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Nous étudions le chapitre cinquante trois d'Esaïe. Esaïe est un prophète de l'Ancien Testament. Si vous avez une Bible, ouvrez, s'il vous plaît, Esaïe 53, c'est le chapitre que nous étudions. Pour certains, il s'agit du chapitre le plus important de l'Ancien Testament. Il n'y a aucun doute sur le fait qu'il s'agit de la prophétie la plus détaillée qu'on puisse trouver dans l'Ancien Testament sur le Messie. C'est un chapitre vraiment puissant qui mérite d'être examiné phrase par phrase pour ne pas dire mot par mot du fait de son impact majeur et de la profondeur de sa vérité.

Tandis que nous étudions ce cinquante troisième chapitre, je voudrais qu'il vous devienne si familier que vous le connaîtrez par coeur. Ainsi, tandis que nous progressons dans notre travail, le message d'aujourd'hui vient en quatrième position et nous parviendrons aux versets 2 et 3. Il nous faudra donc quelque temps pour examiner le chapitre entier. D'ici là, mon désir est que vous vous familiarisiez à ce chapitre de façon à ce qu'il devienne une partie intégrante de votre vie qui vous poussera à adorer le Seigneur d'une manière nouvelle, fraîche et riche et qui soit une bénédiction pour vous. Par ailleurs, vous serez capables, à partir de ce chapitre, de communiquer la splendeur de notre Sauveur à quiconque vous le demandera. Ecoutons à présent la lecture de ce chapitre, Esaïe 53.

«Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l'Eternel ? Il s'est élevé devant lui comme une faible plante, Comme un rejeton qui sort d'une terre desséchée; Il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n'avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas. Cependant, c’est nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; et nous l'avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié.

«Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie; et l'Eternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, et il n'a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent; Il n'a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l'angoisse et le châtiment; et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu'il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple ?

«On a mis son sépulcre parmi les méchants, son tombeau avec le riche, quoiqu'il n'eût point commis de violence et qu'il n'y eût point de fraude dans sa bouche. Il a plu à l'Eternel de le briser par la souffrance... Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours; et l'oeuvre de l'Eternel prospérera entre ses mains. A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards; par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d'hommes, et il se chargera de leurs iniquités. C'est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands; Il partagera le butin avec les puissants, Parce qu'il s'est livré lui-même à la mort, et qu'il a été mis au nombre des malfaiteurs, Parce qu'il a porté les péchés de beaucoup d'hommes, et qu'il a intercédé pour les coupables.»

J'aimerais commencer par une série de questions et vous donner une vue globale de ce chapitre. Nous l'aborderons différemment grâce à l'introduction. Pour ce matin, il y a une série de questions qui va nous aider à saisir la grande image. Quel est le thème de cette prophétie? C'est quoi le thème de ce chapitre? Ce chapitre porte sur la souffrance, une souffrance horrible, une souffrance épouvantable, une souffrance traumatisante, une souffrance d'agonie, une souffrance d'agonie, une souffrance douloureuse et une souffrance mortelle. La souffrance est clairement le thème de ce chapitre.

Verset 3, « Homme de douleur et habitué à la souffrance». Verset 4, «Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; et nous l'avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié.» Verset 5, «Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.» Verset 6, «l'Eternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous.» Verset 7, «Il a été maltraité et opprimé, et il n'a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie.» Verset 8, «Il a été enlevé par l'angoisse et le châtiment; et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu'il était retranché de la terre des vivants». Tout ce qui précède montre bien qu'il s'agit d'une expérience terrible, une épouvantable expérience de souffrance. Le verset 10 répète qu'Il a été brisé, qu'Il a souffert. Le verset 11 parle de l'angoisse de Sa souffrance. Qui peut supporter une telle souffrance, une si grande souffrance?

Eh bien, vous pourriez dire: «je suppose qu'il existe quelque part une personne qui mériterait de connaître une telle souffrance.» Mais cela conduit à une deuxième question. La souffrance était-elle méritée? L'individu dont la souffrance est décrite ici méritait-il ce genre de souffrance implacable, impitoyable? La réponse à cette question est non. Non, celui qui a expérimenté cette souffrance ne la méritait pas. Retournez un moment au verset 9, à la fin du verset: «Quoiqu'il n'eût point commis de violence et qu'il n'y eût point de fraude dans sa bouche.» Ce qui est dans la bouche, c'est ce qui sort du coeur puisque la bouche parle de l'abondance du coeur. Il n'y avait donc ni méchanceté ni tromperie dans la bouche parce qu'il n'y avait rien de tel dans le coeur.

En fait, pour aller plus loin, Il est identifié au verset 11, cette personne qui souffre est appelée «le Juste». Ceci est une prophétie qui porte sur une victime, une souffrance affreuse, terrifiante, épouvantable. La souffrance a-t-elle été méritée ? Non. Cela mène à une troisième question. Dieu a-t-il donc essayé de protéger la victime juste ? La réponse est non. Le vers 10 dit: «Il a plu à l'Eternel de le briser par la souffrance... Après avoir livré sa vie en sacrifice». C'est une histoire étonnante, une souffrance inégalée, une souffrance imméritée par une victime juste qui n'est pas protégée par un Dieu juste. Ce qui nous conduit donc à la quatrième question. Etait-ce un échec de la part de Dieu ? Manquer de protéger un homme juste qui souffre est-il paradoxal, contradictoire à la nature juste de Dieu? Laisser cet homme souffrir est-il compatible avec la nature juste de Dieu?

La réponse est oui, oui à cause de ce que nous avons lu à partir du verset 5: «Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.» Le verset 6: «Et l'Eternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous.» La fin du verset 8: « il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple». C'était à cause d'eux. Verset 11: «il se chargera de leurs iniquités.». Verset 12: «il a porté les péchés de beaucoup d'hommes». C'est une victime de substitution. Il souffre, non pour ses propres péchés, mais pour les fautes des autres.

