Grace to You Resources
Grace to You - Resource

La vérité divine est la chose la plus importante qui existe. C’est par elle que nous sommes sauvés et sanctifiés, que nous recevons l’espérance de la gloire. Par la vérité nous comprenons ce que Dieu attend de nous, et par conséquent nous comprenons à quoi nous devons obéissance et ce que nous devons être. C’est le sentier de la bénédiction dans la vie et la récompense dans l’éternité. La vérité est donc plus importante que toute autre chose. Dieu est vrai. L’Écriture dit, « que Dieu soit vrai et tout homme soit menteur.» Dieu ne peut pas mentir. Christ est La Vérité. Le Saint Esprit est l’Esprit de Vérité. Dans Jean 17:17, Jésus dit que la Parole est la vérité.

Nous sommes ici pour adorer en vérité, comme Jésus nous l’avait instruit, pour croire la vérité, pour déclarer la vérité, méditer la vérité, comprendre la vérité, marcher dans la vérité, aimer la vérité, pour nous délecter de la vérité et obéir à la vérité. Il ne s’agit que de la vérité. En fait on pourrait s’appeler l’Église «La Communautaire de la Vérité» parce qu’elle est au centre. La vérité est la description exacte des faits. C’est ce qu’est la vérité. C’est la réalité et Dieu est l’auteur de la vérité. Il a résolu ce qui est vrai et Il est le révélateur de ce qui est vrai.

Maintenant, la Bible est, bien entendu, vraie. Elle contient la vérité sur le vrai Dieu, le vrai Christ et le vrai Saint Esprit. Elle contient tout ce qu’il nous faut savoir et elle est une source intarissable de la vérité.

J’ai passé 43 ans de ma vie à étudier le Nouveau Testament, verset par verset, j’ai fini par l’Évangile de Marc. J'ai passé au moins deux ans à étudier Marc, ensuite dix ans dans Luc, huit ans dans Matthieu et quelques années dans Jean et le reste du Nouveau Testament et mon seul regret est d’être allé trop vite. J’ai trop raté de choses. Il y a tellement de vérités. Je pourrais y retourner encore et encore et encore sans jamais épuiser tout ce qui s’y trouve.

Mais étant donné que nous n’avons que quatre jours à passer ensemble, une partie de la journée d’aujourd’hui et tous les autres jours jusqu’au jour du Seigneur, nous n'allons traiter que certains aspects de la vérité. Ceux de vous qui me connaissent savent qu’il y a quelques années, j’ai écrit un livre intitulé The Gospel According to Jesus (L’Évangile Selon Jésus.) C’était une révélation réelle pour moi et je ne veux pas vous en raconter l’histoire parce que vous pouvez la lire par vous-même. Mais à ma sortie du séminaire, j’avais reçu une formation me permettant de bien dispenser la Parole de Dieu, le Grec et l’Hébreu, la théologie et l’histoire de l’église et tout le reste. Je savais comment partager la Parole de Dieu, et je pensais savoir ce à quoi je serais confronté. J’étais préparé à donner une apologétique dans la défense de la vérité et répondre à un nombre de batailles qui faisaient rage à l’époque. Mais ce que je n’avais jamais compris, ce que je n’avais jamais soupçonné, était que je passerais une bonne partie de mon ministère essayant de clarifier l’Évangile à l’Église ; pas au monde mais à une Église très confuse.

Ainsi donc, j’ai écrit L’Évangile selon Jésus (The Gospel according to Jesus). Je l’ai fait suivre quelques années plus tard avec l’Évangile selon Les Apôtres (The Gospel according to the Apostles), qui apportait beaucoup de réponses aux arguments qui m’étaient lancés après la rédaction de l’Évangile Selon Jésus. Par la suite, j’ai écrit d’autres livres comme La Guerre de la Vérité, ce genre de choses pour retourner à la vérité de l’Évangile, et quelques autres livres qui traitaient de la question de l’Évangile. Il y a un autre livre que je n’ai pas encore mis sur papier mais que je compte écrire. Ce sera le troisième de la trilogie et ce sera L’Évangile selon Paul. Si vous avez feuilleté votre programme, vous avez certainement remarqué que c’est le thème de la semaine. C’est la responsabilité qui m’a été imposée par l’autorité suprême du ministère «Grace to You». Et c’est un sujet capital parce que L’Évangile selon Paul est attaqué. Vous avez certainement entendu parler de quelque chose qui s'appelle «The New Perspective on Paul ?” (La nouvelle Perspective de Paul ?”) C’est un rejet des écrits de Paul dans le Nouveau Testament et ce que l’église comprend de ses écrits depuis que l’Évangile a été clairement recouvré à l’époque de la Réforme.

L’Évangile selon Paul est agressé. Je ne vais pas m’attaquer à l’erreur ; ce n’est pas nécessaire. Si je vous donne la vérité, vous pourrez vous-même trouver l’erreur. Mais nous allons examiner l’Évangile selon Paul, et donc nous allons examiner sa personne. Nous avons beaucoup de matériel de travail. Nous avons assez de versets qui parlent de lui dans le livre des Actes, ensuite, les 13 épîtres qu’il a écrites. Il y a donc beaucoup à voir en ce qui concerne Paul.

Il parle de l’Évangile comme étant l’Évangile de Dieu. Il l’appelle l’Évangile du Dieu béni. Il le nomme l’Évangile de Son Fils, l’Évangile de Christ, l’Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ. Il l’appelle l’Évangile de la Grâce, l’Évangile de la Paix, l’Évangile de notre Salut, mais plus merveilleusement encore, «mon Évangile» et ensuite il va plus loin en l'appelant «notre Évangile.» Qu’est-ce qu’était son Évangile ? Qu’est-ce qu’est notre Évangile ? Qu’est-ce que l’Évangile de grâce, l’Évangile de paix, l’Évangile du salut, l’Évangile du Seigneur Jésus-Christ, l’Évangile du Dieu béni ? Qu’est-ce que c’est ? Nous devons savoir ce que c’est parce que c’est cet Évangile que nous proclamons.

En des termes familiers pour nous tous, Romains chapitre 1, Paul dit au verset 15, «j’ai le vif désir de vous annoncer l’Évangile. Car je n’ai pas honte de l’Évangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec.» C’est chronologique. Que prêchait-il donc ? Quelle est cette chose qu’il avait le vif désir de prêcher ? Qu’était-il obligé de prêcher ? Quel est cet Évangile ?

Essayons de regarder cela négativement quelques instants. Vous pourriez ouvrir votre Bible à Galates chapitre 1, en guise d’une brève introduction ici. Galates, chapitre 1, verset 6 nous prévient du danger mortel qu’il y a à déformer l’Évangile. Galates 1, verset 6, «Je m’étonne que vous vous détourniez si vite de Celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre Évangile, un autre Évangile.»

Il dit, «Je m’étonne !» Le verbe grec est thaumazō. Il est souvent utilisé dans les Évangiles par des gens qui s’émerveillaient devant les miracles inexplicables de Jésus. Paul trouve littéralement incroyable que quelqu’un abandonne l’Évangile, ou soit attiré par un autre Évangile. Paul utilise ce mot thaumazō pour parler de deux réalités. L’une d’elles se trouve ici et l’autre dans 2 Thessaloniciens 1:7-10, où il décrit le retour du Seigneur Jésus- Christ et quelle merveille et quel étonnement ce sera quand Il viendra au milieu d’une flamme de feu pour punir ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile.

