus de tout nom, le nom du Seigneur. Et à la mention de ce nom, tout genou fléchira. Dieu Le fera régner sur l'univers tout entier. Il sera le Roi de tout l'univers tout en étant la tête de l'église. La révélation surprenante du Serviteur de Jéhovah est celle-ci, Il viendra, Il réussira, Il accomplira le plan de Dieu par Son grand effort et Dieu validera cela en Le ressucitant d'entre les morts, L'emportant dans la gloire et Le faisant asseoir sur Son trône. Ceci est un aspect surprenant du Messie.

C'est suivi pas une humiliation surprenante, étonnante. Ces puissants mots du verset 13 palissent immédiatement face aux termes du verset 14: «De même qu'il a été pour plusieurs un sujet d'effroi,-Tant son visage était défiguré, Tant son aspect différait de celui des fils de l'homme,» Ceci nous semble bizarre parce que le prochain verset parle des nations et des rois qui ferment la bouche devant Sa gloire. Que se passe-t-il ici? Sa carrière connaîtra le succès. Il sera élevé, exalté et couronné dans la gloire. Cependant le succès qui avait été promis au Serviteur de Jéhovah dans la délivrance de Son peuple inclut une humiliation stupéfiante.

Verset 14: «De même qu'une multitude est atterrée à cause de toi». Je pense que cela s'adresse au Messie et certains ajoutent alors «Mon peuple» en italique. Cela n'est d'aucune utilité parce qu'il parle en fait au Messie et non à Israël. «De même qu'une multitude est atterrée à cause de toi», et intervertir les pronoms de la seconde à la troisième personne n'est pas inhabituel dans le langage prophétique de l'Ancien Testament. «De même qu'une multitude est atterrée à cause de toi, — tant son aspect, défiguré, n'était plus celui d'un homme, son apparence n'était plus celle des êtres humains» (Nouvelle Louis Segond) Plusieurs allaient être stupéfaits par Lui, mais pas par Son exaltation, plusieurs personnes. Ils seront étonnés à cause de Son humiliation. Plusieurs? Oui, plusieurs, les gens d'Israël surtout. Ils sont bien les seuls à avoir vu Son humiliation.

«Stupéfait». Prenons un instant pour parler de ce mot. Une fois encore, la langue hébraïque puise beaucoup dans le contexte. Le mot aurait pu être traduit par: être désolé, être une perte, être jeté dans une condition d'engourdissement, être pétrifié, être paralysé. Cela comporte fondamentalement l'idée d'être choqué au point de perdre contrôle. Ce qui va arriver au Messie est si choquant que cela devient presque paralysant. Et quel est ce choc? C'est l'apparence du Messie

«Tant son visage était défiguré, tant son aspect différait de celui des fils de l'homme». Son apparence est en lien avec Son visage tandis que son aspect fait allusion à Son corps. Sur le visage et sur le corps, Il est marqué plus que n'importe quel homme et son aspect diffère de celle des fils de l'homme.

Qu'est-ce que cela signifie? Son visage et Son corps seront si complètement défigurés et totalement déformés qu'Il sera littéralement...littéralement à la manière des hébreux...retranché des humains ou au-delà des hommes. Il ne sera plus considéré comme un être humain. Il est question ici d'une déformation et d'une défiguration qui détruisent toute ressemblance à l'humain. Qu'est-ce que cela pouvait-il bien être? Certains ont pensé que le Messie serait laid, qu'Il serait repoussant quand Il marcherait sur terre et serait d'une certaine manière déformé. Ce n'est pas ce qui est dit. La vérité c'est que le Messie était Dieu fait chair. Il était l'idéal sans péché de la création humaine. Par conséquent, Il était beau à tous égards. Il était l'homme le plus viril, l'homme à la beauté la plus saisissante qui ait jamais vécu.