Ceci nous conduit à une autre question. Pourquoi ferait-il cela? Pour quelle raison est-ce qu'un homme irréprochable souffrirait de manière si horrible, privé de toute protection divine, pourquoi accepterait-il de porter pour autrui le châtiment des péchés qu'il n'a pas commis, les péchés des autres? La réponse est qu'Il avait voulu, Il avait manifesté le désir de le faire. Oui, verset 10:Il s'est «livré en sacrifice de culpabilité». Il s'est offert en «sacrifice de culpabilité», un sacrifice pour le coupable. Oui, le verset 12: «il s'est livré lui-même à la mort». Quel individu étonnant que cette personne qui supporte une souffrance atroce, qui endure une souffrance imméritée, qui souffre sans recevoir une quelconque protection du Dieu juste, bien qu'elle fut irréprochable, qui souffre à la place d'autrui, qui souffre de son propre gré. Pourquoi? C'est la prochaine question. Pour quelle raison ferait-Il cela? Pour quel résultat?

Pour commencer, au verset 11, Il justifie plusieurs en le faisant. Autrement dit, Il rend plusieurs personnes justes par Sa souffrance et sera par ailleurs exalté. En conséquence de Son angoisse, Il verra la lumière. C'est ça...c'est cela le sens de ce verset, Il verra la lumière, Il verra la vie, Il sera rassasié. Et verset 12: «C'est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands; Il partagera le butin avec les puissants». En d'autres termes, Il sera récompensé. Il sera élevé. Elevé à quel niveau? Eh bien, nous nous souvenons, n'est-ce pas? C'était au chapitre 52 verset 13: «Voici, mon serviteur prospérera; Il montera, il s'élèvera, il s'élèvera bien haut.» Verset 15: «De même il sera pour beaucoup de peuples un sujet de joie; devant lui des rois fermeront la bouche; car ils verront ce qui ne leur avait point été raconté, Ils apprendront ce qu'ils n'avaient point entendu.»

De qui s'agit-il? De qui s'agit-il? Eh bien, cela ne peut être que qui? Le Seigneur Jésus-Christ. Le monde est-il capable de voir cela? Le monde peut-il voir cela? Ceci a été écrit 700 ans avant la naissance de Jésus, ou approximativement, ce qui constitue une preuve incontestable que Dieu est bien l'auteur des Ecritures puisque Lui seul connaît l'avenir en détails. Comment est-ce que le monde parvient à passer à côté de ceci? Ça ne peut être que Jésus-Christ. Tous ces détails se sont vérifiés en Lui. Il est vrai cependant, une fois de plus, que le monde n'a pas de Bible, le monde ne lit pas la Bible et ne la connaît pas non plus. Alors, quand nous regardons par exemple les païens, les nations du monde, nous...nous ne nous attendons pas forcément à ce qu'ils croient en Jésus-Christ. Ils n'ont pas l'habitude de lire Esaïe, Esaïe 53, ils ne connaissent pas l'Ancien Testament, ils ignorent la vérité du Nouveau Testament, les récits qui sont écrits sur Jésus.

Qu'en est-il cependant des Juifs? Qu'en est-il des Juifs? Ils connaissent l'histoire du Christ ne serait-ce que pour être certains que tout le monde sait qu'ils L'ont rejeté. Cela fait partie de l'identité juive, veiller à ce que les gens soient certains que Jésus n'est pas le Messie, que Jésus n'était pas le Sauveur. Pourquoi est-ce que les Juifs n'y croient pas? Pourquoi les Juifs sont-ils incapables de placer Esaïe 53 à côté des Evangiles: Matthieu, Marc, Luc et Jean et dire : «Il ne peut s'agir que de Jésus»? Pourquoi ne le font-ils pas?

L'un d'entre eux, un grand amoureux du Seigneur Jésus, qu'on appelle Mitch Glaser a un ministère: «Chosen People Ministry» (Le Ministère des Elus). Il a rédigé un article dans un récent livre dont le titre est: «The Gospel According to Isaiah 53» (L'Evangile Selon Esaïe 53). Très intéressant. Bien entendu, sur les 14 millions de Juifs recensés au monde, dix pour cent seulement sont orthodoxes. Ce qui suppose qu'ils doivent fouiller les Ecritures, ils doivent savoir quelque chose au sujet des Ecritures. Les 90 pourcent restants sont ceux qui à un degré ou à un autre se montrent plutôt indifférents aux Ecritures et à leur prudente interprétation. Ainsi, la plupart des Juifs, selon les dires de Mitch Glaser, la majorité des Juifs ne savent rien sur l'Ancien Testament, sur Esaïe ou Esaïe 53. Ils sont peu familiers à ces textes.

Plus loin, il déclare: «La plupart d'entre eux ne croient pas à la prophétie biblique. Ils ne croient pas au péché. Ils ne croient pas à la dépravation qui signifie l'état irréversible de pécheur inhérent à la nature humaine. Ils ne croient pas à l'expiation. Ils ne croient pas au sacrifice. Ils ne croient pas à l'effusion de sang pour le pardon des péchés, ils ne croient pas à l'incarnation, ils ne croient pas au rejet, ils ne croient pas au Nouveau Testament et par conséquent, ils ne croient pas en Jésus-Christ.» On ne peut donc pas, en parlant de Jésus aux Juifs, supposer qu'ils aient une quelconque connaissance du chapitre 53 d'Esaïe. Les étonnantes composantes de ce chapitre n'ont aucune place dans leur pensée. Le chapitre débute ainsi par la question: qui a cru le message qui nous a été donné? Ils admettront qu'ils n'y ont pas cru.

C'est une chose stupéfiante. Le monde est rempli de personnes qui n'y croient pas. La plupart des nations n'y croient pas. Ils ne croient pas au message qui parle de Jésus-Christ. Les religieux du monde, les vrais chrétiens mis à part, ne croient pas au message sur le Christ. Et quel message cela est! Les Juifs qui le connaissent, Paul dit dans Romains 10: «Il est là...il est dans votre bouche, il est près de vous. Vous connaissez le récit. Vous connaissez les déclarations de Jésus-Christ mais vous n'y croyez pas.» Rendez-vous compte qu'ils ne croient pas en ce message, la bonne nouvelle qui vient du ciel où l'amour de Dieu L'a poussé à sauver les pécheurs de l'enfer par la mort de Son Fils. Ils ne croient pas ça.