Ainsi, il serre cette parole tout près de son cœur et ne l’utilise que deux fois. Je m’étonne que vous vous détourniez si vite, vous éloignant de Celui qui vous a appelés. Nous parlons ici d’un appel véritable, d’un appel interne, d’un appel réel, d'un appel au salut. Nous parlons des personnes qui sont réellement appelées, c’est-à-dire des personnes converties mais attirées et séduites par un autre Évangile. Ces gens sont aguichés. Ils sont, en quelque sorte aguichés par un autre Évangile. Ensuite il dit au verset 7, non pas qu’il y en ait un autre Évangile, mais il y a des gens qui vous troublent et veulent pervertir l’Évangile du Christ. Puis vient cet avertissement, «Mais si nous-mêmes, - nous-mêmes - pronom personnel pluriel qu’il aime utiliser en parlant de lui parce que c’est une manière humble de parler de soi - «nous-mêmes, ou si un ange du ciel vous annonçait un Évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème ! » Condamné, voué à la destruction ! Aussi utilisé dans 1Corinthiens 16:22, «Si quelqu’un n’aime pas le Seigneur, qu’il soit anathème !»

Alors, le plus important dans toute la vérité - et toute vérité est importante, toute vérité compte - mais la plus importante c’est l’Évangile, l’Évangile a plus de valeur. Aussi nous devons considérer l’Évangile de Paul, qui est l’Évangile du Seigneur Jésus-Christ et l’Évangile du Dieu béni. C’est l’Évangile de paix. C’est l’Évangile de la grâce. C’est l’Évangile du salut.

Maintenant, je vais essayer de disséquer ceci pendant les jours que nous avons à passer ensemble. Ce soir je vais vous entretenir sur la gloire de l’Évangile, l’Évangile glorieux. Demain matin je tiendrai deux sessions sur le même thème, sur l’Évangile de satisfaction. A la première heure nous verrons comment l’Évangile satisfait le pécheur. A la deuxième heure, nous verrons comment l’Évangile satisfait Dieu, et demain soir nous parlerons de l’Évangile de réconciliation. Samedi matin nous aurons une session double, et dimanche soir, nous parlerons de l’Évangile qui rend humble, l’Évangile d’humilité. Je pense que nous aurons une session de questions et réponses dimanche soir pour essayer de mettre les points sur les i. Nous passerons des moments magnifiques.

Parfait, pour cette cession, nous allons voir la gloire de l’Évangile et je tiens à ce que vous sachiez que je n’essaie pas de faire une présentation chronologique. Ce sont des pulsions que je ressens dans mon cœur quand je pense à l’Évangile et je ne peux me débarrasser d’un passage précis qui vit à tout moment dans mon âme. Je vous admets que peu importe ce qu’aurait été le thème, j’aurais quand même prêché sur ce chapitre. OK ? J’aurais trouvé un moyen d’y arriver à partir de n’importe quel thème. Tous les chemins mènent à 2 Corinthiens 4. Alors ouvrez vos Bibles dans 2 Corinthiens 4.

J’ai abordé 2 Corinthiens assez tard dans mon ministère d’enseignement et je m’en réjouis. Si j’avais essayé d’enseigner sur le livre de 2 Corinthiens quand j’étais encore un jeune pasteur, je n’aurais jamais été à même de le comprendre. Il vous faut des décennies de matraquage pour comprendre ce que Paul enseigne ici. Il vous faut des années et des années d’expérience pour comprendre son cœur dans cette épître singulière. Et si vous voulez avoir le cœur et l’âme de l’apôtre Paul, je vous suggère d’acheter le commentaire sur 2 Corinthiens, lisez un chapitre chaque jour et vous connaîtrez cet homme de fond en comble parce qu’il vous dévoile son cœur dans cette incroyable lettre, 2 Corinthiens 4.

Et vous savez, quand vous pensez à l’Évangile, je sais que vous pensez à Galates, vous pensez à Romains, vous pensez à Colossiens et les passages que nous lisons. Vous pourriez aussi penser à d’autres sermons de Paul dans le livre des Actes où l'Évangile est prêché. Cependant vous allez vous rendre compte que dans les sessions que nous avons, nous allons à plusieurs reprises consulter les lettres aux Corinthiens pour avoir une compréhension de l’Évangile. Elles sont souvent ignorées en pareilles circonstances.

Deux Corinthiens chapitre 4 va nous donner un aperçu de la gloire de l’Évangile. Le thème de 2 Corinthiens est la souffrance. La souffrance ! Et c’est un point d’entrée parfait puisqu’il apporte beaucoup d’explications sur la gloire de l’Évangile. Quand vous allez au verset 4, vous voyez une expression à la fin de ce verset, «le glorieux Évangile de Christ, le glorieux Évangile de Christ.» Ce sera notre thème pour cette session d’ouverture, le glorieux Évangile de Christ. Nous parlerons de la gloire de l’Évangile. La gloire de l’Évangile est une compréhension capitale. C'est-à-dire il a une importance capitale. Il est d’une nature qui surpasse toute chose. C’est une réalité irrésistible. Il est d’une importance sans pareil. La gloire de l’Évangile est ce qui fait que l’Évangile transcende toute autre chose, toute autre vérité, tous les autres messages. Et vous devez comprendre que lorsque je dis que 2 Corinthiens concerne la souffrance, la question immédiate surgit car Paul fait le récit de ses souffrances tout au long de cette épître. Pourquoi s’exposer à toute cette souffrance ? Et sa réponse est la gloire de l’Évangile parce qu’il n’y a rien de semblable, rien qui s’en rapproche, rien qui ne l'équivaut, rien qui n'ait autant de priorité, autant de proéminence, autant d’importance. C’est un message transcendant. C’est un message glorieux qui n’a pas d’égal. Je pense que cette réalité est absente dans l’église évangélique que je vois de nos jours où l’Évangile est foulé aux pieds et minimisé.

Quand vous regardez la vie de l’apôtre Paul, vous voyez une vie de souffrance n’est-ce pas ? Beaucoup de personnes de nos jours se sont débrouillées à prêcher un autre Évangile, qui n’est pas vraiment un Évangile différent parce qu’il n’existe pas d’autre Évangile ; mais ils se sont fait une variante de l’Évangile qui n’est pas le vrai Évangile, afin d’éliminer la souffrance et rendre l’Évangile acceptable, pour en sortir ce qui offense. Mais Paul, non ! Tout son ministère sur l’Évangile rendait les gens furieux, en colère, hostiles, brutaux et jamais il n’a modifié le contenu du message.

Quand il arriva à la fin de ses jours, nous entendons ses paroles d’adieu, des paroles familières dans sa deuxième lettre à Timothée et il dit ceci au chapitre 4, «Car pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche.» et vous vous souvenez de ces paroles ? «J’ai combattu» - quoi ? « Le bon combat. J’ai combattu le bon combat.» C’était un combat du début à la fin, et savez-vous quelle était sa fin ? Il a mis la tête sur un billot, et une hache a sévèrement tranché sa tête du reste de son corps et il était avec son Seigneur. Avant cela, il avait été emprisonné plusieurs fois. Quand il entrait dans une ville, il ne demandait pas à quoi ressemblait l’hôtel. Il demandait à quoi ressemblait la prison parce qu’ils savaient que ce serait là qu’il séjournerait. «Quel type de prison y-a-t-il dans cette ville ?»

Et quelqu’un venait probablement vers lui encore et encore en disant, «Écoute Paul, pourquoi ne te calmes-tu pas ? Tu n’as vraiment pas besoin de finir en prison dans toutes les villes ou d’être chassé de chaque ville. Veux-tu passer toute ta vie avec des gens qui ourdissent des complots contre toi ? Les complots des juifs, les complots des païens, les complots du peuple, les complots des dirigeants ? Il n’est pas nécessaire qu’il en soit ainsi. Tu peux éviter cela !»