Mais là n'est pas la question. Ceci pointe à Sa crucifixion et ce qui y a conduit, là où Il a été défiguré, tellement mutilé, déformé à tel point qu'Il ne semblait même plus humain. Le psaume 22 donne quelques détails sur ce qui allait Lui arriver sur la croix et donne même quelques indications sur ces choses. «Je suis comme de l'eau qui s'écoule, et tous mes os se séparent; mon coeur est comme de la cire, Il se fond dans mes entrailles. Ma force se dessèche comme l'argile, et ma langue s'attache à mon palais; Tu me réduis à la poussière de la mort. Car des chiens m'environnent, une bande de scélérats rôdent autour de moi, Ils ont percé mes mains et mes pieds. Je pourrais compter tous mes os. Eux, ils observent, ils me regardent.» Esaïe avait déjà dit au chapitre 50 versets 5 et 6 qu'ils arracheraient Sa barbe en tirant dessus et qu'ils cracheraient sur Son visage.

Nous savons tous ce qui est arrivé à Jésus. Nous apprenons qu'Il a été flagellé, qu'Il a été battu nu, roué pratiquement à mort de coups de fouets si bien que Son corps est devenu un amas de plaies ouvertes et dégoulinant de sang. Il nous est dit qu'une couronne d'épines a été enfoncée sur Sa tête, une couronne avec des épines longues de cinq ou sept centimètres. Le sang coulait sur Son visage. Nous comprenons l'insomnie des nuits qui ont précédé Sa crucifixion, l'épuisement. Nous comprenons, d'après les Ecritures, qu'Il a été frappé en plein visage, Il a reçu sur la figure, des coups similaires à ceux qu'on donne à un punching bag. On Lui a craché dessus. Et nous devons aussi comprendre les expressions faciales contorsionnées qui ont dû être les siennes, le visage torturé et défiguré du Saint souffrant. On reconnaît à peine un être humain couvert de sang, de larges blessures et le poids écrasant de Son corps suspendu sur une croix et en pleine dislocation. Et il est dit: «Tu as été pour beaucoup un sujet d'effroi.»

C'était une stupéfaction, un étonnement de mépris. Ceci ne pouvait pas être leur Messie. Cela démontre le choc des personnes ordinaires qui assistaient à Son humiliation. Il était était un objet de répulsion pour eux, aucun lien avec ce qu'ils recherchaient en leur Messie Roi, très loin de leurs attentes. Sa dégradation est la plus profonde qui soit, la plus poussée, la plus horrible. Mais ainsi en sera-t-il aussi de Son exaltation. Plusieurs ont vu cela, plusieurs en Israël. Pour ce qui est de Son élevation, tout le monde la verra. Nous passons d'une révélation surprenante à une humuliation ou une mutilation surprenante pour finalement parvenir à une exaltation surprenante.

Regardez le verset 15. C'est important. «De même il purifiera par l'aspersion beaucoup de nations, Devant lui des rois fermeront la bouche ; Car ils verront ce qui ne leur avait pas été raconté, Ils comprendront ce qu'ils n'avaient pas entendu»(La Colombe). Ceci a trait à Son exaltation. La scène change avec un autre choc cahotant. C'était une image ordinaire, des Juifs locaux vivant en Israël et stupéfaits par Sa défiguration au moment de Sa mort. Mais là, tout à coup, c'était l'ahurissement des nations et des rois qui, littéralement, devenaient muets, sans voix en Le voyant, réduits au silence quand ils L'ont vu.

Vous remarquerez qu'il est peut-être écrit «aspersion» dans votre Bible. C'est bien possible. Une fois de plus, quand on a affaire à la langue hébraïque, il faut en quelque sorte décider de prendre telle ou telle autre direction en face de mots qui pourraient prendre plusieurs sens. Cela pourrait avoir un sens propre, littéral ou un sens métaphorique. Dans le cas d'espèce, «asperger» est une traduction correcte du verbe. Littéralement, cela signifie gicler, quelque chose qui jaillit ou gicle. Et certains traducteurs ont utilisé le mot «aspersion» en se disant: «Eh bien, cela veut dire qu'Il apporte la purification des nations à travers Sa mort, Son humiliation et Sa mutilation». Il purifiera plusieurs nations ce qui fait qu'Il passe tout à coup du statut de sacrifice à celui de sacrificateur.