Ils ne croient pas au message, la bonne nouvelle selon laquelle un Dieu invisible a envoyé un Sauveur invisible à cette génération invisible afin de donner des bénédictions invisibles dans un ciel invisible qui serait accessible par une foi invisible. Ils ne croient pas à la bonne nouvelle du salut et du pardon des pécheurs du péché, de la colère et du jugement. Ils ne croient pas la bonne nouvelle selon laquelle un Sauveur crucifié est le moyen d'accéder à ce salut. Ils ne croient pas la bonne nouvelle selon laquelle la justice divine est disponible si bien que des pécheurs coupables peuvent se tenir sans peur et saints devant Dieu, recouverts de Sa propre justice. Ils ne croient pas à la bonne nouvelle du pardon, offert par le ciel, au pécheur déclaré coupable et emprisonné qui est capable de recevoir ce pardon par la foi en Christ.

Ils ne croient pas en la bonne nouvelle selon laquelle il existe un médecin qui guérit tous ceux qui viennent à Lui, de manière infaillible et éternelle, des maladies de l'âme, gratuitement et sans rejeter un quelconque patient. Ils ne croient pas en la bonne nouvelle selon laquelle une fête sans fin est préparée pour les âmes affamées, une fête à laquelle tous sont conviés, Christ Lui-même étant à la fois l'hôte et le repas. Ils ne croient pas en la bonne nouvelle d'un trésor inestimable qui ne peut être acheté, étant déjà acquis et qui soit ensuite offert en cadeau. Un trésor constitué de bénédictions inépuisables et de joies sans fin aussi bien maintenant que pour l'éternité pour quiconque reçoit ce don. Ils ne croient pas en la bonne nouvelle de la victoire que Jésus-Christ a remportée sur sur le diable, sur la mort et sur le monde, un triomphe auquel tous ceux qui croient en Lui peuvent entrer et participer. Ils ne croient pas en la bonne nouvelle de la paix éternelle avec Dieu acquise par le sang de Jésus pour des pécheurs indignes et coupables.

Comment ne pas croire à un tel message? Et pourtant, ils n'y croient pas. Et vous voici à nouveau dans Esaïe 53 qui est, comme vous le savez, la confession des Juifs. Les paroles d'Esaïe 53 du début à la fin sont les paroles d'une génération future du peuple juif, la nation d'Israël, qui fera cette confession et dira: «Nous n'y avons pas cru». Qui y a cru? Très peu, très peu de personnes. Quiconque y croit, Juif ou païen, à quelque moment que ce soit sera sauvé. Cependant, nous n'y avons pas cru. Ils feront cette confession. Alors, rappelez-vous nous disons que ce chapitre est écrit au passé composé. Tous les verbes sont au passé composé.

La plupart des gens pensent que ce passage prédit ce qui devait arriver à Jésus. Eh bien, il le fait puisqu'il le décrit en détails, Sa souffrance, Sa mort, Sa résurrection et Son élévation. Mais tous les verbes sont au passé composé ce qui signifie qu'il brûle l'étape de ce qui est arrivé à Jésus et se retrouve au crépuscule de l'humanité d'où il regarde en arrière vers Lui quand, en fin de compte, Israël se décide à regarder Celui qu'ils ont percé. Quand Israël pleure pour Lui comme on fait le deuil d'un Fils unique, quand Israël s'aperçoit qu'ils ont rejeté leur Messie, qu'une fontaine de purification est ouverte pour eux que le salut parvient à la nation d'Israël. En attendant ce moment, en attendant cette repentance nationale, n'importe qui peut venir à Christ et recevoir le salut. Cependant, il viendra un moment où la nation où la nation se repentira et sera sauvée. Et quand ils parviendront à cette prise de conscience future, Zacharie déclare que lorsque les nations du monde se rassembleront pour détruire Israël, quand Israël sera encerclé et sur le point de disparaître, à ce moment-là, l'Eternel viendra à leur secours et ils seront sauvés.

Vous avez cette image au cinquante neuvième chapitre d'Esaïe. Je vais juste y faire référence. Vous voyez cette image tandis que les Juifs disent: «Nous sommes en difficultés, nos transgressions ne cessent de grimper, il n'y a pas de justice dans le pays.» Où pouvons-nous aller? Que faire? Il s'agit d'une image d'Israël futur. Israël de nos jours: comment parvenir à nous défendre? Le monde est à nos trousses. Dieu ne vient pas à notre secours. Il est ensuite dit ceci dans Esaïe 59: «Il voit qu'il n'y a pas un seul homme ; il est atterré, parce que personne n'intervient» (La Nouvelle Bible Segond). Il n'y a aucun dirigeant humain pour délivrer Israël du châtiment qu'il subit pour avoir rejeté Christ, lequel châtiment se poursuit encore aujourd'hui.

Le monde se sert de la puissance nucléaire pour menacer l'existence d'Israël. Et il est dit au chapitre 59 que Dieu a regardé tout autour et il n'y avait personne. Et, la plus belle langue, Dieu a répondu au fait qu'il n'y avait personne pour secourir Israël. Ecouter Esaïe 59:16: «Il voit qu'il n'y a pas un homme, Il s'étonne de ce que personne n'intercède; Alors son bras lui vient en aide, et sa justice lui sert d'appui.» Qui est Son propre bras? Le Messie, la main de l'Eternel qui s'est révélée. Ensuite, Son propre bras. Et ceci est dramatique.