Comment endurait-il tout ceci ? La réponse est qu’il avait compris la gloire de l’Évangile. Maintenant je veux que vous regardiez le chapitre 4 et je sais que normalement je vais lentement pour ne toucher que quelques versets. Je me souviens quand je commençais le livre de Romains. Notre congrégation était enthousiaste. Ils étaient tous venus et l'Épître aux Romains commence en ces termes, «Paul» et mon premier sermon était sur Paul. Puis ils se dirent «Mince alors ! Il va décortiquer un mot à la fois. Au secours !» Je sais que je fouine et creuse beaucoup mais nous allons quand même parcourir plusieurs chapitres ensemble.

Je veux que vous voyiez comment ce chapitre est élaboré. Il dit à la fin du verset 1 «Nous ne perdons pas courage. Nous ne perdons pas courage.» Descendez au verset 16. Là vous êtes à la fin du chapitre, il dit encore : «C’est pourquoi nous ne perdons pas courage.» C’est vraiment important. Malheureusement, ce n’est pas la meilleure traduction. C’est un verbe grec, egkakeō et egkakeō est la racine du mot kakos qui signifie mal. C’est agir mal. C’est faire le mal. Paul dit, “Écoutez, j’ai été soumis à diverses tentations à faire le mal, à m’écarter de la vérité de l’Évangile pour me faciliter la vie. Mais je ne le fais pas. Je ne le fais pas.”

Suivez la litanie, chapitre 1, verset 3, “Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions.» A peine est-il à quelques versets du début de la lettre qu’il parle déjà de toute son affliction. Il utilise encore le mot affliction au verset 4. Au verset 5, il parle de ses souffrances, des souffrances de Christ qui abondent en lui. Au verset 6 il dit, «nous sommes affligés.» Il dit encore au verset 6 «la patience à supporter les même souffrances.»au verset 8 il dit : «Frères, nous ne voulons pas que vous ignoriez la détresse que nous avons connue.» qu’elle en était la sévérité? «Nous avons été accablés à l’extrême, au-delà de nos forces ; nous désespérions même de rester en vie.» Littéralement, chaque jour il côtoyait la mort.

Au verset 9 il dit : “Nous avons intérieurement accepté notre arrêt de mort.” En d’autres termes, autant que je pouvais voir, selon mes pensées, en évaluant la situation, c’était fini. Les ennemis avaient tous les pouvoirs et toutes les opportunités et nous avions perdu toute assurance. Nous nous sommes confiés à Dieu, et ce, non parce que nous pensions que Dieu allait nous sauver, mais parce que nous savions que Dieu nous relèverait de la mort après avoir été tués. Et Dieu nous a délivrés d’une telle mort, et Il nous délivrera encore. Il nous délivrera encore. C’était passer d’une situation horrible à une autre.

Au chapitre 2, il évoque un autre type de souffrance. Il dit «vous m’attristez, vous les Corinthiens,» c’est une église qui pouvait attrister n’importe quel pasteur. «Si je vous attriste, qui peut me réjouir sinon celui que j’ai attristé ? J’ai écrit comme je l’ai fait pour ne pas être attristé, à mon arrivée, par ceux qui devaient me donner de la joie, car en ce qui vous concerne, je suis convaincu que ma joie est aussi la vôtre, à vous tous. C’est dans une grande souffrance, le cœur angoissé avec beaucoup de larmes que je vous ai écrit.» En d’autres termes, vous êtes pour moi une douleur, et par conséquent j’en suis une pour vous, et tout cela n’est que triste expérience. Je n’aime pas le traitement que vous m’infligez, et vous n’aimez pas mon traitement à votre insu, c’est une angoisse profonde.

Il y était en fait allé, à Corinthe, et un membre de cette congrégation s’est levé et, selon cette lettre, lui a résisté en face, lui portant des accusations en face, le condamnant en face publiquement, et personne n’a pris sa défense, et il est reparti de la ville le cœur brisé. Les églises font ce genre de chose.

Retournons au chapitre 4: 8, “Ainsi, nous sommes accablés de toutes sortes de détresses et cependant jamais écrasés. Nous sommes désemparés mais non désespérés, persécutés, mais non abandonnés, terrassés mais non anéantis. Oui, nous portons toujours et en tout lieu, dans notre corps, la mort de Jésus afin que la vie de Jésus soit, elle aussi, rendue manifeste par nos corps.” En d’autres termes, la réalité est que nous portons le concept, la notion suivant laquelle nous pouvons à tout moment mourir pour la cause de Christ.

Verset 11: “nous sommes sans cesse livrés à la mort.» Verset 12: «La mort est à l’œuvre en nous» et nous verrons davantage plus tard. C’est ainsi qu’il menait sa vie.

Chapitre 6, verset 4: «Comme serviteur de Dieu par une grande persévérance dans les souffrances, les détresses, les angoisses, sous les coups, dans les prisons, les émeutes, les travaux pénibles, les privations de sommeil et de nourriture.» C’était ainsi. Le verset 8 apporte un contraste, «la gloire ou le déshonneur, au milieu d’une mauvaise ou d’une bonne réputation, nous sommes considérés comme des imposteurs, quoique disant la vérité ; comme inconnus, quoique bien connus; comme des mourants, et pourtant nous vivons. Nous sommes comme condamnés, et pourtant pas mis à mort; comme attristés, et pourtant nous sommes toujours joyeux; comme pauvres et pourtant nous en enrichissons beaucoup ;» Voilà sa vie.

Au chapitre 10, il dit comment il était traité. Verset 1 «Car, dit-on, ‘ses lettres sont sévères et fortes; mais, présent en personne, il est faible, et sa parole est méprisable.’» Savez-vous ce que cela signifie? Il est moche et il ne peut pas communiquer. Maintenant regardez, quand vous êtes beau, peu importe si vous savez communiquer, vous devez juste vous lever et tout le monde sera content ; ou alors si vous êtes moche et savez communiquer, ils vous écouteront. Mais si en plus du fait d’être laid, vous ne savez pas communiquer, vous n’avez aucune chance. Donc c’était une attaque ad hominem. Ils l’ont tout simplement ignoré. Sa présence leur était indifférente. Son discours est méprisable.

Maintenant vous connaissez le chapitre 11 n’est-ce pas ? Le chapitre 11 verset 6, «Ils me disent profane pour l’éloquence.» Ensuite dans un passage familier, le verset 23, il dit, «Suis-je un serviteur de Christ ?» comme ces faux apôtres auxquels il fait allusion : «Voici mes références.» Voici comment il présente la validité de son apostolat : par ces nombreux convertis, ces nombreuses épîtres rédigées, ces multiples lieux de prédication? Non ! Voici ses références. Si vous ne pensez pas que je représente Christ dans un monde hostile, alors expliquez-moi ceci, par les travaux, bien plus ; par les emprisonnements, bien plus ; par les coups, bien davantage. Souvent en danger de mort, cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois j’ai été battu de verges. C’était une pratique romaine. Une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme. Souvent en voyage, exposé aux dangers des fleuves, aux dangers des brigands, aux dangers de la part de mes compatriotes, aux dangers de la part des païens, aux dangers de la ville, aux dangers du désert, aux dangers de la mer, aux dangers parmi les faux frères, au travail et à la peine; souvent dans les veilles, dans la faim et dans la soif ; souvent dans les jeûnes, dans le froid et le dénuement. Et sans parler du reste, ma préoccupation quotidienne: le souci de toutes les Églises!