Et même lorsque j'ai écrit la Bible d'Etude, j'ai, d'une certaine manière, accepté cette vision des choses. Cependant, depuis ce temps et après une étude plus approfondie, je crois qu'il vaut mieux le traduire par le mot effroi, effarouchement et cette lecture devient plus standard. Pourquoi effroi? Parce que cela reste cohérent avec le parallèle. Le "Ceci et par conséquent". Ils étaient stupéfaits tellement l'homme était marqué et par conséquent, ils seront stupéfaits par Son exaltation. C'est à cause du parallèle. L'effet produit par Son exaltation doit être comparé à l'effet produit par Son humiliation. L'effet produit par Son humiliation était l'effroi ou la stupéfaction, l'étonnement, l'effet produit par Son exaltation est donc toute aussi effroyable, stupéfiant ou étonnant.

Vous dites: «Très bien, là c'est en prenant en compte le contexte mais qu'en est-il des mots? Asperger et stupéfier semblent très différents.» Pas tant que ça. Nazah, le verbe utilisé peut signifier "gicler". Mais il peut également signifier "bondir" au sens figuré. Il pourrait donc de toute évidence signifier "bondir" du fait d'une trop forte émotion. Cela peut signifier «sursauter» au sens métaphorique. Et de toutes façons, les nations ne peuvent pas être nettoyées. Les individus le peuvent. Cependant, le monde entier pourrait bien et va sursauter avec le retour du Christ. Le jour viendra où les nations du monde trembleront d'effroi, de stupéfaction à Sa venue. Ils seront pétrifiés, électrifiés.

La Bible dit que le soleil s'obscurcira. La lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel et le signe du Fils de l'Homme paraîtra dans le ciel dans une gloire flamboyante, Matthieu 24:30. Il viendra dans cette gloire flamboyante. Daniel aussi en parle. Nous apprenons également du livre d'Apocalypse que les gens crieront aux rochers et aux montagnes, leur demandant de tomber sur eux pour les cacher de Sa venue. Tout oeil Le verra. Tout oeil Le verra. Et pourquoi s'en prend-Il aux nations et aux dirigeants? Parce qu'en venant établir Son Royaume, Il s'emparera littéralement du monde. Il remplacera les dirigeants.

«Pourquoi ce tumulte parmi les nations?» (Psaume 2) «Ces vaines pensées parmi les peuples ? Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils Et les princes se liguent-ils avec eux Contre l'Eternel et contre son oint ? - Brisons leurs liens, Délivrons-nous de leurs chaînes ! - Celui qui siège dans les cieux rit, Le Seigneur se moque d'eux. Puis il leur parle dans sa colère, Il les épouvante dans sa fureur : C'est moi qui ai oint mon roi Sur Sion, ma montagne sainte !» Quand Dieu établira Son Roi dans le monde, en tant que Roi du monde, les nations verront toutes cela, elles assisteront à Sa glorieuse exaltation.

Ceux qui y ont assisté étaient pétrifiés par Sa crucifixion. Le monde entier sera pétrifié quand Il reviendra et appraîtra dans la gloire. Le spectacle qui se déroulera lorsque le ciel se sera assombri et que christ apparaîtra dans la gloire n'échappera à personne. Les rois fermeront donc leurs bouches à cause de Lui. Ceux qui ont toujours un droit à la parole seront sans voix. L'effet incontrôlable du choc et de la stupéfaction, l'effarouchement, une émotion intense les réduira au silence. Le monde sera muet à Son arrivée. Pourquoi? «Car ils verront ce qui ne leur avait point été raconté, Ils apprendront ce qu'ils n'avaient point entendu.»

Le monde n'a pas encore entendu parler du retour glorieux du Christ. Mais quand Il arrivera, ils le verront tous, ils le comprendront tous et ils seront abasourdis et réduits au silence. Ils recevront un enseignement théologique complet sur la seconde venue en un instant. Ainsi, la défiguration inhumaine de notre Seigneur a stupéfié les Juifs du premier siècle qui L'ont vu. A présent, entre Son humiliation qui intégrait Sa mort et Son exaltation, quelque chose a dû se passer. Qu'est-ce que c'est? La résurrection...la résurrection. Il faut qu'il y ait une résurrection et c'est exactement ce qui n'est pas seulement insinué mais plutôt affirmé au verset 13: «Il montera», la résurrection, «Il s'élevera», ascension, «Il s'élevera bien haut» le couronnement.