Vous voyez le Messie, le Seigneur Jésus-Christ, se revêtant de la justice comme une cuirasse, enfilant le casque du salut sur Sa tête, mettant des vêtements de vengeance et se couvrant de zèle comme d'une cape. Et Il arrive, et Il vient pour rendre la colère aux adversaires de Son peuple. Il vient donner ce qu'ils méritent à Ses ennemis pour leur enseigner à craindre le nom de l'Eternel depuis l'occident et Sa gloire depuis le lever du soleil. Il viendra comme un torrent que le vent du Seigneur conduit.

Vous avez donc Christ, venant sauver Israël de la destruction au moment où Il les défend contre les ennemis qui se sont rassemblés contre eux. Ce qui arrivera c'est qu'Il punira les impies et, verset 20, «Un rédempteur viendra pour Sion, pour ceux de Jacob qui se convertiront de leurs péchés ». C'est leur heure de salut. Il sera ce rédempteur. Ces choses arriveront parce que Dieu l'a promis au verset 21: «Voici mon alliance avec eux, dit l'Eternel : Mon esprit, qui repose sur toi, et mes paroles, que j'ai mises dans ta bouche, ne se retireront point de ta bouche, ni de la bouche de tes enfants, ni de la bouche des enfants de tes enfants, dit l'Eternel, dès maintenant et à jamais.»

C'est cela le salut de la nation d'Israël, le salut de la nouvelle alliance. Ils regarderont à celui qu'ils ont percé. Ils pleureront. Ils seront sauvés. Et l'Eternel Lui-même sera le guerrier qui les défendra en cette heure tandis qu'Il enverra le Messie les protéger et également leur apporter le salut. Quand viendra ce moment, dans le futur, c'est alors qu'ils se retourneront et diront: «Nous n'avons pas cru. La main de l'Eternel, autrement dit le Messie Lui-même, la puissance de Dieu s'est révélée en Lui et pourtant, nous n'y avons pas cru. Nous n'y avons pas cru.» Ils feront cette confession publique des horreurs des générations d'incrédulité.

Il se pose alors une question, prenons-là comme porte d'entrée dans le texte d'Esaïe 53. Pourquoi ont-ils rejeté Jésus-Christ? Pourquoi? Ils feront cette confession. Ils nous diront...ils nous diront pourquoi. Ils diront le pourquoi à Dieu. Et la confession qu'ils feront dans le futur, celle que quiconque vient à Christ maintenant doit faire se trouve aux versets 2 et 3. «Il s'est élevé devant lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d'une terre desséchée; Il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n'avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas.»

C'est ça l'explication. C'est la raison pour laquelle les Juifs rejettent Jésus-Christ depuis des générations. C'est la confession que fera cette génération future qui se tournera vers Lui. Et, souvenez-vous, Dieu éloignera les rebelles du pays, d'après Zacharie, et un tiers des Juifs du monde...à ce moment-là, ils seront peut-être quatre ou cinq millions...donc un tiers de la population juive mondiale confessera Jésus-Christ comme Seigneur et ils diront: «Voici pourquoi nous l'avons rejeté pendant des générations».

Trois raisons sont avancées ici, trois raisons. Il s'agit des raisons confessées. Premièrement...et elles ont toutes trait au mépris qu'ils avaient pour Lui. Premièrement, Il avait des origines méprisables. Il était d'origine modeste, méprisable. Il s'est élevé devant Lui comme une faible plante, Comme un rejeton qui sort d'une terre desséchée. Il a grandi devant Lui, c'est-à-dire devant Dieu. Il était complètement sous le regard de Dieu qui était pleinement satisfait de Lui: «Celui-ci est Mon Fils bien-aimé en qui j'ai mis toute Mon affection». Dieu a vu chaque instant de Sa vie et Dieu L'a regardé grandir en sagesse, en stature et en faveur devant Dieu et devant les hommes, comme le formule Luc 2:52. Dieu mettait toute Son attention à observer la croissance de Son Fils incarné. Il grandit donc devant Dieu. Toutefois, quand nous L'avons regardé...devant Dieu signifie à la satisfaction de Dieu, comme Dieu le voulait, selon le plan de Dieu. Cependant, de notre point de vue, Il était comme une faible plante. Il était comme un rejeton qui sort d'une terre desséchée.

Permettez-moi juste de dire qu'il s'agit ici d'une société agraire, ces gens travaillent la terre, ils cultivent des choses. Ils possèdent des arbres et des vergers et mettent des plants en terre. Cette illustration est donc donnée dans ce contexte. Dire qu'Il se présente comme une faible plante signifie tout simplement une jeune pousse, une branche ventouse. Il s'agit du mot hébreu "yoneq" et il signifie une branche ventouse. Les branches ventouses surgissent, sans être cultivées, sans qu'on s'y attende. Pour éviter qu'elles ne drainent la vie et la productivité des autres branches, on coupe les branches ventouses. Superflues, petites, inutiles, inappropriées, insignifiantes, aléatoires, les branches ventouses surgissent. Elles ne sont pas conçues, on n'en prend pas soin, elles ne sont pas attendues, on n'en a pas besoin et elles sont coupées.

Certains commentateurs aiment à penser que cet arbre sur lequel pousse la branche ventouse est une référence métaphorique ou allégorique de quelque chose comme la maison de David ou autre chose. C'est aller chercher loin pour rien. C'est un langage très simple. Ce n'est qu'une façon de dire que ses origines étaient sans importance. Elles étaient inutiles, insignifiantes; elles ne comptaient pas. Il n'était personne parmi les moins que rien et venait de nulle part. Nous avons regardé à Jésus. Et qu'avons-nous vu? Une famille insignifiante: Joseph et Marie. Une ville insignifiante: Nazareth, très loin des sentiers battus. Il est né à un lieu insignifiant dans une auberge, dans une étable, dans une mangeoire d'animaux. Et, ceux qui sont venus à Sa naissance étaient des bergers, des gens du plus bas niveau de l'échelle sociale. Pas de naissance royale, pas de statut social, pas de noblesse familiale, pas d'instruction formelle. Charpentier pendant trente ans à Nazareth. Aucun lien avec les personnes qui comptent, aucune connexion avec l'élite, pas de relation avec les personnes de la haute société.