Il ne parle pas d’administration. J’ai entendu quelqu’un prêcher dessus, «oui il avait le fardeau de l’administration.» Quoi? Il ne parle pas d’administration. Il explique son propos au verset 29. «Qui est faible, que je ne sois faible ?» Savez-vous ce que cela veut dire ? Il était pasteur à tel point que quand un chrétien était faible, il ressentait la douleur de la faiblesse de ce chrétien. Il dit aussi, «Qui vient à tomber, que je ne brûle ?» Son cœur était brisé par le péché de ses ouailles. C’est un lourd fardeau pour être porté par un seul homme.

Maintenant ayant tout ceci en pensée, retournez au chapitre 4 et, bien sûr, nous voulons orienter notre attention sur la question «que fais-tu donc pour provoquer tout ce trouble ?» Tu as des problèmes avec les païens à cause de ce que tu leur dis, et tu as les problèmes avec l’église à cause de ce que tu leur dis. Arrête !

J’ai rencontré un leader d’une des plus grandes méga-congrégations d'église des États Unis que vous devez tous connaître, une méga, méga église et je me suis assis dans son petit bureau, un immense bureau, en fait, et il m’a dit : «MacArthur, je n’ai qu’une parole pour toi.» J’ai répondu «Super ! et laquelle ?» Il a dit : « Calme-toi.» «Quoi ?» Me calmer ?» «Oui, allons, détends-toi. Du calme !»

Vous savez, si vous me demandez quel est mon héros dans le ministère, le voici: Paul. Il est tout le temps sur mon épaule. Je ne pense pas qu’il aurait gobé ça. « Hé Paul, allons, calme-toi. Allons, sois moins dur avec les païens. Sois moins dur avec l’église. Allons, allons...» Non, pourquoi ? Parce qu’il avait compris qu’on ne peut pas tergiverser sur la vérité divine. Vous ne pouvez pas l'ajuster. Vous ne pouvez pas la marginaliser. Vous ne pouvez pas. Vous ne pouvez pas la fausser. Soit vous l’acceptez, soit vous la rejetez, mais vous ne pouvez rien en faire d’autre. Et la raison pour laquelle il pouvait aller jusqu’à l’extrême et il a vécu dans la souffrance, pour finir en martyr, c’était parce qu’il avait compris la gloire de l’Évangile.

Ayant cela en tête, retournons au chapitre 4 et nous verrons où aller. Je ne sais même pas ce que je vais dire, je suis moi-même un peu curieux. C’est donc ainsi qu’il voyait sa vie, à la lumière de la gloire de l’Évangile. Je vais vous donner plusieurs points. Je pourrais vous en donner entre 4 et 10. OK ? Nous verrons ce que nous pourrons faire.

Tout d’abord, il avait compris la supériorité de la Nouvelle Alliance. Il avait compris la supériorité de la Nouvelle Alliance. Une partie de l’Évangile était, bien entendu, la Nouvelle Alliance tant attendue. Comprenez-vous ce que Paul dit au verset 1 : «C’est pourquoi, ayant ce ministère.» Quel ministère ? De quoi parles-tu ? Que représente, «c’est pourquoi» ? Le «c’est pourquoi» intervient ici pour vous indiquer une transition de ce qui vient d’être dit, n’est-ce pas ? C’est pourquoi, ayant reçu ce ministère. De quel ministère parlez-vous ? Retournez au verset 8 du chapitre 3. Vous avez le ministère de l’Esprit. Comment le ministère de l’Esprit ne pourra-t-il pas être plus glorieux ? Si le ministère de condamnation était la loi ? La loi avait une gloire, n’est-ce pas ? Savez-vous que la loi avait une gloire ? Il le montre au chapitre 3 parce quand Moïse recevait la loi, la gloire de Dieu recouvrait son visage. La loi avait une gloire parce qu’elle était le reflet direct de la nature de Dieu. Elle avait la gloire. Verset 9, «à bien plus forte raison le ministère de la justice est supérieur en gloire ».

Paul dit, “écoutez, les gens donnaient leur vie pour la loi. La loi avait une gloire, mais la Nouvelle Alliance, le Nouveau Testament, le ministère de l’Esprit - et vous retournez au verset 6 - qui parle du ministère, non de la lettre, mais de l’Esprit ; car la lettre tue mais l’Esprit vivifie. Le ministère de l’Esprit ou le ministère de la justice qui est le salut de la Nouvelle Alliance a une gloire abondante. Si nous avions le temps d’étudier le chapitre 3, vous auriez vu les comparaisons. Il compare l’Ancien Testament au Nouveau. Il dit au verset 6 que la Nouvelle Alliance donne la vie. Aux versets 7 à 9, la Nouvelle Alliance donne la justice. Aux versets 7, 10 et 11, la Nouvelle Alliance est permanente. Au verset 12, la Nouvelle Alliance apporte l’espérance. Aux versets 13 et 14, la Nouvelle Alliance est claire. Aux versets 16 à 18, la Nouvelle Alliance est centrée sur Christ et aux versets 17 à 18, la Nouvelle Alliance est soutenue par le Saint Esprit.

Nous avons reçu ce ministère, ce ministère qui procure la vie et la justice, ce ministère permanent, qui ne peut jamais être remplacé comme l’Ancienne Alliance, ce ministère qui apporte un espoir durable, qui est clair, centré sur Christ, soutenu par l’Esprit. C’est cela la merveille et la gloire de la Nouvelle Alliance.

Savez-vous comment Paul menait sa vie avant l’expérience sur la route de Damas ? Que faisait-il en termes de l'engagement de sa vie ? Il persécutait les chrétiens, n’est-ce pas? Partant du fait qu’il était un légaliste fastidieux, il était juif des juifs, jusqu'au plus profond de lui-même. Il était pharisien. Il était zélé pour la loi. Et concernant la loi, il était extérieurement irréprochable. Tout cela se trouve dans Philippiens 3. Il considérait tout cela comme un gain jusqu’à ce qu’il rencontre Christ et réalise que ce n’était que fumée.

A quel point pensez-vous que c’était important quand il a découvert la réalité de la Nouvelle Alliance ? Pensez-vous que ce fut une percée ? C’était une grande délivrance pour un légaliste sans espoir. Savez-vous ce qu’est Paul ? Un converti d’une espèce rare. Savez-vous combien de pharisiens de nom viennent à Christ dans le Nouveau Testament ? Oui, vous ne pensez pas à eux, si liés dans le légalisme. Juste quelques-uns. C’était une révélation glorieuse sur l’apôtre Paul. Il est le rare frère aîné de l’histoire du fils prodigue, le rare frère aîné qui se repent de son hypocrisie, se repent et réalise son péché.

Les gens voient le péché dans leur péché. Ils ne voient pas le péché dans leur religion. C’était l’aube d’un jour glorieux, un jour incroyable. Une fois que la gloire de la Nouvelle Alliance s’était levée sur ce pharisien de l’Ancien Testament, il ne fut plus jamais le même. Et parce que nous avons reçu ce ministère, nous ne pêchons pas gravement en manipulant le message.

Si vous parvenez un jour à comprendre vraiment la gloire de l’Évangile du salut, vous ne pourrez jamais vous amuser avec. Vous le voyez dans toute sa majesté, dans toute sa beauté et dans sa plénitude. Nous n’avons pas besoin de donner une compréhension démesurée, minimaliste et tronquée de l’Évangile. Ils doivent recevoir toute la gloire de l’Évangile.

Paul a donc premièrement enduré tout ce qu’il a enduré parce qu’il avait vu la gloire de l’Évangile et il l’avait vu d’un point de vue personnel. Philippiens 3, il allait imposer sa justice personnelle, ensuite il se rendit compte que ce n’était rien, et il trouva la justice de Dieu en Christ. Quand vous êtes réellement régénéré, vous comprenez que c’est le message qu’il faut prêcher quelque soit le coût.