Le psalmiste déclare dans le psaume 16: “Car tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts, Tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie la corruption.» Dieu ne permettra pas que Celui qui est saint, Il ne laissera pas le Messie connaître la corruption. Son âme ne languira pas. Son corps ne dépérira pas dans la tombe. Il connaîtra le sentier de la vie. Le psaume 16 promet la résurrection du Messie. Pierre a prêché sur ce psaume le jour de la Pentecôte au cours de ce grand sermon sur la résurrection du Christ. Parce que la résurrection est là. Elle se trouve ici au verset 13. Mais, plus que cela, c'est la partie du texte dont l'abscence est la plus évidente parce qu'on ne peut avoir la mort et l'exaltation que si on a eu une résurrection.

A ce propros, l'apôtre Paul a cité le verset 15, la fin de ce verset. «Ceux à qui il n'avait point été annoncé verront, et ceux qui n'en avaient point entendu parler comprendront.» Il l'a cité, pour montrer que ce verset ne couvre pas seulement l'exaltation finale et le règne du Christ mais également la prédication de l'évangile qui conduit à cela. Le monde sera choqué que cela ait lieu parce qu'ils ne s'y attendront pas. On ne leur avait pas dit. Ils ne l'ont pas compris. Mais tout au long de l'histoire et jusqu'à présent, les gens en entendent parler, les gens parviennent à la compréhension. Ainsi, Paul étend ce passage, qui a son accomplissement final dans le retour du Christ et le choc des nations, à la période de la prédication de l'évangile où nous disons aux gens ce qu'ils n'ont encore jamais entendu, ce qu'ils n'ont encore jamais compris au sujet de la gloire du Christ.

Alors, nous voyons même ici que le parcours du Messie sera un succès. Il accomplira l'oeuvre de Dieu et sera élevé, enlevé au ciel et couronné. Je laisse le dernier mot à Esaïe et c'est la première ligne du chapitre 53. Une révélation étonnante, une humiliation étonnante, une élevation étonnante et là, dans cette unique ligne, nous avons un rejet étonnant. Le prophète déclare, pensivement, tristement: «Qui a cru à ce qui nous était annoncé?» En regardant en avant, les Juifs avaient ceci quand ils ont crucifié Jésus. Les Juifs étaient en possession de cette information quand Il est ressuscité d'entre les morts. Elle a été là tout ce temps. Qui y a cru? Un petit reste. Le monde est en possession de cet extrait des Ecritures sur la mort et la résurrection du Messie. Qui y a cru? C'est la triste réalité du rejet.

Et on peut se poser la question: qu'en est-il de vous? Et c'est là la question qu'il faut poser et à laquelle il faut répondre aujourd'hui. Qu'en est-il de vous? Qu'en est-il de vous? Croyez-vous que le Seigneur Jésus-Christ soit mort pour vos péchés, soit ressuscité d'entre les morts pour votre justification et qu'un jour Il reviendra comme le Roi élevé pour ramener ceux qui Lui appartiennent dans le Royaume qui leur a été promis? Croyez-vous qu'Il ne pouvait pas venir régner tant qu'Il n'était pas venu sauver? Croyez-vous qu'Il ne pouvait pas recevoir Sa gloire tant qu'Il n'avait pas souffert? C'est ça l'évangile. Et, en croyant en l'évangile, il y a le salut pour vous. Cela pourrait faire de ce jour le plus merveilleux de votre vie si vous n'avez ancore jamais reçu Christ. Joignez-vous à moi dans la prière.

Père, nous Te remercions pour la cohérence des Saintes Ecritures et leur puissance. Merci parce qu'elles vivent et respirent; elles sont vivantes et puissantes. Elles font une oeuvre puissante d'encouragement dans nos âmes en y déversant la vérité, permettant à ceux qui ne les connaissent pas de les décourvrir et à ceux qui les connaissent de les aimer davantage et de les proclamer de manière plus fidèle. Nous nous réjouissons dans le don de la vie éternelle qui a été accordée à travers la résurrection de notre Sauveur et nous Te remercions dans Son merveilleux nom. Amen.

FIN

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