Il est...Il est une jeune pousse, une branche de ventouse. Il n'a pas d'importance. Ou alors, Il est comme un rejeton qui sort d'une terre desséchée. Quand le soleil descend sur cette partie du monde, au Moyen-Orient, la terre devient aride et sèche. Et, tandis que le sol se rétrécit du fait de l'évaporation de l'eau, certaines racines, certains rejetons commencent à venir en surface: des rejetons sales et bruns dont personne ne se soucie dans un sol aride. Cela pourrait être des racines d'un arbre dont personne ne se préoccupe parce que si on s'en préoccupait, elles seraient arrosées. C'est de nouveau une façon de dire qu'Il est inutile, injustifié, indésirable, peu impressionnant, sans valeur, pas plus important qu'une branche ventouse ou une racine desséchée dans un lieu aride que personne ne cultive, dont personne ne se soucie et que personne n'arrose. Origines misérables. Et ils ont même dit des choses telles: «quelque chose de bon peut-il sortir de Nazareth?»

Il ne pouvait rien tirer de Ses origines familiales. Il n'a rien pu tirer de Son statut social. Il n'a tiré aucun avantage de la situation économique de Sa famille. Il n'a tiré aucun profit de Ses disciples. Ils n'étaient pas brillants; ils n'étaient pas instruits. Ils n'étaient pas puissants; ils n'étaient pas influents. Ils n'étaient pas importants. Il n'y avait parmi eux, aucun rabbin, aucun pharisien, aucun sadducéen, aucun prêtre, aucun scribe. Personne qui ait compté. C'était d'abord de la racaille, une bande de pécheurs obscurs, des nullités, avec quelques autres farfelus par ci par là comme un collecteur d'impôts ou un terroriste. Ils n'avaient aucun poste de responsabilités. Ils n'avaient pas d'argent. Par ailleurs, ils avaient très vite rejoint le groupe avec cette idée derrière la tête qu'ils pourraient gagner une espèce de jackpot du royaume s'ils restaient dans les parages. Il y aurait peut-être une grosse récompense.

Aucun d'entre eux n'avait d'accomplissement de quelque nature que ce soit. Et les Juifs ont regardé à cela et ont dit: «Une minute. Il ne peut pas s'agir du Messie parce qu'il n'est pas prévu que le Messie fasse Son entrée de cette manière.» Ce qu'ils voyaient ne correspondait pas au profil qui s'est tant répandu au cours des siècles parmi les Juifs d'une arrivée glorieuse du Messie. Dans Marc chapitre 6, Il était à Nazareth, Sa propre ville où tout le monde Le connaissait. Le Sabbat est arrivé, Il s'est mis à enseigner dans la synagogue et les gens étaient surpris par ce qu'Il disait. «D'où lui viennent ces choses ?» Je peux peut-être mettre l'emphase autrement. «Où est-ce que cet homme a bien pu prendre ces choses, cette nullité, cette branche ventouse, cette racine desséchée? D'où viennent ces choses?» Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et comment de tels miracles se font-ils par Ses mains ?

Ils reconnaissaient Sa sagesse. Ils reconnaissaient Ses enseignements. Ils reconnaissaient les miracles qu'Il opérait. Mais, ensuite, ils disaient: «N'est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon ? et ses soeurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? Et il était pour eux une occasion de chute.» Ils étaient offensés chaque fois qu'Il tentait de dire qu'Il était leur Messie, ceci en dépit de la puissance, la puissance miraculeuse qu'Il démontrait. Ainsi, ils avaient du mépris pour Ses débuts, du mépris pour Ses origines. Deuxièmement, ils avaient du mépris pour Sa vie, pour ce qu'Il est devenu. Il avait une vie d'adulte méprisable. Il avait une vie misérable. Retournez au verset 2, une fois de plus: «Il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n'avait rien pour nous plaire.»

Ils accordaient beaucoup d'importance à l'apparence, c'est pour cela qu'ils ont choisi Saul pour être leur premier roi, n'est-ce pas? Il était plus beau et plus grand que tout le monde. Cela semble encore être, de nos jours, une clé pour le succès. Mais ça a été ainsi avec Lui...avec Lui, Jésus. Mais attendez un moment, Il n'est peut-être pas assez grand, Il n'est pas assez beau, pas assez imposant, pas assez majestueux. Une fois de plus, il n'y a pas beaucoup de progrès depuis 1 Samuel 9 quand ils ont choisi Saul. Il n'y a rien de royal au sujet de Jésus. Rien de majestueux avec Jésus et rien d'élevé à Son sujet. En fait, l'idée qu'Il puisse être un roi leur était à la fois si bizarre et si détestable qu'ils la redoutaient profondément. Et, lorsque Pilate arrive au terme d'une succession proverbiale de chantages et menaces des Juifs à son endroit concernant ce problème de Jésus: ils le faisaient chanter et menaçaient de faire un rapport à César s'il s'avisait de ne pas crucifier Jésus. Pilate ne pouvait pas survivre à un rapport supplémentaire à César. Il en était conscient.

Ils l'ont fait chanter. Et sa revanche, sa vengeance, la pièce de leur monnaie que Pilate rendra aux Juifs consistera à faire écrire sur le haut de la croix de Jésus: «Voici Jésus de Nazareth, le Roi des Juifs». C'était sa vengeance parce que Pilate savait pertinemment que c'était la prétention la plus répréhensible que Jésus ait faite. Bien qu'Il ait manifesté la puissance, la sagesse, la vérité et la grâce divines ainsi que la sainteté, ils n'ont perçu aucune beauté royale en Lui. Il n'y avait rien de séduisant en Lui. Depuis le départ, ils s'étaient moqués de Ses origines. Ils s'étaient moqués du déroulement de Sa vie.