Deuxièmement, il a aussi embrassé le ministère comme une miséricorde. Il a embrassé le ministère comme une miséricorde. Ce pourrait être un concept intéressant mais regardez le verset 1 : « C’est pourquoi, ayant ce ministère, selon la miséricorde qui nous a été faite. » Il y a des gens qui pensent qu’ils méritent le droit de prêcher l’Évangile. Ils méritent le droit de représenter l’Évangile. Ils méritent le droit de proclamer l’Évangile. Laissez-moi vous dire une chose. Je ne suis pas digne. Vous n’êtes pas digne. Aucun de nous n’a le mérite de proclamer cet Évangile. Que nous ayons le droit de le faire relève de la miséricorde. Écoutez les paroles de l’apôtre Paul dans 1 Timothée chapitre 1. Verset 12 « Je rends grâces à celui qui m’a fortifié, le Christ-Jésus notre Seigneur, de ce qu’il m’a estimé fidèle en m’établissant dans le service, moi qui étais auparavant un blasphémateur, un persécuteur, un homme emporté. Mais il m’a été fait miséricorde. »

Savez-vous pourquoi je suis dans le ministère ? Parce que Dieu est miséricordieux. Je n’ai pas le droit de faire ceci. Je ne l’ai pas mérité. « Eh bien, vous avez été au séminaire. » cela ne suffirait pas. « Ou vous avez un don de communication. » Cela ne suffirait pas. Le fait que je puisse me tenir ici et ouvrir la Parole de Dieu et proclamer le glorieux Évangile de Christ est une miséricorde faite à un pécheur indigne, et l’élévation de ceci est si bouleversante. Ce privilège est si émouvant !

Voici la bonne nouvelle. Ce n’est pas ma force qui avait obtenu ce droit et ce n’est pas ma faiblesse qui le perd. C’est une miséricorde. Je ne le mérite pas. Dieu me le donne comme une miséricorde. Et malgré mes échecs et mes faiblesses, Il continue de me donner cette miséricorde. Et parce que je comprends que le ministère est une miséricorde, je n’attends pas beaucoup de ce que je peux accomplir. Comprenez-vous cela ?

J’entends parler de pasteurs qui sont surmenés. De quoi parlez-vous ? De burn-out ? Que voulez-vous dire ? Le surmenage n’a rien à voir avec le fait de travailler beaucoup. Je n’ai jamais vu un plombier surmené. Je n’ai jamais vu un fossoyeur surmené. Il ne s’agit pas d’efforts. Le surmenage arrive aux gens qui ne voient pas leurs attentes se réaliser. « Je mérite mieux. Vous ne pouvez-pas me faire ceci. Les choses ne marchent pas. On ne devrait pas me traiter ainsi. »

Écoutez, vous n’aimeriez certainement pas que l’on vous traite comme vous devriez l’être. Même Dieu ne vous traite pas comme vous devriez l’être. Les gens sont surmenés dans le ministère. Ils ne sont plus connectés. Ils se fatiguent à faire du bien parce qu’ils ont des attentes irréalistes de ce qu’ils pensent mériter parce qu’ils sont qualifiés, préparés, parce qu’ils travaillent dur.

La vérité est que chaque jour de ma vie, de votre vie, où Dieu m'a donné l’opportunité de proclamer l’Évangile, n’était rien d’autre que miséricorde. C’est une miséricorde et je ne me lasserai jamais de parler de cette miséricorde. Quand j’étais au lycée je ne savais pas ce que j’allais devenir. Mon père était prédicateur. Mon grand père était prédicateur, et quelques générations avant eux étaient prédicateurs. Et c’était comme un héritage en quelque sorte, mais cela n’avait pas beaucoup de sens à mes yeux. Je pensais que je voulais être un athlète professionnel. J’ai gagné beaucoup d’assurance, vous savez, quand j’avais la balle dans les mains. Et vous savez beaucoup de personnes m’encourageaient et m’aimaient et j’avais une certaine popularité.

Je suppose que j’aurais pu suivre d’autres chemins, mais Dieu avait ce plan pour moi et j’en suis toujours émerveillé. J’en suis toujours émerveillé ! Quelle miséricorde que je sois à même de faire ceci. Je me lève ici tous les dimanches, et bientôt ça fera la cinquième décennie. Existe-t-il plus grand privilège ? Existe-t-il un plus grand honneur que ça pour un serviteur indigne ?

Paul ne l’avait jamais oublié, il n’avait jamais oublié la gloire de l’Évangile et vous le verrez ressortir tout au long de ce passage. Alors au lieu de passer beaucoup de temps ici, je pourrais en dire beaucoup plus, c’est ce que le pasteur dit toujours quand il est à court de matériel, « frères et sœurs, on pourrait continuer » et vous savez qu'il n'a plus aucune idée, aucune note, donc...

Parfait, troisièmement, comment est-ce que je le sais ? Troisième point, la gloire de l’Évangile, on voit la gloire de l’Évangile dans sa compréhension de la supériorité de la Nouvelle Alliance. Elle se voit dans sa compréhension du ministère en tant que miséricorde. Et tertio, elle se voit dans sa compréhension de la nécessité d’avoir un cœur pur, la nécessité d’avoir un cœur pur !

Certes, c’est la miséricorde, mais cela ne laisse pas de place au péché. J’aime ce qu’il dit au verset 2 (2 Corinthiens, chapitre 4), « Nous refusons les cachotteries honteuses ; » Je n’ai pas de vie secrète. Je n’ai pas de vie secrète ! N'êtes-vous pas choqué de réaliser qu’un pasteur a une vie secrète ? C’est horrible, n’est-ce pas, une vie de cachotteries honteuses, et tout d’un coup il fait l’objet d’un scandale et il est sur la une ou sur les pages des journaux. Paul dit : « je refuse cela. Je refuse une vie de cachotteries. Je ne marche pas dans deux mondes. »

Et comment vous défendez-vous quand on vous accuse de cela ? Parce que c’est ce qu’ils faisaient, ils lui reprochaient d’avoir une vie secrète. En fait en lisant entre les lignes de 2 Corinthiens, vous verrez qu’ils insinuent qu’il est dans le ministère pour l’argent, et j’ai déjà été accusé de cela, et il était dans le ministère afin d’avoir la faveur des femmes. Il répond : « je n’ai pas une vie secrète. Je refuse d’en avoir une ». Sa défense se trouve dans le premier chapitre, au verset 12. Il y dit : « Car notre sujet de gloire, c’est le témoignage de notre conscience. » L’avez-vous compris ? Vous pouvez m’accuser de tout ce que vous voulez. Ma conscience ne m’accuse pas.

C’est ici que la bataille se gagne ou se perd, n’est-ce pas ? Jacques 1 « le péché conçu à l’intérieur fini par paraître à l’extérieur. » Paul dit :  présentez vos accusations, « car notre sujet de gloire, c’est le témoignage de notre conscience, que nous nous sommes conduits dans le monde, et surtout à votre égard avec sincérité et pureté devant Dieu, non point avec une sagesse charnelle mais avec la grâce de Dieu. » Je ne peux rien vous dire de plus à vous qui portez des accusations contre moi. Et il y avait à Corinthe de faux docteurs qui venaient à la suite de Paul pour faire une campagne vicieuse afin de détruire sa crédibilité à ce moment. C’est la raison pour laquelle il dit dans sa lettre, « ma conscience ne m'accuse pas. »

Il le dit à plusieurs reprises. Il le redit plus tard dans ses épîtres pastorales, que sa conscience est pure, sa conscience est pure. Il traitait le péché dans sa vie. Il le confessait. Il s’en détournait. Comme il l’avait dit aux Corinthiens au chapitre 7, « purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en développant jusqu’à son terme la sainteté dans la crainte de Dieu. » La gloire de l’Évangile se voyait, pour Paul, dans sa vie d’intégrité. Comment pouvez-vous affirmer la gloire de l’Évangile, le privilège inouï de la miséricorde de prêcher cet Évangile et vivre en hypocrite ? Si vous comprenez la gloire de l’Évangile, alors vous avez l’obligation de vivre dans la pureté que Paul proclame être vraie dans son cœur à lui.

Quand il rendait témoignage dans Actes 23 et 24, il l’a dit à deux reprises, « ma conscience est pure, ma conscience est pure ! » Quand vous croyez réellement à la gloire de l’Évangile, vous cherchez à vous assurer que votre vie est pure parce que vous voulez être un vase d’honneur. Que dit la suite ? Pour l’usage du Maître.

Il y a ici un quatrième point. Quand vous comprenez la gloire de l’Évangile, retour au chapitre 4 – quand vous comprenez la gloire de l’Évangile, vous vous engagez à prêcher la Parole avec précision, à prêcher les Écritures avec précision ! Je regarde les soi-disantes chaînes de télé chrétiennes et Patricia dit invariablement : « pourquoi regardes-tu encore cela ? » Et je n’ai pas toujours une bonne réponse. Je vais juste vous dire ceci. Je suis animé d’une sainte indignation contre les gens qui sont coupables de ce qui est dit ici, les gens qui faussent les Écritures me blessent plus profondément que tout parce que c’est ma vie, et c’est la vie, et c’est la vérité et vous ne pouvez pas vous amuser avec.

Retournez au chapitre 2, verset 17. Vous y avez la raison pour laquelle les gens le font. « Nous ne sommes pas comme plusieurs, qui colportent la Parole de Dieu. » Des hommes fourbes, des marchands, des charlatans, des fraudeurs ; ils étaient nombreux sur le marché du monde antique. Ils pouvaient diluer le vin avec de l’eau. Le savon était impur. La poterie qu’ils vendaient avait des fissures recouvertes de cire. Cette cire fondait dès que vous mettiez le vase au feu. Ils n’étaient pas sincères. Ils étaient kapēlos. C’est le mot traduit par colportage, kapēlos, escrocs, faussaires, fraudeurs. Ici au chapitre 4, Paul dit qu’il ne marche pas dans la fourberie, panourgia. Panourgia signifie – ourgia qui dérive de l’énergie pour travailler, pan signifie, ceux qui feraient n’importe quoi pour tromper. Adultérer la Parole de Dieu signifie la manipuler et c’est particulièrement un mot utilisé pour parler de diluer le vin, corrompre la manifestation de la vérité.

Écoutez, quand vous croyez à la gloire de l’Évangile, vous ne blaguez pas avec. Vous ne l’altérez pas. Les gens qui vont à la télévision et tordent et pervertissent l’Évangile pour extorquer l’argent aux malades, aux personnes âgées, aux mourantes, aux gens qui sont en quête d’un miracle comme d’un ticket gagnant de loterie, ne comprennent pas la gloire de l’Évangile. Aussi dit-il dans 2 Corinthiens 2:17 « Car nous ne sommes pas, comme plusieurs, des falsificateurs de la parole de Dieu, c’est avec sincérité, c’est de la part de Dieu, devant Dieu et en Christ que nous parlons. »

Vous savez quoi ? La vérité a le pouvoir de se justifier. Vraiment ! La vérité contient en elle le pouvoir de se justifier ainsi quand elle est rejetée, elle s’inscrit dans la conscience de celui qui la rejette. Il la combat.

Il y a quelques années, je passais beaucoup de temps avec Larry King, et certains de vous le savent certainement. Je l’aime bien, je me fais du souci pour lui. Nous avons eu de bons entretiens, des entretiens privés. Il a entendu la vérité, et je pense qu’il n’y a jamais eu un moment où il a discuté avec moi de la vérité, jamais, parce qu’elle a un caractère qui lui permet de s’imposer à celui qui la rejette.

Dans un sens, je crois que les incroyants qui regardent ces charlatans à la télévision savent, mieux que les membres d’églises, que ce sont des escrocs. Quand vous comprenez la gloire de l’Évangile, vous n’avez aucun intérêt à jouer avec la vérité. Vous voulez vivre une vie pure. Vous comprenez le privilège inouï de la miséricorde du ministère parce que vous célébrez la grandeur de l’Évangile de la Nouvelle Alliance.

Certaines personnes disent, « vous savez, nous devons un peu changer le message parce que nous n’avons pas de résultats. Vous savez, nous devons toucher ce message parce qu’il n’est pas très efficace. » Vraiment ? Le point suivant que je veux vous donner est que si vous comprenez vraiment la gloire de l’Évangile, vous savez que les résultats dépendent de Dieu. OK ? Les résultats dépendent de Dieu. Vous vous souvenez de la parabole du semeur ? Que dit-elle du semeur ? Rien, absolument rien. Elle ne dit pas s’il se sert de sa main droite, de sa main gauche, s’il la soulève, la baisse, la tourne. Elle ne dit rien du semeur. Que dit-elle du sac dans lequel il portait la semence ? Rien, elle n’en dit rien. Que dit-elle de la méthode qu’il avait utilisée pour jeter la semence ? Rien, absolument rien. C’est une parabole au sujet du sol. En fait même, elle ne dit rien sur la semence, en dehors du fait que la semence est la vérité, l’Évangile. Il ne s’agit pas de votre technique à jeter la semence. Il s’agit de l’état du sol. Je ne m’occupe pas du travail du sol. C’est l’œuvre du Saint Esprit.

J’aime ce passage dans Marc, la parabole où Jésus dit que le cultivateur sème et va dormir par ce qu’il ne sait rien du processus de croissance. C’est exact. Vous dites, « nous n’obtenons pas les résultats. » Vraiment, vous pensez avoir la responsabilité des résultats ? J’entends des discussions, « nous devons vaincre la résistance des consommateurs. » Beaucoup de chance ! La résistance des consommateurs s’appelle la dépravation. La résistance des consommateurs signifie que le pécheur est incapable, sans volonté, laissé à lui-même.

Regardez le verset 3 du chapitre 4, tellement raisonnable. Toute cette présentation de Paul est tellement sensée. Elle coule exactement comme vous pensez. Certains de vous disent déjà, « bien, ça devient décourageant. Paul, écoute, tu vas d’une ville à une autre, à une autre, à une autre. Les églises sont petites. Les églises ont beaucoup de problèmes. La ville te rejette. Les autorités te rejettent. La populace te rejette. Ils veulent te tuer. Les juifs en veulent à ta vie. Tu n’as pas vraiment beaucoup de succès. »

Voici sa réponse. « Si notre Évangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent. » C’est une catégorie de personnes. C’est la position par défaut de toute la race humaine. Je ne suis pas le problème. Mais comment sont-ils ainsi devenus ? Verset 4 : « pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé les pensées, afin qu’ils ne voient pas resplendir le glorieux Évangile du Christ, qui est l’image de Dieu. » Le problème n’est pas votre technique, le problème c’est leur cœur. Vous avez toutes ces personnes qui viennent avec des façons pragmatiques de faire une évangélisation efficace. Vraiment ? Pour vaincre la résistance des consommateurs, rendre le message plus acceptable ? Nous en parlerons plus avec d’autres portions de la Bible.