Et, troisièmement, Il a eu une fin méprisable. Il a eu une fin minable. Pour cela, allez au verset 3: «Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas.» Sa fin est envisagée ici dans les deux premières lignes. Ils ne se sont pas contentés de mépriser ses débuts et Sa vie, ils ont surtout dédaigné Sa mort. Alors, souvenez-vous qu'ils ne pensaient pas avoir besoin que quelqu'un meurt pour leurs péchés. Ils étaient justes à leurs propres yeux. Ils pensaient pouvoir plaire à Dieu en étant des gens de bien, en étant religieux et en faisant de bonnes oeuvres. Et voici qu'arrive le Messie, du moins celui qui prétend être le Messie et le Roi et qui, loin d'être triomphant, loin d'avoir une carrière couronnée de gloire, de majesté, de triomphe, de victoire, d'élévation et d'exaltation à la fin, est méprisé, abandonné des hommes. Tout cela se termine dans la douleur et le chagrin.

Ils auraient pu regarder à la mort de Jésus-Christ avec toutes ses horreurs et se dire: «Vous savez quoi, c'est le sacrifice que nous attendions. Voici le sacrifice qui a été présagé lorsque Abraham a trouvé un bélier dans le buisson pour remplacer son fils, qu'il a ramené à lui le couteau pour ne pas tuer Isaac et a tué le bélier à sa place. Ceci est l'accomplissement du fait de tuer un agneau à Pâque et d'en appliquer le sang sur les montants de la porte et les linteaux afin d'échapper à la colère de Dieu grâce au sacrifice d'un agneau. Ceci...ceci est le sacrifice ultime, l'unique vrai sacrifice salvateur et qui a été illustré par les millions de sacrifices qui étaient faits jour après jour tandis que les animaux étaient tués tout au long de leur histoire.

Ils auraient pu faire cela, mais ils ne se sont pas considérés si pécheurs. Ils n'ont pas pensé avoir besoin d'un sacrifice, ils n'ont pas cru avoir besoin d'expiation et ils ont estimé ne pas avoir besoin d'un sauveur. Ainsi, quand ils ont vu leur Messie autoproclamé comme un homme de douleur et de souffrance dont la vie s'est terminée comme cela s'est passé, ils L'ont trouvé méprisable. C'est ainsi qu'ils L'ont rejeté. Ils Le rejettent aujourd'hui parce qu'ils L'ont rejeté à l'époque. Ils ont rejeté Jésus parce qu'ils ont rejeté Jésus. Il était dédaigné...c'est un terme fort...cela signifie être traité avec dédain, avec mépris. Ils L'ont traité avec dédain et ils le font encore. Le mot hébreu traduit par Jésus est Yeshua...Yeshua. Les rabbins ont transformé ce nom au fil des siècles en supprimant le «a» ce qui fait qu'ils l'appellent: Yeshu. Yeshu est un acrostiche qui signifie: «Que son nom soit effacé». Vous trouverez donc Yeshu dans les écrits rabbiniques (qu'Il disparaisse, qu'Il soit effacé) ce qui constitue une manière contemporaine de dire: «Nous refusons que cet homme règne sur nous», ce qui correspond bien à ce qu'ils ont fait en demandant Sa crucifixion à grands cris.

Les rabbins Le nomment «Le transgresseur». Il est considéré comme «Le Tolui» «le pendu» par les rabbins. Maudit soit quiconque est pendu sur le bois. L'identification de Jésus avec les blasphèmes de Ben Stada et Ben Bandira sont probablement ce qui y a de plus douloureux. Voici ce qu'il en est. D'après les rabbins, la véritable histoire de Jésus est l'histoire de Yeshu. Ils disent que c'est l'histoire d'un homme du nom de Ben Pandira et d'une femme nommée Miriam Ben Stada. Ben Pandira est supposé être le père de Yeshu et Ben Stada, sa mère. Miriam Ben Stada, la mère, était une coiffeuse qui aurait entretenu une relation adultère avec Joseph ben Pandira, un mercenaire romain. Ce lien aurait produit Yeshu. Il serait donc le fils illégitime d'une coiffeuse et d'un mercenaire romain qui par la suite, et toujours d'après les rabbins, se serait rendu en Egypte pour apprendre l'art de la magie et éloigner les hommes du droit chemin. Tout cela se trouve dans le Talmud.

Au lieu d'utiliser le terme évangile (comme les évangélistes qui ont écrit la véritable histoire), les rabbins ont appelé Son Evangile «avon-gillajon», autrement dit l'écriture pécheresse. Ils ont accumulé des générations de mépris pour Jésus, à un degré ou à un autre bien sûr, ce qui fait qu'Il est méprisé. Cela est dit au début du verset 3, cela est dit à la fin du verset 3, à deux reprises. Il était méprisé. Cela continue. Ensuite, il est dit qu'Il a été abandonné des hommes. J'aimerais que vous regardiez à cela. Ça pourrait ne pas être aussi simple que cela paraît. Abandonné des hommes, non dans un sens général; ce qui donnerait ben adam. Ben adam signifie, les Hommes de manière générale. Il s'agit plutôt ici de ben ish. Et cela signifie les seigneurs, les dirigeants, les leaders, les personnes proéminentes. Alors, que dit le peuple? Voyons, un point de départ méprisable, une vie méprisable, une fin méprisable qu'aucune personne importante n'a confirmée. Nous avons regardé à nos dirigeants et ce sont eux qui réclamaient Son sang.

Dans Jean 7, il y a un témoignage important à ce sujet. Dans Jean 7, vous pourriez le trouver, disons au verset 45: «Ainsi les huissiers retournèrent vers les principaux sacrificateurs et les pharisiens. Et ceux-ci leur dirent : Pourquoi ne l'avez-vous pas amené ?» Pourquoi n'avez-vous pas Jésus? Nous vous avons envoyé L'arrêter, Le capturer et nous L'amener! Alors les officiers, la police du temple, «répondirent : Jamais homme n'a parlé comme cet homme. Les pharisiens leur répliquèrent : Est-ce que vous aussi, vous avez été séduits ? Y a-t-il quelqu'un des chefs ou des pharisiens qui ait cru en lui ?» - Jean7:48 - «Personne d'important n'a cru en Lui».