Vous vous mettez dans la position de – j’ai écrit un livre intitulé Esclave, certains d’entre vous le connaissent ? Imaginez que j’essaie de vendre ce livre dans un monde plein d’esclaves. En passant, un Juif crucifié à Jérusalem, rejeté par Son peuple, rejeté par Ses dirigeants, exécuté comme un criminel ordinaire par les Romains était ressuscité des morts. Il est le Dieu vrai et vivant, le seul Sauveur et Il veut faire de vous Son esclave. Oh vraiment ? En plus, vous devez rejeter tous vos autres maîtres, confesser vos péchés, vous repentir, et vous tourner vers Lui comme la seule source de salut.

Qui est-ce encore ? Un Juif crucifié ? Voici le message que Paul prêche dans le monde païen. Et vous ne devez pas seulement mettre en Lui votre foi, mais vous devez aussi le confesser comme Sauveur et devenir Son esclave. Vente difficile ! Vous ne pouvez pas battre la résistance des consommateurs dans un monde païen en leur parlant d’un Juif crucifié, eux qui n’ont pas d'arrière-plan dans l’Ancien Testament, qui ne comprennent rien au système de sacrifices, et vous leur demandez de croire que ce Juif crucifié est Dieu fait chair, l’unique Sauveur, l’unique Dieu vrai et vivant, le seul espoir d’être sauvé et vous êtes supposé devenir Son esclave. Ça ne pourra pas marcher, humainement parlant. C’est la raison pour laquelle il dit dans 1 Corinthiens 1, comme nous le verrons plus tard, que la prédication de la croix était quoi ? La folie, la folie !

Les résultats dépendent de Dieu. C’est ce qui fait la joie du ministère. J’ai la responsabilité de semer. Je ne suis pas responsable de la croissance. Je ne peux pas donner la vie. Dieu seul donne la vie. Et j’aime ceci, observez, verset 5, «  Nous ne prêchons pas nous-mêmes. » certaines méthodes que nous avons concoctées, des histoires de notre vie privée. « C’est le Christ-Jésus, le Seigneur, » et nous appelons tout le monde à devenir esclave de la cause de Jésus.

Vous demandez, “mais comment peut-on espérer avoir des résultats en prêchant un tel message ? » La réponse au verset 6 : « Car Dieu qui a dit : La lumière brillera du sein des ténèbres ! a brillé dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ. » N’est-ce pas un verset profond ? Waouh ! Savez-vous ce qu’il dit ? Il parle de la création. Dieu dit : « qu’il y ait la lumière, » et Il l’amena à l’existence par la parole. C’est le modèle du salut. Dieu entre dans les ténèbres du cœur du pécheur et fait resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ

Voici ce qui rend le ministère si passionnant. Si vous vous laissez emballer par les résultats, vous finirez par vous prêcher vous-même, votre technique et votre style. Vous allez vous perdre dans votre garde robe, votre numéro et votre musique et vos adaptations culturelles. Bien, si vous comprenez la gloire de l’Évangile, vous comprenez aussi votre insignifiance personnelle. De quoi parlons-nous donc depuis ? En guise de révision, quand vous comprenez la gloire de l’Évangile, vous comprenez la supériorité de la Nouvelle Alliance, la miséricorde du ministère, la nécessité d’un cœur pur, le fait que les Écritures doivent être prêchées avec précision, que les résultats spirituels ne dépendent que de Dieu seul et que vous êtes personnellement insignifiant, insignifiant !

Je suis retourné tant de fois à ce 7ème verset au fil des ans. Nous avons ce trésor. Quel trésor ? Le trésor de l’Évangile dans des vases de terre ! Un vase de terre est un vase d’argile, un vase d’argile ! OK, restez avec moi sur ce point. Un vase d’argile ! A quoi vous sert un vase d’argile chez vous à la maison : de poubelle, de pot de fleur ? Dans le monde antique, les vases d’argile étaient cassables, moches, jetables. Toutefois, peut être que le meilleur usage des vases d’argile se trouve dans 2 Timothée chapitre 2, verset 20 « Dans une grande maison, il n’y a pas seulement des vases d’or et d’argent. » Oh OK, des vases d’or et d’argent, qu’est-ce qu’on en fait ? Vous servez à manger. Les vases d’or et d’argent sont des assiettes, « mais il y en a aussi en bois et en terre ; les uns pour un usage noble et les autres pour un usage vil. » Êtes-vous prêts pour ceci ? Vous servez à manger dans les vases d’or et d’argent. Vous enlevez la saleté des vases de bois, des vases de terre, des vases d’argile, des seaux poubelle, des seaux poubelle ! Recueillir les ordures de la famille ! Vous savez, c’est ce qu’on avait dit de Luther ; il était un seau poubelle.

Alors retournez à ce verset. Nous avons ce trésor dans des seaux poubelle. C’est un sens d’humilité personnelle, n’est-ce pas ? Insignifiance personnelle ! Juste un vase d’argile ! Dans 1 Corinthiens, Paul parle en des termes très troublants – pour certaines personnes, qui semblent minimiser le sens de l’importance que se donnent certains ministres. Écoutez ce qu’il dit. Verset 13 de 1 Corinthiens 4 : « nous sommes devenus les balayures du monde, le rebut de tous. » Cela veut dire que nous sommes des résidus collés au fond des plats et casseroles qu'il faut supprimer absolument. Nous ne sommes que des résidus ! Nous sommes des vases d’argile. Vous savez, vous devez être très importants quand vous comprenez la gloire de l’Évangile pour ne pas entrer en compétition vous-même avec l’Évangile, l’auto-élévation. C’est tellement dégoûtant.

Bien, à cause du temps, encore quelques points. Paul avait embrassé les bienfaits de la souffrance. Par conséquent, si vous comprenez la gloire de l’Évangile, c’est un autre point, vous comprenez les bienfaits de la souffrance. Vous voulez être plus efficace, vous souffrez plus. Jacques dit, « Mes frères, considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves que vous pouvez rencontrer parce qu’elles produisent la perfection » n’est-ce pas ? Vous ne comprendrez jamais le ministère et l’efficacité à moins de souffrir. Et brièvement, les versets 8 à 12 de 2 Corinthiens 4 que nous avons déjà lus, « Nous sommes pressés de toute manière, mais non écrasés ; désemparés, mais non désespérés ; persécutés, mais non abandonnés ; abattus, mais non perdus ; nous portons toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus se manifeste dans notre corps. » Verset 11, même chose, « nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus. » Verset 12, « Ainsi la mort agit en nous, et la vie agit en vous. » la clé se trouve ici même. La mort agit en nous, mais la vie en vous. Plus vous sacrifiez votre vie, plus vous souffrez, plus vous devenez fort.

Allons au chapitre 12 de 2 Corinthiens parce que nous ne pouvons l'éviter. Chapitre 12, verset 7, « à cause de l’excellence de ces révélations. » Paul avait ces grandes révélations. Vous savez qu’il avait eu une audience personnelle avec le Christ monté au ciel sur la route de Damas et plusieurs autres fois et il aurait bien pu s’enorgueillir. Alors pour l’empêcher de s’élever, - et il a juste parlé de son voyage au ciel, n’est-ce pas ? Et il y a vu des choses dont il ne pouvait même pas parler. Il aurait pu utiliser ces choses comme raisons de s’enorgueillir. Mais afin de l’empêcher d’être enflé d’orgueil, « il m’a été mis » dit-il « une écharde dans la chair. » le mot « écharde » est en réalité une sphère, une lance, littéralement mise dans sa chair qui aurait pu s’enorgueillir autrement. Cette lance est décrite comme un messager de Satan, un aggelos de Satan. Qu’est-ce qu’un aggelos de Satan ? Un démon. Ce démon attaquait-il Paul directement ? La meilleure explication est que ce serait le leader des démons des faux docteurs qui divisaient l’église de Corinthe, qu’il aimait, et par conséquent lui transperçaient le cœur à cause de son amour pour cette église. Et voici les faux docteurs, conduits par la puissance démoniaque pour faire des ravages dans l’église de Corinthe, et Paul en est tourmenté. Et le Seigneur le permet afin qu’il ne s’enfle pas d’orgueil.