Ainsi, quand les Juifs regarderont en arrière dans un temps futur, ils diront: «Voyons, nous avions regardé au début de Sa vie, au cours de Sa vie, à la fin de Sa vie et il n'y avait rien d'attrayant à Son sujet et, en plus, Il ne correspondait pas à l'image que nous nous étions faite. Par ailleurs, Sa mort est si horrible qu'Il est rejeté, Il est dédaigné et personne d'important ne prend Sa défense. Que sommes-nous supposés faire? Nous suivons nos dirigeants.» Aucune des élites au pouvoir n'était proche de Lui, aucune ne L'a soutenu, aucune n'a cru en Lui. Quelques uns de ceux qui auraient dû croire en Lui ont fait marche arrière parce que le prix à payer était trop élevé. Il y avait quelques disciples secrets qui, plus tard, sont sortis de l'ombre. Cependant, les personnes qui avaient un rang n'ont pas été impressionnées. Les dirigeants de Sa nation, ceux qui régnaient sur la multitude. Et il y avait une hiérarchie, il y avait une hiérarchie rigide et déterminée. Le peuple était au niveau le plus bas tandis que les dirigeants avaient le pouvoir et l'autorité. Et les hommes importants se sont retirés de Lui. Il n'y avait aucune personne distinguée à Ses côtés.

Cela est encore vrai dans notre monde aujourd'hui. C'est encore vrai. Les oeuvres et la puissance de Jésus ont été attribuées à Satan. Ce sont les dirigeants qui ont affirmé qu'Il accomplissait ce qu'Il faisait par les puissances de l'enfer, Beelzebub, Satan. Et par conséquent, ils ont persécuté et martyrisé Ses disciples. Ils ont taxé les apôtres d'apostats et ont dit d'eux qu'ils étaient pires que les païens. Au cours de ces premières années, une prière s'est développée qui disait ceci , « Puissent les disciples de Jésus être soudainement détruits sans le moindre espoir et être effacés du livre de vie. » Telle était la profondeur du rejet et du mépris. Et Il a terminé comme un homme de douleur, verset 3 , et habitué à la souffrance. Il suffit de regarder Sa vie pour se rendre compte qu'elle est triste. Cela ne peut pas être le Messie.

Plutôt que d'infliger des souffrances, plutôt que d'infliger la douleur aux ennemis d'Israël et aux nations, comme les prophètes avaient annoncé à Son sujet, Il est Lui-même un homme de douleur, ce qui signifie littéralement la peine, mais pas la peine externe. Le chagrin du coeur sous toutes ses formes correspondrait mieux au terme hébreu pour ce mot. Et puis, Il était habitué au chagrin, à la douleur de l'âme. C'était une personne triste. Il était triste au-dedans de Lui-même. Vous pourriez le voir de cette manière, ils L'ont trouvé pathétique...pathétique, d'une profonde tristesse. Il pleure, Il verse des larmes. Il n'y a dans tout le Nouveau Testament aucun récit mentionnant qu'Il ait jamais ri. Où donc est leur grand chef, triomphant, victorieux plein de joie, d'excitation, d'enthousiasme?

Qui est donc cet homme au coeur brisé qui pleure, qui est triste, souffre et ressent des douleurs? Et bien sûr, pour couronner le tout, il y avait la douleur elle-même. C'était si terrible que le verset 3 dit qu'Il était semblable à celui dont on détourne le visage. Au moment où Il arrive à la croix, Il est plus entaché que n'importe quel homme, verset 14 du chapitre 52. Une couronne d'épines s'était écrasée sur Sa tête, le sang coulant le long de Son corps,les mouchent dissimulant Sa nudité suspendue sur la croix en plein soleil. Les clous traversaient Ses mains, il y avait les marques des coups de sangle et de fouet qu'Il avait reçus, les crachats qui avaient séché sur Son visage et Son corps, les contusions des coups de poings et des coups de bâton.

La réalité de Sa souffrance ne convient pas à l'image d'un Messie. Maintenant, rappelez-vous qu'ils ne pensaient pas avoir besoin d'un sauveur. Et Jésus a dit: «Je ne peux rien faire avec vous parce que Je ne suis pas venu appeler les justes à la repentance.» Il est complètement répréhensible. Donc, Il est semblable à celui dont on se cache la face, quelqu'un de si grotesque, de si déformé, de si laid, de si désagréable qu'on ne se tourne même pas pour le regarder. C'est beaucoup trop embarrassant, trop humiliant, trop laid, trop horrible; cela laisse un souvenir trop difficile à effacer. Personne n'a envie de se retrouver face à face avec une telle image. C'est...C'est l'attitude que les Juifs continuent d'avoir envers Jésus. Pour eux, Il est trop hideux pour être un Messie. Il est méprisable.

Ainsi, à la fin du verset 3, «Nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas.» Cette dernière est une phrase bénigne: «nous n'avons fait de lui aucun cas.» En français, cela signifie que nous l'avons considéré comme un zéro, nous l'avons considéré comme inexistant. C'est le mépris total. Pour nous, Il est personne. C'est la vision historique que les Juifs ont de Jésus. Je rends grâces à Dieu de ce que plusieurs personnes juives viennent à Christ une à une à travers l'Eglise aujourd'hui et Le voient comme Il est vraiment. Et n'est-ce pas une bonne nouvelle de savoir qu'un jour viendra où la nation se tournera, Le verra et Lui fera cette confession? Je sais que certaines personnes pourraient dire: «Eh bien, cela sonne comme une espèce d'antisémitisme.» Non, ce n'est pas une confession païenne, c'est la confession des Juifs en un jour futur quand ils regarderont en arrière et réaliseront ce qu'ils ont fait.

Il ne s'agit pas d'une évaluation païenne de l'incrédulité juive mais plutôt un bilan fait par des Juifs, il s'agit d'une repentance. Ce sont les paroles que la nation prononcera dans leur confession d'un coeur brisé du pire péché qui soit: rejeter Jésus-Christ. Et ce sont les paroles que vous devez prononcer si vous avez jusqu'ici rejeté Jésus-Christ. Vous devez prononcer ces mêmes paroles maintenant, que vous soyez Juif ou païen, qui que vous soyez, pour que la source de purification soit ouverte pour vous. Mais en attendant qu'ils parviennent à la foi dans le futur, peut-être bien dans un futur proche, nous voulons dire ceci: Romains 1:16 «Car je n'ai point honte de l'Evangile : c'est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec.»

J'aimerais terminer en cette dernière minute ou au cours de ces deux dernières minutes en vous demandant d'aller à Actes 3, Actes chapitre 3, verset 17. Il s'agit du sermon de Pierre, après le sermon de la Pentecôte pendant les jours de l'église primitive. Verset 13: «Le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui était d'avis qu'on le relâchât. Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu'on vous accordât la grâce d'un meurtrier» - Barrabas - «Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts; nous en sommes témoins. C'est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez;» - ils venaient d'opérer une guérison - «c'est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous.» Il dit: «Vous avez rejeté, assumez le fait d'avoir rejeté et mis à mort le Prince de la vie.»

Et ensuite le verset 17, si important: «Et maintenant, frères,» - il s'adresse à ces Juifs en tant que ses frères, «je sais que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos chefs. Je sais. «Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu'il avait annoncé d'avance par la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir.» Où croyez-vous qu'il va avec ça? Esaïe 53, très similaire. «Repentez-vous donc et convertissez-vous.» N'est-ce pas une bonne nouvelle? Vous venez juste de tuer le Prince de la vie et Dieu vous demande de vous repentir et de vous convertir. Et vous le faites «pour que vos péchés soient effacés». C'est exactement ce que Jésus a déclaré tandis qu'Il mourrait sur la croix. «Père» - qu'y a-t-il? - «Pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font. Vous êtes ignorants, vous avez agi ainsi dans l'incrédulité. Repentez-vous, convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés.» Et ensuite, que va-t-il se passer? Une fois que vous vous serez repentis, que vous vous serez convertis et que vos péchés seront effacés, des moments de rafraîchissement viendront. C'est cela le royaume, c'est ça le royaume.

Parce qu'Il enverra Jésus le Christ désigné pour vous. Il s'agit de Sa Seconde Venue, pour établir le Royaume. Le ciel doit Le recevoir maintenant, jusqu'à la restauration de toutes les choses dont Dieu a parlées par la bouche de Ses saints prophètes depuis les temps anciens. Le Royaume, une fois de plus, l'Alliance Abrahamique promise, L'alliance Davidique, les prophètes l'ont réitéré, le salut et toutes les promesses du royaume s'accompliront quand Christ reviendra. Christ reviendra pendant les temps de restitution, les temps de restauration, les temps de rafraîchissement, quand vous vous serez repentis, quand vous vous serez repentis.

Verset 24, il dit: «Tous les prophètes qui ont successivement parlé, depuis Samuel, ont aussi annoncé ces jours-là. Vous êtes les fils des prophètes et de l'alliance que Dieu a traitée avec nos pères, en disant à Abraham : Toutes les familles de la terre seront bénies en ta postérité. C'est à vous premièrement que Dieu, ayant suscité son serviteur, l'a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités.» Vous avez assassiné le Messie et pourtant, Dieu n'en a pas fini avec vous. Le jour viendra où Il vous détournera de vos péchés et enverra Son Fils établir Son Royaume et accomplir Sa promesse. Ecoutez-moi, braves gens, Dieu n'en pas fini avec Israël. Gardez votre oeil sur Israël. Leur salut est assuré par la promesse de Dieu. Entre temps, la salut est ouvert à tous ceux qui L'invoquent.

Père, nous venons à Toi maintenant à la fin de ce merveilleux moment d'adoration avec des coeurs reconnaissants. Il y a tellement de vérité dans ce chapitre, c'est...c'est inexhaustible. Et même dans deux versets seulement, nous comprenons l'histoire d'une façon nouvelle, une compréhension qui s'étend sur des siècles, des générations de rejet du Christ. A présent, nous voyons pourquoi. Mais nous savons également qu'il vient un jour dans le futur où toutes les promesses que Tu as faites à Israël se réaliseront à leur heure de salut, quand tu deviendras leur Rédempteur. Nous attendons ce jour avec impatience. D'ici là, entre temps, l'évangile, le message une fois qu'on y croit devient la puissance de Dieu pour le salut de quiconque, Juif ou païen. Seigneur, montre-Toi miséricordieux s'il Te plaît, étends Ta main vers nous et attire quelques uns à Ton coeur, même en ce moment.

Tandis que vous êtes encore dans la prière, ceci constitue la décision la plus importante, l'engagement le plus important, c'est votre éternité qui est en jeu. C'est le ciel plutôt que l'enfer. Pour vous approprier ce que Christ a fait pour vous, vous avez besoin d'un sauveur. Vous n'êtes pas assez bon par vous-même. Vous ne pourrez pas y arriver par votre bonté ou votre religion. Vous n'allez pas y arriver. Il vous faut un sauveur. Vous avez besoin que quelqu'un d'autre paie pour vos péchés et vous avez besoin d'accepter le paiement qu'Il a effectué pour que Dieu l'applique à vous et pour que vos péchés soient complètement pardonnés de façon à être sûr de la vie éternelle. Quel message! Y croyez-vous? Y croyez-vous suffisamment pour embrasser Christ comme Seigneur? C'est là la question.

Père, nous Te remercions à présent, une fois de plus, pour l'oeuvre que Tu feras dans nos coeurs étant donné que Ta Parole ne rentre jamais à Toi vide mais accomplit toujours le but pour lequel Tu l'envoies. Qu'il en soit ainsi aujourd'hui pour Ta gloire, nous prions, au nom du Christ. Amen.

FIN

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