Le Seigneur vous soumettra à beaucoup d’épreuves en tant que pasteur pour que vous ne soyez pas enflés d’orgueil, même s’Il devait utiliser les démons pour créer le trouble. Il l’a dit trois fois, « j’ai supplié le Seigneur de l’éloigner de moi. » et Il m’a dit : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans - » Quoi ? « -la faiblesse. » Plus vous vous élevez, plus vous forcez le Seigneur à vous humilier. Quand vous comprenez la gloire de l’Évangile, vous comprenez les bienfaits de la souffrance. La souffrance vous rend plus efficace en tant qu’instrument parce qu’elle vous donne la puissance qui est rendue parfaite dans la faiblesse. Paul avait compris le message. « C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les privations, dans les persécutions, dans les angoisses, pour Christ ; en effet quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. » Plus vous vous enorgueillissez, plus vous devenez inutiles.

Deux pensées encore avant de finir. Comprendre la gloire de l’Évangile c’est comprendre toutes ces choses. Je ne vais plus revenir dessus et il y a juste deux autres choses à considérer. Comprendre la nécessité de la conviction. Comprendre la gloire de l’Évangile et ceci résume en quelque sorte tout ce que nous avons dit. Comprendre la nécessité de la conviction. Encore une fois, c’est un passage que je relis souvent. Verset 13, « Et comme nous avons le même esprit de foi, selon ce qui est écrit » il cite le Psaume 116, « J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé ! nous aussi nous croyons, et c’est aussi pourquoi nous parlons. »

Les gens m’ont dit au fil des ans, « vous n’avez pas la langue dans la poche, n’est-ce pas? » Non. Un monsieur m’a présenté à une convention de vendeurs de livres comme « John MacArthur est plus gentil en personne que dans sa prédication. » et vous savez, j’ai une façon de comprendre cela. Je n’essaie pas de faire d’histoires à tout le monde. J’essaie juste de proclamer l’Évangile de vérité et je comprends que la vérité crée ses propres ennemis, mais il s’agit de la nécessité de la conviction. C’est cela l’intégrité. Vous ne pouvez pas prêcher une chose et ne pas vous soucier de son application. Vous ne pouvez pas dire, « Bien, je crois ceci mais je ne vais pas le dire parce que les gens en seront offusqués. » Si c’est la vérité, vous avez le mandat de la proclamer. J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé. Tout ce que vous m’entendez dire est ce que je crois.

Les gens demandent, “pourquoi êtes-vous autant passionné pour tout?” Parce qu’une fois que j’ai la conviction que c’est ce que la Parole de Dieu signifie, je m’emporte parce que c’est la vérité. J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé. C’est la maturité spirituelle. C’est agir en homme. C’est la masculinité, parler avec conviction.

Alors, qu’avons-nous appris ce soir ? Et nous l’avons brièvement parcouru, mais nous avons appris que si, comme Paul, vous comprenez la gloire de la Nouvelle Alliance, elle a toutes sortes d’implications dans votre vie. Vous ne vous lasserez jamais de la gloire supérieure de la Nouvelle Alliance, vous comprendrez toujours le privilège du ministère comme étant une miséricorde que vous ne méritez pas. Vous chercherez à avoir un cœur pur parce que vous ne voudrez rien faire qui pourrait vous rendre inutile dans la proclamation de cet Évangile glorieux. Vous serez responsable d’interpréter l’Écriture avec précision, sans jamais l’altérer. Vous savez que les résultats dépendent de Dieu seul qui en tire la gloire. Ce sont des choses très fondamentales. Vous vous voyez comme un vase d’argile, insignifiant. Vous acceptez les bienfaits de la souffrance qui apportent la force divine dans la faiblesse humaine. Vous comprenez que c’est un Évangile digne de conviction, digne d’une vie d’intégrité en laquelle vous avez foi, et c’est exactement ainsi que vous le proclamez.

Finalement, quand vous comprenez la gloire de l’Évangile, vous faites passer la récompense future avant la difficulté présente. Aux versets 13, 14 et 15, il dit, « j’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé. » Et si je dois mourir, verset 14, « Jésus me ressuscitera et Il vous ressuscitera et nous fera paraître avec vous en Sa présence. Alors je poursuis ma prédication parce que la vérité que je prêche, la vérité de la grâce se propage vers plus de personnes, etc. Elle entraînera de nombreuses louanges à la gloire de Dieu au ciel. » Et avec cette vue du ciel, introduite à la fin du verset 15, il dit au verset 16 et nous y allons très rapidement « C’est pourquoi nous ne perdons pas courage. » Ce qu’il avait déjà dit au verset 1, « parce que nous faisons passer ce qui est éternel avant ce qui est temporaire, le futur avant le présent. Un moment de légère affliction produit pour nous au-delà de toute mesure un poids éternel de gloire. Et même lorsque notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car un moment de légère affliction produit pour nous au-delà de toute mesure un poids éternel de gloire. Aussi nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont momentanées, et les invisibles sont éternelles. » Je ne suis pas en quête d’une réputation dans cette vie. Je ne suis pas en quête du succès dans cette vie. Je suis plus intéressée par un poids éternel de gloire, par une fidélité qui sera récompensée dans l’avenir par un Dieu fidèle. Je ne me soucie pas de légères afflictions du temps présent, et je ne suis pas dans l’opulence, comparativement à bon nombre. Je ne regarde pas aux choses visibles, et je ne veux pas que ma vie trouve une explication humaine. Je veux que ma vie ait un sens divin. Ainsi donc, Paul avait compris la gloire de l’Évangile.

Demain matin, nous verrons ce qui fait la gloire de cette Nouvelle Alliance en parlant de la réalité satisfaisante de l’Évangile.

Notre Père, nous te remercions pour ta profonde bienveillance en nous donnant les Saintes Écritures. Merci parce qu’elles contiennent le son de la vérité, et peu importe le nombre de fois où nous la lisons, Ta Parole, elle est toujours fraîche et vivante. Merci parce qu’elle est inattaquable, parce qu’elle est la vie. Merci parce qu’elle est nette, c’est-à-dire claire, nous la comprenons. Elle remplit nos pensées de la vérité et elle réchauffe nos cœurs du zèle et de passion, pousse nos pieds à l’obéissance. Sois honoré et glorifié pendant ces jours que nous passerons ensemble à étudier Ta Parole. Accompli tes desseins dans chaque vie, nous prions au nom de Christ. Amen.

FIN

This sermon series includes the following messages:

Please contact the publisher to obtain copies of this resource.

Publisher Information
Grace to You
Unleashing God’s Truth, One Verse at a Time

Welcome!

Enter your email address and we will send you instructions on how to reset your password.

Back to Log In

Grace to You
Unleashing God’s Truth, One Verse at a Time
Minimize
View Wishlist

Cart

Cart is empty.

Donation:
Grace to You
Unleashing God’s Truth, One Verse at a Time
Back to Cart

Checkout as:

Not ? Log out

Log in to speed up the checkout process.

Grace to You
Unleashing God’s Truth, One Verse at a Time
Minimize